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  • Mahn Kloix signe une fresque à Belsunce

    Mahn Kloix signe une fresque à Belsunce

    C’est un quartier très pauvre, l’idée est de dire qu’il n’est pas abandonné. Qu’il y a toujours des gens qui sont là et qui prennent soin les uns des autres. Faire une fresque de 50m2, c’est aussi mettre en lumière ceux qui y restent », explique l’artiste Mahn Kloix. Et de poursuivre « c’est un quartier dominé par la présence des hommes dans la rue. J’ai choisi de faire un portrait d’une jeune fille, et de fait, de remettre une présence féminine dans la rue ».

    « Qu’est-ce que c’est ? », interroge Zina à haute voix. « J’habite là depuis 30 ans, j’aimerais trop déménager. Les habitants sont sympas mais les rues… », poursuit-elle. Sous un soleil de plomb, des jeunes torse nu assis çà et là, sont accrochés à leur téléphone. La fresque est dessinée au trait noir sur la façade de la Soliha, foyer pour jeunes mineurs isolés. « Depuis le meurtre survenu en janvier 2026, mairie, préfecture et associations de quartier se réunissent régulièrement pour travailler. L’idée est d’arriver à se réapproprier l’espace », détaille Christèle Grandpaul, une des responsables du foyer Soliha. Aucun des jeunes du foyer n’a souhaité connaître le motif en amont. Sur le canapé, Mamadou s’interroge : « Le dessin, je sais pas ce que c’est. J’attends de voir fini. Au début, j’ai cru une rénovation. » Tandis qu’Abou s’interroge plutôt sur l’origine du nom de l’artiste. « Quand tu mets une image en grand format dans un espace urbain, c’est assez imposant et impactant visuellement », reconnaît-il. Mais pas que… « À chaque fois, c’est un défi. Sur corde, il y a l’aspect physique engageant. C’est quelque chose de rude, mais qui me plaît. »

    Né au XXe siècle, l’art urbain ou Street art est un art très populaire. « On dit aux gens : non, tu n’es pas obligé d’aller dans une galerie. L’art est devant toi dans ta rue », analyse Mahn Kloix. Poursuivant : « C’est ce que j’aime dans ce mouvement. À l’international, c’est le premier qui vient d’une base populaire et qui s’adresse à tous. Pour moi, c’est une énorme révolution dans le monde de l’art. »

  • L’UD de la CGT 13 au soutien de Fadwa Barghouti

    L’UD de la CGT 13 au soutien de Fadwa Barghouti

    Fadwa Barghouti poursuit sa visite marathon à Marseille. À la Bourse du Travail, des syndicalistes de la CGT 13 ont échangé, ce vendredi, avec la militante palestinienne. Keffieh sur les épaules et entourée de drapeaux palestiniens, elle est revenue sur le sens de sa venue en France : « On veut relancer la campagne internationale pour la libération de Marwan. »

    Épouse de Marwan Barghouti, emprisonné depuis 2002 en Israël, elle rappelle qu’une dizaine de villes françaises – dont Marseille – lui ont accordé la citoyenneté d’honneur, distinction « qui honore tout le peuple palestinien ».

    Un soutien qui doit en appeler d’autres selon la CGT. « Le gouvernement français doit poser des actes concrets pour pas être complice du génocide », martèle Marc Piétrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13.

    « Une leçon d’humanisme et de militantisme »

    Chargée par son époux de porter sa voix, Fadwa Barghouti laisse entrevoir sa fatigue. « Parfois, je perds espoir, je me sens seule », confie-t-elle. Avant d’assurer, d’un ton grave : « On tiendra le coup jusqu’à sa libération et celle de tous les prisonniers palestiniens. »

    Les échanges se sont ensuite tournés vers l’éducation. Mouna, enseignante syndiquée, alerte sur des « générations sacrifiées », convaincue que l’avenir palestinien passe par « l’émancipation de sa jeunesse ». « La plus grande punition, c’est de priver ce peuple d’accès à l’éducation », répond Fadwa Barghouti, avant d’évoquer son mari, qui « donne 4 heures de cours de politique par jour à des prisonniers à travers sa fenêtre ».

    Une anecdote qui conclut une rencontre saluée comme « une grande leçon d’humanisme et de militantisme » par Marc Piétrosino, sous les applaudissements et les chants « Libérez Marwan, libérez la Palestine ». La militante conclut sa visite marseillaise ce samedi à 14h, sous l’Ombrière du Vieux-Port, à l’occasion de l’événement Palestine United 2.

  • Une Pride très politique face à l’extrême droite

    Une Pride très politique face à l’extrême droite

    La Pride de Marseille a lieu ce samedi 4 juillet. Elle clôture ce Mois des fiertés où une quarantaine d’événements culturels, militants et festifs se sont déroulés dans toute la ville.

    À l’aube de l’élection présidentielle, l’extrême droite se présente comme le protecteur de la communauté LGBTQIA+. Des collectifs de « gays patriotes », comme Eros, s’organisent et ciblent les homosexuels. Une partie de la communauté est tentée par ce vote de l’extrême droite. Mais pas toute. Au Centre LGBTQIA+ de Marseille, les membres, réunis ce jeudi soir à l’occasion d’une réunion interassociations en vue de la Pride, expriment clairement leur opposition. « Les idées portées par l’extrême droite ont toujours été des idées contre nous, pour nous museler. Aujourd’hui l’appel du pied homonationaliste est totalement incompatible avec les valeurs de la communauté LGBTQIA+ », défend Télio, 34 ans, étudiante en troisième année d’éducatrice spécialisée et membre de la coordination de la Pride.

    « Ils ne sont pas de notre côté »

    Un sentiment partagé par Lua, 39 ans, secrétaire générale du Centre. « Ce sont des personnes qui instrumentalisent des causes qu’ils ne connaissent pas. Ils viennent mélanger des discours de haine à des sentiments de frustration de minorité. C’est un terreau fertile pour que des personnes qui se sentent délaissées, puissent être séduites par des discours superficiels. Ils ont un processus de simplification, de dédiabolisation. Ils cherchent à drainer des électeurs par tous les moyens possibles. C’est indigne. Ce qu’il sera proposé à ces personnes-là, ça ne sera jamais d’être défendu. »

    Ce qui alerte la communauté, mais qui n’a pour autant pas l’intention de se laisser faire. « Ce qu’on peut faire dans les moments comme la Pride, c’est d’être clair sur nos positions, et dire que chez nous, cette tentative de récupération ne marchera pas », soutient Alexis Doghmane, 30 ans. Et à ceux qui rejoignent ces groupes d’extrême droite, cet ingénieur a un message à leur faire passer. « Réveillez-vous. Ne soyez pas naïfs de croire que les choses vont s’arranger en votant pour les mêmes personnes qui nous ont trahis maintes et maintes fois. C’est faux. Regardez l’histoire, regardez les faits, regardez leur programme. Ça se voit qu’ils ne sont pas de notre côté. »

    L’enjeu est de taille avec la présidentielle l’année prochaine. Jérémie Dubois, 27 ans, membre du conseil administratif du centre et à la coordination de la Pride en est conscient. « On essaye de mobiliser toute la communauté. Sauf les homos nationalistes, qui restent assez marginaux, on est tous et toutes contre le Rassemblement national car ce parti incarne des idées politiques et des valeurs qui vont à l’encontre de ce que nous représentons. »

  • Des lycéens récompensés pour leurs projets solidaires

    Des lycéens récompensés pour leurs projets solidaires

    Dans la cour du lycée Le Chatelier, les élèves brandissent fièrement leur diplôme encadré, le « Prix Édith Arnoult-Brill du Projet Solidaire », et lancent leur toque en l’air. Cette réussite est la leur : deux ans au sein du programme « Lycées Pro’Solidaires », durant lesquelles ils ont pu développer des projets concrets. Huit classes, douze groupes de lycéens de La Viste, La Calade, l’Estaque et Le Chatelier à Marseille, mais aussi de Jean-Monnet, à Vitrolles. Quand l’une des classes a organisé des sorties pour des petits placés au sein d’une maison d’enfants à caractère social (Mecs), d’autres ont appris à des femmes précaires la couture.

    Face aux élèves, Amine Kessaci, adjoint EELV au maire en charge de la Jeunesse, évoque son propre parcours, étant lui-même titulaire d’un bac pro : « C’est la preuve que tout est possible ». « Un déclic suffit à déplacer une frontière et changer un destin », abonde Sabrina Roubache, ministre déléguée en charge de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, rappelant qu’elle a grandi à quelques mètres d’ici, rue Félix-Pyat. Les élèves ont par la suite présenté, devant un jury, un projet pour un voyage pédagogique. C’est ainsi qu’ils se sont rendus à Montréal, Copenhague, Stockholm et Amsterdam. « Vous êtes fiers de vous et ça, il faut le revendiquer, ce que vous avez fait est assez extraordinaire », pousse Charles Lantieri, directeur général délégué de FDJ United, devant les élèves chaleureusement applaudis.

  • Sauramps liquidée, la dernière page d’une institution

    Sauramps liquidée, la dernière page d’une institution

    Le silence a remplacé le bruissement des pages. Ce vendredi 3 juillet, le tribunal de commerce de Montpellier a prononcé la liquidation judiciaire du groupe Sauramps, refermant une histoire commencée en 1946 et transmise de génération en génération de lecteurs. Dans les couloirs du tribunal, comme devant les vitrines désormais figées, la stupeur avait pourtant quelque chose d’attendu : depuis des mois, la grande librairie du Triangle se vidait, ses rayons se clairsemaient, ses salariés travaillaient dans l’incertitude et les clients cherchaient en vain les nouveautés qui ne pouvaient plus être commandées.

    Placée en redressement judiciaire à la mi-juin, l’enseigne n’aura bénéficié que d’un court sursis. Aucun repreneur crédible ne s’est manifesté. Les pertes, évaluées autour de 4 millions d’euros, ont emporté les derniers espoirs d’un plan de continuation. À Montpellier, 48 salariés sont concernés. À Alès, six autres voient disparaître une librairie ouverte depuis vingt-quatre ans. Derrière le mot froid de « liquidation », il y a des métiers, des visages, des conseils donnés entre deux étagères, des paquets cadeaux de fin d’année, des livres glissés entre deux générations.

    Dans un message d’adieu publié par les équipes, l’émotion affleure à chaque ligne. « Après 80 ans d’existence au cœur de Montpellier et 24 ans au cœur d’Alès, les librairies Sauramps tournent une page avec beaucoup d’émotions », écrivent les salariés, remerciant « lectrices, lecteurs de tous âges, de tous horizons » pour leur fidélité, et saluant « le travail formidable des libraires » qui ont partagé leurs coups de cœur « avec passion ».

    Un gâchis social et culturel

    Sauramps n’était pas seulement un commerce. C’était une adresse populaire du livre, un lieu où l’on venait flâner, choisir un roman, chercher un manuel, discuter d’un auteur, croiser la ville. Sa disparition dit quelque chose de la fragilité d’une culture de proximité quand les charges explosent, quand les locaux vieillissent, quand les grandes plateformes imposent leur rythme et quand les pouvoirs économiques laissent les salariés porter seuls l’angoisse de l’effondrement.

    Après la décision du tribunal, la Région Occitanie et Montpellier Méditerranée Métropole ont assuré rester « plus que jamais mobilisées pour l’avenir de Sauramps ». Carole Delga, Michaël Delafosse et Christian Assaf disent apporter leur « soutien renouvelé » à la direction comme aux salariés « durement touchés ». Surtout, les collectivités veulent maintenir une perspective : « l’histoire de Sauramps n’est pas terminée », affirment-elles, en indiquant travailler depuis plusieurs semaines à un nouveau projet porté par David Lafarge, directeur général du groupe, en lien avec l’actionnaire principal François Fontès.

    L’enjeu est désormais de construire, « dans les prochaines semaines », une offre de reprise autour d’un projet « largement repensé et économiquement viable ». Plusieurs scénarios seraient en cours. La Région et la Métropole promettent d’accompagner cette reprise si elle se concrétise, au nom d’une marque jugée « emblématique » de la politique du livre à Montpellier et du rayonnement culturel régional. Une lueur, donc, mais qui ne doit pas masquer la violence du jour : 54 salariés se retrouvent au bord du vide.

    Le commerce fragile des idées

    La chute n’est pas née d’hier. Déjà sauvée en 2017 après un précédent redressement judiciaire, la librairie avait été reprise par l’architecte montpelliérain François Fontès, via Amétis. Depuis, plusieurs tentatives de relance n’ont pas suffi. Ces derniers mois, l’absence de trésorerie, les difficultés d’approvisionnement, le poids du magasin du Triangle et la perte progressive de confiance ont transformé l’institution en navire à quai. Même la Comédie du livre, rendez-vous historique du paysage littéraire montpelliérain, s’est déroulée sans elle cette année : un symbole de trop.

    Cette liquidation s’inscrit dans un secteur déjà secoué : Gibert, Furet du Nord, Decitre… les grandes enseignes du livre physique traversent une zone de tempête. Mais à Montpellier comme à Alès, la blessure est singulière. Sauramps faisait partie du décor mental des villes, de ces lieux où la culture se feuillette sans rendez-vous. Une librairie n’est jamais seulement une caisse enregistreuse : c’est un service public sans statut, tenu par des salariés passionnés, souvent peu payés, mais essentiels à la circulation des idées.

    Ce vendredi de juillet, l’année des 80 ans de Sauramps s’achève donc sur une liquidation. Peut-être pas sur une disparition totale, si le projet de reprise annoncé par les collectivités aboutit. Mais la page qui se tourne aujourd’hui, elle, est bien réelle : écrite non par les lecteurs, mais par les comptes, les loyers, les choix de gestion et l’impuissance collective à préserver, à temps, un bien commun. À Sauramps, les livres n’ont jamais manqué d’histoires. En espérant que la sienne puisse encore trouver une fin heureuse.

  • De la kétamine dans les croquettes, un trafic démantelé près de Vence

    De la kétamine dans les croquettes, un trafic démantelé près de Vence

    Tout a démarré en mars 2026, lorsqu’un colis contenant 10 kilogrammes de kétamine dissimulés dans des paquets de croquettes pour animaux a été découvert à La Colle-sur-Loup, après livraison par erreur à des particuliers, indique la gendarmerie dans un communiqué ce vendredi 3 juillet.

    Une découverte qui conduit à l’ouverture d’une enquête pour importation et trafic de stupéfiants ainsi que pour blanchiment, les éléments laissant supposer l’existence d’un trafic structuré. Conduites sous l’autorité du parquet de Grasse, les investigations ont permis d’identifier en quelques mois l’ensemble des personnes impliquées au sein d’une organisation structurée, fournissant notamment le milieu des rave-partys.

    Le 30 juin 2026, la Brigade de recherche de Grasse, appuyée par des unités de la compagnie de gendarmerie départementale de Grasse a procédé à plusieurs perquisitions et à 4 interpellations. Ces personnes sont placées en garde à vue. Une dizaine de personnes ont également été entendues en tant que mis en cause ou témoins.

    Les perquisitions permettent la saisie, sur plusieurs lieux, de deux armes de poing, et de drogue pour un total estimé à la revente entre 700 000 et 900 000 €, dont 10 kg de kétamine, 1kg de drogue de synthèse « Tucy » ou cocaïne rose, 280 g de cocaïne, plus de 280 cachets d’ecstasy. Des avoirs criminels ont aussi été saisis pour environ 323 000 euros dont des pièces d’or, des cryptomonnaies et de l’espèce.

    Deux personnes ont été déférées ce vendredi devant le parquet de Grasse pour une comparution immédiate. Un troisième est convoquée devant le tribunal en septembre 2026 pour répondre de ses actes. Un quatrième fait l’objet d’une convocation en reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) et le dernier d’une ordonnance pénale.

  • Belle percée pour le Trophée Crédit Mutuel

    Belle percée pour le Trophée Crédit Mutuel

    Si l’on ne veut pas que la pétanque devienne un sport de pensionnés, il est important de se tourner vers les enfants. Force est de constater qu’en dehors de ces grands événements, il y a peu d’engouement chez les jeunes boulistes. En fait, c’est le manque de dévouement dans les structures qui fait que cette jeunesse est un peu délaissée, voire laissée dans l’armoire aux oubliettes.

    195 triplettes au départ

    Dernièrement, dans le secteur marseillais, une belle épreuve programmée a connu un dur revers et le projet est tombé à l’eau. Pourtant, ces dirigeants se démènent, sollicitent des partenaires, mettent tout en œuvre pour le plaisir et le bonheur des gamins. Hélas, ils n’ont pas eu le retour escompté. Ce 38e Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes semble, lui, voguer à contre-courant. Ce qui est tout à l’honneur, une nouvelle fois, des organisateurs et du partenaire principal.

    On y retrouve au départ pas loin 195 triplettes de jeunes pétanqueurs, venues, il est vrai, de tous les horizons. Il y aura notamment la sélection nationale allemande juniors, championne du monde 2025, mais aussi des équipes suisses et belges. Un record battu qui fait la fierté des organisateurs. On rencontrera aussi sur les bords de la Roseraie de nombreux licenciés des quatre coins de l’Hexagone, à l’image de ce contingent de joueurs originaires de la cité impériale. L’occasion pour nos locaux de se mesurer à des adversaires qu’ils découvrent sans doute pour la première fois. Les vainqueurs des précédentes éditions seront là pour les accueillir et prêts à ne pas s’en laisser conter…

    Voilà qui promet pour le spectacle… Il faut savoir que pour ces jeunes passionnés, cette épreuve peut être un tremplin pour leur future carrière dans la spécialité. En effet, on se souvient par exemple de Dolores Vercelotti (lauréate en 2007), Kévin Faralli (2012) ou encore Joseph « Tyson » Molinas, deux fois vainqueur du Mondial des Jeunes (2010 et 2014) au Mucem.

    Une liste loin d’être exhaustive, mais des exemples à suivre. C’est tout le bien que l’on souhaite à cette jeunesse aguerrie au plus haut niveau.

  • 558 dames au départ du GP féminin Paprec

    558 dames au départ du GP féminin Paprec

    On ne court pas contre les records », martèle Maryan Barthelemy, le directeur des événements du journal La Marseillaise. Toutefois, quand ils tombent, on peut bomber le torse ! Quand Dorothée Seriat-Gautier a validé son engagement, et avec son dossard 186, les organisateurs et investisseurs de ce Grand Prix féminin Paprec La Marseillaise pouvaient pavoiser.

    Le record de participation, établi l’an dernier, n’aura pas fait de vieux os, passant en une année de vie à trépas. Il est vrai que la pétanque chez les féminines connaît un bel essor. Il est loin le temps où, sous l’impulsion de trois dames, feu Patricia Jeanjean, Lucette Coste et Sylvette Innocenti, cette épreuve fut portée sur les fonts baptismaux.

    Si aujourd’hui, alors qu’il fête son quart de siècle, le bébé a pris du poids, pour sa prise de fonction, le nouveau directeur de l’épreuve, Maryan Barthelemy, n’a pas oublié de revenir sur ce passé. Ainsi, en ouverture de cette compétition, ce matin à 8h30, une plaque au cœur du village sera dévoilée en hommage à Patricia Jeanjean. Au terme de la finale, c’est Sylvette Innocenti, vainqueure de la première édition, qui remettra un trophée à son nom, à la meilleure joueuse de la finale.

    Dran face aux championnes de France

    Une fois encore, le tirage va nous permettre d’entrer rapidement dans le bain. Dans la poule 46, avec seulement trois locataires, il va falloir, comme dans la pub, que Lolita Ducros se décarcasse, d’abord face à la formation des championnes de France d’Anna Maillard et Sandrine Poinsot – victorieuses ici l’an passé –, accompagnées cette fois d’Angélique Colombet. Puis face à Raymonde Dran, associée à Virginie Onorrus et Flavie Montagne.

    Avant d’en arriver là, dans la poule 1, Sophie Garcia peut croiser Claire Gaudillière. La poule 3 nous offre une entame entre les Monégasques de Laura Vierjon et la formation d’Elodie Estève. Dans la poule 18, enfin, cohabitent Fara et Rubio.

    Un fort beau programme, pour une belle journée de pétanque au parc Borély.

  • Le Mondial explose les compteurs

    Le Mondial explose les compteurs

    Pour la deuxième année consécutive, le record de participation est battu. Un signe fort d’une compétition qui grandit, évolue et continue d’attirer aussi bien les joueurs du dimanche venus en famille que les amateurs chevronnés et les champions confirmés, tous réunis au rendez-vous marseillais pour quatre jours d’intense compétition, dans les allées du parc Borély.

    Cette année, les 95 départements métropolitains sont représentés, ainsi que 30 pays venus des quatre coins du monde. Des équipes arrivent de très loin, avec des triplettes du Japon, du Mexique, du Togo, des États-Unis, de Finlande ou encore de Slovaquie, sans oublier les délégations ultramarines de La Réunion, de Guyane ou de Saint-Barthélemy.

    Un an après le sacre de Madagascar, La Marseillaise porte plus que jamais son nom de Mondial. À l’image de la pétanque, elle-même, l’événement s’est profondément internationalisé, avec l’émergence de nouvelles nations comme l’Allemagne, championne d’Europe en 2025, l’Italie, championne du monde en 2024, ou encore plusieurs pays africains tels que le Sénégal et le Bénin, en progression constante. Malgré cette concurrence accrue, la France demeure le principal vivier de champions, et la quasi-totalité des meilleurs joueurs en font un objectif majeur. Anciens vainqueurs désireux de revivre leur sacre ou nouveaux prétendants rêvant d’inscrire leur nom au palmarès : tous poursuivent la même ambition, s’imposer sur l’épreuve phare phocéenne.

    Les femmes et les jeunes ne sont pas en reste

    Autre indicateur d’une dynamique solide : les compétitions associées battent, elles aussi, leurs records de participation. Le Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes et le Grand Prix féminin Paprec dépassent à leur tour les chiffres de l’an dernier. Au total, 186 triplettes sont engagées dans le concours féminin, tandis que 195 équipes participent au Mondial des jeunes, réparties en trois catégories : juniors (79 équipes), cadets (72) et benjamins-minimes (44).

    Des petits prodiges au palmarès déjà bien garni, comme Tylan Kapfer, Loni Szczotkowski ou Gianni Seignouret, tenteront de s’imposer une nouvelle fois sur la scène marseillaise. Déjà habitués au succès dans les catégories jeunes, ces talents incarnent une relève en pleine affirmation au sein de la discipline.

    Au-delà du prestige sportif, le Mondial reste avant tout un rendez-vous humain, où les générations se croisent et où la passion du jeu efface les frontières. Une singularité qui contribue, année après année, à renforcer son statut d’événement incontournable de l’été marseillais. Alors, avec ou sans boules en main, seul, avec des amis ou en famille, vous êtes chez vous à La Marseillaise.

    Rocher, Doerr et Feltain présents

    Interpellés mardi dans le Var et en Gironde, les internationaux français Dylan Rocher, Ligan Doerr et Jean Feltain, soupçonnés d’avoir manipulé une partie des Masters de pétanque 2025 à des fins de paris truqués, seront bien présents à La Marseillaise. Si Rocher et Feltain devraient évoluer avec leurs équipes prévues, Doerr jouera aux côtés de Nelson Ziegler et Ludovic Montoro, remplaçant de luxe de dernière minute de Michel Hatchadourian, blessé dans un accident de travail.

  • [Mondial La Marseillaise] Le tirage au sort de la première partie est à 14h à Borely

    [Mondial La Marseillaise] Le tirage au sort de la première partie est à 14h à Borely

    Un problème électrique indépendant de notre volonté, au siège du journal La Marseillaise, ne nous a pas permis d’effectuer le tirage au sort de la première partie dans un laps de temps nous accordant de délivrer les 4 832 cartons de jeu.

    Les joueurs pourront donc se présenter au bureau des jeux, à l’entrée du parc Borély, suivant les horaires suivants :

    vendredi 3 juillet (14h-18h) – samedi 4 juillet (10h-12h et 14h-18h) et dimanche 5 juillet (7h-8h30).

    Plus aucun carton ne sera distribué ensuite.

    Le programme 2026

    Vendredi 3 juillet

    (Parc Borély)

    9h : Grand Prix Féminin Paprec

    14h : Trophée Crédit Mutuel des Jeunes

    Samedi 4 juillet

    (Parc Borély)

    8h30 : Grand Prix Féminin Paprec

    9h : Trophée Crédit Mutuel des Jeunes

    9h : Mondial IDELIA des CSE

    9h30 : Mondial des Centres sociaux

    19h : Finale du Mondial IDELIA des CSE

    20h30 : Mondial des célébrités

    Dimanche 5 juillet

    (Parc Borély et 15 sites à Marseille)

    9h : 1ères parties du Mondial La Marseillaise

    10h30 : Finale du GP Féminin Paprec

    10h30 : Finale du Trophée Crédit Mutuel Minimes et Benjamins

    15h30 : Finale du Trophée Crédit Mutuel Junior et Cadet

    18h : Finale des concours de pétanque nationaux des CCAS et IEG

    Lundi 6 juillet

    (Parc Borély)

    8h30 : 4e parties puis cadrage du Mondial

    10h-18h : Initiation à la pétanque

    14h : 5e et 6e parties du Mondial

    18h30-19h30 : Démonstration de tirde précision

    Mardi 7 juillet

    (Parc Borély)

    8h30 : 32e puis 16e de finale du Mondial

    9h : Challenge des entreprises PROMAN

    9h : Challenge COLAS

    10h-18h : Initiation à la pétanque

    14h : 8e puis quarts de finale du Mondial

    Mercredi 8 juillet

    (Parc Borély)

    8h30 : Handi Mondial

    9h : 1ère puis 2e demi-finale du Mondial

    9h : Trophée des Médias

    13h45 : Demi-finales du Handi Mondial

    14h : Finale Maisons du Bel Age

    15h : Finale Handi Mondial

    17h : Finale du 65e Mondial