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  • Pierre Jaumain (PS), adjoint à l’urbanisme à Nîmes : « Une révision du PLU est très importante »

    Pierre Jaumain (PS), adjoint à l’urbanisme à Nîmes : « Une révision du PLU est très importante »

    La Marseillaise : Comment s’est déroulée votre prise de fonction ?

    Pierre Jaumain : J’ai trouvé un service public municipal efficace et à l’écoute de nos nouvelles orientations. Il a fallu quelques mois pour que soit nommé un nouveau directeur général adjoint (DGA) et que nous ayons un mode de fonctionnement optimal. J’ai aussi passé beaucoup de temps avec les équipes de Nîmes Métropole pour veiller à ce que ces équipes se parlent et travaillent bien ensemble en s’appuyant sur le fait majeur qu’elles ont le même élu de référence, ce qui est nouveau.

    Quelles ont été les priorités à lancer à partir d’avril ?

    P.J. : Un état des lieux général d’abord. L’inflexion, ensuite, des dossiers qui n’étaient plus dans nos priorités ou contraires à nos principes, comme sur le projet de parking à la Placette. Mais on ne peut pas tout modifier d’un claquement de doigts car il y a des règles, des réalités juridiques et financières dont on ne peut pas s’extraire avec irresponsabilité. Un des premiers changements majeurs a été de signifier notre volonté de répondre à la crise du logement en impulsant la production de logements sociaux auxquels une grande majorité de Nîmois a droit. Nous essayons par exemple de pousser les porteurs de projets, les promoteurs, à faire du logement social, alors que ce n’était pas prévu initialement. Comme ce n’est pas imposé dans les documents réglementaires, c’est à eux de bien vouloir le faire ou pas. Ils sont aujourd’hui globalement coopératifs. Mais c’est pour cela qu’une révision du PLU est très importante.

    Comment va se dérouler
    cette révision du PLU ?

    P.J. : Nous avons lancé en conseil municipal le 4 juillet une procédure de modification du PLU dont la végétalisation est un des enjeux majeurs. On votera au conseil municipal les décisions de cette modification au mieux au printemps. Nous avons aussi lancé une révision du PLH (Programme Local de l’Habitat) à Nîmes Métropole. Ce sont deux dispositifs-cadres extrêmement importants. Mais aujourd’hui dans le PLU, il n’y a pas grand-chose qui contraigne à la création de logements sociaux. Il y a donc un décalage entre nos intentions politiques et les outils réglementaires qui permettraient d’imposer ces intentions politiques. Pour la révision du PLU, nous avons décidé de concerter très largement donc ça va prendre deux ou trois ans.

    Quels sont les autres grands sujets qui vont vous occuper cette année ?

    P.J. : Se doter d’outils de pilotage et d’anticipation qui manquent cruellement pour maîtriser le foncier, construire des logements et développer cette ville harmonieusement. Nous sommes très mobilisés avec ma collègue Agnès Charraix sur la question du végétal en ville et de la réponse à apporter pour s’adapter au nouveau climat dans lequel nous vivons désormais. Et nous devons continuer à rencontrer l’ensemble des acteurs de l’urbanisme et du logement pour les comprendre, les associer et leur expliquer nos priorités.

    Où en est la rénovation engagée dans les quartiers prioritaires
    de la Ville ?

    P.J. : Beaucoup de choses sont contractualisées et nous sommes tenus de les suivre. Mais il y a des marges de manœuvre que nous allons activer. Je ne cesse de rappeler aux équipes que, même quand on travaille sur des plans, il s’agit toujours de la vie de femmes et d’hommes et que la dimension humaine de notre urbanisme est fondamentale. Je pense notamment que les financements liés aux aménagements ont été trop faibles. Et puis nous sommes déjà très mobilisés pour l’Anru 3 afin que notre territoire bénéficie des financements nécessaires et que soient prises en compte des problématiques nouvelles comme l’accompagnement des copropriétés dégradées. Nous sommes sur le pont sur les dossiers de renouvellement urbain et de politique de la Ville. Notre boussole, c’est la dignité, l’égalité et le respect. Nous avons pris un engagement durant la campagne sur l’égalité de l’ensemble des quartiers de notre commune. Nous le tenons et nous le tiendrons.

    Quel est votre rôle dans la mise en place des « places communes », l’un des axes les plus importants de la campagne de Nîmes en commun ?

    P.J. : C’est un travail collégial de nombreux élus et des services sous la houlette de ma collègue Maya Amer-Moussa. Je prends ma part, notamment dans le repérage foncier des lieux les plus adaptés et de leur intégration urbaine. Cela concerne les quartiers constitués comme ceux en mutation. C’est un travail très enthousiasmant car cela contribue totalement à cet urbanisme à échelle humaine qui est le nôtre. Un urbanisme qui recrée des lieux d’échange et de partage, des lieux de communication et de culture, des lieux de services publics et d’actions associatives, des lieux de citoyenneté.

    Sur ces sujets très techniques, comment parvenez-vous à faire participer la population dans la prise de décision ?

    P.J. : Par le dialogue permanent d’abord avec les corps intermédiaires, les comités de quartiers, les collectifs citoyens, les associations comme par l’information de tous les élus en refusant le fonctionnement cloisonné. Pour la révision du PLU par exemple, nous allons proposer un dispositif qui permette à toutes et tous de comprendre et de proposer des idées dans une dimension d’éducation populaire à laquelle je suis très attaché. Nous allons nous efforcer d’expliquer clairement ce qui est parfois très technique et un peu abscons. Nous souhaitons une large appropriation car nous allons parler de l’avenir de notre territoire et cela concerne tout le monde.

  • Dans les classes, la rentrée en Occitanie vire au coup de chaud

    Dans les classes, la rentrée en Occitanie vire au coup de chaud

    La rentrée n’avait qu’une semaine, mais certaines salles de classe étaient déjà devenues impraticables. Lundi 7 septembre, dans l’Hérault placé en vigilance orange canicule, les cours de l’après-midi ont été suspendus aux lycées Léonard-de-Vinci et Jean-Monnet de Montpellier. De même pour le lycée Joliot-Curie de Sète, où près de 1 900 élèves ont été libérés : jusqu’à 35 à 36°C ont été relevés dans certaines salles, avec une humidité étouffante et des premiers malaises.

    Le lendemain, mardi 8 septembre, le thermomètre fait cette fois dérailler les emplois du temps gardois. À Nîmes, les lycées Philippe-Lamour, Alphonse-Daudet et Dhuoda suspendent leurs cours dans l’après-midi. À Lamour, le Snes-FSU mesure déjà 30°C au CDI à 9 heures, puis 33 à 34°C dans les classes. À Daudet, les laboratoires de physique atteignent 35°C.

    Gourdes, ventilateurs, cours en extérieur quand cela est possible : dans les établissements, l’adaptation ressemble encore souvent à un système D. Pour Jérôme Amicel, secrétaire départemental du Snes-FSU dans le Gard, le problème « dépasse l’épisode météo » : une partie des bâtiments scolaires reste mal adaptée aux chaleurs extrêmes. Huisseries vieillissantes, protections solaires insuffisantes, ventilation inadaptée : une rénovation thermique d’ampleur de ces « véritables passoires thermiques » devient essentielle, plutôt qu’une succession de solutions provisoires.

    Même constat à Joffre. Les représentants Snes-FSU disent avoir observé chez les élèves et les personnels migraines, épuisement ou chutes de tension. Eux réclament des fenêtres ouvrantes, des protections solaires, des brasseurs d’air, voire des systèmes de rafraîchissement dans les salles les plus exposées. Les fédérations de parents d’élève du Gard et de l’Hérault réclament elles aussi un plan d’urgence pour le bâti scolaire, dénonçant des classes « bouilloires » et une gestion trop variable d’un établissement à l’autre. SUD Éducation dénonce de son côté « un manque d’anticipation face à des épisodes appelés à se répéter ».

    Le coût du retard

    Le paradoxe est que l’Éducation nationale dispose depuis mai d’un plan de gestion des vagues de chaleur. Il prévoit l’identification des établissements les plus vulnérables, l’aménagement des horaires et des espaces et, en dernier recours, la fermeture lorsqu’aucune solution ne permet d’accueillir élèves et personnels en sécurité. Mais aucun seuil n’impose automatiquement d’arrêter les cours : à 33, 35 ou 36°C, les décisions restent donc largement prises au cas par cas.

    La Région Occitanie a annoncé, en réponse, 10 millions d’euros supplémentaires au budget 2027 pour les lycées, tandis que le Gard a commandé 100 brasseurs d’air pour dix collèges. À Nîmes, la Ville prévoit de rénover énergétiquement six écoles par an et de renforcer végétalisation et protections solaires. Mais ces efforts locaux se heurtent au recul des moyens nationaux : l’enveloppe dédiée à l’adaptation des bâtiments scolaires a été amputée de 40 millions. Or le mercure, lui, rappelle à chaque rentrée l’urgence des travaux.

  • Un tramway jusqu’à l’aéroport sans doute mais, pas jusqu’à la mer

    Un tramway jusqu’à l’aéroport sans doute mais, pas jusqu’à la mer

    Historique. » Lundi 14 septembre, au moment de signer avec ses homologues de la Ville de Mauguio-Carnon (Pierre-Martin Chazot, DVD) et de l’Agglo du Pays de l’Or (Stéphan Rossignol, LR), le protocole d’intention en vue de relier en transports en commun l’aéroport* de Fréjorgues à la Métropole de Montpellier, le mot est lâché par le président Michaël Delafosse (PS). Et il n’est pas galvaudé. Qui se souvient des guerres politiciennes du temps de Georges Frêche sait que les relations entre ces deux territoires voisins ont toujours été fraîches pour ne pas dire glaciales.

    Mais entre la Métropole et l’Agglo aux couleurs politiques opposées, les eaux se réchauffent depuis l’arrivée de M. Delafosse en 2020. « Nous avons un dialogue apaisé. Nous dépassons nos différences pour montrer aux citoyens que nous faisons face. Nous ne sommes plus deux territoires face à face mais côte à côte dans l’intérêt général », positive Stéphan Rossignol, président de l’Agglo du Pays de l’Or. « Respect, dialogue, compréhension. Avec Mauguio nos échanges sont excellents », confirme M. Delafosse.

    L’engagement ne sort pas de nulle part. Dans le cadre du projet de Service express régional métropolitain (Serm) piloté par l’État, la desserte de l’aéroport était intégrée depuis juin dernier avec l’approbation de la Région Occitanie. Le protocole d’intention est une étape de plus dans le marathon administratif qui s’ouvre : études préalables, environnementales, enquête publique…

    « Calendrier raisonnable »

    « L’État nous demande de mettre toutes les options sur la table… », insiste M. Delafosse. Pas de calendrier précis, mais un « délai raisonnable » que S. Rossignol fixe idéalement avant la fin du mandat municipal (2032 ou 2033). « Mais les études réservent parfois des surprises, il faut tenir compte des aléas. »

    Si un prolongement de la ligne 1 de tramway depuis la gare TGV Sud de France ou même des liaisons en bus seront nécessairement étudiés, le scénario qui tient la corde est celui d’une extension vers l’aéroport de la ligne 3 du tramway depuis le terminus à Pérols, nouveau lieu de dépôt de la TaM. Un chantier que M. Delafosse évalue à 70 millions d’euros. Reste à connaître la clé de financement. Pour cela, le soutien de l’État semble indispensable.

    Pour l’élu PS, relier l’aéroport aux gares est une évidence autant pour les voyageurs (contraints aux navettes ou aux taxis) que pour l’essor de la zone économique adjacente au tarmac. Le président du directoire de l’aéroport y voit lui aussi une opportunité de développer la plateforme qui vise à terme 2,5 millions de passagers annuels contre 1,8 aujourd’hui. « C’est une merveilleuse nouvelle, on va finir par devenir l’aéroport de l’Est de l’Occitanie », se félicite Emmanuel Brehmer quand bien même les parkings sont une source de revenus non négligeable pour l’aéroport. « Le but est de réduire le trafic de voitures, pas de l’éliminer. Les taxis vont continuer à travailler », désamorce M. Delafosse.

    Les acteurs du monde politico-économique sont donc unanimes. En revanche, ceux qui espéraient la fin de l’ineptie qui voit les rails du tramway s’arrêter à 1km de la mer, seront déçus. « Ni Carnon ni Palavas ni La Grande-Motte ne sont candidats pour accueillir le tramway jusqu’à la plage. C’est un engagement de campagne, il n’y a pas d’ambiguïté », coupe court Pierre-Martin Chazot (DVD). S. Rossignol (LR) abonde. « C’est un sujet clos. On a un dispositif de transports [des navettes en bus] à améliorer pour l’accès à la mer ». Officiellement, le coût de cette opération via le tramway (150 millions d’euros) est jugé « inenvisageable ». En réalité, ce sont les populations des quartiers populaires qui continuent d’effrayer les maires de droite du littoral.

    * Situé sur la commune
    de Mauguio-Carnon.

    « Pas candidat pour accueillir le tram jusqu’à la plage »

  • [Occitanie ] Une loi « permis de tuer » selon la gauche

    [Occitanie ] Une loi « permis de tuer » selon la gauche

    Des partis politiques de gauche (du NPA au PS) et assos (LDH, Libre Pensée, Mrap…) qui appellent à manifester, dimanche 20 septembre (14h au Peyrou à Montpellier) contre la loi sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, tous ne placent pas le curseur au même niveau.

    Au PCF, Clara Gimenez rappelle le désengagement de l’État qui « n’investit plus dans les services publics, ni la police ni la Justice ». La secrétaire du PCF héraultais estime qu’il faudrait un « renforcement des moyens de la police nationale en l’encadrant et la contrôlant » et ceux de la Justice pour avoir des « moyens d’enquête » garantissant in fine des « procès équitables ». Du côté du NPA, le jeune anticapitaliste surnommé « Kiks », appelle à « la fin des LBD et grenades de désencerclement », au « désarmement de la police municipale » et même à la « dissolution de corps spéciaux » tels que la BAC.

    Quoi qu’il en soit, tous s’accordent à rejeter en bloc les prétextes de cette loi adoptée (par la droite et le RN avec le soutien du gouvernement) à l’Assemblée nationale dans l’attente de son examen au Sénat. À savoir que le texte controversé serait un « bouclier juridique » nécessaire pour protéger les policiers dont la vie peut être mise en danger ou qu’il s’agirait d’une simple « protection fonctionnelle renforcée ».

    Un « pas vers le fascisme »

    Christine Maillard (Amnesty International), y voit une « remise en cause de l’État de droit ». « Qu’auraient donné les cas de Nahel, assassiné à Nanterre en 2023 ou d’Olivier Gomes abattu en 2020 par un policier condamné à 10 ans de prison, s’il n’y avait pas eu d’enquête ? »

    Le fait qu’un policier ou un gendarme qui use de son arme soit présumé avoir agi de manière légitime jusqu’à preuve du contraire, ce qui « n’existe nulle part en Europe », constitue une « inversion de la charge de la preuve », alerte Alban Desoutter (Libre Pensée 34). Un basculement au vu de la loi actuelle (l’agent doit prouver que son tir était absolument nécessaire et proportionné) qui choque Coralie Mantion. « Ce n’est pas aux familles en deuil d’enquêter et de prouver que le tir était disproportionné », recadre l’écologiste pour qui « la police est là pour protéger la population et la Justice pour contrôler la police ». Elle pense notamment aux dérapages verbaux d’un policier violent à Carcassonne. « Toute la police n’est pas raciste mais on voit le besoin de plus de contrôles. »

    Gilet jaune historique du rond-point des Prés d’arènes, Gilbert Rigal se souvient que trop de ses collègues de lutte ont été éborgnés. « C’est une incitation à plus de violence contre les gilets jaunes de demain. La répression devient la seule réponse aux mouvements sociaux », s’insurge celui qui évoque une sorte de « permis de tuer ».

    À l’instar des contrôles au faciès qui les ciblent déjà, les populations racisées des quartiers populaires semblent elles aussi fragilisées. « Des jeunes, notamment des musulmans, risquent d’être tués. Cette loi va aggraver la situation, c’est un pas de plus vers le fascisme », alerte Stéphan Steiner (LP 34). Christine Maillard n’en pense pas moins. « Cette loi a une origine fasciste, cette proposition figurait dans le programme de Jean-Marie Le Pen dans les années 2000. » Dans l’histoire, ce n’est pas un détail.

    « Il s’agit d’une inversion de
    la charge
    de la preuve »

  • Tour d’horizon des visites guidées des journées du patrimoine

    Tour d’horizon des visites guidées des journées du patrimoine

    Pour cette nouvelle édition des Journées Européennes du Patrimoine, les thèmes mis en avant sont « Le patrimoine de la photographie », en lien avec l’anniversaire du bicentenaire de la photographie fêté cette année, et « Le patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer ». Plusieurs visites, activités ou événements doivent nécessairement faire l’objet d’une réservation pour pouvoir y participer ce week-end. En voici une sélection non exhaustive.

    BOUCHES-DU-RHÔNE

    Marseille

    Visite du Cepac Silo

    Le Cepac Silo ouvre ses portes au public, l’occasion de découvrir ou de redécouvrir le passé céréalier du silo d’Arenc, mais aussi les nombreuses figures qui en ont fait un incontournable du paysage culturel marseillais. Ouvert samedi et dimanche de 9h30 à 17h, des créneaux sont prévus pour des visites guidées gratuites à la réservation sur cepacsilo-marseille.fr.

    « Le bus d’hier à demain »

    La société de transport marseillaise RTM ouvre au grand public son atelier de maintenance de La Rose. Il sera possible d’admirer les bus emblématiques de la ville, et découvrir les grandes transformations à venir pour les transports en commun marseillais à travers l’exposition « Le bus d’hier à demain ». Ouvert samedi et dimanche de 9h à 12h30 et de 14h à 18h. Inscription obligatoire sur rem.jep.fr.

    Martigues

    Exposition « Les gestes de la mer »

    Le Petit musée de Carro accueille ce week-end l’exposition « Les gestes de la mer », autour des photographies de la mer et des gestes de la pêche. L’exposition se déroule en continu autour du marché aux poissons sur le Port de Carro et au Petit musée le samedi et le dimanche de 11h à 18h. Inscription obligatoire au 04.42.49.03.30.

    Aix-en-Provence

    Découverte du musée du calisson

    Le musée du calisson fait redécouvrir ce week-end la plus grande célébration du calisson : « La bénédiction du calisson ». Lors de cette fête qui a lieu le premier dimanche du mois de septembre, les fabricants de calissons se réunissent pour célébrer cette confiserie. Une exposition de photographies retrace l’histoire de cette fête unique. Plusieurs créneaux sont encore disponibles le vendredi à 15h, le samedi à 10h, 11h et 15h et le dimanche à 11h et 15. Réservation obligatoire sur calisson.com.

    Les Baux-de-Provence

    Visite guidée du château

    Le château des Baux-de-Provence propose de découvrir son histoire et son patrimoine à travers une visite guidée. Les départs sont prévus le samedi et le dimanche à 10h15 et à 14h, la réservation se fait auprès de l’Office du tourisme au 04.90.54.34.39 ou par mail tourisme@lesbauxdeprovence.com. Un atelier de calligraphie est lui ouvert sans réservation de 10h à 16h30.

    VAUCLUSE

    Avignon

    Visite guidée immersive du centre-ville

    Epok’Tour propose une visite guidée dans le centre-ville d’Avignon sous forme d’une reconstruction historique vivante. Le personnage de Mme Pernod vous accompagnera pendant 1h30 pour revivre l’histoire d’Avignon en 1860, accompagnée de plusieurs autres personnages. Les visites sont prévues dimanches de 10h30 à 14h30, réservation obligatoire sur epoktour.fr.

    Vaison-la-Romaine

    Château comtal

    Accompagnés par un architecte et plusieurs tailleurs de pierre, découvrez le château comtal en chantier, le rôle de l’archéologue sur ce chantier, ainsi que le savoir-faire de ses artisans. Visites le samedi à 10h, 11h, 14h, 15h et 16h, réservation obligatoire au 04.90.36.50.48.

    Saint-Didier

    Visite autour du nougat

    La famille de nougatiers Silvain ouvre les portes de leur fabrique pour faire découvrir au grand public le processus de fabrication du nougat et l’histoire familiale. Réservation obligatoire sur nougats-silvain.fr.

    VAR

    Toulon

    Le « Jacques Stosskopf » ouvert au public

    La base navale de Toulon est ouverte au public ce week-end de manière exceptionnelle. Une visite guidée et des explications techniques permettront de découvrir le navire militaire Jacques Stosskopf, long de 160 m. L’inscription est obligatoire sur le site des Journées Européennes du Patrimoine.

    Le Muséum en chantier

    Malgré sa fermeture pour travaux, le Muséum départemental du Var est animé ce week-end par plusieurs scientifiques, conservateurs et restaurateurs, qui seront là pour faire découvrir les coulisses des travaux. Une visite découverte intitulée « Dans les coulisses du Muséum en chantier ». Ouvert samedi de 10h à 16h, réservation obligatoire au 04.83.95.44.30.

    La préfecture accueille les visiteurs

    La préfecture du Var propose une visite guidée alors que le bâtiment vient d’obtenir le label d’« Architecture Contemporaine Remarquable ». Visites prévues le samedi à 10h et 15h30, réservation sur le site internet des Journées Européennes du Patrimoine.

    La Londe-les-Maures

    Historique de la bunkérisation

    Une visite guidée explore la création du Sudwall sur le littoral méditerranéen par l’armée allemande entre 1943 et 1944. La visite démarre samedi à 9h à la salle Yann-Piat. Réservation obligatoire auprès de l’office du tourisme de la Londe-les-Maures au 04.94.01.53.10.

    ALPES

    Volx

    L’histoire de l’olivier

    L’écomusée de l’olivier, installé dans une ancienne usine de chaux, propose une immersion dans la longue histoire de l’olivier. Un lieu dédié à l’histoire, à la culture et aux traditions autour de l’olivier, arbre mythique de la région. Ouvert samedi de 11h à 15h, réservation obligatoire gratuite au 04.86.68.53.15.

    Banon

    Visite des ateliers de chocolat

    Une visite de leurs ateliers est proposée par la chocolaterie de Banon. Deux créneaux de visites sont prévus le samedi à 11h et à 14h, la réservation se fait au 04.65.69.00.50.

    Gap

    Découverte des archives départementales

    Les archives départementales des Hautes-Alpes proposent une visite guidée autour de la photographie qui permet d’explorer des espaces habituellement fermés au public. Le site permet de découvrir toutes sortes de clichés et comment ils sont conservés. Plusieurs départs sont prévus le samedi et le dimanche à 14h, 15h, 16h, et 17h. Un autre départ est également prévu à 13h30 le dimanche. Réservation obligatoire au 04.86.15.31.80.

  • La présidentielle au cœur du débat à Bram

    La présidentielle au cœur du débat à Bram

    Cette sixième édition des Rencontres de la gauche, le 19 septembre, s’annonce exceptionnelle puisqu’elle se tient à huit mois quasiment jour pour jour du premier tour de l’élection présidentielle fixé au dimanche 18 avril 2027.

    Carole Delga, à l’initiative de ces rencontres, lancées en 2021, ne s’y trompe pas. À quelques mois de la présidentielle « notre responsabilité collective est immense », prévient l’ancienne ministre de François Hollande. Et de développer : « Car cette échéance décisive ne saurait se réduire à une confrontation de personnalités. Elle doit permettre aux Françaises et aux Français, au cours d’une véritable campagne électorale, de choisir entre des projets, des visions de la société, des chemins d’avenir clairement assumés. »

    Si Carole Delga a déjà choisi son candidat, Raphaël Glucksmann, député européen, et co-président de Place Publique, le débat prévu samedi après-midi sur la présidentielle sera ouvert aux autres candidats de la primaire des sociaux-démocrates. Ainsi sont annoncés parmi les participants, la présence de Ségolène Royal, Jérôme Guedj ou encore Emmanuel Maurel.

    Mais si la course à l’Élysée sera fort logiquement au cœur de cette édition 2026, ces rencontres ne perdent pas le fil des origines. « Depuis six ans, les Rencontres de Bram poursuivent cette ambition : contribuer à l’élaboration d’un projet de progrès pour notre pays. Un projet fidèle à nos valeurs sociales, républicaines, fraternelles, laïques, féministes, antiracistes, européennes, universalistes. Un projet qui refuse la brutalisation du débat public et oppose à la résignation une espérance crédible » développe Carole Delga en introduction d’un programme dense avec de nombreuses tables rondes et ateliers animés par des intervenants réputés à l’instar de l’économiste Jacques Attali, François Gemenne, politologue et co-auteur du 6e rapport du Giec ou encore la diplomate Laurence Tubiana et la philosophe Gabrielle Halpern.

    Côté personnalités politiques nationales et européennes, outre Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal, l’écologiste et sénateur de Paris Yannick Jadot sera là ainsi que Paul Magnette, président du PS belge.

    Pour le PCF, Léon Deffontaines, porte-parole du parti qui a élu Fabien Roussel comme candidat, fera le déplacement et Guillaume Lacroix, conseiller régional et président du Parti Radical de Gauche (PRG) est aussi attendu.

    Pour Carole Delga, « Bram est devenu le symbole de cette République en commun que j’appelle, que nous appelons de nos vœux. La seule réponse digne au conservatisme, au populisme et à l’extrémisme qui abîment notre démocratie. » Ce sera aussi sans nul doute une des étapes importantes dans la désignation du candidat de la gauche social-démocrate à la présidentielle.

  • Bonbonnes de protoxyde d’azote : une facture écologique qui explose

    Bonbonnes de protoxyde d’azote : une facture écologique qui explose

    Elles s’alignent au pied des poubelles, roulent dans les caniveaux ou s’échouent sur les parkings : les bonbonnes de protoxyde d’azote sont devenues un déchet ordinaire par leur présence, mais hors-norme par leur traitement. À Nîmes, 9 600 avaient déjà été ramassées depuis janvier à la mi-mai. « On en ramasse tous les jours », résume Jamel Meuchmache, du pôle propreté urbaine. Au centre de valorisation, quelque 20 000 bouteilles restaient stockées.

    Le problème tient d’abord à ce qu’elles contiennent encore. Sous pression, le gaz interdit leur traitement avec les déchets classiques. Jetées dans une poubelle, les bonbonnes peuvent finir dans un incinérateur et exploser sous l’effet de la chaleur. Au centre de valorisation énergétique de Nîmes, environ 500 explosions par an ont été recensées. En 2025, les réparations liées à ces incidents ont coûté près de 350 000 euros. Pour limiter les risques, un scanner à rayons X, facturé 300 000 euros, a été installé cet été.

    Qui doit payer ?

    Une fois récupérées, reste à les stocker, les transporter, les dégazer puis séparer leurs matériaux. À Nîmes, le traitement représente 215 000 euros par an, soit près d’un tiers du budget consacré aux déchets ramassés sur la voie publique. « Il faudrait que l’État nous aide », réclame François Séguy, adjoint à la propreté. À Béziers, l’Agglo dit payer environ 25 euros par bonbonne : une centaine ont été récupérées en deux mois au printemps.

    La facture est d’autant plus lourde que le protoxyde résiduel ne peut pas simplement être relâché : ce puissant gaz à effet de serre réchauffe l’atmosphère près de 300 fois plus que le CO2. Dans le Vaucluse, Suez teste depuis juillet un procédé qui l’extrait puis le décompose en diazote et oxygène, avant d’envoyer les matériaux vers les filières de recyclage. Une piste encore pilote, là où les collectivités réclament une réponse nationale.

    La loi du 18 août 2026 interdira la vente aux particuliers dès février 2027. Reste à savoir qui paiera le traitement des bonbonnes déjà en circulation. Plusieurs élus réclament leur intégration à une filière de responsabilité élargie du producteur. Autrement dit, faire remonter la facture vers ceux qui mettent ces contenants sur le marché, plutôt que de la laisser aux contribuables et aux agents qui les ramassent.

  • Un premier festival pour la paix en Cévennes

    Un premier festival pour la paix en Cévennes

    Après la venue l’an dernier du collectif japonais anti-arme nucléaire Nihon Hidankyo et le témoignage d’une victime in utero de la bombe d’Hiroshima, les défenseurs de la paix en Cévennes souhaitaient poursuivre le travail de conscientisation. Jennifer Willens, première adjointe (PCF) à Saint-Martin-de-Valgalgues, commune qui a rejoint l’ONG « les maires pour la paix », a donc été à l’initiative d’un festival pour faire vivre la paix. « Dans les médias, on ne parle que de la guerre. Quand est-ce qu’on utilise le mot de paix ? Quasiment jamais. Donc nous, on veut l’inverse. Plus on parle d’un sujet, plus il est présent dans les consciences des citoyens », explique l’élue qui s’était rendue au Japon l’an dernier pour les commémorations des 80 ans d’Hiroshima.

    Quatre jours d’animations

    L’idée a donc été de lancer un festival autour du 21 septembre, Journée internationale de la paix. Quatre
    communes ont choisi d’y participer : Saint-Martin-de-Valgalgues donc, Cendras, La Grand-Combe et Saint-Julien-les-Rosiers. Mais Jennifer Willens espère que cette première édition sera le début d’une longue aventure et que de nouvelles communes rejoindront le mouvement. « L’idée, c’est que chaque commune s’empare de ce sujet et que le mouvement grandisse dans chaque commune. J’espère que ce festival sera un tremplin pour que d’autres communes nous rejoignent », confirme l’élue.

    Le festival s’ouvrira donc le samedi 19 septembre à Saint-Martin avec le spectacle gratuit « Una historia americana » de Vidala. « C’est un spectacle qui rappelle l’histoire de l’Amérique en chanson. Leur travail, c’est de raconter l’histoire des peuples d’Amérique latine et d’essayer de montrer leur résistance et leur résilience sur de la musique rythmée », présente Jennifer Willens. Le lendemain (10h30) sera projeté à la salle Biosphéra de Cendras l’animé L’oiseau bonheur de Seiji Arihara qui retrace l’histoire de « Sadako, une petite Japonaise qui avait deux ans quand la bombe d’Hiroshima a explosé et qui est morte des conséquences des radiations ». La projection sera suivie d’un débat et d’un repas à la mairie*.

    Si tout n’est pas encore calé avec l’Éducation nationale à cette heure, des actions devraient tout de même se dérouler dans les classes de La Grand-Combe le lundi 21 septembre. Puis le soir, le festival se clôturera avec une soirée à Saint-Julien-les-Rosiers autour d’un débat consacré aux pistes pour agir localement en faveur de la paix. Un apéritif sera ensuite offert par la municipalité.

    Si le festival, porté par les communes, se termine le 21 septembre, le Comité Alès-Cévennes du Mouvement de la paix propose deux rendez-vous dans la foulée : le mardi 22 (18h30) à Cendras avec la pièce de théâtre Les mains propres puis le mercredi 23 à la salle du Capitole d’Alès (18h30) avec une conférence de Farah Safi, professeure de droit spécialiste du droit international.

    * Réservation au 06.09.83.27.30.

  • [Entretien] Boudewijn Zenden : « Un déplacement en Turquie, c’est toujours très électrique »

    [Entretien] Boudewijn Zenden : « Un déplacement en Turquie, c’est toujours très électrique »

    La Marseillaise : Vous étiez titulaire lors du dernier match de l’OM à Besiktas, lors de la 5e journée de la Ligue des Champions en novembre 2007. Quel souvenir gardez-vous de ce déplacement à Istanbul ?

    Boudewijn Zenden : Un déplacement en Turquie, ce n’est jamais un match comme les autres. Je pense que ça ne vous étonne pas quand je vous dis que c’était exactement comme prévu : là-bas, c’est toujours très électrique. Je me souviens notamment d’un entraînement au stade. Normalement, il est fermé au public, mais il y avait quand même quelques supporters turcs présents. Je ne dirais pas que j’avais peur, mais, en tant que joueur, tu n’as pas forcément envie que l’adversaire puisse voir toutes les idées de jeu que tu prépares pour le lendemain. Sinon, il peut être préparé en conséquence. Et puis, il y avait tout ce qui entourait le match. Je me souviens que des supporters avaient tiré des feux d’artifice toute la nuit dans Istanbul pour nous empêcher de bien dormir. Dès que tu poses le pied en Turquie, tu ressens cette rivalité, cette tension particulière, et ce, bien avant même le coup d’envoi.

    Et à l’intérieur du stade ?

    B.Z. : Plus le moment fatidique approche et plus l’ambiance monte d’un cran. Tu vois progressivement les tribunes se remplir, le bruit augmenter et la pression s’installer. Les supporters turcs sont vraiment très passionnés. Ils me font beaucoup penser à ceux de Marseille, à vrai dire. Quand tu es joueur, une telle atmosphère te transcende. Ça te donne encore plus d’envie, d’énergie et surtout la volonté de réaliser un grand match.

    Vous avez finalement perdu ce match sur le score de 2-1. Comment analysez-vous votre prestation ?

    B.Z. : Je me souviens que c’était un match compliqué. On avait perdu ce match dans les dernières minutes à cause d’un but de l’attaquant Bobo. Le stade vibrait et tous les supporters commençaient à scander son nom. Besiktas a toujours été une équipe redoutable à domicile. À l’époque, ils avaient trois-quatre brésiliens doués techniquement. Et même si notre match face à eux était finalement équilibré, avec de nombreuses occasions manquées de notre côté, ils ont su être plus efficaces cette fois-là.

    Plus globalement, comment avez-vous vécu vos deux saisons passées dans la cité phocéenne ?

    B.Z. : J’ai adoré mon époque à Marseille. Je sais qu’au début, c’était assez difficile, parce que je suis arrivé avec Albert Emon, et on n’était pas bien placés. Je trouvais aussi qu’à ce moment-là, on n’était pas vraiment une équipe qui bossait collectivement, on était assez individualistes. Eric Gerets a construit une équipe qui se battait, qui jouait plus ensemble, et je crois qu’à partir de là, ça allait beaucoup mieux. On a terminé 3e, puis 2e, en passant très proche du titre. On aurait dû gagner la Ligue 1, mais le match clé, c’était quand on avait perdu à domicile contre Lyon à trois journées de la fin. J’aurais tellement aimé remporter ce titre avec l’OM, on était tellement prêts pour cela. Finalement, c’est la saison suivante qu’ils l’ont soulevé. Mais j’étais déjà parti à Sunderland depuis.

    Et sur l’ambiance à Marseille ?

    B.Z. : Mon ami Djibril Cissé, avec qui j’ai joué à Liverpool, m’avait prévenu de l’ambiance à Marseille. J’avais entendu ses histoires, mais il faut le vivre, il faut le sentir. Et je l’ai bien senti ! La popularité de Marseille, la passion des supporters, c’est quelque chose de très spécial. Les supporters m’ont toujours bien accueilli. Je n’ai jamais eu de problème. Je crois qu’ils m’ont bien apprécié. Et c’est réciproque. Je suis revenu au Vélodrome l’année passée avec ma famille. Mes deux garçons ont adoré l’ambiance. Ils ont bien compris pourquoi j’ai joué à Marseille.

  • Une dizaine de gilets jaunes rassemblés à l’Estaque

    Une dizaine de gilets jaunes rassemblés à l’Estaque

    Doit-on s’attendre à un retour des gilets jaunes ? Les journalistes étaient nombreux, mercredi matin, à s’être déplacés sur le rond-point de l’Estaque (16e) pour tenter de répondre à la question. La Marseillaise, La Provence, M6, TF1, BFM Marseille, Ici Provence, France 3… Les rédactions étaient presque plus nombreuses que les manifestants réunis, à peine une dizaine pour dénoncer la baisse du pouvoir d’achat.

    Franck, déjà engagé en 2018 lors de la naissance du mouvement et à l’initiative du rassemblement, explique poursuivre plusieurs objectifs : raviver « les souvenirs de 2018 », proposer un « avant-goût de ce qu’il va se passer par la suite », mais aussi « mettre en avant les commerçants, faire en sorte qu’ils puissent se faire entendre par la presse à l’aide de quelques gilets jaunes ». Mais ce mercredi, seuls quelques-uns avaient fait le déplacement. Parmi eux : Frédéric, qui tient une boutique de minéraux sur l’Estaque Plage. « C’est bien beau de râler, mais si personne ne bouge, il ne se passera rien. (…) Depuis quelques années, on a tout perdu, s’alarme-t-il. Le prix de l’essence nous impacte beaucoup, les gens n’ont plus de pouvoir d’achat. (…) Je suis déçu qu’il n’y ait pas plus de monde aujourd’hui… »

    « C’est pire qu’avant »

    Si le rassemblement était censé mettre en lumière la situation des commerçants, les gilets jaunes ont également porté un message plus général. « Plus rien à foutre », lisait-on sur certains gilets. « C’est pire qu’avant, le peuple tombe en lambeaux, personne n’arrive à la fin du mois, liste l’un d’entre eux. Il faut que le peuple se réveille. Nous sommes les braises, il nous faut des bûches ». La prochaine manifestation est prévue ce samedi à Marseille au départ du Vieux-Port (2e), avant la mobilisation nationale attendue le 17 octobre.