Category: accueil-second

  • Les communes vauclusiennes où l’extrême droite est très menaçante

    Les communes vauclusiennes où l’extrême droite est très menaçante

    Fusion de l’extrême droite à Carpentras

    Arrivé en tête au premier tour avec 26,71% des voix, la liste du député RN Hervé de Lépinau a fusionné avec celles de Bertrand de la Chesnais (14,33%) et de Christian Richaud-Simoni (8,50%). Cette union des listes d’extrême droite fait craindre le pire pour Carpentras. Car pendant ce temps, la gauche part divisée. Serge Andrieu, le maire DVG sortant arrivé deuxième du scrutin avec 25,17% des suffrages réclame le retrait de son prédécesseur Francis Adolphe qui a recueilli 24,29% des voix. Un appel également relayé par la fédération PS de Vaucluse.

    Orange pourrait rester brune

    À Orange, c’est sans grande surprise deux listes d’extrême droite qui font la course en tête, celle de Jacques Bompard (Ligue du sud, 32,87%) talonné par le lepéniste Jean-Dominique Artaud (28,15%). Antoine Boudet (DVG, 11,52%) s’est retiré sans accepter la fusion avec Carole Normani (DVC, 17,89%).

    À Cavaillon, un maintien décrié

    Malgré une demande de retrait émanant de son propre parti, le socialiste Patrick Blanès se maintient dans la course des municipales à Cavaillon. Le candidat de la gauche unie est arrivé en troisième position dimanche avec 17,97% des voix. Culminant en tête, la députée RN Bénédicte Auzanot est en ballotage favorable (43,91%) face au maire DVD sortant Gérard Daudet (38,16%), pour lequel PS, LFI et G.s, appellent à voter.

    Un duel droite/extrême droite à Bédarrides

    C’est un duel très serré qui opposera dimanche le représentant du RN Guillaume Taddio à Joël Sérafini (DVD). Seules 67 voix ont séparé les deux candidats au premier tour des élections municipales à Bédarrides avec respectivement 38,17% et 35,92% des suffrages. Le retrait de Jean-Claude Ruscelli (DVD), laisse espérer un report des voix en faveur du candidat républicain.

    Triangulaire à Monteux

    Pour faire barrage au frontiste Patrice de Camaret, en tête au premier tour (47,42%), Carine Blanc (DVC) s’est retirée au profit de Christophe Mourgeon (DVC), arrivé second (21,62%). Le candidat de gauche Michel Mus a fait le choix de se maintenir.

  • Un duo défensif pour stabiliser la défense de l’OM

    Un duo défensif pour stabiliser la défense de l’OM

    Benjamin Pavard et CJ Egan-Riley avaient une carte à jouer lors des deux derniers matches de l’OM.

    Le champion du Monde français et l’Anglais avaient disparu des écrans depuis quelques matches. Ils ont bénéficié de la blessure de longue durée de Nayef f Aguerd et de la rechute de Leo Balerdi pour retrouver une place dans le onze de départ. Avec des résultats différents.

    Benjamin Pavard a pris part aux deux derniers matches de son équipe. Au Stadium, sa prestation a été à la hauteur de ce que l’on attendait d’un joueur de son calibre lorsqu’il a débarqué à la Commanderie, prêté avec option d’achat par l’Inter.

    Néanmoins, le Ch’ti est un peu devenu le métronome de la santé collective phocéenne. Il a plongé en même temps que l’équipe. Douté et fait douter les plus fervents supporters.

    À tel point que celui qui était venu à Marseille dans l’optique de relancer sa carrière, et retrouver une place en équipe de France, s’est retrouvé à la croisée des chemins. Toutefois, l’arrivée de Habib Beye a semble-t-il eu un effet de catalyseur. Ayant retrouvé la confiance de l’entraîneur, il a lui même retrouvé la sienne.

    Cela s’est traduit par deux prestations de très bon niveau contre Toulouse et Auxerre. Avec à la clé deux clean shits. Ce que l’OM n’avait plus réussi depuis les 1e et 8 novembre, déjà contre Auxerre puis Brest. Benjamin Pavard était déjà titulaire lors de cette série. Comme il l’était à l’occasion des deux réalisées consécutivement contre Lorient et le PSG, en début de saison.

    Benjamin Pavard qui était aussi au cœur de la défense olympienne lors du succès à Metz, 3-0, également ponctuée d’une clean shit. Faut-il voir un lien de cause à effet ? Toujours est-il que sur les sept rencontres où l’OM n’a pas encaissé de but en Ligue 1 cette saison, l’ancien joueur du Bayern était titulaire.

    Egan-Riley à revoir

    L’autre retour en grâce, lors de la réception d’Auxerre, a connu une reprise plus contrastée. CJ Egan-Riley a bénéficié de la blessure de Leo Balerdi pour débuter la rencontre. L’Anglais n’avait plus joué depuis le 13 janvier, et la facile qualification en coupe de France contre Bayeux à Caen. Il était entré en début de seconde période, à la place de Facundo Medina. Et avait pris part au festival marseillais en inscrivant le septième but.

    Face aux Auxerrois, il n’est resté qu’une heure sur le terrain. Et a montré qu’il était dans le dur. Habib Beye a pris sa défense. « Il faut qu’on arrive à le faire monter sur l’aspect athlétique afin de pouvoir le faire jouer sur 90 minutes » a-t-il précisé à son sujet après la victoire contre les Bourguignons.

    L’entraîneur marseillais apprécie sa polyvalence, qui lui permet d’évoluer aussi bien à droite ou à gauche de l’axe. Ce qui pourrait lui offrir de nouvelles perspectives d’ici la fin de la saison. Sachant que le retour de Nayef Aguerd n’est pas certain. Et que Leo Balerdi reste fragile.

    Les choix de Habib Beye pour la réception de Lille, dimanche, seront un élément concernant les chances de CJ Egan-Riley.

    Un maillot symbolique dans le derby contre Nice

    Le week-end du 26 avril, l’OM recevra Nice au stade Vélodrome.

    À cette occasion, le club va effectuer une opération symbolique, qui rendra hommage à ses supporters les plus fervents. Placée dans le cadre de l’opération « Peuple Bleu&Blanc », la rencontre verra les Olympiens porter des maillots particuliers. Au lieu de porter leur nom dans le dos, ils arboreront celui d’un supporter, dont le patronyme aura été tiré au sort.

    Au-delà du marketing, le club met en avant la diversité et la passion de sa communauté, fidèle malgré les turbulences sportives récentes. Cette initiative vise à renforcer la proximité entre l’équipe et ses fans, en leur offrant une place symbolique.

  • Ces cinq salariées de l’Ehpad au bord de « la rupture » à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Ces cinq salariées de l’Ehpad au bord de « la rupture » à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    « Notre directrice est peut-être fatiguée, mais nous, on est épuisées. » Jeanne* parle pour ses quatre autres camarades, toutes aides-soignantes à l’Ehpad des Magnolias de Port-Saint-Louis, en conférence de presse jeudi à l’Union locale CGT.

    Les cinq sont en arrêt de travail. Les cinq pointent dans les mêmes termes le conflit social qui les oppose à leur direction d’établissement depuis sa prise de fonction il y a un an. Après une table ronde, une distribution de tracts à la population et même un rassemblement en fin d’année 2025, le climat est celui de « la rupture » selon Mathias Raoux, de l’Union locale CGT. « Après un an de main tendue ce n’est plus possible », abonde Gaël Zaafour.

    Car les cinq agentes parlent du même « management toxique », des mêmes « humiliations » parfois publiques et des « propos dévalorisants » de leur directrice d’établissement. Exemple pris de la proposition des agentes d’une nouvelle organisation de travail, approuvée par leur cadre de santé, mais refusée par leur directrice. « Elle nous a dit : vous venez de là, restez-y » illustre Julie*, la main au ras du sol.

    « Les résidents en danger »

    Conséquence directe : des arrêts maladie, des personnels manquants, qui entraînent épuisement et autres arrêts dans un cercle vicieux. La prise en charge des résidents, mise en péril faute d’infirmières. Les aides-soignantes sont contraintes de donner les médicaments aux résidents en plus de leurs missions.

    « J’ai une photo du médicament mais pas le nom ni la posologie », illustre Jeanne, contrainte de solliciter l’astreinte « qui ne répond pas, ou alors c’est un autre Ehpad qui nous connaît pas », explique Valérie*. Cette mission en plus décale tout le planning : « Les patients attendent dans leur lit au lieu d’aller au petit-déj’ » détaille Jeanne, et le soir venu, « on les change aux WC pour surveiller le salon car on est seules », complète Valérie.

    « Accueillir le double de résidents dans ces conditions, c’est mettre en danger leur santé et celle des agents », tranche Gaël Zaafour, alors que le nouvel établissement doit ouvrir en juin. « Le directeur de l’hôpital de Martigues doit prendre ses responsabilités », affirme Julie. Contacté, le CH de Martigues n’a pas répondu à nos sollicitations.

  • [Entretien] Martine Vassal : « On a créé un duel qui n’existe pas, nous sommes trois au second tour »

    [Entretien] Martine Vassal : « On a créé un duel qui n’existe pas, nous sommes trois au second tour »

    La Marseillaise : Quelle est votre analyse des rapports de force du premier tour ? Pourquoi, dans ces conditions avoir décidé de vous maintenir ?

    Martine Vassal : Vous dire qu’on est ravi des résultats, non. On est déçu du résultat, on ne pensait pas faire ce score-là. Je prends les résultats avec beaucoup de recul. Il y a maintenant un second tour et les cartes sont rebattues. Marseille est à la croisée des chemins. Il faut que les Marseillaises et les Marseillais prennent leur destin en main. Ils ont trois choix dimanche. On repart à zéro. Le rassemblement n’arrivera pas à gagner Marseille, je l’ai déjà dit. Benoît Payan reçoit le soutien de l’extrême gauche après avoir pris des candidats issus de la France insoumise sur sa liste dès le premier tour. Nous, nous sommes au milieu. Plus de 35 000 personnes ont voté pour nous, on veut les représenter.

    Vous avez été silencieuse au soir du second tour. Avez-vous examiné la possibilité de vous retirer ?

    M.V. : J’ai attendu parce qu’en réalité, c’est mon caractère. Moi, j’y crois jusqu’au bout. À minuit, sur les 497 bureaux de vote, j’en avais 150. Et puis l’équipe m’a dit qu’il y avait un gros écart, et qu’il fallait savoir si les troisièmes c’étaient nous ou la France insoumise. Je ne voulais pas parler sans savoir en quelle position j’étais. On est rentré, c’était 3h du matin… J’avoue que je ne me sentais pas de faire une déclaration. Le lendemain, comme c’était prévu j’ai réuni mes têtes de listes pour qu’on puisse discuter de la position à tenir.

    Étaient-elles unanimes ?

    M.V. : Non, elles ne l’étaient pas. Mais c’est normal quand on rassemble depuis l’écologie raisonnable jusqu’à la droite affirmée. Chacun a exprimé son point de vue, c’est la démocratie et nous nous sommes exprimés dès lundi.

    Donc vous n’avez pas songé à arrêter là ?

    M.V. : J’avais dit avant le premier tour que même satellisée sur la Lune, je me maintiendrai. Je suis une femme de parole, je dis ce que je fais et je fais ce que je dis. Le costume est trop grand pour M. Allisio, il panique, il appelle Bruno Retailleau et Gabriel Attal – Gabriel Attal ! – pour que je me retire. J’espère que les gens se diront qu’il y a une femme qui est sérieuse, avec un programme, une équipe cohérente, contrairement à celle de M. Payan, et qu’ils voteront pour moi. Je prends le risque de faire moins mais aussi de faire plus. Je veux rassembler.

    Il y a des disparités entre secteurs. Il y en a un qui est particulièrement regardé par les électeurs de gauche, puisqu’elle s’y était retirée en 2020 pour battre le RN, c’est les 13-14. N’y avait-il pas une forme de renvoi d’ascenseur nécessaire à produire en retirant votre liste de ce secteur ?

    M.V. : On n’est plus en 2020, on est en 2026. Les temps ont changé. Je pense que quand on est en capacité de se maintenir, il faut se maintenir. Sinon le législateur doit changer la loi et dire qu’on ne garde que les deux premiers.

    Quelle est votre réaction au désistement de Sébastien Delogu ?

    M.V. : Je ne suis pas là pour commenter. Ce qui est un peu bizarre c’est qu’il se retire en centrale et reste en secteurs, alors que le danger RN existe en secteurs aussi. Je pense que cela signifie qu’il y a des accords.

    Comment envisagez-vous la campagne éclair du second tour ? Allez-vous tenir meeting ?

    M.V. : J’étais de retour sur le terrain dès aujourd’hui [mercredi], je le serai jusqu’à vendredi. J’ai bloqué mon agenda pour permettre un débat. Au moment où je vous parle, j’ai appris que France Télévisions, donc un média public, envisageait un débat sans moi. Peut-être est-ce parce que je suis une femme ? Nous sommes trois au second tour, les électeurs ont le droit de savoir pour qui ils mettent un bulletin de vote. Je n’ai jamais refusé un débat. C’est un moment important de la démocratie.

    Qu’allez-vous dire aux Marseillais pour être comprise ?

    M.V. : Je martèle une chose simple : ressaisissez-vous les Marseillaises et les Marseillais, vous jouez votre avenir. Ils se sont fait voler l’élection du premier tour. On a créé au niveau national un duel Payan-Allisio. Il n’existait pas. La preuve on a fini à quatre qualifiés.

    N’y a-t-il pas des causes plus profondes à ce duel ?

    M.V. : Les sondages ont pesé. Beaucoup d’électeurs de droite se sont dit « la candidate est loin, alors je vote Allisio ». Benoît Payan a aussi créé les conditions de ce duel, les gens nous parlaient beaucoup de la dégradation de la sécurité à Marseille. Et puis c’est très souvent aussi un vote de colère, de mécontentement, de saturation. Un vote national. On n’a pas pu parler de fond, de l’avenir de Marseille.

    Ces municipales permettent d’élire les conseillers métropolitains. Comment sera gérée la Métropole demain ?

    M.V. : D’abord je suis assez satisfaite du bilan métropolitain mais surtout satisfaite que 73% des maires sur les 92 aient été élus au premier tour. Pour moi c’est le signe de la réussite du travail fait au niveau de la Métropole et du Département. On les a aidés, on a refait les piscines, les stades, la population est contente des maires. Donc il n’y aura pas de modification fondamentale, la Métropole restera dans la même configuration de possibilité de gouvernance.

    Si je comprends bien, vous avez aidé les maires et donc ils vous aideront à rester présidente ?

    M.V. : Franchement, ce n’est pas ma personne qui compte. L’important c’est de stabiliser cette Métropole. Elle est née difficilement, il y a eu l’acte II avec la suppression des conseils de territoires. Et je plaide pour un acte III, avec la proximité qui retourne aux communes et les compétences stratégiques qui restent à la Métropole.

    Quoi qu’il arrive le centre de gravité de la Métropole reste à droite ?

    M.V. : Oui, et au centre. C’est la même configuration qu’aujourd’hui.

    Vous vous dites satisfaite du bilan métropolitain mais beaucoup de critiques s’expriment sur la propreté. Ça n’a pas pesé sur votre résultat ?

    M.V. : Je pense que ce qui a pesé, c’est le fait pour Benoît Payan de dire « c’est pas moi, c’est l’autre ». Il a fait du bashing systématique en disant que tout ce qui était mal, c’était moi et que tout ce qui était bien, c’était lui. Ainsi va la vie. Mais on ne peut pas taper des pieds pour avoir la propreté et une fois qu’on va pour signer le pacte, dire qu’on ne la veut plus. Sur la propreté, j’ai mis fin au fini-parti mais on peut toujours mieux faire, ce qui a manqué à la Métropole, c’est d’avoir la compétence de A à Z. La responsabilité de la verbalisation, c’est la mairie.

    Vos anciens amis sont très critiques. Lionel Royer-Perreaut vous demande de vous désister. L’entourage de Sabrina Agresti-Roubache vous étrille. Avez-vous mené une campagne trop à droite ?

    M.V. : Quand vous ne menez pas le combat, vous êtes sûr de ne pas le perdre. Eux, ils savent ce que c’est que perdre. Vous savez, moi je connais tous les numéros du loto une fois que le tirage est fait. Je pense que la sociologie de la ville a changé et que le niveau du débat n’a pas permis d’intéresser suffisamment. Le niveau d’abstention est très haut.

    Quel avenir pour la droite et le centre à Marseille ?

    M.V. : Nous voulons faire exister notre courant de pensée et évitez la reproduction de ce qu’il se passe à l’Assemblée nationale avec des invectives permanentes entre extrême gauche et extrême droite. J’ai des convictions, du courage, je suis une femme d’honneur.

  • Loin de tout, loin des urnes, des quartiers à remobiliser

    Loin de tout, loin des urnes, des quartiers à remobiliser

    « Voter ? Mais qu’est-ce qu’ils peuvent ? » Assima, patiente depuis trois heures dans la longue file d’attente d’une distribution alimentaire « spéciale ramadan » de l’association Ahsa qui ne désemplit pas devant les Flamants (14e). Mère isolée de 4 enfants, elle vit depuis 12 ans « coincée entre les dealers et les murs pourris » dans la tour B du Mail. La politique, est « le dernier » de ses soucis, trop préoccupée « à faire manger » ses enfants, à « faire la misère » à son aîné de 17 ans « pour qu’il ne tombe pas dedans. Presque toutes mes voisines ont vécu un drame ».

    De l’autre côté de l’avenue Ansaldi trois camions de CRS contrôlent des jeunes aux pieds des Flamants. « Ils viennent. Ils repartent et les réseaux se replacent », commentent trois autres locataires de la même résidence, soucieuses de remplir leur cabas. « On n’en aura pas assez », regrette Basana. La jeune bénévole a tenu un bureau de vote à la cité Air Bel, dans le 11e, où la participation était de 30,67%, et souligne « plus on s’enfonce dans la misère, plus on s’éloigne des urnes ». Les trois mamans « comoriennes » assurent quant à elles : « Heureusement on est allées voter ! On ne veut pas du RN, on veut vivre en sécurité mais ensemble. On veut que le maire aide les associations pour nos enfants. » L’une d’elles ajoute « déjà Payan nous a fait une belle école où on n’a pas honte d’aller », tout en constatant que dimanche, le bureau du groupe scolaire Vayssière « était vide. Parce que les voisins, ils sont dégoûtés ».

    Difficile remobilisation

    Au centre commercial du Merlan, « c’est qui les candidats ? », interroge Malek. Les bras chargés de sacs d’un magasin discount, Sandrine, habitante d’une zone pavillonnaire à proximité, avoue ne pas s’être déplacée. « Ils ne se battent pour leur place. Mais nous ? Ma fille de 16 ans vit quasi-séquestrée, on a peur. Même Kessaci n’a pas la baguette magique, il est menacé. C’est toujours pareil, il y a le RN. Et au deuxième tour il faut le sursaut républicain. J’en ai marre. »

    À La Busserine, devant l’école, les cris des guetteurs ne surprennent plus les parents venus récupérer leurs enfants. Mais Kamel veut encore y croire : « Amine Kessaci il connaît ça, il peut aider. Pour nos enfants, on ne peut pas baisser les bras. » Si les avancées sur la réhabilitation de la cité et la rénovation des écoles semblent avoir bénéficié au vote en faveur de l’équipe municipale, créditée de 58,22% et 47,8% des voix, dans les deux bureaux du groupe scolaire, laissant le RN en 5e et 4e places, l’abstention était à 58,65%. « D’où nos efforts de remobilisation », précise Nina, dans les locaux de l’association Shebba, où trois jeunes travaillent leur CV sur les PC. « Le social n’est clairement pas de droite, et avec l’extrême droite on a tout à perdre. Moins d’assos c’est moins d’aide aux démarches, moins d’accès aux droits, plus de familles endettées, expulsées. On l’a vu pendant le Covid », témoigne l’animatrice en préparant la réunion « non au racisme » initiée par l’ensemble des associatifs. C’est aussi ce tissu que Bachir, la cinquantaine, veut préserver : « Quand on était jeune, on n’était pas riche, mais on n’avait jamais vu un cheval et on est parti en faire avec le centre social. Et on a eu le RN, puis la droite, ils n’ont pas aidé. Aujourd’hui les jeunes, ils vont au charbon. »

    Remobiliser s’avère plus difficile dans les quartiers les plus délaissés, « où il n’y a plus d’associations ni de services publics, où les changements d’adresse n’ont pas suivi les démolitions », relève Kader Benayed, du collectif KGBS (Kaliste, Granière, Bourrely, Solidarité, 15e) qui s’est employé à inciter les habitants à se rendre aux urnes. « C’est plus dans les noyaux villageois que le RN a fait ses scores, où il y a le moins d’insécurité. » Et au sud, où il dépasse 44% pour les 9-10. « On a connu Ibrahim Ali, ça nous parle, rappelle l’associatif, on continue à aller à la rencontre des gens, à dire l’importance de s’exprimer. »

    L’appel anti-RN du FCL Malpassé

    Le Football Club Loisirs Malpassé, association du 13e arrondissement de Marseille, a lancé un appel, au travers d’un communiqué paru sur les réseaux sociaux, afin de ne pas laisser le Rassemblement national prendre le pouvoir lors des élections municipales : « Sur nos terrains, il n’y a ni origines, ni différences : seulement des enfants qui jouent ensemble, des valeurs partagées et une passion commune. (…) Nous refusons de rester silencieux lorsque le vivre-ensemble est menacé. Le Rassemblement national ne représente pas ce que nous sommes. Nos quartiers méritent mieux que la division et la stigmatisation. »

    Camille Kadoum

  • Les syndicats martégaux à l’offensive contre le RN

    Les syndicats martégaux à l’offensive contre le RN

    Dès 6h mardi matin, les militants de l’Union locale CGT du pays martégal et des syndicats qui la composent sont rentrés en campagne. « Tous mobilisés contre le fascisme et pour le progrès social », peut-on lire sur les tracts tirés du communiqué publié lundi après-midi (voir ci-dessous), distribués à l’entrée de l’hôpital, puis devant l’hôtel de ville à 8h et à la cafétéria du complexe pétrochimique de Lavéra à midi.

    « Nous prenons position dans la campagne motivés par les 28% de l’extrême droite », explique Jessica Jadé, cosecrétaire du syndicat CGT des agents de la Ville après la distribution à la mairie. « En aucun cas le RN ne répond aux enjeux du camp des travailleurs. Déjà, la bascule impacterait directement le nombre de services publics, par la privatisation de l’entretien, des espaces verts, des crèches ou de la restauration collective », détaille la syndicaliste. Mais aussi, « quand l’extrême droite parle de baisser le budget de fonctionnement, il parle de nos salaires ! Nos conditions de travail sont directement impactées », considère Jessica Jadé.

    Un avis complété par sa cosecrétaire Mylène San Nicolas. « Ça veut dire ne plus remplacer lors de départs à la retraite », estime-t-elle, mais aussi « la remise en cause de la qualité du dialogue social », avec la majorité actuelle et « plus de difficultés à obtenir des avancées pour les agents, avec le RN ou des antisociaux en place ».

    Les discours et les actes

    Au sein du complexe pétrochimique de Lavéra, à la pause de midi, les travailleurs se pressent à la cafétéria. Toute une équipe s’est mobilisée à leur rencontre. « J’ai grandi avec la mairie Lombard, puis Charroux, et je veux que mon fils puisse profiter de tout ce qu’elle propose », explique Anthony Celor, cégétiste à Naphtachimie et habitant de Lavéra, rappelant que « Gaby Charroux est le seul à s’être occupé des problèmes dans nos entreprises, contrairement aux autres qu’on voit jamais et qui votent contre la nationalisation d’Arcelor, l’augmentation des salaires et pour les baisses de budget des Villes ».

    Cyril Renard, travailleur d’Ineos syndiqué à Sud Chimie, trouve « super bien fait » le tract de la CGT qui est distribué. « Il permet d’aller convaincre, d’expliquer les mensonges et bluffs et pourquoi faire barrage au RN qui est contre les syndicats, affirme-t-il. Tout ce qu’ils ont fait et voté à l’Assemblée montre qu’ils sont contre les travailleurs », conclut-il.

    Des positions partagées par Sandrine Jacquemus, travailleuse sur site. « Tout le monde doit prendre ses responsabilités » considère-t-elle, pointant que « bizarrement, il n’y a aucun syndicat d’extrême droite pour défendre les travailleurs, c’est bien parce qu’ils défendent le capital ».

    Issu de Naphtachimie, le secrétaire de l’Union locale CGT, Daniel Bretonès, affirme que « jamais un salarié n’a tiré d’avantages de l’extrême droite ». Et assène : « Qui était devant Kem One ou Total La Mède pour nous soutenir lorsque ces usines étaient menacées ? Qui est le premier à nous avoir répondu pour défendre l’hôpital ? Qui était devant les écoles quand des classes étaient menacées ? Qui était à Notre-Dame-des-Marins à 4h du matin pour soutenir les habitants et appeler les crèches pour apporter du lait ? C’est Gaby Charroux et Pierre Dharréville, et il n’y avait pas d’élections à ces moments-là », liste le syndicaliste.

    Dans ce contexte, Daniel Bretonès affirme que « Gaby Charroux est le seul à pouvoir faire barrage au RN », de même qu’il défend « un bon bilan et programme », contrairement à « celui qui se cache derrière Bardella et n’a jamais été là ».

    Jean-Luc Di Maria s’explique sur son maintien à Martigues

    Le candidat DVD a publié une vidéo sur le réseau social Facebook, mardi soir, pour expliquer avoir décidé de maintenir sa candidature au second tour. « Pas le choix le plus simple, mais assumé » justifie-t-il. « Je ne ferai aucune alliance avec le RN » tranche le candidat. « Nos valeurs ne sont pas les mêmes », note Jean-Luc Di Maria, indiquant avoir demandé à Emmanuel Fouquart (RN) : « Quelle est ta position sur la promesse faite à la communauté musulmane concernant un bail emphytéotique pour construire leur mosquée ? sa réponse a été niet ! Voilà la vérité » lance-t-il. « Gouverner n’est pas diviser, mais unir. Je refuse les calculs politiques qui vont à l’encontre des valeurs que je défends » tance le candidat, qui tiendra son meeting jeudi à 18h30, salle du Grès.

  • Après un long silence, Martine Vassal se maintient, comme elle l’avait promis

    Après un long silence, Martine Vassal se maintient, comme elle l’avait promis

    Il aura fallu la nuit et plus d’une demi-journée pour qu’enfin, Martine Vassal sorte d’un silence assourdissant. Le temps de digérer son score de 12,41%, sa liste étant arrivée loin derrière le Printemps marseillais du maire sortant Benoît Payan (36,69%) et le RN Franck Allisio (35,02%) mais un poil devant l’insoumis Sébastien Delogu (11,94%).

    « Je prends acte de ce résultat qui nous place en troisième position. Je veux l’affirmer avec clarté : nos courants doivent continuer à être représentés », assène-t-elle dans un long communiqué. « Entre la gauche de Monsieur Payan, l’extrême droite du RN et l’extrême gauche LFI, il existe à Marseille un courant de pensée profondément républicain, attaché à l’ordre, à la responsabilité, à l’équilibre et au respect de toutes les sensibilités de notre ville » qu’elle compte bien incarner. Elle met en avant « une équipe rajeunie, renouvelée et compétente, qui représente ces courants de pensée » qui « devra, demain, représenter une opposition claire et constructive au conseil municipal ». Pour Martine Vassal, « il serait impensable de priver les Marseillais de cette représentation au second tour ». Et de se poser en « véritable alternative à la gestion actuelle de la ville doit s’incarner dans un projet sérieux, expérimenté et capable de rassembler largement ».

    Des conséquences

    sur la Métropole

    La candidate de la droite et du centre revient sur son avenir au sein de la Métropole, qu’elle préside depuis 2018 et sur laquelle « cette élection aura également des conséquences majeures ». La Métropole « est une institution essentielle, composée d’une assemblée de maires qui travaillent ensemble pour les transports, l’économie, l’aménagement et l’avenir de notre territoire » rappelle-t-elle, « les électeurs qui nous ont fait confiance ne doivent pas être punis une seconde fois, en voyant cette Métropole basculer également à gauche ! Car nos courants sont les seuls à pouvoir maintenir une majorité à la Métropole ».

    Plus tôt dans la journée, Christophe Madrolle, au nom des « écologistes raisonnables » estimait lui aussi indispensable le maintien de Martine Vassal, qu’il qualifie d’« acte de résistance républicaine face à la montée des extrêmes ». « Une ville comme Marseille ne peut pas se résumer à un jeu de ping-pong institutionnel entre la gauche et l’extrême droite, les Marseillais ont besoin d’équilibre de pluralisme et de dialogue », insistait-il. Dans un communiqué, le référent Marseille de l’UDI, Frédéric Guelle, inquiet de la progression du Rassemblement national et de « la perspective de le voir accéder aux responsabilités », saluait l’engagement de Martine Vassal, porteuse d’une « alternative républicaine » et réclamait lui aussi son maintien.

  • Le sommet de la pyramide de la DZ Mafia interpellé

    Le sommet de la pyramide de la DZ Mafia interpellé

    C’est une opération « inédite », souligne ce samedi matin le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessone. Plus de 900 gendarmes ont été mobilisés depuis ce lundi 9 mars pour interpeller 42 personnes soupçonnées d’appartenir à la DZ Mafia. Une « attaque de la structure » décrivait-il, qui pour la première fois met en œuvre la nouvelle qualification d’association mafieuse créée par la loi narcotrafic. Parmi eux, « ce que l’on peut désigner comme le triumvirat de la DZ Mafia » explique le colonel Olivier Leblanc, commandant de la section de recherche de Marseille, indiquant qu’a aussi été ciblé « un échantillonnage de chefs de points de deal, de lieutenants, de logisticiens, prêts noms, investisseurs et blanchisseurs ». Quatre millions d’euros ont également été saisis, sous forme de numéraire, de cryptomonnaies, douze biens immobiliers, dix-huit véhicules. « Quand dans les quartiers nord les camions-plateau ont enlevé les véhicules de luxe dans lesquels les trafiquants se pavanaient, il y a eu un soulagement, les gendarmes ont entendu des personnes qui leur disaient merci », confie Nicolas Bessone.

    Féminisation des réseaux

    Au total, 26 personnes ont été mises en examen des chefs de groupement criminel, blanchiment aggravé et participation à une organisation criminelle, dont 15 ont été placées en détention provisoire. « La DZ Mafia n’est pas une construction policière ou journalistique : certains de ses membres entendus dans cette procédure reconnaissent son existence et y appartenir », tient à souligner le procureur de la République en pointant son origine marseillaise : 20 des personnes déférées viennent des Bouches-du-Rhône.

    Il met aussi en avant l’âge moyen des personnes déferrées, de 28 ans. « Ce n’est pas nos jeunes adolescents qui sont utilisés par le réseau, souvent maltraité comme de la chair à canon. Ce sont des personnes d’un âge plus avancé, ce qui démontre qu’on arrive au cœur de la structure de la DZ Mafia », explique-t-il. Cinq des mis en examen étaient déjà incarcérées, mais surtout, six autres étaient totalement inconnues de la justice.

    Preuve de la féminisation de ces réseaux, neuf des vingt-six personnes déférées sont des femmes. « Elles peuvent avoir le rôle de relais pour sortir des informations, des rôles de logisticiennes dans les vecteurs de blanchiment », explique Nicolas Bessone. Il décrit les méthodes utilisées pour communiquer dans les quartiers haute sécurité, à l’occasion des parloirs, par messages codés sur la téléphonie légale, sur une ligne présentée comme celle d’un avocat, aujourd’hui mis en examen, ou par son ordinateur.

    Deux rappeurs interpellés

    Le blanchiment des profits « considérables » du narcotrafic a aussi été au cœur de l’enquête, avec plus de 900 comptes bancaires analysés, une centaine de personnes impliquées identifiées. « Selon les propres déclarations des personnes mises en examen, les cadres dirigeants dégagent par personne chaque mois un bénéfice net de 300 000 euros, illustre le procureur de la République. Ces sommes ne sont pas flambées, mais réinvesties ou blanchies. » C’était le cas au travers des réseaux sophistiqués mis à jour avec la saisie de 55 kg d’or en lien avec les mafias italiennes en septembre dernier, à travers aussi des sociétés locales de location de voitures de luxe, ou encore à travers le label de rap « Youleuh Records », « un relais publicitaire pour la franchise auprès de la population pénale notamment », explique Nicolas Bessone. Deux rappeurs sont mis en examen, KITKVT placé en détention provisoire et Dika. « Cette vague d’interpellation n’est qu’un début, annonce-t-il. Avec le matériel probatoire accumulé, nous allons remonter les circuits de blanchiment plus sophistiqués. » Même si le commandant de la section de recherche reconnaît : « Il serait bien présomptueux de dire que c’est la fin. De nombreux coups ont été portés à la DZ Mafia, c’est un coup supplémentaire. »

  • A Marseille, le front se veut antiraciste

    A Marseille, le front se veut antiraciste

    Les drapeaux palestiniens et libanais flottent sous l’imposante silhouette de la Porte d’Aix à 14h, samedi 14 mars. Slogans et batterie résonnent : « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos ». À la veille du premier tour des élections municipales, 8 000 personnes ont marché selon les organisateurs et 2450 personnes selon la préfecture de police, contre le fascisme, le racisme, l’islamophobie et les violences d’État. Plus de 60 collectifs, syndicats et organisations politiques marseillais avaient signé l’appel national de La Marche des Solidarités, plateforme de collectifs de personnes sans papiers. Des manifestations étaient organisées dans 102 villes, dont Avignon, Toulon, Gap…

    « Il faut montrer qu’on est nombreux et qu’on fait corps », confie Michel, 75 ans, « antifasciste de toujours ». Inès, 20 ans et Rose, 21 ans sont venues pour « se faire entendre ». « On ne va pas se laisser faire », expriment-elles face à la montée de l’extrême droite et des discriminations.

    Isabelle, du Réseau Universitaire Sans Frontières (RUSF), elle, dénonce les « lois liberticides contre les migrants » et s’inquiète pour le devenir des étudiants étrangers. « La connaissance n’a pas de frontière », martèle-t-elle, fustigeant la suppression des APL et l’augmentation des frais d’inscription différenciés.

    Le cortège a marqué un temps fort devant le commissariat de Noailles. Les visages de ceux « tombés sous les mains de la police » s’affichent sur de grandes banderoles. Le père de Souheil, tué en 2021 par un policier, prend la parole : « Ni oubli, ni pardon ».

    «Sardine antifa»

    Malgré la gravité des revendications, la joie infuse dans la marche. Face aux cordons de police, des clowns, vêtus de rose, imitent les policiers et brandissent des frites de piscine, comme des matraques. Au milieu des drapeaux, une autre touche d’humour attire l’œil : des sardines bleus en carton, portées à bout de bras ou piquées dans les cheveux. C’est l’œuvre de Léna Turist, artiste de 24 ans. « La sardine , c’est le symbole de Marseille. J’ai recyclé mes cartons de la manif du 8 mars pour unir les gens et amener de la joie », explique-t-elle. Ses poissons affichent : « sardine antifa » ou « sardine mangeuse de mascu ».

    De la Porte d’Aix au Vieux-Port, le cortège a affiché un front uni et a rappelé que Marseille est « antifasciste ».

  • [Rugby] Les Bleus défientla Rose pour un doublé

    [Rugby] Les Bleus défientla Rose pour un doublé

    Au coup d’envoi, à 21h10, au Stade de France, Antoine Dupont et ses hommes (1ers, 16 pts) sauront le résultat du choc entre l’Irlande (3e, 14 pts) et l’Écosse (2e, 16 pts) à Dublin. Et, sauf scénario improbable, il leur faudra absolument gagner, voire avec le bonus, pour conserver leur titre 2025. Une finale et un anniversaire : les 120 ans du « Crunch », ce duel franco-anglais disputé pour la première fois le 22 mars 1906, au parc des Princes (défaite 35-8). Un revers qui reste le plus large de l’histoire des coqs contre l’Angleterre sur le sol français.

    « Le passé, c’est le passé »

    Épouvantail de la compétition, avec 12 victoires d’affilée dont un 33-19 cinglant contre les All Blacks à l’automne, le XV de la Rose est brutalement retombé sur terre, avec une claque en Écosse (31-20), la plus large défaite de son histoire à domicile contre l’Irlande (21-42), puis sa première défaite en 33 rencontres contre l’Italie
    (23-18). Mais attention à une bête « blessée », avertissait mercredi Servat. « Les Anglais traversent un moment difficile. Mais ils sont toujours redoutables », a confirmé jeudi Fabien Galthié.

    Une certitude : en cas de victoire samedi, les Anglais sauveraient leur tournoi et sans doute la tête de leur sélectionneur au passage. Et, à un an et demi du Mondial 2027 en Australie, ils mettraient KO un XV de France sans doute encore un peu groggy après sa désillusion écossaise. Même si « le passé, c’est le passé », a tenté d’évacuer jeudi le sélectionneur tricolore, refusant de parler de revanche.

    5e journée – Tournoi des six nations

    À 21h10, au Stade de France, à Paris

    Arbitre : Nika Amashukeli (GEO)

    FRANCE : Ramos – Attissogbe, Barassi, Moefana, Bielle-Biarrey – Jalibert, Dupont (cap.) – Matiu, Ollivon, Cros – Meafou, Flament – Aldegheri, Marchand, Gros.

    ANGLETERRE : Daly – Roebuck, Freeman, Atkinson, Murley – Smith, Spencer – Earl, Pepper, Chessum – Coles, Itoje (cap.) – Heyes, George, Genge.