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  • Gregg Black et sa Suzuki visent la passe de quatre sur le Bol d’or

    Gregg Black et sa Suzuki visent la passe de quatre sur le Bol d’or

    Alors que le Bol d’argent et le Bol d’or classique se termineront dans la matinée, le grand moment du week-end prendra le relais à partir de 15h ce samedi.

    Parmi les 56 équipages engagés, la Suzuki 12 du trio Gregg Black – Etienne Masson – Dan Linfoot sera à suivre tout particulièrement. Parce que les trois hommes ont gagné les deux derniers Bols. Et que Gregg Black et Etienne Masson seront également en lice pour une quatrième levée consécutive.

    Cet équipage fait même figure de favori numéro 1 pour réussir le coup double. À savoir s’imposer au Castellet, et rafler par la même occasion le titre de champion du Monde d’endurance, qui couronnera les vainqueurs, dimanche après 15h. La saison dernière, il leur a manqué un point pour faire ce doublé prestigieux.

    Cinq rivaux

    Néanmoins, sur les cinq autres équipages qui peuvent encore rêver du sacre suprême, deux sont les plus dangereux pour le Team de la Suzuki 12. À savoir la Kawasaki officielle numéro 1, emmenée par Karel Hanika, avec Marvin Fritz et Leandro Mercado. Et la BMW numéro 37 de Markus Reiterberger, Steven Odendaal, Michæl van der Mark et Jérémy Guarnoni.

    Ces derniers auront à cœur de prendre leur revanche sur le sort. Lors de l’édition 2025, alors qu’ils filaient vers la victoire, des ennuis mécaniques dans les derniers instants de la compétition sont venus rappeler que, sur une course de 24 heures, rien n’est acquis avant le drapeau à damier.

    Parmi les autres concurrents, 17 équipes sont engagées en EWC, soit six Yamaha, quatre BMW, autant de Kawasaki, trois Honda et une Suzuki. Le peloton sera complété par 24 équipages en Superstock (SST), 13 en Production (PRD) et 2 machines inscrites en Experimental (EXP).

    À l’issue de la première séance d’essais, c’est la BMW 37 qui a tiré son épingle du jeu. La formation officielle allemande a construit son avantage grâce à la moyenne des chronos de Markus Reiterberger et Michæl van der Mark, les deux pilotes les plus rapides de l’équipage.

    Mais c’est une autre BMW qui a fait sensation. Naomichi Uramoto, engagé sur la BMW AutoRace Ube, a réalisé le meilleur temps individuel de cette première qualification, avec un tour bouclé en 1’51’’050. Associé à Sylvain Guintoli et Kenny Foray, le Japonais permet à son équipe de prendre la deuxième place provisoire.

    Vendredi, la seconde séance d’essais a confirmé une chose. La BMW 37 sera bien la machine à battre de ces 24 heures du Paul-Ricard. Le trio a enchaîné une nouvelle séquence quasi parfaite.

    Les motos de la marque allemande sont parties fort puisqu’elles se sont aussi placées au deuxième rang avec la n° 76, au guidon de laquelle on retrouve Naomichi Uramoto, Sylvain Guintoli et Kenny Foray. La troisième place des qualifications est revenue à la seule Suzuki officielle, celle du trio Gregg Black, Etienne Masson et Dan Linfoot qui, avec leur numéro 12, auront en ligne de mire de conserver le Bol d’or.

    Une troisième BMW est sortie du lot après les deux séances d’essai. La numéro 6 commandée par le Français Loris Baz. La Yamaha numéro 1, en tête du classement mondial a sauvé les apparences. Elle partira en 7e position.

  • Des fans plus indifférents avant le grand soir

    Des fans plus indifférents avant le grand soir

    Le Classico a souvent déchaîné les passions. Marseille contre Paris, Paris contre Marseille, les deux plus grandes villes de France face à face lors d’affrontements romancés dans la presse. Pendant longtemps, une vraie rivalité sur le terrain avec des matches épiques, un rendez-vous immanquable pour n’importe quel fan de football finalement.

    Depuis 15 ans et le rachat du club parisien par le Qatar, le fossé s’est élargi peu à peu entre les deux entités. De toute évidence, aujourd’hui, un canyon sépare le PSG et l’OM. Le double champion d’Europe face à une formation sans recrue, étranglée financièrement, difficile de créer de l’engouement autour d’une telle rencontre. Les fans bucco-rhodaniens sont eux-mêmes blasés avant le Classico.

    Aurélien, abonné en Ganay, ne souhaite plus mettre sur le même plan son équipe à celle de la capitale. « Il n’y a pas besoin de se comparer. Aujourd’hui, il n’y a pas d’intérêt à se mettre en concurrence parce qu’ils ne sont pas au même niveau que nous. ça ne date pas de 2026. C’est mieux de se concentrer sur nous-mêmes, surtout en ce moment », conclut-il.

    Même son de cloche du côté de Léo, détenteur d’un abonnement en virage sud. « Je suis dans ma famille ce week-end et ça ne me fait ni chaud, ni froid, de ne pas pouvoir aller au stade. Notre saison ne va pas se jouer dimanche », dit-il, fataliste. Tous les deux soulignent un manque de saveur à propos de ce choc, qui ressemble de plus en plus à un match comme les autres.

  • OM – PSG, ou le match de toutes les peurs

    OM – PSG, ou le match de toutes les peurs

    Trois jours après avoir été corrigé par Besiktas, l’OM enchaîne avec la réception du PSG.

    Le calendrier rappelle un peu celui de l’an dernier, où, au lendemain d’une défaite imméritée à Santiago Bernabeu face au Real Madrid, les Olympiens, avec Roberto De Zerbi sur le banc, avaient battu les Parisiens. Un succès 1-0 sur un but contre son camp de Marquinhos en début de match.

    Les 66 190 personnes présentes ce soir-là au Vélodrome avaient vécu un moment de pur bonheur, qu’il semble compliqué de revivre dimanche, tant l’écart entre les deux équipes semble s’être un peu plus creusé, depuis cet exploit phocéen.

    Côté PSG, les propriétaires du club ont sorti 153 millions d’euros pour faire venir Ferran Torres, Maghnes Akliouche et Mika Godts. Alors que côté OM, c’est une version atypique de la Grande évasion qui a été proposée. Toutefois, les deux protagonistes de cette clôture de la cinquième journée ont connu une entame compliquée. Chacune n’a gagné qu’un match. Néanmoins, la dynamique parisienne a suivi le sens inverse de celle des Olympiens. Paris reste sur un succès à Brest (1-0), alors que les Marseillais sont sur une série inquiétante de trois défaites en L1.

    Série qui s’est prolongée en Ligue Europa, jeudi soir dans l’antre de Besiktas (4-1), alors que le PSG a réussi une entrée fracassante aux dépens du Slovan Bratislava (6-1), en Ligue des Champions.

    À l’heure des retrouvailles, tout semble indiquer que le champion sortant ne fera qu’une bouchée d’un OM qui a touché le fond à Istanbul. Ce qui n’empêche pas la prudence chez Luis Enrique. « C’est un match tellement différent qu’il n’y aura aucun joueur relâché », a-t-il confié.

    Côté phocéen, Bruno Genesio a accusé le coup après la correction de Besiktas. « Il y a une remise en question de ma part, je ne peux pas occulter que, depuis le premier match, je n’ai pas réussi à corriger les erreurs. »

    Alors que son équipe risque une cinquième défaite de rang et de glisser dans les profondeurs du classement, va-t-il renverser la table tactiquement ? « Ce sont des questions que nous nous posons avec le staff. Changer de système, je ne suis pas sûr que ce soit la solution idéale. » Ne pas perdre face au PSG serait déjà encourageant.

    « Changer de système ? Je ne suis pas sûr que ce soit l’idéal »

  • Un parc photovoltaïque « citoyen » inauguré pour alimenter la vallée

    Un parc photovoltaïque « citoyen » inauguré pour alimenter la vallée

    Un ancien champ de tir militaire transformé en parc photovoltaïque de 4,5 hectares : l’aboutissement d’un projet mûri depuis sept ans, parti de la volonté d’une association d’habitants de la vallée, a été inauguré vendredi. Le chantier a commencé à l’été 2025, avec la dépollution complète du site. De nombreux explosifs, grenades ou encore obus ont alors été retrouvés et déterrés. L’armée avait quitté cet ancien champ de tir en 2009, sans le dépolluer. Ne sachant que faire du terrain, l’association d’habitants propriétaire du terrain a alors eu l’idée d’y implanter une centrale solaire pour reconvertir le site dégradé.

    « L’idée était de profiter de ce terrain qui ne pouvait pas être cultivé, qui était impropre à d’autres activités, et qui est très bien exposé pour une centrale solaire », explique Virginie Gallon, codirectrice du fournisseur d’électricité renouvelable et citoyenne Enercoop Paca. « L’Ubaye est encore largement importatrice d’énergie, de l’ordre de 60 à 70%. C’est un vrai souci, parce que cette énergie vient des pays du Golfe, du Nigeria, du Venezuela, avec des impacts environnementaux très forts. C’est de ça qu’est partie cette volonté d’essayer de voir ce qu’on pouvait faire pour l’Ubaye », explique Denis Roche, de la coopérative locale d’habitants EMU (Energies Modernes Ubaye).

    De nombreuses réunions de concertation avec les habitants ont été organisées dès le départ pour faire en sorte qu’ils « puissent être informés, mais aussi avoir leur mot à dire », insiste Virginie Gallon. « À chaque fois qu’on a un projet, on a un groupe moteur, de suivi, avec des habitants, des élus, des acteurs locaux, qui va suivre le projet tout le long du développement et émettre des avis, notamment sur l’implantation des panneaux, la taille de l’emplacement du parc » ou encore les mesures environnementales mises en place, détaille la codirectrice d’Enercoop Paca. « On a essayé de faire remonter les attentes des habitants plutôt que d’être dans une logique descendante pour faire quelque chose qui ait du sens », avance Sylvain Gombert, responsable d’investissement pour Energie Partagée, qui accompagne et finance les projets locaux de production d’énergie renouvelable portés par des citoyens. L’idée est également « de ne pas venir en mode colonial sur le territoire, mais bien comprendre toutes les appréhensions, le fonctionnement des associations locales », lance Sophie Picard, chargée de concertation chez Enercoop Paca.

    Investissement

    « L’une des grosses particularités du projet, c’est qu’il y a plus de 85% qui sont détenus par de l’épargne citoyenne, donc de l’actionnariat citoyen », explique Sylvain Gombert. 7 600 citoyens investissent leur épargne chez Energie Partagée, qui sert donc à investir dans ce type de projets de parcs photovoltaïques. « C’est un acte militant », affirme Sylvain Gombert.

    La coopérative d’habitants EMU fait partie des actionnaires du projet. « On va leur céder nos participations, s’effacer, pour faire entrer une coopérative plus locale », explique Sylvain Gombert. « Le pire du pire, c’est quand c’est des fonds de pension, des investisseurs étrangers qui n’ont rien à voir avec le territoire qui sont actionnaires de ces projets-là. La valeur s’enfuit complètement du territoire », regrette le responsable d’investissement.

  • Fonction publique : la CGT lance sa campagne électorale

    Fonction publique : la CGT lance sa campagne électorale

    De la vie à la mort, on est dans le quotidien des gens », résume Madeleine Sambati, secrétaire générale CGT de la coordination syndicale départementale des territoriaux de Vaucluse. Une fonction qui permet d’avoir une vision d’ensemble des problématiques des agents des collectivités dans le Vaucluse. Quelque 17 500 d’entre eux sont appelés à élire leurs représentants syndicaux lors des élections dans la fonction publique le 10 décembre. Avec le secteur hospitalier (11 300) et de l’État (16 100), un total de quelque 45 000 fonctionnaires est concerné par ce scrutin.

    En Vaucluse, la CGT est majoritaire dans le secteur hospitalier, seconde dans les finances publiques, mais moins représentée chez les enseignants. « On est majoritaire dans les métiers précarisés comme les surveillants ou les AESH, pour qui nous réclamons un statut de catégorie B », souligne Xavier Cerna, cosecrétaire CGT Éduc’action, qui compte bien traduire dans les urnes « la multiplication par trois de nos adhérents en quatre ans ». « Nous sommes le seul syndicat de l’éducation à rassembler l’ensemble des personnels au sein d’une même organisation. Cela permet de travailler de manière transversale », expose Xavier Cerna.

    « Dans la rue le 29 »

    Réaffirmant son attachement viscéral aux services publics, la CGT va à rebours du discours ambiant du fonctionnaire bashing. « Les suppressions de postes, la précarité et les politiques du chiffre fragilisent les personnels comme les services rendus aux usagers », martèle Patrick Vaniscotte, secrétaire de l’UD CGT 84. Le secteur hospitalier est l’exemple criant d’un secteur en tension permanente. Alors que, ce jeudi, le personnel médical de l’hôpital de Montfavet était en grève, Cathy Larsson, secrétaire de l’union santé et médico-social CGT 84, s’est rendue ce vendredi dans un Ehpad « qui compte une infirmière pour 53 résidents ». Symbole de « l’épuisement du personnel » pour lequel la CGT santé revendique « que les primes soient prises en compte dans le calcul des retraites ». Côté finances publiques, Henri Santucci, cosecrétaire CGT, déplore « les restructurations qui dégradent le service rendu aux usagers ». Exemple à Avignon, « le centre est ouvert au public trois demi-journées par semaine, dans un département parmi les plus pauvres ».

    Tous les secteurs dénoncent aussi un « management toxique et brutal ». « Dans les nouvelles mairies RN, on a de plus en plus de mutations forcées, de dossiers d’entretiens », constate Madeleine Sambati. Le combat de la CGT contre l’extrême droite se matérialise dans les communes de Monteux, Aubignan ou Carpentras « avec des décisions politiques loin du service public fondé sur l’égalité, la solidarité et la neutralité ». La campagne n’occulte pas la mobilisation intersyndicale, puisqu’une journée d’action est prévue le 29 septembre.

  • Le car des Bleues en escale au stade Maurice-David

    Le car des Bleues en escale au stade Maurice-David

    Le rugby international revient au stade Maurice-David avec un sacré duel opposant les Bleues à leurs homologues australiennes (lire en page 25).

    Outre du beau jeu, entre deux nations fortes de l’Ovalie féminine, les spectateurs pourront admirer, en amont du match, le car qui transporte les Bleues.

    « Il y aura pour amener les joueuses un des deux cars officiels aux couleurs de l’équipe de France, que la RATP met à disposition depuis 2005 », explique Michaël Rabbia. Il est l’un des quatre conducteurs (trois hommes et une femme) attachée à la conduite du véhicule.

    « Nous sommes à la disposition des joueuses et du staff 24 heures sur 24. Nous les accompagnons dans chaque déplacement et dormons dans les mêmes hôtels précise-t-il. Tout en restant le plus discret possible, car il est capital que la bulle de tranquillité reste la plus hermétique possible. »

    Les bus sont partagés par les XV de France hommes et femmes. « Le véhicule est configuré en fonction des besoins de chaque sélection, pour répondre à la morphologie des joueurs et joueuses. Leur garantir un véritable havre de paix », insiste-t-il.

    Cette bulle de sérénité fait partie intégrante d’un match. « Joueuses et staff y sont dans un cocon, car le voyage, de la gare à l’hôtel puis de l’hôtel au stade, sont des étapes importantes dans la préparation d’une rencontre », poursuit-il.

    Michaël Rabbia est au volant depuis quatre ans. Son souvenir le plus marquant ? « La première fois que je suis arrivé à Twickenham est une expérience unique où le car devait fendre une foule compacte ». À Aix-en-Provence, il y aura moins de stress. Mais tout autant d’émotions et de discrétion.

  • L’hôpital de Montperrin inscrit aux Monuments historiques

    L’hôpital de Montperrin inscrit aux Monuments historiques

    Cette journée est importante pour notre ville, qui compte désormais un bâtiment classé Monument historique de plus. Il s’ajoute aux 160 monuments historiques de votre ville qui sont déjà protégés », lance Marie-Pierre Sicard-Desnuelles à l’attention de Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix. Présidente du conseil de surveillance de l’hôpital de Montperrin, elle fait partie du florilège d’autorités locales et figures de santé réunies pour marquer, enfin, l’inscription de ce lieu patrimonial aux Monuments historiques.

    La démarche avait été engagée sous la direction de Pascal Rio, ancien directeur d’établissement. Installé en plein centre-ville, derrière son entrée principale historique, l’établissement raconte l’histoire et l’évolution du regard porté sur les différentes pathologies mentales et la prise en charge des patients au fil des décennies. « Les murs, les façades, la conception des pièces ne sont pas que des éléments matériels. Ce sont les témoins d’une histoire de la psychiatrie, de l’asile d’aliénés – sa dénomination d’origine – à l’établissement public de santé mentale d’aujourd’hui, déroule Gaëlle Dufour, directrice de l’établissement. Jusqu’au XIXe siècle, les personnes atteintes de troubles mentaux étaient généralement enfermées dans des conditions indignes, dans des lieux conçus avant tout pour les éloigner de leurs contemporains. »

    Un lieu qui « diffère »

    Ces considérations résident d’ailleurs encore dans les murs de l’hôpital. Le 3 bis F, par exemple, devenu, à la fin des années 1970, centre d’art contemporain installé au cœur même du site, garde encore les traces du pavillon d’enfermement pour femmes dites « agitées ». En 1838, une loi inspirée notamment par les travaux du médecin Philippe Pinel favorise une approche davantage tournée vers le soin des malades psychiatriques que vers leur mise à l’écart. Chaque département est alors tenu de se doter d’un « asile d’aliénés », selon la terminologie de l’époque. « Nommé médecin directeur en 1859, Eugène Pontier partage cette vision plus humaine et s’indigne des conditions d’accueil jusque-là réservées aux malades mentaux. En 1864, la propriété du Montperrin est acquise et, en 1867, débute la construction du nouvel asile », poursuit Gaëlle Dufour.

    Avant cette réorganisation, les prémices de la prise en charge de la maladie mentale se trouvent dans l’ancien « hospice général des insensés », fondé en 1698, dans le quartier de Saint-Eutrope. Aujourd’hui, « c’est tout un urbanisme, l’hôpital de Montperrin. Ce sont des allées, des jardins, une conception qui diffère totalement des hôpitaux d’aujourd’hui, où l’on peut voir des dizaines d’étages s’empiler. Ici, il y a des chemins, des lieux de rencontre, mais aussi les 3 bis F (…), décrit Sophie Joissains. On espère que malgré les vicissitudes métropolitaines, l’aspect spectacle vivant pourra se poursuivre l’année prochaine, dans deux ans, dans trois ans… ».

    La maire se félicite aussi d’une inscription qui barre la route aux possibles « appétits immobiliers ».

  • Le jardin du Mail à Marseille débarrassé des déchets et seringues

    Le jardin du Mail à Marseille débarrassé des déchets et seringues

    Le parc mitoyen du collège Édouard-Manet est redevenu un jardin praticable dans le 14e arrondissement. Dans notre édition du 16 septembre, des riverains avaient alerté sur son insalubrité, notamment en raison de présence d’un nombre impressionnant de seringues qui jonchaient toutes ses pelouses.

    « Dès le lendemain, à 6h du matin, nos équipes et les agents d’une société spécialisée dans le ramassage de produits liés aux stupéfiants sont intervenus pour débarrasser les déchets divers entassés dans ce jardin », a immédiatement réagi Hedi Ramdane, adjoint au maire délégué à la propreté de la ville, qui s’est donné pour « priorité d’être présent partout où c’est nécessaire ». L’élu reconnaît volontiers que la tâche était ardue au regard du nombre de déchets. « Les agents y ont passé la journée entière, mais les habitants doivent retrouver un cadre de vie décent », considère Hedi Ramdane.

    Si la réaction a été immédiate, il regrette cependant qu’il n’y ait pas eu de signalement au préalable. « Parfois, les gens ne nous alertent pas. C’est le cas sur ce jardin. Trop longtemps, les Marseillais ont trop souffert de ce type de situation sans que rien ne se passe car entre Métropole, Ville ou mairie de secteur, chacun se renvoyait la balle sur la question des responsabilités. » C’est pourquoi l’élu, également conseiller métropolitain, s’est engagé lorsqu’il a pris sa délégation « à trouver une solution à chaque problème, où qu’il se situe, conformément à la volonté du maire ».

    Déplorant également « un manque de moyens de contrôle en raison d’un budget contraint », une adresse mail dédiée a été mise en place pour plus d’efficacité : propreté@marseille.fr.

  • Incendies : le débroussaillement dans la ligne de mire de l’État

    Incendies : le débroussaillement dans la ligne de mire de l’État

    Après un été hors-norme, lors duquel près de 100 000 ha d’espaces naturels et de forêts sont partis en fumée, le gouvernement veut mettre l’accent sur la prévention face aux incendies. Ce vendredi 18 septembre, le ministre de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a arpenté le plateau pédagogique dédié à la sensibilisation des publics aux Obligations légales de débroussaillement (OLD), dont le sentier ponctué de panneaux explicatifs et d’ateliers slalome dans la forêt de pins située au-dessus du centre de formation départemental des pompiers 13.

    « Neuf habitations sur dix qui ont été détruites cet été l’ont été parce qu’elles n’étaient pas ou peu débroussaillées », affirme-t-il. Ces manquements sont surtout « l’une des causes de propagation des feux ». Le responsable du service DFCI des Bouches-du-Rhône de l’Office national des forêts (ONF), Laurent Vélasco, est sans appel : « L’effort à faire sur les OLD est devant nous. Le respect de cette mesure de prévention est déjà insuffisant pour le risque actuel, donc d’autant plus pour les risques à venir. »

    De la cohérence

    et du cas par cas

    Les OLD, dont les conditions précises sont fixées par arrêté préfectoral, visent à limiter la masse combustible des incendies en créant une ceinture de sécurité aux abords des constructions, chantiers et installations de toute nature. Elles sont à réaliser par les propriétaires de terrains situés à moins de 200 mètres des bois et forêts sur une profondeur minimale de 50 mètres à partir de l’habitation, et peuvent donc s’étendre à une parcelle voisine.

    Mathieu Lefèvre reconnaît la technicité des obligations, avec des « arrêtés parfois difficiles à lire » et des « freins » qui peuvent être d’ordre financier ou « psychologique ». « C’est à tous ces enjeux que la mission parlementaire doit être capable de répondre », poursuit-il. Lancée le 12 août par le Premier ministre Sébastien Lecornu, ses conclusions doivent être rendues le 21 septembre. Les sept parlementaires « commencent à formuler des propositions, le contrôleur général a été reçu », précise le ministre. « On est là sur une politique publique qu’on doit regarder dans le détail, qui ne doit pas se faire de façon planifiée verticale depuis Paris, mais massif par massif, forêt par forêt. »

    Le directeur du Sdis 13, Jean-Luc Beccari, prévient : « On pense qu’on a un dispositif assez complet et cohérent, mais il faut continuer à l’animer, à le financer. Il y a des enjeux forts en matière d’OLD, de DFCI, d’aménagement du territoire ». Et d’appeler à plus de cohérence entre les enjeux environnementaux, de biodiversité et de prévention incendie. « On sent qu’il y a un travail interministériel un peu plus poussé à mener. »

  • Un avant-goût de la Foire internationale sur le Vieux-Port

    Un avant-goût de la Foire internationale sur le Vieux-Port

    De 10h à 18h, le Vieux-Port sera inondé par la culture du bassin méditerranéen. Pour la deuxième fois consécutive, la Foire a décidé de sortir des murs du Parc Chanot pour présenter en avant-première la thématique de cette édition 2026. Une initiative importante pour Hélène Caico, responsable communication de l’événement : « On veut monter en puissance, venir au contact des Marseillais et donner des éléments précis pour montrer dans quel sens va se tourner l’édition. Je pense que les gens sont attachés à cet événement, ils sont contents de voir la Foire chaque année. »

    Ce village va vous faire naviguer à travers la culture locale. Un jardin méditerranéen, offrant une pause sieste à l’ombre entouré d’oliviers et de citronniers, le tout accompagné d’une bande-son immersive, du chant des cigales au souffle du vent dans les pins avec le port d’un casque.

    Exposition

    Les papilles gustatives seront aussi sollicitées avec un bar à citronnade et des dégustations d’huiles et d’épices locales. De plus, la mer bordant la cité phocéenne fera l’objet d’une exposition photo « Spots secrets de Méditerranée » constituant un ensemble de clichés avec des angles surprenants et inédits. Tout au long de la journée, différents goodies seront distribués et, pour les plus chanceux, des places offertes pour la Foire internationale qui se déroulera du 25 septembre au 5 octobre.