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  • La fine fleur du fleuret français à Aix-en-Provence

    La fine fleur du fleuret français à Aix-en-Provence

    Un son reconnaissable entre mille. Dans la salle Aimé-Tabarant, à la Maison des arts de combat d’Aix-en-Provence, les armes des fleurettistes de l’équipe de France claquent entre elles. Des bruits métalliques à intervalles réguliers rythment cette matinée d’entraînement. Sept tireuses et six tireurs tricolores sont, cette semaine, en stage dans la région afin de préparer les deux échéances de l’été : les championnats d’Europe en France et les Mondiaux de Hong Kong. Parmi eux, Maxime Pauty, Ysaora Thibus ou encore Pauline Ranvier, mais pas Anita Blaze, licenciée à Aix et absente ce jour.

    Camille Leprince, président de l’Escrime Pays d’Aix (EPA), est ravi de recevoir ces athlètes jusqu’à la fin du mois. Une preuve de la reconnaissance de son club. « C’est toujours un plaisir d’accueillir l’équipe de France. C’est bien pour les jeunes du club aussi, qui voient de grands champions comme eux. » Il poursuit : « Ils s’entraînent à l’année à l’Insep, mais lorsqu’ils veulent changer d’air il n’y a pas énormément d’endroits. Nous avons une salle neuve, toute équipée, avec la climatisation donc c’est parfait pour eux. » Outre les Bleus, Aix-en-Provence a déjà été l’hôte de stages des Américains ou encore des Australiens.

    Maxime Pauty, champion olympique par équipes à Tokyo, est l’un des plus expérimentés du groupe France. Lui à l’habitude de s’entraîner dans les Bouches-du-Rhône, avec plusieurs venues par saison. « Je viens 5-6 fois dans l’année, tout seul, pour venir m’entraîner ici et parfois j’en profite aussi pour rencontrer les enfants, passer un peu de temps avec eux. Moi, c’est un club que j’affectionne particulièrement, c’est un endroit où on est toujours bien reçu, les infrastructures sont superbes, donc on se sent bien à chaque fois », décrit le Parisien, qui voit le PSG s’imposer 4-0 en finale de la Ligue des Champions, samedi.

    Ce mardi, à midi, les tireurs ont rangé leurs tenues blanches ornées du drapeau français sur la cuisse gauche. Une petite cérémonie était organisée par le club et la Ville pour les présenter et les accueillir officiellement. « Nous avions à cœur de faire ce stage avant les championnats d’Europe. Le cadre est différent pour se préparer », explique Emeric Clos, le coach des hommes. Entraîneur des féminines, Yann Detienne était également heureux du déplacement dans les Bouches-du-Rhône. « Si on veut être bien accueilli, on sait que l’on peut venir à Aix », dit-il dans un sourire. Leur salle d’entraînement, à l’étage de la Maison des arts de combat, est mise à la disposition des Bleus et du club par la mairie. Dix pistes où l’on entend à foison le fameux « En garde, prêts, allez ! », pour lancer chaque touche d’un face-à-face.

    Sortir de la routine

    de l’Insep

    Pour Maxime Pauty, ces stages sont nécessaires pour s’éloigner de sa zone de confort et se préparer à toutes les éventualités lors des grands championnats. « Ça change de la routine de l’Insep. Le fait de venir ici, on ne se demande pas ce qu’on va manger, s’il faut aller faire les courses. On coupe avec les études, avec le travail pour ceux qui travaillent. C’est ça l’objectif, de nous mettre dans une petite bulle, on est dans l’inconfort au niveau de l’entraînement, c’est-à-dire qu’on va puiser dans nos réserves, mais par contre, on est dans le confort sur tout le reste, c’est-à-dire qu’on lâche prise et on se laisse guider par les entraîneurs et par le staff. »

    L’équipe de France de fleuret aura à cœur de briller face à « un public français qui répond toujours présent ». Les fleurettistes tricolores seront en piste les 17 et 18 juin en individuel puis retrouveront la compétition les 20 et 21 pour les deux épreuves par équipes. La course aux podiums continentaux passe donc par Aix-en-Provence.

  • Le président en appelle à la fée électricité

    Le président en appelle à la fée électricité

    « Produire, raccorder, électrifier, réindustrialiser. » C’est sur cette méthode qu’Emmanuel Macron entend rassembler son « équipe de France de l’électricité ». Étaient réunis autour du président et des ministres concernés plus de 200 chefs d’entreprise, d’organisations professionnelles du BTP, de l’industrie, des transports et de l’énergie au palais de l’Élysée ce mardi. « L’électrification est un combat contemporain et une stratégie pour notre pays pour être plus indépendant, plus compétitif, créer davantage d’emplois sur le pays et décarboner », appuie le président de la République à la tribune.

    « L’actualité nous rappelle ô combien, ce qui se joue est important pour le pays et combien nos dépendances en particulier à l’égard des énergies fossiles peuvent nous fragiliser dans des dérèglements géopolitiques », renchérit-il alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber le cours du brut. Une problématique déjà soulevée lors du déclenchement de la guerre en Ukraine, qui a mis en exergue la dépendance des États européens vis-à-vis de la Russie.

    « Sur l’électrification, il faut vraiment ne pas voir la géopolitique de ce monde pour ne pas comprendre, entendre, une bonne fois pour toutes que la dépendance aux hydrocarbures est une laisse étrangleuse terrible pour le peuple français, pour notre économie », a abondé le Premier ministre à l’Assemblée nationale quelques heures plus tard. « Il faut pivoter vers le tout électrique », insiste-t-il face à la représentation nationale.

    Réduire la consommation d’énergie fossile

    Cette grand-messe élyséenne s’est tenue un mois après la publication par le gouvernement d’un plan de 22 mesures visant à relancer la consommation d’électricité en France. Et pour cause, le chef de l’État ambitionne à travers la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) de réduire la consommation d’énergie fossile qui est de 60% actuellement dans le pays à 30% à horizon 2035. Et, a contrario, faire passer la consommation d’électricité de 27% actuellement à 38% en 2035 à la faveur d’une production nucléaire ou renouvelable (biomasse, gaz renouvelable, chaleur fatale, géothermie, hydrogène naturel). Cela pourra notamment être réalisé par la construction de nouvelles lignes électriques comme celle de Fos dont le président envisage « une mise en service d’ici 2029 » (lire ci-contre).

    EDF ajoute 30 millions supplémentaires, soit 270 millions au total, à son plan dévoilé le mois dernier à l’occasion de ses 80 ans, visant à accélérer le passage à l’électrique pour les ménages les plus modestes et les petites entreprises. RTE a aussi annoncé un investissement de 8 milliards d’euros pour accélérer l’électrification des usages, quand Enedis avance le chiffre de 33 milliards d’euros d’investissements sur la période 2026-2030 pour augmenter les raccordements industriels et les infrastructures de recharge.

    Dans la foulée de cette réunion, l’Union sociale pour l’habitat (USH), publie un communiqué dans lequel le mouvement HLM dit planifier l’électrification d’un million de logements, sur les 5,4 millions que compte le parc social français. « La première phase de ce plan portera sur une priorisation de 700 000 logements individuels HLM dont le vecteur énergétique est actuellement carboné (gaz, fioul…) », assure l’USH.

    Les entreprises s’engagent à investir

    Le principal investissement annoncé vient du constructeur automobile Stellantis qui va produire à partir de 2029 une « nouvelle génération de véhicules électriques » sur son site de Mulhouse. Pour un total estimé à plus d’un milliard d’euros. « C’est un véritable avenir industriel que nous offrons à ce site », fait valoir le président.

    De son côté, Leclerc s’est engagé à mettre en place 10 000 points de charge dans ses enseignes d’ici 2030. Soit 7 000 en quatre ans pour un total de plus de 200 millions d’euros. Mais aussi d’intensifier l’électrification de ses transports, alors que « les trois-quarts des camions des coopératives régionales roulent déjà au HVO100, biocarburant qui réduit de 90% les émissions de gaz à effet de serre par rapport au diesel », appuie le groupe qui entend déployer quelque 2,3 milliards d’euros pour transformer son parc immobilier.

    REPÈRES

    240 000 bornes de recharge déployées d’ici 2030

    Les opérateurs « se sont engagés à déployer 240 000 bornes » de recharge supplémentaires pour les véhicules électriques, « dont 60 000 points de charge rapide et ultrarapide », d’ici 2030, a annoncé mardi Emmanuel Macron lors d’une réunion à l’Élysée sur l’électrification des usages énergétiques. « Ces bornes et ces annonces viendront compléter les plus de 185 000 bornes déjà en service pour atteindre notre objectif de 400 000 points de recharge ouverts au public en 2030 », a précisé le chef de l’État. Les voitures électriques ont représenté 28% des ventes début 2026 contre moins de 2% en 2017. Stellantis a annoncé dans la journée « investir plus d’un milliard d’euros » pour produire, à partir de 2029, une « nouvelle génération de véhicules électriques » sur son site de Mulhouse.

    Quand l’opérateur de recharge Electra prévoit l’investissement de 300 millions d’euros d’ici 2030 pour installer 1 000 points de charge ultra-rapides par an. D’autres investissements sont annoncés par Lidl France, Leclerc, Renault ou encore Enedis.

    35%

    C’est la part d’électricité dans la consommation finale d’énergie que le gouvernement entend viser d’ici 2035. Elle est actuellement de 27% dans le pays quand les énergies fossiles représentent 60% des usages en France. Une ambition détaillée dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) publié en février.

    600 000

    C’est le nombre d’emplois qui devraient être « créés » ou « pérennisés » par le plan d’électrification du gouvernement, si l’on en croit Emmanuel Macron. Ce projet qui « embarque » 6 000 entreprises est un « grand plan industriel », insiste le président de la République depuis l’Élysée mardi.

  • À Villes-sur-Auzon, un concert de Jean-Louis Aubert pour la restauration du toit de l’église Saint-André

    À Villes-sur-Auzon, un concert de Jean-Louis Aubert pour la restauration du toit de l’église Saint-André

    Ce lundi 25 mai fera date à Villes-sur-Auzon avec le concert donné par Jean-Louis Aubert au bénéfice de la restauration du toit de l’église du village.

    Juste avant le spectacle Jean-Louis Aubert a reçu la presse dans un contact simple. Il a raconté son enfance passée dans ce village où sa famille (parents, grands-parents et arrières-grands-parents) ont vécu. Son père était sous-préfet, son grand-père était communiste et instituteur. Un membre de sa famille a même été moine. C’est dire la diversité, et « le vécu » au sein du village. Il a évoqué son enfance, les chansons dans les champs avec ses collègues, et les bêtises faîtes. Sa mère a été a dernière personne passée à l’église pour la messe de funérailles. Quinze jours après le maire fermait l’église.

    À l’occasion de la conférence de presse, notre journal lui a remis l’article rédigé il y a quelques années à l’occasion de son concert aux carrières du Bruoux à Gargas (près d’Apt) pour l’enregistrement de l’émission de France 2 Le concert unique. Quand Jean-Louis Aubert donne un spectacle, il « va vers les gens », ce qui explique la relation privilégiée qu’il a avec le public. Il a aussi dit avoir été ami avec Patrick Vian (le fils de Boris Vian) qui résidait à Saignon. Il a également précisé que son album RockEclerc avait été enregistré à La Fabrique, studio d’enregistrement à Saint-Rémy-de-Provence.

    Il a évoqué ses parents et notamment son père qui avant de mourir lui a confié : « Merci pour tout ce que tu as fait, je crois que j’aurais voulu faire tout ce que tu as fait ! » (un bel hommage). Il a aussi salué sa sœur disparue il y a peu et qui, lors de le visite de Jean-Louis à l’hôpital, lui a dit : « Je suis désolée d’être malade et de te déranger » . Il a salué son autre sœur présente dans le public.

    Il a interprété : « La Bombe humaine », « Alter ego » , une chanson en hommage à Barbara, et un de ses titres , et aussi « Temps à nouveau » , « Juste une illusion » et bien d’autres titres. Rappelons que Jean-Louis Aubert était le 23 Mai au grand concert du Vélodrome à Marseille : « Corsu Mezu, Mezu » . Il a terminé le concert avec « Voilà c’est fini ». Et il s’est écrié : « C’est un bonheur d’être avec vous ! ».

    Les bénéfices du concert seront reversés pour la rénovation de l’église. Un chantier que le maire, Frédéric Rouet, chiffre à 1,5 million d’euros et pour lequel des financements de l’État et de la Région Sud ont été actés. L’édile mise aussi sur le loto du patrimoine et sur les dons de particuliers.

    José VINCENTELLI

    Pour envoyer des dons pour la restauration : site fondation du patrimoine https://www.fondation-patrimoine.org ou association pour la sauvegarde de l’église de ville-sur-Auzon 4, place de la mairie, 8457O Villes-sur-Auzon.

  • [Quoi de neuf] « L’IA est une machine, elle ne pense pas… »

    [Quoi de neuf] « L’IA est une machine, elle ne pense pas… »

    Françoise Verna :

    Valérie Bussières, vous êtes psychanalyste, comme vos deux collègues, et déléguée régionale de l’Association de la Cause freudienne (ACF) en voie domitienne. Pourquoi l’association s’empare pour son colloque*, le 6 juin, de l’Intelligence artificielle, avec cette interrogation : « L’IA, ça vous parle ? »

    Valérie Bussières : Pourquoi on parle à une machine ? Et est-ce que la machine nous parle ? Cette thématique de l’IA « parle » effectivement à de nombreuses personnes. Elle est connectée à notre société et aux enjeux contemporains. Mais c’est aussi en lien avec l’Association de la Cause freudienne qui met au travail les concepts de la psychanalyse et l’idée de transmettre la psychanalyse.

    Olivier Nottale : Dans la psychanalyse, la parole est centrale. En quoi l’entrée en jeu de l’IA, de plus en plus performante, vient percuter votre travail ?

    Caroline Nissan : Les réponses seront une séquence du colloque où il sera question du « transfert »** tel que l’on peut l’entendre dans la psychanalyse. Et du « transfert » à la machine. Qu’en est-il de ce « transfert » ? Et qu’en est-il du savoir qui sera en jeu quand on interroge la machine ? Il y a là un enjeu de taille car dans la séance analytique, la rencontre avec un psychanalyste se fait en présence. Il y a le corps, la temporalité. Il n’y a pas cet échange avec un partenaire « en miroir ». C’est tout le but de ce colloque.

    Françoise Verna : Allez-vous expliquer le 6 juin ce que l’on entend par « intelligence artificielle » ? La définition est importante ?

    Valérie Bussières : Dans notre colloque, nous avons invité un mathématicien, Olivier Ripoll, qui est aussi un expérimentateur en IA. Il nous dépliera ce qui fait énigme, quelque part. C’est une inquiétante étrangeté car il y a quelque chose qui nous cause mais qui reste en même temps une boîte noire. C’est une machine, elle ne pense pas. Ce terme d’« intelligence » pose d’ailleurs problème.

    Caroline Nissan : Un des points que nous aborderons c’est aussi la question du silence et de la temporalité. Les patients nous le disent. Une jeune femme que j’ai vue il n’y a pas longtemps m’a dit : « Je parle à l’IA mais en fait ce qui ne me plaît pas c’est que c’est tout et tout de suite. »

    Françoise Verna : Justement, comment appréhendez-vous l’usage de l’IA par les patients ?

    Caroline Nissan : Certains de nos patients et de nos analysants utilisent l’IA. Ce qui est intéressant, c’est de chercher quels usages ils en font. Effectivement, il y a peut-être deux ans maintenant, dans des affaires liées à l’IA, deux adolescents avaient été poussés au suicide et cela avait reconduit à un reformatage de l’IA avec des messages diffusés pour s’adresser à un praticien en cas de propos suicidaires.

    Olivier Nottale : Le danger est aujourd’hui dans l’intimité des chambres, notamment des adolescents. Comment agir, prévenir ?

    Valérie Bussières : Cette question sera développée, le 6 juin, par un autre de nos invités, Gilles Mouillac. C’est un psychologue clinicien qui travaille dans un centre assez particulier à Bordeaux, le Nom Lieu, qui accueille des jeunes entre 15 et 25 ans, psychotiques et autistes, souvent en situation d’exclusion sociale. Le point de départ du travail, c’est une accroche par le numérique sous toutes ses formes : photo, jeu vidéo etc.

    Françoise Verna : Si je vous entends bien, il ne s’agit pas de diaboliser l’IA ?

    Valérie Bussières : lors de la préparation du colloque, il y a un an, en lisant divers auteurs, deux axes se distinguent : l’IA est soit une dystopie soit une utopie. La psychanalyse n’a pas à se positionner. C’est plutôt une troisième voie : savoir se renseigner, qu’est-ce l’IA… Le colloque sera divisé en deux temps : les causes, cette machine qu’est-ce que c’est ? Puis, pourquoi on parle à une machine ? et, ensuite, quel usage on peut faire de l’IA. On s’interrogera dans l’après-midi sur les conséquences dans la civilisation, qu’est-ce que cela modifie dans les liens sociaux.

    Olivier Nottale : Un concept va aussi être expliqué et mis en débat lors de ce colloque : l’effet Eliza. Pouvez-vous d’ores et déjà nous éclairer ?

    Stéphanie Cahuzac-Morel : Dans les années cinquante, la question de la distinction entre l’homme et la machine se posait déjà. À la grande stupéfaction de son inventeur [Eliza fut le premier robot conversationnel à usage psychologique], il y a eu [de la part des utilisateurs] une supposition de « savoir » de la machine. C’est cela l’effet Eliza, croire que la machine sait. Toute la question pour nous sera de montrer quelle est la structure de ce savoir supposé dans ses différences avec la supposition de savoir que fait un patient à un analyste. Cet effet Elisa vient indiquer qu’il y a quelque chose de marquant du côté du sujet.

    *Colloque « l’IA, ça vous parle ? » samedi 6 juin, Palais des congrès, La Grande-Motte, de 9h15 à 18 heures Colloque ouvert au public (40 euros l’entrée). Tarif réduit pour les étudiants : 5 euros. ** « Le transfert » est indispensable à la cure psychanalytique : il s’établit dans la relation, en présence, entre la personne en analyse et l’analyste.

    Écoutez l’émission en cliquant sur le lien

  • Hommage à Victor Jara : le PCF contre-attaque à Béziers

    Hommage à Victor Jara : le PCF contre-attaque à Béziers

    Mais quelle mouche a donc piqué Robert Ménard ? En annonçant, via les réseaux sociaux de la Ville de Béziers et dans le Journal du Biterrois, canard municipal, qu’un hommage serait rendu à Victor Jara, chanteur et militant communiste chilien assassiné sous la dictature de Pinochet, l’édile d’extrême droite en a laissé plus d’un pantois.

    Le 27 mai, la Ville s’apprête donc à inaugurer une statue du Chilien, place du 14-Juillet, dans le cadre de la journée nationale de la Résistance. Le maire est coutumier du fait : chaque année, un buste est inauguré : en 2025, Laure Moulin, la sœur de Jean Moulin ainsi qu’un autre de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, en 2023, celui du soldat israélien Aner Shapiro, etc. Mais cette année, au vu des valeurs prônées par Victor Jara, que tout oppose à Robert Ménard, ce choix a de quoi surprendre.

    À commencer par la section biterroise du PCF, qui a annoncé organiser son propre hommage, le même jour, à 12h30
    – les forces progressistes, associations, syndicats sont conviés par les communistes. « Quand nous avons appris la nouvelle, nous avons été surpris. Il n’y a rien de mentionné sur son passé de communiste. Cela nous a paru un peu fort de café et il y a peut-être une tentative de réécrire l’Histoire », fait valoir Jean-Marc Biau, secrétaire de la section PCF de Béziers et conseiller de la Région Occitanie. En effet, l’hommage est destiné à « honorer la mémoire et l’engagement du poète et chanteur chilien Victor Jara, assassiné en 1973 sous la dictature [de Pinochet] », peut-on lire sur les réseaux sociaux de la Ville. Sauf que Victor Jara, certes chanteur, est avant tout un militant communiste.

    Torturé par l’extrême droite

    Véritable chantre de la révolution chilienne, ce dernier défendait des valeurs de solidarité, de partage des terres et dénonçait la répression militaire. « Il était également directeur de théâtre, il a dirigé plusieurs pièces où il mettait en scène le peuple », reprend Jean-Marc Biau. Autant de valeurs prônées du fait de son engagement politique. C’est d’ailleurs cet engagement qui lui a valu d’être sauvagement assassiné et torturé par les hommes de Pinochet, ses doigts avaient été brisés. Sauf que tout cet engagement disparaît comme par magie quand on lit la présentation faite par la Ville dans le Journal du Biterrois. Seul est mentionné le fait que Victor Jara est « révolté contre l’injustice. » « Quels sont les objectifs de Robert Ménard ? », s’inquiète Jean-Marc Biau. En tentant de dépolitiser un pan entier de l’Histoire, Robert Ménard veut gommer les véritables valeurs portées par la gauche, opposées aux siennes. D’où l’importance, pour les communistes, de mener ce genre d’hommage.

  • « L’élève n’a aucun regard critique sur le résultat que lui donne l’IA »

    « L’élève n’a aucun regard critique sur le résultat que lui donne l’IA »

    « Dès lors qu’on décide d’utiliser l’intelligence artificielle, il faut toujours avoir en tête les écueils de manière à ne pas en faire un usage disproportionné », estime Stéphane Audebeau, enseignant en Sciences économiques et sociales (SES) au lycée Joliot-Curie de Sète. « Ce qu’on doit dire aux élèves, c’est de freiner la tentation quasi naturelle qui est en train de se mettre en place sur l’IA en mettant en évidence les risques qu’elle comporte, notamment les erreurs car les données ne sont pas forcément fiables », poursuit-il. « Un élève qui utilise l’IA sans réflexion, ça ne donne pas forcément une très bonne note. » D’ailleurs « il y a très longtemps que je ne donne plus, ou très rarement, de devoirs à la maison », précise-t-il. « Aujourd’hui 95% des travaux à la maison, voire certains travaux en classe, sont faits par l’IA », abonde Guillaume Marsault, professeur d’histoire-géo au lycée de Gignac et co-secrétaire départemental du Snes FSU de l’Hérault, qui a co-organisé, à l’automne, un stage sur l’IA proposé par le syndicat. « Le fond du problème, c’est que l’élève n’a aucun regard critique par rapport au résultat que lui donne l’IA. Faire faire le travail par quelqu’un quand on sait ce qu’on fait, ça peut se réfléchir. Mais quand on prend sans recul ce qui est proposé, c’est dramatique », estime-t-il. « L’écueil, c’est que l’IA peut faire disparaître toute réflexion sur les compétences et les connaissances à acquérir », renchérit Stéphane Audebeau.

    D’où le défi auquel se trouvent confrontés les enseignants  : composer avec l’IA, puisqu’elle est là, mais faire en sorte, pour eux-mêmes comme pour les élèves, de l’utiliser avec mesure et à bon escient. « L’administration et les corps d’inspection voient ça comme une véritable utopie, sans aucun esprit critique. On fonce dedans sans réfléchir », déplore Guillaume Marsault. « Par moments ça peut être intéressant », admet Stéphane Audebeau, « mais à d’autres moments on passe par l’IA pour faire des choses qu’on est capable de faire nous-mêmes », estime-t-il.

    « Pour nous c’est

    une utopie totale »

    « Il m’arrive de l’intégrer à ma pratique pédagogique pour faire travailler des sujets bien précis aux élèves, à partir de documents que je leur fournis et non de n’importe quelle source. Mais l’IA ne doit être qu’une ressource parmi d’autres. Il faut faire attention à ne pas tomber dans l’emballement que tentent de nous imposer l’administration et les inspections », estime le professeur de SES.

    « L’IA a certes des qualités, c’est notamment un bon outil de reproduction. Elle est capable d’exécuter parfaitement toutes les tâches répétitives. Par exemple on lui donne un exercice de maths et on lui dit : décline-le moi 42 fois, elle va le faire et c’est un gain de temps pour les enseignants. On sait aussi que des IA travaillent sur les corrections de copies. D’un point de vue technique, elles sont capables de faire le boulot. Le problème, c’est d’envisager que ça puisse remplacer un enseignant », avertit Guillaume Marsault. « Pour nous c’est une utopie totale. C’est bien pour ça qu’aucun ordinateur n’a jamais remplacé un enseignant. Ce qui fait la qualité de l’enseignement c’est la relation humaine entre un groupe d’élèves et un enseignant dans une salle de classe. À notre sens, c’est irremplaçable. Notre crainte serait qu’à moyen terme, il y ait une sous-éducation uniquement avec des IA pour les pauvres et, pour les élites, toujours des enseignants. Ce serait le plus grand danger », estime le représentant du Snes.

    Il pointe enfin comme une vraie préoccupation « le coût environnemental de l’IA », derrière laquelle se cachent de gigantesques serveurs affamés d’électricité et d’eau, véritables gouffres énergétiques. Sans oublier « le problème de la protection des données. On sait par exemple qu’une partie des données de l’Éducation nationale est sous-traitée à Amazon : ça pose d’énormes problèmes d’un point de vue éthique mais aussi géopolitique : que ferait-on si, du jour au lendemain, Trump décidait, en représailles de je ne sais quoi, de couper les ponts ? Tous les serveurs mères et 80% des serveurs sont aux États-Unis actuellement », illustre Guillaume Marsault.

  • [Sénatoriales] Dans les Bouches-du Rhône, des unions mises à l’épreuve

    [Sénatoriales] Dans les Bouches-du Rhône, des unions mises à l’épreuve

    « Cette fois, le scrutin se prête moins aux manœuvres qu’en 2020 », sourit-on dans les états-majors. À quatre mois des sénatoriales, les candidats multiplient les visites sur le terrain à la rencontre des élus du territoire, et de ces 3 600 grands électeurs du département des Bouches-du-Rhône qui auront à élire huit sénateurs, le 27 septembre prochain, alors que les regards se tournent déjà vers la présidentielle. Six ans en arrière, chaque camp était parti divisé. L’union de la gauche faisait face aux guérinistes, les Républicains et Renaissance faisaient bande à part. Mais le contexte politique a drastiquement changé, et les lignes de force ont bougé sur le territoire : en retrait dans le département, la gauche peut compter sur sa progression à Marseille, qui pèse pour un tiers des voix, tout comme l’extrême droite qui a aussi mis la main sur plusieurs municipalités.

    Reste à savoir si cette progression, moins importante que ce qu’escomptait le camp lepéniste, suffira à ouvrir les portes du palais du Luxembourg au RN. « Nous espérons bien faire deux sièges », avance son délégué départemental Franck Allisio, quand bien même il ne comptabilise que 400 grands électeurs dans son camp. Ce qui n’assure qu’une seule place au Sénat. « Systématiquement, les listes RN ont dépassé le nombre de grands électeurs du RN », argumente-t-il. Le parti d’extrême droite a ainsi misé sur une tête de liste confiée à une transfuge de la droite, la vice-présidente du conseil départemental Marie-Pierre Callet, pour grappiller ces voix (notre édition du 19/05). Un choix dans lequel beaucoup voient la main du vice-président du RN Sébastien Chenu, et dont s’est désolidarisé le député Romain Baubry. Mais il faudra composer avec une autre liste à l’extrême droite emmenée par le sénateur (ex-RN) Stéphane Ravier, qui risque de diviser les voix et coûter un deuxième siège. « Ça a toujours été convenu comme ça », assure Franck Allisio pour écarter tout soupçon de trahison après l’accord des municipales. Au-delà de ses proches élus à Marseille, le sénateur sortant avait déjà grappillé plus de 200 voix hors de son camp lors du dernier scrutin. De quoi réduire les marges de manœuvre à droite.

    Celle-ci compte pourtant bien réaliser « 3,75 sièges », calculait Renaud Muselier. « Il y a un rapport de force très majoritairement à droite », souligne la très droitière sénatrice LR sortante Valérie Boyer. Candidate à sa réélection en attendant la commission d’investiture de son parti début juin, elle assume l’union avec le président (Ren.) de Région, qui s’est déclaré début avril pour conduire une liste d’union. « Je prêche pour l’entente, c’est dans l’intérêt commun », défend aussi Valérie Boyer, en assumant qu’« une liste, ça représente des courants divers ». Mais tandis que la sénatrice UDI Brigitte Devesa annonçait ne pas vouloir descendre sous la quatrième place, elle avertit : « Le courant centriste est très faible. C’est bien d’avoir des grandes ambitions, mais il faut faire des sièges. » « Il n’y a aucune décision prise, Renaud Muselier avance et travaille avec Gérard Larcher et les élus locaux », explique son directeur de cabinet Romain Simmarano. Avec l’annonce vendredi du retrait de la course de la ministre déléguée Sabrina Roubache, officiellement pour se concentrer sur son action gouvernementale (notre édition du 23/05), « le jeu s’éclaircit un peu » estime-t-il.

    L’éclaircissement ne devrait pas tarder à gauche aussi. « L’idée, c’est d’avoir une union la plus large possible, dans la mouture de ce qui s’est fait la dernière fois », avance-t-on dans l’entourage du maire de Marseille. « Nous avons décidé de partir sur une liste commune, avec la même configuration et les mêmes candidats qu’en 2020 », complète le sénateur (EELV) Guy Benarroche. Les communistes doivent ainsi avaliser leur stratégie cette semaine, Marie-Arlette Carlotti tient la corde au PS. Mais chez les écologistes, ils sont quatre candidats face au sénateur sortant, dont l’adjoint des 2-3 Thomas Laffare et l’ancienne responsable de la tutelle des Écologistes Paca, Samia Lakehal. Élue suite à la condamnation de Jean-Noël Guérini qui avait conduit sa propre liste en 2020, Mireille Jouve (DVG) a de son côté entamé une tournée des élus du territoire. Au risque de diviser les voix à gauche, alors qu’à la tête de la municipalité marseillaise un veto est mis contre sa présence sur une liste d’union.

    Le 27 septembre prochain, quelque 63 départements – dont les six départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur – auront à renouveler 178 sièges au Sénat, la moitié de l’hémicycle. Au total, 87 000 grands électeurs devront élire leurs représentants, au nombre de 22 dans la région : un dans les Alpes-de-Haute-Provence ainsi que dans les Hautes-Alpes, élu au scrutin majoritaire, trois en Vaucluse, quatre dans le Var, cinq dans les Alpes-Maritimes et huit dans les Bouches-du-Rhône, élus au scrutin proportionnel. Un vote obligatoire, sous peine d’une amende de 100 euros. Première étape, les conseils municipaux éliront leurs délégués le 5 juin prochain, représentant seulement une partie des élus dans les communes de moins de 9 000 habitants, l’ensemble du conseil jusqu’à 30 000 habitants, et des citoyens supplémentaires au-delà, auxquels s’ajoutent les élus départementaux, régionaux et les parlementaires. Les listes devront être déposées du 7 au 11 septembre, avant le vote du 27 septembre.

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, deux candidats en lice pour les sénatoriales

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, deux candidats en lice pour les sénatoriales

    « C’est le prolongement de mon engagement en tant qu’élue municipale et en tant que vice-présidente du conseil départemental » : Stéphanie Colombero (LR) a annoncé sa candidature aux élections sénatoriales, espérant prendre le siège du sénateur actuel, Jean-Yves Roux (PRG), lui aussi candidat à sa réélection. La professionnelle de santé, encartée LR, compte aller à la rencontre des maires du département pour les convaincre de voter pour elle. « Le but, c’est que j’aille rencontrer le maximum d’élus. Si j’arrive à voir toutes les mairies, ce serait parfait », lance-t-elle. « Je vois au quotidien des communes qui ont du mal à faire sortir de beaux projets, qui ont envie de faire avancer leur village, mais qui se retrouvent confrontés à de la complexité des règles qui ne sont pas forcément applicables sur nos territoires, et la complexité de monter des dossiers d’aide. Donc, dans mon projet, j’ai la volonté d’avoir une équipe qui soit formée pour la recherche de subventions, et qui puisse venir en aide aux communes », explique-t-elle.

    Selon elle, le fait de siéger « dans la majorité sénatoriale permettra certainement d’avoir plus de poids ». Si elle était élue, elle compte « proposer des permanences mobiles pour venir à la rencontre des élus, pas attendre qu’ils me sollicitent, mais aller les voir et porter leurs sujets ». Contacté, Jean-Yves Roux, sénateur depuis 2014, n’a pu être joint dans l’immédiat.

  • Collecte urgente pour la Banque alimentaire

    Collecte urgente pour la Banque alimentaire

    Les collectes traditionnelles de novembre ne suffisent plus à répondre aux besoins. Confrontée à une « baisse critique des stocks de denrées de première nécessité » due à « la hausse du nombre de bénéficiaires », la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône lance une opération d’urgence sociale. Pour la soutenir, du 29 mai au 5 juin, le conseil départemental mobilise ses Maisons du bel âge pour accueillir les dons des Provençaux.

    Parallèlement, les vendredi 29 et samedi 30 mai, les bénévoles de la Team 13 seront déployés dans plusieurs grandes surfaces du territoire pour prêter main-forte aux équipes de la Banque alimentaire. La collecte cible spécifiquement les produits de première nécessité manquant actuellement dans les réserves : Produits alimentaires non périssables : huile, lait, sucre, café, riz, pâtes, poudre chocolatée, conserves de légumes ou de poisson. Produits d’hygiène : dentifrice, brosses à dents, savon solide, protections hygiéniques, mouchoirs, coton, papier toilette. « Pour les bébés, la demande actuelle ne porte pas sur l’alimentaire, mais exclusivement sur les couches et les produits d’hygiène infantile », précise l’appel aux dons. Au-delà, Martine Vassal (DVD), présidente du CD 13, soumettra au vote de la commission permanente de juin, une aide au fonctionnement de 270 000 euros allouée à la Banque alimentaire.

  • Le numérique, un impact tout sauf neutre pour le débat démocratique

    Le numérique, un impact tout sauf neutre pour le débat démocratique

    Impossible d’y échapper. Que ce soit les réseaux sociaux, la vidéosurveillance ou encore l’accès dématérialisé aux services publics, le numérique a bouleversé notre quotidien. « Un adulte passe en moyenne 32 heures par semaine devant un écran », campe Alexandre Basquin, sénateur PCF du Nord et participant au débat, aux côtés de Pierre-Yves Cadalen (député LFI du Finistère), Thomas Dossus (sénateur écologiste du Rhône) et Patrick Blanès (secrétaire fédéral du PS de Vaucluse). « Les plateformes numériques créent des contenus clivants et émotionnels, le débat est polarisé et une partie de l’espace démocratique est aujourd’hui structurée par des entreprises privées », rappelle, en introduction, Sabrina Royer, animatrice du débat.

    Pendant 1h30, les propos ont fait le procès du numérique, du moins l’usage généralisé qui en est fait sans réel garde-fou. « Sans les réseaux sociaux, on n’aurait pas battu Aulas à Lyon », souligne quand même Thomas Dossus quand Patrick Blanès relève leur « utilité pour structurer certains mouvements ». « Oui, mais par exemple, Facebook a banni toute référence à la Palestine », nuance Alexandre Basquin, rétif aux réseaux sociaux. « Je dois être l’un des seuls parlementaires à ne pas y être car on cherche plus à convaincre à l’extérieur que la personne face à soi, c’est mortifère car il faut être excessif pour être viral », déplore le sénateur nordiste.

    Manière d’aborder les logiques d’algorithmes qui confortent chacun dans ses biais tout en clivant encore plus les contenus. « On zappe d’une info à l’autre, c’est l’économie de l’attention », resitue Patrick Blanès, alarmé aussi par l’irruption de l’intelligence artificielle, « qui pourrait bientôt rendre des décisions de justice ». « Mais ce capitalisme de l’attention doit avoir ses limites et être régulé au niveau européen », plaide Thomas Dossus, pour qui « les grandes plateformes doivent être tenues pour responsables ». Si le sujet n’a pas été abordé, on a vu des récents déferlements de haine et de racisme en ligne sur des pages Facebook de nos confrères. Le tout avec un sentiment d’impunité. Au début du mois, 16 familles ont aussi porté plainte contre TikTok pour abus de faiblesse, accusant le réseau social de pousser des jeunes au suicide.

    Instaurer une vraie régulation publique

    À l’instar des « règles déontologiques pour la presse créées au XIXe siècle », le sénateur écologiste souhaite « un modèle de contrôle public » vis-à-vis des plateformes numériques et « le risque de bulle de désinformation ». Pierre-Yves Cadalen milite, lui, pour la mise en place d’un « pôle public du numérique » pour sortir les médias des « concentrations capitalistiques ». Car derrière les Gafam (acronyme des géants du numérique), « il y a un projet politique de technofascisme, des nouveaux réactionnaires qui veulent abolir la démocratie et supprimer les libertés individuelles », estime le député insoumis. Une idée de pôle public qui ne séduit pas Thomas Dossus, « pas fan car si la gauche peut en faire un outil d’émancipation, je crains que ce ne soit pas le cas si la droite est au pouvoir ».

    Brièvement abordée aussi, l’impact sur la jeunesse, fortement « informée » par les réseaux sociaux, et l’omniprésence dans le cercle scolaire. « Il faut dénumériser nos écoles », conclut Thomas Dossus.