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  • Des cours de stand-up pour des apprentis humoristes

    Des cours de stand-up pour des apprentis humoristes

    Notre objectif c’est que nos élèves fassent de l’humour leur métier. » Sébastien Mei, fondateur du Marseille Comedy Club, voulait « élever le niveau général des humoristes marseillais ». Alors il a eu une idée : proposer des cours de stand-up au cœur de son Comedy Club, et encadrés par plusieurs professionnels marseillais de l’humour, dont Pascal Tino. 2025-2026 signe la première année de cette formation.

    L’apprentissage se déroule pendant un an et se divise en deux formules. Pour les humoristes débutants ou avec peu d’expérience, deux heures par semaine sont conseillées : « On reprend la base d’une blague, avec la prémisse, l’angle et la punchline », décrypte Sébastien. Pour les plus rodés, un parcours professionnalisant existe. Au programme, six heures de cours par semaine, avec des week-ends animés par des humoristes de renom, comme Tania Dutel. « Et chaque samedi à 18h, on organise une scène dédiée à nos élèves pour qu’ils puissent tester leurs blagues en conditions réelles », ajoute le fondateur.

    Une expérience riche en rencontres. Après trois ans de stand-up, Laurent Ledon a opté pour la formation professionnalisante du Marseille Comedy Club : « On a parlé avec beaucoup d’humoristes confirmés et ça a enlevé mes points d’interrogation sur la profession. » Il explique que chaque intervenant a son domaine de spécialité. « J’ai appris comment positionner mon corps et ma voix de manière comique. Mes sketchs aujourd’hui ont vraiment progressé par rapport à l’année dernière », raconte l’humoriste.

    Tarifs  : 80 € par mois pour 2 heures par semaine. 230 € par mois pour 6 heures par semaine.

  • L’incendie progresse dans le Gros Bessillon, 4 500 hectares ravagés

    L’incendie progresse dans le Gros Bessillon, 4 500 hectares ravagés

    Les espoirs de fixer l’incendie vendredi ou samedi ont été vains pour les sapeurs-pompiers mobilisés depuis mardi sur le secteur du Gros Bessillon. Ils n’ont pas été plus fructueux dimanche. Car chaque fois que la situation s’améliore sur un secteur, c’est un autre qui s’embrase, sous l’effet d’un vent soutenu et imprévisible. « C’est un véritable “feu toupie”. Au gré des changements de vent, il va dans un sens et retourne dans l’autre », déplorait le préfet du Var, Simon Babre dimanche après-midi.

    Dans la nuit de vendredi à samedi, le feu a repris au nord-ouest de la commune de Correns, dont l’un a menacé des habitations, et à Pontevès, faisant passer le bilan de 2 700 à 3 250 hectares parcourus. Et la situation s’est gâtée en début d’après-midi, alors que le feu continuait de menacer Correns, avec une grosse reprise sur un secteur situé entre Barjols et Pontevès. Malgré les efforts des 1 000 sapeurs pompiers mobilisés, équipés de six Hélicoptères bombardiers d’eau (dont deux Pumas lourds), trois avions Dash et 265 véhicules feux de forêts, les flammes se sont rapidement dirigées vers Brue-Auriac, et surtout Châteauvert et Barjols, où de nombreuses évacuations (en plus de confinements dans certaines zones, notamment le centre de Barjols) ont eu lieu. En début de soirée, plus de 2 000 personnes avaient dû fuir leur domicile sur l’ensemble des communes concernées, avec un nouveau bilan de 4 000 hectares brûlés. Deux nouvelles habitations ont été détruites, et 17 autres touchées, tandis qu’une distribution de bouteilles d’eau a été assurée auprès des habitants de Pontevès, la turbidité de l’eau ayant dépassé le seuil maximum réglementaire.

    Pas de fixation espérée avant le milieu de semaine

    Des précipitations étaient espérées pour la nuit, alors qu’un orage venait de passer par le littoral varois. D’autant plus que la journée de dimanche s’annonçait périlleuse, avec une réactivation du mistral attendue dans la matinée, potentiellement vectrice de nouveaux départs de feux. Il n’en fut rien, et les quelques millimètres tombés de manière éparse n’ont finalement été d’aucune aide pour lutter contre les flammes, qui avaient parcouru 500 hectares de plus au petit matin.

    Un DASH, quatre canadairs, trois hélicoptères bombardiers d’eau, deux dragons, ainsi que deux unités du 7e Régiment d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (7e RIISC) de Brignoles sont venus en renforts 275 véhicules feux de forêts et 1 030 sapeurs-pompiers mobilisés durant la nuit, sur un front de 126km, où plusieurs feux se sont réactivés sous l’effet d’un vent de nord-ouest, notamment au sud de Barjols. Le danger s’était éloigné de Montfort-sur-Argens, où des bénévoles ont réalisé des opérations de noyage.

    Les efforts se sont ensuite concentrés sur quatre secteurs qui ont subi de nouvelles réactivations au fil des heures, sous l’effet d’un vent pluridirectionnel : l’ouest de Barjols, le sud du Petit Bessillon à Pontevès, Saint-Andrieu et le plateau situé au-dessus du Vallon de la Puade à Correns. Une station de ravitaillement en carburant opérée par l’armée et plusieurs postes de commandement de terrain ont été mis en place : un PC opérationnel à Pontevès et 3 PC de secteurs sur Cotignac, Barjols et Montfort-sur-Argens, pour faciliter la direction des actions par les maires et décliner les décisions du PC de la préfecture, et du Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS) situé au Sdis. Des piscines mobiles ont également été réparties sur tout le pourtour de la zone, qu’alimentent les agriculteurs et des entreprises de transport.

    Plusieurs milliers de personnes étaient évacuées ou confinées dimanche soir, notamment à Correns, Barjols et Châteauvert. Désormais, l’objectif est de fixer le feu en milieu de semaine, alors que les conditions des prochains jours ne s’annoncent pas plus favorables.

  • Un nouveau projet déminé dans le bunker de l’Escalette

    Un nouveau projet déminé dans le bunker de l’Escalette

    Le permis de construire mijote depuis six mois au service de l’urbanisme. Cette fois, c’est pour aménager des logements dans la « batterie basse de L’Escalette », chemin des Goudes, 8e. Après un refus d’autorisation d’un restaurant en 2018 puis d’un appart hôtel en 2024, Jean Levakis, le gérant de la SCI Calanques, a tenté une « rénovation extérieure avec changement destination en deux logements pour de la location saisonnière ». Saisie en avis conforme de ce dossier sensible, la commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS) a mis un veto.

    M. Levakis caressait l’espoir d’être enfin entendu, à la faveur d’une sympathique modification du PLUI qui autorisait ce changement de destination rêvée avec le soutien de la mairie et de la métropole. Une révision qui n’est pas du tout du goût de l’État à en juger par le déféré préfectoral pour la faire annuler. Il faut dire que ce projet de meublés faisait peu cas de l’identité du bunker et ce d’autant qu’il prévoyait de redimensionner les ouvertures, de le recouvrir d’épais parements en pierre « pour atténuer l’impact paysager ». Pour rappel, ces trois blockhaus et le tobrouk (lire ci-contre) sont protégés au PLUI : « Les ouvrages ne devront pas être dénaturés. Ils devront conserver leur composition et leurs matériaux. Seuls sont autorisés des aménagements permettant la mise en valeur l’ouvrage. »

    « Un chef étoilé

    pour 40 couverts »

    Interrogé, Jean Levakis, 71 ans, prend acte du refus. « Mon projet s’arrête, je suis déçu. C’était deux habitations, ni plus ni moins. » Déterminé, il annonce « redemander des autorisations pour refaire un restaurant sous les conditions d’exploitation du parc des calanques puisque c’est la seule destination possible ». La batterie a abrité une discothèque dès 1956 puis un restaurant. « Il s’appelait “Le Schtroumpf” et il a fermé en 1997 un an avant qu’on achète », se souvient Jean Levakis qui dit avoir obtenu en 2010, en dépit des recours de trois associations, une autorisation d’ouverture reconduite jusqu’en 2018. « Elle n’a servi à rien car je n’ai pas trouvé d’investisseurs et ensuite j’ai eu un retrait d’autorisation de la Ville qui nous a demandé de faire de l’habitation. Là, on n’a pas le choix, on ne peut pas laisser le site comme ça. L’an dernier, on a eu une rave party avec 200 personnes et le tag se développe. » À présent, il dit consulter des « chefs médiatisés ». « Du fait qu’on est restreint en place de parking, pour que l’exploitation soit viable, il faut un chef étoilé pour 40 couverts. » Confiant, il se donne « a minima deux ans » pour ouvrir.

    Pas sûr que le Parc national des calanques (PNC) le suive sur un site habité d’espèces végétales à enjeu fort de protection dont la phrygane littorale en « dynamique de reconquête » sur la parcelle. La Ville, elle, voudrait « désengager ces espaces déjà anthropisés de la contrainte de la loi Littoral afin de permettre des évolutions compatibles avec le patrimoine ». D’où le toilettage du PLUI qui viole frontalement la loi Littoral. Toute construction, hors continuité d’urbanisation, est interdite dans la bande des 100 mètres, de surcroît en espace naturel classé, mais également tout changement de destination, et sans dérogation possible.

    « Tout projet est voué

    à l’échec »

    « Tout projet sur ce site somptueux est voué à l’échec. Rien ne se fera, tout sera contesté. Quand des noms apparaissent, tout le monde est frileux. À un moment donné, il faut savoir se faire oublier. Toute cette agitation aujourd’hui, c’est pour amuser la galerie. Mais leur objectif, c’est de vendre », sourit une source proche du dossier judiciaire. Car l’autre associé à 50% avec M. Levakis au sein de la SCI Calanques s’appelle Jean-Claude Pietrotti. Depuis juin 2010, ce promoteur de 67 ans est mis en examen pour extorsion du fabricant cannois de yachts de luxe et blanchiment en bande organisée aux côtés du gratin du milieu marseillais, les frères Michel et Gérald Campanella et Bernard Baresi. Depuis quinze ans, l’instruction est aux oubliettes, encapsulée dans un autre bunker, celui de la JIRS de Marseille.

  • L’État va-t-il condamner l’unique papetier français ?

    L’État va-t-il condamner l’unique papetier français ?

    L’heure est cruciale : le tribunal de commerce de Toulouse se prononce ce lundi après-midi sur l’avenir de Fibre Excellence. C’est l’audience de la dernière chance pour le groupe de pâte à papier placé en redressement judiciaire en avril dernier. Une seule offre de reprise, déposée mi-juin par l’entrepreneur Matthieu Pigasse, a reçu le soutien à la fois des salariés, des syndicats et des collectivités locales. Projet qui a fait renaître l’espoir au sein de toute la filière. C’était sans compter sur la fin de non-recevoir opposée par le gouvernement. Jusqu’à la dernière minute, la CGT a poussé l’exécutif à soutenir le projet : « Plus que jamais, l’État doit agir pour la préservation de ce fleuron industriel français. » Et pour cause : « Il dispose des leviers pour ce faire : au-delà des plus de 100 millions d’euros mobilisés depuis 2020 dans cette entreprise, il peut agir sur les tarifs de l’électricité [produite à partir des copeaux de bois et vendue à EDF], la régulation du marché du bois, les garanties financières… », écrit la CGT ce vendredi.

    Car sur les sites de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, et Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, l’inquiétude plane. Un sentiment alimenté par les propos de Roland Lescure, qui a jugé l’offre « pas au niveau » et accusé Matthieu Pigasse de faire « de la politique », estimant que le financier entraînerait les salariés vers un « cauchemar » économique : « Cette déclaration est indigne de la part du ministre, qui s’acharne à décrédibiliser cette offre par pur calcul politicien. Au contraire, un tel projet devrait recevoir le plein soutien du gouvernement compte tenu des enjeux qui le traversent », estime le syndicat.

    Les salariés qui ont annoncé placer les deux usines « sous protection », en les occupant à durée indéterminée, redoutent la liquidation judiciaire de Fibre Excellence. Si tel était le cas, les 660 salariés de Tarascon et Saint-Gaudens, les 228 de la Chapelle-Darblay, et les 10 000 emplois indirects s’ajouteront aux centaines de milliers détruits dans l’industrie par la macronie depuis son accession au pouvoir. Un bilan désastreux, loin de la réindustrialisation promise. « Si l’État ne suit pas, c’est lui seul qui condamne la filière et les milliers d’emplois qui en découlent », prévient la centrale de Montreuil.

  • [C’est l’été] Patrick Fustier, l’homme qui a refusé d’enterrer le Nîmes Olympique

    [C’est l’été] Patrick Fustier, l’homme qui a refusé d’enterrer le Nîmes Olympique

    Il y a un an, Patrick Fustier n’avait « pas le temps de stresser ». De la mi-juin à la mi-juillet 2025, le co-président du collectif « Sauvons le Nîmes olympique » enchaînait les réunions et les démarches pour empêcher le club gardois de sombrer. Menacé d’une rétrogradation jusqu’en Régionale 1, le NO avait finalement obtenu son maintien au quatrième échelon national devant la DNCG. « Franchement, nous y avons toujours cru. C’est l’ADN du collectif », assure-t-il aujourd’hui.

    Depuis, le club a repris des couleurs. Derrière une nouvelle direction constituée autour d’entrepreneurs locaux, les Crocos ont joué la montée jusqu’au bout, échouant à seulement un point de la première place. Dans les tribunes, le public est également revenu : près de 5 000 spectateurs de moyenne, selon Fustier, et jusqu’à 7 000 ou 8 000 personnes lors des dernières rencontres à enjeu. « Le bilan est vraiment positif quand on se retourne sur le chemin parcouru », estime-t-il. Avec, tout de même, « un petit goût d’inachevé ». Car pour celui qui considère que la place du NO demeure dans le football professionnel, la renaissance ne sera complète qu’avec une remontée sportive.

    Le modèle local constitue néanmoins une première victoire. Face à un football français où les clubs passent sous pavillon étranger et se fondent dans des systèmes de multipropriété, Patrick Fustier défend un autre chemin. « Nîmes est un club populaire, dans une ville populaire. Il s’est toujours bâti sur un ancrage local. »

    De supporters à garde-fous

    Créé en 2023 dans l’urgence, Sauvons le Nîmes olympique n’a pas disparu avec le danger. L’association revendique désormais 2 100 adhérents, dont environ 750 socios ayant participé financièrement au sauvetage. Elle est également entrée au capital du club et dispose d’une voix au conseil d’administration. « Il y a Bastia, Sochaux et nous. Quand on y réfléchit à tête reposée, c’est quand même pas mal », sourit Patrick Fustier. La proximité avec la direction ne doit pourtant pas faire taire les critiques. Le collectif entend servir de « courroie de transmission » entre les tribunes et les dirigeants, mais aussi de « garde-fou » en cas de nouvelle dérive, une possibilité inenvisageable du temps de Rani Assaf.

    Sa mission est donc loin d’être achevée. « Le club est encore en quatrième division et joue dans un stade provisoire. On pourra peut-être souffler quand il sera revenu en Ligue 2 et dans un stade des Costières de nouveau en usage. » Sur ce dossier, Patrick Fustier affiche son optimisme. Après avoir interpellé tous les candidats aux municipales, le collectif peut désormais compter sur plusieurs relais à la mairie : son ancien co-président Dimitri Pialat, délégué aux équipements sportifs, l’adjoint Bruno Ferrier et le maire Vincent Bouget, tous des amoureux du club. La visite organisée aux Costières à la fin du mois de juin a conforté ses espoirs.

    Pour le retour du football, Patrick Fustier vise l’été 2028. « Si, dans deux ans, nous étions de retour aux Costières, ce serait super. En termes d’émotion, je pense que cela déborderait dans le stade. » Peu importeraient alors l’adversaire ou le niveau : « Les gens reviendraient simplement pour dire que nous sommes de retour dans le vrai stade. » Car les Antonins n’ont jamais remplacé les Costières dans son cœur. « Au gré de ma vie, j’ai fréquenté les quatre tribunes. Je me suis quelque part approprié ce stade, je m’y sens un peu chez moi. »

    Il se souvient des derbies, de la demi-finale de Coupe de France face à Montpellier et des soirées européennes contre Budapest ou Stockholm. Autant de souvenirs qui lui rappellent que le destin d’un club n’est jamais écrit. Après avoir maintenu la flamme lorsque le NO vacillait, les supporters rêvent désormais de la rallumer aux Costières. « Impossible n’est pas Nîmois. »

  • À Béziers, R. Ménard déroule le tapis rouge au Canon français

    À Béziers, R. Ménard déroule le tapis rouge au Canon français

    Et deux de plus ! Le Canon français – société détenue à 30% par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin – revient dans la cité de Riquet pour organiser deux de ses banquets on ne peut plus décriés les 18 et 19 septembre prochains aux Arènes. Car il faut dire que si les organisateurs mettent en avant le bien-manger et la festivité de la manifestation, il en ressort plutôt des propos racistes, sexistes tenus par certains de ses participants, comme lors de celui organisé à Caen, en avril dernier et révélés par Radio France.

    Mais pas de quoi inquiéter l’édile d’extrême droite de Béziers, Robert Ménard, qui a fait signer une convention de partenariat avec le Canon français, début juillet. Louant « un événement culturel à destination du grand public » participant à « la valorisation du patrimoine biterrois », cette dernière prévoit notamment le prêt de matériel (chaises, tables, barrières, conteneurs). La police municipale sera également mobilisée afin d’assurer la sécurité pour le banquet du 19. Un partenariat qui provoque l’ire des oppositions. « C’est une démarche politique pour mettre en avant les idées d’extrême droite et conservatrices. On met en scène une vision caricaturale de la France. Il ne faut pas être dupe. Il n’y a pas que des gens qui viendront faire la fête », dénonce l’écologiste Thierry Antoine.

    Mais c’est surtout la participation de la municipalité qui a du mal à passer. « L’argent public n’a pas à financer ou à soutenir ce genre d’initiatives. D’ailleurs, Stérin ne paie pas ses impôts en France mais en Belgique », soutient Thierry Mathieu, du groupe Rassembler Béziers. D’autant que l’événement n’est pas gratuit, les heureux élus devront débourser pas moins de 80 euros pour s’offrir le billet – sauf pour l’édile et ses copains puisque 50 billets leur ont été offerts pour chaque soir. « Comment peut-on parler “d’ événement culturel grand public” lorsqu’il s’agit d’un repas à 80 euros par personne ? », s’indigne Catherine Vandroy, de Rassembler Béziers. La cité de Riquet étant l’une des plus pauvres de France, il y a peu de chances d’y retrouver beaucoup de Biterrois aux banquets. Mais Robert Ménard aura, une nouvelle fois, fait parler de lui.

  • Une délégation du PCF s’est rendue en Palestine

    Une délégation du PCF s’est rendue en Palestine

    Pour Sylvain André, le voyage en Palestine n’était pas une première. Le maire communiste avait déjà participé à un périple organisé par l’Association France-Palestine solidarité en 2014 où il avait déjà pu mesurer la colonisation de la Cisjordanie par Israël. « À l’époque, j’avais visité plus de villages et la situation était déjà dramatique. Mais la situation s’est profondément aggravée. Il y a eu plus de créations de colonies en trois ans que depuis 1967. Ce chiffre a été confirmé par le vice-consul de France », explique l’élu gardois qui représentait la Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens.

    Pendant cinq jours, Sylvain André a en effet accompagné une délégation du PCF composée notamment de Vincent Boulet, responsable du secteur international du PCF et de la sénatrice Silvana Silvani. Ils ont ainsi visité Ramallah, Jérusalem et Naplouse où ils ont rencontré des dirigeants de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le comité pour la libération de Marwan Barghouti (incarcéré depuis 2004 qui a de nouveau subi des violences ces derniers jours), le président du syndicat des journalistes palestiniens, d’anciens compagnons de route de Yasser Arafat, le secrétaire général du Parti du peuple palestinien (PPP), un responsable du Fatah, un député du PC israélien et même le consul et vice-consul de France avec qui ils ont fêté le 14 juillet. Une gerbe du PCF a également été déposée au mausolée de Yasser Arafat.

    « Le génocide continue »

    Tous ont confirmé l’accélération de la colonisation en Cisjordanie. « En plus, ce sont des colons particulièrement agressifs et violents. Il y a des bagarres avec les Palestiniens, ça peut aller jusqu’au drame, c’est arrivé plusieurs fois. Et ils sont toujours protégés par l’armée israélienne qui harcèle régulièrement les Palestiniens. Il y a plus de 800 checkpoints en Cisjordanie, qu’Israël ferme pour un oui ou pour un non », précise Sylvain André qui a également évoqué à plusieurs reprises la situation toujours dramatique à Gaza : « Les journalistes internationaux ne sont toujours pas autorisés à rentrer à Gaza et pendant ce temps, Israël en profite pour nettoyer toutes les preuves de crimes contre l’humanité. Le génocide continue. On n’en parle plus mais il y a encore beaucoup de morts. La situation sanitaire est catastrophique : beaucoup d’hôpitaux ont été touchés et le système d’assainissement a été détruit. Aujourd’hui, il y a des rats partout, des maladies reviennent… La gale est présente. »

    Ce voyage devait également renforcer l’alliance entre le PCF et l’OLP qui avait été signée par Fabien Roussel il y a plus d’un an. « L’idée c’est de pouvoir continuer à développer des coopérations avec les collectivités territoriales et des échanges de jeunes notamment autour du sport qui peut être un bon vecteur », conclut Sylvain André qui souhaite aussi que la population fasse pression sur l’État français pour qu’il engage des sanctions contre l’État d’Israël.

  • À l’abri du soleil, le filon touristique des grottes

    À l’abri du soleil, le filon touristique des grottes

    À mesure que le thermomètre grimpe, les touristes descendent. Sous les causses, les Cévennes ou les gorges de l’Hérault, les grottes d’Occitanie offrent une échappée spectaculaire à la fournaise : 12 °C aux grottes de Presque, dans le Lot, 13 °C au gouffre de Padirac, 14 °C à Trabuc et à la Cocalière, dans le Gard, ou encore 15 °C à Clamouse, dans l’Hérault. Une climatisation naturelle, façonnée goutte après goutte depuis des millénaires.

    Dans le Lot, la fréquentation des grottes de Presque a bondi de 25 à 30 % avec les fortes chaleurs. Les visites se concentrent désormais l’après-midi, lorsque le mercure atteint son sommet. Même mouvement à Bédeilhac, en Ariège, où la fréquentation estivale aurait triplé en cinq ans. « Le public répond présent quand il pleut ou qu’il fait chaud, nous restons un bon plan B », constate Anne Imbert, directrice de la grotte de Trabuc.

    Un refuge qui se réinvente

    Mais les cavités ne veulent plus être seulement des salles de repli climatiques. À Trabuc, des visites nocturnes à la bougie métamorphosent cascades, lacs et cristaux. La Cocalière mise sur des ateliers consacrés à la biodiversité cévenole et sur un parcours de spéléologie accessible dès 12 ans, qui emprunte en sens inverse l’itinéraire suivi par les découvreurs de la grotte dans les années 1950. À Clamouse, tyroliennes, ponts de singe et escape game prolongent l’immersion souterraine. Des formules plus ludiques et sportives qui permettent aux sites de renouveler leur public, notamment familial, tout en transmettant des connaissances sur la géologie, l’eau et les écosystèmes souterrains.

    Cette fraîcheur n’est pourtant pas hors du monde. Enfoncée à une centaine de mètres sous la montagne, Trabuc ressent les dérèglements de la surface avec retard, mais ne peut « d’aucune manière » s’en isoler, prévient Anne Imbert. « Nous allons subir les effets du changement climatique, mais en décalage », résume-t-elle. Les réserves d’eau y tiennent encore, tandis que l’humidité et la roche préservent un air plus respirable. Une stabilité précieuse, mais pas éternelle : les variations de température et de pluviométrie pourraient, à terme, modifier l’équilibre hydrologique de ces écosystèmes fragiles et ralentir la formation des concrétions. Refuges temporaires face aux canicules, les grottes en racontent donc aussi la progression. Sous terre, les visiteurs retrouvent leur souffle ; à la remontée, la chaleur rappelle combien cette parenthèse demeure fragile.

  • Incendie dans le Var : 4000 hectares brûlés, reprises de feu en direction de plusieurs villages

    Incendie dans le Var : 4000 hectares brûlés, reprises de feu en direction de plusieurs villages

    Les espoirs de fixer l’incendie vendredi ou samedi ont été vains pour les sapeurs-pompiers mobilisés sur l’incendie qui s’est déclenché mardi midi dans un champ sur la commune de Pontevès, avant de gagner le massif du Gros Bessillon. Car chaque fois que la situation semble s’améliorer sur un secteur, c’est un autre qui s’embrase, sous l’effet d’un vent soutenu et imprévisible.

    Dans la nuit de vendredi à samedi, le feu a repris sur deux secteurs de la commune de Correns, dont l’un a menacé les habitations du nord ouest du village, et à Pontevès, faisant passer le bilan de 2700 à 3250 hectares parcourus. Aucune nouvelle habitation n’a cependant été touchée.

    La situation s’est gâtée en début d’après-midi, alors que le feu continuait de menacer Correns, avec une grosse reprise sur un secteur situé entre Barjols et Pontevès. Malgré les efforts des 1000 sapeurs pompiers mobilisés, équipés de 6 Hélicoptères Bombardiers d’Eau (dont 2 Pumas lourds), 3 avions Dash et 265 véhicules feux de forêts, les flammes se sont rapidement dirigées vers Brue-Auriac, et surtout Châteauvert et Barjols, qui se sont retrouvées directement menacées, et où de nombreuses évacuations (en plus de confinements dans certaines zones comme dans le centre de Barjols) ont eu lieu. En début de soirée, plus de 2000 personnes avaient dû fuir leur domicile sur l’ensemble des communes menacées par le feu, avec un nouveau bilan de 4000 hectares brûlés. 110 gendarmes ont été engagés pour la sécurisation des évacuations.

    Pluie espérée pour la nuit, inquiétude pour dimanche

    En début de soirée, la pluie, qui a copieusement arrosé le littoral pendant plusieurs dizaines de minutes, se faisait toujours attendre dans les terres, seuls quelques orages très localisés – et à double tranchant, puisque la foudre pouvait également faire craindre de nouveaux départs de feu – ayant apporté un peu d’humidité. Des précipitations étaient espérées pour la nuit.

    D’autant plus que la journée de dimanche s’annonce périlleuse, avec une réactivation du mistral attendue dans la matinée, qui pourrait entraîner avec elle de nouveaux départs de feux.

  • Marseille : annulation du concert «scène sur l’eau»

    Marseille : annulation du concert «scène sur l’eau»

    Ce samedi soir à partir de 20h30, les artistes Jungeli, Holly G & Shanika et Scorpio Qveen devaient se produire sur la scène sur l’eau de l’Été Marseillais. En raison des mauvaises conditions météorologiques et pour des raisons de sécurité, le concert est annulé, a informé cet après-midi la Ville de Marseille.