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  • À Nîmes, la réforme de la PJJ inquiète

    À Nîmes, la réforme de la PJJ inquiète

    Fin juin, devant le tribunal judiciaire de Nîmes, une quinzaine d’agents de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) avaient sorti les banderoles pour dénoncer des équipes à bout, des postes supprimés et des mesures qui s’empilent. Deux mois plus tard, alors que ces difficultés ne sont pas résorbées, une nouvelle réforme doit entrer en vigueur le 1er septembre. À Nîmes, l’unité éducative d’hébergement collectif (UEHC) et le centre éducatif fermé (CEF) doivent devenir des unités judiciaires à priorité éducative (UJPE), dans le cadre d’une réorganisation nationale de l’hébergement public de la PJJ.

    Sur le papier, le changement vise à regrouper sous une même appellation les anciens CEF et UEHC. Mais dans le Gard-Lozère, la réforme s’accompagne d’une restructuration qui nourrit la colère de la CGT-PJJ. Dans son dossier technique, le syndicat affirme que le nouveau cahier des charges prévoit cinq équivalents temps plein en moins pour le CEF, contre deux postes supplémentaires pour l’ancienne UEHC, un psychologue et un infirmier. Une réforme que la CGT estime d’abord dictée par des contraintes budgétaires, « pour éviter toute création de poste de directeur et maintenir l’opération à coût constant ».

    « Une priorité éducative qui n’en a que le nom »

    Le projet prévoit notamment de rattacher l’ancien CEF à l’UEMO des Arènes, une unité de milieu ouvert, sous une même direction. Une association que la CGT juge incohérente : l’hébergement impose une forte disponibilité le soir et le week-end, quand le milieu ouvert fonctionne surtout en journée. « Ce montage associerait deux logiques organisationnelles et éducatives profondément différentes », détaille le syndicat, qui prévient qu’« une telle organisation placerait inévitablement la direction dans une tension permanente et produirait un projet de service difficilement lisible ».

    La méthode est elle aussi contestée. La CGT rappelle que, dès le 10 mars, la publication de la nouvelle « nomenclature des services » avait déjà acté, selon elle, la future cartographie, avant même la consultation formelle des représentants du personnel. Son contre-projet n’a ensuite pas été retenu, même pas entendu. L’incompréhension est d’autant plus forte que le CEF de Nîmes doit, selon elle, fermer deux ans pour travaux dès le 1er septembre. « Pourquoi une telle précipitation ? », interroge le syndicat.

    Ces inquiétudes ne surgissent pas de nulle part. Le 29 juin, lors de la mobilisation nîmoise, Josselin Valdenaire, secrétaire général de la CGT-PJJ Gard-Lozère, dressait déjà le tableau d’un service sous pression. Selon lui, environ 130 agents suivent plus de 750 jeunes dans le Gard et la Lozère, tandis que 105 mesures judiciaires restaient alors en attente de prise en charge. « Un éducateur accompagne 25 mineurs en continu. Je vous laisse faire le calcul », alertait-il.

    Pour le syndicaliste, le manque de moyens compromet directement la prévention de la récidive. « Dans 85% des cas, un mineur primo-délinquant bien pris en charge ne retourne plus jamais devant la justice », insistait-il. D’où sa défiance envers une réforme qui revendique une « priorité éducative » alors que les équipes réclament d’abord du temps, des bras et de la stabilité. « Une priorité éducative qui n’en a que le nom », résumait-il fin juin.

  • Pézenas : un coup de pouce pour le budget rentrée

    Pézenas : un coup de pouce pour le budget rentrée

    Comme chaque année à l’approche de la rentrée, le Secours populaire de l’Hérault (SPF 34) organise et participe à des collectes solidaires de fournitures. Différentes initiatives se déroulent dans le département, comme à Pézenas, en partenariat avec le centre social Ambroise-Croizat.

    « On réceptionne dans nos locaux des dons de fournitures neuves ou en très bon état », indique Sophie Lebouc, chargée de l’accueil et des animations du centre social. « Nous mettons un point d’honneur à ce que chacun puisse démarrer l’année dans de bonnes conditions. Or la rentrée a un vrai coût pour certaines familles », poursuit-elle. « Les familles qu’on accueille ont des revenus de plus en plus faibles », confirme Martine Girault, secrétaire du comité du Secours populaire de Pézenas, qui récupère et distribue les fournitures collectées par le centre social. « Elles disposent d’environ 2 euros ou moins par jour et par personne pour vivre. Donc un cahier à 1,5 euro ou 2 euros, c’est beaucoup », insiste-t-elle.

    Également une aide à la pratique sportive et culturelle

    L’allocation rentrée scolaire (ARS), versée à certaines familles sous conditions de ressources pour un montant allant de 426,87 à 466,02 euros en fonction de l’âge de l’enfant, constitue bien sûr une aide précieuse, « mais elle fond très vite et n’est pas toujours suffisante. Car les familles doivent respecter ces fameuses listes qui détaillent les fournitures pour chaque matière. Il y a aussi le fait qu’on veut faire plaisir à son enfant, qu’il a grandi, qu’il faut lui acheter des chaussures neuves, des vêtements… »

    Cette année, à Pézenas, l’aide en matière de fournitures scolaires est ciblée sur les collégiens, qui sont environ 70. Une première distribution a eu lieu le 26 août « car les familles sont soucieuses que leurs enfants fassent leur rentrée avec du matériel », mais la collecte se prolonge jusqu’au 3 septembre et les familles bénéficiaires pourront ensuite ajuster en fonction de leurs besoins.

    Depuis plusieurs années, la Fédération du Secours populaire de l’Hérault propose également, à la rentrée, une aide à la pratique sportive et culturelle, « très appréciée par les familles  ». « Ces enfants doivent pouvoir avoir des activités comme les autres. Or la pratique sportive et culturelle reste chère. On contribue donc au paiement d’une partie de l’activité choisie. Sur Pézenas, cela concerne 35 enfants. On a un budget de plus de 2 000 euros pour aider ces familles. » De son côté, le centre social Ambroise-Croizat organise également cette année, en partenariat avec le Lieu Ressources de Pézenas, une opération de lutte contre la fracture numérique en collectant des ordinateurs portables inutilisés. Les équipements récupérés seront reconditionnés par le Lieu Ressources avant d’être redistribués à des personnes qui en ont besoin.

  • [Rentrée des classes] A Martigues, Gaby Charroux et son équipe à Notre-Dame-des-Marins

    [Rentrée des classes] A Martigues, Gaby Charroux et son équipe à Notre-Dame-des-Marins

    Cette école située en plein coeur du quartier prioritaire Notre-Dame-des-Marins, dont toutes les classes ont été maintenues, a été équipée de brasseurs d’air au restaurant scolaire durant l’été, d’un éclairage à leds ainsi que de nouveaux sanitaires accessibles durant l’été, représentant un investissement de 30.000 euros. « Notre ambition est que petits et grands puissent s’émanciper. Nous travaillons dans l’ombre pour maintenir le service public, avec l’école au coeur du quartier « insiste Gaby Charroux. Les maternelles représentent 1606 élèves répartis dans 73 classes sur la commune, soit près de la moitié des effectifs et classes élémentaires.

  • [Présidentielle] Yannick Ohanessian porte-parole d’Olivier Faure

    [Présidentielle] Yannick Ohanessian porte-parole d’Olivier Faure

    «J’ai toujours été fidèle à ce qu’il portait dans le parti, explique-t-il. Étant déjà porte-parole du Parti socialiste pour porter la ligne majoritaire d’union de la gauche, il était naturel pour lui que je fasse partie des portes-parole de la primaire pour les six semaines à venir.» En particulier, l’adjoint marseillais viendra porter les sujets de protection, «à la fois sur les enjeux de sécurité civile, mais aussi sur les aspects de la santé, de l’alimentation, de l’habitabilité…» S’il était partisan d’un coût de participation plus bas que les 15 euros demandés, «nous sommes les seuls à porter l’idée d’une primaire», souligne-t-il alors que Place publique et la Gauche républicaine et sociale (GRS) s’y joignent. Si Olivier Faure l’emporte, «il y a de fortes chances» que Yannick Ohanessian joue un rôle dans sa campagne, glisse-t-il.

  • [Rentrée des classes] Le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola dans les écoles Romain Rolland et Josette Reibaut

    [Rentrée des classes] Le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola dans les écoles Romain Rolland et Josette Reibaut

    Les effectifs sont stables, bien que les effets de la baisse de natalité se fassent ressentir, avec une fermeture de classe à l’école maternelle Marcel Pagnol et une ouverture à l’école élémentaire Victor Hugo.

  • [Rentrée des classes] Martine Vassal en visite dans le collège André Chenier

    [Rentrée des classes] Martine Vassal en visite dans le collège André Chenier

    Les kits scolaires, comprenant un ordinateur, une calculatrice scientifique et une carte C-jeune ont été distribués aux élèves qui profitent cette année d’un établissement rénové.

  • [Rentrée des classes] Renaud Muselier vient de débuter sa tournée des lycées aixois

    [Rentrée des classes] Renaud Muselier vient de débuter sa tournée des lycées aixois

    Pour rappel, s’il est élu dans un mois, il ne sera plus la tête de la Région. Au cours de sa tournée, Renaud Muselier a également distribué des tablettes numériques aux lycéens.

  • [Rentrée des classes] Eliane Barreille visite ce matin le collège Henri Laugier

    [Rentrée des classes] Eliane Barreille visite ce matin le collège Henri Laugier

    Il est encore en travaux, notamment d’isolation, alors que les 6e font leur rentrée.

  • [Rentrée des classes] Le maire d’Avignon, Olivier Galzi était à l’école des Grands Cyprès

    [Rentrée des classes] Le maire d’Avignon, Olivier Galzi était à l’école des Grands Cyprès

    Un bâtiment de l’établissement avait brûlé pendant l’été. Les travaux sont estimés à un peu moins de deux ans.

  • [Tennis] Arthur Gea en Amérique, une aventure improbable

    [Tennis] Arthur Gea en Amérique, une aventure improbable

    La tournée américaine d’Arthur Gea est un rollercoaster incessant. Des loopings d’émotions, la tête en bas, embarqué dans un wagon allant à 230 à l’heure, soit aussi vite qu’un service du Français Giovanni Mpetshi Perricard. Depuis la fin du mois de juillet, le natif de Carpentras vit des événements inattendus, allant d’une amende invraisemblable à un premier titre ATP. Ce mardi, il disputera le tour inaugural de l’US Open, à New York, après avoir été repêché grâce au forfait de dernière minute de Casper Ruud.

    Alors qu’il se rendait dans le Michigan pour un tournoi du circuit secondaire, le Vauclusien n’est jamais arrivé à destination et n’a pas pu défendre ses chances. Il s’est donc envolé vers son prochain rendez-vous, à Los Cabos, au Mexique. Problème, les douaniers locaux repèrent des polos Lacoste neufs et croient à de la contrebande. Gea étant sous contrat avec la marque au crocodile, il tente de les faire changer d’avis mais les autorités lui infligent une amende de près de 4 000 euros. Ensuite, les planètes s’alignent. Arrivé en avance sur le sol mexicain, le Tricolore est comme un poisson dans l’eau. Il gagne 5 matches de suite pour remporter son premier titre. Bond de 45 places au classement mondial, il est Top 100 pour la première fois de sa jeune carrière.

    Éliminé puis repêché, Gea encore vivant à New York

    Une dynamique impulsée par son nouveau coach, Andrea Morlet, qui a changé l’état d’esprit du joueur de 21 ans. Avec le sourire. « On a beaucoup travaillé sur le service et le mental. Andrea arrive à me gérer, à me calmer. Il me fait rigoler en dehors du court, il me déstresse et ça fait la différence. Andrea me rappelle, même pendant les matches, de ne pas oublier de sourire, de m’amuser. C’est ce qui a fait la différence », rapportait le Français à L’Équipe.

    Il y a aussi eu une première déception avec sa non-invitation pour l’US Open. Dans son bonheur, Arthur Gea a finalement gagné pas assez tôt puisqu’il est entré dans le cut pour jouer le grand tableau de l’US Open… Une semaine trop tard. La fédération américaine a offert une wild-card à Gaël Monfils, pour son dernier Grand Chelem, laissant le 87e mondial en plan, « forcément déçu » de la situation. Passage obligatoire par les qualifications, les deux premiers tours se passent correctement, il bat même son pote du TC Marignane Clément Chidekh, puis il se fait balayer par Nishesh Basavareddy (6-3, 6-1).

    Pas d’US Open, jusqu’à la nouvelle tombée ce dimanche à 17h. Souffrant, Ruud déclare forfait et le Français est tiré au sort pour le remplacer au pied levé. Ce mardi, dans la soirée, heure française, Arthur Gea fera face à Juan Manuel Cerundolo (n°51), petit frère de Francisco, qu’il avait battu sur sa route du titre au Mexique. Un signe, peut-être. Ils sont nombreux ces derniers temps pour le Vauclusien.

    Arthur Gea (FRA) – Juan Manuel Cerundolo (ARG) : 1er tour de l’US Open, mardi pas avant 21h30