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  • [Entretien] Christophe Ventura : « Nous revenons à la règle de la force »

    [Entretien] Christophe Ventura : « Nous revenons à la règle de la force »

    La Marseillaise : Est-ce que l’intervention des États-Unis marque une rupture pour un Donald Trump qui se disait isolationniste ?

    Christophe Ventura : Il y a une rupture, qui s’inscrit dans une tradition. C’est la première fois que les États-Unis interviennent militairement dans un pays sud-américain, même s’ils sont intervenus moult fois en Amérique centrale et dans les îles caribéennes, et la première fois depuis la fin de la guerre froide qu’ils y emploient la force militaire en enlevant le chef d’un État en poste. Mais cette politique s’inscrit dans une longue tradition américaine, celle de la doctrine Monroe, à laquelle il a adjoint son propre corollaire Trump. Il le décrit dans son document de stratégie nationale publié le 5 décembre dernier, une stratégie de retour impérial assumé des États-Unis comme puissance dominante dans toute la région, du Groenland à la Terre de Feu.

    On a l’impression d’une graduation continue, entre les sanctions et pressions sur les différents scrutins sud-américains…

    C.V. : On parle beaucoup de Trump, mais il faut aussi parler de Marco Rubio, le secrétaire d’État américain, ou de Maurio Calver-Carone [ex-envoyé spécial en Amérique latine, Ndlr.] qui ont un agenda pour l’Amérique latine. Marco Rubio est beaucoup à la manœuvre, l’objectif, c’est de faire d’une pierre deux coups et derrière cela d’en finir avec Cuba.

    Les menaces contre Cuba, la Colombie, le Groenland peuvent-elles augurer d’autres interventions ?

    C.V. : On ne peut pas le savoir. En termes d’intervention, le Groenland est en haut de la liste, Donald Trump en a aussi promis une deuxième au Venezuela s’il n’y a pas de terrain d’entente avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez. Pour la Colombie, nous sommes au stade des menaces, je ne vois pas les États-Unis y intervenir et à Cuba, la stratégie c’est une asphyxie définitive de l’économie cubaine en pensant que le gouvernement va s’effondrer.

    Les institutions vénézuéliennes, qu’elles soient politiques ou militaires, apparaissent-elles toujours comme légitimes ?

    C.V. : Je me garderai bien de toute certitude. Le coup est rude, officiellement le Venezuela demande la libération et le retour de M. Maduro. Ils essaient de montrer une continuité de l’État bolivarien dans le respect de la Constitution avec Delcy Rodriguez présidente par intérim pour trois mois. Le défi, c’est de garder cette unité, parce que Donald Trump fait un test de résistance à ce pouvoir civilo-militaire. Il y a ceux qui sont favorables à un deal pour conserver les pouvoirs régaliens et préparer une transition, négocier la meilleure sortie pour ne pas être éliminés physiquement ou finir leur vie en prison. La plupart des dirigeants ont sur leur tête des contrats, entre 15 et 30 millions de dollars, pour « narcotrafic ». Ils pourraient intégrer une partie de l’opposition dans un gouvernement dit national, et ouvrir aux Américains par la grande porte le retour de la pompe à pétrole. Delcy Rodriguez se dit prête à en discuter, à condition que ce ne soit pas une colonie, qu’ils soient respectés. Trump lui dit pour l’instant : tu n’as pas ton mot à dire. Mais au sein du pouvoir chaviste cela peut soit créer l’unité, soit créer une divergence entre un courant qui serait collaborationniste et un autre, peut-être avec les militaires, qui considérerait qu’il faut militariser le pouvoir pour résister. Vient s’ajouter à cela ce que peut faire l’opposition. Elle est elle-même divisée. Maria Corina Machado a été disqualifiée par Donald Trump pour prétendre diriger le pays. Est-ce que cette opposition va accepter de reprendre pied dans les institutions progressivement ou va profiter de cette situation pour prendre la rue et faire tomber le pouvoir une bonne fois pour toute ? Dans ce cas, on ne peut pas exclure que cela devienne un chaos généralisé.

    Le pétrole est-il la principale raison de l’intervention, ou les enjeux sont-ils plus géopolitiques ?

    C.V. : C’est indissociable. Trump veut récupérer la manne pétrolière qui est aujourd’hui exportée à 80% pour la Chine, et balayer d’Amérique latine les États « récalcitrants », en finir avec ce qu’il appelle les « communistes », tout ce qui est grosso modo de gauche et progressiste. C’est une stratégie de restauration impériale dans la région qui commence au Venezuela. Pour Donald Trump, les ressources latino-américaines doivent servir les chaînes de valeur qui servent les intérêts de l’économie américaine.

    Est-ce que cela risque d’entraîner des répliques dans les relations internationales ?

    C.V. : Le responsable de la principale puissance mondiale fait justice par soi-même et pour soi-même. C’est la vengeance érigée en principe de gouvernement et de diplomatie. Quand la première puissance mondiale a fait ça, que voulez-vous dire après à M. Poutine, à la Chine si demain elle voulait reprendre Taïwan ? Chacun désormais peut faire sa loi dans sa zone d’influence, c’est la vision de Donald Trump des relations internationales. Nous revenons à ce qui était la règle de la force, le retour de la politique de la canonnière, le monde d’avant la Première Guerre mondiale : ce sont les grandes puissances qui dirigent et s’arrangent entre elles quand il y a un problème.

    À quel point l’opposition est représentative de la population ?

    C.V. : L’opposition existe, elle est puissante. Il y a grosso modo trois tiers, avec un pôle chaviste qui reste, et qui peut être critique de Maduro, un tiers qui représente les oppositions, et un autre tiers de la population surtout qui n’est plus politisé, qui est fatigué, épuisé d’une crise multiforme qui agonise ce pays depuis dix ans, qui cherche à survivre au quotidien. Maria Corina Machado est beaucoup plus monétisée à l’international qu’elle ne l’est au Venezuela, cela Trump le sait. Elle n’a cessé de proposer pour en finir avec le chavisme des boycotts électoraux, des manifestations de rue, la violence politique ou la demande d’une intervention américaine. Mais elle n’incarne qu’un bout de l’opposition. Une bonne partie de l’opposition de droite veut aussi en finir avec le chavisme par une solution vénézuélienne sans ingérence des américains. Maria Corina Machado n’a pas les moyens de gouverner, parce qu’au Venezuela, on ne gouverne pas sans l’armée qui ne veut surtout pas d’elle puisqu’elle a fait sa carrière politique sur un coup d’État en 2002 visant à lui enlever le pouvoir.

    A lire : « Désocciden-talisation : Repenser l’ordre du monde », par Christophe Ventura et
    Didier Billion,
    Agone, 14
     euros.

  • Déjà 50 SDF mis à l’abri du froid au stade Vallier de Marseille

    Déjà 50 SDF mis à l’abri du froid au stade Vallier de Marseille

    Dimanche, 39 hommes sans abri ont dormi sur ces lits de camp et 38 femmes et enfants qui étaient à la rue ont été hébergés en hôtel. » Au stade Vallier, Audrey Garino est venue faire un point avec les équipes partenaires du SIAO (Ville, Samu social, Croix Rouge et Direction des services de solidarité de la préfecture), soit une vingtaine d’agents qui se relaient sur l’accueil.

    Il est 10h30 et une dizaine d’hommes y sont encore à se réchauffer. « Il y a déjà 50 inscriptions pour la soirée, précise l’élue municipale (PCF) en charge de la solidarité. On reste ouvert au moins jusqu’à jeudi ou vendredi. » Dans l’ambiance feutrée dans ce gymnase réquisitionné, encore plongé dans l’obscurité, ils sont quelques uns à émerger des couvertures sur les lits de camp. La nuit a été dure. « J’étais depuis une semaine près des Docks, mais avec le vent qui traverse le duvet, on n’arrive plus à dormir », explique Maxime, 43 ans, agent d’entretien intérimaire, qui vit depuis quelques semaines dans la rue, après 3 ans d’hébergement « à droite, à gauche ». Il a fait la route depuis Toulouse avec Ludo, 51 ans, parti se resservir une tasse de café et embarquer une madeleine « pour reprendre des forces avant d’aller faire la manche ». Ils rejoignent Tony, marseillais « à la rue depuis trois ans » à une table. Tous sont chaudement vétus, mais ont encore du mal à se réchauffer.

    « Le 115 n’a pas de place »

    « La douche est glacée », regrette Ludo. Habitué du dispositif d’urgence, Tony les rassure : « Il y a toujours un temps de mise en route. Le disjoncteur pète, après ça va… » Gilles Aspinas, délégué (PCF) aux affaires sociales confirme : « Vous pouvez y aller, tout est rétabli. » Pour Ludo, « le problème c’est le manque de logements sociaux, à la base ». Comme les deux autres, il est célibataire « donc pas prioritaire. Alors difficile de se remettre en selle. D’autant que je me suis fait volé mes papiers ». Tony lui indique les agents à l’accueil : « Les services sociaux sont réactifs, ils vont t’aider. »

    Hamad s’avance sur ses béquilles pour demander « un gros sweat ». Emmitouflé dans une parka élimée et trop large, il décrit : « J’ai tout perdu d’un coup, mon logement, mis en péril. Mon boulot, mis en liquidation. » En un an et demi de rue, il n’a décroché « que des jobs au black, du coup, personne ne me loue ». Comme les trois autres, il « refuse de squatter ». Depuis, sa « bascule », il a tenté comme les autres « le 115, à de nombreuses reprises, mais il n’y a jamais de place ».

    En novembre dernier, durant la première vague de froid de cet hiver, Vallier a abrité 81 personnes. Ces ouvertures récurrentes restent temporaires. Un manque de places structurel sur lequel la Ville alerte depuis des années les services d’un gouvernement loin de son objectif « Zéro SDF ».

  • L’incendie aux urgences de Hyères a fait un mort

    L’incendie aux urgences de Hyères a fait un mort

    Un septuagénaire a perdu la vie suite à un incendie ce lundi dans le box dans lequel il était alors prise en charge aux urgences de l’hôpital de Hyères, son état demandant une surveillance rapprochée.

    Le sinistre rapidement maîtrisé s’est déclaré vers 4h15 du matin alors que 22 patients et 12 personnels étaient présents dans le service. Et malgré l’intervention des équipes sur place le patient est malheureusement décédé.

    Quatre membres du personnel intoxiqués ont été aussitôt pris en charge l’Hôpital national d’instruction des Armées Sainte-Anne à Toulon, où très tôt dans la matinée leur état s’est révélé rassurant.

    Service des urgences fermé

    Suite au sinistre, dix-neuf patients ont été mis en sécurité dans d’autres services de l’établissement hyérois et deux autres patients transférés vers l’hôpital de Draguignan et l’hôpital toulonnais de Sainte Musse. Une cellule de crise a été immédiatement activée et le plan blanc déclenché.

    En attendant un diagnostic complet, la direction informe que le service d’accueil des urgences du centre hospitalier d’Hyères n’est pas en mesure d’accueillir des patients. Il est donc demandé à toutes les personnes qui ont besoin de soins en urgence de contacter le 15 ou de se rendre dans un autre service d’accueil des urgences de la métropole toulonnaise. Les consultations, le bloc opératoire, la maternité, le SMUR et tous les services d’hospitalisation fonctionnent eux normalement. Et aucune déprogrammation n’est prévue.

    « L’établissement adresse ses pensées les plus sincères à la famille et aux proches de la victime et les assure de son entier soutien », déclare la direction. « Une enquête en recherche des causes de la mort est ouverte, notamment pour déterminer les causes de cet incendie », a fait savoir de son côté le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland.

  • Les agents de sûreté de LyondellBasell sont en grève

    Les agents de sûreté de LyondellBasell sont en grève

    Rentrée sur les chapeaux de roue pour les salariés Samsic Sécurité du site fosséen de LyondellBasell. Ce lundi 5 janvier, la vingtaine de travailleurs, en grève reconductible à l’appel de la CGT, ont tenu le piquet de grève dans le froid glacial, soutenus par leurs collègues descendus de Lille et de Paris et la CGT Prévention Sécurité 13.

    La reprise du contrat de Fiducial par Samsic Sécurité en avril dernier n’est pas de tout repos pour les salariés. Le mouvement est parti d’une différence de traitement au niveau de la prime trimestrielle. « Au départ, on demandait simplement que le montant soit égal pour tout le monde, relate Stephan Moreto, employé. Quand on a vu que la direction ne nous prenait pas au sérieux lors des négociations début décembre, on a revendiqué une revalorisation salariale. »

    Les travailleurs demandent à passer du coefficient 190 au coefficient 210. « Il n’y a rien d’extraordinaire, c’est 2 euros supplémentaires de l’heure », affirme Bader Maoudj, secrétaire général de la CGT Prévention Sécurité 13.

    « Plusieurs postes, un seul salaire »

    Judith Gomes, représentante CGT centrale chez Samsic Sécurité, explique : « À Fos, les agents nous remontent une surcharge de travail avec des tâches de sûreté et de sécurité qui ont augmenté ces dernières années. »

    Stephan Moreto témoigne : « On est multi-casquettes : agent de sécurité, poids lourds incendie (ce qui peut être apparenté pompiers site), on réalise la vérification des matières dangereuses qui arrivent par camions, on est aussi agents portuaires puisqu’on contrôle et on palpe les débarquants et embarquants, sans compter les autres missions comme les contrôles badge, etc. On fait le boulot de plusieurs postes pour un seul salaire. » Le travailleur ajoute : « Il faut aussi prendre en considération que ça fait trois ans qu’on est en plan vigipirate urgence attentat. Ça implique un contrôle 100% sur toutes les entrées et sorties, ce qui demande une grosse infrastructure. À côté de ça on a est aussi passés de 2% à 100% de contrôles bateaux, et au niveau des camions on a aussi une augmentation exponentielle. »

    Les agents de sécurité de LyondellBasell pointent également des erreurs de planning récurrentes et des arrêts maladie qui mènent à un manque d’effectifs fréquent. Ils revendiquent une prime spécifique de 50 euros nets en cas de personne absente. D’autant que « le nouveau système de planning basé sur un cycle de 28 jours permet à la direction de lisser les heures supplémentaires sur le mois suivant, donc de ne pas nous les payer », déplore un salarié. La CGT demande une révision de cet accord d’entreprise.

  • Football : Le Rouet-Provence ira à l’Euro des micro-nations

    Football : Le Rouet-Provence ira à l’Euro des micro-nations

    Le score parle de lui-même. Une victoire 5-0 aux dépens de la Rhétie, classée sélection numéro 2 mondiale au sein de la CONIFA, association organisatrice des compétitions réservées aux micro-nations, et voilà la sélection du Rouet-Provence, représentant la principauté du Rouet, qualifiée pour la phase finale de l’Euro, qui aura lieu début juin 2026, en Sicile.

    Dans un stade Michel-Hidalgo de Sausset-lès-Pins plein comme un œuf, malgré un mistral glacial, les hommes de Lucien Jaselme n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires venue des Grisons suisses. Moins de dix minutes auront suffi aux joueur au maillot jaune pour prendre la mesure du match. Qu’ils ont finalement gagné sur le score sans appel de 5-0.

    «Je suis fier de l’équipe, du fair-play montré et de ce que nous sommes arrivés à faire en moins de dix mois », confie le capitaine Jérôme Simonis, après avoir reçu le trophée des Calanquais qui était mis en jeu. Alors que la voix de Régine Pascal entonnant « Jésus est né en Provence », l’hymne rouégasque, retentit dans la nuit saussétoise.

  • Une année pivot pour l’industrie et les transports : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans les Bouches-du Rhône

    Une année pivot pour l’industrie et les transports : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans les Bouches-du Rhône

    Industrie

    Une année cruciale pour la réindustrialisation du golfe de Fos. Nécessaire pour la décarbonation de la zone, la ligne très haute tension doit obtenir le feu vert de l’état, après les municipales de mars, le temps de réaliser de dernières études. En attendant, les projets commencent à se concrétiser. à Fos-sur-Mer, le site de production de panneaux photovoltaïques Carbon, désormais allié au leader chinois du secteur Longi, doit faire ses premières livraisons avant la fin de l’année. La construction d’une aciérie électrique par l’Italien Marcegaglia, un investissement à un milliard d’euros, doit démarrer au 3e trimestre, tandis que le lancement du projet d’acier décarboné Gravithy est attendu pour la fin de l’année, si l’investissement est définitivement confirmé. Le Grand port maritime de Marseille-Fos, de son côté, fêtera ses 60 ans en lançant les travaux de son nouveau siège social au J0, en plus de poursuivre le branchement à quai pour trois navires de croisière.

    Transports

    Enfin : le métro à Marseille va de nouveau rouler après 21h30, avec la mise en service progressive des nouvelles rames « Neomma » au premier semestre. De quoi tourner enfin la page des difficultés techniques rencontrées sur ce chantier XXL du plan Marseille en grand, qui doit encore se poursuivre avec l’installation de portes palières sur les quais pour permettre l’automatisation complète du métro. Avant cela, l’année commence par l’inauguration de l’extension du tramway jusqu’à Capitaine-Gèze au nord le 7 janvier, jusqu’à la Gaye au sud le 10 janvier, ainsi que celle du bus à haut niveau service entre les Pennes-Mirabeau et Marignane ce lundi. à Aubagne, le Val’tram permettra, à compter de cet été, de rallier la Bouilladisse en tramway.

    Reste à préparer l’avenir : une enquête publique doit se tenir, cette année, pour prolonger le tramway à Marseille jusqu’à la Castellane (16e arrdt.), une autre dès la mi-janvier sur les parcelles concernées par la Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur, alors que le chantier de la nouvelle gare Saint-Charles est officiellement lancé. Les marchés publics sont également lancés pour les premiers travaux préparatoires du tramway des Catalans. Enfin, l’aménagement cette année du rond-point de la Gaye (9e arrdt.) ouvre la voie à la relance du boulevard urbain sud.

    À Marseille

    à Marseille, l’année s’ouvre sur le rachat attendu par la municipalité du foncier des Galeries Lafayette au centre Bourse, qui doit s’accompagner d’un appel à manifestation d’intérêts pour une transition de trois ans. D’autres projets doivent se concrétiser : c’est le cas de la médiathèque Loubon, à la Belle de mai, dont la livraison est attendue à la fin de l’année. Le plan écoles continue aussi à se dérouler : tandis que le maire (DVG) Benoît Payan annonçait, lors de la dernière rentrée, six nouveaux établissements livrés d’ici au mois de mars 2026, les chantiers devraient être lancés dans quinze groupes scolaires au moins, dont celui, emblématique, de Saint-André – la Castellane, la justice ayant désormais validé la rupture du contrat initial après les carences du groupe Impresa Percassi. Les aménagements des parcs se poursuivent eux aussi, à l’image de la création du nouveau parc de l’Annonciade, sur deux hectares au pied du massif de l’Étoile. Côté santé, tandis que les premiers coups de pioche ont été donnés pour le bâtiment parents-enfants de la Timone, le nouveau Samu doit ouvrir ses portes au mois d’avril, sur 4 500 m2 face à des besoins toujours plus importants. Les premiers travaux préparatoires du nouvel hôpital d’instruction des armées doivent aussi commencer sur le camp de Sainte-Marthe, pour une livraison en 2031.

    Côte grands événements, le parc Chanot (8e arrdt.) poursuit sa grande transformation : le bitume du grand parking doit être retiré pour accueillir, sur plus de 13 000 m², une esplanade de loisirs, ne laissant plus sa place aux voitures que lors de grandes manifestations.

    Logement

    Avec l’année 2026 s’ouvre une nouvelle période triennale pour la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) : de nouveaux arrêtés de carence, avec des amendes à la clé, doivent être pris pour les communes n’atteignant pas 25% de logements sociaux. à Marseille, la société publique locale d’aménagement d’intérêt national, chargée de la réhabilitation du centre-ville, livrera ses premiers logements rénovés à l’automne. De manière symbolique, alors que commencent au printemps les premiers travaux dans les immeubles du haut de la rue d’Aubagne, le lieu ressource installé dans la « dent creuse » des effondrements doit ouvrir au début de l’année.

  • Avignon : Joël Peyre se retire de la course aux municipales

    Avignon : Joël Peyre se retire de la course aux municipales

    Joël Peyre était l’un des premiers à s’être positionné au sein de la majorité pour prendre la suite de Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon, à l’Hôtel de ville. Mais l’actuel élu aux finances annonce, ce lundi, son retrait de la course aux municipales des 15 et 22 mars.

    « Dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat aux élections de mars 2026 », indique Joël Peyre, « sans amertume, mais non sans regrets », dans un communiqué ce lundi. « L’heure est venue de constater que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement », justifie-t-il. Malgré de nombreux soutiens au sein de la majorité et l’inauguration de son local de campagne le 18 décembre, le sondage paru le 20 décembre dans La Provence ne le créditant que de 5% -très loin derrière David Fournier (PS) à 18%- a certainement pesé dans ce retrait.

    Cette décision est un acte fort en vue de l’unité de la gauche alors que Benoît Belvalette (Place publique), a opéré un rapprochement avec David Fournier. Preuve que les discussions étaient compliquées avec l’adjoint à l’administration municipale, Joël Peyre ne lui apporte pas son soutien. « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis. Devant ces perspectives, et pour le bien commun de notre ville et de ses habitants, afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une « course à l’échalote » vide de sens», livre Joël Peyre.

    Plus d’infos à lire dans La Marseillaise du mardi 6

  • La nouvelle offensive impériale américaine au Venezuela

    La nouvelle offensive impériale américaine au Venezuela

    Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir, lundi matin, à la demande du Venezuela, deux jours après l’opération militaire américaine brutale à Caracas, qui a évincé le président socialiste Nicolás Maduro. Ce raid belliqueux laisse le pays latino-américain dans l’incertitude et sa légalité a été mise en cause par de nombreuses capitales dans le monde.

    Nicolás Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, ont été capturés dans la nuit de vendredi à samedi par les forces américaines après des frappes sur Caracas et ses environs, et des mois de pression militaire des états-Unis en mer des Caraïbes. Ni la Chambre des représentants et ni le Sénat américain n’ont été consultés. Pas plus que l’ONU. Une conception ou la force prime sur le droit.

    Cette agression impérialiste opérée par les états-Unis a été vivement condamnée par les alliés de Caracas (Chine, Russie, Iran ou Colombie) et les critiques ont également fusé de la part de l’ONU, l’Union Européenne et diverses capitales latino-américaines et européennes. Ces dernières dénoncent le recours à la force contre un état souverain et « une violation du droit international ». Seuls quelques gouvernements pro-Trump, tels l’Argentine ou Israël, ont applaudi. Emmanuel Macron, lui, « prend acte », sans condamner.

    Le président vénézuélien déchu a été incarcéré, dimanche, dans une prison de New York. Nicolás Maduro doit comparaître à une date indéterminée devant un juge pour répondre notamment de « narcoterrorisme » et importation de cocaïne aux états-Unis, qui veulent surtout exploiter les vastes réserves de pétrole du Venezuela.

    évoquant une opération préparée depuis des mois, Donald Trump avait assuré samedi que les états-Unis allaient « diriger » le pays de 30 millions d’habitants, ajoutant qu’il serait prêt à y dépêcher des troupes au sol et y lancer une « seconde vague » d’attaques. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a tempéré, dimanche : « Nous sommes en guerre contre les organisations de trafic de drogue, pas contre le Venezuela ».

    Mais la véritable raison de la violation de souveraineté opérée par les Américains, derrière l’accusation bancale de « narcoterrorisme » (lire l’entretien), est liée aux ressources du pays. Le président américain a affirmé, samedi, qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter les ressources pétrolières du Venezuela, qui détient 17% des réserves de brut mondiales et vend 80% de son pétrole de mauvaise qualité vers la Chine.

    L’armée vénézuélienne a reconnu, dimanche, la vice-présidente Delcy Rodriguez comme présidente par intérim, a annoncé le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, qui a appelé ses compatriotes à reprendre une vie normale. Mais Trump, enfermé dans sa logique impériale, a déclaré dimanche au magazine The Atlantic que Delcy Rodriguez, « payera plus cher que Maduro » si elle « ne fait pas ce qu’il faut ».

    Réactions

    Emmanuel Marcon

    Président de la République

    « Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir. En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple. La transition à venir doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien. (…) »

    Fabien Roussel

    Secrétaire national du PCF

    « L’intervention américaine au Venezuela est un scandale absolu qui viole le droit international, menace la paix en Amérique latine. La seule motivation de Trump : le pétrole et ses minerais.(…) Il déclare la guerre à tous les peuples libres et aux nations souveraines (…). »

    Jean-Luc Mélenchon

    Chef de file de La France insoumise

    « Les USA de Trump s’emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d’un autre âge et l’enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse. »

    Olivier Faure

    Premier secrétaire du PS

    « Quoi que l’on pense de Maduro, cet acte doit être unanimement condamné.

    la force ne peut remplacer le droit. C’est un pas de plus dans la délégitimation des institutions internationales (…). »

    Renaud Muselier

    Président (Ren.) de la Région Sud

    « Après avoir volé son élection présidentielle, Maduro a trouvé plus fort que lui : Trump, qui l’a carrément kidnappé dans son pays. L’équilibre mondial se transforme en loi du plus fort, c’est très loin de ma vision du monde et de la démocratie. »

    CGT

    Syndicat

    « Cette agression impérialiste et l’enlèvement d’un chef d’État constituent de graves précédents. »

    Les rendez-vous

    Martigues

    Un rassemblement de soutien au Venezuela est organisé à Martigues, ce lundi à 18h place Jean-Jaurès, à l’initiative du PCF, LFI, du collectif Palestine, de l’Union locale CGT et du Mouvement de la paix.

    Toulon

    La fédération du PCF var appelle à un rassemblement ce lundi à 18h Place de la Liberté.

    Elle propose à toutes les organisations progressistes de se joindre à cette initiative.

  • Les médecins libéraux en grève dès le 5 janvier dans l’Hérault et le Gard

    Les médecins libéraux en grève dès le 5 janvier dans l’Hérault et le Gard

    Que l’on habite dans les Cévennes gardoises ou dans la plaine héraultaise, on sait combien il est long d’obtenir un rendez-vous chez un spécialiste. Dans les hauts cantons et de plus en plus en ville, il est parfois impossible d’obtenir un rendez-vous en moins d’une semaine chez son médecin généraliste.

    Du 5 au 15 janvier, cela risque d’être encore plus compliqué. Les six syndicats de médecins libéraux et internes appellent généralistes et spécialistes à reporter leurs rendez-vous et à fermer leurs cabinets. Un mouvement radical que certains prédisent « historique » destiné à protester contre la politique gouvernementale qui selon les syndicats met à mal la profession.

    Au-delà du grand rassemblement prévu le 10 janvier à Paris, des manifestations pourraient voir le jour dans le Gard et l’Hérault. Pour l’heure, on connaît la liste des griefs relatifs au budget de la Sécurité sociale adopté définitivement le 16 décembre 2025. Le dossier médical partagé (DMP) explique une partie du courroux des médecins libéraux. Ils s’insurgent contre la possibilité d’être sanctionnés par des amendes (en théorie jusqu’à 25 000 euros par médecin ou 100 000 euros par établissement) en cas de non alimentation ou de non consultation des fichiers jugés « trop complexes à utiliser et inefficaces ».

    Les syndicats dénoncent aussi la possibilité pour l’Assurance maladie de baisser de « manière unilatérale et autoritaire » les tarifs des consultations et actes en cas de rentabilité jugée « excessive ». Un point qui va à l’encontre de la négociation conventionnelle instaurée depuis 1971. Par ailleurs seraient supprimés les remboursements de l’Assurance maladie pour les ordonnances rédigées par les médecins non conventionnés pour les soins prescrits par ces médecins à titre gracieux pour eux ou leurs proches.

    Autre motif de colère, la possible mise sous objectifs de médecins qui prescrivent plus d’arrêts de travail que leurs confrères. Le but étant de les inciter à réduire leurs arrêts maladie ou dans le cas contraire à les pénaliser financièrement.

    Enfin, les six organisations syndicales réitèrent leur opposition frontale aux propositions des lois Garot et Mouillé. Toujours examinées aux Parlement, elles visent à lutter contre les déserts médicaux à réduisant le principe de totale liberté d’installation des médecins. En avril 2025, cette mesure qui semble de bon sens compte tenu de la pénurie de médecins, avait déjà suscité une levée de boucliers.

  • « Ce que nous voulons en 2026 » en Occitanie

    « Ce que nous voulons en 2026 » en Occitanie

    Marie Dufresne, secrétaire de l’Union départementale CGT 30

    « Lutter contre la répression syndicale et l’extrême droite »

    Pour Marie Dufresne, secrétaire de l’Union départementale CGT du Gard, 2026 s’inscrira dans la continuité d’un syndicalisme de combat. « Pour l’année 2026, nous continuerons de revendiquer de meilleures conditions de travail et salaires pour les travailleurs et les travailleuses, et de les soutenir dans leurs luttes. » Dans un contexte inflationniste et marqué par la dégradation des droits sociaux, la CGT garde une ligne claire : accompagner les salariés sur le terrain, dans les entreprises comme dans les services publics.

    Autre axe majeur : la défense des libertés syndicales. « Nous nous mobiliserons contre la répression syndicale et en soutien à notre secrétaire générale Sophie Binet attaquée pour injure publique. »

    Une affaire vécue comme un symbole, souligne-t-elle. L’UD CGT du Gard se mobilisera aussi dans la campagne des élections professionnelles.

    Former les syndiqués

    La formation restera également au cœur de l’activité syndicale : « Comme chaque année, nous proposons des formations syndicales pour former les syndiqués sur leurs mandats et sur les propositions CGT pour une nouvelle société. » Un travail qui s’accompagne d’un combat idéologique : « Nous formons aussi pour lutter contre les idées d’extrême droite. » En 2026, la CGT du Gard entend donc poursuivre son rôle d’organisation de classe : agir, soutenir et mobiliser, comme réaffirme sa secrétaire départementale, décidée à ne laisser personne seul face aux pressions patronales et aux reculs sociaux.

    Axel Jolidon

    Fabien Bon, porte-parole du Scum, le Syndicat de combat universitaire de Montpellier

    « Un mouvement social pour en finir avec la précarité étudiante »

    S’il tire un bilan particulièrement négatif de l’année 2025, le Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum) reste confiant et déterminé à continuer sa mobilisation en faveur du niveau de vie des étudiants.

    « Sur l’année scolaire 2024-2025, nous avons distribué 15 000 colis alimentaires aux étudiants, dénombre Fabien Bon, élu au conseil d’administration du Scum et porte-parole. Et ça ne suffit pas. La demande est tellement forte qu’on a dû ouvrir une épicerie solidaire sur le campus universitaire de Béziers. »

    Plus de logements étudiants

    Pour 2026, le syndicat aspire à la formation d’un « mouvement social déterminé et puissant ». Manque de places en master, secteur du logement en tension, frais d’inscription en augmentation pour les étudiants internationaux ou encore système de calcul des bourses jugé « infantilisant » et « injuste » , le Scum espère faire « reculer le gouvernement sur ses réformes qui précarisent les étudiants ». « Le logement est un problème central. En 2026, nous allons solliciter les candidats aux élections municipales pour qu’ils s’engagent à fournir du foncier à bas prix pour la construction de logements étudiants. Les pénuries, les loyers exorbitants, les appartements insalubres ou les propositions indécentes faites à des jeunes femmes en échange d’un logement, ce n’est plus possible. »

    Le Scum espère que plus aucun étudiant ne devra vivre en dessous du seuil de pauvreté. « On ne veut plus les voir attendre dans le froid pour quelques boîtes de conserve. »

    L.B.

    Magali Boisset, éleveuse de poules pondeuses et présidente du Civam bio 34

    « Il faut avoir plus de petits producteurs qui s’installent »

    Éleveuse de poules pondeuses à Vacquières, Magali Boisset espère de cette nouvelle année « avoir plus de jours de repos. Parce qu’il ne faut pas oublier que l’élevage c’est 7 jours sur 7, c’est un métier passion mais qui est épuisant parce qu’il n’y a pas de vacances, il n’y a pas de week-end. » Pour ce faire, celle qui est aussi la présidente du Civam bio (Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural bio) de l’Hérault plaide pour « qu’il y ait plus de petits producteurs qui s’installent notamment en poule pondeuse par exemple, ou en production de volailles de chair afin de finaliser la structuration de la filière ». Ce qui permettrait -en plus d’avoir une alimentation de meilleure qualité car bio et locale- d’avoir des remplaçants qui tourneraient dans différents élevages.

    L’agriculture ne doit pas être abandonnée par l’État

    Et ainsi de militer pour la prolongation et la revalorisation du crédit d’impôt bio. « Il y a eu une diminution des aides pour l’agriculture biologique, notamment les aides de la PAC. Or, aujourd’hui, ce crédit d’impôt bio bénéficie à peu près à la moitié des agriculteurs en bio en France. Ce serait un signe fort de l’engagement de l’État », soutient Magali Boisset. Et il n’y a pas que l’agriculture bio qui a besoin d’être soutenue par les pouvoirs publics en ces temps difficiles. « J’ai une pensée pour les éleveurs bovins avec un espoir pour 2026 d’une vaccination générale et un soutien financier et psychologique auprès des éleveurs en difficulté. On est vraiment solidaire parce que se faire abattre tout son troupeau c’est vraiment dur à vivre économiquement et psychologiquement. Ce n’est pas parce qu’un animal est destiné à produire de la viande que l’éleveur n’est pas attaché à la bonne santé de son troupeau et de ses bêtes », insiste la présidente du Civam bio 34.

    L.D.

    Patrick Fustier, président du collectif « Sauvons le Nîmes Olympique »

    « Il y a enfin une vraie perspective d’éclaircie au Nîmes Olympique »

    Pour Patrick Fustier, président du collectif Sauvons le Nîmes Olympique, 2026 doit marquer un tournant. « Sportivement, on espère que le club va remonter en National. C’est le vœu de tous les supporters. Le Nîmes Olympique n’a rien à faire en National 2. » Le collectif veut aussi contribuer à mobiliser : « Continuer à fédérer les supporters pour qu’ils viennent au stade, c’est l’objectif. »

    Mais le chantier est aussi structurel. « On attend le départ définitif de Rani Assaf », explique-t-il, en espérant la rétrocession « du stade des Antonins, de la Bastide et de la marque Nîmes Olympique ». Les terrains d’entraînement sont à remettre à niveau : « Deux sont morts et occasionnent des blessures. » Un audit de la FFF a confirmé l’ampleur des travaux nécessaires, « et il va y avoir beaucoup d’argent à mettre ». Une étape indispensable pour espérer retrouver un centre de formation agréé.

    « Rejouer en Ligue 2 et aux Costières »

    Un autre enjeu majeur tournera autour des élections municipales. « Nous allons rencontrer tous les candidats à la mairie. On veut rendre publique leur position sur la rénovation des Costières et le retour du club dans son stade historique. » Le collectif prépare un questionnaire précis « pour que chacun dise clairement ce qu’il veut faire ». Et de regretter « l’opacité » de certains élus : « Ce n’est pas normal que des rapports sur le coût des travaux ne soient pas rendus publics. »

    Reste l’espoir, enfin. « C’est la première année depuis longtemps où il y a une vraie perspective. L’an dernier, on serrait les fesses pour ne pas descendre. Aujourd’hui, il y a un cap sportif et un cap sur les structures, même s’il reste des embûches. » Pour lui, la mission du collectif prendra vraiment fin « le jour où le Nîmes Olympique rejouera en Ligue 2… et aux Costières ».

    A.J.