Après l’effondrement de l’immeuble sur lequel la SPLAIN menait un gros chantier de réhabilitation, ce riverain de 67 ans avait inhalé des poussières. Il avait été pris en charge, ainsi que 7 autres personnes, par les marins-pompiers. Il était locataire du 29 rue d’Aubagne, un immeuble frappé de péril irrémédiable, où un locataire avait trouvé la mort en 2007 suite à une chute dans l’escalier, du 5e étage.
Ce nouveau décès « nous rappelle ce que cet événement a été : un drame du mal-logement, un de plus qui a touché notre quartier » écrit Le Collectif du 5 novembre où la plaie des effondrements de la rue d’Aubagne en 2018 reste ouverte. Le 3 Halle Delacroix était frappé d’un arrêté de mise en sécurité urgente en octobre 2024 après l’incendie du commerce de légumes. La SPLAIN projetait la fin des travaux pour aménager 13 logements, trois commerces et une surface de locaux d’activité à l’automne 2028. Au lendemain de ce nouvel effondrement, le C5N interrogeait déjà : « Comment un immeuble intégré à une opération urbaine de rénovation peut-il finir par s’effondrer ? ». Il avait exigé que l’ensemble des expertises et autres documents utiles concernant les travaux sur l’immeuble « soient rendus publics, particulièrement quant aux poussières de l’effondrement et aux opérations de désamiantage ».
« Nous attendons toujours », déplore le C5N qui interpelle les services de l’État et de la métropole Marseille-Provence, actionnaires de la société aux côtés de la Ville de Marseille et renouvelle son exigence de transparence sur ce dossier. Par ailleurs, sa fille, Nadia, assurant que son père ne souffrait pas de pathologie, appelle « toutes celles et ceux qui étaient sur place ce soir-là » à lui « transmettre des photos et vidéos de l’effondrement » via le C5N.
La SPLAIN avait mis en place, pour les personnes ayant subi des dommages ou préjudices consécutifs aux effondrements des planchers, une adresse e-mail leur donnant la possibilité de signaler et de transmettre les informations nécessaires au traitement assurantiel de leur dossier. « Les personnes prises en charge sont ressorties de l’hôpital sans problème signalé, indique Audrey Gatian, présidente de la SPLAIN, nous avons transmis aux riverains les certificats du 22 juin qui montrent qu’il n’y a pas eu de présence d’amiante dans les poussières ». Par ailleurs, le directeur général de la SPLAIN, Franck Caro, précise : « sur la partie du bâtiment côté 16 rue d’Aubagne, un désamiantage était déjà intervenu fin juillet ». Quant à la Ville, qui s’associe au deuil des proches, ayant suivi l’évolution de l’état de santé des huit personnes hospitalisées, elle précise « ne pas avoir eu de nouveau signalement ».




![[Les métiers de la Sécurité civile 5/6] Thierry, pilote, assurance tous risques](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/136252e39481ea739632b3b440382055.jpg)
![[Entretien] Didier Gadéa (Modef) : « Changer notre manière de travailler »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/3b2b9c83a8adb52cdc0562dae43dc95e.jpg)



