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  • Des vélos et des trottinettes sont en libre-service à Gap

    Des vélos et des trottinettes sont en libre-service à Gap

    Reconnaissables de loin à leur couleur bleu ciel et leur panier accroché au guidon, les nouveaux vélos à assistance électrique promis par la municipalité sont arrivés fin août dans les rues gapençaises. L’objectif : offrir aux habitants « une alternative à la voiture pour les déplacements en ville ».

    Les trottinettes électriques font quant à elles leur grand retour. Déployées dans un premier temps il y a quatre ans au centre-ville par l’entreprise Bird, elles avaient ensuite disparu de la circulation en 2025, suite à la fin du contrat. Bird revendiquait 943 utilisateurs réguliers et 178 trajets par jour, en moyenne, en 2024.

    Sécurité avant tout

    Souhaitant poursuivre sur cette lancée, la Ville avait lancé, en mai dernier, un appel à manifestation d’intérêt, remporté par la société ZYP. 120 trottinettes (150 en été) et 50 vélos sont disponibles sur cinquante emplacements, situés aussi bien au centre-ville qu’en périphérie. Les trottinettes sont utilisables uniquement de mi-mars à mi-novembre et les vélos toute l’année.

    « Nous tenons à ce que ces modes de transport de micro-mobilité s’intègrent au mieux aux autres moyens de déplacement, tout en veillant particulièrement à la sécurité des piétons », a communiqué la Ville de Gap. Elle rappelle que des limitations de vitesse sont imposées par l’application en fonction des lieux où circule le véhicule : 25 km/h maximum de manière générale, 6 km/h maximum en centre-ville, et arrêt du véhicule s’il se trouve hors de la ville. Géolocalisé, il adaptera automatiquement sa vitesse. Certaines zones de Gap sont même interdites d’accès.

    Pour limiter les inquiétudes liées à la sécurité, plusieurs consignes ont été données : « Interdiction de circuler sur les trottoirs, de tenir un téléphone en main, de porter des écouteurs et d’être à plusieurs sur la trottinette ou le vélo ». Les mineurs n’ont par ailleurs pas le droit d’utiliser le service. Le port du casque n’est pas obligatoire, mais vivement recommandé.

    Ces nouveaux moyens de transport viennent compléter l’offre de bus gérée par la Communauté d’agglomération Gap Tallard Durance. Ces cars sont gratuits, mais les vélos et trottinettes ne le sont pas. Sans l’abonnement, il faut débourser 25 centimes pour une minute de trajet à vélo et 20 centimes en trottinette. Sans compter les frais de réservation et de déverrouillage qui s’élèvent à 1,90 euro pour un vélo et 1,60 euro pour une trottinette. Il est également nécessaire de disposer d’un smartphone, car le paiement et la réservation se font uniquement via l’application ZYP.

    Si les vélos se développent à Gap, encore faut-il que la ville soit adaptée. En 2025, le baromètre vélo, une étude nationale de la Fédération française des usagers de la bicyclette, pilotée à Gap en partie par l’association locale Mobil’idées, attribuait à la commune la note globale de 2,86 sur 6. L’étude qualifie Gap de ville « plutôt défavorable » à la pratique du vélo, sur des critères de confort, de sécurité ou encore de facilité de stationnement. Reste à voir si la mise en place de ces vélos fera augmenter la note pour la prochaine édition du baromètre.

    Agathe Di Lenardo

  • En Vaucluse, une rentrée tendue aux yeux de la FSU

    En Vaucluse, une rentrée tendue aux yeux de la FSU

    « On a chaud, mais tout va bien, le téléphone portable est interdit », ironise, en agitant un éventail improvisé, Salima Ouannai, co-secrétaire départementale du Snes-FSU, ce mercredi 2 septembre, lors d’une conférence de presse dressant le bilan de cette rentrée scolaire. Le syndicat s’opposant au constat du directeur académique Philippe Koscyk, qui évoquait dans les colonnes de nos confrères de La Provence une rentrée « plutôt réussie ».

    « L’école publique en Vaucluse subit de plein fouet les choix budgétaires dogmatiques qui dégradent le service public de l’éducation et les conditions d’apprentissage de nos élèves », pose en ouverture Alice Raimundo, secrétaire départementale de la FSU. Si la baisse démographique sur le territoire ne peut être niée, le syndicat regrette « qu’au lieu de faire des investissements forts et massifs pour améliorer les conditions », le constat soit celui d’une « baisse de moyens chronique qui touche l’ensemble du corps éducatif ». « On ne peut pas prétendre tout faire pour la réussite des élèves et ne pas faire les choses pour », avance Alice Raimundo. Face à cela, une intersyndicale prévoit une journée de mobilisation le mardi 29 septembre en Cité des Papes.

    Révolution numérique

    Plusieurs éléments sont ainsi listés. À commencer par les suppressions de postes. Dans le premier degré, douze postes ont été supprimés par la direction académique. « Ça peut sembler faible, mais au vu des besoins, c’est loin d’être négligeable », avance Nicolas Flavier, co-secrétaire du FSU-Snuipp 84. La refonte « inefficace » du système de remplacement ou encore la vétusté des bâtiments est aussi pointée. Dans le second degré, plusieurs postes n’ont pas été pourvus pour l’heure dans certains collèges et les réformes sans moyens supplémentaires, comme pour l’interdiction du téléphone « en pleine révolution numérique », comme le pointe le syndicat, sont décriées également.

  • Les coûts écologiques et financiers de nos poubelles

    Les coûts écologiques et financiers de nos poubelles

    Pendant longtemps, la question des ordures ménagères s’est résumée à la mise en équation de leur production avec la collecte, le transport et l’« élimination ». Sauf que derrière chaque poubelle se cache une chaîne de coûts considérable pour la collectivité et, in fine, pour les contribuables. Sans parler du coût environnemental. Avec, en parallèle, beaucoup de profits pour les acteurs privés qui gèrent le secteur.

    Une réalité qui vient se rappeler depuis quelques jours aux habitants de la Dracénie Provence Verdon agglomération (DPVa), qui découvrent la hausse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. La section du PCF monte au créneau en pointant les responsabilités politiques de cette augmentation de 30% qui vient grever encore un peu plus le budget des ménages, les amputant en moyenne de 150 euros supplémentaires.

    « Cette pression fiscale qui s’exerce indistinctement sur toute la population s’explique par une gestion des déchets catastrophique par l’agglomération », dénonce la secrétaire de section Hélène Blanc, en mettant en avant le manque d’anticipation de la fin du traitement des déchets au Vallon des Pins à Bagnols-en-Forêt. « Le fiasco du projet de Pôle de transition environnementale (PTE) a également coûté du temps et de l’argent », ajoute-t-elle.

    Profits colossaux

    Une double peine pour les administrés qui ont vu, dans le même temps, « le service d’enlèvement des ordures ménagères se dégrader considérablement ». Avec, entre autres, la mise en place des points d’apport volontaire, qui oblige certains usagers à parcourir jusqu’à 1 km pour déposer leurs déchets. Une contrainte lourde pour les personnes âgées et à mobilité réduite. « Ce qui a pour conséquence une augmentation des dépôts sauvages portant atteinte à l’environnement », insiste le PCF. Tout cela étant le résultat « des politiques libérales des gouvernements macronistes », qui ont drastiquement diminué les dotations aux collectivités.

    Et pendant ce temps, le groupe Pizzorno Environnement a vu, lui, ses bénéfices passer entre 2015 et 2025 de 5,2 millions à 23,5 millions. « Cela signifie que les usagers du service public financent le capital », s’indignent les communistes.

    Ils demandent la mise en place d’une réelle stratégie de réduction des déchets, l’implantation sur le territoire d’un site industriel pour leur traitement, ainsi que la création d’un service de collecte en régie intercommunale, dès l’échéance du marché public de services en 2032.

  • [Tribune] Madame la ministre de la Culture, Madame Catherine Pégard…

    [Tribune] Madame la ministre de la Culture, Madame Catherine Pégard…

    Par cette lettre ouverte, nous souhaitons réaffirmer nos revendications concernant l’attribution des financements publics à la distribution de la presse votés lors des différentes lois de Finances.

    En effet, nous nous satisfaisons que le législateur soutienne la presse et sa distribution, pilier incontournable du pluralisme et donc de notre démocratie.

    Cependant, ces aides publiques ne sont pas accordées à tous les échelons de la distribution de la presse et plusieurs maillons n’en perçoivent aucun ruissellement.

    Le contenu de la loi est pourtant clair et définit la distribution de la presse de la sortie des imprimeries jusque chez les marchands de journaux. Malgré cette volonté du législateur, les coopératives Oyé Distribution et CPMM (dépositaires de niveau 2) en charge de la livraison du dernier KM, en sont donc exclues.

    Au contraire elles sont confrontées au refus des administrations (ministère de la Culture et ARCEP notamment) et des messageries (MLP et France Messagerie) de les intégrer dans le dispositif d’attribution. La messagerie MLP porte néanmoins l’idée dans ses préconisations aux états généraux de l’information que les montants issus de la péréquation puissent irriguer en partie les dépositaires.

    Cette posture générale des pouvoirs publics, des organes de régulation et des coopératives d’éditeurs met en danger la pérennité des activités de CPMM et Oyé Distribution et fait peser une menace à très court terme sur les emplois et la distribution de la presse.

    Nous revendiquons l’attribution immédiate « de la cote part » des financements publics de 2026, en augmentation de 4 millions par rapport à 2025, pour les coopératives Oyé et CPMM.

    Nous revendiquons que dans la loi de Finance 2027, le fléchage des aides publiques à la distribution de la presse pour tous les échelons soit stipulé de façon explicite.

  • Le peintre Gilbert Ganteaume honoré aujourd’hui à La Ciotat

    Le peintre Gilbert Ganteaume honoré aujourd’hui à La Ciotat

    Figure emblématique de La Ciotat, l’artiste Gilbert Ganteaume, décédé dans la nuit de vendredi à samedi dernier, est honoré ce jeudi par la Ville. « Il laisse derrière lui une œuvre d’une grande richesse, qui continuera de témoigner durablement de son talent et de son attachement à La Ciotat. Son triptyque, réalisé pour l’église Notre-Dame de l’Assomption, comme son monument dédié aux victimes de l’amiante, constituent autant d’œuvres majeures qui s’inscrivent désormais dans le patrimoine et la mémoire de notre ville », souligne la mairie de La Ciotat.

    L’hommage se tient ce soir à 19h à la Chapelle des Pénitents Bleus, le lieu de sa dernière exposition organisée par l’association Ganteaume, Artiste de la Matière (GAM). Ses obsèques auront lieu vendredi 4 septembre à 10h en l’église Notre-Dame de La Ciotat, devant son célèbre triptyque.

    Apprenti à 14 ans

    Gilbert Ganteaume est né dans la cité ouvrière de La Ciotat en 1932. Il entre au chantier naval comme apprenti, à 14 ans, en 1946. « À cette époque, quand l’école était finie, les garçons allaient à l’école des chantiers. Leur chemin était tracé. En trois ans, on essayait de voir leurs capacités et dans quelle section on les mettait », racontait à La Marseillaise, le 14 août, la fille du peintre, Christiane Ganteaume. « Il est profondément épris de sa ville. C’est une des sources d’inspiration de ses peintures. Son œuvre est imprégnée de l’histoire de La Ciotat, sous l’angle des luttes sociales des habitants », expliquait Marc Le Chartier, secrétaire de l’association GAM.

  • À Aix, cette résidence mise sur l’égalité des chances et l’entraide

    À Aix, cette résidence mise sur l’égalité des chances et l’entraide

    Dans le hall de la résidence étudiante, un groupe de première année se masse timidement autour des plus expérimentés, étudiants de troisième année ou en master. Arrivés depuis lundi pour certains, ils sont 18 étudiants de première année à intégrer la première Résidence de la réussite du Crous d’Aix-Marseille, sur le site de l’Arc de Meyran.

    Au total, douze unités du même nom sont inaugurées cette année sur le territoire national, emboîtant le pas aux six autres déjà existantes. L’objectif de ces résidences spécifiques est de faciliter l’intégration dans l’enseignement supérieur des étudiants de première année, en particulier des boursiers, des jeunes en situation sociale précaire ou issus de quartiers prioritaires, de zones rurales ou encore des Outre-mer.

    L’ambition est claire : lutter contre l’isolement, un phénomène bien connu dans le monde étudiant. Le tout, via l’accompagnement d’un tuteur, étudiant plus âgé et volontaire pour guider les premières années dès leur arrivée et l’animation d’une coordinatrice de la Résidence de la réussite. À Aix, le schéma d’un tuteur pour deux élèves semble de mise. Huit tuteurs se sont pour le moment portés volontaires. « Les étudiants, particulièrement les étudiants de première année, lorsqu’ils arrivent dans leur nouvelle vie, loin de leurs parents, il y a un choc, une transition difficile à vivre en fonction de la distance des familles. Nous avons des étudiants internationaux, ultramarins… C’est important qu’il existe pour eux, dans leur résidence, une vie sociale la plus riche et la plus accompagnante possible, contextualise Bénédicte Durand, présidente du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous), présente pour l’inauguration. Les résidences de la réussite assument une part d’accompagnement académique (…), mais elle assume surtout un collectif de solidarité. »

    Une dans chaque académie

    Inès-Lou est l’une des bénéficiaires du dispositif. L’étudiante, qui entame une double licence en droit et en lettres, a découvert cette unité en surfant sur le site du Crous. « être entourée est un grand privilège et permet de ne pas être trop jeté dans l’océan et avoir des repères », estime Inès-Lou. Manoë, qui entame une licence en psychologie, à lui entendu parler de la Résidence via son enseignante de lycée. « J’ai bien aimé le projet de tuteur, tutoré, quand on arrive en L1, on a souvent peur d’être seul », estime l’étudiant. D’ici 2028, le Cnous vise une résidence par académie.

  • Le festival Terres de résistance lance sa 23e édition

    Le festival Terres de résistance lance sa 23e édition

    Organisé depuis une vingtaine d’années par l’association des Amis de la fête, le festival propose cette année encore une programmation conjuguant militantisme et culture. Le rendez-vous, entièrement gratuit, est proposé dans le quartier de Ferrières, entre la Cour de l’Île et le jardin du Prieuré.

    Le lancement est prévu ce jeudi soir à la Cour de l’Île avec la projection du film Kneecap, sorti en 2024 et primé au festival Les Arcs et à Sundance. Ce long-métrage retrace l’histoire du groupe de hip-hop irlandais Kneecap et leur combat autour de la reconnaissance de la culture gaélique, en s’opposant à la domination britannique en Irlande du Nord. Un film « subversif, politique, drôle et vibrant », indique le festival dans sa présentation.

    Le festival continue le lendemain et jusqu’à dimanche au Jardin du Prieuré avec au programme des concerts, un village des associations, des débats et un banquet républicain animé par le duo K’alamité pour clôturer ces quatre jours festifs.

    « Extrême droite banalisée »

    La présidente de l’association des Amis de la fête Jeanine Incorvaïa, dans le document de présentation, envisage ce festival comme une occasion de « résister face aux coups de boutoir d’un libéralisme mondial dénué de toute humanité, (…). Résister à une extrême droite banalisée qui, avec l’appui de certains magnats de presse, tente de faire oublier ses racines mortifères, où discrimination et xénophobie nourrissent une haine toujours à l’œuvre (…). Résister à ce masculinisme émergent, machisme d’un autre âge (…) ».

    Le maire de Martigues Gaby Charroux (PCF) tient à saluer « l’engagement remarquable de l’association Les Amis de la Fête, de sa présidente, de l’ensemble des bénévoles, des partenaires, des artistes et des intervenants qui, par leur investissement, permettent à cette 23e édition de voir le jour ». Le maire sera présent dimanche à 12h pour un meeting aux côtés de la présidente de l’association et Laetitia Sabatier, secrétaire de la section PCF de Martigues.

    Simon Vukojevic

    Accès libre.
    Détails sur la page Facebook «
     Festival Terres de Résistance »

  • À Miramas, la rénovation urbaine de la Maille 1 entre dans le dur

    À Miramas, la rénovation urbaine de la Maille 1 entre dans le dur

    Mardi, l’école flambant neuve Olympe-de-Gouges a pris vie. Située proximité du plan d’eau Saint-Suspi, elle avait été inaugurée, en janvier dernier, après avoir obtenu le niveau or du label Bâtiment durable Méditerranée. « Les personnels s’habituent à la technologie de la géothermie, qui porte ses fruits ! confie le maire (DVG) Frédéric Vigouroux. La température à l’intérieur de l’établissement est de 24 degrés, tandis qu’elle avoisine les 32 degrés à l’extérieur. »

    Une semaine avant la rentrée, non loin de là, le bâtiment F du quartier de la Rousse II se faisait engloutir par les mâchoires d’une pelle mécanique de l’Établissement public d’aménagement et de développement (Epad) Ouest Provence. Démolie par grignotage, cette copropriété de huit logements avait en amont été rachetée par la Métropole. L’emprise libérée va permettre d’aérer le quartier et sera requalifiée dans la continuité de l’allée du Petit-Diable, avec la création d’une nouvelle liaison piétonne végétalisée.

    Démarré en 2016, l’Anru II (la Maille 1-Mercure) connaît actuellement un véritable coup d’accélérateur et devrait s’achever en 2029. « On a perdu deux ans avec le Covid », rappelle Frédéric Vigouroux, qui assure que, malgré ce retard, « toutes les opérations prévues dans le contrat sont engagées ». À partir de fin 2026, « c’est le gros chantier », prévient-il.

    Logements rénovés

    La reconstruction de la Maison du droit et du centre social Jean-Giono, dans le même immeuble, va démarrer, suivie de celle de l’école du même nom. Au nord, l’édification du centre médical est en cours, les fonds de commerces sont en train d’être commercialisés. Les espaces publics vont être repensés, près de 450 arbres vont être plantés, des jardins publics et potagers vont être créés.

    L’objectif est double : « À la fois de lutter contre le dérèglement climatique et les îlots de chaleur par l’isolation des logements et la végétalisation, mais aussi de désengorger et d’ouvrir les perspectives. On cherche la mixité sociale » avec la création de 250 logements en accession libre et en accession sociale après la destruction de l’ex-école Van-Gogh. Du côté de 13 Habitat, plus d’une centaine de logements vont être démolis et 442 logements doivent être réhabilités (isolation par l’extérieur, remplacement des menuiseries) d’ici 2028. « Les aménagements énergétiques prévus devraient entraîner une baisse significative des charges de chauffage, de l’ordre de 64% en moyenne », apprend le bailleur social.

    « Tout ça va se construire petit à petit comme un puzzle, évidemment ça fait un peu de bruit, ça occasionne des contraintes, mais on essaye d’y faire attention, précise Frédéric Vigouroux. La difficulté de ces travaux, c’est qu’ils ont lieu en plein cœur de la vie. »

  • Retrouvailles avec Colomiers pour Provence Rugby

    Retrouvailles avec Colomiers pour Provence Rugby

    Deux vieux ennemis se retrouvent et l’affiche est immanquable. Provence Rugby se déplace, ce jeudi (21h), sur la nouvelle pelouse synthétique de Colomiers, une terre d’exploit quelques mois en arrière. En effet, les Aixois reviennent au stade Michel-Bendichou un peu plus de trois mois après cette victoire
    (36-28) qui leur a ouvert les portes d’une première finale de Pro D2. Un match référence, avant le crève-cœur d’une montée manquée, la semaine suivante, face à Vannes.

    Un été est passé et les deux formations ont évolué, avec de nombreuses recrues de part et d’autre. Provence Rugby s’est renforcé et a brillé pour son entrée en lice contre Agen (44-10). Les Haut-Garonnais sont eux tombés sur le terrain d’Angoulême, sur le score de 38 à 26. Justement, la prestation face aux Agenais a été satisfaisante pour le staff. Un seul point à corriger : faire en sorte de conserver plus longtemps le ballon. « La seule chose, c’est qu’on a trop laissé la possession à Agen, qui a eu quand même beaucoup la balle. Ils ont mis du rythme. Après, on a été très valeureux puisque trois fois, ils vont dans l’en-but, mais on a très bien défendu. Il va falloir garder cet état d’esprit, mais on est quand même plus à l’aise quand on a le ballon, quand on a la possession », détaillait Philippe Saint-André.

    Déjà mieux que l’an passé

    Deuxième de Pro D2, l’an passé, juste devant les Provençaux, Colomiers a les armes pour répéter pareille performance. Ce jeudi, le club jouera pour la première fois de la saison devant son public, Andres Zafra et ses coéquipiers devront être plus qu’attentifs. « C’est une équipe qui veut mettre beaucoup de vitesse, bien organisée défensivement, qui est redoutable sur les turnovers, sur les ballons de récupération, énumère le manager. À nous d’être sérieux dans notre jeu, d’être solides sur les fondamentaux. La saison dernière, on les avait mis en difficulté en conquête. Je pense que là, il y aura un vrai test. »

    Le début de saison de Provence Rugby est déjà meilleur que le précédent. 5 points en un seul match, c’est déjà trois de plus qu’après deux rencontres, en 2025. Aussi parce que l’équipe a mieux assimilé les consignes et que les recrues sont entrées dans le moule plus vite que prévu. Philippe Saint-André justifie : « Les nouveaux joueurs se sont bien adaptés et les joueurs de la saison dernière connaissent mieux le système. Ils récupèrent mieux, ils encaissent mieux les charges de travail. La saison dernière, on manquait un petit peu de jus, mais parce que les joueurs avaient eu du mal à encaisser la préparation. Là, ils ont de bonnes habitudes, leur corps réagit bien mieux. »

    Meilleur marqueur de l’histoire du club avec ses 51 essais en 98 matches, Adrien Lapègue avait eu un double sentiment lors de la victoire en demi-finale. Un carton rouge en fin de partie l’avait privé de la finale. Aujourd’hui, il évoque « un mauvais souvenir individuel, mais, après, collectivement, on gagne une demie ». « Forcément, ça va être un gros match », poursuit l’ailier.

    2e journée de Pro D2

    Stade Michel-Bendichou (21h)

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    COLOMIERS : Bento – Fine, Dulon, Serrano, Molina – Debaes, Danglot – Hardwick, Bazin, Plataret – Lavinini, Cummins – Ulutuipalelei, Lachaud, Mstoian

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Finau, Colombet – Muntz, Cazenave – Ardron, Martel, Harrison – Rodda, Zafra – Ndiaye, Latterrade, Nostadt

  • [Entretien] Natacha Malet : « Les communistes seront de toutes les mobilisations de la rentrée sociale »

    [Entretien] Natacha Malet : « Les communistes seront de toutes les mobilisations de la rentrée sociale »

    La Marseillaise : Cette année, vous prononcez le discours de rentrée du PCF 13 à la place du secrétaire fédéral, Jérémy Bacchi ?

    Natacha Malet : Jérémy s’apprête à être une deuxième fois papa, donc on a préféré collectivement assurer le fait qu’il soit potentiellement absent ce jeudi. Je suis honorée qu’il m’ait confié cette responsabilité. Après, il est normal que chacun apporte sa contribution à la réussite de cette rentrée.

    Quelle sera la teneur de ce discours ?

    N. M. : Ce sera un discours dynamique et offensif, après une période estivale compliquée. Je tire mon chapeau à tous les pompiers qui ont bravé ces incendies avec des moyens constamment en baisse, et y compris pour leurs interventions au quotidien auprès des plus précaires avec la canicule. Après on sort, nous communistes, d’un congrès national qui veut porter un communisme de conquête. Donc, même si on a mené une campagne estivale intense sur le département, on veut amplifier cela dans une rentrée qui s’annonce explosive avec un gouvernement ne prête pas cas de ce qui se passe réellement dans le pays.

    Quels sont les chantiers de cette rentrée pour le PCF ?

    N. M. : On va en avoir plusieurs dans le cadre de notre plan climat, avec une rentrée sociale dense, nous serons de toutes les mobilisations-actions en septembre : le 15, il y a la manif régionale de la santé et de l’action sociale, la fonction publique se mobilise le 29, les énergéticiens… Après on va faire ce qu’on sait le mieux faire : aller au contact des citoyens, s’approprier le terrain, les entreprises, comme on l’a fait cet été, à Haribo ou à Fibre Excellence.

    C’est un dossier sur lequel les communistes sont impliqués ?

    N. M. : On voit, plus encore aujourd’hui, que l’alerte des travailleurs a du sens. On était à leurs côtés quand le mandataire a voulu intervenir pour démanteler l’entreprise. Une entreprise Seveso avec tous les risques environnementaux que ça comporte… On était là parce qu’on ne souhaite pas que cette entreprise ferme. Il en reste deux en France et quand on parle de réindustrialisation, on ne peut pas l’accepter. Et puis, il y a aussi ce budget d’austérité qui s’annonce pendant que celui de l’armement explose. Les communistes portent des propositions, Fabien Roussel l’a clairement exprimé lors de l’université du parti à Toulouse. On veut maintenir cette dynamique, l’amplifier et renverser cette tendance à voter à l’extrême droite qui est un leurre, car elle n’a jamais porté de vraies conquêtes sociales. Pour cela on est au contact du plus grand nombre et des entreprises pour gagner ce pari en 2027.

    Comment va se dérouler le vote sur la candidature de Fabien Roussel ?

    N. M. : L’ensemble des communistes va être invité à voter pour la proposition de candidature de Fabien Roussel qui a été validée au Congrès. Le vote ouvre jeudi et se termine dimanche. Tout a été fait pour que l’ensemble des communistes, travailleurs, travailleuses, retraités puissent voter sur plusieurs jours. C’est un moment important, éminemment démocratique où l’ensemble des voix des communistes sont prises en compte. C’est inscrit dans nos statuts, on ne peut qu’en être fiers. Comme on a su le faire dans le cadre du texte de base commune.

    L’autre grand rendez-vous, c’est la Fête de l’Humanité ?

    N. M. : Parfaitement. La vente des bons de soutien s’est faite dans à peu près toutes les sections du département pour permettre au plus grand nombre de soutenir et participer. Là encore, c’est un axe fort pour montrer qu’on est sur une démarche de conquête pour enfin sortir de ce système d’économie de guerre et d’austérité qu’on vit sous Macron. La paix sera au cœur de notre démarche et de notre campagne. C’est en occupant le terrain et en organisant le débat entre nous qu’on arrivera à convaincre.

    Vous êtes optimiste ?

    N. M. : Ce n’est pas de l’optimisme. On veut gagner ces jours heureux et mettre tout le monde à contribution, en réaction, j’ai envie de dire, aux propos de David Lisnard au Medef. On veut gagner l’amélioration des conditions de travail de l’ensemble des travailleurs, y compris de nouveaux droits pour les jeunes étudiants, la retraite à 60 ans… Ce ne sont pas des slogans, c’est ce qu’on veut aller chercher. Et les communistes seront au rendez-vous dès aujourd’hui, de façon à ce qu’on puisse dynamiser les AG de rentrée dans nos sections.