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  • Amine Harit retrouve la route du succès à l’OM

    Amine Harit retrouve la route du succès à l’OM

    Si l’OM est en train de redorer son blason, au moins en Ligue 1, Amine Harit est bien un acteur important de ce redressement. Dans une bonne forme, l’international marocain a confirmé, ce dimanche, lors de la victoire au Vélodrome contre Toulouse (2-0). Imprévisible pour la défense adverse, impérial à la conservation du ballon, au top techniquement, l’ancien joueur du FC Nantes a multiplié les actions de classe. Son entame de partie a été idéale avec ce but après 63 secondes de jeu, d’un extérieur du pied bien senti.

    Élu homme du match, Harit a préféré mettre en avant la performance collective. « Mon trophée d’homme du match est un trophée d’équipe pour moi. Ça m’importe peu. Aujourd’hui, je suis fier. On a su faire le dos rond quand c’était plus compliqué », a-t-il expliqué au micro du diffuseur. Même lorsque les Olympiens ont subi, lors de la seconde période, l’équipe est restée solidaire. Proche de craquer, avec les deux buts toulousains hors-jeu, la barrière a tenu. « On a concédé beaucoup d’occasions, mais le fait de se battre et d’avoir eu des moments compliqués, ça nous a beaucoup soudés. »

    De manière plus générale, Bruno Genesio a évoqué le rôle de ses attaquants durant la conférence de presse d’après-match. L’entraîneur semblait satisfait du nombre d’occasions créées et que son équipe possède la 2e attaque du championnat (20 buts, à une unité du PSG). Il encourageait ses offensifs, dont Amine Harit, a tenté. « Il faut aussi laisser de la créativité et de l’inspiration aux joueurs. Sinon, ils ne tenteront plus rien et ne feront plus rien. Je dis souvent que les attaquants ont besoin de ça, de tenter des choses, de rater pour mieux réussir ensuite. »

    Gouiri et Harit se tirent vers le haut

    Une association sautait aux yeux lors du visionnage de ce match face au TFC : celle entre les deux Amine, Gouiri et Harit. Dès le coup d’envoi, le premier cité a parfaitement servi le second d’un extérieur du pied, pour l’ouverture du score. Tout au long de la partie, les deux hommes se sont cherchés et se sont trouvés. Une certaine complémentarité était présente avec une volonté de se distribuer mutuellement des ballons. L’une des clés du match, sur le plan offensif. « Le coach nous laisse énormément de liberté, donc on essaie de prendre beaucoup de plaisir sur le terrain. Et aujourd’hui, on a réussi à le faire », a simplement raconté Gouiri. Le buteur algérien ajoute : « Avec Amine, on parle le même football ! » Une phrase déjà sortie de sa bouche plus tôt dans la saison, pour évoquer sa relation avec son coéquipier de l’attaque marseillaise.

    Sur la scène européenne, Harit a été un joueur de second plan depuis le début de la saison. Relégué sur le côté gauche à Besiktas, le Marocain a pris l’eau de toutes parts. Son entrée contre l’Olympiakos fut loin d’être remarquable, alors que se profile le déplacement à Leverkusen. Bruno Genesio fera-t-il de nouveau confiance aux plus jeunes jeudi ? C’est ce qu’il laisse entendre, au détriment d’Amine Harit.

  • [Entretien]« Trump a déjà commencé à contester les résultats »

    [Entretien]« Trump a déjà commencé à contester les résultats »

    La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur la campagne des démocrates ?

    Philip Breeden : On est prudents mais optimistes. Il y a clairement un ras-le-bol concentré sur le pouvoir d’achat aux États-Unis et le fait que l’administration n’a pas tenu ses promesses sur le pouvoir d’achat et même empiré la situation avec le cas en Iran. Des électeurs républicains, mécontents de l’action du président sont prêts à s’abstenir ou, pour certains, voter pour les Démocrates dans les élections locales.

    C’est un vote d’adhésion aux propositions du Parti démocrate ou d’opposition à Donald Trump ?

    P.B. : Un peu les deux. Des sondages montrent que les Démocrates sont considérés plus sérieusement sur les questions économiques. On n’a pas vu ça depuis un moment. Je pense que les gens sont aussi prêts à écouter le parti sur les sujets sociaux. Mais clairement, il y a un ras-le-bol vis-à-vis de l’administration en place qui est très important aussi. Si les Démocrates gagnent le Sénat et la Chambre des représentants, ça va être à nous de montrer qu’on est capable d’apporter des solutions.

    Comment faire d’ici l’élection présidentielle ? Le parti semble divisé entre deux lignes allant de Kamala Harris à Zohran Mamdani pour ne citer qu’eux.

    P.B. : Le Parti démocrate, c’est ce qu’on appelle un « big tent », un grand chapiteau [ou parti attrape-tout, Ndlr.] dans lequel plusieurs tendances se retrouvent. Parfois, les Démocrate ont besoin d’un peu de temps pour s’organiser, c’est comme ça depuis toujours. Et on arrive à gouverner quand on est au pouvoir. Les élections, c’est une chose. Les campagnes, c’en est une autre. Mais je pense qu’ils ont une vision pour ce qu’ils veulent faire quand ils arriveront à Washington en janvier. L’important c’est d’apporter des solutions pour le pouvoir d’achat et d’arrêter la guerre en Iran. Il faudra aussi mener beaucoup d’investigations sur la corruption dans l’administration actuelle. Ça, c’est les grandes lignes. Les élections de mi-mandat ne changent pas grand-chose dans le domaine des affaires étrangères, où un président a beaucoup plus de pouvoir, de flexibilité. Et un changement dans le Congrès ne change pas grand-chose dans ce domaine, sauf sur les questions de budget. Mais du point de vue des citoyens lambdas aux États-Unis, ça peut changer beaucoup de choses.

    Donald Trump a-t-il fait de ce scrutin un référendum pour ou contre lui ?

    P.B. : Oui et il a fait ça en 2018 aussi. Les experts disent toujours qu’un président ne doit pas faire ça pour les élections de mi-mandat, parce qu’il y a presque automatiquement une réaction contre l’administration en place. C’est pourquoi il faut laisser les candidats de l’administration en place faire la campagne sans trop montrer le président, parce que ça n’aide pas. Trump croit fermement que c’est lui qui mène le jeu. Il a refusé ces conseils en 2018 et cette année aussi. Il est très présent et dit clairement qu’il faut voter comme s’il était sur le bulletin de vote, parce que c’est comme ça qu’on gagne. Nous pensons qu’il a tort et pas mal de Républicains n’y croient pas non plus. On l’a vu durant la campagne, ils n’ont pas affiché le président sur leurs sites web par exemple.

    On reste prudents parce que Trump est quelqu’un qui casse les codes. Les sondages ont pu être trompeurs dans le passé, mais là, ce serait extrêmement étonnant de ne pas voir les Démocrates au pouvoir à la Chambre des députés et on a une chance importante de gagner le Sénat aussi. Ce qui est important parce que c’est dans cette chambre qu’est donné l’accord pour la nomination des juges fédéraux et des ambassadeurs par exemple.

    Vous vous préparez à ce qu’il conteste le résultat de ces élections ?

    P.B. : Il va les contester, c’est sûr, on n’a pas peur, on est préparé, il a déjà commencé. Les midterms, c’est 50 élections le même jour, dans 50 États, donc c’est quasiment impossible de freiner ça, de ne pas faire respecter les résultats. Il va essayer, il va soulever des questions sans arrêt mais on est confiant sur le fait que le système va savoir résister à tous ces efforts un peu bidons qu’il va entreprendre. Il a fait déposer un recours préventif contre une victoire démocrate en Alaska. Celle-ci vise un procédé parfaitement légal, même si ce n’est pas moralement encouragé, de « nuisance candidate », candidature fantoche, qui vise à siphonner les votes d’un autre [Ici, face à l’élu républicain Dan S. Sullivan, s’est présenté un homonyme, Dan J. Sullivan, encouragé par le Parti démocrate, dont la candidate est Mary Peltola, Ndlr.]. Et le juge a rejeté la plainte de l’administration Trump.

    Aux États-Unis, près de 200 millions d’électeurs sont amenés ce mardi à renouveler leur Congrès à l’issue des élections de mi-mandat qui détermineront les deux années à venir de l’administration sortante. Traditionnellement, c’est l’opposition qui rafle la mise.

    Les Démocrates font donc figure de favoris autant au Sénat qu’à
    la Chambre des représentants. Ces derniers restent tout
    de même prudents, les sondages ayant par le passé sous-estimé
    la mobilisation de la base trumpiste. Reste à savoir si les Maga valideront ou désavoueront l’action de leur président.

  • [Festival] À Villeneuve-lez-Avignon, le roman noir met le cap à l’Est

    [Festival] À Villeneuve-lez-Avignon, le roman noir met le cap à l’Est

    À Villeneuve-lez-Avignon, les crimes auront bientôt l’accent de Hambourg, de Varsovie ou des Balkans. Du 4 au 8 novembre, le Festival du Polar investit pour sa 22e édition les salles et les cloîtres de la Chartreuse, mais aussi les rues de la cité gardoise. Cette année, l’invitation au voyage prend la direction de l’Europe de l’Est, terre d’espions, de frontières mouvantes et de secrets enfouis.

    Pour guider les lecteurs dans ces « Mystères de l’Est », deux écrivains sont associés : l’Allemande Simone Buchholz, qui fait arpenter les bas-fonds de Hambourg à son enquêtrice Chastity Riley, et le Polonais Zygmunt Miloszewski, dont les intrigues sondent les blessures de l’Histoire. Le roman noir devient alors une manière d’explorer les sociétés, leurs fractures et leurs mémoires. Vendredi, Miloszewski embarquera sur le bateau Le Mireio avec son traducteur Kamil Barbarski pour une rencontre consacrée à la littérature polonaise. La rencontre « Nouvelles frontières, vieux crimes », dimanche 8 novembre, suivra notamment cette piste avec le Croate Jurica Pavičić et le Serbe Oto Oltvanji.

    Près de trente auteurs viendront à la rencontre du public, parmi lesquels Bernard Minier et Pierre Lemaitre, qui vient de publier Les Belles promesses. Le prix Goncourt 2013 échangera samedi 7 novembre à 14h avec Miloszewski sur la place du passé dans leurs fictions, avant une rencontre qui lui sera consacrée le dimanche à 10h. Les éditions indépendantes Agullo, qui célèbrent leurs dix ans, seront également à l’honneur avec plusieurs auteurs européens de leur catalogue. Tables rondes, discussions et dédicaces feront battre le cœur du festival tout le week-end. Le Prix des lecteurs sera remis samedi à 10h, parmi sept romans en lice.

    Quand le lecteur devient enquêteur

    Mais il serait dommage de garder le nez dans les livres : à Villeneuve, le polar se vit aussi grandeur nature. Dès mercredi 4 novembre, une « reading party » invitera les participants à partager un moment de lecture silencieuse à la Maison Bronzini. Vendredi, direction le planétarium du Parc du Cosmos, aux Angles, pour une lecture immersive de La Station, thriller spatial du Polonais Jakub Szamałek. Et sur le bateau Le Mireio, un bal littéraire mêlera récit noir écrit en vingt-quatre heures, musique live et danse.

    Samedi, les visiteurs pourront jouer les détectives : une « murder party » transformera l’hôtel de la Magnaneraie en scène de crime, tandis que les enquêtes familiales entraîneront petits et grands dans les rues de la ville. Les cinéphiles découvriront le vendredi Un grain de vérité, adapté d’un roman de Miloszewski, puis le samedi Head On de Fatih Akin et La Vie des autres, plongée dans la surveillance en Allemagne de l’Est.

    Le festival expose enfin les photographies du Polonais Hubert Humka sur le devenir des corps après la mort, à la tour Philippe-le-Bel, et retrace à la Chartreuse les débuts de la police scientifique. De quoi rappeler que derrière les énigmes et les frissons, le polar sait aussi raconter le monde. Et parfois mieux que de longs discours.

    Rencontres et dédicaces en accès libre. Certaines animations sont payantes ou sur réservation. Programme sur polar-villeneuvelezavignon.fr.

  • Marseille : un mort et un blessé à la Cayolle

    Marseille : un mort et un blessé à la Cayolle

    Un homme de 33 ans a été tué et un autre, âgé de 32 ans, blessé lundi soir dans une fusillade près de la cité de la Cayolle dans le sud de Marseille, indique le bataillon des marins-pompiers (BMPM).

    Si les détails de ce qui s’est passé n’ont pas encore été communiqués, les marins-pompiers ont été appelés « vers 21h20 », indique le BMPM.

    « Le corps d’un homme de 33 ans en arrêt cardio-respiratoire a été retrouvé chemin de Sormiou, et un deuxième homme, de 32 ans, a été découvert portant plusieurs impacts de balles » non loin, avenue de Colgate, précise-t-il par ailleurs.

    « Ce soir, à La Cayolle, dans les quartiers sud de Marseille, un homme de 33 ans a été tué. Un autre est grièvement blessé. Une nouvelle fois, notre ville est frappée par la violence », a réagi sur X Amine Kessaci (EELV), adjoint au maire et figure de la lutte contre le narcotrafic à Marseille. « Du nord au sud de Marseille, nous devons poursuivre sans relâche notre engagement pour que chaque habitant puisse vivre en paix et en sécurité », a-t-il ajouté.

    Selon nos sources, les deux hommes auraient été en train de tourner un clip de rap avant d’être pris pour cibles par des tueurs.

  • [Entretien] « On nous demande de faire toujours plus avec encore moins »

    [Entretien] « On nous demande de faire toujours plus avec encore moins »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir signé ce manifeste ?

    Benoît Roig : Depuis des années, on nous impose de nouvelles charges sans les compenser. Nous les absorbons sur nos crédits, au détriment du service public. Il y a quelques années, 20% des universités étaient dans le rouge ; aujourd’hui, c’est 80%. À Nîmes, pour la première fois en 2025, un indicateur financier est passé au rouge. Les étudiants dénoncent aussi le manque de moyens. On parle de tout, sauf de la jeunesse, alors que c’est elle qui fera vivre le pays demain.

    Comprenez-vous les blocages et la colère des lycéens et des étudiants ?

    B.R. : Le mal-être des lycéens est profond. Dès la seconde, ils doivent choisir des spécialités qui vont conditionner leur avenir, sans toujours savoir ce qu’ils veulent faire. Puis viennent Parcoursup, la peur de ne pas être accepté et les inquiétudes sur l’emploi. On a fait de Parcoursup le bouc émissaire de tout. C’est un très bon outil, mais il faut améliorer sa transparence. L’abroger ne résoudra pas le problème de fond. Quand les jeunes tentent de discuter sans être entendus, ils finissent par bloquer. C’est un processus logique, même si les présidents d’université ne peuvent pas répondre à des revendications nationales.

    Vous estimez que c’est l’ensemble du système éducatif qui doit changer ? Par où commencer ?

    B.R. : Il faut réunir tous les acteurs de l’éducation, du secondaire à l’université, en écoutant les premiers concernés. La réforme du lycée a été menée sans consulter les universités. Résultat : certains jeunes choisissent des spécialités qui ne les préparent pas aux études envisagées. En santé, certains découvrent trop tard l’importance de la physique ; en STAPS, d’autres s’attendent à passer l’essentiel de leur temps sur le terrain. Une meilleure orientation éviterait ces désillusions. On nous demande d’assurer la continuité lycée-université, mais chacun ne peut pas travailler dans son coin. À Nîmes, nous réunissons déjà professeurs de lycée et enseignants-chercheurs et organisons des immersions dès la seconde. Les solutions existent sur le terrain, mais les décisions tombent d’en haut. Nous découvrons parfois les annonces dans la presse ou par des influenceurs ! Nos dirigeants semblent déconnectés de la réalité du terrain.

    Que révèle la précarité étudiante à Nîmes ?

    B.R. : Nous avons 53% de boursiers, contre 34,5% en France en 2020. C’est dur d’étudier dans de bonnes conditions quand on n’a pas soi-même de bonnes conditions de vie. Notre taille nous permet d’être proches des étudiants et d’installer des distributeurs de protections périodiques ou de produits d’hygiène, c’est loin d’être le cas pour toutes les universités. Mais on multiplie les « bricolages » locaux, au lieu de généraliser des solutions connues. À Nîmes, les moyens par étudiant représentent seulement la moitié de ce qu’ils devraient être. Je ne réclame même pas un doublement de notre budget : une augmentation de 10% permettrait déjà de faire beaucoup. Depuis 2019, je me bats pour que cette sous-dotation soit enfin corrigée.

    Qu’attendez-vous de l’État
    à l’approche de la présidentielle de 2027
     ?

    B.R. : Un milliard d’euros pour remettre les universités à flot. On nous dit qu’il n’y a pas d’argent. Je ne suis pas d’accord : Ce sont des choix. On peut mieux contrôler certains établissements privés lucratifs financés par l’apprentissage et revoir le crédit d’impôt recherche. Nous demandons aussi des états généraux de la jeunesse pour repenser tout le parcours éducatif. Ma crainte, c’est la démagogie : promettre de supprimer Parcoursup ou d’ouvrir des places sans expliquer comment. Il faut une réflexion de fond, avec ceux qui vivent ces difficultés.

  • [Présidentielle] Le collectif « Sport 2027 » invite les candidats à débattre en février

    [Présidentielle] Le collectif « Sport 2027 » invite les candidats à débattre en février

    Un grand débat diffusé à la télévision, à propos du monde du sport, avec les principaux candidats à la présidentielle, c’est l’initiative inédite proposée par le nouveau collectif baptisé « Sport 2027 ». Le 1er février prochain, ce mouvement réunira les aspirants à l’Élysée pour discuter de l’avenir du sport français et des améliorations à apporter dans les prochaines années. Ce collectif à huit têtes, dont les comités olympique et paralympique, s’engage à formuler une dizaine de propositions prioritaires afin de les présenter aux candidats à l’élection du printemps 2027. Un premier lot de suggestions sera dévoilé le 10 novembre, lors de l’événement « Demain le sport », organisé par L’Équipe.

    Un sujet à part entière

    Concernant le débat, il sera retransmis sur BFMTV, le 1er février à 20 heures, et co-diffusé par RMC. Cette soirée se déroulera en présence d’athlètes emblématiques et des acteurs essentiels du monde du sport, comme des dirigeants, des éducateurs ou des bénévoles. En amont, un grand sondage sur les Français et le sport sera publié, pour mettre des chiffres sur l’état actuel de ce sujet dans notre pays. Ce débat doit permettre « de positionner le sport comme un sujet à part entière dans la campagne présidentielle, à la croisée de l’héritage des Jeux de Paris 2024 et de la préparation de ceux des Alpes 2030 », comme l’indique le Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

    Le représentant du mouvement olympique met en avant que ce rendez-vous pourra aborder les différentes préoccupations des Français (santé, inclusion, pouvoir d’achat, lutte contre les violences, cohésion sociale, etc.) à travers le prisme du sport. « Sport 2027 » souhaite que ce débat soit une plongée dans l’univers sportif, une ouverture vers celui-ci, que ce soit pour les initiés ou n’importe quel citoyen.

  • Les opposants aux maires RN du Gard tentent de garder de la voix

    Les opposants aux maires RN du Gard tentent de garder de la voix

    Trois élus dans le Gard bataillent chaque semaine face à la gestion municipale de l’extrême droite. Jérôme Jackel à Bagnols-sur-Cèze, Magali Nissard à Vauvert et Luc Perrin à Beaucaire. Le premier est un soutien de François Ruffin, la deuxième est socialiste et le troisième ne revendique aucune étiquette politique. Ils ne se connaissent pas, n’échangent pas et pourtant, ils mènent le même combat face à une extrême droite qui, en huit mois de gouvernance, s’en est pris à la culture, aux subventions aux associations et parfois aux locaux syndicaux comme à Bagnols.

    Aujourd’hui, ils se battent surtout pour faire entendre la voix de leurs électeurs qui n’ont pas abdiqué face à l’extrême droite. Mais en face, les élus RN tentent de museler l’opposition. « Lors du conseil municipal du mois de juin, Nicolas Meizonnet nous a attaqués de manière virulente sur notre gestion en disant que nous sommes des LFIstes », illustre Magali Nissard. « Le ton est monté après ces attaques. Après la levée du conseil, son directeur de cabinet a provoqué l’opposition. Physiquement, il ne s’est rien passé mais c’était très tendu. Au conseil municipal suivant, nous avons été obligés de rappeler que nous voulons exercer notre droit d’opposition dans le respect et dans le calme, que nous avons le droit de nous interroger et de poser des questions. Nous avons été élus pour cela, c’est notre devoir. »

    À Vauvert, comme à Bagnols, le maire Nicolas Meizonnet communique à tout-va sur les finances de la commune qu’il juge catastrophiques. En conseil municipal, il a par exemple présenté l’audit financier réalisé, sans communiquer les éléments au préalable à l’opposition qui n’a donc pas pu formuler de réponse argumentée. « Je vais saisir la préfecture car dans le règlement intérieur, il est noté que pour chaque délibération à connotation financière, la commission finance doit se réunir et donner son avis. Je suis membre titulaire de cette commission qui ne s’est jamais réunie puisque je n’ai jamais été convoquée », précise Magali Nissard qui va distribuer des tracts pour expliquer la situation financière de la commune.

    Deux recours déposés

    À Bagnols-sur-Cèze, Jérôme Jackel, déjà élu d’opposition face à Jean-Yves Chapelet lors du précédent mandat, connaît son rôle par cœur tout comme son règlement intérieur. « À la suite du conseil municipal du 23 septembre, j’ai engagé un recours devant le tribunal administratif de Nîmes afin de demander l’annulation du nouveau règlement intérieur. Lors de cette séance, j’avais présenté de nombreuses propositions d’amendements destinées à améliorer le fonctionnement démocratique de notre assemblée et à garantir les droits de tous les conseillers municipaux, particulièrement ceux de l’opposition. Or, Pascale Bordes a décidé de soumettre le règlement intérieur au vote sans organiser de vote distinct sur les amendements proposés. À quoi sert le droit d’amendement des élus si leurs propositions peuvent être écartées sans être soumises à la décision de l’assemblée ? », précise Jackel qui n’a pas non plus pu écrire dans le magazine municipal puisqu’aucune édition n’a été diffusée depuis l’élection de Pascale Bordes.

    Plus au sud, à Beaucaire, c’est justement la place accordée à l’opposition dans le magazine communal, sur Facebook et sur le site internet qui a fait bondir Luc Perrin. Suite au vote du conseil municipal sur le règlement intérieur le 22 juillet, l’élu d’opposition a attaqué cette délibération au tribunal administratif. Mais deux jours avant cette audience en référé prévue le 2 octobre, la municipalité beaucairoise a décidé d’annuler le règlement intérieur car « ils étaient sûrs de perdre ». « Aujourd’hui je suis sûr à 95% d’en déposer un nouveau d’ici un mois mais il faut que je sois sûr de gagner sinon c’est 1 500 euros de ma poche », explique Luc Perrin, prouvant avec cet exemple toute la difficulté du rôle d’élu d’opposition, surtout face au RN.

    Mais malgré ces obstacles et les nombreux messages haineux reçus sur les réseaux sociaux, les élus d’opposition au Rassemblement national dans le Gard n’ont pas dit leur dernier mot et comptent bien se faire entendre durant les six ou sept ans de leur mandat.

  • Nouvelle cyberattaque contre des grandes enseignes

    Nouvelle cyberattaque contre des grandes enseignes

    Quelque 15 enseignes, sur les 700 détenues par le groupe Carrefour en Belgique ont été touchées par cette attaque, similaire à celle intervenue récemment en France, qui a provoqué une remontée des températures dans les installations frigorifiques, a affirmé Mich Vergauwen, porte-parole du groupe Carrefour.

    Quelques dizaines de magasins Delhaize, une quinzaine d’Intermarché et cinq magasins du groupe belge de distribution Colruyt ont également indiqué à l’AFP avoir été concernés par des incidents similaires, dans la nuit de dimanche à lundi, sans toutefois confirmer qu’il s’agissait d’une cyberattaque.

    « En raison de cyberattaques, il n’y aura aucun produit dans les rayons réfrigérés et congélateurs », pouvait-on toutefois lire lundi matin sur une affichette apposée sur la vitrine d’un réfrigérateur d’un magasin Delhaize situé à Boortmeerbeek, à quelque 30 km dans le nord-est de Bruxelles. Le groupe Ikea a précisé de son côté que les installations de son magasin à Mons (sud de la Belgique) avaient été la cible d’une cyberattaque, mais qu’aucune autre enseigne de l’enseigne suédoise n’avait été affectée. « Vers 03h du matin, la température des congélateurs a augmenté soudainement », a précisé à l’AFP Colombine Nicolay, porte-parole du groupe Ikea. L’impact en Belgique est toutefois resté limité, tant dans les enseignes Carrefour que celles d’Intermarché, ont assuré à l’AFP leurs porte-paroles. L’ouverture des magasins concernés n’a ainsi pas été affectée par cet incident. Peu de marchandises ont été jetées, a également assuré le porte-parole d’Intermarché en Belgique, soulignant que dans certains magasins le réapprovisionnement avait pu parfois se faire avant même l’ouverture.

    En Suède, plusieurs supermarchés ont constaté une hausse spectaculaire de la température dans leurs réfrigérateurs et leurs congélateurs lundi matin, les contraignant à jeter des denrées alimentaires avariées. Ces incidents, qui se sont tous produits dans la nuit de dimanche à lundi, rappellent ceux intervenus en France dans la nuit du 12 octobre. Des centaines de supermarchés français avaient alors été victimes d’une cyberattaque « inédite » visant leurs installations frigorifiques, suscitant des craintes en matière de sécurité alimentaire. Au moins 300 points de vente Intermarché/Netto, moins d’une centaine du réseau de Coopérative U, « plusieurs magasins » du groupement E.Leclerc, 80 supermarchés Carrefour et une trentaine de Monoprix avaient été concernés par cette attaque.

  • La Ligue 1 cherche activement son prochain diffuseur

    La Ligue 1 cherche activement son prochain diffuseur

    Comment réussir à se donner de l’air pour de bon ? La Ligue 1 est, de toute évidence, affaiblie financièrement à cause de droits TV inexistants et de problèmes structurels. Ce mardi 3 novembre peut être le début de l’éclaircie, faut-il encore prendre les bonnes décisions. La Ligue de football professionnel (LFP) lance son appel d’offres pour la session 2027-2032. L’objectif ? Trouver un diffuseur et récupérer un chèque assez conséquent pour aider les clubs à retrouver une certaine stabilité.

    Jeudi dernier, un comité de pilotage s’est réuni pour acter les demandes à adresser aux potentiels candidats. Parmi les acteurs présents autour de la table, le président de la LFP Vincent Labrune, le directeur général de LFP Media Olivier Bramly, les présidents des collèges de Ligue 1 et Ligue 2, ainsi que le président du conseil d’administration du Stade Rennais, Nicolas de Tavernost. Les dirigeants du fonds d’investissement CVC se sont également joints à cette réunion. Pour rappel, CVC a investi 1,5 milliard d’euros et récupère 13% des bénéfices commerciaux de la LFP. L’une des nombreuses épines dans le pied de la ligue, obligée de verser ce pourcentage « à vie » et cela depuis 2022.

    Avant même le lancement officiel de cet appel d’offres, quelques informations ont pu filtrer dans la presse. Premièrement, la voie privilégiée par les décideurs est celle du lot unique. C’est-à-dire le choix d’un seul diffuseur pour la totalité des matches de la Ligue 1. Une nouveauté parce que la législation française ne le permettait pas avant la loi du 3 août 2026 relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel. Désormais, un championnat de football peut être retransmis sur une seule et même chaîne.

    Un diffuseur historique ou un nouveau venu ?

    Cette solution comporte plusieurs avantages, tout d’abord pour le spectateur, qui n’aura pas à payer plusieurs abonnements pour suivre son équipe favorite. Ensuite, cette centralisation permettra d’avoir un seul payeur et donc un seul chèque, plus efficace pour redistribuer leurs parts aux clubs.

    Justement, ces clubs sont encore dans le flou sur le montant que la LFP pourrait obtenir et sur les réelles intentions des diffuseurs intéressés. Un président de Ligue 1 s’est exprimé auprès de RMC Sport : « Il faut que la Ligue 1 arrive à recréer l’événement. Les équipes de Ligue 1+ ont réalisé un travail très sérieux, mais la chaîne reste assez confidentielle. Je peux le voir au quotidien dans mon cercle familial, en dehors des fans de football, Ligue 1+ n’a pas attiré le grand public, il faut qu’on arrive à faire basculer vers l’abonnement les personnes qui nous ont lâchés après Mediapro. »

    Et maintenant, qui sera choisi ? Les premiers diffuseurs ayant fait part de leur intérêt sont Canal+, RMC Sport mais aussi des plateformes comme Netflix ou Disney+. La France prendra-t-elle le même virage que la Liga espagnole ? Le 6 août dernier, le président de la Liga, Javier Tebas, annonçait la retransmission de son championnat, en France, sur DAZN et Disney+. Il justifiait : « Cet accord marque une nouvelle étape importante dans notre partenariat mondial avec The Walt Disney Company et reflète notre ambition commune de faire rayonner le meilleur du football espagnol auprès des supporters du monde entier. » La France verra-t-elle plus global ? Tant de questions et peu de réponses à l’heure actuelle.

  • À Marseille, ces collégiens qui prennent en main leur santé mentale

    À Marseille, ces collégiens qui prennent en main leur santé mentale

    Au collège Roy d’Espagne ce lundi après-midi, un petit groupe d’élèves se serre entre les tables et les fauteuils que compte la petite salle qui donne sur la cour du collège. Tous élèves de 5e, 4e et 3e dans l’établissement, ils se sont rassemblés pour présenter « la Bulle », un lieu dédié au bien-être et à la santé mentale des élèves. « On a tout juste commencé à aménager le local. Il n’est pas terminé et pas encore ouvert aux élèves, mais on discute tous ensemble de la forme que va prendre la Bulle », introduit Eva, membre du projet et élue au conseil départemental des jeunes.

    Une « bulle » pour parler

    Si la quinzaine de collégiens à l’origine du projet évoque le besoin d’un canapé et d’occultants pour les fenêtres, c’est pour faire de la Bulle un endroit intimiste, « où chacun puisse venir parler de ses problèmes ». « La Bulle est là pour écouter ceux qui n’ont pas forcément quelqu’un pour les écouter, entre jeunes, car on n’ose pas toujours en parler aux adultes », résume Marie, une des protagonistes du projet. Un lieu d’écoute mis en place par les collégiens et pour les collégiens, qui tiennent à souligner que La Bulle n’est pas centrée exclusivement sur le harcèlement, mais bien sûr le bien-être au sens large.

    « On a pu remarquer que les élèves se braquent quand on parle de harcèlement », fait remarquer Marie. Ses amies, Jade et Iliana, craignent que catégoriser la Bulle comme un lieu de lutte contre le harcèlement ne « bloque les élèves ». « C’est un endroit dédié à la santé mentale des jeunes, pour parler des problèmes familiaux aussi », affirment les deux collégiennes. Amine, membre du collectif et ambassadeur du dispositif pHARe, appuie sur l’importance de faire perdurer la Bulle pour les prochaines générations. Les collégiens assureront des permanences aux récréations du matin et de la pause méridienne, pour discuter avec les élèves dans le besoin, et traiter les petits mots déposés anonymement dans la « Boîte à Maux », une initiative du Département pour prévenir le mal-être et le harcèlement scolaire.

    Des professeurs du dispositif pHARe épauleront les jeunes en apportant leur aide pour jauger de la gravité des problèmes recueillis, et rediriger les collégiens vers des adultes compétents pour trouver des solutions. Christine Thomas, principale du collège Roy d’Espagne, se félicite « d’un espace qui émane directement des élèves ». Elle précise que « les élèves eux-mêmes ont été formés pour savoir comment réagir ». « J’espère que ce projet pilote fera des émules », s’enthousiasme la conseillère départementale Laurenge Angeletti, déléguée au bien-être et à la santé alimentaire des collégiens. « Les élèves se saisissent eux-mêmes d’un problème qui les concerne avant tout, et j’aime à croire que c’est parce qu’ils ont compris que la collectivité dans son ensemble s’intéresse à eux. »