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  • Championnat de Ligue : les jeunes ont rendez-vous à l’Élysée

    Championnat de Ligue : les jeunes ont rendez-vous à l’Élysée

    À la suite du championnat départemental qui s’est déroulé à Pélissanne il y a quelques semaines, les quatre triplettes, champions, vice-champions et demi-finalistes dans les trois catégories ont rendez-vous ce samedi à Salon dans le fief de la Boule de l’Élysée le groupe cher à la présidente Cécile Masse – Roulant. Ce samedi, les « Treizistes » seront confrontés à leurs homologues des différents comités de la Ligue Paca. À partir des demi-finalistes, un nouvel horizon va s’ouvrir aux lauréats. En effet se profile à l’horizon, le Tarn plus précisément Blaye-les-Mines où va se dérouler les 11 et 12 juillet (tout juste après le mondial La Marseillaise Crédit Mutuel des jeunes), le championnat de France.

    Ils forment la délégation bucco-rhodanienne

    Juniors : Dylan Rayne Langlade-Joseph Torrens-Enzo Alazay Jean-Mason Deslys-Dawson Herlemann-Malvin Lacroix Ilan Del Rio-Miguel Roméra- Erwan Segu Fabio Marco-Gianni Seignouret-Tylan Kapfer

    Cadets : Liam Conti – Antonio Albert – Anthony Vierjon

    Loni Szczotkowski – Mylan Teyrryn – Ezekiel Cortes

    Modeste Gomez – Manon Bert – Nolan Aguerro

    Mathéo Vigne – Cyprien Cortes – Hered Mercedes Brami

    Minimes : Meysson Herleman – Enzo Milito -Santiago Gomez

    Jean Navarro – Vincent Llinares – Clement Rigaud

    Anthony Barjolle – Tyron Sbrega – Esaïe Cortes Sacha Mathieu – Milpeno Gonzales – Gabriel Verdoïa

  • Coupe de Provence : la Boule modérée et Leï Pétouliers, à chacun sa victoire…

    Coupe de Provence : la Boule modérée et Leï Pétouliers, à chacun sa victoire…

    Mercredi, deux rencontres de Coupe de Provence se sont déroulées à la Boule Modérée. Un double choc au Jeu Provençal et féminine.

    En milieu de semaine, deux rencontres de Coupe de Provence se sont déroulées à la Boule Modérée. Un double choc au Jeu Provençal et féminines entre les locaux et Leï Pétouliers, sous l’arbitrage de Michel Borghino.

    L’initiative mérite d’être saluée. Les deux présidents ayant souhaité regrouper les deux rencontres, ce mercredi dans le fief de la Boule Modérée, il y a eu du sport et des rencontres suivies par de nombreux spectateurs.

    Si sur le plan du Jeu Provençal, les locaux ont fait cavaliers seuls. On note tout de même cette volonté de bien faire des coéquipiers du capitaine Robert Allilèche mais la marche était trop haute… Le duel entre les féminines va être longtemps indécis, il va même falloir aller au bout du suspense. À l’image de cette dernière triplette décisive. Les locales Adam, Gavioli et Sériat-Gautier vont par deux fois perdre la main, pour au final s’incliner. Llovet, Ortéga et Poulet ne vont pas laisser passer leur chance…

    La soirée va se clôturer par un copieux dînatoire dans une ambiance vraiment sympathique et conviviale.

    En bref, quelques résultats

    On note que la Boule Plate, chère au président Jean Léonetti a qualifié ses deux formations les féminines face à Saint-Barnabé et les seniors face au Pelican. La Boule Brets Barjaquet a pris le meilleur sur les Galéjeurs Châteauneuf à Pétanque, mais s’est inclinée au Jeu Provençal face à la B. Diplomate de Saint-Victoret. La Boule du Vallon après sa défaite au Jeu Provençal (notre édition du jeudi 21 mai), reste en course en coupe de Provence à Pétanque après son succès face à la B. Catala. Une épreuve ou reste en course Gabriel Fauré qui a mis hors circuit les Amis de Saint-Julien. Qualifiées aussi, les féminines de la Boule aixoise, victorieuses de la Boule Barquaise.

  • Mondial La Marseillaise : le label « Club Mondial » lancé avec les Boulomanes du Carénage

    Mondial La Marseillaise : le label « Club Mondial » lancé avec les Boulomanes du Carénage

    Le Mondial La Marseillaise lance un réseau de clubs boulistes, structuré autour d’une charte de labellisation « Club Mondial ». Pensée comme un outil de rayonnement, l’initiative vise à fédérer des structures capables de faire vivre, toute l’année et sur l’ensemble du territoire régional, l’esprit et les valeurs de la compétition. « On sent un intérêt des clubs pour cette démarche, on espère en labelliser une vingtaine d’ici la fin de l’année », explique David Gabriele, responsable commercial de La Marseillaise.

    « à jamais les premiers »

    Premier club labellisé, les Boulomanes du Carénage ont officiellement signé la charte ce 22 mai. Installé quai de Rive Neuve, sur le Vieux-Port (7e), son terrain municipal offre quinze pistes à l’ombre des mûriers et de l’abbaye Saint-Victor. Un cadre idéal qui contribue à son succès. « Jouer aux boules sur le Vieux-Port même Pagnol ne l’a pas fait », sourit Jean-Marc Michel, son vice-président.

    En quelques années, le club a connu une belle croissance. « Nous étions une trentaine d’adhérents à la création, nous sommes aujourd’hui 138 », précise le dirigeant. Un développement porté par un esprit convivial assumé : « Ici, c’est l’ambiance guinguette. On vient jouer, discuter, partager un verre. Il y a des licenciés confirmés mais l’objectif reste que tout le monde puisse pratiquer. »

    Son site exceptionnel attire un public varié, entre locaux, touristes et personnalités de passage. Le rappeur marseillais Muge Knight y est un habitué, tandis que des figures de la pétanque comme Marco Foyot, Jean-Michel Puccinelli ou le footballeur, champion d’Europe 1984, Manuel Amoros, ont déjà foulé ses terrains. « Dylan Rocher doit venir prochainement », ajoute Jean-Marc Michel qui ambitionne aussi des actions avec les scolaires à partir de la rentrée de septembre.

    « On sera à jamais les premiers », glisse-t-il avec fierté, conscient que ce label constitue un levier de médiatisation important. « Le Mondial est une marque forte qui va nous apporter de la visibilité », souligne le vice-président. Avant de déboucher sur cette reconnaissance officielle, le rapprochement s’est d’abord fait à travers des tournois entreprises.

    Un honneur et une fierté

    « Cette première labellisation des clubs amis du Mondial me tenait à cœur. Je crois pas qu’il y ait un cadre plus beau que le Vieux-Port et quoi de plus naturel que de la démarrer par notre club voisin », apprécie Maryan Barthelemy. Pour intégrer ce réseau, « plusieurs critères entrent en jeu », rappelle le directeur des événements du journal La Marseillaise et directeur du Mondial : affiliation à la Fédération française, capacité d’accueil d’au moins dix terrains, conformité aux normes d’accueil du public, accessibilité aux personnes à mobilité réduite. S’ajoutent des services essentiels, comme des sanitaires entretenus, une offre de restauration et la possibilité de prêt de boules.

    « Ce label est une fierté pour notre petit club du Vieux-Port », confie Emmanuel Montella, président du club. « Quand on dit qu’on joue ici, certains pensent à un film de Pagnol. Là, on montre que c’est bien réel. » Créé il y a une dizaine d’années sous la municipalité de Jean-Claude Gaudin, le site connaît une nouvelle dynamique ces dernières années, grâce à la construction d’un local avec le soutien de la mairie des 1er et 7e arrondissements. « Nous pouvons désormais accueillir nos adhérents dans de bonnes conditions », souligne le président. « Chez nous, on vient pour se détendre. »

    Romain Pastor, conseiller municipal délégué (DVG) aux traditions, à la culture et aux pratiques sportives provençales, salue une initiative « qui permet de faire vivre au quotidien notre culture bouliste dans des lieux de vie emblématiques » de la ville de Marseille. « Nous sommes ici, entre Notre-Dame de la Garde, l’hôtel de Ville et le théâtre de la Criée… Une partie de boules, c’est parfois théâtral mais c’est aussi sérieux. Et quoi de mieux que le Mondial La Marseillaise pour incarner notre art de vivre et le transposer dans sa dimension de compétition sportive ? ».

  • « La Marseillaise » mobilisée face aux attaques de l’extrême droite

    « La Marseillaise » mobilisée face aux attaques de l’extrême droite

    Faire bloc face aux assauts menés par l’extrême droite. Après l’attaque en justice pour diffamation contre La Marseillaise, son président et directeur de publication Léo Purguette et l’un de ses journalistes, Tristan Arnaud, par le député du Gard Alexandre Allegret-Pilot, un procès devait de tenir le 7 avril dernier, au tribunal correctionnel de Marseille. La présidente a choisi de fixer la date du procès au fond au 6 avril 2027.

    Citoyens, élus, militants syndicaux, politiques ou associatifs, clubs de la presse de la région…. Depuis la notification de cette plainte dont s’est saisie une magistrate, de nombreuses personnes issues d’horizons divers témoignent de leur soutien à La Marseillaise dans ce combat. Les rassemblements organisés depuis plusieurs mois, à l’initiative des Amis de La Marseillaise et leur président Serge Baroni, du syndicat CGT et des personnels du journal réunissent des centaines de personnes.

    En cause, dans cette procédure initiée par le député d’extrême droite, deux articles, comme l’avait détaillé Léo Purguette, le 25 septembre 2025, jour de l’audition par la juge : « Le premier, parle de ses tweets et les qualifie de racistes, misogynes et transphobes. D’ailleurs, la plateforme X (ex-Twitter), dont on sait qu’elle n’est pas la propriété d’un bolchevique, a supprimé ses tweets et verrouillé son compte, tellement ils étaient outranciers. Le deuxième article, très classique, cite l’enquête de nos confrères du Monde, qui ont remonté le fil du parcours professionnel de ce député. Lorsqu’il était fonctionnaire de Bercy, il a attribué une subvention à une entreprise qui n’était pas encore créée. Ce qui pose évidemment quelques questions. Figurez-vous que nous citons cette enquête du Monde, mais Le Monde, lui, n’est pas attaqué, comme me l’a confirmé Philippe Broussard, de la direction de la rédaction du Monde. »

    La Marseillaise maintient ses écrits, dénonce une procédure bâillon et appelle à la solidarité financière pour assurer sa défense ainsi qu’à la mobilisation de toutes celles et de tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse.

  • « La Marseillaise » gravit les sommets des Alpes

    « La Marseillaise » gravit les sommets des Alpes

    C’est probablement une histoire unique en France. Des habitants des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes, en mal de pluralisme de la presse, ont décidé de se mobiliser pour que notre journal parte à la conquête de leurs départements. Constitués en comité des Amis de La Marseillaise, présidée par l’énergique Frédérique Lainé, plusieurs dizaines d’entre eux se sont mobilisées durant presque un an pour créer les conditions de l’extension de notre zone de diffusion vers les Alpes.

    Dynamique intéressante

    Le 7 février, c’était chose faite avec une mobilisation simultanée sur une dizaine de marchés et une vente de 600 exemplaires.

    « Nous sommes désormais présents dans 150 points de vente supplémentaires, avec une moyenne des ventes dans les départements alpins au-dessus de la moyenne », se félicite Jean-Jacques Schneider, directeur général, qui annonce la « construction d’événements en cours dans les stations avant les JO ».

    Le 27 juin, une Fête de La Marseillaise sera organisée à La Bâtie-Neuve, pour prolonger la dynamique. Entre attrait de la nouveauté et soif de pluralisme, les départements alpins accueillent bien l’arrivée La Marseillaise.

  • La Fête de La Marseillaise, un tremplin pour les artistes toulonnais

    La Fête de La Marseillaise, un tremplin pour les artistes toulonnais

    Le Tremplin « Première scène » est un tremplin musical qui a lieu lors de la Fête de La Marseillaise à Toulon, plages du Mourillon, à 19h. L’événement accueille cinq groupes locaux du département du Var. Les artistes auront 15 minutes pour présenter leur projet avec un morceau final. Le public pourra également voter pour désigner le groupe gagnant. Ces jeunes, âgés de 20 à 27 ans, incarnent chacun un genre différent, allant de la musique électronique au rap, jusqu’au blues… Une excellente occasion pour des jeunes artistes locaux de se faire connaître et de s’essayer au métier de la scène. Trois artistes ou groupes se représenteront, voici leur présentation. « L’idée c’est de permettre à des groupes qui n’ont pas encore fait de scène de se tester et de faire connaître leur musique à un public », explique Yonna Capobianco, responsable des jeunes, de l’animation et du tremplin.« L’idée aussi serait que la musique soit le plus accessible à tous ! D’autant plus que les musiques sont issues d’une production personnelle », assure-t-elle. Toute la journée, l’entrée est ouverte gratuitement au public !

    Olive, une musique électronique qui mélange pop, rock, rap

    À 20 ans, Olive, de son nom de scène, se consacre depuis un an à son projet musical. « Je compose, je mixe et j’enregistre tout seul, depuis chez moi », raconte ce Niçois. Sa musique, qui mélange électro, pop, rock et rap, se veut « émotionnelle et contemplative. Je parle de choses très concrètes de la vie de tous les jours », précise-t-il. Ce tremplin est pour lui un bon moyen de s’entraîner et aussi de combattre le trac : « Avant, j’étais guitariste dans un groupe. Là, c’est différent de prendre le micro, tout seul », confie-t-il, content de participer à cette fête avec des « valeurs dans lesquelles je me reconnais ». Ce tremplin est l’occasion de montrer au public ses compositions. Dont « Inverser l’épaule », une chanson qui parle de ne pas trop se prendre au sérieux. « Aujourd’hui, la musique est trop sérieuse. J’avais envie de proposer quelque chose d’un peu plus humain, d’un peu plus personnel », conclut-il.

    Paul Wild, un voyage musical

    Auteur-compositeur, Paul Wild (Paul Chapon de son vrai nom) a grandi dans le Sud de la France. Très jeune, il baigne dans la culture musicale des années 60 à 80 grâce à son père. Il commence d’abord par la guitare électrique avant de découvrir le jazz à 20 ans au conservatoire de Toulon. « Je reviens pourtant à la culture afro-américaine dans laquelle j’ai grandi, le blues, la soul… », décrit-il. C’est surtout son voyage en Australie pendant deux ans qui affine sa musique : « Je commence à écrire mes propres chansons. Je raconte ce qu’il m’arrive là-bas. Je remplis des carnets de voyage qui se transforment en musiques », se souvient-il. Pour le tremplin, il présentera ce projet musical de voyage, avec quatre compositions dans un style aux empreintes de blues expérimental, de gospel… Pour créer cette « intimité de voyage, très pure », sa voix sera uniquement accompagnée d’une guitare acoustique. « Je suis heureux de jouer lors de cet événement local, mais aussi qui est engagé dans des luttes sociales », affirme le musicien, qui participe à un tremplin pour la première fois.

    RollsNRookie, deux copains rappeurs

    RollsNRookie, en référence à Rox et Rouky, est un collectif musical né d’une amitié entre Otama et Yuzuu. Les deux rappeurs se situent au croisement du hip-hop, de la trap et du pop rap. Aujourd’hui âgés de 22 ans, ils ont commencé leur projet à 18 ans : « À la base, on écrivait chacun dans notre coin. On s’est retrouvés tous les deux grâce à la musique », raconte Yuzuu, l’un des deux membres du groupe. Ces jeunes musiciens locaux ont débuté sur leur téléphone, avec des instrumentales trouvées sur YouTube. « Maintenant, on crée nos propres compositions », affirme Yuzuu. Tous deux sont portés par une vision commune de la musique : « Repousser les frontières entre rap et musiques expérimentales. » Parmi les thèmes abordés : la Côte d’Azur, l’introspection, la mélancolie, le quotidien ou encore l’amour. « Moi, j’aime bien aller dans la fantaisie et l’imaginaire », ajoute Yuzuu. Ce tremplin est, pour eux, une « occasion de se représenter. Ça nous fait kiffer d’être sur scène et de rencontrer d’autres personnes ».

  • Alexandre Basquin : « Nous sommes à l’ère d’un totalitarisme numérique »

    Alexandre Basquin : « Nous sommes à l’ère d’un totalitarisme numérique »

    Aux côtés du sénateur écologiste Thomas Dossus, du député LFI Pierre-Yves Cadalen et du secrétaire fédéral du PS 84 Patrick Blanès, Alexandre Basquin participera dimanche à l’un des temps forts de la Fête de La Marseillaise à Avignon : un débat sur le numérique et son impact sur la démocratie.

    La Marseillaise : Quel sera le sens de votre propos dimanche ?

    Alexandre Basquin : Tout d’abord, comme sénateur je fais partie du groupe d’études numériques et suis membre d’une mission d’information sur l’empreinte environnementale de l’intelligence artificielle. Mais au-delà du Sénat, j’essaye de rendre la question du numérique citoyenne et politique. J’ai publié, en mars, un essai « Numérique, stop à l’exploitation ». Je dois être l’un des seuls parlementaires de France à ne pas avoir de réseaux sociaux. J’ai toujours eu une petite méfiance face à ces outils. Depuis que je les étudie, c’est devenu une défiance : ce qu’on nous faisait croire comme étant une liberté nouvelle est avant tout une forme d’aliénation. Le modèle économique des géants du numérique fait qu’il faut que vous soyez de plus en plus longtemps sur les écrans, à polariser les contenus, de manière à monétiser votre attention et à piller vos données personnelles. Nous sommes les pantins de grands marionnettistes que sont les gens du numérique. Une forme d’ère de totalitarisme numérique. Très loin de la création d’Internet, porte publique ouverte sur le monde, qui avec l’arrivée des fournisseurs d’accès privés est devenu un monstre numérique, qui nous exploite à des fins économiques, commerciales et politiques.

    Dans cette jungle, la régulation est-elle illusoire ?

    A.B. : Chacun est libre d’utiliser les outils qu’il souhaite. J’ai porté l’idée d’une COP du numérique comme ce qui existe sur la COP environnementale. J’essaie d’éveiller un peu les consciences en disant « Ne croyez pas que vous êtes libres sur ce type d’outils, parce que derrière, il y a des enjeux algorithmiques qui font qu’on vous oriente de manière à ce que vous consommiez toujours plus ». Les études montrent que sur le réseau social X, un mensonge se répand 6 fois plus vite qu’une vérité. Je ne crois pas à une forme de régulation pour la simple raison que ces géants du numérique sont extrêmement puissants et pratiquent un lobbying fort auprès des instances européennes. Ces GAFAM pèsent plus que le PIB de certains États. Face à cela, notre force, c’est le collectif. Ces géants sont au pied d’argile et ne vivent qu’à travers nos usages. Si demain les 3,4 milliards d’utilisateurs de Facebook s’en vont, tout s’écroule. Alors c’est peut-être utopiste et idéaliste. Il y a quand même des prises de conscience. En France, le fait qu’on avance sur l’interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, quand on voit tous les effets néfastes sur notre jeunesse en termes d’isolement et de santé mentale, est un bon premier signe bien qu’insuffisant.

    En quoi est-ce un danger pour la démocratie ?

    A.B. : Les enjeux démocratiques sont importants et de deux ordres. Le premier, c’est l’utilisation des outils numériques à des fins d’ingérence étrangère, de manipulation électorale, de cybercriminalité. En 2024, 80% des élections qui ont eu lieu dans le monde ont été impactées par l’intelligence artificielle avec des manipulations à grande échelle dans le cadre des réseaux sociaux. Le second enjeu, c’est par rapport à la philosophie des géants du numérique eux-mêmes, qui ne veulent qu’une chose : que nous soyons isolés devant nos écrans. Ils honnissent toute forme de solidarité, de collectif. Si vous êtes plusieurs en train de discuter sur une terrasse de café, vous n’êtes pas devant votre écran d’ordinateur. Tout est fait à travers l’économie de l’attention pour que vous soyez toujours plus devant vos écrans pour alimenter leur caisse à profit. Mais au-delà de ça, ils portent aussi une philosophie politique. Par exemple, Mark Zuckerberg [fondateur de Facebook] ou Elon Musk [propriétaire d’X], sont des libertariens. Ils portent en étendard la liberté individuelle avant toute autre considération, y compris avant la démocratie. Ils sont contre toute forme d’État-nation et luttent contre toutes les régulations qu’on peut leur imposer. Donc, c’est vertigineux, extrêmement effrayant. Cela participe d’un mouvement antidémocratique. Parce que demain, des vidéos seront montées de toutes pièces et vous n’allez plus distinguer le vrai du faux. Et dans une démocratie, en période électorale, ça peut amener à des comportements extrêmement violents.

  • Fête de la Marseillaise : la culture de paix à l’honneur sur les plages du Mourillon

    Fête de la Marseillaise : la culture de paix à l’honneur sur les plages du Mourillon

    Cette année encore c’est sur le parking des plages du Mourillon que votre journal de lutte et de classe invite le public à venir faire la fête mais aussi débattre et s’informer auprès des acteurs de la vie politique et syndicale qui mènent toute l’année sur le terrain et dans nos colonnes la bataille des idées et défendent le monde du travail. Nul doute qu’après la grande bagarre des municipales qui a permis de sauver Toulon des griffes de l’extrême droite mais a vu tomber, ne serait-ce que dans la métropole, La Seyne, La Valette et Six-Fours dans son giron, les sujets ne vont pas manquer. D’autant que dans quelques mois va avoir lieu l’élection présidentielle de tous les dangers.

    Un rendez-vous qui va mettre en avant le monde du travail sous le feu d’une politique austéritaire mais aussi la solidarité et la fraternité, ici comme ailleurs à l’international. Le thème crucial de la paix sera d’ailleurs mis au premier plan avec sur scène le président de notre journal et directeur éditorial Léo Purguette qui va animer le débat entre Vincent Boulet, dirigeant du Parti de la gauche européenne et responsable du secteur européen du PCF et le secrétaire de l’Union départementale CGT du Var Richard Roméo-Giberti. Là encore, dans un moment où les interventions militaires illégales se multiplient à travers le monde causant mort et destruction, et que l’on cherche à imposer une économie de guerre au détriment des services publics et du progrès social, les échanges avec les participants ne devraient pas manquer. Et pourquoi pas des idées émerger pour mener une contre-offensive progressiste contre la militarisation des esprits.

    « On est assez content d’y participer puisque ça s’inscrit dans tout un processus qu’on a initié dès le mois de mai 2023 avec un débat au congrès de l’UD intitulé Paix, internationalisme et désarmement », déclare le patron de la CGT varoise. Et de poursuivre : « Et parler de paix dans cette période brûlante, je crois que ça nous honore. »

    Il y sera question de Pôle public de Défense et de la nécessité de « bâtir l’autonomie stratégique européenne avec une politique non pas de confrontation de blocs mais une logique de sécurité collective », comme le développera Vincent Boulet.

    Bref, notre titre va tout au long de la journée continuer à jouer en direct son rôle. Parce que comme le dit si bien André De Ubeda (PCF), l’ancien conseiller municipal d’opposition de Toulon en Commun toujours mobilisé pour plus de justice sociale dans le Port du Levant : « La Marseillaise c’est la résistance lors de sa création et aujourd’hui plus que jamais. Le journal est un repère pour ne pas dire un phare pour les progressistes et un aiguillon pour l’autre presse. » Un journal, insiste le secrétaire départemental de la fédération communiste Pierre Daspre, « qui donne la parole aux travailleurs en lutte, aux militants politiques, syndicaux et associatifs et qui fonctionne comme une caisse de résonance pour tous ceux avec qui nous menons des combats communs. »

    Encore une journée de fête et de lutte joyeuse.

  • Marseille : un jeune homme blessé gravement par balles dans les quartiers Sud

    Marseille : un jeune homme blessé gravement par balles dans les quartiers Sud

    Appelé pour des coups de feu dans la nuit de jeudi à ce vendredi 22 mai, un équipage de police a découvert avenue Colgate (9e), un peu après une heure du matin, un homme de 25 ans au sol. Il a été atteint par balles, dans chaque jambe et dans le bas du dos, a-t-on appris de source policière.

    Vue la gravité de ses blessures « aux membres inférieurs », son pronostic vital était engagé ont confirmé les marins-pompiers intervenus eux aussi.

    Contacté, le Parquet de Marseille n’a, pour l’heure, pas confirmé si les faits ont un quelconque lien avec les trafics de stupéfiants. Une enquête a été ouverte.

  • Citoyens, syndicats et collectivités face à l’IA

    Citoyens, syndicats et collectivités face à l’IA

    Travail, emploi, santé, éducation… Les outils de l’intelligence artificielle impactent désormais tous les pans de la vie quotidienne au premier rang desquels, le monde du travail.

    Ainsi à Montpellier, le syndicat CGT de l’Hôpital public, le CHU Arnaud de Villeneuve, alerte sur un projet d’investissement de 14,9 millions d’euros pour développer une intelligence artificielle. (lire page 6). Elle serait utilisée dans le milieu administratif, pour notamment la rédaction de comptes rendus médicaux. « Quand on fait le calcul, ça correspond à peu près à 1 200 postes et ce qui est annoncé dans plusieurs instances, c’est qu’un tiers des économies réalisées grâce à l’IA servira au remboursement de la dette de l’établissement, le deuxième tiers sera consacré au développement de l’IA et le reste sera dédié à l’embauche de soignants », détaille Pierre Renard, délégué CGT au CHU de Montpellier.

    La machine remplacera-t-elle bientôt l’humain ? Si la question est aussi ancienne que la première avancée technique, c’est aussi la grande interrogation existentielle d’aujourd’hui soulevée par l’IA et leurs principaux outils, les chabots, basés sur de grands modèles de langage. L’essentiel de ces outils de l’IA est entre les mains de multinationales étasuniennes de la Big Tech : Google, Meta, Microsoft, Apple, Amazon…

    C’est un univers ultra-concurrentiel où l’objectif est la rentabilité. Sam Altman, patron d’OpenAI, créateur du chabot conversationnel ChatGPT, entré en service en 2022, est concurrencé par Anthropic et son chabot Claude. C’est désormais la course à l’entrée en bourse avec des niveaux de valorisation des deux entreprises de l’ordre de 800 à 900 milliards de dollars. Pour arriver à leurs fins mercantiles, ces multinationales détenues par ces milliardaires n’hésitent pas à supprimer des milliers d’emplois. Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, a annoncé en avril la suppression de 8 000 emplois pour se concentrer sur le développement de l’IA, soit 10% des effectifs. Pour se prémunir des dérives de l’IA, des résistances citoyennes se mettent en place. Dans le monde du travail, les syndicats ont un rôle de vigie essentiel comme c’est aussi le cas à l’université où l’IA est étudiée (lire notre entretien avec le professeur Jérémi Sauvage). Au niveau des États, la France a développé une stratégie en tenant un sommet de l’IA en 2025. Mais le tropisme pro-business du président de la République, Emmanuel Macron, laisse en jachère la question centrale de la maîtrise publique de l’IA pour privilégier la compétition notamment pour l’accueil de centres de données avides d’eau et d’énergie. La réflexion a été le choix premier de la Métropole de Montpellier qui a mis en place une convention citoyenne en 2024 et va créer en septembre un comité éthique pour encadrer l’usage de l’IA. D’ores et déjà, 1 000 agents de la Métropole ont été formés à l’IA générative avec l’éditeur Delibia, plateforme française (lire page 8).

    La formation et la connaissance sont indispensables comme le préconise le programme public popularisé par les cafés IA* proposé par le Conseil national du numérique. « la technique doit être enseignée à tous, dans sa genèse, son fonctionnement et ses usages. C’est à cette condition seulement qu’elle ne sera aucunement aliénante », précise l’une des fiches pédagogiques mise à disposition du grand public.

    * Site internet : cafeia.org