Sarah El Haïry est notre invitée.
À vous la parole ⬇️
![[Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Sarah El Haïry](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/307ce75f79853acfad674ee8aaa39f09.jpg)
Sarah El Haïry est notre invitée.
À vous la parole ⬇️

« Es-tu roche, pierre, île, montagne ? » Avec ce titre interrogatif, l’exposition de Letizia Giannella vient chercher les visiteurs pour les amener à s’interroger sur leur rapport à leur environnement et aux paysages qui les entourent. Un travail qui résonne également avec son lieu d’exposition à savoir le château d’Assas du Vigan, en plein cœur des Cévennes.
« Conçu en résonance avec les paysages cévenols, son travail rejoint ainsi notre volonté de favoriser une meilleure connaissance des paysages, de leur histoire et des liens qui unissent les habitants à leur environnement », précise ainsi Françoise Laurent-Perrigot, présidente du conseil départemental du Gard qui porte l’exposition présentée au Vigan du 19 septembre jusqu’au 25 novembre (entrée libre).
Native d’Italie en 1977, Letizia Giannella est diplômée de l’École des Beaux-Arts de Naples avant de rejoindre Paris où elle étudie la photographie. Rapidement, elle s’interroge sur les territoires et les paysages. Elle « envisage les espaces habités comme des organismes vivants, en métamorphose permanente ». Ce travail lui a permis de recevoir deux médailles d’or et le Prix du jury au Salon National des Beaux-Arts de Paris en 2024. Elle a également travaillé avec le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) pour des projets de recherche.
« Le territoire est au cœur de ma pratique. Il représente pour moi la plus grande création collective du vivant : un espace en transformation constante où s’entrelacent mémoire, matière et gestes humains. », explique l’artiste. Au château d’Assas, elle invite les visiteurs à « observer autrement les espaces qu’ils traversent au quotidien », grâce à un regard scientifique et une approche documentaire et poétique.
Durant l’exposition, Letizia Giannella propose plusieurs rendez-vous. D’abord à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, elle organise des ateliers famille (19/09 à 14h et 20/09 à 10h) et des visites commentées d’une heure (19/09 à 16h30 et 20/09 à 15h). Elle proposera ensuite d’autres visites commentées les mercredis 14 octobre et 25 novembre (15h, gratuit – sans réservation) et des ateliers scolaires les 15 et 16 octobre ainsi que les 23 et 24 novembre (gratuit – sur réservation).

Au cœur du PC de sécurité de la Ville de Montpellier, l’atmosphère est à la vigilance absolue. C’est ici que se coordonnent les forces opérationnelles dès qu’un événement majeur frappe la cité (voir article ci-dessous). Après un été 2026 de tous les records, marqué par six vagues de chaleur successives, des incendies historiques en Gironde et dans le Var et de violents orages qui ont frappé l’Aude mais aussi le Gard
et l’Hérault, le maire de Montpellier tire la sonnette d’alarme. « Cet été, rien ne nous a été épargné… Face aux nombreux aléas auxquels nous sommes de plus en plus confrontés, il est essentiel de rappeler les enjeux de la culture du risque », insiste Michaël Delafosse.
L’équation météorologique est implacable : « Qui dit canicules dit épisodes méditerranéens. Quand il fait chaud ; la mer se réchauffe et cela produit ce phénomène qui, d’un seul coup, conduit à des précipitations de très forte intensité et entraîne des ruissellements d’une grande violence », rappelle l’élu.
Les données scientifiques confirment l’urgence. Selon Alix Roumagnac, président de la société Predict, l’année 2026 marque un tournant climatique à l’échelle européenne (voir entretien page 5). « Toute l’Europe de l’ouest a été touchée par ces séquences de canicules. Actuellement, la Méditerranée est aussi chaude que le golfe du Mexique, avec des eaux proches de 30 degrés », prévient-il. Un réservoir d’énergie thermique qui favorise la formation de « Médicanes », ces puissants ouragans méditerranéens. Plus inquiétant encore, la saison à risque ne cesse de s’allonger : « Cette année, les canicules ont débuté dès le mois de mai et nos épisodes cévenols ou méditerranéens, qui avant se cantonnaient à l’automne, peuvent désormais survenir jusqu’en décembre », souligne Alix Roumagnac.
À Montpellier, le souvenir du dernier grand épisode de 2015, qui avait coûté la vie à deux personnes, reste vif. Depuis, la ville a été relativement épargnée, mais le danger a frappé ses voisins : l’Aude, la vallée de la Roya, la Grèce, ou encore Valence. Pour Sébastien Cote, premier adjoint en charge de la sécurité, le constat est lucide : « La question n’est pas de savoir si nous allons être frappés, mais quand. »
Si la collectivité a, depuis plusieurs années, massivement investi dans des aménagements urbains pour lutter contre les inondations, l’implication de la population laisse encore à désirer dans une métropole qui accueille chaque année entre 8 300 à 8 600 habitants supplémentaires. La Ville s’est pourtant dotée d’outils pratiques en accès libre, comme le Document d’information communal sur les risques majeurs (Dicrim), qui incite notamment chaque foyer à préparer un kit d’urgence. Mais l’enjeu crucial repose sur le dispositif de téléalerte. Cet outil gratuit, sur lequel il suffit de s’inscrire en ligne sur le site internet de la Ville, permet à la collectivité, lors d’un événement météorologique majeur, d’envoyer des SMS en temps réel pour diffuser les consignes de sécurité. Or, selon Michaël Delafosse, « moins de 30% » des Montpelliérains seraient aujourd’hui abonnés au système municipal de téléalerte, quand son adjoint à la sécurité, Sébastien Cote, évoque, lui, la barre des 10%… « De notre côté, nous sommes prêts. Les moyens et les investissements sont là, mais il faut que nos concitoyens se donnent les moyens de disposer des informations de prévention », insiste le maire de Montpellier. Face à l’imprévisibilité et à la soudaineté des épisodes méditerranéens, la téléalerte est un outil qui peut sauver des vies. Qui plus est, « le respect des consignes de sécurité facilite grandement le travail des secours », souligne Michaël Delafosse.
Du côté des sapeurs-pompiers, le message est limpide : « La meilleure intervention, c’est celle qu’on ne fait pas. » Les professionnels du secours rappellent une règle fondamentale : lors d’un épisode intense, « l’abri en dur reste le rempart le plus efficace ». Le danger majeur réside dans les déplacements. Qu’on soit à pied ou en voiture, la vulnérabilité est maximale. Quelques centimètres d’eau courante suffisent à emporter un véhicule. « Se déplacer, c’est se mettre en danger et mettre en danger les personnes que l’on va chercher », insistent les pompiers, rappelant que les écoles disposent de leurs propres plans de mise en sécurité pour protéger les enfants. « L’objectif n’est pas de céder au catastrophisme », rappelle Alix Roumagnac, mais d’acquérir des réflexes de sauvegarde : s’informer, s’abonner aux alertes et, le moment venu, obéir aux consignes de sécurité.

La primaire est-elle, comme le dit désormais tout haut François Hollande, une « machine à diviser » ou au contraire un gage de légitimité qui permet au vainqueur de rassembler à la Présidentielle ?
Dans l’Hérault, les responsables des trois formations (PS, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste, GRS) qui co-organisent les 9-10 (1er tour) et 16-17 octobre (2e tour si nécessaire) la primaire de la gauche sociale démocrate en sont convaincus. L’exercice serait un formidable tremplin au-delà même de 2027, en vue de la « reconstruction de la gauche » qu’ils espèrent, l’arc socialiste ayant perdu beaucoup de poids électoral depuis le quinquennat décevant de François Hollande (2012-2017). Désormais, ils sont cinq sur la ligne de départ (lire page 24). « À gauche, on ne se parle plus, on ne nous entend plus ensemble dans une société individualiste où l’extrême droite inquiète. On n’est pas dans l’attente d’un homme ou d’une femme providentiels, on veut un programme providentiel. La primaire est un outil pour cela », estime Nelly Lacince (GRS 34), soutient d’Emmanuel Maurel*. « Ce qui divise c’est se présenter en nombre à la Présidentielle », ajoute Christophe Bourdin (PP 34). à ses yeux, la primaire a trois vertus essentielles : elle est « utile, responsabilise et démocratique ». « Nous sommes les seuls partis à proposer un moment de démocratie ouverte », renchérit Julien Pradel. Aux yeux du secrétaire pro-Glucksmann* du PS34, il existe un « passage pour que la gauche soit majoritaire au second tour » qui passe par cette primaire.
« Ouverte », cette primaire l’est aux sympathisants de gauche. Mais en plus de penser à s’inscrire (sur choisir2027.fr) avant le 5 octobre (ou le 12 pour le second tour), il leur faudra le jour J s’acquitter de 15 euros (10 euros pour les étudiants et faibles revenus). Quand bien même la primaire de 2006 coûtait 20 euros, la somme qui doit servir à financer la campagne est jugée prohibitive par François Ruffin (Debout !, ex-LFI), qui devrait rester à la porte de la primaire (comme Philippe Brun, suspendu du PS). « Il voulait une primaire 100% ouverte à 2 euros. Ce n’est pas ce qu’on a décidé. Ruffin ne respecte pas les règles du jeu », justifie Julien Pradel. Le premier fédéral du PS34 ajoute que le dispositif sécurisé par vote électronique avec « double authentification » (mail, téléphone) a vocation à prémunir la primaire des ingérences de la droite ou d’une puissance étrangère ennemie. « Il n’est pas question de se faire financer par un État russe ou trumpiste. Et on n’a pas l’intention de faire voter le chien de Valérie Pécresse. »
* Emmanuel Maurel rencontre
les militants de GRS34 ce 18 septembre à 18h au café
de l’Esplanade à Montpellier. Raphaël Glucksmann sera lui en meeting au Gazette Café à 19h
le même jour.

C’est une véritable démonstration de force qu’ont livrée les opposants à la ligne aérienne 400 000 volts samedi soir. Près de 2 500 personnes se sont réunies dans le Théâtre antique d’Arles -la jauge maximale- à l’appel du Collectif THT 13/30, représentant lui-même 36 associations.
Dans les gradins : des représentants de l’agriculture, du monde culturel, touristique, des défenseurs de l’environnement, des riverains et une centaine d’élus de tous bords venus dénoncer la méthode employée par le gestionnaire RTE pour « passer en force ». Car si l’État veut implanter 145 pylônes entre Jonquières-Saint-Vincent (Gard) et Fos-sur-Mer le plus rapidement possible, à l’échelle locale, le territoire arlésien fait bloc. En témoigne la présence d’une vingtaine de maires, quatre députés, cinq sénateurs, deux parlementaires européens, trois anciennes ministres, d’élus locaux… *
L’objectif affiché : « S’adresser de manière unie, dans une cohésion inédite, à l’État pour montrer notre attachement à nos patrimoines environnementaux, agricoles, culturels, sociaux », détaille Jean-Laurent Lucchesi, porte-parole du Collectif THT 13/30.
Le projet aérien suscite de nombreuses inquiétudes. « Le premier impact est paysager, dans un territoire qui base sa valeur sur la notion d’horizon », poursuit Jean-Laurent Lucchesi, qui note : « 35% du PIB du Pays d’Arles provient du tourisme. » Le monde agricole craint de « perdre ses sept labels qui font sa fierté », alerte Anne Collard, vigneronne, alors que « 80 à 90% des pylônes doivent être plantés sur des exploitations ». Côté biodiversité, les associations pointent le risque de collision des oiseaux, la ligne étant placée « au carrefour de l’une des plus grandes voies migratoires d’Europe », souligne Jean Jalbert, directeur de la Tour du Valat.
Depuis trois ans, les opposants travaillent à une solution alternative basée sur les technologies « maîtrisées par RTE » qui consisterait à construire une ligne souterraine de 2GW de courant continu entre Jonquières-Saint-Vincent et Fos, complétée par la suite par une ligne sous-marine de 2GW en provenance de Port-la-Nouvelle (projet Midi-Provence). Les élus ont signé un serment en faveur de celle-ci. « La décarbonation de Fos et la préservation de la Camargue, de la Crau et de la Terre d’Argence (…) doivent être pensés ensemble, dans une approche globale », déclarent-ils, affirmant leur « attachement au dialogue » et appelant à l’examen sans a priori des « différents scenarii ».
* Notamment le maire d’Arles, Patrick de Carolis (Horizons)
et le conseiller municipal d’opposition (PCF)
Nicolas Koukas.

Le maire de Marseille, Benoît Payan, donne de sa personne pour ces Journées du patrimoine. Samedi, il a assuré lui-même la visite de son bureau.
Les groupes d’une trentaine de personnes se sont succédé à partir de 10h du matin, pour admirer la vue imprenable sur le Vieux-Port, et recevoir une masterclass d’histoire et d’art de trente minutes par le maire, qui se présente comme un « passionné de design ». Aux murs de nombreux tableaux, au sol un tapis de 400 kilos fabriqué par la Manufacture de la Savonnerie et sur le bureau… la « collection personnelle d’encres japonaises » que Benoît Payan dit utiliser en fonction de son « humeur ».
« Je n’ai pas voulu que la décoration du bureau soit un coût pour la mairie, c’est pourquoi toutes les œuvres m’ont été prêtées par le Mobilier national », détaille le maire qui prend également soin de rappeler l’histoire de la construction de l’Hôtel de Ville au XVIIe siècle, anecdotes à la clé.
Il a également évoqué le plaisir avec lequel il participe à ces journées. « Je fais cela tous les ans, je trouve que c’est sympa de faire découvrir des endroits comme ça. Si je pouvais être guide conférencier je ferais ça toute la journée », conclut-il après avoir salué ses visiteurs un par un.

Ils sont une poignée de mécènes à avoir contribué aux réhabilitations des lieux de vie de Paul Cezanne. Pour qu’ils puissent, d’abord, être dévoilés au grand public à l’occasion de l’année Cezanne, mais aussi pour que leur restauration soit poursuivie sur le long terme. À la Bastide du Jas de Bouffan, maison familiale du peintre, le principal soutien financier s’avère être CMA-CGM, armateur et groupe mondial de transport maritime.
500 000 euros ont été donnés pour la restauration, notamment, du Grand Salon, dans lequel se poursuivent les recherches scientifiques qui ont permis de dévoiler des fragments de l’œuvre de Cezanne, à même le mur. « Ils ont souhaité se concentrer sur le cœur battant », précise-t-on du côté de la Ville. En remerciement, une plaque a été dévoilée à la Bastide, lors d’une cérémonie tenue ce vendredi, suivie d’une visite du site et de ses avancées.
« Ce patrimoine, cette Bastide, est la depuis déjà de nombreuses années. Pour nous, CMA-CGM, c’est extrêmement important qu’elle puisse préserver, continuer cette histoire, cette narration qu’elle fait de ce territoire et c’est pour ça qu’on a souhaité s’engager, aux côtés du maire, dans la rénovation de ce patrimoine », déroule Benoît Tournebize, qui représentait CMA-CGM. « Ça a été une aventure assez étonnante », souligne de son côté Sophie Joissains, maire d’Aix-en-Provence, qui retrace l’engagement signé, en septembre 2024, l’engagement signé par les deux parties pour la conservation de ce bout de patrimoine avant d’ajouter : « Nous ne serons plus là pour admirer toutes les restaurations qui auront été faites à ce moment-là mais nous espérons que ce sont des générations d’enfants qui pourront admirer cette belle Bastide qui aujourd’hui n’est pas encore totalement terminée… » À suivre.

« Prendre pour personnage une femme, c’est vouloir parler du monde dans son exhaustivité », résume avec fulgurance Robert Guédiguian. Sélectionné dans la section « Giornate degli autori » à la Mostra de Venise, le cinéaste français repart avec une belle distinction grâce à Une femme aujourd’hui. Un succès vénitien amplement mérité pour le 24e long-métrage du Marseillais. Mais au-delà des récompenses, ce film marque le retour d’un regard engagé qui refuse de céder au cynisme ambiant.
Filmer, pour Guédiguian, ce n’est jamais isoler un individu. C’est toujours le saisir au cœur des tensions et des contradictions de son époque. Il nous en donne la preuve éclatante ici. Le récit suit Juliette, trente ans, incarnée avec une justesse impressionnante par Marilou Aussilloux. Cadre brillante dans la finance, propriétaire, libre d’aimer et de voyager, elle coche toutes les cases de la réussite contemporaine. Mais ce vernis vole en éclats lorsqu’elle est violemment agressée à son travail par un collègue. En
filmant cette trajectoire, Guédiguian ne réalise pas un simple fait divers. Il pose un regard lucide sur une dérive très actuelle : nous croyons être totalement libres, mais cette liberté s’avère souvent bien fragile dès que ressurgissent des formes anciennes mais tenaces de domination.
Ce qui frappe chez le réalisateur phocéen, c’est ce refus catégorique de laisser ses personnages s’enfermer dans le statut de victime. L’espoir chez lui n’a rien de naïf. Il ne s’agit pas d’effacer le malheur, mais d’observer ce qui surgit après le choc : cette capacité très humaine à se relever et à réinventer son existence.
Loin de céder au misérabilisme ou au simple récit de fait divers, Guédiguian pose une question proprement philosophique : que vaut notre liberté lorsque nous découvrons qu’elle repose sur un équilibre bien plus vulnérable qu’on ne le pensait ? « La bonté est pour moi la mère de toutes les vertus. Je déteste le cynisme. La bonté envers les autres est l’alpha et l’oméga de ma vie. »
Chez le cinéaste de Marius et Jeannette, la catastrophe n’a jamais le mot de la fin. Fidèle à un humanisme ardent, le réalisateur refuse le désespoir et la complaisance victimaire. L’espoir surgit dans les interstices du quotidien, dans la reconquête de la parole… La blessure devient ainsi le point de départ d’un éveil des consciences.
Le scénario fait ainsi glisser le drame intime vers une véritable quête de sens. Juliette doit réapprendre à vivre, mais surtout comprendre ce qu’elle veut faire de sa propre vie. Autour de Marilou Aussilloux, on retrouve la « bande » historique du cinéaste : Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan. Cette fidélité d’acteurs apporte une authenticité folle au film. Et pour porter ce récit, le cinéaste fait une nouvelle fois de Marseille un personnage à part entière.
En récompensant ce film, le jury du Label Europa Cinemas ne s’y est pas trompé. Une femme aujourd’hui évite soigneusement les pièges du discours moralisateur ou dogmatique. Il préfère soulever des questions essentielles et laisser le public poursuivre la réflexion bien après que les lumières de la salle se rallument. En croisant destin intime, Histoire et regard social, Robert Guédiguian rappelle avec force ce qui fonde son engagement d’artiste : même au milieu des ruines, il reste la solidarité et surtout cette obstination à demeurer debout.