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  • La DZ mafia nie avoir menacé le maire d’Alès

    La DZ mafia nie avoir menacé le maire d’Alès

    Six personnes cagoulées derrière une table recouverte d’un drap avec le logo DZ, qui n’est pas sans rappeler la vidéo publiée après le meurtre, en octobre 2024, d’un chauffeur de VTC à Marseille par un adolescent de 14 ans. Dans ce nouveau film de quelques minutes posté mercredi soir sur les réseaux sociaux, des membres assurant appartenir à l’organisation criminelle se dédouanent, niant toute implication dans les menaces visant le maire d’Alès dans le Gard, Christophe Rivenq, exfiltré de son domicile par le Raid en pleine nuit.

    L’homme au centre de l’image assure que l’organisation « n’est en aucun cas responsable » des menaces visant l’édile, qualifiées « d’acte lâche et odieux fait par des personnes voulant nuire à la société, rabaissant la moralité française, mais surtout en visant le groupe de la DZ ». Plus inquiétant encore, il assure également que le groupe cherche à identifier les auteurs de « cet acte qui nuit énormément à (leurs) affaires ».

    Une enquête

    toujours en cours

    Contacté, le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), chargé de l’enquête sur l’ensemble des menaces visant le maire, nous indique qu’à « ce stade, il a eu connaissance de cette vidéo », et que les « investigations se poursuivent ».

    Le maire LR d’Alès, Christophe Rivenq, a reçu le 16 juillet une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm, ainsi que des inscriptions menaçantes taguées sur le mur de sa clôture, signées « DZ NG », pour DZ Mafia nouvelle génération, possible scission du groupe. Placé sous protection policière depuis, il a été exfiltré de son domicile par le Raid, dans la nuit de lundi à mardi, après la remontée d’une menace évoquant la possible présence d’une voiture piégée, information non confirmée à ce stade.

  • Des cendriers de poche offerts pour contrer les jets de mégots

    Des cendriers de poche offerts pour contrer les jets de mégots

    Dans le cadre d’une semaine de sensibilisation aux mégots mal jetés, la Confédération des Buralistes, la Métropole Aix-Marseille-Provence et Alcome, éco-organisme dédié à la réduction des mégots dans l’espace public, se sont associés pour mener une campagne intitulée #MonMégotOùIlFaut. Ils sont venus présenter leur initiative, ce jeudi, sur la terrasse de la brasserie Le Delibes (8e), avec comme mot d’ordre : « Neuf déchets sur dix sont des mégots. »

    Au total, 129 buralistes marseillais s’engagent à distribuer gratuitement à leurs clients près de 70 000 cendriers de poche. Une initiative qui vise à lutter contre la présence de ces déchets dans la rue. « Aujourd’hui, le mauvais jet du mégot par terre est inconscient », explique Jonathan Decottignies, directeur des opérations d’Alcome. Il appelle à « une réelle prise de conscience », alors que « quatre à cinq mégots sont présents en permanence tous les 10 mètres de voirie », affirme cette fois Hedi Ramdane, conseiller métropolitain délégué à la propreté et adjoint au maire de Marseille.

    En contact direct avec les fumeurs, les buralistes sont « le premier maillon à solliciter », explique Jonathan Decottignies. Un avis partagé par Frédéric Pourchier, président de la Fédération départementale des buralistes des Bouches-du-Rhône. Ce dernier se dit prêt à faire de la « prévention auprès des clients », car, selon lui, « c’est aux buralistes d’habituer les consommateurs ». Une manière également de montrer que les buralistes peuvent « s’engager pour l’écologie ».

    Pas de solution miracle

    À la fin de leurs discours, les trois hommes ont testé les cendriers. Ceux-ci peuvent contenir, selon eux, « une dizaine de mégots de cigarettes » et « ne dégagent aucune odeur dans les sacs ».

    Ainsi, les cendriers de poche restent l’outil « le plus important » pour sensibiliser la population, selon le président de la Fédération des buralistes. Pourtant, un seul cendrier ne suffit pas à répondre à l’ampleur du problème. En effet, « il en faut quatre à cinq à chaque fumeur pour qu’ils soient utilisés de façon régulière », afin « d’en avoir toujours un à disposition », explique Aliénor Galamez, déléguée régionale d’Alcome. Elle l’assure toutefois : « Le stock a été calculé pour que tout le monde puisse être équipé. »

    Si la Métropole et Alcome affirment agir tout au long de l’année face à ce phénomène, ils admettent « renforcer leurs efforts » en période estivale, où un nombre plus important de déchets est constaté. En effet, le jet de mégots sur la voirie est « un problème particulièrement récurrent en milieu festif et sur les plages où ont lieu de nombreux apéros », note Aliénor Galamez. Des « hot spots » (lieux où les déchets sont nombreux) ont été identifiés par la Ville afin de renforcer la prévention.

    Provence-Alpes-Côte d’Azur est la région qui compte le plus de fumeurs en France, selon une étude de Santé publique France publiée en 2024.

  • [Tour de France] Richard Carapaz le plus fort dans les Hautes-Alpes

    [Tour de France] Richard Carapaz le plus fort dans les Hautes-Alpes

    Un maillot de leader a failli changer d’épaules après l’arrivée à Orcières- Merlette.

    Ce n’est pas le jaune, qui reste solidement sur celles de Tadej Pogacar. Mais après l’avoir virtuellement cédé définitivement au sommet d’Orcières-Merlette, le Slovène l’a finalement conservé, bénéficiant d’une défaillance de Valentin Paret-Peintre dans les deux derniers kilomètres.

    Le Français était parti chasser les points, après avoir pris le bon wagon en suivant Richard Carapaz. L’Équatorien était le mieux classé des six qui ont attaqué. Mais sa douzième place, à plus de 25 minutes du maillot jaune, ne constituait pas un grand danger pour Tadej Pogacar.

    La chasse aux pois rouges

    Accompagné des coureurs du top 10, le champion du Monde a géré sa course, gardant un œil sur Remco Evenepoel, son dauphin, et secondé par Isaak del Toro, à la lutte avec Paul Seixas pour le maillot blanc et la troisième place sur le podium.

    Entre la tête de course et les leaders, deux autres groupes s’étaient intercalés. Celui d’Egan Bernal restait en embuscade, ses sept membres, dont le local Nicolas Breuillard, naviguait à une minute trente derrière. Alors que le groupe du maillot vert Mads Pedersen pointait à plus de quatre.

    Devant Valentin Paret-Peintre continuait sa chasse aux points. Comptant sur les deux derniers cols du jour et les douze points à aller chercher, notamment la montée d’Orcières-Merlette classée première catégorie, pour combler ses sept unités de retard sur Tadej Pogacar.

    Dans la côte de Saint-Léger-les-Mélèzes, Brandon McNulty mettait pied à terre. Le lieutenant de Tadej Pogacar ne s’était pas remis de son accident dans le contre-la-montre de mardi. Classée en troisième catégorie, cette difficulté voyait le groupe maillot jaune accélérer et grignoter un peu de son retard, revenant sur celui du maillot vert. Tout comme les groupes intermédiaires pouvaient espérer revenir se mêler à la lutte pour la victoire.

    Au sommet de Saint-Léger-les-Mélèzes, Valentin Paret-Peintre passait encore le premier. Le maillot à pois était à portée de main. Il lui fallait résister encore 19 kilomètres et terminer sur le podium pour cela. Le Français et ses compères d’échappée avaient encore cinq minutes d’avance à l’attaque de la montée d’Orcières-Merlette. Alors que le peloton avalait Mads Pedersen et ses compagnons.

    À quatre kilomètres de la ligne Valentin Paret-Peintre et Richard Carapaz lançaient l’attaque finale. L’Equatorien en gardait sous la pédale pour une nouvelle accélération, à trois kilomètres d’Orcières-Merlette, alors que Valetin Paret-Peintre montrait des signes de fatigue.

    Richard Carapaz passe sous la flamme rouge du dernier kilomètre avec trente-six secondes d’avance. Avant de franchir en solitaire la ligne. Valentin Paret-Peintre, après avoir tout donné, termine quatrième, et laisse la tête du classement de la Montagne à Tadej Pogacar pour un point.

    La Grande boucle revient à l’Alpe d’Huez

    Les rescapés s’élanceront de Gap pour rejoindre, après 127,9 kilomètres de haute montagne, une arrivée mythique.

    Les derniers 13,8 kilomètres de la 19e étape seront sur la fameuse route départementale 211, célèbre pour ses 21 lacets et une montée à 7,9% de moyenne. Les fans auront reconnu la côte finale menant à l’Alpe d’Huez.

    Depuis 2022, le peloton n’y était pas revenu. Mais pour cette édition, les coureurs auront droit à deux arrivées. Fausto Coppi fut le premier à s’y imposer. Tout comme Joop Zoetemelk, Bernard Hinault ou encore Lucho Herrera.

    Tadej Pogacar sait ce qu’il lui faut faire pour les rejoindre dans la légende du site.

  • Les salariés de Fibre Excellence occupent l’usine

    Les salariés de Fibre Excellence occupent l’usine

    Ils ne lâcheront rien. Après Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, les salariés de Fibre Excellence de l’usine de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, ont débuté, jeudi, l’occupation de leur site « à durée indéterminée ». « Notre mobilisation se poursuivra aussi longtemps que la situation l’exigera, jusqu’à ce que de véritables réponses soient apportées », prévient la Filpac CGT Fibre Excellence Provence, dans un communiqué.

    Les travailleurs du groupe de pâte à papier placé en redressement judiciaire, en avril dernier, entendent ainsi maintenir la pression avant l’examen lundi, par le tribunal de commerce de Toulouse, de l’offre de reprise portée par le financier Matthieu Pigasse. Ce projet est le seul qui garantissait la reprise de la totalité des salariés, soit 660 personnes, auxquels s’ajoutent les 228 de la papeterie de la Chapelle-Darblay – dont Fibre Excellence est repreneur – et plus de 10 000 emplois indirects. Sur les banderoles déployées sur les sites, le ton est accusateur : « Macron va-t-il tuer 10 000 emplois ? », interrogent les protestataires.

    « Quels sont les engagements de l’État pour rééquilibrer le marché du bois et garantir la viabilité du projet de reprise ? », écrivent dans un courrier adressé au couple exécutif Carole Delga, présidente (PS) de la Région Occitanie, Renaud Muselier, président (Ren) de la Région Sud, et les numéros un de la CGT, Sophie Binet, de la CFDT, Marylise Léon, et de FO, Frédéric Souillot. Ces derniers se sont prononcés en faveur du projet du banquier d’affaires dit « de gauche » avec Combat Holding.

    Mais le gouvernement se montre très critique. Interrogé lors de l’ultime séance de questions au gouvernement, mardi, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, estime que « l’offre de reprise (…), à ce stade, n’est pas au niveau parce qu’elle demande une aide supplémentaire de l’État ». Si l’on suit les calculs du locataire de Bercy, l’État, qui a déjà engagé plus de 90 millions d’euros dans le sauvetage du groupe et se dit prêt à ajouter 100 millions d’euros supplémentaires, devrait mettre 100 millions d’euros de plus pour suivre le plan de Matthieu Pigasse. Tandis que ce dernier alignerait « cinq misérables millions d’euros », dixit le ministre, « ça me rappelle non pas Robin des bois, mais le shérif de Nottingham qui fait des actions avec l’argent des autres », tacle-t-il. Sur franceinfo ce jeudi matin, il accuse le patron auquel on prête des ambitions élyséennes de « faire de la politique sur le dos des salariés ».

    Le temps presse. L’État doit se positionner et vite. « S’il y a liquidation, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas sur la disparition de près de 80% de la capacité française de production de pâte marchande, de 660 emplois directs, de plusieurs milliers d’emplois indirects et d’un outil industriel stratégique qu’il sera pratiquement impossible de reconstruire », préviennent les syndicats et les collectivités.

  • Le Off d’Avignon, entre précarité et succès

    Le Off d’Avignon, entre précarité et succès

    Le Festival d’Avignon, In et Off, se termine ce samedi 25 juillet après trois semaines intenses sur les planches, entre les remparts (et un peu au-delà) de la Cité des Papes. Ce jeudi 23 juillet, l’association Avignon Festival & Compagnies (AF&C) a indiqué que, selon ses estimations, environ 54 % des places mises en vente par les 141 théâtres avaient été vendues. Ces salles ont réalisé 27 000 levers de rideau de 1 812 spectacles.

    Des « chiffres stables », ont estimé, lors d’une conférence de presse, les dirigeants de la structure qui gère et organise l’événement. C’est en effet la première fois, depuis sa création, qu’ils parviennent à disposer d’un chiffre plus précis de la situation. « Il n’y a pas de billetterie centralisée, donc c’est compliqué d’avoir les données exactes. Mais cette année, oui, grâce aux remontées des différents prestataires », détaille Harold David, directeur délégué de l’AF&C. Les chiffres recueillis représentent 52 % de la billetterie totale au 21 juillet, soit 1 371 000 billets sur 2 600 000. Ce qui est « assez représentatif, car il y a une grosse variété et ça va du plus grand, la Scala, au plus petit, le Chapeau Rouge », estime le directeur délégué. Avec des calculs supplémentaires, il est aussi estimé que la billetterie représente 22 millions d’euros de chiffre d’affaires.

    Vision du futur

    Un peu plus de la moitié du taux de remplissage donc. Si, de l’extérieur, les rues pleines, les tractages à la pelle par des compagnies déguisées, souriantes, et les multiples spectacles de rue animent joyeusement les rues d’Avignon, le bilan est cependant presque systématiquement salé pour les compagnies. « Même si c’est tout le temps complet, c’est dur d’être à l’équilibre économiquement. 54 %, ce n’est pas satisfaisant », confirme Harold David, qui a lui-même été comédien et patron de théâtres. « Avignon, c’est stricto sensu déficitaire. Parce que c’est basé sur l’espoir que l’on va être programmé plus tard dans d’autres théâtres et se refaire, en quelque sorte », ajoute Laurent Domingos, coprésident de l’AF&C.

    En fin de conférence de presse, plusieurs compagnies ont également tenu à témoigner. David Nathanson, des Ailes de Clarence, estime que les « chiffres ne disent pas grand-chose de la suite des diffusions des spectacles » et que les « compagnies ne se payent pas à Avignon ».

    Une réflexion sur l’avenir est ainsi nécessaire. Car les budgets ne cessent de diminuer, tout comme les subventions versées par les collectivités. Selon l’AF&C, 80 % des compagnies ne percevaient aucune subvention en 2026, contre 78 % en 2025. « On est à la croisée des chemins. Il faut se rendre compte de la gravité de la situation. Moins d’aides, c’est aussi moins de programmateurs. Ce qui veut dire moins de théâtres et moins de compagnies. Et, à terme, plus de Off si on se projette dans 5, 10 ou 15 ans », alerte Raymond Yana, autre coprésident de l’AF&C. L’organisation rappelle qu’elle a adressé une lettre ouverte aux candidats à la présidentielle et que huit d’entre eux, surtout des personnalités de gauche, se sont rendus à Avignon pour échanger sur la question de la place de la culture dans leur programme. « Il faut interpeller ceux qui font les lois, car on dépend d’eux malgré tout », glisse Raymond Yana.

    Pistes d’amélioration

    D’autres pistes d’amélioration ont été évoquées, notamment concernant l’accueil et les transports, tant pour les spectateurs que pour les compagnies et leurs équipes. « Mon spectacle se tient à 21h. Mais pour rentrer à Nîmes, par exemple, les derniers trains sont dans ces eaux-là et ça me fait perdre des ventes », glisse un festivalier au micro. D’autant que 41 % du public provient du quart sud-est de la France. Un travail est en cours avec le Grand Avignon, notamment sur les transports en commun pour se rendre dans les villes environnantes. « Les habitants des villages d’à côté aimeraient bien pouvoir louer leurs apparts ou leurs maisons. Mais il n’y a souvent pas de transports. Parfois, il y en a même moins que le reste de l’année puisque l’on est en horaires d’été », pointe Laurent Domingos. Il reste un peu moins d’une année pour réfléchir à ces enjeux. Avec, entre-temps, une élection qui risque de tout chambouler.

    REPÈRES

    54 %

    de taux de remplissage estimé dans les salles de théâtre du Off.

    1 400 000

    billets vendus, d’après ces mêmes estimations.

    27 000

    levers de rideau pendant les trois semaines de l’événement.

    22 000 000

    d’euros de chiffre d’affaires ont été générés grâce à la seule vente de billets.

  • Le sénateur Laurent Burgoa courtise la ruralité

    Le sénateur Laurent Burgoa courtise la ruralité

    Porté par des sénateurs de tous bords, le rapport sur le développement durable des territoires ruraux dont les propositions ont été rendues publiques, sort au meilleur des moments pour les parlementaires. Fin tacticien, Laurent Burgoa, qui a participé à son élaboration, sait bien qu’en rendant ce rapport à quelques semaines des élections sénatoriales, cela lui permettra de séduire des élus d’un territoire majoritairement rural.

    Pour autant, les propositions émises sont largement inspirées d’un travail de concertation avec les acteurs du territoire et notamment avec l’Association des maires ruraux (AMR). De quoi rassurer des élus toujours confrontés au manque de moyens et au désengagement de l’État. Pour réaliser ce rapport, les quatre sénateurs ont en effet « mené des auditions au Sénat, organisé un colloque ainsi qu’un regards croisés sur le sujet des mobilités dans les territoires avec le Cerema [Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement, Ndlr.] et le CNRS et réalisé une consultation en ligne des élus locaux qui a recueilli 2 372 réponses ».

    L’objectif était ainsi de faire émerger des propositions pour allier le développement économique de ces territoires en souffrance et le respect de l’environnement alors que les effets du dérèglement climatique se font de plus en plus sentir. « Nous avons formulé des recommandations et mis en avant des exemples inspirants à l’attention des collectivités territoriales », explique Laurent Burgoa.

    « Besoin de planification »

    Ainsi, la Chambre haute propose par exemple la création d’un « répertoire national des bonnes pratiques de développement durable des territoires » pour mettre en avant les exemples de projets réussis ou encore la mise en place du « 1% ingénierie », qui permettrait de prélever 1% sur l’enveloppe de l’État dédiée aux investissements des collectivités. Le Sénat demande aussi un renforcement du pouvoir de dérogation des préfets pour faire face à la complexité des normes. « Les sénateurs ont repris beaucoup d’idées du grand atelier de la transition écologique organisé par l’AMR donc c’est plutôt bien », précise Emmanuel Grieu (Debout!), maire de Mandagout et membre du bureau de l’AMR 30.

    L’élu gardois met toutefois en garde contre une trop grande dérégulation. « Les normes sont très parisiennes et il y a une nécessité de les adapter aux territoires. Je me bats par exemple pour faire reconnaître la spécificité cévenole dans la gestion de l’eau, qui n’a rien à voir avec celle du nord de la Loire. Il y a donc des modulations à faire mais il faut quand même des règles pour ne pas laisser faire n’importe quoi », tempère Emmanuel Grieu.

    Le maire de Mandagout salue aussi le volet « planification » abordé dans ce rapport même s’il juge que la feuille de route ne va pas assez loin : « Il y a un vrai besoin de planification. Ce n’est pas propre à la ruralité, mais il y a des politiques publiques mises en place qui sont des réflexions à court terme. Je ne suis pas sûr que ce rapport règle vraiment ça. Il faut arrêter avec les appels à manifestation d’intérêt, il faut briser ce carcan des missions de 18 mois, d’appels à projets, parce que la transition doit être systémique. »

    Au cœur de la campagne sénatoriale, le développement de la ruralité dans le respect de l’environnement ne semble pas une priorité de la campagne présidentielle. Pourtant, avec 88% des communes françaises dans la ruralité, ce sujet devrait animer tous les programmes des candidats à l’Élysée.

  • [C’est l’été] Sophian, ancien salarié de Solvay, n’a pas fini la lutte

    [C’est l’été] Sophian, ancien salarié de Solvay, n’a pas fini la lutte

    Sophian est l’une des figures de la lutte des salariés de Solvay à Salindres. Ce délégué syndical CGT avait en effet été l’un des premiers à alerter dans l’entreprise sur la dangerosité du TFA, produit sur le site gardois, après avoir beaucoup échangé avec les associations écologistes. La Marseillaise lui avait ainsi déjà consacré un portrait en octobre 2024, quelques semaines après l’annonce de la direction de la fermeture de l’usine de production.

    Après le départ de l’entreprise, Sophian a traversé une période difficile. « Ça a laissé des traces, comme chez beaucoup d’autres salariés. J’ai pris 30 kilos que j’ai perdus depuis. J’ai arrêté de fumer en même temps, ça n’a pas dû aider. Et j’ai déclenché un psoriasis. Il y a eu trop de choses en même temps et ça a dû jouer sur ma petite tête », explique-t-il aujourd’hui.

    Si certains de ses collègues sont partis chez Orano, Sophian fait partie de ces salariés dégoûtés par l’aventure Solvay qui veulent désormais éviter tout emploi industriel. Au détour d’un forum, il a bien postulé chez Perrier mais n’a pas eu de retour. « Je pense que quand les responsables des ressources humaines tapent mon nom sur internet, ils voient que je suis à la CGT et que je me suis mobilisé chez Solvay, ils se tournent alors vers un autre profil », dit-il sans dépit. Après une période de congés de reclassement, Sophian est désormais au chômage depuis le mois de juin même s’il a effectué quelques extras dans le restaurant familial. Surtout, il aimerait maintenant se réorienter vers le social et changer complètement de branche. Ou trouver un poste pour continuer d’alerter sur la dangerosité des Pfas…

    « Les Pfas dans la tête »

    Car Sophian n’a pas abandonné son combat pour alerter la population, faire reconnaître les dangers encourut par les ouvriers en contact avec ces substances chimiques, et plus largement, lutter contre cette pollution : « J’avais une petite conscience qui m’a permis d’ouvrir les yeux sur ces substances chimiques mais je ne pensais pas que c’était à ce point. Je pensais qu’on était dans un pays où on était un peu protégé. Après 13 ans passés à Solvay, je connais l’odeur du TFA. Beaucoup de salariés sont en colère car ils se sont rendu compte a posteriori qu’ils ont été surcontaminés ».

    Toutes les semaines, Sophian participe à une réunion avec des associations écologistes. « Il n’y a pas une journée sans que j’aie les Pfas dans la tête », reconnaît-il. Il continue aussi de répondre aux journalistes et il est même apparu dans un documentaire diffusé sur Arte : « J’essaie de défendre les ouvriers en général et les anciens salariés parce que sinon j’aurais tout abandonné ».

    Ce travail a payé puisqu’il a réussi, avec d’autres associations, à faire intégrer 25 anciens salariés de Solvay à l’étude Opal : « C’est une étude d’imprégnation sur les salariés », explique-t-il. « Il y a l’étude Perle sur les riverains à Lyon et Opal concernait jusqu’ici une centaine de salariés d’Arkema Daikin. Nous avons désormais 25 salariés de Salindres qui font des prises de sang ». Les premiers résultats devraient être rendus publics dans les prochains mois avant la restitution complète en 2027. En attendant, Sophian continuera de se mobiliser.

    Tristan Arnaud

  • [C’est l’été] Aubagne : le Festimôme de retour !

    [C’est l’été] Aubagne : le Festimôme de retour !

    Cette année, les jeunes curieux s’apprêtent à vivre une édition particulière. En effet, le Festimôme, festival dédié au jeune public, fête son 25e anniversaire ! Dès ce jeudi et jusqu’à dimanche, le parc Jean-Moulin vibrera au rythme des animations et des spectacles proposés aux plus petits.

    éclats de rire et découvertes

    Le tout dans une atmosphère hors du temps, à la fois apaisante, poétique et joyeuse. Les éclats de rire des enfants résonneront au rythme des prouesses artistiques présentées tout au long de ce festival de cirque et des arts de la rue, devenu au fil des années un rendez-vous incontournable pour les familles.

    Une quinzaine de compagnies seront présentes pour émerveiller petits et grands. Au programme : chasse au trésor, grand village circassien, spectacles et ateliers créatifs proposés chaque jour jusqu’à dimanche. De quoi vivre de beaux moments de partage, de découverte et d’émerveillement en famille.

  • [C’est l’été] Le camion mobile du Centre Pompidou s’installe à Aix

    [C’est l’été] Le camion mobile du Centre Pompidou s’installe à Aix

    « Ce sont des œuvres originales ! », prévient le chauffeur du musée ambulant dès l’ouverture des portes. Sur la place de la Croix-Verte, également appelée place du Marché du Jas-de-Bouffan, une partie du Centre Pompidou a pris ses quartiers. Dans ce camion aux espaces modulables, quinze œuvres inspirées de l’univers du cirque, signées notamment Auguste Sander, Henri Matisse ou encore Raoul Dufy, sont présentées au public dans cette galerie nomade.

    Une projection vidéo et des ateliers pour les plus jeunes complètent la visite de cet échantillon du Centre Pompidou. Le MuMo (Musée Mobile) accueille ainsi le public aixois. Ses portes sont encore ouvertes gratuitement ce jeudi de 17h30 à 20h et ce vendredi de 16h30 à 19h. Initialement attendu dès mardi à Encagnane, le camion-musée n’avait pas pu ouvrir en raison de problèmes techniques.

    Pour la petite histoire, le MuMo permet aux œuvres des musées d’art moderne d’aller à la rencontre des habitants des villages et des quartiers les plus éloignés de l’offre culturelle. Créé en 2011 par Ingrid Brochard avec l’ambition de rendre l’art contemporain accessible à tous les publics, il s’est associé en 2022 au Centre Pompidou, donnant naissance à ce camion-musée qui sillonne aujourd’hui les routes de France. Depuis 2025, le MuMo poursuit son développement au sein de la Fondation Art Explora grâce à de nouveaux dispositifs culturels mobiles.

    Pour que le MuMo fasse halte à Aix-en-Provence, c’est le CIAM qui, en lien avec le Centre Pompidou, a porté l’idée auprès de la municipalité avant que le projet ne soit repris par la Direction de la culture et la Politique de la ville. « Il est important que la culture aille au-devant des gens (…), les personnes en précarité s’interdisent souvent d’aller vers la culture », contextualise Elisabeth Huard, élue à la politique de la Ville. En matinée, explique Yahnis, médiatrice culturelle au sein d’Art Explora, des ateliers sont organisés avec les structures sociales. « Quand on discute avec les familles, on se rend souvent compte d’un manque d’accessibilité vers les musées, parce qu’ils sont loin », notet-il. Dans le camion, le public arrive timidement à l’ouverture. Adrien, venu avec sa petite sœur et sa grand-mère, désigne une œuvre de Raoul Dufy qui attire son attention. « C’est quand même le musée Pompidou qui vient à nous ! Et puis le cirque, c’est passionnant… », glisse Marie-Josée, leur grand-mère.

    La halte prévue à Marseille les 25 et 26 juillet est annulée.

  • [C’est l’été] Le Rove a clôturé les fêtes votives avec une soirée « La Marseillaise »

    [C’est l’été] Le Rove a clôturé les fêtes votives avec une soirée « La Marseillaise »

    Alors que le mois des fêtes votives de la Sainte-Anne touche à sa fin, le maire PCF du Rove, Paul Sabatino, a lancé la dernière, mardi soir, organisée par La Marseillaise à la salle des fêtes. Il a salué sur scène l’apport au pluralisme de ce « journal qui donne la parole à ceux qui ne l’ont pas » et terminé son intervention sous les applaudissements en lançant « vive Le Rove ! »

    Sur place, des buvettes, stands de restauration et bien sûr l’association des amis de La Marseillaise présente pour vendre sacs, badges et goodies aux couleurs du quotidien et récolter des fonds pour soutenir « le développement obligatoire du journal », martèle son président, Serge Baroni, ravi d’avoir vendu 20 sacs à l’effigie de la peinture d’Ambrogiani qui orne les murs de la salle de la rédaction. Et d’en profiter pour rappeler également que les adhésions à l’association sont nécessaires.

    La soirée a été ouverte avec le groupe de reprises « Jukebox », qui a fait se lever et chanter les Rovenains. Plus l’heure avançait, plus l’ambiance montait, mais toujours une ambiance « bonne enfant et conviviale » comme s’accordent à le dire Nicolas et Audrey, des vacanciers de Limoges venus au Rove. « Nous n’avons pas su résister à la curiosité de savoir d’où venaient la musique et l’ambiance. Elles nous ont guidés directement à la salle des fêtes. »

    À l’entrée, les familles, groupes d’amis et autres fêtards continuaient de s’installer pour boire un verre ou manger un sandwich préparé sur place. Dehors, on faisait de grandes tablées, discutant avec les voisins, trinquant avec les uns et les autres. Une fois le public immergé dans l’ambiance, et le repas terminé, est arrivé l’artiste « Magnifico », un véritable showman incarnant Freddie Mercury et ses chansons.

    La ferveur est encore montée d’un cran, le public se pressant au pied de la scène où l’artiste interprétait les chansons de Queen comme s’il en était l’auteur. Les flashs et les briquets se levaient eux aussi. Même les plus jeunes comme Maxence, 18 ans, se laissaient entraîner : « Je suis déjà venu j’ai aimé l’ambiance donc je suis revenu c’est un bon moment de détente ». Place ensuite à JM Sicky, DJ originaire du Rove chargé de poursuivre et clôturer la soirée. « Il y a quelque chose que les DJ détestent, les gens assis ! Alors, poussez les chaises, faites de la place et venez danser ! », lance-t-il à la salle en jouant un air bien connu de Madison. Il continuera d’entraîner les Rovenains jusque tard dans la nuit.

    Louis Golliot