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  • DNC : la douleur des éleveurs et l’impasse politique

    DNC : la douleur des éleveurs et l’impasse politique

    C’est une colère qui ne cicatrise pas. Une colère rugueuse, enracinée dans la terre comme les bêtes qu’elle défend. Depuis l’été 2025, la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) s’est imposée comme un cauchemar pour les éleveurs. Apparue en Savoie avant de gagner le Sud-Ouest, la maladie bovine a entraîné une riposte sanitaire brutale : abattage total du troupeau dès le premier cas, même lorsque les bêtes sont vaccinées. Dans les campagnes d’Occitanie, ce protocole est vécu comme un couperet. Des fermes transformées en friches à bétail, des animaux abattus en masse, des familles économiquement étranglées.

    Alors que le ministère assurait que « l’épidémie est sous contrôle », les blocages ont fleuri : A64 à Carbonne, A75 à Sévérac ou en Lozère, RN88 en Aveyron, préfecture d’Auch. Partout, la même colère : la décision est tombée d’en haut, sans concertation et sans nuance. Les syndicats agricoles – de la FDSEA à la Confédération paysanne – ont fait front commun, revendication assez rare pour être signalée

    L’espoir d’un dialogue s’est rapidement évaporé. Une cellule scientifique était censée réexaminer le protocole. Elle a finalement confirmé l’abattage systématique. Pour beaucoup d’éleveurs, « la porte s’est refermée ». Dans les esprits, le fossé avec l’État s’est encore creusé. À cette violence symbolique s’ajoute une réalité économique : fermes à l’arrêt, trésoreries exsangues, aides jugées dérisoires. Dans le Gers, certains paysans disent vivre avec 300 ou 400 euros par mois. Comment tenir ?

    Un monde paysan

    qui ne veut plus plier

    Au cœur de l’hiver, les barrages ont tenu. « Il n’y a pas de Noël, pas de Premier de l’An ; on sera là », répètent les militants. Les routes du Sud-Ouest gardent les stigmates : pneus brûlés, paille, radars détruits. Les dégâts se chiffrent en millions d’euros. Les élus locaux s’interrogent : qui paiera ? Les communes ? L’État ? Les sociétés d’autoroute ? Mais derrière ces factures se cache surtout un sentiment d’abandon. Car la DNC n’est qu’un révélateur : concurrence internationale, prix tirés vers le bas, accords commerciaux décriés, charges en hausse. La crise sanitaire a simplement mis le feu aux poudres.

    Les scientifiques espèrent une décrue de la maladie, portée par une vaccination massive : dans plusieurs départements, plus de la moitié des bovins sont déjà protégés. Le gouvernement promet qu’« il sera temps de réévaluer » l’abattage lorsque l’immunité collective sera atteinte. Le Cirad a été missionné pour étudier cette piste. Mais pour les paysans, le mal est fait. Certains ont renoncé au Salon de l’agriculture pour protéger leurs bêtes. D’autres ne savent même pas s’ils pourront redémarrer. Et la confiance dans la parole publique est au plus bas.

    2026 ne sera donc pas seulement l’année de la sortie de crise sanitaire. Elle sera celle de la décision : continuera-t-on à piloter l’agriculture depuis les cabinets ministériels, loin des fermes ? Ou acceptera-t-on que les paysans soient des partenaires, pas des variables d’ajustement ? Ce qui est sûr, c’est que les croix blanches plantées le long des routes pour les vaches abattues resteront un symbole.

  • Ils rêvent d’un nouveau printemps

    Ils rêvent d’un nouveau printemps

    MHSC, champ

    des possibles

    Montpellier peut-il remonter en Ligue 1 un an après sa relégation ? Il amorce ce défi dès le lundi 5 janvier à la Mosson devant Dunkerque, en pleine montée en puissance. à mi-saison, il pointe à la 8e place avec quatre à cinq points de retard sur les barragistes ou sept sur le Red Star, dauphin du leader troyen.

    L’entraîneur Zoumana Camara a défloré le champ d’action de La Paillade pendant six mois. Et réintégré son meilleur joueur : Téji Savanier, mis à l’écart en début de saison. Pour rattraper le retard sur les cinq premiers, l’attaque de Montpellier doit régler la mire. Avec 18 buts en 17 matchs, elle fait trop peu. À commencer par son avant-centre et buteur : Alexandre Mendy, auteur seulement de quatre buts en 17 matchs.

    Les deux ailiers Nathanaël Mbuku (2 buts) et Nicolas Pays (1 but), plutôt intéressants dans le jeu, doivent également améliorer leur rendement.

    Au sein d’une équipe, aux limites identifiées, le président Laurent Nicollin, le directeur sportif Bruno Carotti et Camara sont en quête d’un milieu défensif lors du mercato (1er janvier-2 février). Seulement, le patron du club héraultais répète qu’il n’a pas d’argent. Droits télé à marée basse, projet de nouveau stade enterré, ouverture de capital en cours : la famille Nicollin est seule en première ligne pour gérer l’ambition sportive de son club. Son champ d’action pour la fin de saison est limité. Son champ d’action pour la prochaine décennie n’ouvre guère de possibles.

    MHR et les jugements

    Les échéances se bousculent au MHR. Elles sont sportives et judiciaires. Ou l’inverse peut-être, tant le procès en appel peut influer sur l’avenir de Montpellier, ou plus exactement sur la présence du président Mohed Altrad à sa tête.

    Pour rappel, le président a fixé un objectif élevé à son jeune manager Joan Caudullo, à la tête de l’équipe depuis l’été 2024 : être parmi les quatre premiers, voire les six premiers du Top 14. Autrement dit, être en phase finale pour la seconde fois depuis 2019. Le défi est le même pour huit équipes qui se tiennent en trois points à mi-saison et à la veille de la reprise face à Bayonne.

    Le président Altrad, susceptible de se présenter aux prochaines municipales, et son directeur du rugby : Bernard Laporte ont une autre date en tête. Celle de septembre 2026 et de leur procès en appel entre le 9 et le 24.

    Le 13 décembre 2022, l’ex-président de la Fédération Française de Rugby (FFR) et l’homme d’affaires, propriétaire et président du club de Montpellier, avaient été jugés coupables par le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire de corruption révélée en 2016 par le JDD.

    Laporte avait été condamné à deux ans de prison avec sursis, 75 000 euros d’amende et deux ans d’interdiction d’exercer la fonction de président de la FFR, pour corruption passive, trafic d’influence, prise illégale d’intérêts, recel d’abus de biens sociaux et abus de biens sociaux. Altrad, jugé coupable de corruption active, trafic d’influence et abus de biens sociaux, avait été condamné à 18 mois de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et une peine complémentaire d’inéligibilité.

    Quelle conséquence peut avoir le jugement, avec un recours éventuel en cassation, sur le destin du MHR ?

    Nîmes aux aguets

    Tout repart le 10 janvier pour Nîmes avec la réception au stade des Antonins d’Andrézieux lors de la 14e journée de National 2. Tout reste possible pour l’équipe dirigée par le jeune entraîneur : Mickaël Gas. À mi-saison, elle occupe la 3e place de l’un des trois groupes de National 2 avec quatre points de retard sur le leader : Rumilly. Un écart loin d’être rédhibitoire dans la mesure elle recevra dans la seconde moitié de la saison : Rumilly et Saint-Maur Lusitanos, classés aux deux premières places. La bataille promet d’être rude dans la mesure où seul le premier accède à l’échelon supérieur.

    Tout est possible pour cette saison de la renaissance, mais surtout tout se joue dans un climat apaisé. Le nouveau président Thierry Cenatiempo entreprend une reconquête sur un terrain en jachère après le passage dévastateur de l’homme d’affaires Rani Assaf (2016-25). Chute sportive, disparition du centre de formation, conflit avec les supporters : il a conduit à sa perte ce club, ancré dans l’histoire de la cité.

    Assaf a bénéficié de l’aveuglement, voire de la complicité du maire de Nîmes : Jean-Paul Fournier notamment au sujet du site des Costières. Le stade est à l’abandon depuis le 5 novembre 2022 et la dernière rencontre disputée par les Crocodiles face à Bordeaux, alors en Ligue 2.

    Le double gâchis, du club et de l’enceinte des Costières, sera forcément au cœur des prochaines élections municipales (15-22 mars).

    Lebrun sur le gué des JO

    C’est loin, c’est tout proche. Les frères Félix (n°6) et Alexis Lebrun (n°9) se polarisent sur les JO de Los Angeles (14-30 juillet 2028). Après une année post-olympique, plutôt réussie, les deux pongistes de Montpellier veulent se stabiliser dans le Top 10 mondial. Et venir contester la suprématie des Chinois, toujours maîtres du monde.

    Pour faire mieux qu’à Paris, Félix, double médaillé de bronze, et son frère aîné Alexis auront l’occasion de se jauger lors des Grand Smash, équivalent des tournois du Grand chelem au tennis. Ces quatre grands tournois ne suffiront pas à occuper leur calendrier.

    Nouveauté pour les suiveurs des frères Lebrun, et des autres Français bien classés comme le Toulousain Simon Gauzy, les tournois (Finales WTT, Grands Smashes, Finals, Champions, Star Contender et Contender) seront diffusés sur le réseau de l’Équipe. Tout comme les championnats du monde par équipes à Londres (28 avril-10 mai), l’une des échéances majeures.

  • Le festival Itinérances déroule sa 44e édition

    Le festival Itinérances déroule sa 44e édition

    Depuis plus de quarante ans, le festival cinématographique s’attache à transmettre une passion du septième art accessible et profondément ancrée
    dans le territoire cévenol. En 2026, l’événement prendra une dimension particulière : les travaux du Cratère amènent une partie de la programmation au théâtre éphémère de la Prairie.

    Après une édition 2025 marquée par la présence de Sergi López et près de 43 000 entrées, Itinérances revient avec un programme ambitieux : hommages, invités, avant-premières, cartes blanches et la traditionnelle compétition de courts-métrages francophones. La grande rétrospective 2026, intitulée
    Les Magnifiques ! explorera toutes les formes d’itinérance : du voyage au long cours au cheminement intérieur. Fidèle
    à son identité, le festival mettra en lumière des cinématographies du monde entier. Le Pass 2026, proposé à tarif réduit jusqu’au 4 janvier, permettra d’accéder à l’ensemble des projections, confirmant la volonté du festival de rester ouvert et populaire.

  • À la découverte de l’art aborigène à Lodève

    À la découverte de l’art aborigène à Lodève

    Bien plus qu’une tradition picturale, « l’art aborigène est un système de connaissance, une structure de croyances et un modèle de vie qui ont guidé les communautés depuis 65 000 ans », présente le musée. Afin d’offrir aux visiteurs des voies d’accès à cette vision du monde complexe, l’exposition est organisée autour de trois thèmes : Country (pays, territoire, Terre), entité vivante à laquelle les individus appartiennent et dont ils prennent soin ; Creation, qui renvoie aux récits fondateurs décrivant comment les êtres ancestraux ont façonné la terre, établi les lois de l’existence et laissé leur présence dans le monde naturel ; et Ceremony, qui évoque la danse, le chant, la peinture corporelle et la performance rituelle qui maintiennent le bien-être de Country et assurent la transmission de la mémoire culturelle.

    Grâce à une sélection d’œuvres provenant de différentes régions, « cette exposition rappelle que le continent aujourd’hui nommé Australie n’a jamais constitué un pays unique. Avant la colonisation, il se composait d’environ 250 communautés distinctes, chacune dotée de ses propres langues, lois, traditions et histoires. Ces différences se reflètent dans la grande diversité régionale de l’art aborigène. » Les artistes de cette exposition appartiennent ainsi à des groupes linguistiques et des identités claniques spécifiques.

    LM

  • Soulagement chez Perrier : trop tard pour sauver la verrerie de Vergèze ?

    Soulagement chez Perrier : trop tard pour sauver la verrerie de Vergèze ?

    Ils ont failli passer les fêtes la boule au ventre mais les salariés de Perrier ont finalement poussé un ouf de soulagement le 19 décembre. Si le groupe Nestlé Waters reste dans l’œil du cyclone en raison de la multiplication des épisodes de contamination de ses sources à Vergèze, la multinationale peut poursuivre sous conditions (des contrôles sanitaires renforcés avec suivi microbiologique hebdomadaire) ses activités dans le Gard.

    Suivant les recommandations de l’Agence régionale de santé (ARS), Jérôme Bonet, le préfet du Gard, a autorisé Perrier à continuer d’exploiter ses sources à Vergèze sous le label « d’eau minérale naturelle ». Lequel, fragilisé depuis la révélation du scandale de l’utilisation interdite de systèmes de microfiltration en 2024, semblait encore plus menacé ces dernières semaines.

    Début décembre, on apprenait via Radio France qu’un nouvel épisode de contaminations avait conduit l’entreprise, qui pèse un millier d’emplois directs et indirects, à suspendre l’exploitation des deux derniers puits de Vergèze entre le 23 et le 28 novembre. 4 millions de bouteilles étaient ainsi bloquées.

    Si Perrier reste donc en sursis, il pourrait être trop tardif pour relancer l’activité de la verrerie voisine d’Owens Illinois (164 salariés). Malgré un soutien massif, le four a été fermé à l’automne scellant, sauf miracle, le destin de ce fleuron industriel gardois.

  • « Il y a un avenir pour Brandt et ses salariés »

    « Il y a un avenir pour Brandt et ses salariés »

    La Marseillaise : Pour le ministre de l’Industrie, la reprise de Brandt ne pourra pas se faire avec les 700 salariés. Que répondez-vous à cela ?

    Pascal Sudre : Pour qu’un ministre fasse ce genre de déclaration, c’est que, quelque part, il y a un avenir pour Brandt et pour l’ensemble des salariés, si tenté que le gouvernement et le chef de l’État s’engagent réellement pour la réindustrialisation de la France. Cet avenir comprend les deux usines de production situées près d’Orléans à Saint-Jean-de-la-Ruelle et à Vendôme, dans le Loir-et-Cher. Pour nous, un licenciement est un licenciement de trop, quelle que soit l’industrie ou le site menacé. Quand l’annonce est tombée puis la confirmation par le tribunal de commerce de la fermeture et du plan de licenciement de 700 travailleuses et travailleurs, autant vous dire que notre réaction était à la hauteur du scandale, surtout à quelques jours des fêtes de fin d’année ! On a toujours en tête la situation concrète des salariés concernés, de leurs familles et de leurs enfants. Un emploi supprimé dans l’industrie, c’est trois emplois induits, notamment dans les services.

    Un appel d’offres pour la reprise de Brandt doit être lancé courant janvier. Un projet a été déposé
    par l’industriel Stéphan Français, propriétaire de Thomson Computing prévoyant la reprise de 150
     salariés seulement. Est-ce la seule ? Qu’en pensez-vous ?

    P.S. : Oui et elle a été faite la veille de Noël, en mairie d’Orléans par le maire et les collectivités locales. Ce qu’on peut dire, en étant honnête, c’est que les collectivités, même s’il y a des enjeux politiques, se sont engagées rapidement. L’engagement à hauteur de 15 millions d’euros qui a été fait en quelques jours confirme qu’il y a la volonté locale de faire en sorte de maintenir une activité avec le plus de salariés possible. En revanche, on dit depuis le départ que le compte n’y est pas. Reprendre uniquement 150 salariés sur 700, c’est pas du tout acceptable pour nous. En tout cas, cette proposition industrielle montre qu’il y a un avenir pour Brandt dans toute la France. On va poursuivre la mobilisation dès début janvier.

    Vous avez demandé à la préfète
    de région Centre-Val de Loire l’organisation d’une table ronde avec les différents acteurs concernés. Avez-vous reçu une réponse
     ?

    P.S. : Il n’y a pas d’engagement sur une table ronde avec l’ensemble des acteurs locaux comme il n’y a pas de volonté, en tout cas pour l’instant politique, de rassembler tout le monde. Ce serait un message fort envoyé aux salariés concernés. On a par ailleurs demandé à la préfète de mettre sous cloche les différents sites de production, notamment Saint-Jean-de-la-Ruelle et Saint-Ouen. Car si le liquidateur prenait la décision d’envoyer les outils de production dans un autre pays on se retrouverait uniquement avec les murs, il n’y aurait plus rien à l’intérieur. Autant vous dire que du coup, on ne parlerait même plus de nouveau projet industriel, ce ne serait même plus viable. À ce stade, nous n’avons pas eu de réponse sur ce sujet.

    Vous pointez la responsabilité du conglomérat algérien Cevital qui a repris Brandt en 2014 et aurait touché des aides publiques selon vous…

    P.S. : J’ai fait des demandes pour savoir à quelle hauteur s’élevaient les aides publiques. Je n’ai pas encore eu de retour. Finalement, personne ne parle de ce groupe algérien, Cevital. C’est pourtant lui qui a pris la décision de mettre la clé sous la porte et puis de laisser les 700 salariés. Quand il y a un plan de licenciement et une fermeture d’entreprise, c’est quand même assez rare, qu’on ne parle pas du propriétaire ! Personne n’a demandé des comptes au groupe Cevital sur sa responsabilité concernant le maintien des salaires alors qu’il a construit une énorme usine de production à Sétif. Depuis 2014, il y a très certainement eu des aides publiques, ça, je n’en ai aucun doute. Nous demandons des comptes à ce groupe-là. Ce n’est pas pour nous une surprise de voir que le carnet de commandes est moins rempli. Après tout, c’est leur système qui veut ça. Depuis le départ, les salariés font des sacrifices tandis que les marges des actionnaires ont toujours été garanties. De l’autre côté, ils continuent à toucher des subsides de l’État ainsi que des collectivités locales. Ce n’est plus tenable ni acceptable.

    Comment envisagez-vous
    la reprise de l’entreprise
     ?

    P.S. : Il y a un avenir pour l’industrie en France et pour l’électroménager. Quant à un nouveau projet industriel, plusieurs économistes ont confirmé qu’il fallait une diversification. La concurrence est telle dans ce système capitaliste qu’il est nécessaire de produire du matériel différent pour ne pas être soumis à une seule concurrence au niveau international et faire face à la demande. Finalement, on voit bien que la situation de Brandt, au-delà du made in France et de la marque emblématique qui venait de fêter ses 100 ans, gêne les politiques. Car c’est une fois de plus un fleuron de l’industrie française qu’on laisse partir. Au-delà du drame que ça génère, tout le monde pense qu’il y a un avenir pour Brandt, il y a un attachement fort de la population. Comme ce fut le cas pour Duralex, pour qui on s’est battus. Quand on créé les conditions d’une mobilisation large de l’ensemble de la population, on voit qu’elle répond présente pour défendre à la fois la marque mais surtout les emplois derrière. Les gens ont compris que quand une industrie fermait, c’était aussi une attaque contre le service public. C’est notre slogan à la CGT. Quand on dit qu’il n’y aura pas d’industrie sans service public et pas de service public sans industrie, c’est une réalité.

    On va continuer à se battre. Toute la CGT est mobilisée localement, l’union départementale, la fédération de la métallurgie, la confédération. On travaille ensemble et ça commence à porter ses fruits. Notre rôle de syndicalistes va être de peser à la fois sur toutes les collectivités et au plus haut sommet de l’État pour qu’un projet industriel voit le jour avec la reprise de l’ensemble des salariés et de l’ensemble des sites. Car pour Brandt, l’enjeu est extrêmement politique, comme il l’a été pour Duralex et l’est pour ArcelorMittal. L’enjeu est d’autant plus fort à trois mois des élections municipales. Une nouvelle industrie qui ferme, notamment dans le Loiret, ce sont des fermetures de sites en cascade. C’est 700 multiplié par trois en nombre de pertes d’emploi.

  • L’OM de retour aux affaires

    L’OM de retour aux affaires

    Janvier va être un mois riche pour l’OM, avec quatre compétitions à son menu.

    Au championnat, qui reprend ses droits ce week-end, va s’ajouter un seizième de finale de Coupe de France, chez le petit Poucet de l’épreuve, Bayeux. Figurent également au programme les deux derniers rendez-vous de Ligue des Champions, qui détermineront l’avenir européen des Marseillais. Et, cerise confite sur le gâteaux des rois, l’OM va disputer le Trophée des Champions, face au PSG. Avec à la clef un voyage au Koweit qui ne fait plaisir à personne.

    Néanmoins, avant de se rendre au pays de Balthazar, l’épiphanie phocéenne débute avec la réception de Nantes. Ce face-à-face va clore la phase aller de la Ligue 1 et sera l’occasion pour les hommes de Roberto De Zerbi de reprendre la compétition maintenant son rythme de croisière. Face à des Bretons qui pourraient être lanterne rouge au coup d’envoi.

    Est-ce l’adversaire idéal pour remettre en route la machine, après une longue trêve des Confiseurs ? « Je ne pense pas qu’il y en ait un dans ce contexte », estime Facundo Medina. Le défenseur Argentin, qui a renoué avec la compétition lors de la qualification marseillaise à Bourg-en-Bresse en Coupe de France, note que « quand il s’agit de jouer contre l’OM, chaque équipe est à 200%. Donc, je sais que ce sera dur et que nous devrons jouer à fond pour prendre trois points dimanche. »

    Dans ce contexte de reprise après une longue trêve, Roberto De Zerbi a pu enfin mettre en place certaines choses à l’entraînement. « Nous avons pu bien travailler. Nous avons pu, avant tout, sortir de la routine avec deux séances de travail par jour. Ce qui n’était pas possible depuis le match de Lorient et jusqu’à celui de Monaco. Nous avons pu travailler sur la durée et proposer des nouveautés lors des exercices. »

    Surtout, cette séquence sans match a permis aux blessés de se rétablir totalement. Ainsi, Facundo Medina, Hamed Traoré et Amine Gouiri ont non seulement réintégré le groupe, mais ils devraient figurer sur la feuille de match contre Nantes, ce dimanche.

    Nantes sera donc l’occasion d’expérimenter ce travail en le concrétisant par trois nouveaux points. L’OM en aura besoin s’il veut rester sur le podium. Avec comme objectif de « bien commencer la nouvelle année au Vélodrome, face à un adversaire qui changé d’entraîneur et de schéma tactique », détaille Roberto De Zerbi. La clef du match pour ses hommes, ce sera d’avoir « une attention élevée en allant presser dès le coup d’envoi. »

  • « La protection des milieux profite d’espèces qui suscitent l’empathie »

    « La protection des milieux profite d’espèces qui suscitent l’empathie »

    Michel Raymond : Cela permet de voir comment se met en place ce que nous avons observé chez l’adulte. D’autant plus qu’il n’y avait pas un âge fixe chez les enfants : nos participants avaient entre 5 et 12 ans. Nous voyons ainsi comment se construit la réponse empathique envers d’autres espèces avec l’âge, avec une accentuation de l’empathie envers celles phylogénétiquement proches de nous.

    Quels enseignements en tirer ?

    M.R. : C’est intéressant pour la préservation des espèces et la sensibilisation à la vie sauvage. Les espèces ne sont pas égales quant à l’empathie que nous éprouvons envers elles, et donc notre envie de les protéger. Le public sera plus touché par une espèce proche, qui nous ressemble, que par une espèce avec qui nous partageons très peu, voire qui a un aspect repoussant.

    Pourtant, d’un point de vue scientifique, il n’y a pas de raison d’en protéger l’une plus que l’autre…

    M.R. : Effectivement, souvent, ce n’est pas une espèce qu’il faut protéger mais un milieu ou un écosystème. En le protégeant, nous protégeons toute une série d’espèces. Et la protection d’un milieu profite des espèces qui suscitent l’empathie : il faut parfois mettre en avant celle, emblématique, qui en suscite le plus. Tout cela est à prendre en compte pour développer des politiques de conservation

  • [Recette] Le carpaccio de Saint-Jacques et truffes melanosporum

    [Recette] Le carpaccio de Saint-Jacques et truffes melanosporum

    Il vous faudra :

    – Cinq noix de Saint-Jacques par personne

    – Une ou deux truffes noires

    – Un quartier de citron jaune

    – Une échalote

    – Du vinaigre de framboise

    – Un bouquet de ciboulette frais

    – Du piment d’Espelette en poudre

    – De l’huile d‘olive truffée

    Des saveurs raffinées

    Pour commencer la recette et si possible 24 heures à l’avance, réalisez une brunoise avec l’échalote et déposez-la dans le vinaigre de framboise pour lui laisser le temps d’infuser et de prendre toutes les saveurs du vinaigre. Réservez.

    Le jour J, ôtez le corail des noix de Saint-Jacques et coupez-les en fines lamelles dans le sens de la longueur. Il est préférable pour plus de facilité d’avoir un couteau bien aiguisé. Le chef vous conseille également, si vous en avez la possibilité de prendre des noix assez grosses pour une coupe plus fluide.

    Faites de fines tranches de quelques millimètres et réservez. Vous pouvez ensuite trancher la truffe à la mandoline pour avoir de fines lamelles. Attention des tranches de truffe trop fines prendraient trop le pas sur la saveur de la coquille dont la chaire est très délicate.

    Une fois que vous avez émincé la totalité de la truffe il vous restera ce que l’on appelle un coude. N’hésitez pas à le plonger dans de l’huile d’olive pour que celle-ci prenne une saveur truffée et ainsi assaisonner le carpaccio.

    Une rosace délicate

    Dans une assiette, alternez une tranche de noix avec une de truffe et ainsi de suite pour former une rosace jusqu’au centre de l’assiette. Une fois que vous avez rempli la totalité, l’astuce du chef pour déposer la dernière tranche de truffe c’est de soulever votre ultime lamelle de Saint-Jacques et d’intercaler les deux pour avoir un rendu harmonieux sur l’ensemble de l’assiette.

    Assaisonnez le tout avec votre mélange au vinaigre de framboise et échalote, Parsemez un peu de jus de citron jaune. ces deux éléments vont permettre de cuire légèrement notre poisson puis un petit filet d’huile d’olive aromatisée, de la fleur de sel de Camargue, le piment d’Espelette et enfin la ciboulette coupée finement pour la fraîcheur. Vous n’avez plus qu’à déguster. Bon appétit !

  • Un rassemblement de soutien au Venezuela ce samedi soir à Marseille

    Un rassemblement de soutien au Venezuela ce samedi soir à Marseille

    Le président américain, Donald Trump, a annoncé, ce samedi 3 janvier, que les forces américaines avaient « capturé » et « exfiltré » le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir lancé une « attaque de grande envergure » contre le pays sud-américain.

    Le gouvernement du Venezuela dénonce ce samedi une « très grave agression militaire » des Américains.

    C’est dans ce cadre qu’un appel au rassemblement, à Marseille, a été lancé par plusieurs associations, syndicats dont la CGT et mouvements politiques, dont le PCF, en soutient au Venezuela et à son peuple après l’attaque menée par les Etats-Unis.

    Rendez-vous est donné à 18h30 place Félix-Barret, devant le préfecture.