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  • A Port-de-Bouc, la Maison des projets ouvre ses portes aux centres sociaux

    A Port-de-Bouc, la Maison des projets ouvre ses portes aux centres sociaux

    Vous savez où vous êtes ? » demande Fabienne Sanchez. « Au PAJ ! », lui répond Malek. La réponse, si évidente pour cette jeune Port-de-Boucaine, fait sourire la responsable de la Maison des projets. Car si le point accueil jeunes (PAJ) a investi l’aile sud du bâtiment de l’ancienne criée aux poissons, c’est avant tout la Maison des projets qui y est installée.

    La visite des jeunes du centre social Fabien Menot vendredi matin leur permet de découvrir le travail des différents services de la Ville qui y sont, comme la Gestion urbaine et sociale de proximité ou le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) dont Fabienne Sanchez est la responsable.

    Dans la salle de réunion qui accueille les jeunes, pour la plupart issus des quartiers des Aigues-douces et de la Lèque, les différents plans de situation exposés permettent de se projeter dans le futur de la grande rénovation urbaine que connaît la Ville. En montrant la carte de la Presqu’île, Fabienne Sanchez explique les grandes lignes de la démarche. « On souhaite raccrocher le port et le centre-ville, notamment par des cheminements piétons », explique-t-elle, notamment par l’axe de la rue de Turenne. Cela passe par la démolition de la barre de la Lèque. « Il y aura de nouvelles constructions, avec reprise des rues », qui passeront par-dessus l’ancien emplacement de la Barre, comme le montre la responsable sur le plan, « et on va réaménager le terrain pour les boulistes et le city stade qui existe déjà ».

    « On va planter des arbres partout »

    Actualité oblige, le programme chasse les îlots de chaleur. « On va planter des arbres partout, pour se protéger de la chaleur, comme c’est le cas devant le centre Fabien Menot », détaille-t-elle, « on va aussi retirer l’enrobé de la place Lazzarino pour que ça absorbe moins la chaleur. On pense au changement climatique car on sait qu’autrement, c’est invivable comme en ce moment ». Les nombreux petits pois verts sur le plan en attestent.

    Déjà introduits à la rénovation urbaine par leur travail dans le journal de quartier avec le centre social, les questions viennent facilement. « Quand on va démolir, y’aura pas de morceaux qui vont tomber sur les maisons à côté », demande Zakaria. « C’est une très bonne question qui ressort souvent » lui répond Fabienne Sanchez, « tous les gens autour s’inquiètent de tremblements ou de fissures dans leurs maisons. Mais les entreprises de démolition sont habituées à ne pas créer trop de nuisance », assure-t-elle.

    De quoi inquiéter au vu du programme de démolition aux Aigues douces. « Les bâtiments H, J, et F vont être démolis et tous les espaces du centre social et du théâtre vont être refaits en concertation avec les habitants », détaille Fabienne Sanchez, avant la rénovation des bâtiments. Amine se demande : « Pourquoi on ne démolit pas plus ? » « Car il faut reloger tous les gens », lui répond la responsable, ce qui n’est pas encore terminé pour le bâtiment F.

    Amine embraye sur le calendrier. « Le désamiantage et la démolition de H9 et J10 doivent se faire d’ici la fin de l’année, la barre de la Lèque en début 2027 comme pour la place Lazzarino, puis on passera à la rénovation des bâtiments », lui expose l’urbaniste. La concertation est un maître-mot à toutes les étapes, des réunions publiques sont prévues en septembre pour présenter les travaux de rénovation des logements aux habitants.

    En attendant, la Maison des projets reste ouverte pour accueillir tous les publics. « Ici c’est un lieu où vous et vos parents pouvez venir poser des questions », affirme Fabienne Sanchez. Et bientôt plus encore : « On construit une exposition avec des maquettes virtuelles où vous pourrez vous balader dans les quartiers pour voir les aménagements. » À découvrir d’ici la fin d’année.

  • Fibre Excellence : l’offre de reprise de Matthieu Pigasse rejetée par le tribunal

    Fibre Excellence : l’offre de reprise de Matthieu Pigasse rejetée par le tribunal

    Le tribunal de commerce de Toulouse a rejeté ce lundi matin l’offre de reprise des deux usine de pâte à papier Fibre Excellence portée par le financier Matthieu Pigasse, dont « les conditions suspensives ne sont pas levées » d’après une source syndicale. Une offre de reprise du site de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, a été déposée, tandis que le site de Tarascon et ses 270 emplois directs reste à ce stade menacé de liquidation judiciaire. Rassemblés devant la sous-préfecture d’Arles au même moment lundi matin, l’intersyndicale FO-CGT du site de Tarascon a renouvelé sa volonté de défendre les emplois et les outils industriels, notamment par l’occupation de l’usine depuis jeudi dernier.

  • Une audience cruciale pour Fibre Excellence à Tarascon

    Une audience cruciale pour Fibre Excellence à Tarascon

    Après l’espoir, tout semble vaciller pour les salariés de l’usine Fibre Excellence de Tarascon. Les syndicats ont annoncé ce vendredi 24 juillet au matin que, sauf revirement, le tribunal de commerce de Toulouse pourrait prononcer la liquidation judiciaire de l’entreprise dans le courant de la semaine, suite à l’audience de ce lundi 27 juillet.

    Trois semaines plus tôt, le 7 juillet, le tribunal avait reporté l’audience après l’annonce d’une offre de reprise par l’homme d’affaires français Matthieu Pigasse. Objectif : laisser un temps aux négociations autour de plusieurs points : une revalorisation du prix de l’électricité produite par l’usine, un meilleur accès au bois qui sert à fabriquer la pâte à papier et la réintégration des quotas carbone. Mais rien n’a évolué depuis, le gouvernement refusant de recevoir les porteurs de l’offre.

    « Le tribunal doit trancher si on continue ou pas. Mais en réalité, la finalité, on la connaît. En gros, c’est mal barré », avoue à la trentaine d’employés présents vendredi Frédéric Sanchez, secrétaire général CFDT de Fibre Excellence Tarascon, alors que les employés occupent l’usine depuis le jeudi 23 juillet. « L’offre n’a pas évolué. Il y a une forte probabilité qu’elle ne soit pas étudiée », confirme Jean-Michel Bulinge, secrétaire CGT du site.

    Le gouvernement laisse entendre que l’offre de reprise « manque de crédibilité ». Ce que conteste Mathieu Pigasse. Dans La Dépêche du Midi, samedi, il précise qu’« elle représente un tour de table de 91 millions d’euros ». Jean-Marc Bulinge abonde : « Si on prend en compte tout le groupement réuni, il y a plus de 100 millions d’euros. D’autre part, une partie de la somme est sous forme d’un prêt garanti, donc cet argent va revenir à l’État », poursuit le responsable CGT. Il regrette que le dossier soit « politisé » par le gouvernement et le ministre de l’Industrie Roland Lescure (Ensemble). « Alors qu’au final, on va être obligé d’importer du papier alors qu’il aurait pu être fabriqué en France », insiste-t-il.

    Devant les deux responsables syndicaux, les salariés affichent des mines déconfites. D’autant qu’une lettre d’intention a été communiquée par un groupe qui fabrique des isolants à base de bois, mais seulement pour récupérer l’activité de l’usine de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Si elle risque d’être aussi refusée car hors délai, d’après les syndicats, « eux ont une petite lueur d’espoir au moins », lâche, dépité, un travailleur en pantalon de travail jaune fluo. « On est dans une impasse et on voit la fin arriver. C’est un coup de massue. Il faut rester motivés pour espérer un revirement du gouvernement », ajoute Frédéric Fernandez. « Ils ont toujours les cartes en main. Mais peut-être qu’ils s’en foutent », lâche le responsable syndical FO, Florian Berthon, dont le syndicat plaide pour une nationalisation, au moins temporaire, de l’entreprise, sans avoir été suivi par les autres organisations.

    « On espère quelque chose d’inattendu »

    D’autres salariés de l’entreprise, qui est implantée dans le nord des Bouches-du-Rhône depuis 1951 et emploie presque 300 personnes, sont désarmés. Nicolas est employé depuis 24 ans. « Ça sent mauvais depuis quelques jours. On espère quelque chose d’inattendu parce que ça fait mal à tout le monde. On voit nos collègues plus que nos familles, c’est vraiment une grande seconde famille », souffle-t-il.

    À deux pas, Muriel, assistante de direction avec plus de 30 ans de boîte, abonde. « Je devais partir bientôt en retraite donc ce n’est pas pour moi que je m’inquiète mais pour mes collègues. Ça va rendre malheureuses tellement de familles. J’ai ici plusieurs cousins, mon père a travaillé ici, mon compagnon et ses deux enfants aussi. C’est une histoire de famille », confie-t-elle. Nicolas sait qu’il doit bien candidater ailleurs, « mais pour envoyer des lettres de motivation, il faut bien être motivé », ironise-t-il. Tout en concédant qu’il y a des possibilités dans son secteur d’activité. Mais sur 300 personnes, « pas tout le monde ne va y arriver ». Sans oublier les 10 000 emplois indirects qui gravitent autour des activités des deux sites, notamment dans l’industrie du bois et chez les sous-traitants.

    Si rien n’est encore décidé, il faut bien anticiper. « Il y a encore des fonds. Il faut rester mobilisés car il vaut mieux que cet argent aille aux salariés qu’aux financiers », pointe Jean-Michel Bulinge devant les salariés. Et de « mettre à l’arrêt correctement l’usine, sinon c’est sûr qu’elle ne redémarrera jamais ». « On va faire tout ce que l’on peut comme tracter dans les marchés et être visibles », ajoute Frédéric Fernandez.

  • [C’est l’été] Olivier Rolland, vigneron : « Je suis un homme de projet »

    [C’est l’été] Olivier Rolland, vigneron : « Je suis un homme de projet »

    Au pied du château des Baux-de-Provence, c’est moi. Ce sont mes vignes », lance taquin Olivier Rolland. Poursuivant « le mas Sainte-Berthe appartenait à mes grands-parents arlésiens qui l’avaient acheté en 1951. Un peu de vigne, beaucoup d’abricotiers et quelques oliviers, et la volonté d’agrandir la partie viticole ». Dès 1955, c’est chose faite, l’aïeul plante sur 25 hectares principalement du grenache et carignan et construit sa cave. « Il réalise son premier millésime, 21 ans plus tard. Cette année en 2026, on va fêter le 50e millésime. » Une longue histoire de passation de flambeau en famille pour atteindre les 41 hectares de vignes et 10 hectares d’oliviers. Le grand-père passe la main en 1980, la grand-mère en 2000, la mère en 2020, et Olivier reprend les choses en main en 2021.

    « Mes enfants ayant grandi, mon rêve s’est transformé en projet. J’avais 50 ans, je retourne à l’école à l’université du vin à Suze-la-Rousse dans la Drome. Sur place aux Baux, j’avais une équipe qui était là pour certains depuis 30 ans, je me suis beaucoup appuyé sur eux au début. Aujourd’hui ça fonctionne, je suis animé par le plaisir que ça me procure. Le partage est mon moteur. » Depuis 2025, élu président de l’AOP Baux-de-Provence, cet ancien directeur de système d’information bancaire reconnaît volontiers que ses revenus n’ont rien à voir. « Aujourd’hui je vis plus simplement. J’ai bien gagné ma vie avant, ça m’a donné les moyens de faire ce que je voulais. Avant je fabriquais du capital pour pouvoir investir dans mon rêve d’enfant. »

    Faire un beau produit accessible

    Cette ancienne vie, lui a donné le luxe de pouvoir cultiver ses 45 parcelles au cas par cas s’ouvrant ainsi un éventail des possibles. « Je fais un beau produit avec une vigne de cépage carignan qui a 60 ans dans laquelle il manque un pied sur deux. Je ne vais pas l’arracher, je la renouvelle tranquillement. » Une démarche qui prend beaucoup de temps et d’argent, ce qu’Olivier reconnaît volontiers : « Il faut le faire sur quelques parcelles, des petits îlots. »

    Vigneron est un métier solitaire, Olivier essaie de le faire autrement. Au caveau par exemple, pour aller à la rencontre des clients, ou bien organiser des dégustations. Plus rare, il fait ses assemblages avec le caviste et l’œnologue conseil. Et l’avoue : « Même si un mélange me plaît beaucoup, si je ne suis pas suivi, je renonce. »

    Le mas Sainte-Berthe propose à la vente 13 vins différents en bouteille soit 4 rouges, 2 rosés et 3 blancs. « 80% de mon vin se vend en bouteille et 60% à la propriété. Pas de vrac mais quelques bag in box, pour ne pas frustrer les fidèles. » Avec un caveau ouvert, 7 jours sur 7, pas de mystère, le retour client est quotidien. « C’est très gratifiant », avoue le passionné sourire aux lèvres.

    Si la majorité des clients sont Français, les étrangers qui se baladent dans les Alpilles sont aussi présents… Belges, Allemands. Face à la baisse de la consommation nationale, Olivier n’est pas très inquiet. « Notre appellation n’a fait que progresser depuis 30 ans. Nous avons l’appellation Bio depuis 2023. Les prix sont raisonnables soit entre 10 et 20 euros pour 80% de la cave. Les clients se font plaisir. »

    Un homme de projet

    « Je suis un homme de projet permanent. La nuit, le jour… », avoue Olivier en riant. Il complète : « Reprendre un domaine à 50 ans, ce n’est pas rien. Surtout quand ce n’est pas la formation initiale. J’aime pas la routine. » Quand on évoque le meilleur souvenir de cette nouvelle vie, spontanément Olivier répond : « Ma troisième vendange parce que je l’ai faite quasiment tout seul. Au début, j’étais assisté. Là j’ai fait mes premiers pas comme un enfant et j’ai réussi à gagner la confiance de mon équipe. » Pourtant son regard s’assombrit rapidement : « J’aurai dû le faire 10 ans avant. J’ai rencontré un professionnel qui m’a confié avoir mis 10 ans à comprendre le vin. J’ai eu un flash, j’aurai alors 60 ans. Combien de récoltes me restera-t-il à faire ? » En viticulture, on fait une récolte par an, si on se manque quelle que soit la raison, le rendez-vous c’est l’année d’après. À l’échelle d’une vie, on parle de 40 vendanges, et le passionné déduis qu’il lui en reste 15 ou 20. « C’est là, où les années d’expérience valent 10. En même temps ça fabrique un autre rapport au temps. Je réfléchis quatre fois avant d’agir. » Un ange passe. Il reprend : « Mais à la fin, moi je me régale. »

    Mas Sainte-Berthe

  • Quatre amis, du futsal, des maillots et une belle initiative à Miramas

    Quatre amis, du futsal, des maillots et une belle initiative à Miramas

    Comme les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas, ils sont quatre.

    Mathieu Roux, Kaya Ozusen, Simon Lucan et Léa Lindo se sont connus sur les bancs du lycée Jean Cocteau de Miramas. Ensemble, ils ont eu l’idée de créer un tournoi de futsal, dont la seconde édition a eu lieu l’hiver dernier. De cette complicité est né un projet plus vaste.

    « Ce tournoi, qui a pris de l’ampleur car plusieurs établissements de la région y ont participé, c’est un peu notre laboratoire. Il nous a donné envie de proposer d’autres rendez-vous, toucher à d’autres sports », indique Mathieu. D’où la création de la NAFS League, dont le but « est de pérenniser le tournoi de futsal et s’ouvrir à d’autres organisations ».

    Une vitrine avec le futsal

    Les quatre amis ont saisi l’opportunité de la Coupe du Monde de football. Le soir de la finale, ils ont mis en place un atelier d’animations et de débats autour de la compétition. Un premier rendez-vous qui a attiré plus d’une centaine de curieux. Curieux qui se sont pris au jeu des questions et ont passé une soirée agréable, malgré le triste spectacle de l’affiche Espagne – Argentine.

    Cette première va servir de tremplin. « Nous avons plein d’idée pour des manifestations sportives », assure Kaya. Si le tournoi de futsal va rester la vitrine du savoir-faire de la NAFS League, cette dernière compte bien proposer d’autres rendez-vous autour de la pétanque, du handball, de la natation ou encore du MMA.

    Tous les quatre réfléchissent depuis un an et demi avant de se lancer dans le grand bain. Ils vont bientôt quitter leur lycée, appelés par les études supérieures, et comptent bien trouver la relève au sein de l’établissement. « Car ce tournoi, nous aimerions qu’il aille au-delà de la troisième édition en préparation », poursuit Mathieu.

    Les quatre compères ont des idées pour que s’étende la zone d’influence de leur association. « Nous aimerions proposer des rendez-vous autour des matches de l’OM. Je pense que ce que nous avons fait pour la finale de la Coupe du Monde peut se refaire à l’occasion des grands matches du club marseillais » estime-t-il.

    Outre l’événementiel, les quatre amis ont également créé une entreprise d’équipements sportifs. Lors du dernier tournoi interlycées, les deux équipes aux couleurs de Jean Cocteau arboraient des tenues entièrement conçues par Kaya et ses associés. « Le tournoi nous a permis de nous faire connaître. Les maillots que nous avons désignés pour l’occasion sont en quelque sorte devenus l’image de marque de notre association. Nous avons réussi à rester dans les clous financièrement et nous aimerions que la marque se développe. »

    Du côté de la Ville de Miramas, on salue cette belle initiative. « Ils ont de beaux projets pour sensibiliser les jeunes à la pratique sportive, organiser des ateliers d’initiation aux gestes de premier secours en collaboration avec les pompiers. Ce qu’ils proposent va au-delà du simple événementiel et ils ont besoin d’être encouragés et soutenus », confie Christophe Caillault, adjoint à l’éducation et à la jeunesse.

    Ceux qui souhaitent rejoindre l’aventure d’un groupe qui indique « avoir besoin de musiciens pour assurer notre musicalité » peuvent les retrouver sur les réseaux sociaux.

  • Les Marseillais redécouvrent leur ville à bord des pointus

    Les Marseillais redécouvrent leur ville à bord des pointus

    Pour tous les âges

    Alors, durant la balade, elle n’hésite pas à faire profiter aux autres de ses connaissances. De passage à quelques centaines de mètres de la plage des Catalans, elle raconte à Sarah, une animatrice de MJC, l’histoire du musée subaquatique et de ses statues immergées dans la Méditerranée. De l’autre côté du pointu, Phil, le guide de cette sortie en mer, livre lui aussi son savoir sur la ville. À quelques mètres du port du Vallon des Auffes, il raconte l’histoire d’une immense bâtisse blanche, qui servait autrefois de bistrot, d’un bâtiment de la Légion étrangère où venaient « se réparer les soldats de retour d’Algérie ». Ou encore de la porte d’Orient, « hommage aux combattants marocains et algériens venus libérer la France pendant la Seconde Guerre mondiale ». À la barre, cet ancien cuisinier, devenu capitaine de bateau, dresse un constat : « La plupart des Marseillais ne connaissent pas la ville vue de la mer. » Ces activités sont l’occasion de faire découvrir ses secrets au plus grand nombre. Parmi les visiteurs, « des centres sociaux, mais aussi des personnes âgées », explique-t-il. À l’image de la quinzaine d’adolescents d’une MJC de l’Ariège présente ce jour-là. Des passagers dont les retours semblent positifs. Comme Joseline et Maryse, déjà présentes la semaine dernière. Ces deux Marseillaises ont décidé de revenir car selon elles, « rien que pour rester sur l’eau, ça vaut le coup face à ces fortes chaleurs ». Après une heure de balade, elles se disent toujours aussi « émerveillées par les paysages ». Convaincues de revenir, une nouvelle fois pour une escapade au coucher du soleil.

  • Succès public pour la première partie de La Biennale d’Aix-en-Provence

    Succès public pour la première partie de La Biennale d’Aix-en-Provence

    Pendant la Biennale, chaque recoin de la capitale de Provence devient un lieu de recherche artistique. L’art, se veut accessible à tous au cours de cette manifestation culturelle qui occupe les lieux patrimoniaux de la ville. Pour sa troisième édition, la Biennale d’Aix a mis l’Italie à l’honneur.

    Sa première partie, lancée le 11 avril, s’est achevée le 14 juin. Quelques semaines après ce premier volet, les équipes de la Biennale en tirent un bilan « positif », avec « 50 propositions artistiques réparties sur 8 week-ends, dont 48 en accès libre et 26 dans l’espace public et jardins ». Pour illustrer son succès, quelques chiffres sont mis en avant. Parmi les expositions et performances de cette première partie, celle du Collectif XY, dont les acrobates ont voltigé sur le haut du cours Mirabeau pour ouvrir cette Biennale. 16 000 personnes, ont assisté à ce lancement. Le 23 mai, à l’occasion du Temps fort Art contemporain, 5 000 personnes ont été recensées pour assister à Monumental, parcours nocturne dédié aux arts numériques.

    La seconde partie à venir

    Pour l’exposition De Hugo Pratt à Corto Maltese, présentée par le Festival de bande dessinée, en partenariat avec la Biennale, ce sont plus de 10 000 visiteurs qui ont été accueillis à la Galerie de la Manufacture, où elle était exposée. Pour l’installation-performance Dream, imaginée par le chorégraphe italien Alessandro Sciarroni et qui a valu l’ouverture spéciale de l’église de la Madeleine, fermée pour restauration, 400 spectateurs ont été enregistrés sur la seule après-midi du samedi 6 juin. Si la plupart des œuvres et performances s’en sont allées, deux programmations majeures restent encore. À commencer par La mode italienne, de Marino Parisotto, visible à La Manufacture jusqu’au 31 juillet, et l’exposition Incarnation, Carte Blanche à Jeanne Vicerial, exposition installée dans quatre lieux de la ville, jusqu’au 4 octobre.

    Par ailleurs, les esquisses de la seconde partie de la Biennale ont été dévoilées. Elle s’ouvrira le samedi 12 septembre, après une pause estivale, et de la même façon qu’en juin : le Collectif XY offrira une performance sur la Place Romée de Villeneuve, dès 18h30. Par la suite, quelques rendez-vous phares sont à noter. Côté contemporain, La Passeggiata (d’après), de Chiara Camoni est à voir jusqu’au 7 novembre à la Chapelle des Andrettes et le Festival Les Promesses de l’aube est porté par la Ville d’Aix-en-Provence, en partenariat avec AMU, est prévu dans plusieurs lieux, sur plusieurs dates. Également, le week-end d’ouverture de la Biennale des imaginaires numériques aura lieu les 30 et 31 octobre.

  • Concert hommage à Queen à Orange, une décision de justice attendue

    Concert hommage à Queen à Orange, une décision de justice attendue

    Le concert hommage à Queen se tiendra-t-il le 4 septembre au théâtre antique d’Orange ? C’est la question au cœur de l’audience qui se tient, ce lundi, devant le tribunal administratif de Nîmes. Le producteur du spectacle, David Hardit, conteste la décision du maire RN Jean-Dominique Artaud d’annuler l’événement, programmé par l’ancienne municipalité.

    Le spectacle gratuit devait réunir 600 choristes bénévoles. « Ce n’est pas normal qu’un maire annule arbitrairement un spectacle », tempête l’organisateur qui demande au tribunal « l’annulation de la décision du maire ».

    Le maire RN justifie son choix par « un arbitrage budgétaire ». Contacté par La Marseillaise, il invoque une dépense de 300 000 euros, après un éboulement bloquant une route depuis novembre. Et d’ajouter : « Le but est de rétablir l’équilibre financier tel que le recommande la chambre régionale des comptes. »

    Raisons budgétaires contestées

    Pour David Hardit, l’argument économique ne tient pas. « Il n’y a pas de souci de finances », balaie-t-il. Il s’appuie sur une attestation signée par l’ancien maire Yann Bompard (Ligue du Sud), faisant état d’un excédent de deux millions euros dans les comptes de la Ville en 2025. L’ancien édile y assure que « le spectacle ne menace absolument pas les finances publiques ». David Hardit conteste aussi les montants avancés par le maire actuel. « Il annonce 150 000 euros alors qu’avec la technique ça va lui coûter 75 000 au plus. » Selon lui, l’économie réalisée par le maire en cas d’annulation serait bien inférieure aux 100 000 euros annoncés : « Il nous doit 41 000 euros donc il économise 25 000 », assure-t-il, en référence au contrat signé avec l’ancien maire, qui prévoit le versement de 41 125 euros à la production.

    Le document stipule aussi qu’une annulation n’est possible qu’en cas de force majeure. « Dans le contrat, il n’y a pas les raisons budgétaires », martèle David Hardit. Pour le producteur, les premiers pénalisés restent les choristes. « Ils ont réservé hôtels, trains et ont dû poser des jours de congé, déplore-t-il. Et là on leur dit : Restez chez vous. » Il estime leur préjudice à près de 90 000 euros.

    Avant de saisir la justice, le producteur assure avoir « épuisé tous les recours ». Il dit même avoir proposé au maire de prendre à sa charge le reste du coût du spectacle. Si son recours est rejeté, il fait une promesse : offrir le spectacle à une autre commune.

  • Des incendies dévastateurs ravagent l’Espagne

    Des incendies dévastateurs ravagent l’Espagne

    Les incendies continuent de se propager violemment dans différentes régions d’Espagne. C’est depuis le milieu de la semaine, l’ouest de la communauté de Madrid et les régions d’Avila et de Tolède qui sont la proie des flammes et depuis samedi la province de Castellon. Depuis samedi, c’est près de Valencia à Manises que s’est déclaré un incendie désormais sous contrôle, on déplore une personne décédée. Un autre front s’est ouvert à Vall d’Uixo dans la province de Castellon où 16 000 personnes ont été évacuées, cet incendie très préoccupant est actuellement hors de contrôle.

    Les incendies de la région de Madrid et d’Avila, qui étaient encore dimanche matin difficiles à contrôler du fait du vent qui souffle sans discontinuer, sont contenus depuis hier après-midi. Au moins 88 500 personnes ont été contraintes d’évacuer leurs maisons ou de s’y confiner. 45 000 hectares ont été décimés. L’état d’urgence nationale a été décrété par le gouvernement pour les régions de Madrid, Avila et Tolède. Au total en Espagne ce sont 120 000 personnes qui sont d’ores et déjà affectées par ces incendies. Le chef du gouvernement Pedro Sanchez a fait le point de la situation ce dimanche à 11 heures depuis le poste de commandement à Navaluenga région d’Avila.

    Un pacte d’État face

    à l’urgence climatique

    Entouré du maire d’Avila et du président de la communauté Castilla- Léon, Pedro Sanchez a adressé ses remerciements et sa reconnaissance aux effectifs des services publics : « Je voudrais ajouter à ces remerciements, la communauté autonome de Castilla la Mancha qui hier a intégré le commandement unique que nous avons créé suite aux incendies dans la province de Tolède. Je salue l’aide de notre pays frère, le Portugal », relevant que la nuit de samedi sur le front des incendies avait été plus positive, il a insisté sur la nécessité pour les populations impactées de privilégier la prévention et la vigilance. « Samedi, nous donnions le chiffre de 130 000 hectares affectés depuis le début de l’année, aujourd’hui nous sommes au-dessus de 150 000 hectares plus de 20 000 hectares brûlés en plus en moins de 24 heures, avec une dizaine d’incendies, et 32 depuis le début de l’année. C’est-à-dire six fois plus que l’année dernière à la même date. » Le chef du gouvernement a estimé qu’il était nécessaire que tous les acteurs politiques et institutionnels, civils et sociaux aient une réflexion ensemble. « C’est une exigence, c’est un devoir moral que nous devons matérialiser dans un grand pacte d’État face à l’urgence climatique. Les incendies ont toujours existé mais leur multiplication, ces climats extrêmes où l’on passe d’une tempête à un grand incendie, nous indiquent ce que la science nous a dit déjà depuis longtemps, nous devons non seulement donner une réponse à ces événements climatiques, mais on doit aussi intégrer les données de la science pour que nous faisions les meilleures politiques en faveur de nos concitoyens. On doit le faire à tous les niveaux en mettant les ressources économiques nécessaires », a affirmé Pedro Sanchez. Le chef du gouvernement a conclu en réaffirmant la présence de l’État et sa vigilance de tous les instants face à cette catastrophe et annoncé de prochaines mesures : « Mardi en conseil des ministres nous approuverons un Royal décret-loi pour déclarer les zones affectées en catastrophe naturelle et apporter toutes les aides nécessaires aux citoyens et collectivités. »

    Hier après-midi, l’incendie de Vall d’Uixo dans la province de Castellon demeurait incontrôlé avec un bilan provisoire de 4 500 hectares détruits. Le dispositif en place a été renforcé par l’envoi de plusieurs hélicoptères.

  • Dans les Hautes-Alpes, le feu toujours en cours ne progresse plus

    Dans les Hautes-Alpes, le feu toujours en cours ne progresse plus

    Selon un point d’information de la préfecture des Hautes-Alpes, dimanche soir, « le feu [entre les communes de L’Argentière-La Bessée et Freissinières] n’a plus progressé depuis maintenant 24h grâce à l’action des groupes d’intervention et de lutte mobilisés toute la journée. La surface parcourue par le feu reste estimée à 510 hectares. Aucune victime civile n’est à déplorer. Aucune habitation n’a été endommagée ».

    La préfecture précise que « depuis le début de la crise, cinq sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés au cours des opérations. L’action des secours se concentre désormais sur le traitement des nombreux points chauds persistants, pour éviter et combattre toute reprise de feu par moyens terrestres comme aériens. Un drone de reconnaissance a été affecté aujourd’hui à la détection de ces points chauds ». Un total de 136 sapeurs-pompiers et militaires, appuyés par 46 engins, demeurent mobilisés pour lutter contre l’incendie. L’hélicoptère bombardier d’eau léger, affrété par le territoire ainsi que les deux hélicoptères bombardiers d’eau (renforts nationaux), sont affectés au traitement des reprises dans les endroits difficiles d’accès.

    Pour la préfecture « les chutes de pierre restent un risque majeur, à la fois pour la sécurité de nos intervenants, et pour la réévaluation des mesures d’évacuation et de fermeture des routes. Les mesures de protection des populations, notamment l’évacuation de certaines habitations demeurent inchangées ». Dès ce lundi, les services experts de l’État décideront d’une stratégie de réévaluation de l’exposition aux chutes de blocs des hameaux évacués. Pour garantir la sécurité des personnes et faciliter l’action des secours, la RD 138A et RD38 entre la RD138A et Pallon restent fermées à la circulation. La RD 38B qui avait été interdite sauf aux riverains est rouverte.