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  • L’inquiétude des Maires de Provence

    L’inquiétude des Maires de Provence

    Tandis que le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan rappelait, dans nos colonnes ce vendredi, qu’il était « inacceptable » que sa ville porte « 70% des économies de cette Métropole », c’est à travers un communiqué, ce jeudi, que le groupe des Maires de Provence, le deuxième en taille dans l’hémicycle, a déclaré qu’il n’est pas question de toucher à l’argent reversé à ses municipalités.

    « Au nom des 42 communes que nous représentons, nous réaffirmons notre demande de maintien des attributions de compensation » (l’argent reversé par la Métropole sur la base de l’ancienne taxe professionnelle) écrit le président du groupe et maire (DVD) de Meyreuil Jean-Pascal Gournès, une semaine après le dernier conseil métropolitain. Il rappelle qu’il soutenait le choix du président (LR) de l’intercommunalité, Nicolas Isnard, de réduire de 53 millions la dotation de solidarité versée aux communes, dont 36 millions pour la seule ville de Marseille. Mais, avec l’échec de ce vote, puis l’adoption d’une modification du budget insincère, la chambre régionale des comptes doit reprendre la main. En attendant, l’arrêté initialement pris par le préfet, qui coupe dans les attributions de compensation, doit s’appliquer.

    « La remise en cause du versement des attributions de compensation entraînerait un déséquilibre immédiat des budgets municipaux et mettrait les communes concernées en danger », alerte donc le communiqué, qui soutient l’action du maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade Jean-David Ciot de contester la copie préfectorale en justice.

    Aix veut sortir

    De son côté, dans un entretien accordé à La Provence ce vendredi, la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains, assume « sincèrement » que sa ville a intérêt à quitter la Métropole et qu’elle le ferait si elle le pouvait, « avec bien d’autres communes ». Pour réformer l’institution, il faut « s’autoriser tous les scénarios possibles, que ce soit sur le périmètre, sur le nombre de compétences… », explique-t-elle.

  • Le chantier patrimonial du collège Defferre s’achève

    Le chantier patrimonial du collège Defferre s’achève

    La perspective des Journées du patrimoine a été l’occasion pour le conseil départemental de présenter « un magnifique chantier », pour reprendre les mots de sa présidente (DVD). Celui du « seul collège en France installé dans une ancienne caserne militaire, un monument historique revalorisé à destination des enfants », appuie Martine Vassal, satisfaite de présenter « le plus ambitieux » projet de son plan Charlemagne.

    Dix ans de gestation, trente mois de travaux

    Initié en 2017, doté d’un budget de 40 millions d’euros (26 millions de travaux) dont 2,5 millions de Fonds européens, ce collège va être livré après trente mois de chantier. Construite en 1862 au pied du fort Saint-Nicolas, la caserne d’Aurelle de Paladine, tourne une page de son histoire. Début 2027, les élèves du vieux collège Gaston-Defferre vont y prendre leurs quartiers.

    Le nouvel établissement (18 à 24 classes sur trois étages) pourra accueillir 720 élèves sur plus de 12 000 m2, pour moitié sur l’ancienne caserne, entièrement optimisés pour les scolaires. Il sera équipé d’un gymnase, d’une salle polyvalente, d’un jardin pédagogique, d’une cantine de 600 places, d’un plateau sportif et de logements de fonction.

    Les travaux ont mobilisé une cinquantaine d’entreprises locales et jusqu’à 100 personnes sur un chantier qui a participé à faire « développer un savoir-faire de menuiserie et de taille de pierre devenu assez rare », notent les services du Département. Même le chantier d’insertion du Fort Saint-Nicolas a été mis à contribution sur le portail d’entrée.

    Sous les futurs collégiens se trouve l’ancien centre de transmission de la caserne, formé d’un impressionnant labyrinthe de couloirs. Les travaux ont d’ailleurs livré quelques surprises. Si le diagnostic archéologique de l’Inrap n’a mis au jour que « quelques assiettes », des galeries et des écuries ont été découvertes, nécessitant la création d’un dossier Drac.

    « Dans le bâtiment, on a retrouvé d’énormes citernes servant de réserve d’eau », note Alkis Voskarides, directeur de l’architecture et de la construction au Département. « On a fait réaliser des sondages parce que tout n’était pas représenté, mais ils étaient passés à côté », détaille, Romain Bajolle, un des architectes du projet confié aux agences Leteissier Corriol (mandataire) et Bajolle & Gianni (associé). « On les a trouvés en forant pour un ascenseur. Si on l’avait su au premier jour, on aurait essayé de les valoriser. On a donc juste aménagé un accès. »

    Car si la caserne n’est pas classée aux monuments historiques, sa situation, au pied du Fort d’Entrecasteaux et à deux pas de l’abbaye de Saint-Victor, a nécessité le respect des règles entourant un site « remarquable ». Les échanges avec les bâtiments de France ont été continus. 385 maquettes ont ainsi été réalisées, surtout sur les éléments de façade, dont les cheminées restituées dans leur état d’origine pour devenir conduits d’aération, où ces épontilles replacées sur la toiture. La cour centrale où un immense préfabriqué a été retiré, conservera la vocation de place d’armes de l’établissement militaire. Elle sera entourée de seize arbres.

    Autre enjeu, la préservation des perspectives visuelles sur le Fort. Le gymnase posé en fond de cours a été enterré quatre mètres sous le sol pour préserver la vue depuis l’entrée principale, et un toit végétalisé se fondant avec les roches du Fort a été imaginé. Sa construction de type « ouvrage d’art en poutre postcontrainte », une structure de génie civil utilisée pour les viaducs, lui confère une hauteur de sept mètres ayant même permis d’installer un mur d’escalade.

  • Les facteurs des Docks haussent le ton contre une réorganisation

    Les facteurs des Docks haussent le ton contre une réorganisation

    La réorganisation des tournées pour les facteurs des Docks ne passe pas comme une lettre à La Poste.

    Devant le centre financier de l’entreprise postale, les postiers marseillais, à nouveau en grève ce vendredi, ont remis le couvert avec un rassemblement, qui fait suite à plusieurs mobilisations cette semaine. Avec en cause toujours la question d’une réorganisation des tournées sur le site. « Passer de 48 tournées à 24, c’est non ! Il faut prendre en compte la réalité du terrain. Il y a d’autres choix possibles : un titulaire pour une tournée », tonne Karim Bouzana, élu CGT. Son homologue pour SUD PTT, Yann Quay-Bizet, va dans le même sens : « On ne veut pas être tributaire d’une stratégie qui nous mène à la mort de notre métier. Nous ne sommes pas des rats de laboratoires. au-delà de nous, il y a des gens qui attendent le dernier lien social qu’on assure. » C’est à l’occasion d’un comité social et économique (CSE) où devait être abordée la réorganisation, que la mobilisation avait lieu. Et avec le soutien de plusieurs partis politique comme le NPA, par la voix de Jean-Marie Battini, ou LFI, le député Manuel Bompard ayant apporté son soutien aux facteurs et sa suppléante, Kalila Sevin, ayant fait le déplacement.

    Finalement, les élus du CSE « ont voté une délibération demandant la suspension du projet et l’ouverture de négociations ». Contactée, La Poste assure que « la nouvelle organisation prévoit le maintien de 43 tournées de facteurs titulaires » et « la mobilisation de renforts lorsque la charge d’activité le nécessite ».

  • La centrale de Gardanne, point de convergence des luttes

    La centrale de Gardanne, point de convergence des luttes

    Quoi de mieux pour lancer un nouveau mandat syndical que d’essayer de faire vivre la convergence des luttes ? C’était toute la volonté de la CGT de la centrale de Gardanne, lors de son 5e congrès qui se déroulait ce vendredi, à la Halle Léo-Ferré. Volonté qui s’est concrétisée par la présence de moult représentants syndicaux d’horizons divers, à l’instar de Serge Coutouris, secrétaire général adjoint de la fédération des Ports et Docks, de Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13 ou encore de représentants de la CGT Énergie Corse.

    Concrétisation aussi avec l’organisation d’une table ronde, animée par La Marseillaise, au sujet de la convergence des luttes en cours dans le département ou encore de la répression syndicale. « La convergence, on y a participé bien avant de l’organiser à notre tour. Les anciens de la centrale s’en souviennent : on était avec les ex-Fralib, la réparation navale puis la CPMM [Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne] », campe Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général sortant de la CGT de la centrale de Gardanne. La veille, une délégation de la centrale était d’ailleurs sur le front de Fibre Excellence Tarascon.

    Le syndicaliste, figure de la lutte de la centrale ces dernières années et qui passe la main à un co-secrétariat général composé de Jean-Charles Pascal et de Mickael Bounoua, résume : « Tout n’est pas gagné, mais on fait partie des luttes gagnantes, grâce à la convergence. »

    « L’isolement fait perdre »

    Nicolas Guglielmacci, pour la CPMM, la coopérative ouvrière qui a repris l’activité de la messagerie de presse marseillaise la SAD après une âpre lutte, abonde : « On a su se trouver des ennemis communs : on avait envahi un casino parce qu’il vendait des magazines et que Kretinsky en est actionnaire. » Daniel Kretinsky étant le propriétaire de la centrale de Gardanne. D’où le constat : « Quand nos adversaires voient que les différents conflits sont soutenus, cela aide à aboutir. » Le lien avec l’autre sujet de la table ronde, la répression syndicale, est tout trouvé : « Les attaques que subissent les travailleurs prennent différents visages. Si on ne répond pas collectivement, ce sont des brèches qui s’ouvrent pour que le capitalisme nous fragilise », commente Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du Port de Marseille. D’où la conclusion de Jean-Michel Roccasalva : « L’isolement fait perdre et la prochaine direction du syndicat s’efforcera à ce qu’on continue à participer aux différentes luttes du département. »

  • L’UD CGT 13 interpelle Renaud Muselier

    L’UD CGT 13 interpelle Renaud Muselier

    Si le gouvernement veut en priorité protéger la population et l’environnement, le syndicat entend aussi préserver l’activité sur le site de Tarascon. « à Saint-Gaudens, la Région Occitanie s’est directement impliquée dans la recherche d’industriels et d’investisseurs et en participant à une offre de reprise et en s’engageant financièrement », rappelle l’UD CGT 13, qui demande à la Région Sud de déployer, à Tarascon, « le même niveau d’engagement ».

    Jeudi, la situation était des plus tendues. La colère est montée chez les ex-salariés de l’usine après que le liquidateur leur a indiqué que les documents administratifs leur permettant de s’inscrire au chômage ne seraient pas disponibles avant le 5 octobre. Constatant que les six employés de Realtec mettaient plus d’ardeur à saccager les bureaux et embarquer les ordinateurs de la maintenance dans des conteneurs qu’à remettre en état le système de sécurisation du site, les ex-salariés et leurs syndicats, CGT et FO, ont investi l’usine dans la matinée.

    Un rendez-vous d’urgence

    La secrétaire générale de la CGT s’était également rendue sur place, jeudi en début d’après-midi, pour dénoncer « un scandale environnemental, économique et social ». Car la CGT est porteuse d’un projet pour sauver l’emploi et l’avenir industriel de la région (notre édition de ce vendredi).

    En conséquence, l’UD CGT 13 demande « une rencontre directe et rapide avec Renaud Muselier, président de la Région Sud, afin d’échanger sur le projet industriel porté par les salariés et sur les recherches de solutions et d’investisseurs que la Région entend engager ».

  • [Journées européennes du patrimoine] À Château-Ville-Vieille, le fort Queyras reçoit 500 000 euros

    [Journées européennes du patrimoine] À Château-Ville-Vieille, le fort Queyras reçoit 500 000 euros

    Le fort Queyras fait partie de l’Histoire, et est un site emblématique des Hautes-Alpes », dit fièrement Anne-Laure Veyne, qui a racheté le monument avec Nicolas Chabrand fin 2023. Dans le cadre du Loto du patrimoine, partenariat entre la Française des jeux et la Mission pour le patrimoine portée par Stéphane Bern, le fort a été retenu comme site emblématique 2026 pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il bénéficie d’une dotation de 500 000 euros pour mener à bien les travaux de restauration prévus par les propriétaires. À l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2026, un chèque symbolique de soutien leur a été remis ce vendredi, devant des représentants des différents partenaires privés et publics et d’élus locaux.

    Huit siècles d’histoire

    Perché à 1 390 mètres d’altitude, le monument de Château-Ville-Vieille a subi de nombreuses dégradations ces dernières décennies, dues principalement aux conditions climatiques. « Quelques mois seulement après avoir acquis le fort, le rempart ouest s’écroulait à la suite d’épisodes pluvieux : le fort était en danger », se souvient l’entrepreneur Nicolas Chabrand. Pour « transmettre et permettre aux visiteurs de rencontrer huit siècles d’histoire », le couple a entamé de grands travaux de rénovation, qu’ils espèrent voir arriver à terme en 2028. Au programme : réparation de remparts, de la toiture, menuiserie, accordage en eau et électricité… L’ancienne poudrière deviendra un espace consacré à des projections vidéo, un gîte sera aménagé au-dessus de la boulangerie du XVIe siècle et la place de l’artillerie pourra accueillir des concerts. De quoi faire profiter les 20 000 visiteurs annuels du lieu !

    Fondé au XIIIe siècle, le fort Queyras est un véritable témoin de l’histoire du territoire. À l’origine un château médiéval, il devient un lieu stratégique du Dauphiné avant d’être rattaché au royaume de France en 1349 et de connaître différents épisodes militaires jusqu’à la seconde guerre mondiale. Le fort est finalement démilitarisé en 1944 et à présent inscrit aux monuments historiques. Les propriétaires ont fait une demande de classement historique, qu’ils espèrent voir aboutir prochainement.

  • [Journées européennes du patrimoine] À Aix, les archives dévoilent le régime de Vichy

    [Journées européennes du patrimoine] À Aix, les archives dévoilent le régime de Vichy

    Traces indélébiles des rouages du régime de Vichy, elles étaient depuis quatre-vingts ans conservées dans le grenier d’une famille anonyme. Dans la salle des dessins du Camp des Milles, disposés sur une table drapée de noir, trois documents, tous issus de l’année 1941, revoient le jour. Ils seront dévoilés au public à l’occasion des Journées du patrimoine, dans l’auditorium du site. D’abord, un carnet de dessin ayant appartenu à Franz Meyer, artiste allemand qui, après avoir fui le régime nazi, sera interné, sous le régime de Vichy, dans cette ancienne tuilerie devenue camp d’internement français. Camp où furent notamment détenus des réfugiés allemands et autrichiens, puis des juifs avant leur déportation vers les camps de la mort.

    Les « rouages »

    d’une bureaucratie

    Juste à côté du carnet à la couverture noire, le rapport original rédigé par André Jean-Faure, haut fonctionnaire et préfet français, nommé en 1941 par le régime de Vichy comme inspecteur général des camps d’internement. En octobre de cette année, missionné sur le Camp des Milles, il y détaille l’organisation des lieux, des prétendues activités aux repas décrits comme copieux, de l’organisation matérielle des lieux, des chambres et des sanitaires. Un monument de mensonges éhontés.

    Il s’agit d’un outil de communication politique et de propagande, façonné par, et pour le régime de Vichy, alors qu’interrogations et colères émanent dans la population, dans cette zone de France non occupée. Mais aussi un outil de compréhension, pour les scientifiques, de celui-ci. « Il y a l’idée de produire des rapports pour montrer que le régime de Vichy est irréprochable, et que les camps sont bien organisés. Les conditions d’internement des camps au temps de Vichy sont extrêmement déplorables, on sait que les internés étaient entassés, n’avaient pas de lit, qu’ils étaient 3 500 en même temps dans le camp… », rappelle Lena Casiez, responsable du pôle éducation et culture. Si le rapport était, avant sa découverte, accessible en version numérique, des détails jamais connus ont été découverts par les équipes du Camp des Milles. À l’instar d’un schéma – toujours faussé – du camp, fruit d’une mise en scène le jour de la visite, ou d’une fable totale. Exposé à côté de cet épais rapport, un second, rédigé en 1942 sous la main de Jean-Faure, un an après sa première visite. Déjà, les déportations ont eu lieu, qualifiée de « départs » et de « transferts ». Preuve, d’une des méthodes de « déshumanisation » des juifs, explique Nicolas Sadoul, directeur de la Fondation du Camp des Milles. Enfin, un carnet de dessins offert par les hébergés du Camp à l’inspecteur du Camp des Milles et dans lequel les traits de Meyer sont identifiables. Autour de cette archive, les hypothèses planent : une commande imposée par le directeur du Camp, une traduction de l’humour développé par les artistes pour dénoncer leurs conditions d’internement ? Pour Léna Casiez, le document témoigne des « zones grises » qui planent autour de cette période. « Chaque action est à analyser, c’est une manière de parler de l’être humain (…) c’est très complexe mais aussi très intéressant d’un point de vue pédagogique », appuie cette dernière. Conservées de façon « extraordinaire », ces archives ont passé un an dans les laboratoires du Camp des Milles, examinés par divers historiens, archéologues, spécialistes de la documentation pour être authentifiés. « Cela nous montre aussi les rouages d’une bureaucratie, de manière précise, qui va essayer quoi qu’il en coûte de démontrer que les décisions indignes qui ont été prises, sont des décisions quasi-humanitaires », analyse Nicolas Sadoul. Des archives qui prennent une résonance particulière à l’heure où certains discours cherchent à réécrire des faits historiques.

    Les archives seront présentées à 11h30 et 16h les samedi 19 et dimanche 20 septembre. Réservations obligatoires.

    « Des rapports destinés
    à montrer que le régime est irréprochable »

  • [Journées européennes du patrimoine] À Marseille, une visite de la Citadelle réinventée et valorisée

    [Journées européennes du patrimoine] À Marseille, une visite de la Citadelle réinventée et valorisée

    Et si la journée démarrait dans un transat face au lever du soleil ? C’est la promesse que fait la Citadelle de Marseille en donnant un rendez-vous avec vue dès 7h samedi matin, pour lancer ses journées du patrimoine. « C’est gratuit, on vous offre même le café ! Mais il ne faut pas oublier de s’inscrire sur notre site, le nombre de places est limité », invite Mathilde Rubinstein la directrice déléguée du lieu. Bien plus qu’un café, c’est un moment un peu hors du temps qui est proposé, avec des chances d’observer les nombreux oiseaux qui s’éveillent eux aussi sur le site.

    Pour le grand public plus tardif, c’est de 10h et jusqu’à 18h durant deux jours que ce lieu, très longtemps en mode défensif, ouvre grand ses grilles aux visiteurs qui auront la forme pour monter le long escalier qui mène au site. Une fois à l’intérieur, la grimpette continue, des chaussures confortables sont recommandées. La vue sur la mer se mérite. Construit en 1660 à l’entrée du Vieux-Port par Louis XIV, comme fort pour surveiller les Marseillais et leur esprit de rébellion, labellisé monument historique en 1969, il est devenu depuis deux ans, un tiers-lieu patrimonial de créations et d’innovations. Les trois associations qui occupent le site accueillent régulièrement des artistes en résidence et les partenaires des structures, dont Acta Vista, acteur majeur de l’inclusion par le patrimoine.

    Un large programme

    Visites, démonstration de métiers, lutte et escrime médiévale ou encore trois expositions orientées vers le patrimoine du fort Saint-Nicolas sont au programme. Les visites gratuites spécialement conçues pour ces journées, permettront d’explorer au mieux la Citadelle. Découverte, faune et flore, Matrimoine, balade sonore, métiers du bâti ancien, proposées par les équipes in situ, l’association Vauban et les architectes du patrimoine sont sur réservation via le site internet. Des « visites flash » sont libres et assurées par les salariés des trois associations. Rencontres, activités jeune public, stand patrimoine naturel et bien sûr, la Guinguette attendent le public.

  • L’État reprend le contrôle de l’usine Fibre Excellence de Tarascon

    L’État reprend le contrôle de l’usine Fibre Excellence de Tarascon

    Exit les liquidateurs. L’Ademe, Agence publique de la transition écologique, prend le contrôle. « La situation n’a que trop duré, a estimé Mathieu Lefèvre, ministre délégué en charge de la Transition écologique. Depuis des semaines, l’incurie des liquidateurs fait obstacle à la mise en œuvre des arrêtés de mesures d’urgence puis de mise en demeure et de réquisition. »

    Le ministère a annoncé, vendredi 18 septembre, reprendre en main la mise en sécurité de l’usine de pâte à papier Fibre Excellence Provence, en cessation d’activité, pour pallier « l’incurie et les mises en danger réitérées de l’environnement » du liquidateur judiciaire. Le ministre délégué a donné, jeudi 17 septembre au soir, son accord au préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, pour que l’Ademe « conduise la réalisation des opérations de mise en sécurité du site afin de protéger les populations et l’environnement ».

    Deux arrêtés qui valent leur pesant d’or

    Mieux, avec cette « urgence impérieuse » confiée à l’Ademe, « le montant de la facture sera adressé aux liquidateurs », a précisé Mathieu Lefèvre. Dans la foulée, le préfet a en effet pris, ce vendredi, deux arrêtés à l’encontre de la SELARL BDR & associés. Le premier est un arrêté « de consignation de 3 500 000 euros relatif à la remise en place de la capacité de traitement des effluents aqueux et de la défense incendie ». Le second porte sur la « consignation de 4 888 100 euros relative à l’évacuation des produits dangereux présents sur le site ».

    En déplacement à Velaux, ce vendredi, le ministre délégué a déclaré : « On fait face à un repreneur qui ne respecte pas une obligation, qui est dans une situation de délinquance environnementale malgré les mises en demeure et les injonctions du préfet, qui a d’ailleurs gagné devant le tribunal administratif de Marseille. Le rôle de l’état face à une crise majeure, est évidemment de pouvoir intervenir. » Il a précisé également le mode opérationnel retenu pour le pilotage de la mise en sécurité du site par l’établissement public : « Des opérations de gardiennage et de surveillance du site, des opérations de mise en sécurité s’agissant de la prévention incendie et de mise en sécurité s’agissant du stockage de l’eau en redémarrant pour éviter une éventuelle pollution du Rhône. »

    Décidément inébranlables dans leur volonté de « dépecer l’outil industriel », comme l’avait dénoncé la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, lors de sa visite sur le site jeudi 17 septembre, les liquidateurs ont annoncé « prendre acte » de la décision du ministre dans un long communiqué. Tout en « refusant d’endosser les contradictions de l’état ». Touchés une nouvelle fois au portefeuille, ils ont assuré sans ciller « poursuivre pour leur part la mission qui leur avait été confiée par le tribunal de commerce de Toulouse ». Le gouvernement saura apprécier.

  • À Tarascon, l’Etat reprend la main sur Fibre Excellence face à « l’incurie » du liquidateur

    À Tarascon, l’Etat reprend la main sur Fibre Excellence face à « l’incurie » du liquidateur

    « La situation n’a que trop duré. Depuis des semaines, l’incurie des liquidateurs fait obstacle à la mise en œuvre des arrêtés de mesures d’urgence puis de mise en demeure et de réquisition.» a estimé Mathieu Lefèvre, le ministre de la transition énergétique. « Devant l’incurie et les mises en danger réitérées de l’environnement du fait du liquidateur, l’Etat se substitue, de manière exceptionnelle et déterminée », annonce ce vendredi 18 août le ministre délégué chargé de la transition écologique. Une intervention qui arrive au lendemain de la reprise en main de l’outil industriel par les anciens salariés pour remettre en état de fonctionnement les pompes et la station dépuration afin d’assurer la mise en sécurité de l’usine. Il a donné vendredi soir son accord au préfet des Bouches-du-Rhône pour que l’Ademe conduise, en vertu d’une situation d’urgence impérieuse, la réalisation d’opérations de mise en sécurité, afin de protéger les populations, et l’environnement. « Le préfet des Bouches-du-Rhône prendra ainsi dans la foulée un arrêté préfectoral de travaux d’office confiant à l’Ademe ces opérations et sollicitant une intervention au plus vite ».

    Une visite conjointe de l’inspection des installations classées et de l’Ademe a été réalisée le 15 septembre. À cette occasion, « il a été constaté la présence de bois, de produits dangereux et de déchets répartis sur l’ensemble du site, dont des déchets dangereux liquides, majoritairement composés de liqueurs. Cette situation appelle, en particulier, la remise en service rapide du réseau de lutte contre les incendies.» a précisé le ministère.