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  • La CGT porte plainte contre ArcelorMittal pour délit d’entrave

    La CGT porte plainte contre ArcelorMittal pour délit d’entrave

    « Arcelor va s’expliquer devant les juges pour ses mensonges et ses entraves au CSE et à la CSSCT », lance Zidane Mérabet, récemment élu délégué syndical central CGT à l’assemblée générale du syndicat CGT de l’aciérie de Fos-sur-Mer, qui s’est tenue mercredi à la Maison de la mer et du sport. Le syndicat CGT a annoncé à cette occasion lancer une procédure judiciaire pénale en citation directe au tribunal correctionnel à l’encontre de l’entreprise et de quatre dirigeants du site.

    En cause selon Me Julie Andreu du cabinet TTLA, avocate de la CGT, « un délit d’entrave de la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) ». Plus précisément, la direction est accusée d’avoir « caché un prélèvement positif et délibérément menti en réunion » à ce propos. « Les agissements de la direction sont révélateurs de cette infraction, d’où la citation directe devant le tribunal correctionnel car nous estimons avoir tous les éléments pour se dispenser d’une enquête préliminaire », affirme l’avocate.

    « Des documents modifiés »

    Le secrétaire général du syndicat CGT de l’usine Stéphane Martins de Araujo, resitue le contexte de cette démarche. « Nous avons lancé une procédure de danger grave et imminent [DGI, Ndlr.] sur un calorifuge situé au finissage », une procédure liée à la présence d’amiante pour demander une action et permettre d’exercer un droit de retrait. « Nous avons forcé la direction à faire un prélèvement de contrôle et à accompagner le préleveur. Les deux chefs présents étaient très confiants pour nous dire que ce serait forcément négatif. Le lendemain, en même temps qu’on avait réunion, nos camarades nous ont avertis qu’ils avaient vu le préleveur revenir », raconte le responsable. Les syndicalistes ont alors contacté le préleveur pour connaître la raison de son retour, qui doit normalement faire l’objet d’une information auprès des dépositaires de la procédure DGI, en l’occurrence la CGT. « Sa réponse a été “on m’a demandé de revenir car les prélèvements étaient amiantés” », affirme Stéphane Martins de Araujo.

    « Le jour d’après la direction nous a présenté le rapport : aucun prélèvement n’était amianté. Ils nous ont demandé de lever le DGI, nous leur avons dit que c’était inacceptable et qu’ils avaient modifié des documents agréés Cofrac », tonne le syndicaliste, visiblement en colère. « Ils ont mis la pression aux autres syndicats pour faire lever le DGI. Quand on vous dit qu’ils nous envoient à la mort c’est réel ! » conclut le responsable. Zidane Mérabet abonde en ce sens. « Ce combat dépasse la boîte, quand on voit les déchets amiantés transportés par camions parfois non bâchés et traités comme des déchets industriels banals, cela met en danger tout le monde. » La première audience de citation directe est programmée au 7 juillet.

    Préjudice d’anxiété

    Outre cette procédure, le syndicat est en campagne sur le préjudice d’anxiété lié à l’amiante et aux produits cancérigènes ouverte à tous les salariés et sous-traitants. « Les expositions diffuses et étalées dans le temps n’ont jamais été limitées à une seule substance. L’amiante reste présent partout malgré son interdiction en 1997 », détaille Zidane Mérabet, faisant état de « 600 salariés en suivi médical renforcé amiante dans l’entreprise », et 200 de plus l’ayant quitté. Rendez-vous le 28 mai au conseil de prud’hommes de Martigues.

    De son côté, ArcelorMittal « n’entend pas commenter une procédure en cours ». Plus largement, elle rappelle ses engagements : « La santé et la sécurité au travail sont une priorité absolue pour ArcelorMittal. Sur le site de Fos-sur-Mer, les évolutions en matière de santé et de sécurité reposent sur des investissements permettant d’améliorer la protection collective, mais aussi sur un dispositif de prévention complet, associant formation, amélioration continue des pratiques et suivi médical de tous les salariés », assure-t-elle. « Ces sujets de santé et de sécurité sont au cœur des échanges réguliers avec les instances représentatives du personnel », affirme l’entreprise.

  • Une extrême droite déstructurée face à « un budget structurant »

    Une extrême droite déstructurée face à « un budget structurant »

    Les premières séances de conseil municipal de la mandature sont courtes, et personne ne s’en plaindra. Mais le mandat s’annonce long au regard de la faiblesse de l’opposition des élus d’extrême droite. Rassemblement national, UDR et Reconquête font bloc dans un grand n’importe quoi. Sur les gros dossiers du jour, consacrés aux questions budgétaires, le masque est vite tombé.

    582 millions d’efforts d’investissements

    Au moment de voter le rapport 6 actant le maintien des taux d’imposition de la commune, inchangée depuis 2022, Jessy Nakache (RN) s’embrouille, confond taxe foncière et taxe d’habitation, et reprend la question de son président de groupe, Franck Allisio, posée au conseil précédent, sur la crainte d’une augmentation des impôts durant le mandat. « Je ne peux pas prendre ce genre d’engagement », réplique Benoît Payan, arguant d’un contexte national incertain et renvoyant l’extrême droite à ses turpitudes, trois de ses parlementaires présents, ayant voté à l’Assemblée nationale le désengagement de l’État dans les collectivités territoriales.

    Les prises de paroles suivantes, sur le budget primitif (rapport 7), ne sont guère plus brillantes. Jöel Canicave, l’adjoint (PS) aux finances de la ville présente « un budget équilibré avec une trajectoire maîtrisée ». D’un montant de 2,16 milliards pour 1,57 milliard de fonctionnement, il confirme une capacité à maintenir « un haut niveau d’investissement ». « La dynamique des recettes de services constitue un levier majeur », observe l’élu de la majorité dans un contexte où les dotations de l’État (248 millions) compensent à peine l’inflation et celle des dépenses (+5%) est « maîtrisée au regard des contraintes nationales ».

    L’effort d’investissement (582 millions) « élevé et structurant » inclut 318 millions de dépenses nouvelles et dans la continuité des années précédentes : l’éducation avec la poursuite du plan école, la sécurité avec le doublement des effectifs de la police municipale… « Une stratégie financière responsable et tournée vers l’avenir et le maintien des équilibres budgétaires au plus près des ratios prudentiels », assume Joël Canicave.

    « Fiers de nos agents »

    Un « budget d’illusion » avec « une vision à court terme et sans cap » pour Franck Allisio qui n’a pas saisi la nature des 31,5 millions de reprise de résultat de 2025 et dénonce de façon populiste une masse salariale en hausse. « Les agents de cette ville ne sont pas simplement une charge », lui répondra Thomas Roller (PS), « Nous sommes fiers d’avoir plus de policiers municipaux, plus d’agents dans les écoles et dans notre ville. Ce ne sont pas des chiffres, ce sont ces femmes et des hommes qui font vivre nos services publics, gardent nos enfants, entretiennent nos parcs et sont au service des Marseillaises et des Marseillais. »

    « Un budget pas maîtrisé » et « une faute stratégique », attaque encore Thibaut Charpentier (RN) pour justifier le vote contre de son groupe. « Une lecture caricaturale », répond Pierre Huguet (G.s), assis au perchoir. Par la voix de Romain Simmarano (Ren.), « heureux de se prononcer sur un budget » après que les maires de la Métropole s’y soient refusés la veille, la droite républicaine plus constructive va s’abstenir.

    « Ce budget vous ressemble et ressemble au programme pour lequel vous avez été élus », glisse-t-il avant de pointer trois points d’attention. Le premier sur les fonds européens, « le 13e mois des collectivités ». Il réitère sa demande d’objectifs fixés. « Ils le seront en 2027 », lui assure Joël Canicave. Le deuxième sur la masse salariale avec une demande de clarification « pour comprendre de quoi il s’agit ? ». Le troisième enfin sur le désendettement, rappelant justement que « celui d’une commune ne peut pas être pris comme un signe de bonne santé par principe ».

    Contractualisation

    « Ce n’est pas maintenant qu’on va décider si ce budget est bon, c’est dans huit mois. C’est pour cela que nous nous abstiendrons », conclut-il, attendant de voir des bibliothèques ouvertes, un « mieux » sur les piscines, et de compter le nombre d’écoles construites. Évoquant une « période plénipotentiaire » pour un maire disposant désormais à la Métropole de « l’ensemble des outils » et « de toutes les manettes sans aucune contestation possible », Romain Simmarano amène une réaction attendue de Benoît Payan.

    « Ce n’est pas le climax du plénipotentat », répond ce dernier, rappelant malicieux qu’il n’a pas la main sur la Région et le Département. « Mais quoi de plus normal que la Métropole et la ville centre s’entendent ? », note-t-il avant d’évoquer une série de rendez-vous avec les deux collectivités : « Nous allons soumettre un certain nombre de demandes pour que nous puissions nous aussi avoir droit à un certain nombre de dispositifs », précise-t-il, répétant que la Ville n’a reçu que 2% de l’aide départementale aux communes alors qu’elle compte 42% de ses habitants.

    « M. Simmarano, nous comptons sur vous pour faire en sorte que les contrats ville-région et ville-département émergent assez rapidement », abondera un peu plus tard Joël Canicave.

    ET AUSSI

    Hommage à Hammache

    La séance s’est ouverte par « un hommage appuyé » à Azdine Hammache, adjoint (PM) à la culture à la mairie des 13 -14, décédé la semaine passée. Sa famille était présente dans l’hémicycle. « Nous ne l’oublions pas et il est ici », assure Benoît Payan, rappelant le livre de Rûmî, un poète perse, qu’il lui avait offert lors de leur première rencontre. Il « aurait apporté à ces arrondissements auxquels il tenait, la force de ses connaissances, la puissance de ses engagements, la beauté de son esprit, la force de ses mots et notre histoire collective. Il sera une grande perte pour nous toutes et tous », estime le maire avant de longs applaudissements.

    L’été marseillais est voté

    L’été marseillais permettra aux habitants d’accéder gratuitement à toute une série d’activités nautiques, sportives et culturelles, spectacles et concerts, du 21 juin au 6 septembre. Cette délibération présentée par le maire de Marseille, en personne, a été la première à être votée ce mercredi lors du conseil municipal par la majorité de gauche.

    Ravier grand-remplacé

    Le rapport 16 portant sur des subventions urgentes à destination des acteurs associatifs, a donné l’occasion à l’élu d’extrême droite, Antoine Baudino (REC), de déverser son fiel haineux. Dans son viseur, l’argent versé à « une filiale de l’Addap 13 » prenant en charge les mineurs non accompagnés pour qui « l’immigration est un business lucratif ». Après avoir fait le lien avec SOS Méditerranée, il s’en prend à l’Algérie, à ceux qui viennent « se faire soigner à l’œil », dénonce de « l’argent dans la poche des immigrationistes » et crie à la « submersion migratoire ». « Il fallait bien que quelqu’un remplace M. Ravier », ironise Benoît Payan, demandant une annotation au PV après qu’Antoine Baudino ait assimilé l’Addap 13 à la DZ Mafia. « Pour les financer un peu plus mais ce sera sur votre argent », conclut-il avec malice.

    Kit de rentrée scolaire

    Le rapport 11 présenté par Pascaline Lécorché (PP) sur le kit de rentrée scolaire, la dotation de fourniture de la ville dont le montant est revalorisé à 8,4 millions pour 2026, 2 de plus qu’en 2025, donne encore l’occasion à l’extrême droite de patauger. Thomas Battesti (RN) convoque l’école d’Aristote et les Hussards noirs pour parler « éducation populaire » et réclamer un effort de la ville sur « les niveaux d’apprentissage des enfants, et les savoir fondamentaux ». Après « une leçon d’histoire », le maire rappelle qu’il n’est pas ministre de l’éducation nationale et n’a pas accès aux contenus pédagogiques.

  • Barcillonnette, ce village « caché » où les jeunes reviennent

    Barcillonnette, ce village « caché » où les jeunes reviennent

    Avec deux associés, Mathéo Morin, 29 ans, est venu s’installer comme souffleur de verre à Barcillonnette, il y a de cela quelques mois. Les trois jeunes artisans sont en train d’aménager le local de 100 m² qu’ils louent à la mairie pour 250 euros par mois. Mathéo lui-même habite dans un logement communal proposé par la municipalité. « Depuis 2021, toutes les équipes municipales successives nous ont soutenus. Sans cette aide, on n’aurait pas pu s’installer », raconte-t-il. Mathéo est originaire de Chorges, et l’un de ses partenaires, Sacha, vient de Barcillonnette même. Les trois artisans souhaitent s’intégrer dans la vie locale, et projettent d’animer des expositions et des ateliers de démonstrations au Bar-là-bas, café associatif et centre névralgique de la vie communale. « On ne veut pas juste être enfermés dans notre atelier à exporter nos productions, s’engage Mathéo. On veut créer de l’activité ici, ne pas venir juste pour travailler et repartir ou à l’inverse seulement pour dormir et travailler à Gap ou Sisteron. »

    La commune, qui ne comptait que 148 âmes en 2023, a réussi depuis quatre ans à faire s’installer une dizaine d’activités, portées par 14 personnes dont sept sont originaires du village, dont la nouvelle maire elle-même, Remina Salerno, âgée de 28 ans, élue aux dernières municipales après être revenue s’installer l’an passé.

    Population vieillissante

    « Les précédentes municipalités avaient identifié un enjeu autour du vieillissement de la population et conclu qu’une manière de lutter contre ça était d’attirer des jeunes actifs, explique-t-elle. Ce n’était pas forcément évident, au vu de la ruralité de la commune, éloignée des villes où il y a des emplois. Mais, ce qui est intéressant c’est que les profils qui se sont installés sont principalement des artisans et des agriculteurs qui travaillent sur place. » Les différentes équipes municipales ont donc joué en priorité sur le levier du logement, en mettant en location des habitations et locaux communaux, à des prix abordables, afin de permettre à des jeunes de s’installer.

    Cette politique, Aude et Marion, deux boulangères de 40 et 33 ans, originaires d’Aix Marseille, en ont profité. « On a envoyé des demandes dans beaucoup d’endroits et ici la mairie nous a rendu la tâche plus facile en nous fournissant un local avec un loyer de 250 euros par mois qui permet de commencer sans être pris à la gorge », explique Aude. Mais cette politique municipale n’est pas le seul facteur. « Nous souhaitions répondre à un besoin local et les habitants et le tissu associatif, notamment le bar qui a été notre premier point de vente, nous ont aidées », témoigne Aude. Un lien d’entraide qui a aussi été bénéfique à Adélie et Valentin, un couple de vignerons de 33 et 36 ans, arrivés en 2021 et logés dans un habitat communal dans les premiers temps. « On a découvert une riche vie collective, on a eu l’opportunité de louer des terres à des familles locales. Les mains tendues ont été nombreuses », confie Adélie. « Je pense qu’il y a une part propre aux habitants, les gens qui vivent là ont une conscience de la solidarité, de l’entraide dans le voisinage. La mairie a été le relais de ça, avec une équipe motivée », explique Rémina Salerno, qui rappelle aussi que cette dynamique a été confortée par les retours successifs de plusieurs enfants du pays en l’espace de quelques années dont elle fait partie : « Voir tous mes amis d’enfance revenir au village pour développer des choses, je me suis dit que moi aussi je voulais participer. »

    Attirer des activités qui participent à la vie locale

    D’autres projets d’arrivées sont à l’étude, dont celle prochaine de deux jeunes fromagères. « La question du logement reste complexe, il y a du monde qui veut venir et on arrive aux limites de notre PLU, que l’on ne veut pas étendre exagérément », nuance la maire. La mairie ne veut pas accueillir pour accueillir et dénaturer l’esprit d’une commune qui a tout de même pour devise « un peu perchée, un peu cachée ». Pour cela, l’équipe municipale réfléchit à de nouvelles activités qui profiteraient à la vie locale, comme un atelier de réparation/ressourcerie et un marché hebdomadaire local. « Tout cela viendrait nourrir cette dynamique, où on a déjà un poulailler collectif, un bar associatif ouvert tous les vendredis, projette Rémina Salerno. On veut pérenniser un noyau d’activités, qui va faire que Barcillonnette c’est un tout petit village, mais un tout petit village pas tout à fait comme les autres. »

  • L’OM rate encore son final

    L’OM rate encore son final

    S’ils étaient toujours sixièmes au coup d’envoi, les résultats des matches précédents plaçaient les Olympiens face à un impératif.

    La victoire contre Nice constituait la seule possibilité de rester au contact de Lyon, Lille et Rennes, vainqueurs respectivement d’Auxerre, Paris et Nantes. Seul Monaco, tenu en échec à Toulouse, avait raté l’occasion de doubler provisoirement les Marseillais.

    Des Marseillais qui n’avaient pas d’autre choix que gagner le derby de toutes les angoisses, face à des Niçois revigorés par leur qualification en finale de la Coupe de France. Mais aussi par les mésaventures auxerroises à Lyon et nantaise à Rennes. Ce qui devait compliquer la mission d’un OM attendu au tournant par ses supporters.

    Un OM qui, pendant une grosse dizaine de minutes, donnait le sentiment d’avoir retrouvé un certain allant. Mais hormis une reprise de la tête d’Arthur Vermeeren, obligeant Yehvann Diouf à un arrêt réflexe, le seul fait marquant de la première période restera l’intrusion d’un supporter, venu du sud, et qui avait le temps de taper sur les épaules de Quinten Timber puis Pierre-Emerick Aubameyang avant d’être maîtrisé.

    C’était trop peu pour mettre le feu à un Vélodrome pourtant encore mobilisé. Un Vélodrome qui devait attendre l’heure de jeu pour, enfin, vibrer. Fallait-il y voir un rapport de cause à effet ? Toujours est-il que c’est quelques secondes après l’entrée de Mason Greenwood que l’attaque phocéenne faisait parler la poudre. L’Anglais n’y était pour rien, c’est le tandem Nnadi- Höjbjerg qui faisait voler en éclats la défense azuréenne.

    Même si son scénario avait été compliqué, la victoire était à portée de main. Et avec elle l’entretien de la flamme d’une qualification en Ligue des Champions. Malheureusement, Jonathan Clauss et Elye Wahi, anciens Phocéens, se ligaient pour arracher le pénalty de l’égalisation azuréenne.

    La malédiction du money time refaisant surface au plus mauvais moment, l’OM laissait filer deux nouveaux points sur sa pelouse.

    OM 1 (0) NICE 1 (0)

    31e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (60 021 spectateurs)

    Arbitre : W. Delajod

    Buts : Höjbjerg (66) pour l’OM, Wahi (88 sp) pour Nice.

    Avertissements : Emerson (29), Medina (44) à l’OM, Wahi (44) à Nice.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi, Medina – Weah, Höjbjerg ( c ), Nnadi (Kamissoko, 80), Emerson (Mmadi,63) – Timber (Abdelli, 80), Aubameyang – Vermeeren (Greenwood, 63).

    Entraîneur : H. Beye.

    NICE : Diouf – Clauss, Mendy, Bah, Oppong, Bard (Abdi, 80) – Abdul-Samed (Carlos, 80), Boudaoui – Cho (Boudache, 66), Wahi (Vanhoutte, 90), Sanson ( c, Diop, 46 ).

    Entraîneur : C. Puel.

    Le fait de match

    Messages interpellant joueurs et dirigeants, bâches renversées… Les Virages ont fait part de leur colère après les derniers résultats.

    Néanmoins, la ferveur a repris le dessus chaque fois que Willy Delajod a donné le coup d’envoi d’une mi-temps. Avec, toutefois, une bronca de mécontentement face à la stérilité du jeu proposé sur le terrain.

  • Une démarche pour inscrire le camp des Milles au patrimoine mondial de l’Unesco

    Une démarche pour inscrire le camp des Milles au patrimoine mondial de l’Unesco

    La cérémonie de la Journée du souvenir des victimes et héros de la déportation s’est tenue dimanche matin, au Camp des Milles,
    à Aix-en-Provence. Alain Chouraqui, président fondateur de la Fondation du Camp des Milles, a annoncé engager une démarche pour l’inscription du site mémorial aixois au patrimoine mondial de l’Unesco. Seul Auschwitz-Birkenau, en Pologne, dispose de cette reconnaissance internationale parmi les anciens camps liés à la déportation.

    Photo M.E.H.

  • Un bureau de poste occupé pour défendre leur facteur

    Un bureau de poste occupé pour défendre leur facteur

    Ce samedi matin, ils étaient plus de 80 rassemblés devant le bureau de Poste des Pennes-Mirabeau, en défense de leur facteur, Didier Rochette. Suspendu depuis sept mois, ce dernier est convoqué, mardi, en conseil de discipline à Paris, avec une menace de révocation. Une mobilisation d’usagers que le syndicat SUD PTT, qui le défend, n’avait jamais vue avec une telle ampleur : plus de 200 habitants ont signé une pétition pour prendre sa défense. Jusqu’à occuper le bureau de poste après le rassemblement pour obtenir des réponses de la Poste. « Nous sommes des gens simples nous, interpelle un riverain. On est comme Jean de Florette [le personnage de Marcel Pagnol, Ndlr]. L’autre voulait son eau, nous, on veut notre facteur ! »

    « C’est le lien social »

    « On lui reproche d’être violent et d’être un harceleur, ce sont des accusations graves et infamantes ! », s’indigne le responsable de SUD PTT, Serge Reynaud. Et d’assurer : « C’est quelqu’un qui dérange parce que chaque fois qu’il y a un problème, c’est une vigie. » Sur place, les usagers de sa tournée célèbrent à l’unanimité le travail d’un facteur « à l’ancienne ». « Didier, c’est le lien social. Dans mon quartier des Bouroumettes, il connaît la vie, les peines, les difficultés des habitants », partage Agnès Bono, 75 ans. Alors quand pendant six mois d’affilée, elle n’a plus vu son facteur, elle s’est inquiétée, avant de lancer une pétition pour prendre sa défense.

    Face aux soutiens venus le défendre, le quinquagénaire reconnaît que cette mobilisation lui fait « chaud au cœur ». « Je vis mal le fait d’être pestiféré depuis sept mois. On m’a demandé de rendre mon badge et mon téléphone, j’ai l’impression d’être un voyou », souffle-t-il. Attaché au service public, il avait passé le concours de la Poste en même temps que celui de l’Éducation nationale. « Je ne connaissais pas ce boulot, mais je suis tombé amoureux de ce métier qui permet de se sentir utile, de connaître les gens », partage l’avant-dernier fonctionnaire de ce bureau, syndiqué depuis 2016 après une mobilisation contre une réorganisation. Une plainte contre lui de sa direction a été classée sans suite, il a lui aussi déposé plainte. Signe du climat délétère, un de ses collègues a démissionné, il y a un mois, et si certains d’entre eux sont discrètement présents, le syndicat SUD PTT assure que des pressions ont été exercées sur les autres facteurs pour qu’ils ne soient pas présents. Sur place, le responsable répond n’avoir aucun commentaire à faire, sans oser affronter le regard de la fille du facteur menacé de révocation. La direction se borne à confirmer la tenue d’un conseil de discipline, le 28 avril.

  • Hérault : l’État muscle son dispositif estival

    Hérault : l’État muscle son dispositif estival

    À l’approche de l’été, l’État prépare le terrain dans l’Hérault. Réunie à Gignac avec les maires du département, la préfète Chantal Mauchet a présenté le dispositif estival de protection des populations pour 2026. Dans un département où la population peut atteindre 1,2 million de personnes durant la saison, l’objectif est de répondre à l’afflux touristique, au risque incendie, aux noyades et aux événements festifs.

    L’État annonce un dispositif du même niveau que l’an dernier. 162 gendarmes supplémentaires viendront renforcer chaque jour les effectifs départementaux, sur le littoral, dans l’arrière-pays et les hauts cantons. La police nationale bénéficiera aussi de renforts extérieurs, notamment à Agde et Sète.

    Des renforts sur tous les fronts

    La sécurité civile sera elle aussi fortement mobilisée. Le Sdis 34 prévoit un socle quotidien de 500 sapeurs-pompiers pour les interventions courantes. En cas de risque incendie élevé, ce volume pourra être renforcé de 50 à 400 pompiers supplémentaires. Sur le littoral et autour des plans d’eau, 250 sapeurs-pompiers volontaires saisonniers assureront la surveillance des baignades dans 50 postes de secours.

    Autre point de vigilance : les férias, fêtes votives, festivals et feux d’artifice qui jalonnent l’été héraultais. La préfecture insiste sur l’anticipation, avec des réunions préparatoires en amont et un guide remis aux maires pour mieux encadrer les festivités. Enfin, la préfète annonce une évolution prochaine des règles de fermeture des massifs forestiers, pour simplifier et renforcer la prévention.

  • Solange Mercier : « Je me suis dit ces jeunes-là, on va les transformer en seigneurs »

    Solange Mercier : « Je me suis dit ces jeunes-là, on va les transformer en seigneurs »

    La Marseillaise : Qu’est‑ce qui a poussé l’enseignante à s’engager totalement au service de cette cause ?

    Solange Mercier : Je suis, entre guillemets, tombée dans le handicap de façon, on va dire, complètement inattendue, parce que le handicap, je ne connaissais pas. Je n’étais pas forcément sensibilisée, parce que quand on n’est pas touché personnellement, on le regarde, mais bon, c’est une vie parallèle, on va dire.

    Ma fille Solène, qui a aujourd’hui 20 ans, est née porteuse de trisomie 21, avec de multiples handicaps associés. Et dans ces cas‑là, le monde ordinaire reste assez hermétique.

    Vous avez fondé une des premières Unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis) en lycée ?

    S.M. : Oui, lorsque je suis revenue à Toulon, la directrice du lycée Marie-France, où j’enseignais, m’a dit : « Tu connais tout ce qui est handicap, est-ce que tu veux bien monter une Ulis lycée ? »

    Donc, je me suis vraiment formée et j’ai ouvert l’une des premières Ulis lycées. C’était passionnant parce qu’en fait, en tant que pédagogue, on se rend compte qu’on ne sait pas faire. C’est une remise en cause incroyable. Et du coup, ça nous oblige à déconstruire tout ce que l’on sait, et à essayer de trouver des clés. Je l’ai portée pendant des années. Puis, j’ai passé le flambeau.

    C’est à ce moment que « Quoi 2 neuf ? » voit le jour…

    S.M. : Quand vous avez un enfant qui est porteur de handicap, vous pensez à son avenir et vous vous dites : qu’est‑ce qui se passe ? Qu’est-ce qu’on fait ?

    Je me suis dit qu’elle avait eu la chance, via la loi 2005, d’avoir été intégrée à l’école malgré tous ces handicaps lourds, elle a appris à lire, à écrire… Et il me paraissait du coup inconcevable de ne pas poursuivre ce chemin.

    Je suis donc allée voir mon ancien chef d’établissement de l’époque, en lui expliquant que je désirerais ouvrir une association pour des jeunes comme Solène. Et comme je connais ce lycée en long, en large et en travers, et ses recoins, j’avais repéré un petit local qui servait à quelques profs qui corrigeaient leur copie tranquillement. Et ça a commencé comme ça.

    Quel est le concept de ce type d’accueil ?

    S.M. : On met le jeune au cœur du système. On part du principe que ce n’est pas au jeune à s’adapter au système. C’est-à-dire qu’on n’impose rien.

    Nous, on est ouverts lundi, mardi, jeudi et vendredi et les jeunes peuvent venir un, deux jours, quatre jours. Ou même tous les quinze jours. C’est eux qui construisent leur projet.

    Nous permettons à ces jeunes de 20 à 35 ans de continuer à acquérir des connaissances et des compétences. Mais aussi de s’émerveiller et de croire en eux.

    On est là également pour les aider à trouver des alternatives.

    Dans le monde du travail également ?

    S.M : Oui, et il y a plein de belles expériences mais ce n’est pas toujours facile. J’avais par exemple formé un jeune au service. Il était à Hippopotamus et le gars qui l’avait pris en charge, il y croyait.

    Jimmy arrivait, il portait l’eau et le pain aux tables et vérifiait s’il ne manquait rien. Un jour, deux mecs s’assoient. Jimmy arrive, ils le regardent et disent « Tu dégages ». Le directeur est allé à la table et leur a dit : « Ce monsieur, qui s’appelle Jimmy, fait partie du service. Si ça ne vous convient pas, vous partez messieurs. » Ils sont partis. Ça prouve qu’il y a encore beaucoup, beaucoup de chemin à faire.

    Mais là, je parle des jeunes qui peuvent s’intégrer facilement. Mais il reste tous les autres dont le monde ordinaire leur reste fermé. Donc je me suis dit ces jeunes-là, on va les transformer en seigneurs. Parce que si on revient bien en arrière, les seigneurs qu’est-ce qu’ils faisaient, eux ? Ils lisaient, ils se cultivaient. Ils faisaient du sport. Et ils vivaient. Ils ne se préoccupaient pas des injonctions de la société qui pèsent sur nos épaules.

    Reste à changer les regards ?

    S.M. : Cette année, un jeune au lycée a eu une altercation avec un autre et lui a lancé : « Va te faire foutre toi et ton fauteuil roulant ! » Pour qu’il prenne conscience de ce qu’il avait dit, la CPE l’a envoyé passer un peu de temps avec nous. À la fin de la journée il m’a demandé s’il pouvait revenir et m’a dit : « Vous voyez madame, je croyais qu’ils n’avaient pas d’âme, et en fait, je me suis régalé. » Je ne sais pas ce qu’il mettait derrière ces mots mais il pensait certainement qu’ils n’avaient pas vraiment une existence réelle avec des envies, des rêves. On l’a éclairé, il les voit aujourd’hui comme des personnes et respecte maintenant leur altérité, leur différence. Ça encourage à continuer.

  • Un collectif se lance face au retour du projet de la LEO dans le Vaucluse

    Un collectif se lance face au retour du projet de la LEO dans le Vaucluse

    Un peu plus d’une semaine après la rencontre entre le maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), et le ministre des Transports, Philippe Tabarot, afin de relancer le projet de liaison Est-Ouest tel qu’il avait été conçu initialement (notre édition du 14 avril), des militants écologistes et citoyens ont constitué le collectif Avignon zéro transit.

    Liaison A7-A9

    Soutenu par le parti Les Écologistes, dont fait partie l’élu d’opposition Mouloud Rezouali, le collectif affirme dans un communiqué que le projet « fait peser une lourde menace sur notre cadre de vie, sur l’environnement et sur la cohérence même des politiques de transition écologique engagées dans notre territoire. » Il plaide pour « une mobilité durable sans autoroute dans la ville », estimant que ce chantier, qui aboutirait au rond-point de l’Amandier « déjà saturé », « ne ferait qu’aggraver les embouteillages et les nuisances subies quotidiennement par les habitants ».

    Le trajet des poids lourds est également évoqué. Le collectif rappelle que l’une des solutions pour éviter le transit massif des camions sur la rocade Charles-de-Gaulle serait la création d’une liaison directe entre les axes A7 et A9 à hauteur d’Orange. « Cette solution, beaucoup moins coûteuse, permettrait de réduire durablement le trafic de transit sur l’agglomération et de préserver la qualité de vie dans l’ensemble du Grand Avignon », estiment-ils. Ils proposent plusieurs autres « solutions » pour améliorer la circulation, telle que rendre gratuite la portion d’autoroute Avignon Nord-Avignon Sud « afin de fluidifier les échanges quotidiens sans construire une nouvelle infrastructure inutile ».

  • Les victimes et héros de la déportation honorés dimanche

    Les victimes et héros de la déportation honorés dimanche

    Depuis 1954, le dernier dimanche d’avril est dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination nazis lors de la Seconde Guerre mondiale.

    Bouches-du-Rhône

    À Marseille, la commémoration débutera à 9h au Monument de la Déportation, place du 23-Janvier-1943. Jeannine Trucy, représentante de la présidente départementale de l’Association des déportés, ouvrira la cérémonie par la lecture de messages des victimes. Un dépôt de gerbes, le chant de La Marseillaise et une minute de silence rythmeront ce moment de recueillement. Corinne Simon, préfète de police déléguée représentant Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, présidera la cérémonie.

    À Aix-en-Provence, la cérémonie se déroulera à partir de 9h sur le site mémorial du camp des Milles, où plus de 2 000 hommes, femmes et enfants juifs furent déportés vers Auschwitz durant l’été 1942. L’hommage débutera à 9h, en présence du sous-préfet Mathieu Gatineau et de la maire de la ville, Sophie Joissains. Une seconde cérémonie est prévue à 11h, place des Martyrs de la Résistance.

    Istres débutera sa cérémonie à 10h15 au cimetière Saint-Sulpice. Un peu plus tard dans la matinée, La Ciotat rendra hommage aux déportés à 11 h, au square de l’avenue Gallieni, en présence du maire de la ville et vice-président de la Métropole, Alexandre Doriol. Même programme à Port-de-Bouc, où la commémoration se tiendra avenue Maurice-Thorez.

    Une cérémonie devant la stèle de la Déportation de l’esplanade du Général-de-Gaulle, à Aubagne, est prévue à 10h30, suivie d’une seconde à 11h10, place de l’Église, à Plan-de-Cuques.

    Var

    À Toulon, la préfecture commémorera les victimes et héros de la déportation à 9h, boulevard du 112e Régiment d’Infanterie. La cérémonie se déroulera également au Mémorial de la Déportation et de l’Internement, sous la présidence du secrétaire général de la préfecture, en présence des autorités civiles et militaires du département.

    Vaucluse

    À Avignon, la cérémonie présidée par Sabine Roussely, secrétaire générale de la préfecture, se tiendra place de l’Horloge à 10h. Plus à l’est, Courthézon rendra hommage aux déportés à 11h.

    Alpes

    À Digne-les-Bains, une cérémonie se tiendra ce dimanche 26 avril à 10h45, au monument aux morts, rond-point du 11-Novembre. À Gap, la commémoration est prévue à 11h, au cimetière urbain.