Category: accueil-merge

  • Dans l’Hérault, pas de plan grand froid mais plus de moyens

    Dans l’Hérault, pas de plan grand froid mais plus de moyens

    Parfois, quand je tends un café chaud à un habitué de nos maraudes, que je discute avec lui cinq minutes, je me demande si ce n’est pas notre dernière conversation parce qu’il est annoncé des températures horribles la nuit. Il faut s’accrocher face à la détresse humaine qu’on croise », soupire Céline Bouloc. La présidente de l’association Action froid à Montpellier est plus qu’inquiète en ce qui concerne les personnes dormant à la rue. Voilà maintenant plusieurs jours qu’une vague de froid s’abat sur l’Hexagone et n’épargne pas Montpellier. Preuve en est, le mercure est négatif la nuit et le ressenti peut atteindre
    -6 °C. Le drame est arrivé le 30 décembre dernier à Montpellier : un jeune homme de 29 ans est décédé à cause du froid. La vague de froid perdurant, la préfecture a décidé d’agir. « Des moyens humains, des équipements spécifiques (sacs de couchage grand froid) et des capacités d’accueil ont été mobilisés en renfort, dès le 31 décembre », fait savoir la préfecture.

    70 places débloquées

    Aussi, avec la Ville de Montpellier, un accueil de nuit a été ouvert le 4 janvier. « Dès la fin de la matinée, le Samu et le SIAO nous avaient fait remonter que les conditions étaient difficiles, les gens étaient en souffrance. Le maire a donc discuté avec la préfète l’hébergement inconditionnel est une compétence de l’État afin d’ouvrir un lieu d’hébergement exceptionnel. Nous avons donc équipé le gymnase Emmanuel-Gambardella en 1 heure avec la Croix Rouge », détaille Michel Calvo, adjoint aux solidarités de la Ville de Montpellier. Le même dispositif avait été mis en place lors de l’épisode cévenol de la fin décembre. Ainsi, 33 personnes dont une femme ont été accueillies le premier soir sur une capacité de 70 places. À l’heure où La Marseillaise mettait sous presse, la mesure était maintenue a minima jusqu’au 8 janvier.

    Mais là où le bât blesse, c’est que la préfecture n’a pas déclenché le plan grand froid – la température doit être en dessous de zéro même en journée – au grand dam des associations. Pourtant, le plan aurait permis une mobilisation générale afin de trouver des places d’hébergement supplémentaires. « Ce qui m’inquiète, c’est qu’après le 8 janvier, on ne va pas retrouver des températures de 20 degrés, qu’est-ce qu’on va faire ? Comme on n’active pas le plan grand froid, en journée, les sans-abri n’ont pas de lieu de repli. Quand il fait 2 ou 3 degrés, nous, nous avons des vêtements chauds, un foyer avec un minimum de chauffage mais ce n’est pas leur cas », poursuit Céline Bouloc. Pour maintenir la pression et tirer la sonnette d’alarme, des rassemblements quotidiens sont organisés par plusieurs associations à 18h devant les grilles de la préf.

    En ligne de mire, l’objectif est de faire bouger les lignes. « On veut vraiment une municipalité, une préfecture qui s’engagent pour ouvrir un gymnase, mettre les moyens et faire en sorte que ça puisse être pérennisé sur une semaine ou plus en fonction des besoins », soutient la présidente d’Action froid de Montpellier. Une solution pour répondre à l’urgence, avant de mettre les bouchées doubles pour pallier la situation. « Il faut absolument qu’il y ait un peu plus de moyens financiers mis au service du secteur du social. Qu’il y ait plus d’éducateurs, qu’on puisse avoir plus de temps de prise en charge. Car on croise beaucoup de jeunes qui viennent de l’aide sociale à l’enfance. Passé 18 ans, on sait qu’ils sont foutus à la porte parce qu’il n’y a pas de solution pour la suite. Ces jeunes-là se retrouvent donc dans la rue et malheureusement, il n’y a pas de structure d’hébergement qui a la capacité de prendre du temps pour les écouter, pour les réinsérer. Or leurs parcours sont chaotiques : on croise des personnes en grande fragilité psychique, des gens en situation de handicap, en fauteuil roulant », se désole Céline Bouloc.

    Un travail effectué en majeure partie par des bénévoles qui manquent de bras. Un risque que la situation empire ?

  • [Travailleur de demain] Célian Bert, jeune soudeur prodige : « J’aime voir ce que je sors, ce que je crée, où ça va et à quoi ça sert »

    [Travailleur de demain] Célian Bert, jeune soudeur prodige : « J’aime voir ce que je sors, ce que je crée, où ça va et à quoi ça sert »

    Je veux tout essayer dans la soudure : le nucléaire, l’aéronautique ou la pétrochimie. » À 20 ans, Célian Bert, apprenti soudeur au CFAI Provence, centre de formation d’apprentis d’Istres et pôle de formation de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), voit grand. Médaillé d’excellence aux Worldskills, c’est pour lui la récompense d’un travail acharné et d’une quête permanente de « perfectionnement ». « On m’a dit que pour un soudeur et une première présentation aux Worldskills, faire médaille d’excellence c’est vraiment pas mal. Ça montre que je fais partie des meilleurs », explique-t-il, sans un brin de vantardise mais avec une fierté sincère.

    Et pour cause, le jeune homme est à sa cinquième année d’apprentissage dans le milieu du soudage, actuellement en train de faire un titre professionnel. Après un CAP, un brevet professionnel et une mention complémentaire, il est visiblement tombé amoureux du métier. « Ce n’est qu’à partir de la mention complémentaire que j’ai commencé le soudage, avant je faisais de la serrurerie-métallerie », se rappelle-t-il. Un début de formation où il a « appris les bases », après s’être rapidement dirigé vers un cursus scolaire professionnel : « Je savais que le cursus général n’était pas fait pour moi. Je suis passé de 9 de moyenne au collège à 18 en CAP, c’est là que j’ai trouvé ma voie. »

    Une voie qui lui réussit plus que bien et dans laquelle « il se donne à fond ». « Je ne suis jamais satisfait de ce que je fais. Je veux toujours faire mieux, en apprendre le plus possible », assume-t-il. Il faut dire que le milieu l’attire depuis un bout de temps. Né à Marseille, il a grandi en région Paca, alternant avec l’Ardèche, la Drôme et le Luberon et son idée originelle était d’allier sa passion de la plongée et le travail sur les métaux : « De base je voulais faire soudeur scaphandrier. Ça m’attirait car depuis tout petit je fais de la plongée. » Mais il a évolué avec le temps. « J’ai préféré me reporter sur le nucléaire, mais au final je regarde plutôt dans l’aéronautique. Je préfère les ateliers plutôt que les chantiers », développe-t-il. Des domaines d’activité qui collent avec ses qualités. Son métier demande en effet un certain sens de la précision, il faut travailler « la lecture de plan » et respecter les consignes au millimètre près : « Il ne faut pas d’erreur, sinon on doit tout reprendre. Une fuite dans la tuyauterie en pétrochimie, ça peut être très dangereux. » Pas naïf, il est bien conscient de la réalité des conditions de travail de sa profession et est attaché aux process de sécurité.

    Enfin, il met beaucoup de sens dans son métier : « J’aime voir ce que je sors, ce que je crée, où ça va et à quoi ça sert. » Et autant dire qu’il accorde une grande importance à la pratique. La preuve, il travaille actuellement à Socomelu à Pertuis, alternant généralement trois semaines en entreprise et une semaine de cours. Il habite à Ceyreste en Luberon, à 40 minutes de route de son boulot et une heure de plus pour aller au CFAI. Heureusement, sa grand-mère habite à Istres et il sait pouvoir compter sur le soutien inconditionnel de sa famille et de ses parents restaurateurs : « Ils m’ont toujours soutenu dans mes choix, ce sont mes plus grands fans. »

  • Avec les reptiles, un pas de plus vers l’origine du sommeil

    Avec les reptiles, un pas de plus vers l’origine du sommeil

    C’est un rythme cérébral qui était connu pendant le sommeil des humains et des souris : toutes les cinquante secondes environ, l’activité électrique des neurones marque un maximum. Mais personne ne l’avait encore observé chez les reptiles. C’est maintenant chose faite. Et pour sept espèces de lézards et un oiseau. Fruit de dix années de travail, ces résultats sont parus dans Nature neuroscience. « C’est intéressant de l’observer chez des reptiles car il s’agit d’espèces génétiquement éloignées des mammifères, souligne Paul-Antoine Libourel, chercheur CNRS au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier et dernier auteur de l’étude. Ce rythme, dit “ultra-lent”, semble donc être une propriété ancestrale et fondamentale partagée par toutes ces espèces. » Une propriété héritée de leur ancêtre commun qui a vécu il y a 300 millions d’années.

    Ces résultats confirment et complètent ce qu’esquissait déjà une étude de 2016 chez une espèce de lézard : le dragon barbu. « Les auteurs interprétaient cette oscillation comme une alternance entre deux états de sommeil ressemblant à du sommeil profond et du sommeil paradoxal, indique Paul-Antoine Libourel. Nous n’étions pas convaincus. Notre étude rapproche plutôt cela du rythme ultra-lent qui commence à être bien documenté chez les mammifères. »

    Cette oscillation de l’activité électrique des neurones pendant le sommeil est dite « ultra-lente » car sa période est plus longue que celle des oscillations les plus lentes déjà connues lors du sommeil profond des mammifères : les ondes « delta », qui atteignent un maximum chaque seconde environ. Chez les mammifères et les pigeons, les oscillations ultra-lentes atteignent un maximum toutes les cinquante secondes environ. Chez les reptiles, c’est toutes les cent secondes.

    Nettoyage ou défense ?

    En parallèle de l’activité électrique des neurones, d’autres paramètres physiologiques ont été enregistrés pendant le sommeil : respiration, rythme cardiaque, mouvements des yeux, activités musculaire et vasculaire-cérébrale. Et surprise : tout oscille en phase, avec cette même période d’environ cent secondes. Même la luminosité de la peau chez le caméléon.

    Pourquoi l’évolution aurait-elle conservé ce rythme chez toutes ces espèces si éloignées. Pour faciliter l’élimination des déchets métaboliques dans le cerveau pendant le sommeil ? C’est une hypothèse. « Cela fonctionnerait comme une pompe », illustre Paul-Antoine Libourel. D’autres pensent que cela permettrait d’assurer un certain niveau d’attention lors du sommeil profond. « Il a été observé que ce rythme était en phase avec des libérations de noradrénaline – un neurotransmetteur lié à la vigilance », précise le chercheur. Comme un mécanisme de défense pour ne pas trop baisser la garde face à d’éventuels prédateurs pendant le sommeil – qui reste une activité risquée. Mais cela est à confirmer.

  • [Méditerranée] Regard sur l’Espagne : l’inquiétante progression de l’extrême droite

    [Méditerranée] Regard sur l’Espagne : l’inquiétante progression de l’extrême droite

    Février 1936, « el Frente Popular » l’emportait en Espagne aux élections législatives, dans un contexte de montée du fascisme et du nazisme en Europe. 18 juillet 1936, la République espagnole était agressée par le capitalisme international avec son bras armé, le fascisme. L’enjeu ? Mettre un coup d’arrêt au progrès social, aux nouvelles libertés conquises, à l’émancipation des travailleurs et des peuples, aux droits des femmes, à la mise en place de coopératives et de collectivisations des terres et des moyens de production.

    90 ans plus tard, l’Espagne voit avec inquiétude la progression de l’extrême droite, qui fait l’apologie du franquisme et distille dans la société l’idée que c’était mieux du temps de Franco. L’Espagne, dont la transition démocratique « molle » qui a suivi la mort du dictateur, a rejeté dos à dos victimes et bourreaux du fait de la loi d’amnistie de 1977 avec en prime la mise en place par le système franquiste d’une monarchie constitutionnelle héritière du régime dictatorial, ce qui complique aujourd’hui les recherches des familles de dizaines de milliers de victimes dont les restes gisent dans près de 6 000 fosses répertoriées. L’Espagne baigne toujours dans les eaux nauséabondes d’un franquisme qui n’en finit pas de mourir.

    L’Espagne, qui ne s’est toujours pas débarrassée de ce passé en procédant à un nécessaire « Nuremberg » reste le pays d’Europe qui a le plus mis en place des politiques sociales depuis que la gauche est au pouvoir, et qui a le plus pris des positions internationales souvent à contre-courant, notamment en faveur du peuple palestinien et contre la violation par Trump du droit international au Venezuela. Malgré cela, la gauche recule dans la plupart des régions aux élections et voit son électorat fondre comme neige au soleil. Le PSOE est empêtré dans des affaires de corruption. La droite, qui n’a pas de leçons à donner dans ce domaine en profite pour se faire une virginité. L’atmosphère politique de plus en plus délétère dans le pays, a pour conséquence de mettre à l’arrière-plan les réformes sociales dont bénéficient les Espagnols, qui assistent dépités à des débats politiciens au ras des pâquerettes.

    Les communistes, Izquierda Unida, parties prenantes de Sumar partenaires du PSOE au gouvernement, ainsi que les groupes parlementaires de la majorité non représentés au gouvernement, tels Podemos ou encore Esquerra Republicana Catalana (ERC), s’inquiètent à juste titre de cette situation dans un contexte de trumpisation en Europe.

    Il est temps que des mesures courageuses et efficaces soient prises par le gouvernement afin que la gauche reprenne des couleurs. Même si le salaire minimum interprofessionnel (SMI) est passé de 735 euros mensuels à 1 221 euros entre 2018 et 2026, une progression spectaculaire de plus de 60%, la question du pouvoir d’achat reste essentielle, notamment à cause du prix élevé des produits de première nécessité. La question du logement exige aussi une politique à la hauteur des besoins ainsi que les services publics notamment la Santé et l’Enseignement. En clair, le gouvernement doit donner une impulsion significative pour que les politiques publiques continuent d’améliorer la vie des gens. La condition pour redonner confiance et barrer la route à la droite et l’extrême droite.

    Journaliste,

    président de l’Association pour le Souvenir

    de l’exil républicain espagnol

    (Aseref)

  • [Entretien] Paul-Antoine Libourel, chercheur CNRS : « Il faut nous décentrer de nous-mêmes pour comprendre le sommeil »

    [Entretien] Paul-Antoine Libourel, chercheur CNRS : « Il faut nous décentrer de nous-mêmes pour comprendre le sommeil »

    La Marseillaise : Vous montrez que reptiles et mammifères partagent un rythme ultra-lent – plusieurs dizaines de secondes de l’activité neuronale pendant qu’ils dorment. Ce rythme est présent pendant le sommeil profond des mammifères – pas pendant le sommeil paradoxal -, mais pendant tout le sommeil des reptiles. Ces derniers n’ont-ils donc pas de sommeil paradoxal ?

    Paul-Antoine Libourel : Nous ne pouvons pas conclure cela car les critères pour définir le sommeil paradoxal ont été établis en étudiant des mammifères – rongeurs et humains. Or ces critères ne peuvent être tous appliqués strictement aux reptiles. La majorité des études sur le sommeil ont été réalisées chez l’humain et les rongeurs. Il faut nous décentrer de nous-mêmes pour comprendre vraiment le sommeil et aller voir ce qu’il se passe chez d’autres espèces.

    Lesquelles ?

    P.-A.L. : Nous avons étudié les squamates – qui regroupent les lézards et les serpents. Mais il faudrait étudier la même chose chez les tortues, les crocodiles, les amphibiens, les poissons ou les invertébrés. Il faudrait remonter vers des groupes plus ancestraux pour voir si ce rythme est conservé et s’il était déjà présent bien plus tôt dans l’histoire de l’évolution.

    Pour remonter aux origines du sommeil… ?

    P.-A.L. : C’est ce qui nous intéresse. D’où viennent le sommeil et ses sous-états ? Pourquoi dort-on ? Pour cela, il faut l’étudier sous toutes ses formes, chez de multiples espèces. Car toutes les espèces enregistrées dorment. C’est fascinant. Mais beaucoup de questions restent en suspens.

  • Des nichoirs installés au sommet de la Major

    Des nichoirs installés au sommet de la Major

    C’est un nichoir en bois à Faucon crécerelle, espèce d’oiseaux déjà observée à proximité de La Major ainsi que quatre gîtes en bois à destination des chiroptères, autrement dit les chauves-souris qui ont été installées à la fin du mois de décembre sur les points les plus hauts de l’édifice religieux et invisibles du grand public. La cathédrale Saint-Jérôme de Digne-les-Bains a également bénéficié de ce genre d’installations.

    Prochainement, la cathédrale Sainte-Léonce à Fréjus bénéficiera elle aussi d’installations à destination de la faune locale.

    Une mission menée depuis 10 ans par la LPO

    Ces premières installations menées en lien étroit avec la Ligue de protection des oiseaux de la région Sud (LPO Paca) font suite à un constat de l’état qui, à travers la direction régionale des affaires culturelle Provence-Alpes-Côte d’Azur (Drac Paca) a identifié que les cathédrales avec leurs hautes tours et flèches inaccessibles sont parfaitement adaptées et permettent à la faune sauvage de s’y installer.

    En 2023, la LPO a donc été missionnée pour réaliser l’étude « Biodiversité des clochers – réalisation d’un inventaire de biodiversité des cathédrales de Provence-Alpes-Côte d’Azur ». Une demande qui s’inscrit dans le cadre des actions portées par l’association depuis plus de 10 ans avec le programme « Biodiversité et patrimoine bâti » et plus récemment « Nature en ville ».

    Au total, ce sont l’ensemble des sept cathédrales de la région, à savoir en plus des précédentes : la cathédrale Saint-Arnoux de Gap, la cathédrale Notre-Dame des Doms dans le Vaucluse ou encore la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-provence, dont la Drac a la gestion, qui ont fait l’objet d’un diagnostic spécifique.

    Architectes et cordistes ont mené les travaux

    Cette initiative prise par la Drac face au déclin de la biodiversité a pour objectif de permettre à des espèces menacées de trouver un refuge puisque cette dernière qui trouvait des abris dans l’architecture des bâtiment se trouve parfois menacée par des travaux de restauration des monuments.

    En ce qui concerne les travaux d’aménagement, l’entreprise de cordistes Trav’Haut qui a été à l’œuvre pour l’installation des nichoirs et gîtes sur les cathédrales aux côtés des Architectes des Bâtiments de France (ABF) qui ont opté pour des nichoirs et gîtes en bois alliant enjeux écologiques et esthétiques, sur conseil de la LPO Paca.

  • Le sando halloumi du Rosso café

    Le sando halloumi du Rosso café

    Cette semaine nous vous invitons chez Rosso, pour réaliser une recette à la fois street, qui se mange sur le pouce et savoureuse !

    Pour commencer, la veille découpez de belles tranches d’halloumi que vous faites mariner toute la nuit au frais dans de l’huile d’olive, de l’origan, des herbes de Provence et du thym.

    Le lendemain, au moment de réaliser votre recette il vous faudra prendre de belle tranches épaisses de pain de mie que vous pouvez trouver chez un boulanger. Réalisez si vous le pouvez une belle mayonnaise et un pesto maison. Pour le pesto, mélangez le basilic, les pignon, l’ail, le citron et le parmesan puis montez à l’huile d’olive. Salez et poivrez. Si vous ne pouvez pas les faire, le chef vous conseille de les acheter déjà prêts et mélangez les deux sauces pour avoir un seul et même condiment.

    Un fromage avec appellation protégée

    Coupez le concombre en rondelles et émincez l’oignon rouge et la sucrine. Au moment du montage du sandwich, passez vos tranches de pain de mie au grille pain pour ne pas que le pain ait le temps de sécher à l’air libre et ainsi durcir. Déposez une belle cuillère de mayonnaise au pesto sur les deux tranches de votre sandwich et étalez sur toute la surface du pain. Ajoutez sur l’une d’entre elles une poignée de sucrine, quelques lamelles d’oignon, deux tranches généreuses d’halloumi mariné.

    L’halloumi est un fromage chypriote qui se rapproche de la féta et est protégé par une appellation d’origine protégée depuis 2021 à l’échelle européenne. Quatre rondelles de concombre, quelques feuilles de menthe parsemées pour la fraîcheur et enfin les tomates séchées. Refermez avec une tranche de pain de mie badigeonnée de mayonnaise. Vous pouvez fermer le sandwich avec un papier spécialisé un peu comme un paquet cadeau et le couper en deux pour une dégustation plus simple le sandwich étant assez volumineux. Bon appétit !

    Il vous faudra :

    – Des tranches de pain de mie épaisses

    – Un concombre

    – De la menthe fraîche

    – De quoi faire une mayonnaise ou déjà prête

    – Du basilic, des pignons, de l’ail, du citron, du parmesan et de l’huile d’olive ou du pesto

    – Une sucrine

    – Un oignon rouge

    – Du fromage halloumi

    – De l’origan, du thym et des herbes de Provence

    – Des tomates séchées

  • Le maire Arnaud Mercier repart en campagne à Venelles

    Le maire Arnaud Mercier repart en campagne à Venelles

    C’est au Café de la Gare que le maire sortant, Arnaud Mercier, a choisi ce vendredi d’annoncer officiellement son entrée en campagne pour les municipales. Élu en 2020 avec près de 37% des voix, le maire divers droite vise de nouveau le fauteuil de premier magistrat à la tête de la liste Venelles Avenir, renouvelée « à un tiers ».

    « Pour ce prochain mandat, on s’inscrit dans la continuité et dans la volonté d’inscrire notre projet dans la durée, toujours avec la maîtrise du développement de la commune, introduit Arnaud Mercier. On cherche à accompagner cette attractivité plutôt qu’à la renforcer. »

    Françoise Weller, première adjointe, résumait ainsi, en amont de la rencontre, les trois axes structurants de la campagne : « Développement durable, attractivité, citoyenneté. » Des piliers qui composaient déjà le bilan du maire sortant, notamment à travers l’Agenda 2030, porté sur des actions durables. « Ce sont 140 actions qui ont été réalisées ou en cours de réalisation », souligne Arnaud Mercier, en précisant : « Certaines actions ne sont pas de notre maîtrise, comme la lutte pour l’ouverture de la halte ferrée, ou sur le pôle d’échanges multimodal. Mais comptez sur notre engagement et notre force pour défendre ces projets majeurs, toujours avec cette philosophie : agir en concertation permanente avec les habitants. »

    Une réunion publique est prévue le 29 janvier au soir, au restaurant des 13 Saveurs. Globalement, « la grande majorité de nos engagements a été tenue. Nous sommes même allés au-delà de ce que nous avions annoncé dans notre programme », assure le maire. Parmi les réussites évoquées : l’ouverture du pôle culturel de l’Étincelle, un bilan économique marqué par une croissance de l’emploi de 64% avec plus de 1 000 emplois créés entre 2018 et 2023, une gestion économique « rigoureuse en restructurant, en allant chercher des économies d’énergie » et une commune qui conserve sa réputation de ville « tranquille ».

  • [Portrait] Alèssi dell’Umbria,historien sans permission

    [Portrait] Alèssi dell’Umbria,historien sans permission

    La première édition date de 2006. Sans grand écho médiatique et malgré l’indifférence de l’Université, grâce au bouche à oreille des circuits militants et au pouvoir de prescription de son éditeur qui publiait alors Howard Zinn et Varian Fry, la fine maquette de cette Histoire de Marseille connut plusieurs tirages : un total de 7 000 exemplaires vendus, score rarement atteint par les auteurs de livres d’histoire et de sciences humaines.

    De nouvelles générations de lecteurs sont apparues, avides de comprendre Marseille, ici et maintenant. Vingt ans après, Thierry Discepolo, son éditeur chez Agone qui publiait courant 2024 l’enquête de Victor Collet Du taudis au Airbnb / Petite histoire des luttes urbaines a demandé à Alèssi Dell’ Umbria une actualisation de son livre qui voisine à présent les 900 pages, grâce à l’addition d’un épilogue stimulant et questionnant, titré « Ce qu’il reste à sauver ».

    La Plaine, l’OM,
    Massilia Sound System…

    Tout en confirmant sa grille de lecture, inspirée par Marx et les situationnistes, le récit d’Alèssi est ancré dans des expériences de vie qui peuvent être soit douloureuses, soit jubilantes. Son ouvrage est devenu un classique. On peut le discuter, émettre des réserves mais pour l’heure il n’a pas de concurrent, exception faite pour le livre de Jean Contrucci et Roger Duchêne édité chez Fayard. Son narrateur pense par lui-même. À 15 ans, Dell’ Umbria -un pseudonyme qui évoque en Italie la région de l’Ombrie- avait définitivement quitté l’école. Il n’a pas perdu sa verve et sa combativité des années 1980, quand il prenait le risque d’appartenir à la clandestinité du groupe libertaire Os Cangaceiros. Ses révoltes et son décentrement nettoient « les écuries d’Augias » : il refuse de s’adapter aux formatages et aux injonctions des airs du temps. Ses convictions relèvent de lectures militantes et d’observations sur le terrain. Une coriace auto-formation, les nuits sans lucioles du quartier de la Plaine, les supporters de l’OM, le rock, Massalia Sound System, les mégaphones des manifs, la libre fréquentation des stigmatisés et des relégués, un profond attachement par rapport à la langue occitane, plusieurs strates ont façonné ses outils de réflexion.

    Dell’ Umbria s’est souvenu de l’enseignement en provençal de Peire Simiand quand il a créé en 2000, avec le chanteur-compositeur Manu Theron un Centre culturel occitan qui accueille plusieurs centaines d’adhérents, l’Ostau dau Pais Marselhès, domicilié 15, rue de l’Olivier. Il place très haut Victor Gelu (1806-1885), auteur des Chansons Provençales, « chantre de la plèbe… témoin acerbe et amer de la destruction d’un mode de vie », magnifique interprète « de cette rudesse, de cette brutalité et de cette générosité qui caractérisent Marseille ». Avec une poignée d’amis, Alèssi fut aussi, au début du XXIe siècle l’un des créateurs et des dramaturges de l’intense réappropriation-invention d’une culture populaire que réveille chaque nouvelle édition de la déferlante des chars et du procès du Carnaval de Marseille.

    Marseille, « dernière ville populaire de France »

    Rétrospectivement on est sidéré, on admire les opiniâtres années de lectures et de recherches en archives, le travail de réécriture qu’Alessi Dell’ Umbria aura accompli avec ses découvreurs d’Agone, Charles Jacquier et Thierry Discepolo. On a en mains les leviers d’un ouvrage mené en solitaire, s’appuyant précisément pour ce qui concerne le récent XXe siècle sur les travaux de chercheurs comme Jean-Lucien Bonillo, René Borruey, Xavier Daumalin, Thierry Durousseau, Michel Peraldi, Marcel Roncayolo, Émile Temime et Pierre-Paul Zalio.

    Trop rapidement résumées, la thèse et la conclusion de ce livre seraient l’échec au long des siècles de Marseille, « capitale manquée » quand on la compare à Barcelone ou Naples. Les pouvoirs qui s’y sont exercés n’ont jamais compris sa « vérité qui ne ment pas », son rôle crucial de « dernière ville populaire de France » : la mairie de Gaudin et les dominants voulaient la dévitaliser, faire d’elle une zone d’attraction touristique.

    Sans pouvoir partager pleinement cet argumentaire, on comprend aisément les engagements sans concession d’Alèssi Dell’ Umbria. Sans trop d’illusions, avec un sens aigu du respect de l’intelligence collective, il s’impliqua totalement dans les luttes de l’hiver 2018 autour de la rue d’Aubagne et du mur de la Plaine.

    Aujourd’hui, comme l’indique la postface de son livre, il préfère espacer ses retours dans un quartier en voie de gentrification dont « le quotidien est désormais scandé par le ballet des valises à roulettes qui dessert les Airbnb ».

  • Coupe de France : la fin du rêve pour Istres

    Coupe de France : la fin du rêve pour Istres

    Comme pour une finale, un tour de coupe n’est réussi qu’en cas de victoire. Le FC Istres, auteur d’une belle prestation, l’a vérifié amèrement.

    Car, même s’ils semblaient plus préoccupés par leur opération maintien, les Lavalois ont fait le job. Face à une équipe istréenne courageuse, mais qui a pu constater qu’entre la Nationale 2, où elle évolue, et la Ligue 2, le fossé est large. Et quand les occasions se présentent, il faut savoir les concrétiser.

    Laval l’a fait, grâce à l’opportunisme de Trévis Dago, quelques secondes avant le repos. Après avoir connu quelques alertes sur leur but, les Mayennais prenaient donc l’avantage au plus mauvais moment. Néanmoins, il restait une mi-temps aux Istréens pour réussir l’exploit. Des Istréens qui vont pousser tout au long de l’acte II. Sans véritablement parvenir à mettre en danger la défense des Tango.

    Et comme avant le repos, Laval devait trouver une nouvelle fois la faille, encore sur une action opportuniste, conclue par Julien Maggiotti. Laval tenait sa qualification, sans avoir rien montré, aux dépens d’un FC Istres volontaire, mais en manque de finition. Et qui dit au-revoir à la Coupe de France, sans avoir à rougir de sa dernière prestation.

    Istres (N2) – Laval (L2) 0 – 2 (0 – 1)

    Stade Parsemain,

    16è de finale de Coupe de France.

    Arbitre : A. Petit.

    Buts: Dago (44), Maggiotti (68).

    Avertissements : Khechmar (22), Marre (42) à Istres, Bianda (57), Clavreul (79) à Laval.

    Istres : Matimbou – Dihad, Nkulu (Gassama, 79), Khechmar – Relange (Abergel, 74), Kadir ( c, Souaré, 89), Amir (Yara, 74), Marre – Cara (Boukéroucha, 89), Konté, Nassiri.

    Entraîneur : Z. Noubir.Laval : Hautbois – Sanna ( c ), Ouaneh, Tavares, Bianda (Pellenard, 90+2), Samb – Maddy (Vargas, 84), Mandouki (Aradj, 90+2), Benard – Maggiotti (Clavreul, 74) – Dago (Tchokounté, 74).

    Entraîneur : O. Frapolli.