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  • Bruno Schiavo désigné titulaire pour le bus d’Or

    Bruno Schiavo désigné titulaire pour le bus d’Or

    C’était l’heure de l’affrontement au Centre bus de La Rose. Ce mardi se disputait la finale interne à la RTM afin de désigner le titulaire pour le challenge « bus d’Or » à Paris. Un duel disputé entre la jeunesse d’Aymen Allouache ( 20 ans ) du centre bus d’Arenc, lauréat du concours du meilleur jeune conducteur de France lors des Worldskills 2025, et l’expérience de Bruno Schiavo (49 ans), du centre bus La Rose, vainqueur de la première phase de sélection. Ils ont d’abord passé un exercice de conduite dans la matinée avant d’effectuer une épreuve dite en ligne, sur le terrain, dans l’après-midi. C’est Bruno Schiavo qui a été désigné titulaire pour le bus d’Or.

    Des ambitions de victoire à Paris

    Les deux conducteurs sont donc directement qualifiés pour la finale nationale à Paris. « On a deux très bons candidats avec le meilleur jeune conducteur de France (Aymen Allouache) et Bruno Schiavo qui est très expérimenté avec la double casquette de formateur. On essaye de mettre toutes les chances de notre côté et on ne monte pas à Paris pour être figurant », annonce Nicolas Covarel, directeur d’exploitation de la RTM, en charge d’organiser l’épreuve du jour.

    La finale se déroulera du 9 au 11 juin, à Paris. « Si je peux conduire à Marseille, je pense pouvoir conduire de partout. On n’a pas à rougir, on va monter sans pression dans la capitale », déclare Aymene Allouache. Bruno Schiavo complète : « On va à Paris avec détermination, on veut faire quelque chose de bien. On a une bonne équipe, de bons coaches. »

  • Marseille : la RTM en route pour le « bus d’Or »

    Marseille : la RTM en route pour le « bus d’Or »

    La Régie des Transports Métropolitains (RTM) a organisé, ce mardi 5 mai, sur le site du dépôt de la Rose à Marseille, un challenge interne pour désigner le conducteur qui représentera l’entreprise lors de la prestigieuse compétition nationale du « Bus d’Or 2026 », du 9 au 11 juin à Paris. Une sélection qui a eu lieu en présence de la nouvelle présidente de la RTM, Samia Ghali et du directeur Hervé Beccaria. La première place est revenue à Bruno Schiavo du Centre bus la Rose. Il rencontrera désormais Aymene Allouache, du Centre d’Arenc qui a remporté le concours du meilleur jeune conducteur de France lors des WorldSkills 2025, pour une finale décisive qui désignera le représentant RTM au Bus d’or.

  • [Cadmium] Des tests remboursés mais pas pour tous

    [Cadmium] Des tests remboursés mais pas pour tous

    La bombe sanitaire liée au cadmium est-elle en passe d’exploser ? La pollution de ce métal lourd et sa dangerosité pour la santé (défini comme un cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé depuis 1993) font désormais régulièrement la une des médias. Une récente étude de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) montrait ainsi qu’un Français sur deux avait accumulé trop de cadmium dans son organisme.

    Face à ces résultats, l’Assurance-maladie et les syndicats de biologie médicale ont conclu un accord début avril pour rembourser les tests à partir de cet été. Ce dépistage, qui coûte 27,50 euros, sera pris en charge à 60% par l’Assurance-maladie et à 40% par les complémentaires santé. Mais seuls ceux vivant dans une zone jugée contaminée et les salariés de l’industrie au contact du cadmium seront remboursés.

    Une stratégie critiquée

    Ce choix d’un dépistage géographique, préconisé par la Haute autorité de santé en 2024, a rapidement été fustigé par les médecins. « Dépister selon le lieu de résidence ne tient pas la route », affirme ainsi François Simon, médecin retraité membre de l’association pour la dépollution des anciennes mines de la Vieille Montagne (AdamVM), basée dans les Cévennes gardoises, qui alerte depuis longtemps sur la dangerosité du cadmium. « Selon l’Anses 48% des Français ont des valeurs toxicologiques de référence au-dessus des normes admises, donc ça ne dépend pas uniquement de la zone géographique. On risque d’être contaminé avant tout par son alimentation. Ce n’est donc pas le lieu de résidence qui est important. » En effet l’Anses précise que la première source de contamination vient de l’alimentation, le cadmium étant très présent dans les pommes de terre, le chocolat, les céréales, le riz ou les biscuits…

    Autre problème : pour définir les zones où la pollution serait la plus importante, l’État s’appuie sur une carte réalisée en 2011 par le Groupement d’intérêt scientifique (GIS). « Cette carte n’est pas actualisée. Il y a donc beaucoup de réticence autour de cette carte très ancienne. En plus, la France a une dérogation pour l’épandage des engrais phosphatés avec 90 mg/kg alors que l’Union européenne réclame un maximum de 60 mg/kg et l’Anses, depuis 2019, réclame que ce soit à 20 mg/kg. La pollution des sols français n’a pas cessé ces dernières années donc cette carte est caduque », ajoute François Simon.

    La question se pose aussi de la démarche à suivre si le test est positif, car aucun protocole n’a été arrêté. « Les médecins n’ont pas de formation sur le sujet et ne connaissent pas les pathologies que ça engendre », explique François Simon qui demande avant tout de changer de modèle agricole : « Pendant longtemps, on a regardé ailleurs et maintenant ça nous explose au visage. C’est un problème politique et il faut maintenant de la volonté. Il faut diminuer les engrais phosphatés tout de suite, pas en 2038 comme c’est prévu aujourd’hui. Combien faut-il de cancers pour qu’on prenne des mesures immédiates ? »

  • Alès : les élèves de Gilles Roumieux pensent l’écologie

    Alès : les élèves de Gilles Roumieux pensent l’écologie

    Comme chaque année depuis six ans, Gilles Roumieux va diffuser la prochaine brochure réalisée par ses élèves. Celle-ci s’intitule Touche pas à ma planète et permet de connaître les réflexions d’adolescents alésiens sur la menace du dérèglement climatique. Loin d’être anonyme, le travail réalisé au collège Jean-Racine d’Alès est désormais connu partout en France. Les cinq premières brochures se sont en effet écoulées à plus de 100 000 exemplaires. « C’est environ 20 000 brochures diffusées chaque année grâce au soutien de la Casden [banque coopérative de la fonction publique, Ndlr], qui les distribue dans tous les Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation », précise le professeur d’histoire-géographie. La brochure sur le harcèlement scolaire, qui avait été accompagnée d’une exposition diffusée partout dans le Gard, obtient même régulièrement de nouvelles commandes.

    Après l’école, la démocratie, les écrans et le harcèlement scolaire, Gilles Roumieux s’attaque désormais à l’environnement, un « univers que je connais moins » que les thèmes précédents mais auquel « la sensibilisation des adolescents est essentielle ». Pour cette édition, le professeur a fait appel à la géographe Catherine Bernié-Boissard, qui signe la préface de la brochure. Celle-ci espère ainsi que ces écrits « puissent susciter un élan, rassembler et donner envie d’agir ».

    Les élèves réclament

    de l’instruction

    Si la jeunesse semble plus sensibilisée aux problématiques environnementales, Gilles Roumieux a été surpris par la distance mise par les élèves avec le danger encouru : « Ce n’est qu’un échantillon de 50 élèves, mais je remarque qu’ils sont conscients des dangers sans toutefois que ce soit leur préoccupation essentielle. Comme nous sommes dans une époque d’instantanéité, ils ont du mal à se projeter vers l’avenir, même s’ils constatent des phénomènes météorologiques de plus en plus intenses. Je pense que ce travail a permis une prise de conscience. Seuls quelques élèves ont reconnu en parler en famille par exemple. »

    Si les élèves consentent à faire des efforts, dans le tri des déchets ou dans l’économie de l’eau par exemple, ils restent par contre réfractaires à modifier leur approche du numérique, pourtant très énergivore. Mais comme pour le harcèlement ou les écrans, ils sont demandeurs de plus d’instruction sur le sujet à l’école. « Ils voudraient qu’on en parle en cours de SVT de manière plus approfondie et qu’on les fasse participer à des actions. Ils ont dit qu’ils voudraient être davantage sensibilisés par des acteurs de terrain qui viendraient de l’extérieur. Ils pensent que l’école devrait faire davantage sur ce sujet », confirme Gilles Roumieux.

    Une cérémonie de remise des brochures aux parents sera organisée à la mairie d’Alès le mercredi 10 juin (17h30) et une dédicace des élèves est également prévue.

  • À Montpellier, les acteurs de la scène queer se retirent de la Pride

    À Montpellier, les acteurs de la scène queer se retirent de la Pride

    « Nous alertons sur des dysfonctionnements structurels qui empêchent la Pride de Montpellier d’être véritablement représentative de la communauté queer locale », annonce d’emblée le communiqué unitaire signé par Nuit Brune, Dragnigni, Folle de Rage, La Madrediosa, La Ruche, Support your local Girl Gang, VX Production et Queer Marche.

    Dans ce texte, intitulé « La Pride au peuple », ces acteurs de la scène queer, drag et militante montpelliéraine souhaitent mettre au clair les raisons de leur retrait collectif de la marche des fiertés qui aura lieu les 19 et 20 juin.

    Entre intimidations

    et pression financière

    Ces problèmes ne datent apparemment pas d’hier et leur gravité n’a eu de cesse de se révéler, notamment lors de la Queer Night 2026, le 1er avril dernier. Cet événement organisé par l’association Fierté Montpellier Pride et leur directeur artistique, au cœur des problèmes énoncés, a mis en évidence un fonctionnement déjà bien connu des acteurs en question : « Un système dans lequel une personne non élue par les adhérents peut se retrouver avec un poids déterminant sur des décisions artistiques, financières, relationnelles ou médiatiques qui concernent toute la communauté. »

    « Dans notre communiqué nous avons parlé de pressions, de risques de blacklist, de menaces autour de bookings, de pressions juridiques liées à l’usage du mot “Pride” et de situations où l’argent ou la visibilité deviennent levier de pouvoir », précisent conjointement les structures signataires. Un fonctionnement qui n’est pas inconnu au sein de l’association : « Fierté Montpellier Pride a commandité l’an dernier un audit interne qui révèle, noir sur blanc  : “une gouvernance manquant de clarté”, “une communication et une gestion relationnelle dysfonctionnelles”, “des tensions psychosociales », et une présidence “trop incarnée”. » Si cette prise de parole sonne comme un ras-le-bol des acteurs de la communauté queer, ces derniers rappellent que c’est avant tout une volonté que la Pride « soit construite avec la communauté qui lui donne son sens. »

  • Vers une direction collégiale à la tête du PS 13

    Vers une direction collégiale à la tête du PS 13

    C’est une page que s’apprête à tourner la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, la deuxième dans le pays pour le parti à la rose. À sa tête depuis 2021 après la démission de Nora Mebarek et la transition houleuse qui s’en était suivie, l’adjoint marseillais à la vie associative Yannick Ohanessian devrait, selon des informations concordantes, céder dans les semaines à venir son siège de premier secrétaire fédéral au profit d’une direction collective transitoire.

    Une information que conteste le principal intéressé, indiquant conserver à ce jour ses fonctions. Même si celui qui ne pointait qu’à la 33e place de la liste du Printemps marseillais lors des dernières municipales avait déjà ouvertement par le passé déploré les attaques internes. « Pour l’année 2024, je n’ai pas toujours été épargné », déplorait-il ainsi lors des vœux de la fédération PS en 2025, en appelant à la « camaraderie ».

    « Nous avions une fédération un peu à l’arrêt depuis la fin de l’année dernière, des militants nous demandaient ce qu’il se passait, il n’y avait plus de réunion », explique l’adjointe à l’urbanisme Audrey Gatian, sollicitée par La Marseillaise. « Nous avons besoin d’un parti qui travaille, dise les choses, les porte localement », défend-elle en distinguant la situation des mélodrames nationaux qui traversent le parti. Une direction collégiale de six membres a ainsi été présentée à la direction nationale, représentative du poids des différents textes d’orientation dans le département, avec l’espoir de la voir installée « dans les semaines qui viennent ». En espérant une transition « la plus courte possible ».

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concerts Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve,

    La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

  • Dans « les Théâtres », une saison marquée par des héroïnes

    Dans « les Théâtres », une saison marquée par des héroïnes

    « Le Gymnase entre dans sa dernière ligne droite avant réouverture », annonce Dominique Bluzet. Le chantier du théâtre le plus ancien de Marseille, fermé depuis près de six ans, « avance normalement », assure le directeur des « Théâtres », qui comporte également en son sein la scène des Bernardines, à Marseille, ainsi que les salles aixoises du Grand Théâtre de Provence (GTP) et du Jeu de Paume. « On espère que le Gymnase nous sera rendu à l’été ou à l’automne 2027. De toute façon, la saison qui arrive sera la dernière que l’on fera hors les murs », promet l’entrepreneur culturel.

    Pour sa saison 2026-2027, le Gymnase continuera de déployer son programme à La Criée, l’Odéon, au Théâtre Joliette et à la Friche Belle de Mai. Au menu, une cinquantaine de représentations de 12 spectacles, parmi lesquels les Trahisons d’Harold Pinter, triangle amoureux dépoussiéré par Tatiana Vialle, un Don Juan, signé Philippe Car et incarné par Valérie Bournet, qui passe de la stature du « séducteur flamboyant » à celui de « prédateur », ou encore La chair est triste hélas, texte d’Ovidie porté par la verve d’Anna Mouglalis.

    Rois et héroïnes

    Dans Il Risveglio – L’éveil, le metteur en scène et acteur italien Pippo Delbono évoquera, lui, « la perte de l’amour de sa vie et comment s’en relever. Un choix entre sombrer et revivre, par la musique », campe Dominique Bluzet. À noter aussi, toujours dans le cadre de la saison hors les murs du Gymnase, Le Roi Lear revisité par l’homme de théâtre congolais Dieudonné Niangouna, ainsi que Ménopause, écrite par Alex Goude et Alexandra Cismondi. Une comédie musicale prenant pour point de départ « quatre femmes qui se battent pour un soutien-gorge dans un grand magasin » et qui « découvrent, malgré leurs différences, un point commun auquel elles ne peuvent pas échapper ».

    Le programme des « Théâtres » sera jalonné par 97 spectacles et 265 représentations, se félicite Dominique Bluzet. Du côté des Bernardines, charge à Barbara (par Barbara) d’ouvrir la saison. La Marseillaise Marie-Sophie Ferdane dans le rôle-titre, une plongée dans la vie et les paroles de la chanteuse de L’aigle noir. L’auteur et metteuse en scène Louise Vignaud réécrira quant à elle le mythe de Médée/s, interprétée par Rachida Brakni. Selon cette dernière, « une figure féminine qui a été écrite plusieurs fois, mais toujours sous le regard d’un homme. On en parle souvent comme d’une sorcière pour mieux la tenir à distance ».

    Preljocaj, Nordey…

    À Aix, le Grand Théâtre de Provence entrera dans une nouvelle ère. Doté de sa nouvelle délégation de service public pour cinq ans, le GTP voit l’arrivée de deux directrices générales, Johanna Flores et Anne-Sophie Dorion. « ADN toujours inchangé et programmation pluridisciplinaire » renouvelée, un projet qui permettra la « création d’une salle de 500m² » pour accueillir des propositions axées autour « des enfants, des jeunes talents et du cabaret ». Et, au programme de la salle-mère, des spectacles qui s’annoncent majestueux, à l’instar de la première mondiale de Soulèvement, du Ballet Preljocaj. « Cette pièce n’est pas un brûlot politique mais va parler de la manière dont les corps se soulèvent pour revendiquer ou corriger des injustices », résume le chorégraphe Angelin Preljocaj.

    Quant au Jeu de Paume, il sera cette saison le théâtre de belles curiosités comme Résurrection, relecture du roman de Tolstoï par Leïla Slimani et Simon Delétang, assurée « pour partie » par la troupe de la Comédie française, ou encore Madame de Sade, pièce écrite en 1965 par Yukio Mishima, que Stanislas Nordey met en scène avec un casting 6 étoiles, comme autant de comédiennes (Anne Brochet, Mélanie Thierry…) portant un regard sur le marquis libertin.

  • Vaucluse : un peu moins de touristes en 2025

    Vaucluse : un peu moins de touristes en 2025

    Une légère baisse de la fréquentation touristique en 2025 mais pas d’inquiétudes. C’est en tout cas ce qui ressort du bilan touristique dressé par l’agence départementale Vaucluse Provence Attractivité qui fait état de 21,3 millions de nuitées l’an dernier, soit 4% de moins que l’exercice précédent.

    Ce qui « démontre la solidité » du tourisme local, assure l’organisme après une année 2024 « exceptionnelle » sans en dire plus. Car ces chiffres restent « à un niveau élevé » et « traduisent la résilience du Vaucluse, qui continue de séduire visiteurs français et étrangers » dans « un contexte national et international marqué par des incertitudes économiques et géopolitiques ». Et au-delà des nuits passées sur le territoire, le document, qui s’est appuyé sur des données de l’Insee, le dispositif basé sur la téléphonie mobile Flux Vision Tourisme ou encore les dispositifs d’observation des hébergements locatifs de Lighthouse, fait état de 1,6 milliard d’euros de retombées économiques et 12 000 emplois locaux.

    Une clientèle qui est assez diversifiée avec 43% de nuitées qui ont été réalisées par des étrangers. Si ce sont en majorité des visiteurs européens, les Allemands et les Belges en tête, les Américains ont investi massivement le Vaucluse en 2025 et représentent 9% des nuitées des étrangers sur le territoire. Tandis que pour les touristes français, ces derniers viennent en majorité de Paris, des Bouches-du-Rhône et du Rhône, « fidèles au territoire comme les années précédentes », glisse Vaucluse Provence Attractivité. Le Département figure notamment à la 17e position des destinations estivales des habitants de la capitale « derrière les destinations de bord de mer de Sud-Paca et de Nouvelle-Aquitaine », poursuit l’organisme. Mais cette présence française a, comme pour quasiment tous les autres paramètres, légèrement reculé en 2025.

    Un début d’année satisfaisant

    Les zones les plus prisées sont elles aussi identifiées par Vaucluse Provence Attractivité. Et ce n’est pas le Grand Avignon, pourtant porté par ses monuments comme le Palais des Papes, qui figure en première position malgré 6,1 millions de visiteurs, dont aussi la moitié de la clientèle internationale du Département. C’est en effet le Luberon qui reste toujours très attractif et reste en tête avec également 6,2 millions de nuitées et également une forte présence étrangère avec 46%. Une zone qui reste « un incontournable grâce à ses villages perchés, ses marchés provençaux et ses sites naturels préservés », précise-t-on. Suit enfin le nord, autour du Mont Ventoux, avec 5,7 millions de nuitées et qui se caractérise par « une fréquentation étalée sur l’année, notamment au printemps et à l’automne grâce aux sports de nature dont le vélo ou la rando ». Suit la vallée du Rhône, à savoir autour d’Orange et Châteauneuf-du-Pape avec 15% de ces réservations mais qui attire plutôt des touristes français.

    Et les premiers chiffres pour 2026 montrent pour l’heure une légère baisse similaire à celle constatée l’an passé mais qui reste « proche de 2025 et donc satisfaisante », estime Vaucluse Provence Attractivité, sollicitée par La Marseillaise. Et un peu plus accentuée chez les visiteurs français, ce qui « s’explique plus par le calendrier scolaire que par la crise d’Ormuz », assure-t-on.

  • L’Alternative progressiste à la page et en ligne face au RN

    L’Alternative progressiste à la page et en ligne face au RN

    Dans l’ancien bastion de gauche tombé sous la férule du parti à la flamme, l’opposition progressiste est sur tous les fronts pour ne pas laisser l’extrême droite seule faire le récit de son (in)action, jouer les vigies citoyennes et continuer à porter haut en salle du conseil municipal – autant dire en milieu très hostile – ses valeurs d’humanisme et d’émancipation.

    C’est ce que retrace le premier numéro du journal d’Alternative progressiste dans lequel le groupe réaffirme son engagement « à défendre sans relâche la justice sociale, la solidarité et la dignité républicaine ». « Une opposition qui sera présente chaque fois que les habitants seront opposés les uns aux autres, chaque fois que les services publics ou le tissu associatif seront fragilisés », prévient Stéphane Sacco (GRS).

    Et de poursuivre : « La Seyne n’est pas une ville comme les autres : terre ouvrière et populaire, elle porte une histoire intimement liée aux luttes sociales et aux valeurs de solidarité. » Un patrimoine culturel qui doit jouer « le rôle de boussole » pour résister au repli sur soi, au rejet de l’autre et à la division.

    L’équipe met d’ailleurs en évidence, dans l’un de ses articles, comment la contradiction est apportée au maire d’extrême droite Dorian Munioz, en pointant les contradictions du RN et ce qu’elle qualifie d’imposture sociale. L’occasion, par exemple, de dénoncer un budget d’austérité qui traduit « le manque de démarche volontariste pour le mieux vivre de chacune et chacun ».

    Sur tous les fronts

    La gauche insiste ainsi sur le peu d’ambition de cette majorité à répondre aux besoins des habitants, si ce n’est par une communication purement sécuritaire, en proposant comme seul horizon, dénonce-t-elle, « moins de services publics en parlant de rationalisation de la masse salariale et ne remplaçant pas les départs à la retraite des titulaires ». « Rien sur des projets structurants tels que la piscine ou la construction du groupe scolaire Verne/Mabily », fulmine Cédric Turco (PCF).

    Le groupe met également en avant sa présence sur le terrain pour soutenir les personnels du service psychiatrique de l’hôpital de La Seyne, aujourd’hui gravement menacé. « Pourtant, il assure la prise en charge de la santé mentale pour près de 180 000 habitants sur neuf communes. Sa fragilisation constitue un problème majeur pour notre territoire », dénonce Brigitte Cheinet (PCF).

    Une réalité qui, ajoute-t-elle, met en danger à la fois les soignants, les patients et la qualité des soins. Et de conclure : « Défendre ce service, défendre la santé dans son ensemble, c’est garantir un accès digne et égal aux soins pour toutes et tous. »

    Les élus de gauche mettent également un point d’honneur à lutter « pour une école publique ambitieuse », insiste Cédric Turco. « Lors du Comité social d’administration départemental, où je siège en tant que représentant syndical, nous avons défendu avec détermination les écoles seynoises », explique-t-il. Ce qui a permis, malgré la baisse du nombre d’élèves dans la commune, qu’aucune fermeture de classe ne soit actée, notamment dans les écoles Lucie-Aubrac et Martini. « Une décision essentielle pour préserver des conditions d’apprentissage dignes », insiste-t-il. Et de prévenir : « Toutefois, des difficultés persistent. L’ouverture nécessaire d’une classe à la maternelle Eugénie-Cotton n’a pas pu être obtenue, faute de local disponible. »

    Une situation directement liée à l’abandon par la droite du projet de construction du groupe scolaire t Verne-Mabily. Les élus d’opposition restant sur ce dossier aussi pleinement mobilisés.

    Le combat va donc continuer pour une alternative progressiste.