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  • Dîner de gala et vente aux enchères au cœur de l’Opéra Comédie

    Dîner de gala et vente aux enchères au cœur de l’Opéra Comédie

    Un repas gastronomique en plein cœur de l’Opéra Comédie, sur une partition écrite, en trois temps, par les célèbres frères Pourcel et mise en musique par le fameux traiteur Cabiron, dont les équipes assureront le service. Le tout ponctué par des interludes musicaux et une vente aux enchères d’œuvres d’art. C’est le programme de la quatrième édition du dîner de gala des mécènes organisé le 6 février prochain par l’Opéra Orchestre National de Montpellier (OONM). Une soirée mêlant donc art et gastronomie dont les bénéfices permettront de soutenir des projets menés par l’OONM qui, en proie comme toutes les institutions culturelles à des restrictions budgétaires, s’emploie depuis plusieurs années à diversifier et augmenter ses ressources propres, notamment via le mécénat. « Les actions de mécénat sont fléchées, pour certaines en direction
    de la création contemporaine et pour beaucoup d’autres, en direction de tout ce qui est accessibilité des personnes
    en situation de handicap, initiation
    à la petite enfance (concerts dès le berceau), concerts à destination des personnes âgées, qu’on fait venir à l’Opéra ou pour lesquelles on va jouer dans les Ehpad…
     », énumère Valérie Chevalier, directrice générale de l’OONM. « Le mécénat permet de sortir de la simple représentation, d’élargir notre art à d‘autres publics,
    de travailler dans le sens de l‘accessibilité
      », poursuit-elle.

    Animée par l’Hôtel des ventes de Montpellier, la vente aux enchères est organisée, pour la première fois, en partenariat avec le musée Parcelle 473, créé il y a 3 ans dans la capitale héraultaise, premier musée de street art doté d’une collection permanente. C’est Laurent Rigail, son président fondateur, qui s’est chargé de sélectionner les œuvres d’artistes de renommée internationale (JoneOne, JR, Invader, M. Chat, Miss Tic, Obey, Jérôme Mesnager, David Klo…) qui seront mises à la vente le 6 février. Les œuvres sont d’ores et déjà consultables dans le cadre d’une exposition accessible gratuitement du 14 janvier au 5 février dans les nouveaux locaux de l‘Hôtel des ventes de Montpellier, 6 rue du Palais des Guilhem (du mardi au vendredi de 14h à 18h).

    A.G.

    * Réservation individuelle : 250 euros, dont 160 éligibles à la réduction d‘impôt. Billetterie en ligne sur le site de l‘Opéra ou au 04.67.60.19.99.

  • « On ne peut pas penser le monde si on ne lit pas de science-fiction »

    « On ne peut pas penser le monde si on ne lit pas de science-fiction »

    La Marseillaise : À brûle-pourpoint, que souhaitez-vous
    à vos lecteurs et aux nôtres pour 2026
     ?

    Marion Mazauric : De la paix, partout dans le monde… Un climat de paix, c’est ce que tout le monde veut.

    Nous venons de perdre Pierre Bordage, qui était un grand auteur de science-fiction du catalogue. C’était un homme extraordinaire, plein de bienveillance, dont tous les livres appelaient à se libérer de la domination, religieuse ou de pouvoir. C’était quelqu’un qui plaidait pour une humanité réconciliée avec elle-même. C’était un résistant dans un monde soumis au racisme, à la haine et à l’injustice, donc je pense à lui. J’émets des vœux de bienveillance, de justice, et de respect d’autrui.

    Il y a 25 ans, vous avez créé votre maison d’édition sur ce morceau de territoire gardois cerné par l’extrême droite. Le climat politique de ces derniers mois est de plus en plus tendu. Vous qui êtes issue d’une famille communiste, est-ce que vous êtes inquiète ?

    M.M. : Ce qui explique l’extrême droite, c’est plus de misère, d’humiliation et un avenir qui se noircit tous les jours. De grandes exploitations financières rachètent les terres, les transforment et massacrent les paysages ; on n’a plus de médecins traitants, pas de lycée, peu de culture… Et pendant ce temps, 1% des plus riches captent plus de la moitié des richesses mondiales. C’est une poudrière ! Dans les territoires les plus pauvres, les gens en ont ras le bol, et ils sont prêts à aller vers des analyses simplistes. La colère crée la violence.

    J’ai choisi un territoire qui n’est pas Paris, qui n’est pas une zone privilégiée, et j’aime ce territoire. On n’est pas dans un pays de fascistes, on est dans un pays de pauvres qui voient que tout ce qu’ils aiment est en train de disparaître…

    Les choix éditoriaux sont des choix politiques. On vous décrit souvent comme une éditrice indépendante et engagée. Est-ce que cela vous convient ?

    M.M. : En fait c’est un pléonasme. Être éditeur indépendant, c’est un travail militant à temps plein. C’est une vie, comme curé ou médecin ; ça ne s’arrête jamais. Après, Au Diable, on a des valeurs engagées contre l’obscurantisme qui menace. On fait des livres pour que chacun puisse penser et imaginer avec son libre arbitre. On est forcément des résistants, engagés contre un monde qui tend vers le contraire. Le trumpisme est un vrai fascisme. Le président américain interdit certains livres dans les bibliothèques ! C’est le modèle terminal…

    L’empire vorace d’une poignée d’oligarques, dont Vincent Bolloré, a marqué le secteur de l’édition ces dernières années. Quel regard portez-vous sur ces évolutions ?

    M.M. : En fait, les éditeurs indépendants sont indépendants du capital industriel. Vincent Bolloré et les autres sont les éditeurs du capital. On a publié assez de science-fiction pour savoir où en est Vincent Bolloré… Pour lui, un seul livre transforme les citoyens en consommateurs et en victimes consentantes. Cela vaut aussi pour ses chaînes et ses médias, qui réalisent un travail idéologique de préparation à la pensée unique et à la domination.

    Vous dites souvent combien les politiques devraient s’intéresser aux romans de science-fiction. Ont-ils déjà tout dit ?

    M.M. : On ne peut pas penser le monde d’aujourd’hui si on ne lit pas de science-fiction. C’est la littérature qui en parle le mieux et qui a anticipé ce glissement vers la dictature du plus fort. Je pense que la science-fiction des années 80 a tout écrit, y compris la dictature la plus totale à la Trump. Norman Spinrad, Octavia Butler, la Planète des singes… Beaucoup de films et de romans ont montré ce vers quoi on était en train de se diriger. Et Donald Trump le réalise de manière très claire…

    Que vous les ayez édités ou pas, quels sont les trois ouvrages que vous conseilleriez aux lecteurs pour s’armer ou pour s’évader dans les mois à venir ?

    M.M. : D’abord Octavia Butler, qui est une très grande écrivaine afro-américaine. Elle a écrit La Parabole du semeur (1993), qui est un chef-d’œuvre, mais aussi la première dystopie à avoir montré l’effondrement de l’Amérique sous la houlette d’un copain de Donald Trump, qu’elle cite d’ailleurs dans son livre. C’est un grand livre d’espoir et de résistance.

    En fantasy, je parlerai aussi de Patrick Dewdney, qui a écrit Le cycle de Syffe (2018). C’est un roman de formation extraordinaire, dans un monde en chaos. Il est purement magnifique, avec des vertus cathartiques et de résistance.

    Pour s’évader et bien comprendre le monde, je propose aussi Thomas Gunzig, que l’on publie depuis le premier jour. C’est un grand écrivain belge, drôle, avec un esprit satirique sur le monde contemporain, et en même temps il produit de vrais romans d’alarme dans une langue magnifique.

    Et puis je rajoute quand même Pierre Bordage, parce qu’il faut lire toute son œuvre. Ses romans d’aventures vous emmènent partout. Ça vous rend heureux, et c’est addictif…

  • [Entretien] « Un apport précieux au débat démocratique »

    [Entretien] « Un apport précieux au débat démocratique »

    La Marseillaise : En quoi l’arrivée de « La Marseillaise » dans les Hautes-Alpes constituerait une bonne nouvelle pour vous ?

    Sophie Delfino : Ce serait une très bonne chose. Dans le 05, il n’y a qu’un seul journal. Avec tout le respect que j’ai pour ce journal d’ailleurs, il me semble évident que la pluralité de la presse favorise la démocratie. Cela diversifie les points de vue, les approches. Avec les municipales qui arrivent, la présence de La Marseillaise permettrait un apport précieux au débat démocratique.

    « La Marseillaise » est issue de la Résistance, vous reconnaissez-vous dans son histoire et sa démarche actuelle ?

    S.D. : Oui, il y a besoin de donner de l’écho à toutes les démarches progressistes. Dans notre département l’extrême droite prend de l’ampleur de façon inquiétante. La Marseillaise, avec les valeurs qu’elle porte, permet d’opposer publiquement une parole de progrès aux idées de régression.

    Dans un monde déchiré par les conflits, notre journal contribue-t-il, à vos yeux, à la bataille pour la paix ?

    S.D. : Oui, actuellement, et je l’espère à l’avenir dans les Hautes-Alpes. Le Parti communiste est depuis longtemps dans une démarche de défense de la paix. Nous avons besoin, ici, d’espaces pour exposer ce point de vue que je crois salutaire au regard de l’instabilité croissante du monde. De même, dans ce département, nos amis du Mouvement de la paix sont actifs mais rencontrent peu d’écho médiatique alors même qu’il y a plus que jamais besoin de visibilité pour ces combats-là.

    Quels enjeux spécifiques aux Hautes-Alpes vous semblent importants à prendre en compte pour un traitement utile de l’actualité ?

    S.D. : Il y a le thème des saisonniers qui est insuffisamment traité de mon point de vue, il est à la jonction de l’emploi, du logement et du tourisme. Ce serait intéressant d’avoir un point de vue différent sur le sujet, d’aller chercher la parole des saisonniers eux-mêmes, de recueillir le témoignage de celles et ceux qui, dans le 05, sont dans l’incapacité de se loger sur place. Ces sujets-là me paraissent vraiment prégnants et je sais que La Marseillaise les traite de bonne manière dans d’autres territoires.

    Les Jeux olympiques vont structurer l’actualité jusqu’en 2030, quelle est votre perception de ce sujet ?

    S.D. : C’est un sujet extrêmement clivant. Souvent c’est tout pour ou tout contre. Nous on défend une position autre : pour des JO populaires, à la portée de tous, qui favorisent le sport scolaire. C’est très important pour nous de faire cheminer cette approche qui prend en compte les intérêts du monde du travail. Nous avions pu mettre en lumière ces aspects de la préparation des JO à l’occasion de la venue de Bernard Thibault, à l’invitation de la CGT à Gap. Mais c’est insuffisant. Si La Marseillaise réussissait son pari de venir dans les Alpes, elle serait un atout certain pour mettre au cœur de l’actualité cette préoccupation.

  • En difficulté à Marseille, la droite se serre les coudes

    En difficulté à Marseille, la droite se serre les coudes

    Sauver Marseille. Un nouveau slogan pour sauver une campagne. Distancé dans les derniers sondages par le maire (DVG) sortant, Benoît Payan, et Franck Allisio, le candidat (RN) de l’extrême droite, Martine Vassal est à la relance. Partie en campagne le 13 septembre sous le slogan « Marseille, je t’aime », la candidate de la droite, a voulu changer de braquet avec le lancement de son comité de soutien.

    « ça fait chaud au cœur », concède-t-elle en prenant la parole pour conclure la soirée. « C’est vrai que c’est dur, j’en prends plein la figure », poursuit-elle en reprenant les mots de Renaud Muselier, le président de son comité soutien « mais je ne vais rien lâcher ». Près de 600 personnes s’étaient inscrites pour ce rendez-vous dans une brasserie de l’Escale Borély (8e). Un peu moins de la moitié était présente. Parmi eux des élus, un certain Yvon Berland, aussi, candidat macroniste qui avait contribué à sa défaite en 2020, ou Titi le boss, ce supporter de l’OM rendu célèbre pour « gratter » les maillots des joueurs à la sortie de la Commanderie.

    « Madame courage »

    à la tribune, quelques membres de son comité qui réunit presque 6 000 personnes, viennent expliciter leur engagement. Il sera beaucoup question de sécurité. Sans surprise. Christine Frontera, commandante de police honoraire, estime que Martine Vassal « a la volonté, le courage et la lucidité nécessaires pour affronter ce défi majeur ». Elle apprécie « l’idée novatrice » de création un hôtel des polices à la Caserne du Muy.

    « Marseille a besoin de constance, d’une autorité qui soit juste, protège et rassure », enchaîne Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Marseille Provence. André Bendano, ex-président de la chambre régionale des métiers et de l’artisanat, s’engage par « sens du devoir » et par « refus du déclin de la ville ». Il cède le micro à Djihane Dib, d’une Génération pour Marseille. Elle, se bat pour une « ville plus accueillante, plus sûre, plus verte », où « sortir le soir ne doit être plus être un sujet ». N’y voir aucun lien avec la fermeture du métro à 21h30, même si elle salue la proposition de gratuité des transports pour les moins de 26 ans. Toute la droite locale qui honnit la gratuité applaudit.

    Invité surprise, le président du club de football de Vivaux Sauvagère, Omar Keddadouche, n’a pas écrit de discours. Il enchaîne les punchlines : « Personne n’a le monopole du cœur et des quartiers », « Je veux travailler pour le peuple », « Mon sang est bleu et blanc », « Martine tu vas gagner car on n’a pas besoin d’amateur mais de gens qui ont fait leurs preuves ».

    C’est finalement Renaud Muselier qui sortira les gants pour boxer les autres candidats, persuadé que « les choses ne se passeront pas comme annoncé » à « Marseille, reine des batailles ». Comprendre un duel entre Allisio, le « candidat à l’étiquette porteuse » qui a « fui à Vitrolles » et Benoît Payan. à l’entrée du « money-time », il invite la salle à ne pas croire aux sondages. Après avoir singé Nora Preziosi, dansant autour du candidat Erwan Davoux de manière « téléguidée », le président (Ren.) de la Région tape sur le maire sortant.

    Les JO 2024 et la coupe du monde de rugby, « c’est moi », et le Pape, c’est Gaudin… La gauche c’est les budgets retoqués en justice, le fiasco d’une adjointe à l’urbanisme qui ne « sortait pas un permis », l’affaire de l’ex-maire (PM) des 6-8 « sorti manu militari de la mairie pour avoir fait des cochonneries ». Après avoir évoqué le cas Hammou, il finit par convoquer « les héritiers de Guérini »… « Martine, c’est Madame courage. Il faut l’applaudir. On la défendra. Cette campagne est difficile, elle va être extrêmement violente. » On veut bien le croire.

    « ça fait chaud au cœur…
    C’est vrai que c’est dur,
    j’en prends plein la figure
    mais je ne vais rien lâcher »

  • [Nuit de la solidarité] Mille volontaires à la rencontre des sans-abri à Marseille

    [Nuit de la solidarité] Mille volontaires à la rencontre des sans-abri à Marseille

    Il est 19h et Kahina, Clara et Kady, ont récupéré le plan du secteur qu’elles devront arpenter, les questionnaires à soumettre aux personnes dans la rue et les tickets de transports à distribuer. Sous la pluie, le petit groupe part en mission.

    Un peu plus tôt, réunies avec une centaine d’autres volontaires à la mairie des 2-3, elles ont bénéficié des conseils de la petite formation. Attentive aux recommandations, Aya, 27 ans, est venue accompagnée de sa petite chienne, Alfie. « C’est ma première participation, ça fait un moment que j’avais envie de m’engager dans des maraudes et c’est l’occasion de commencer dans un cadre rassurant, accompagnée par une personne expérimentée. Et je suis convaincue que cibler les attentes des gens dans le besoin est la bonne démarche », annonce la jeune femme alors qu’une main amicale vient caresser la tête d’Alfie. Le maire qui ne cache pas son affection pour l’espèce canine, est venu témoigner sa reconnaissance à l’ensemble des participants.

    Le « scandale » des enfants à la rue

    « Grâce à vous, nous affinons nos politiques de solidarité, a remercié Benoît Payan , le maire (DVG) de Marseille, ce sont des actes, pas un slogan. » Rappelant l’ouverture en juin dernier de la Grande maison dédiée à l’hébergement d’urgence des femmes avec enfants, il annonçait : « Nous allons inaugurer dans une dizaine de jours des douches municipales de belle qualité. »

    L’édile place la solidarité au cœur des préoccupations municipales « car si on parle beaucoup de sécurité », a-t-il souligné, « protéger les Marseillais c’est protéger les plus vulnérables ». Retraités, mères isolées, travailleurs pauvres, les visages des sans-abri sont divers. « Face au manque criant de prise en charge sociale, ce n’est pas notre compétence, nous choisissons d’agir. L’État a fait un effort, ce n’est pas le cas du Département », a-t-il ajouté. Dans la rue, on trouve aussi des enfants. « Un scandale ! a vivement réagi le maire, des associations apolitisées dénoncent la maltraitance institutionnelle… et le Département détourne le regard ! »

  • Les cartouches de Saint-John Perse, aventurier-poète, à Aix

    Les cartouches de Saint-John Perse, aventurier-poète, à Aix

    Si les Rencontres du 9e art investissent différents lieux et places d’Aix à chaque printemps approchant, ce festival qui met à l’honneur la bande dessinée, jalonne la ville de certaines de ses actions à l’année. Prochain rendez-vous prévu dans la Galerie de l’Office du tourisme d’Aix-en-Provence, où se déploiera du samedi 24 janvier au 21 mars, l’exposition « Saint-John-Perse d’Atlantique ». Rien d’anodin à cela tant le poète, écrivain et diplomate Alexis Leger, de son vrai nom, a entretenu un réel attachement pour la Provence en général, mais aussi « la ville aux mille fontaines » dans la dernière partie de sa vie (1887-1975). En guise de reconnaissance, le Nobel de littérature 1960 avait même légué, quelque temps avant sa mort, les livres de sa bibliothèque, manuscrits et autres effets personnels à la municipalité, abrités de nos jours à la Fondation Saint-John-Perse. Gardienne des archives de l’auteur, c’est cette même institution qui a donné de l’impulsion à sept illustrateurs de BD pour « une plongée inédite dans la vie et l’œuvre de l’aventurier-poète ».

    De l’homme du monde jusqu’à l’auteur

    Les planches, bulles et cartouches de Thomas Gosselin, Lisa Lugrin, Frédéric Coché, Nina Six, Orianne Lassus, Octavia Eichler et François Henninger tapissent cette exposition en partenariat avec les éditions Cambourakis, où est paru en octobre 2025 Saint-John Perse d’Atlantique. Un ouvrage inscrivant les lecteurs dans le sillage de cet homme natif de la Guadeloupe, à la fin du XIXe siècle, qui « débarque enfant en métropole, croise la route des plus grands écrivains de son temps, voyage à travers tous les continents et côtoie les plus hautes sphères de l’État jusqu’à devenir l’un des personnages clés de la politique étrangère de l’entre-deux-guerres », resituent les organisateurs de l’exposition. Après les accords de Munich, en 1938, il désapprouve la décision de la France et de Daladier de s’incliner devant Hitler, ce qui lui vaudra le quolibet, par ce dernier dictateur, de « petit Martiniquais sautillant ».

    « Démis de ses fonctions alors que les troupes allemandes approchent de Paris, il s’exile aux États-Unis. Paria, il est déchu de sa nationalité par le gouvernement de Vichy. Libre penseur, il refuse de rejoindre De Gaulle à Londres. Ruiné, il accepte son sort : repartir de zéro pour devenir enfin ce qu’il a toujours été. » Saint-John Perse ou un auteur baroudeur dont le trajet éclate sous la palette d’illustrateurs aux différents styles dans une exposition « qui présente également, à l’occasion du cinquantenaire de sa création, le 19 juin 1976 à Aix, de nombreux documents et objets originaux issus des réserves de la Fondation Saint-John Perse ».

  • « Midi-minuit » fait danser l’école française

    « Midi-minuit » fait danser l’école française

    Réservé à trois musiciens français, Francis Poulenc, Camille Saint-Saëns et Maurice Ravel », situe Thierry Malandain, « ce programme comprend des œuvres de mon répertoire et une création pour célébrer le jour et la nuit, midi et minuit, et le temps qu’il fuit dans l’ombre ensevelie ».

    Dans Midi-minuit, dont les gestes graciles aux notes classiques se déploient vendredi 23 et samedi 24 janvier sur la scène du Grand Théâtre de Provence (GTP), le chorégraphe fait « la synthèse de trois décennies de création : une nouvelle intitulée Minuit et demi ou le cœur mystérieux sur des mélodies de Camille Saint-Saëns, Midi pile ou le concerto du soleil, recréation d’un ballet réglé en 1995 sur le Concerto pour deux pianos en ré mineur de Francis Poulenc, et enfin l’intemporel Boléro de Maurice Ravel », présente la production de cette recréation pour 22 danseurs destinée à « rendre hommage à cette fameuse école française ».

    « Éblouissements »

    « Élégante et raffinée, aux orchestrations subtiles donnant priorité à l’expressivité de la mélodie et qui continue d’être influente jusqu’à nos jours. » Voilà des caractéristiques de cette école auxquels 22 danseurs du Malandain Ballet Biarritz rendent grâce et magnifient. Du « retour aux éblouissements de l’enfance » contenus dans Le concerto du soleil, indique le programme, jusqu’à la soumission des « danseurs à la répétition du thème orchestral de Ravel ».

    P.A.

    Entre 10 et 47 euros

  • Une journée à la découverte de l’IUT et l’Université de Toulon

    Une journée à la découverte de l’IUT et l’Université de Toulon

    Que faire après le Bac ? Les questions concernant l’orientation pèsent lourd dans les préoccupations des lycéens tant il va être déterminant pour eux. C’est pour tenter de les aider à y voir un peu plus clair que l’Université de Toulon organise une journée portes ouvertes sur tous ses sites, La Garde, Toulon et Draguignan, le samedi 31 janvier.

    Avec la mobilisation de tous ses services pour apporter les informations nécessaires concernant les formations et les aider les futurs étudiants à préparer au mieux leur avenir professionnel. Tout aussi important les renseignements sur les possibilités de logements, de bourses ou les offres de transport disponibles pour assurer quotidiennement leurs déplacements seront également disponibles sur les campus. On sait comme cela peut influer sur leurs décisions. Tout comme la possibilité de pouvoir exercer dans sa vie étudiante des pratiques sportives, culturelles ou associatives.

    Préparer son avenir

    Une journée enfin pour maîtriser les modalités de candidatures et d’inscription. Bref, pour rassurer et dissiper quelque peu le brouillard épais auquel font face certains jeunes, souvent les plus éloignés familialement de cet univers. À l’heure des choix à effectuer via la toujours très décriée plateforme Parcoursup. Afin que la visite soit le plus profitable, l’Université de Toulon conseille de préparer sa visite en visionnant sur le site internet dédié* contenant le programme complet de la journée ainsi que des vidéos sur les filières et les infrastructures. Mais aussi plus largement toutes les offres de formation sur le portail www.univ-tln.fr.

    *https://jpo.univ-tln.fr l

    Retrouvez le programme complet de la Journée Portes Ouvertes par campus. Préparez votre visite

  • Des personnels toujours engagés pour une ville plus solidaire et plus humaine

    Des personnels toujours engagés pour une ville plus solidaire et plus humaine

    Vous œuvrez chaque jour auprès des plus vulnérables, des plus fragiles, des plus isolés. Vous accueillez, vous écoutez, vous accompagnez, vous tendez la main. Vous soutenez parfois, sans bruit, sans reconnaissance immédiate, mais toujours avec humanité », a commencé la directrice générale Virginie Cauquil, devant les personnels du Centre communal d’action sociale de Toulon qui ont répondu en nombre à l’invitation.

    « Je sais pouvoir compter sur vous toutes et vous tous qui donnez votre cœur et votre énergie à servir la cause du CCAS », les a remerciés à son tour la vice-présidente, le docteur dominique Andreotti, en leur souhaitant tout le bonheur possible. Et d’ajouter : « Le CCAS continuera, j’en suis sûre, à porter haut les valeurs qui sont inscrites dans notre hall d’entrée, de professionnalisme, d’humanité, de solidarité, pour être toujours présent auprès des personnes les plus fragiles, les plus isolées et les plus âgées. »

    La parole a ensuite été donnée à la maire de Toulon Josée Massi (SE) qui assure également la présidence de cet établissement public : « Il est essentiel pour moi de venir régulièrement à votre rencontre, d’échanger avec vous, de vous écouter. Car je m’enrichis de votre expérience, de votre regard, de votre sens du terrain », explique-t-elle. Et de poursuivre : « C’est grâce à vous que Toulon devient chaque jour une ville plus solidaire, plus inclusive, plus humaine. »

    Au service des plus fragiles

    L’occasion aussi d’expliquer que ces vœux interviennent dans un temps particulier qui bouscule la tradition. Pas question en effet en cette période pré-électorale de dresser le bilan de l’année écoulée ou d’évoquer les projets à venir. « Alors, c’est peut-être un mal pour un bien : cela va me permettre de concentrer mon propos sur l’essentiel, à savoir les remerciements que je souhaite vous adresser », ajoute-t-elle. Et de poursuivre à l’intention des personnels du siège, des résidences seniors et des Ehpad, ou qui exercent sur le terrain comme infirmières, aides à domicile ou porteurs de repas : « Votre travail est inestimable. Grâce à vous, nos concitoyens les plus fragiles se sentent moins seuls. Grâce à vous, ils retrouvent confiance, espoir et dignité. »

    Ce qui suppose, reconnaît-elle, la tâche difficile « de porter, jour après jour, le poids de la détresse, de la solitude, des urgences sociales ». Et ce d’autant plus que « l’année 2025 n’a pas été un long fleuve tranquille », avec « son lot d’incertitudes et de défis » auxquels les services ont su faire face. Ce qui révèle, insiste Josée Massi, « la solidité » du Centre d’action sociale toulonnais.

    Et de souhaiter donc qu’il poursuive dans cette voie en 2026, « celle de la cohésion, de la rigueur, de l’écoute, du dialogue, et du respect des valeurs du service public ». Et au personnel : « Une année apaisée, constructive et porteuse d’espoir. »

  • Catherine Vautrin veut renforcer la souveraineté de l’armement français

    Catherine Vautrin veut renforcer la souveraineté de l’armement français

    Après le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou la semaine dernière, c’est la ministre des Armées et des Anciens Combattants Catherine Vautrin qui était à Toulon ce jeudi, sur le site de la Direction générale de l’armement (DGA). Une visite qui s’inscrit elle aussi dans le cadre de l’augmentation du budget de la Défense (+ 6,7 milliards d’euros en 2026, soit 57,1 milliards) et de la loi de programmation militaire 2024-2030, qu’Emmanuel Macron souhaite faire passer de 413 à 449 milliards d’euros.

    Dans cette optique, la DGA a un rôle central à jouer sur l’aspect capacitaire, en tant qu’outil de la souveraineté française. Sa raison d’être : maîtriser techniquement notre avenir pour créer la force de dissuasion et les outils de défense. Un aspect primordial « dans un monde qui se réarme » et « où les conflits régionaux se multiplient », soutient Catherine Vautrin. « Depuis 2017, le budget de l’armée a suivi une trajectoire inédite et a presque doublé. C’est une nécessité, en aucun cas un luxe. » Son objectif est de permettre la conception de moyens en un minimum de temps grâce aux nouvelles technologies, captées, notamment, dans le domaine civil. Et outre la souveraineté, l’autre but est d’être capable de soutenir les missions de l’Otan.

    La visite du jour était centrée sur le projet DANAE, qui, comme cet acronyme l’indique, vise à doter la Marine nationale d’un Drone de surface autonome naval avec une capacité d’armement embarqué. Un projet d’accélération de l’innovation (PAI), qui devra intégrer des capacités létales et non létales, avec deux types de mission : la protection des ports, et l’escorte de navires, en pouvant être commandé depuis la terre, ou embarqué dans une frégate. Il est imaginé pour « avancer à la vitesse des changements d’aujourd’hui. Nous n’avons plus le luxe d’un fonctionnement de temps de paix. Les temps politiques, industriels et opérationnels se contractent. La période de transition ouverte en 2001 s’achève », reconnaît la ministre des Armées.

    Ce projet consiste en la réalisation de sept drones navals, à plusieurs centaines de milliers d’euros, portés en collaboration par une dizaine d’entreprises (Naval Group, Thales, Exail…), dont certains sont déjà utilisés dans le civil, notamment dans la protection de plateformes pétrolières. Trois seront sélectionnés puis affinés selon les besoins de la Marine, et un seul intégrera l’arsenal maritime français d’ici 2027. À ce titre, des essais ont lieu depuis deux semaines.

    L’innovation, priorité stratégique

    Dans un monde qui se replie sur lui-même, l’innovation est une priorité : « Le champ de bataille connaît son plus grand bouleversement depuis la Première guerre mondiale. On ne pourra tenir que si on innove plus vite que l’adversaire. C’est une révolution permanente, technique, mais avant tout une révolution des mentalités », martèle Catherine Vautrin, qui invite à passer « de la stricte planification à un modèle un peu plus basé sur l’adaptation, devenue indispensable pour toutes les raisons évoquées ».

    Mais la ministre soutient également d’autres aspects liés au développement de l’industrie militaire française : « La France demeure le deuxième exportateur d’armes au monde. Notre Base industrielle et technologique de défense (BITD) n’est soutenable que parce qu’elle exporte. C’est une condition de survie industrielle, et un outil de puissance, car là ou nos équipements sont déployés, notre influence stratégique s’enracine. »

    Second aspect, et pas des moindres : la question de l’Europe de la défense, qui peine historiquement à s’affirmer sur la scène internationale. « Nous devons être plus européens dans notre stratégie industrielle, sans aucune naïveté, avec des équipements capables d’agir de concert. Nous ne pouvons parler d’Europe de la défense sans produire ni acheter européen », insiste Catherine Vautrin, non sans pragmatisme : « Mais les clients d’hier sont les compétiteurs d’aujourd’hui. Nous devons donc être offensifs et stratèges. » Et in fine, « pouvoir mieux peser sur l’Otan ». Car face à la folie trumpiste, c’est avant tout de cela qu’il s’agit.

    « Nous n’avons plus le luxe
    d’un fonctionnement de temps de paix »