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  • Un décès ravive les colères suite aux effondrements

    Un décès ravive les colères suite aux effondrements

    Après l’effondrement de l’immeuble sur lequel la SPLAIN menait un gros chantier de réhabilitation, ce riverain de 67 ans avait inhalé des poussières. Il avait été pris en charge, ainsi que 7 autres personnes, par les marins-pompiers. Il était locataire du 29 rue d’Aubagne, un immeuble frappé de péril irrémédiable, où un locataire avait trouvé la mort en 2007 suite à une chute dans l’escalier, du 5e étage.

    Ce nouveau décès « nous rappelle ce que cet événement a été : un drame du mal-logement, un de plus qui a touché notre quartier » écrit Le Collectif du 5 novembre où la plaie des effondrements de la rue d’Aubagne en 2018 reste ouverte. Le 3 Halle Delacroix était frappé d’un arrêté de mise en sécurité urgente en octobre 2024 après l’incendie du commerce de légumes. La SPLAIN projetait la fin des travaux pour aménager 13 logements, trois commerces et une surface de locaux d’activité à l’automne 2028. Au lendemain de ce nouvel effondrement, le C5N interrogeait déjà : « Comment un immeuble intégré à une opération urbaine de rénovation peut-il finir par s’effondrer ? ». Il avait exigé que l’ensemble des expertises et autres documents utiles concernant les travaux sur l’immeuble « soient rendus publics, particulièrement quant aux poussières de l’effondrement et aux opérations de désamiantage ».

    Appel à témoignages

    « Nous attendons toujours », déplore le C5N qui interpelle les services de l’État et de la métropole Marseille-Provence, actionnaires de la société aux côtés de la Ville de Marseille et renouvelle son exigence de transparence sur ce dossier. Par ailleurs, sa fille, Nadia, assurant que son père ne souffrait pas de pathologie, appelle « toutes celles et ceux qui étaient sur place ce soir-là » à lui « transmettre des photos et vidéos de l’effondrement » via le C5N.

    La SPLAIN avait mis en place, pour les personnes ayant subi des dommages ou préjudices consécutifs aux effondrements des planchers, une adresse e-mail leur donnant la possibilité de signaler et de transmettre les informations nécessaires au traitement assurantiel de leur dossier. « Les personnes prises en charge sont ressorties de l’hôpital sans problème signalé, indique Audrey Gatian, présidente de la SPLAIN, nous avons transmis aux riverains les certificats du 22 juin qui montrent qu’il n’y a pas eu de présence d’amiante dans les poussières ». Par ailleurs, le directeur général de la SPLAIN, Franck Caro, précise : « sur la partie du bâtiment côté 16 rue d’Aubagne, un désamiantage était déjà intervenu fin juillet ». Quant à la Ville, qui s’associe au deuil des proches, ayant suivi l’évolution de l’état de santé des huit personnes hospitalisées, elle précise « ne pas avoir eu de nouveau signalement ».

  • Un hélicoptère australien pour lutter contre les feux

    Un hélicoptère australien pour lutter contre les feux

    Onze tonnes d’eau. C’est la capacité du réservoir de l’hélicoptère bombardier d’eau australien CH-47D Chinook, soit presque le double d’un Canadair. En seulement 90 secondes, ce bombardier d’eau peut remplir complètement son réservoir et peut ensuite le larguer en une fois ou de manière progressive. Une arme redoutable contre les flammes.

    L’engin, prêté par l’Australie à la France, a été testé il y a quelques jours dans les forêts françaises. Des tests qui selon le ministère de l’intérieur « confirment sa capacité à être pleinement employé dans les opérations de lutte contre les feux de forêt ».

    Des opérations menées en collaboration étroite entre les équipes françaises et australiennes. Lors des interventions, un hélicoptère de la sécurité civile française est d’abord envoyé en reconnaissance. Sa mission consiste à identifier les secteurs prioritaires et repérer les éventuels dangers à un largage. Ce qui permet ainsi à l’équipage australien du Chinook d’être orienté au mieux.

    Il devient également le symbole de la coopération franco-australienne dans la lutte contre les feux de forêt. Débutée en 2019 avec le concours français apporté lors des grands incendies de l’île, c’est donc en France maintenant que la coopération fleurit.

    L’hélicoptère australien devrait donc venir compléter la flotte française de Canadair, Dash et d’hélicoptères bombardiers pour lutter plus efficacement contre les incendies.

  • Un OM au presque parfait

    Un OM au presque parfait

    Un stade presque plein et une météo plus clémente, quelques ingrédients étaient réunis pour assurer une soirée de reprise intéressante.

    Néanmoins, c’est avec de nombreuses questions toujours sans réponse que le peuple du Vélodrome a vécu sa soirée de reprise, coup d’envoi de la saison de toutes les peurs pour ceux qui ont l’OM chevillé au cœur.

    Un OM qui, au coup d’envoi, ressemblait énormément à celui de la fin de saison dernière. Seul Amine Harit avait fait son retour, avec la lourde charge de faire oublier l’efficacité de Mason Greenwood dans le couloir droit de l’attaque marseillaise.

    Le Marocain y a mis de la bonne volonté. Son entente avec Timothy Weah a même parfois mis en difficulté son garde du corps. Mais, comme Igor Paixão sur l’autre aile, il a longtemps manqué un soupçon de réussite pour que, dans l’axe, quelqu’un vienne finir le travail. En première période, Amine Gouiri puis Pierre-Emile Höjbjerg s’y sont essayés. En vain.

    Hugo Oliveira avait mis en place un dense réseau défensif devant le but de Filip Jörgensen, dans le prolongement de ce qu’il faisait sur le banc de Famalicão et sa défense hermétique, la saison dernière. Mais pour sa première en France, son système n’allait pas tenir.

    Il était capital pour l’OM de marquer en premier, afin d’éviter que le coffre-fort adverse ne se referme définitivement en cas d’ouverture du score par les Alsaciens. En trouvant la faille, dans les premières secondes de l’acte II, Amine Gouiri plaçait son équipe sur de bonnes bases. Lui permettant d’envisager une fin de soirée positive. D’autant plus que, quelques minutes plus tard, pour un vilain geste sur Pierre-Emile Höjbjerg, Samir el-Mourabet laissait ses coéquipiers à dix.

    Pour l’OM, les clignotants étaient au vert. Il restait à garder la concentration et le rythme pour aller chercher trois premiers points précieux. Comme sur le carton rouge, l’assistance offrait sur un plateau la balle de break aux Olympiens. Avec un penalty qui permettait à Amine Gouiri de réaliser son premier doublé de la saison. Et ouvrait les portes d’un premier succès.

  • Plus de 600 000 euros de travaux dans les écoles de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Plus de 600 000 euros de travaux dans les écoles de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    À quelques jours de la rentrée, les écoles sont de véritables fourmilières. À l’intérieur, agents et travailleurs s’activent pour que tout soit prêt lors de l’arrivée des élèves, qui devraient être un peu moins de 900 cette année. « On profite de la saison estivale pour réaliser les gros chantiers, et à la fin de l’été on fait une tournée avec l’ensemble des services techniques pour voir les avancées, jeter un coup d’œil dans toutes les classes, essayer tous les interrupteurs, les robinets… pour que les jeunes et les équipes éducatives rentrent dans les meilleures conditions », explique Marc Minoretti, adjoint au maire délégué aux travaux, au cadre de vie et aux affaires générales.

    En 2026, 606 000 euros de travaux ont été consacrés aux sept établissements primaires et maternels de la commune. Dans le détail, 201 000 euros ont été alloués à la climatisation de tous les réfectoires, dortoirs et halls. « On avait fait l’isolation thermique par l’extérieur de 4 groupes scolaires il y a deux ans, ce qui nous a permis de gagner quelques degrés mais c’était pas suffisant, poursuit l’élu. Les clims ont été installées début juin, avant la première vague de canicule ».

    150 000 euros ont été dédiés à la rénovation complète de l’ancien logement de fonction de l’école Paul Éluard, désormais dédié au Rased et au périscolaire, 93 000 euros à la première tranche de rénovation des toitures, et 92 900 euros à la réfection des sols des quatre classes nord de l’école Jules Verne, qui avaient été déformés par les racines des platanes situés à proximité. 109 000 euros supplémentaires sont allés à l’entretien courant des classes, entre peintures, étanchéité, clôtures ou encore sécurisation des accès. La Ville a également fait l’acquisition de 12 écrans numériques interactifs. « C’est un renouvellement, toutes les classes élémentaires sont équipées depuis 5/6 ans », précise Maryline Oxisoglou, adjointe au maire déléguée à l’éducation.

  • [Les métiers de la Sécurité civile 5/6] Thierry, pilote, assurance tous risques

    [Les métiers de la Sécurité civile 5/6] Thierry, pilote, assurance tous risques

    Ce vendredi, rencontre avec Thierry Cacherat, pilote et chef de base de Marignane et de la zone Sud.

    Outre celle de Marignane, il dirige aussi les 5 autres bases hélicoptères de la zone Sud de Perpignan jusqu’en Corse mais pas question de se faire mousser. Thierry Cacherat, pilote, insiste d’entrée sur le travail « interservices » où se mélangent « des personnes qui n’ont pas les mêmes fonctions » et doivent « trouver un terrain d’entente ». « Le métier de chacun aura une interaction sur le métier de l’autre et c’est vraiment notre particularité, ce mélange des genres » insiste-t-il. Des spécificités qui influencent forcément les missions. « Il faut le prendre en compte dans la stratégie qu’on va mettre en place pour secourir les personnes. C’est balèze. D’autant que nous, on est au bout de la chaîne, on va là où plus personne peut aller. Et la nature va nous imposer de faire des choix », développe-t-il.

    Mais le pilote reste « le maître à bord, le capitaine du navire qui va élaborer la stratégie du secours, et va prendre la décision finale ». Une stratégie qui « contrairement à beaucoup de métiers, peut très bien varier en cours de route », rappelle Thierry Cacherat, qui demande « beaucoup d’écoute des partenaires » et surtout de soupeser en permanence la prise de risque des uns et des autres. « On va chercher là où est la sécurité la plus importante », précise-t-il. Par exemple, illustre-t-il, « si j’ai un secours dans la Sainte-Victoire, ma manière de m’affranchir des turbulences, c’est de treuiller haut. Le problème, c’est que c’est un pendule et si je diminue la précision, et c’est le secouriste qui risque de frapper la falaise, d’être mal déposé, ou de se faire une cheville. Alors je vais descendre plus bas, je vais diminuer ma sécurité pour augmenter la sienne, parce que je juge ça tolérable ». Et d’asséner : « on ne doit pas échouer. On a une obligation de réussite et pour ce faire, il faut être très rigoureux, avoir de la méthode ».

    Raison pour laquelle les compétences en matière de pilotage sont pointues. Le recrutement, « ce sont uniquement des pilotes qui viennent de l’armée de terre, de l’air, de la marine ou de la gendarmerie », explique Thierry Cacherat, « on demande un niveau d’expérience minimum à l’entrée qui est de 2 500 heures de vol, c’est énorme pour de l’hélicoptère. Cela représente entre 12 et 15 ans d’armée ». Dans une école à Nîmes, le militaire habitué à travailler dans un cadre rigide, apprend à devenir pilote civil de secours, lui très autonome et capable de tenir compte de son environnement.

    La détresse humaine insupportable

    « On travaille à 50 centimètres du rocher, il y a des techniques très particulières. Et puis le treuillage, un câble de 90 mètres dehors avec un être humain au bout, qu’il faut aller poser sur un point qui fait la taille d’une feuille de papier, dans les arbres ou dans des rochers, c’est une science compliquée », précise le chef de base. Il faudra un an pour être « opérationnel de jour », encore deux pour être capable d’assurer la nuit.

    Autre indispensable : savoir mettre de côté l’adrénaline. « Au contraire, plus c’est la crise dehors, plus il faut être calme dans l’hélicoptère. Contre le rocher, la bêtise ne pardonne pas… » confie Thierry Cacherat. Heureux néanmoins de disposer d’un « hélicoptère qui est un outil de travail fabuleux ». « Cela nous a ouvert des domaines de vol, parce qu’on peut voler beaucoup la nuit avec des jumelles de vision nocturne », se réjouit-il, « et puis on a la capacité aussi de pouvoir travailler par des conditions météorologiques défavorables, beaucoup plus qu’avant. D’aller très très loin, qu’on ne touche aux commandes, avec un pilotage automatique. L’hélico va tenir une trajectoire », détaille-t-il. Un « sacré progrès » pour celui qui a connu l’Alouette, « ils donnaient des noms d’oiseaux à l’époque, c’était sympa… ».

    Originaire d’Annecy, il se souvient de sa passion pour l’engin qu’il voyait passer au-dessus de sa tête régulièrement. « En classe de 6e, je suis allé voir la base de la Sécurité civile et je leur ai demandé : “Comment on fait pour faire ça ?” Ils m’ont dit : “Il faut que tu aies le bac, après bah il faut que tu rentres dans l’armée“. Je l’ai eu, j’ai été pris dans l’armée en 1981 dans la foulée », raconte-t-il. Il rentrera dans la Sécurité civile en 1998, deviendra instructeur deux ans plus tard avant de passer chef pilote instructeur en 2002, suite à une « batterie de tests à Paris par les psys de l’Armée de l’air, là où on évalue les gens qui vont dans l’espace », se marre-t-il.

    Une passion, donc, au point que, comme la plupart de ses collègues, il n’arrive pas à lâcher. « Cinq ans que je pourrais être à la retraite et je n’y suis pas. Je pars le 31 décembre, ça va être dur », nous confie-t-il, « on a le plus beau métier du monde. C’est l’aventure un peu tous les jours. En fait là, je peux me retrouver à faire une avalanche en montagne à Briançon, et puis l’après-midi, faire un secours à 50 nautiques en mer… » Tout ça sans être jamais blasé.

    Quand on lui demande s’il a des anecdotes, il affirme oublier « beaucoup de choses ». Avant de reconnaître : « ce qui me marque le plus, c’est la détresse humaine. Je peux récupérer un bras sectionné ou une jambe, les mettre dans un truc, ça ne me pose aucun problème, mais la détresse humaine… Comme quand la famille arrive après l’accident, et qu’il y a le gamin qui est décédé. J’ai du mal à supporter ». Le pire mais aussi le meilleur. « Un des plus beaux secours que j’ai faits, cela a été de retrouver une petite fille qui était perdue depuis deux jours sur le plateau de Valensole, il y a une bonne vingtaine d’années. Pourtant les hélicos étaient passés dix fois. On l’a ramenée à ses parents, c’était génial », se souvient-il, encore ému.

    « On ne doit pas échouer,
    parce que derrière, il n’y a personne »

  • [Entretien] Didier Gadéa (Modef) : « Changer notre manière de travailler »

    [Entretien] Didier Gadéa (Modef) : « Changer notre manière de travailler »

    Du jamais vu. Un record. De mémoire, c’est la première fois que Didier Gadéa a débuté le ramassage de sa récolte la veille du 15 août. « Ces dernières années, on commençait environ 10 jours après », observe le viticulteur qui possède 4 hectares de vignes dans le biterrois, du côté de Lézignan et Montagnac.

    Cette précocité exceptionnelle, il s’y prépare comme la norme des années à venir. S’il a réussi à s’organiser, cette nouvelle donne n’est pas sans poser de problèmes. Logistiques d’abord. « Habituellement, les ouvriers des caves coopératives prennent leurs congés de mi-juillet à mi-août. Ils vont devoir les décaler progressivement. » Les canicules sont aussi un souci pour les domaines qui vendangent encore à la main. On parle là de moins de 10% des exploitations dans l’Hérault et d’autour de 3% des volumes. Mais tout de même. « On ne peut pas vendanger à la main avec de telles chaleurs. » Il y a 20 ans, tandis qu’environ la moitié des raisins étaient coupés au sécateur, « je me demande bien comment on aurait fait avec ces températures ! ». Surtout que les volumes étaient deux fois plus importants : 430 000 hectares en Languedoc-Roussillon dans les années 80 contre seulement 180 000 aujourd’hui dont environ 78 000 dans l’Hérault et 50 000 dans le Gard.

    Pas de solution miracle

    À l’avenir, celui qui préside le Modef héraultais en est persuadé : les vignerons vont devoir s’adapter au changement climatique… ou risquer de disparaître. Parmi les solutions préconisées par les experts, certaines le laissent dubitatif. À commencer par l’arrachage réclamé par les syndicats dominants tels que la FNSEA. « Si on veut conserver la vigne, on doit s’opposer à l’arrachage. On a suivi cette voie et les prix continuent de chuter, c’est la preuve qu’on avait raison au Modef ! » Pour Didier Gadéa, « l’arrachage est contre-productif car il affaiblit encore plus les structures viticoles et génère des problèmes environnementaux ». Les friches favorisant la propagation des incendies.

    L’irrigation, le vigneron par ailleurs producteur d’oignons y est favorable compte tenu du contexte. Mais tempère aussitôt. « L’irrigation permet d’atténuer les effets de la sécheresse mais ne réglera pas la crise. » Même si la vigne a besoin de peu d’eau, « par 40 degrés, tout finit par crever ». Et puis, il reste inquiet quant au sort réservé aux coteaux des hauts cantons, vers le Saint-Chinianais notamment. « Techniquement c’est possible d’amener le tuyau d’Aqua Domitia [le système d’irrigation de la Région, Ndlr.] mais ils ne veulent pas [en raison des coûts et des faibles rendements]. » Et Didier Gadéa de prévenir. « Tout le nord de l’Hérault sera bientôt en souffrance à cause du manque d’eau. »

    Enfin, il estime que la diversification des cultures ne sera pas non plus la solution miracle. « Les USA tiennent le marché mondial de la pistache, la Turquie celui des grenades. On ne pourra jamais rivaliser avec l’Espagne sur les olives… ». Surtout tant que l’État ne garantira pas des prix planchers aux agriculteurs. « Avec un salaire de 600 euros, vous n’allez pas vous diversifier longtemps. »

    Pour lui, les paysans doivent se faire à l’idée de « changer leur manière de travailler ». Par exemple en plantant des cépages plus résistants aux phytos et aux coups de chaleur. « Il faut palisser les vignes différemment pour protéger les raisins, tailler en gobelets plutôt qu’en royat ou en guyot, irriguer si possible pour avoir plus de feuilles, une canopée pour protéger le raisin des brûlures. » La vitiforesterie ? Il n’y croit pas. « S’il y a un arbre à proximité, la vigne ne pousse pas. »

    Les viticulteurs doivent aussi modifier leurs horaires de travail. « Il faut vendanger plus tôt la journée et la nuit pour avoir des raisins moins mûrs. Les rouges à 14 degrés, c’est fini. » Pour Didier Gadéa, il est aussi indispensable de « réduire la durée des vendanges en travaillant le dimanche : en 5 semaines, le raisin a le temps de brûler ». Il conseille enfin d’arrêter de ramasser cépage par cépage. « La politique des caves coopératives est obsolète. »

  • Le nouvel exécutif national du PCF

    Le nouvel exécutif national du PCF

    Suite logique du 40e congrès qui s’est tenu début juillet à Lille, la direction communiste nouvellement élue s’est doté, lors de sa première réunion en marge de l’université d’été du PCF, d’un exécutif remanié. La liste proposée a été élue avec 108 voix pour (89%), 13 contre et 10 abstentions.
    Composé à parité, il compte 36 membres. Sa moyenne d’âge se situe à 48 ans. 16 membres sortants n’ont pas été reconduits et 16 autres changent de responsabilité.

    Fabien Roussel (59) Secrétaire national Reconduit au CEN

    Jérémy Bacchi (13) Projet communiste ; suivi Provence-Alpes-Côte d’Azur Reconduit au CEN

    Charlotte Balavoine (93) International, déploiement des campagnes auprès des fédérations Entrée au CEN

    Amar Bellal (35) Écologie Reconduite au CEN

    Hélène Bidard (75) Relations avec le Parti de la gauche européenne (PGE) Reconduite au CEN

    Stéphane Bonnéry (94) Coordination du CEN, lien au CN, suivi des commissions nationales et coordination des revues Reconduit au CEN

    Vincent Boulet (75) Politique de paix, de défense et relations avec les partenaires internationaux Reconduit au CEN

    Ian Brossat (75) Porte-parolat, suivi Île-de-France Reconduit au CEN

    Fanny Chartier (75) Développement des pratiques militantes Entrée au CEN

    Taylan Coskun (93) Coordinateur des moyens institutionnels et juridiques Reconduit au CEN

    Cécile Cukierman (42) Élections, institutions et collectivités Reconduite au CEN

    Léon Deffontaines (80) Communication et suivi des Hauts-de-France Reconduit au CEN

    Sophie Delfino (05) Suivi des nouvelles adhésions Entrée au CEN

    Bénédicte Dupont (59) Discussion à finaliser Entrée au CEN

    Fabien Gay (93) Directeur de L’Humanité Reconduit au CEN

    Clara Gimenez (34) Développement des cellules Reconduite au CEN

    Marie-Jeanne Gobert (14) Médiation et règlement des conflits Reconduite au CEN

    Christophe Grassullo (94) Trésorier national Reconduit au CEN

    Gladys Grelaud (29) Ruralités et suivi Bretagne Reconduite au CEN

    Fatima Khallouk (94) Handicap Entrée au CEN

    Pierre Lacaze (31) Relations extérieures ; relations avec les groupes parlementaires et les partis ; suivi Occitanie et relations avec l’Outre-mer Reconduit au CEN

    Céline Lecat (62) Campagnes de solidarité concrète Entrée au CEN

    Véronique Mahé (44) Lien avec les fédérations Reconduite au CEN

    Frédéric Mellier (33) Entreprises et lieux de travail Entrée au CEN

    Yannick Monnet (03) Affaires sociales Reconduit au CEN

    Özer Öztorun (94) Politique des cadres et quartiers populaires Entrée au CEN

    Nadège Plaineau (50) Discussion à finaliser Entrée au CEN

    Léna Raud (93) Jeunesse Entrée au CEN

    Guillaume Roubaud-Quashie (92) Mouvement des idées ; Président de la Fondation Gabriel Péri Reconduit au CEN

    Aymeric Seassau (44) Relations avec les syndicats Reconduit au CEN

    Patricia Tejas (84) Économie, Finances publiques Reconduite au CEN

    Muriel Ternant (90) Éducation et suivi Bourgogne-Franche-Comté Reconduite au CEN

    Sylvie Vinceneux (83) Logement Entrée au CEN

    Shirley Wirden (75) Droits des femmes et féminisme Reconduite au CEN

    Bora Yilmaz (54) Lutte contre le racisme et l’antisémitisme et suivi Grand-Est Entrée au CEN

    Igor Zamichiei (75) Vie du Parti Reconduit au CEN

    Membres invités

    Bastien Bonnargent (75) Secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF)

    Stéphane Peu (93) Président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale

    Philippe Rio (91) Président de la Coopérative des élu·es communistes, républicain·es et citoyen·nes

    Camille Mongin (29) Secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)

  • Les supporters entre inquiétude et espoir

    Les supporters entre inquiétude et espoir

    Tic-tac. Une trentaine de supporters attendent devant le centre d’entraînement de l’Olympique de Marseille, ce mercredi, sous un soleil brûlant. Ils espèrent rencontrer les joueurs, une fois leur séance terminée, pour leur demander autographe et photo. « Kondogbia m’a donné son maillot il y a trois ans », se vante un jeune homme, arborant fièrement le drapeau de la Centrafrique, pays d’origine du milieu de terrain olympien. D’autres supporters patientent à l’ombre, assis ou adossés contre un mur tagué aux couleurs de l’OM. Mais ce qu’attendent surtout ces fans, venus des quatre coins de la France, c’est la reprise de l’OM en Ligue 1. Le club phocéen débute le championnat ce vendredi à 20h45 contre Strasbourg. Après « une saison catastrophe », les attentes pour la saison prochaine sont grandes. « J’aimerais qu’on se qualifie en Europe », exprime Angelo, 12 ans, vêtu d’un maillot de l’OM, lunettes de vitesse bleues sur le nez et casquette jaune fluo vissée sur la tête.

    Les impératifs raisonnent aussi dans les discussions et sur les réseaux sociaux. « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre. Dans l’histoire du club, il y a rarement eu deux mauvaises saisons consécutives. Nous venons d’en vivre une », souligne Gilbert Deukmedjian, ancien membre du Club Central des Supporters, la plus ancienne association de supporters de l’OM, qui n’est plus un groupe officiel depuis 2016. « Pour le moment, c’est la grande expectative. ajoute de son côté l’ultra marseillais Thierry Mode, plus connu sous le nom de Titi c’est toi le boss. Les résultats vont dépendre du groupe qui va rester. S’il reste en l’état, je pense que cela peut tenir la route en Ligue 1 », considère-t-il. « Comme à chaque inter-saison, je ne lis pas et n’écoute pas ce qui se passe à l’OM. Mais cette fois, je dois reconnaître que je m’inquiète un peu. Il n’y a pas eu le moindre recrutement », se désole Gilles, supporter de la Vieille Garde Ultra, premier groupe d’ultras français.

    L’absence de recrue inquiète

    À dix jours de la fin du mercato, qui se clôture le 1er septembre, l’Olympique de Marseille n’a en effet recruté aucun joueur. Une première dans l’histoire du club, qui inquiète les supporters. « J’ai peur de la saison qui arrive. On vend tout le monde, on achète personne. Il y a un problème », regrette Adonis, 14 ans, devant les grilles de la Commanderie, pour qui son meilleur souvenir restera une victoire contre l’OL, il y a deux ans. De son côté, Soraya, 50 ans, supportrice de l’OM « depuis toujours », relativise. « Faisons avec l’équipe qu’on a. N’essayons pas encore d’acheter pour acheter et derrière, creuser la dette. Essayons d’être à l’équilibre et après on verra », soutient celle qui se souvient encore des papinades de Jean-Pierre Papin.

    L’attente s’éternisant, deux petits garçons en survêtement du club se réfugient sous l’ombre du seul palmier de l’entrée du centre d’entraînement. « Weah, Weah ! » s’écrient les supporters. La voiture du défenseur phocéen passe mais ne s’arrête pas. Seuls Ange Lago, attaquant réserviste et Jelle Van Neck, deuxième gardien, s’arrêtent pour passer un moment avec leurs supporters.

    Genesio inspire confiance

    Cette saison marque aussi l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc phocéen. Et il a déjà gagné le cœur de certains supporters. « J’ai confiance en Genesio. Il va faire du bon travail, si les dirigeants lui laissent le temps. Cette saison, l’OM paye les erreurs de l’ancienne direction. Il faut faire avec et laisser Genesio travailler », assure Gilbert Deukmedjian. Un sentiment partagé par Thierry Mode. « C’est un très bon entraîneur, qui a déjà réalisé de bonnes choses avec Rennes et Lille. » Mais il est aussi attendu au tournant par certains. « Je dois avouer que j’ai du mal avec Genesio. J’ai le sentiment que l’OM passe d’un extrême à l’autre. J’attends de voir ce que cela peut donner », avance Gilles, de la Vieille Garde Ultra. Malgré une saison « très difficile » l’an dernier, la passion demeure chez les supporters. « En 1993, la ville s’est transformée, elle était bleu et blanc. Il y a un petit bout de tout ça qui est toujours là. C’est aussi pour ça qu’on continue à supporter l’OM, cette ferveur existe toujours », s’émerveille Soraya qui a vécu le sacre européen à Marseille.

    « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre »

  • Interdire la chasse dans le Var pour renaturer après les feux

    Interdire la chasse dans le Var pour renaturer après les feux

    Depuis début juillet, environ 7 450 hectares ont été incendiés dans le Var, notamment suite à l’incendie du Gros Bessillon, qui a ravagé le département pendant plus de 20 jours. D’après la préfecture, il « a parcouru 6 300 hectares et a brûlé 5 700 hectares sur les communes de Pontevès, Correns, Cotignac, Carcès, Montfort-sur-Argens, Châteauvert et Barjols ».

    Afin de faciliter la renaturation, le préfet a annoncé, ce mercredi 19 août, étudier un arrêté qui « prévoit d’interdire la chasse dans les secteurs boisés incendiés pour la saison de chasse 2026-2027, qui ouvrira le 13 septembre prochain ». Un pouvoir qui est donné au préfet par le code de l’environnement : « En cas de calamité […] le préfet peut, pour tout ou partie du département, suspendre l’exercice de la chasse soit à tout gibier, soit à certaines espèces de gibier » (extrait de l’article R. 424-3). D’après la préfecture, « l’objectif est de favoriser le repeuplement par le petit gibier des zones incendiées », afin de retrouver un équilibre de l’écosystème.

    Une application limitée

    Dans un premier temps, l’arrêté doit être étudié par les membres de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage. Un comité d’aide à la décision composée de différents représentants d’acteurs environnementaux et de la chasse. La proposition « est soumise, durant une semaine, à la consultation ». L’objectif est de débattre des modalités d’application et non de savoir si l’arrêté sera promulgué.

    Si toutes les autres espèces chassables sont concernées par l’interdiction, le sanglier, lui, sera exempté « afin de permettre la poursuite de la régulation de la population de sangliers dans le département ». Jugé responsable de nombreux dégâts dans les cultures, il est particulièrement nuisible pour une région viticole entrant dans la période des vendanges.

    Si elle est validée, l’interdiction de la chasse sera valable pour dix jours avant de devoir être renouvelée.

  • À Marseille Treize Habitat relance la chaise à porteurs

    À Marseille Treize Habitat relance la chaise à porteurs

    Dans le hall du bâtiment 31, un père et ses deux enfants s’apprêtent à grimper les escaliers pour rejoindre leur appartement au 10e étage. « C’est comme ça depuis 8 mois », confie-t-il avec lassitude et une pensée « pour ceux du 13e ».

    Les locataires du bâtiment 31 de cette cité du 15e arrondissement de Marseille, sont victimes d’une panne d’ascenseur suite à un incendie criminel. « 13 Habitat expérimente un nouveau dispositif de mobilité verticale pour ses locataires et met en place dès ce jeudi 20 août, une expérimentation destinée à accompagner les locataires à mobilité réduite du bâtiment 31 », explique le bailleur social dans un communiqué. Précisant : « Ce dispositif sera maintenu tant que l’ascenseur sera hors service ».

    Les délais de remise en service de l’appareil s’allongent, « relevant à la fois de l’approvisionnement des pièces nécessaires et également de l’intervention d’Enedis », selon 13 Habitat qui n’était pas joignable ce jeudi. Il a fait appel à la société SAMV pour un service de portage à la demande pour les personnes à mobilité réduite ne pouvant pas monter ou descendre seules les escaliers. Ce dispositif leur permet de bénéficier d’un « accompagnement sécurisé dans leurs déplacements avec un numéro d’astreinte, disponible 24h/24 et 7j/7 pour une intervention dans un délai maximum de deux heures ». Une expérimentation qui permettra « d’évaluer le dispositif et d’en mesurer concrètement l’utilisation. Ces retours permettront d’identifier les améliorations à apporter et, le cas échéant, d’élargir le périmètre du service à d’autres situations ou d’autres usages rencontrés sur le département ». Et si on réglait la problématique des pièces et de la réparation ?