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  • Le dernier conseil municipal de l’année à Martigues sera dense

    Le dernier conseil municipal de l’année à Martigues sera dense

    Le conseil municipal promet d’être long. Ce jeudi 4 décembre, les élus de Martigues se réunissent à 17h45, comme à l’accoutumée, pour la dernière séance de l’année. À l’ordre du jour, 98 délibérations qui augurent des débats animés, à quelques mois des élections municipales.

    Parmi les points importants, plusieurs concernent le logement. Une délibération risque d’électriser les discussions : la cession de parcelles à la société Quartus, qui avait été retenue en juin pour la réalisation d’une résidence seniors de 163 logements dont 70% de logements sociaux sur le site de Figuerolles. À l’époque, le conseiller d’opposition (DVD) Jean-Luc Di Maria avait affirmé qu’il s’agissait « d’un choix discutable », pointant la distance du site, situé à l’angle de l’avenue Auguste-Baron et de la traverse Berthet, avec le centre-ville, « éloigné des commerces de la vie quotidienne est tout sauf adapté aux besoins de nos aînés ». Loin d’être un Ehpad, le projet, qui s’adresse aux personnes âgées autonomes, comprend des services de proximité, des salles de vie commune et des activités.

    Les élus devront également rendre un avis sur l’enquête publique du contournement autoroutier de Martigues/Port-de-Bouc, qui devait initialement s’achever le 29 octobre après un mois de discussions mais qui avait été prolongée par le préfet jusqu’au 13 novembre vu les nombreuses questions et inquiétudes que suscite l’ouvrage. Les réserves des uns et des autres seront débattues lors de la séance.

  • A Montpellier, le futur musée des tout-petits est bien avancé

    A Montpellier, le futur musée des tout-petits est bien avancé

    Des formes, des couleurs, des matières pour libérer l’imaginaire. Un musée « où on peut toucher à tout. C’est le contraire de ce qu’on peut faire dans les autres établissements culturels muséaux. Ici tous les projets sont imaginés à hauteur d’enfant, avec en filigrane la notion de jeu car c’est par elle que l’apprentissage va commencer », explique, à l’occasion d’une visite de chantier le 21 novembre, Lydie Marchi, directrice de ce futur centre d’initiation à l’art pour les 0-6 ans.

    Impulsé par la Ville de Montpellier en collaboration avec le centre Pompidou à Paris, mille formes Montpellier ouvrira ses portes le 6 février prochain dans la partie sud de l’ancienne médiathèque Fellini, à l’articulation entre le centre commercial Polygone et le quartier Antigone. 1 000 m2 dont 750 dédiés à l’accueil des publics, répartis sur deux niveaux. L’aménagement de cet espace et sa scénographie ont été confiés à l’architecte designer et artiste plasticienne Sara de Gouy, coutumière de projets avec et pour les enfants.

    « offrir tous les possibles en termes d’imaginaire »

    S’il manque encore les finitions pour appréhender dans sa globalité ce « bâtiment-œuvre », le lieu a commencé à prendre formes et couleurs. Certains passants curieux tentent même déjà de pousser la porte… « L’idée est que cet espace offre tous les possibles en termes d’imaginaire pour les enfants. On est sur quelque chose de très ouvert, qui reste poétique », livre Sara de Gouy.

    Dès l’entrée, les enfants et leurs parents enlèveront leurs chaussures pour se mouvoir sur un sol au revêtement souple, un peu mou, pensé pour les pieds nus. L’œil sera inévitablement attiré par un grand escalier-toboggan jaune vif, qui permettra de rallier le premier étage composé d’une galerie d’exposition pour les 2-6 ans, d’un mini-musée, d’une salle appelée « boîte bleue » dédiée aux arts vivants, d’une cabane de lecture et d’un espace à destination des bébés de 0 à 2 ans, avec des installations textiles, des choses à toucher, des suspensions type mobiles. Au rez-de-chaussée, les visiteurs en culottes courtes et leurs accompagnants profiteront d’un espace atelier pour les 0-2 ans, d’un café où se restaurer mais aussi d’un espace de repos où se poser, simplement.

    Entièrement gratuit, ce centre d’art pour les tout-petits situé dans un endroit très passant, à quelques pas d’un arrêt de tram et d’un centre commercial, espère attirer des publics qui ne franchiraient pas forcément spontanément les portes d’un musée.

  • Solidarité Paysans lance une campagne de dons

    Solidarité Paysans lance une campagne de dons

    C’est un cri d’alarme. Écartelée entre « une réduction de plus en plus importante des soutiens publics » et « une détresse qui ne cesse de grandir dans le monde agricole », résume Mélanie Vandecasteele, l’association Solidarité Paysans Occitanie n’a d’autre choix que de se tourner vers le grand public en lançant sa première campagne de dons destinée à sauvegarder ses actions.

    La structure fait partie d’un réseau national d’associations, portées pour la plupart par des bénévoles issus du milieu agricole qui accompagnent et défendent bénévolement les agriculteurs et agricultrices en difficulté qui les sollicitent. « On propose un accompagnement global car dans ce genre de profession, le plus souvent, tout est imbriqué : le personnel, le familial et le professionnel », explique Mélanie Vandecasteele. « Parfois on accompagne les gens dans des démarches administratives, des problèmes par rapport à la PAC ; ça peut aussi être des grosses difficultés économiques qui nécessitent d’aller voir le banquier. On les accompagne également devant les tribunaux en cas de redressement judiciaire, par exemple. Il y a aussi le soutien moral et les droits sociaux, car beaucoup d’agriculteurs ne demandent pas le RSA alors qu’ils y sont éligibles. Enfin parfois on intervient dans le cadre de conflits de voisinage, de séparations, de problèmes de santé… », liste la représentante de Solidarité Paysans Occitanie, qui fait état d’un mal-être grandissant : « deux-tiers des personnes qui nous sollicitent présentent des signes de souffrance psychologique ».

    La situation des agriculteurs se dégrade partout en Occitanie, « particulièrement exposée aux aléas climatiques de toutes sortes », et n’épargne aucune filière. Actuellement, l’association accompagne 350 paysans et paysannes en difficulté par an, « soit 80% de plus qu’en 2020 ». Dans l’Aude, les Pyrénées-Orientales, le Gard, l’Aveyron ou encore le Tarn, « le nombre d’accompagnements a progressé de 25% et plus ».

    Alors que l’aide apportée par Solidarité Paysans Occitanie n’a jamais été aussi nécessaire, les coupes budgétaires mettent à mal ses capacités d’action (de 55% à 26% de financements publics en 2 ans). Aussi, l’association a décidé d’interpeller directement le grand public à travers une campagne de dons* pour « aider à maintenir les fermes et celles et ceux qui nous nourrissent ».

    * Les dons peuvent être effectués sur Hello Asso : « L’agriculture sans solidarité, c’est trop dur ! » ou par chèque adressé au siège régional : 6 bis rue des Gardons 30 350 Maruéjols-lès-Gardon.

  • Un rapport sénatorial pour sortir de la crise

    Un rapport sénatorial pour sortir de la crise

    La filière est dans une situation compliquée. Il nous paraissait essentiel de faire ce travail en définissant les enjeux et – sachant que la viticulture française est très hétérogène – de trouver les moyens d’une union », s’alarme Henri Cabanel, sénateur héraultais du groupe RDSE. Épaulé par ses collègues Sébastien Pla (Aude) et Daniel Laurent (Charente-Maritime), ces derniers ont publié un rapport d’information pour sortir la viticulture de la crise.

    Une crise structurelle, tout d’abord, en témoigne la dégringolade de la consommation de vin chez les Français, passée de 135 litres par habitant en 1960 à 41 litres en 2023. À cela s’ajoute le dérèglement climatique, entraînant des périodes de sécheresse et donc de déficit hydrique dans certaines zones viticoles, impactant les récoltes. « La crise est également conjoncturelle, depuis le premier mandat de Trump, en 2020, et son litige avec Airbus, il y a eu une volonté de punir la France en la surtaxant. Puis se sont ajoutées la crise sanitaire, la guerre en Ukraine », énumère Henri Cabanel. Également pointés par les auteurs, le « manque de stratégie nationale du pays et l’affaiblissement de l’image que représente la France dans le vin au niveau mondial ».

    L’arrachage boudé

    Alors, pour pallier la situation, les sénateurs proposent 23 recommandations. Au premier rang desquelles, la question du revenu, principale revendication des agriculteurs. Les auteurs demandent donc aux négociants de publier les indicateurs des coûts de production, prévus dans la loi Egalim. « Comme ce ne sont ni les mêmes vins donc ni les mêmes coûts de production, il était difficile de trouver des moyens qui nous permettent de définir des coûts communs. Nous avons donc souhaité que certaines appellations ou bassins viticoles – notamment les IGP Pays d’Oc – se lancent là-dedans. Appliquer la loi Egalim permettra d’être au plus près du juste prix. Ça ne permettra pas de sortir les viticulteurs de l’impasse dans laquelle ils sont mais ça leur apportera un plus », soutient Henri Cabanel. Tout comme le développement de cépages résistants pour faire face au dérèglement climatique.

    Face à la chute de la consommation, les sénateurs prônent une simplification de la communication en mutualisant les interprofessions. « Malgré les efforts de la filière, le consommateur s’y perd entre les AOC, les AOP. Nous proposons de tout réunir sous une “bannière France”. On ne va pas relancer la consommation française mais il faut la stabiliser. Aussi, il faut s’adapter aux nouveaux goûts de la jeunesse, avec des vins plus légers, plus frais, plus désalcoolisés. Et à l’export, il faut chasser en meute. »

    Surtout, les auteurs du rapport plaident pour la fin de l’arrachage à outrance, fer de lance du gouvernement pour répondre à la crise. « Il y a 30 ans, nous avions 850 000 hectares de vignobles, aujourd’hui 750 000 et demain moins de 700 000. Mais la crise perdure, il faut arrêter. La consommation est au plus bas mais elle finira par remonter. Il faut donc garder un peu de réserve foncière pour planter », observe Cabanel. Des recommandations à destination des acteurs afin de définir une stratégie globale. Pour l’occasion, les parlementaires poussent à la création des Assises de la viticulture, « afin que tout le monde se parle et que tous les acteurs puissent gagner leur vie ».

    « On a arraché 100 000 ha en 30 ans. Mais la crise perdure, il faut arrêter »

  • La discrète première pierre du chantier du nouvel hôpital

    La discrète première pierre du chantier du nouvel hôpital

    Deux tractopelles sont stationnées en contrebas de la D69, sur le chemin de la Renardière, à l’Ouest de Salon-de-Provence. Depuis quelques mois, un nouvel ouvrage en béton voit le jour : l’exutoire pluvial où seront envoyées les eaux du nouvel hôpital et de son village santé avant d’atterrir dans le grand fossé Bel Air, qui se jette dans la Touloubre. « Discrètement, les travaux commencent, se réjouit le maire (LR) Nicolas Isnard. Bien sûr, ce n’est pas le gros chantier sur site, mais même si on le fait modestement il fallait marquer le coup. »

    C’est à 1,7 kilomètre de là que 9,5 hectares de terrain seront artificialisés pour accueillir le complexe flambant neuf. « La deuxième étape débutera d’ici un an ou plus, lorsque les entreprises qui vont intervenir pour réaliser le village de santé seront désignées, détaille l’édile. C’est ce à quoi se consacre l’hôpital, qui établit le cahier des charges pour préparer l’appel d’offres. On lancera le marché dans le premier semestre de l’année 2026. Le début des vrais travaux est prévu pour fin 2026, début 2027 pour les premières fondations, avec une mise en service en 2029/2030. »

    À l’arrivée, 245 lits et 42 places en ambulatoire seront créés sur 35 760 m² de surface. À proximité de cet hôpital implanté sur 6,5 hectares, un village santé de 3 hectares avec l’installation d’une douzaine de partenaires comme un centre de dialyses, un laboratoire d’analyses médicales, une clinique ou un hôtel hospitalier. « 80 lits resteront en centre-ville, puisque les soins palliatifs et la gériatrie ne bougent pas », précise Nicolas Isnard.

    La coopération

    « C’est le seul hôpital déménagé depuis trente ans dans la région Paca », se targue le premier adjoint au maire Michel Roux (DVD). Une victoire rendue possible par la volonté et la coopération des acteurs du territoire. C’est en juillet 2019 que vingt villes du bassin salonais s’associent dans un Syndicat intercommunal à vocation unique pour acheter, ensemble, un terrain, afin d’inciter l’État à agir et de lui faciliter la tâche. « Chaque commune a investi 10 euros par habitant pour acheter ces 9,5 hectares », précise Nicolas Isnard.

    Les agents de l’hôpital aussi ont consenti à des efforts pour voir le projet sortir de terre. « Ça a donné lieu à de gros sacrifices en interne en termes de budget, raconte la représentante FO Magali Brotons. Il a fallu revenir sur des accords locaux, voter et accepter des requalifications en instance… »

    Ces économies, réalisées de sorte à aider l’hôpital à trouver 27 des 172 millions d’euros fléchés pour le nouvel hôpital sur ses fonds propres, étaient une nécessité. « On a huit pavillons. Le plus ancien date de 1903. En hiver il fait très froid, en été il fait 40 degrés. Il devient de plus en plus difficile de prendre en charge les patients. Par exemple, les couloirs et les portes sont trop petits, les lits n’y passent plus, il faut démonter les barrières, ce qui est épuisant. » Au-delà des conditions de travail, c’est surtout pour les malades que le personnel est soulagé. « C’est important de pouvoir les accompagner dans un bel environnement, c’est notre vocation », affirme Magali Brotons.

    À Martigues, la CGT lutte pour qu’une somme de la même ampleur soit investie dans l’hôpital, exsangue. Le syndicat revendique également la création de 90 emplois statutaires immédiats. L’établissement saura-t-il suivre la même voie que celui de Salon ?

  • La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers

    La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers

    Cérémonie en grande pompe ce mardi 2 décembre au Palais du Pharo (7e) pour le bataillon des marins-pompiers de Marseille, avec au programme une remise de médaille collective de la Ville pour saluer l’investissement des hommes dans la lutte contre les feux de forêt, mais aussi d’autres, individuelles, pour saluer l’engagement de certains sur des opérations marquantes.

    Tel le capitaine de frégate Guillaume, commandant des opérations de secours sur l’intervention rue Pollak (1er), le 26 octobre 2024, décoré de la médaille de la Défense nationale, échelon or. Il avait supervisé quelque 80 hommes et permis de sauver 11 personnes en s’engageant lui-même au feu.

    Jeunes héros

    Après « 86 ans d’intimité et de confiance », « le bataillon rassure les Marseillaises et les Marseillais » a posé Benoît Payan, maire DVG de Marseille revenant sur un engagement sans faille au cours de l’été contre les flammes, notamment à l’Estaque au cours d’un « des plus grands feux depuis 20 ans » estime le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon. Trois jeunes habitants de la Castellane se sont aussi vu remettre une médaille pour leur « intervention qui a contribué à sauver des vies », rappelle le maire se souvenant au passage de « ceux » qui avaient « plongé » dans les fake news, accusant les jeunes de vol. Entendre Martine Vassal présidente DVD du Département et de la Métropole, qui avait relayé la rumeur… Au fil des courriers, il estime aussi se heurter à un mur en matière d’indemnisation des sinistrés. La saison estivale 2025 a représenté 81 jours de mobilisation, 365 interventions pour « feu de végétation » et 262 hectares brûlés.

  • Chantier d’ampleur sur les rails du viaduc de l’Arc

    Chantier d’ampleur sur les rails du viaduc de l’Arc

    L’architecture est bien connue des locaux, s’immisce jusque dans les tableaux de Cezanne mais surtout, supporte jusqu’à 84 passages de trains quotidiens sur sa ligne qui relie Marseille à Lyon Perrache. Depuis septembre, entre 9h30 et 15h30 et jusqu’à fin décembre sur le haut du viaduc, des silhouettes orange fluo s’affairent sur des travaux de « confortement de sécurisation de l’ouvrage du viaduc ». D’ici janvier, le chantier s’animera de nuit. Ce, jusqu’en juillet 2026, date de fin du chantier. Pour cause, à l’occasion de tournées d’inspection sur la voirie, diverses « avaries » ont été repérées : sur les tympans, les plinthes, fissurées, effritées, mais aussi au pieds des garde-corps, rouillés ou entourés de pierres éclatées, phénomène du à l’infiltration d’eau et au gel. « On a 38 arches (…) 37 piles avec des largeurs de 12 mètres d’ouverture et des longueurs variables entre 8 et 12 mètres. La longueur totale de l’ouvrage : 563 mètres, qu’on multiplie par deux puisqu’on change les plinthes et garde corps des deux côtés », décrit Andreea Guilleminot, pilote d’opération SNCF Réseaux. Particularité du projet, un immense équipage mobile, « l’outil », glissé chaque jour sur les rails qui permet aux ouvriers d’intervenir depuis le haut de l’ouvrage, à environ 20 mètres du sol pour rénover les façades du viaduc. Sans l’abîmer, à contrario d’échafaudages. Ce lundi, Thomas Lebailly, ingénieur en charge des travaux pour Demathieu Bard, concepteur de « l’outil » explique : On le rehausse, pour qu’il soit libéré de la remorque. Ce qui permet de faire l’aller retour en remorque pour chercher les quatre plinthes qu’on pose aujourd’hui ». Aux travailleurs ensuite de se glisser harnachés sur les plateformes, disposées au dessus du vide. « C’est un des 40 chantiers sur la région qui est important. La complexité est réelle, on est en ville, au dessus d’une autoroute, on a effectivement un chantier d’une taille importante, mais c’est un exceptionnel parmi d’autres », pointe Thierry Jacquinod, directeur territorial adjoint SNCF Réseaux. Coût du chantier : 5,6 millions d’euros sur fonds propres de la SNCF.

  • Le jardin du Rocher des Doms bientôt prêt à rouvrir

    Le jardin du Rocher des Doms bientôt prêt à rouvrir

    J’ai redécouvert ce séquoia. » En remontant l’allée principale conduisant au jardin du Rocher des Doms, la maire (PS) Cécile Helle constate d’entrée le changement de paysage de ce site emblématique du centre-ville d’Avignon, surplombant le Rhône et dominant le palais des Papes. Depuis un peu plus d’un an, la Ville a lancé un important chantier en deux phases (10 millions d’euros au total) « dans le cœur historique du patrimoine mondial de l’Unesco », insiste Cécile Helle, qui participait ce mardi à une visite des travaux.

    Fermé au public depuis octobre 2024 [hormis une esplanade accessible depuis le Rhône], le jardin doit rouvrir d’ici à début mars. Une seconde phase aura ensuite lieu de septembre 2026 à juin 2027, afin de restaurer et végétaliser l’esplanade minérale mais aussi de rénover la montée de l’accès principal. « C’est un beau mais lourd projet qui va permettre de repartir pour
    150 ou 200 ans
     », estime la maire en rappelant l’impérieuse nécessité de ce chantier. « Le diagnostic a montré que les sols s’asphyxiaient, si on n’avait pas réagi le patrimoine naturel aurait disparu », rappelle-t-elle.

    Ainsi, 30% des arbres et 90% des arbustes ont été renouvelés. En déambulant dans les allées, une nouvelle perspective dénote. « L’idée est de remettre le jardin dans sa forme d’origine comme l’a pensé Jean-Pierre Barillet-Deschamps [architecte paysagiste qui a créé ce parc en 1865, concepteur également du parc Borély à Marseille ou les Buttes-Chaumont à Paris] en dégageant la vue sur le palais des Papes, on a ainsi enlevé les végétaux morts ou les bambous qui gâchaient la vue », fait valoir Juliette Hafteck, architecte-paysagiste du cabinet Alep en charge du projet. « Il fallait continuer le rêve de Barillet-Deschamps qui avait réussi à créer ce parc pittoresque sur un rocher, c’était un visionnaire qui avait compris les enjeux de l’écologie urbaine », complète Philippe Deliau, second architecte-paysagiste du projet.

    Toilettes, buvette et aire de jeux

    Le bassin a été repris dans sa forme originelle, de nouvelles toilettes publiques seront aussi installées. Le nombre de bancs et tables de pique-nique ne variera pas non plus. Tous les socles des statues ont été nettoyés. La buvette rouvrira également mais qu’à l’issue de la seconde phase des travaux. Au sol, « le sable stabilisé est en train d’être refait afin d’être moins poussiéreux et sera beaucoup moins tassé car le petit train touristique et les camions poubelles ne passeront plus, ce qui permettra une meilleure perméabilité », développe Juliette Hafteck. Une grande pelouse, « façon Stade de France », sera engazonnée avant la réouverture mais pas accessible dans l’immédiat. Enfin, une nouvelle aire de jeux en bois de 4 mètres de haut va faire son apparition. Réalisée à Nantes, elle symbolisera un dragon sortant du Rhône.

  • « AlgérieS retours en musique » sème la fraternité à Marseille

    « AlgérieS retours en musique » sème la fraternité à Marseille

    Toutes les musiques de l’Algérie ont résonné samedi aux Rotatives de La Marseillaise. À l’invitation des Amis de La Marseillaise, Martial Pardo et Nacer Hamzaoui ont transporté leur public de l’autre côté de la Méditerranée et à travers les époques.

    L’un est pied-noir, né à Sidi Bel Abbès « le bastion des cheminots communistes », l’autre est Algérien né dans la Casbah d’Alger, fils d’un maître du chaâbi, l’amour de la musique les unit.

    Un si grand besoin d’amitié entre les peuples

    Le duo plein d’humour et de tendresse nous entraîne dans l’histoire tumultueuse de l’Algérie. L’occasion aussi, de redécouvrir les emprunts de la langue française à l’arabe et de l’arabe algérien à la langue française, non sans émouvoir aux larmes plusieurs spectateurs d’un public constitué à l’image des deux compères.

    Salués par Serge Baroni, président des Amis de La Marseillaise, les artistes sont aussi remerciés par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, « fier que ce spectacle se joue dans ces lieux où a été imprimé Alger Républicain victime de censure coloniale ». « Au-delà des gouvernements, un si grand besoin d’amitié entre les peuples s’exprime », a-t-il insisté.

  • Un mois de décembre à enjeux multiples pour l’OM

    Un mois de décembre à enjeux multiples pour l’OM

    Toujours en embuscade en Ligue 1, toujours dans la course en Ligue des Champions, l’OM va désormais s’attaquer à un périlleux mois de décembre. Halloween est maintenant passé depuis belle lurette, mais les prochaines semaines seront une période de peur pour les supporters olympiens. Quatre matches importants sont au calendrier – trois plus que l’autre -, avec Lille et Monaco en championnat, l’Union Saint-Gilloise en C1 et cette rencontre de Coupe de France à Bourg-en-Bresse. Une période qui doit permettre aux principaux intéressés de connaître leur capacité d’enchaînement lors de ces 15 jours à forts enjeux.

    Actuellement, selon l’avis de Roberto De Zerbi, son équipe n’est pas capable de gérer ce type de moments, comme il l’a simplement signalé après le match contre Toulouse (2-2) : « On n’est pas encore habitués à disputer trois matches difficiles en une semaine. » Car c’est bien trois rencontres de haut niveau qui se profilent pour les Phocéens. Dès ce vendredi, c’est sur la pelouse du LOSC qu’il faudra batailler. Trois victoires de suite pour les hommes de Bruno Génésio avec, dernièrement, ce succès au Havre, à 10 contre 11 (1-0). En place collectivement, cette formation possède une arme qui peut faire frémir l’OM : son efficacité dans les dernières minutes. Tout l’inverse des Marseillais qui ont laissé échapper 6 points rien qu’en Ligue 1 cette saison. Avec un acteur symbole de cette dynamique lilloise : Hamza Igamane, meilleur buteur du championnat en sortie de banc, à égalité avec… Robinio Vaz (4 buts).

    Trois compétitions en l’espace de quelques jours

    Les rêves de qualification pour la suite de la Ligue des Champions passeront forcément par la banlieue bruxelloise. Mardi soir, c’est l’Union Saint-Gilloise qui se dresse face à Marseille. Le départ vers Monaco de leur entraîneur Sébastien Pocognoli n’a pas forcément brisé la dynamique du leader du championnat belge. Un seul but encaissé à domicile, mais huit en Coupe d’Europe avec leurs défaites
    4-0 contre l’Inter et Newcastle. Justement, il faudra ensuite accueillir le Rocher sur le boulevard Michelet. Vainqueur du PSG, l’équipe du coach belge est toujours capable de coups mais fait preuve d’irrégularité. D’où sa 7e place en Ligue 1.

    Viendra ensuite l’heure de retrouver Bourg-en-Bresse, plus de sept ans après leur dernière confrontation face au club aindinois (9-0). Sept ans où tout a changé à la Commanderie, des joueurs aux dirigeants. Avec, forcément, l’absence de cadres liée à la Coupe d’Afrique des Nations, Roberto De Zerbi pourrait bien remodeler son groupe pour cette rencontre de veille de Noël. Face à un mal classé en National 1, d’autres éléments pourraient être placés sur le terrain, avec du temps de jeu à la clé pour les plus jeunes. Bref, les enjeux restent importants pour passer l’hiver plus au chaud. Garder le cap en Ligue 1 sera primordial et obtenir un résultat en Belgique permettrait à l’OM d’y voir plus clair sur le plan européen. Pour débuter 2026 loin du brouillard.