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  • À Vitrolles, Loïc Gachon investi pour son quatrième mandat

    À Vitrolles, Loïc Gachon investi pour son quatrième mandat

    Ce dimanche, la salle du conseil de l’hôtel de ville de Vitrolles était pleine, au point que certains sont restés debout. Autour de la grande table, les 39 nouveaux élus étaient tous présents pour ce premier conseil : les 29 élus de la liste divers gauche menée par Loïc Gachon (PS), les huit élus du Rassemblement national et les deux de la liste divers centre. Sans autre candidat face à lui, le maire sortant a été officiellement élu maire de Vitrolles, avec 29 suffrages exprimés contre 10 votes blancs.

    Nouvel adjoint

    pour les Bords de l’étang

    Premier à recevoir son écharpe tricolore, le nouveau maire réaffirme qu’« être maire et élu est un honneur mais aussi une injonction à faire, à agir et à être utile à tous ». Un rôle qu’il réendossera en étant le maire « de ceux qui ont voté pour notre liste. […] ceux qui ont voté pour des listes d’opposition […] ceux qui n’ont pas voté. Mais aussi les mineurs, les étrangers, les habitants de villes voisines et ceux de passage qui vivent Vitrolles au quotidien. »

    Un nouveau mandat dans un conseil où l’extrême droite est plus présente qu’avant, passant de 4 à 8 élus. Une situation qui laisse l’édile sur la réserve : « On verra au fil des débats. Mais j’espère qu’il y aura moins de turnover que l’on a pu connaître car c’est important d’avoir des gens qui restent pour construire des relations, même avec l’opposition. » Malik Mersali, adjoint (PCF) au maire depuis 2014, n’est pas inquiet non plus : « À Vitrolles, il y a toujours eu un fort vote RN. Le fait qu’ils soient plus nombreux au sein du conseil ne change rien, mais ça nous oblige à être plus présents et à continuer les grands projets que l’on a lancés. »

    Un travail que Loïc Gachon compte continuer avec l’assistance de 11 adjoints. Élus comme lui avec 29 suffrages exprimés sur les 39 bulletins de vote, ils sont six néophytes à ce poste. Trois d’entre eux, Isabelle Rovarino, Michel Piquet et Didier Saura se sont vus promus, passant de conseillers délégués à adjoints. Thomas Robert (3e adjoint), Martine Miglior (8e) et Frédéric Izacard (7e) sont eux de nouveaux élus.

    Une entrée dans la vie politique de sa commune qui émeut Martine Miglior (DVG), récemment retraitée. « J’espère porter ce rôle d’adjointe le mieux possible, en étant sur le terrain, et en travaillant en étroite collaboration avec les administrations, car les agents de la fonction publique sont très importants et font un travail de l’ombre essentiel. »

    Lors de ce conseil d’installation, la création d’un rôle d’adjoint au maire spécial pour les Bords de l’étang a été votée à l’unanimité. Un nouveau relais pour ce quartier qui s’est développé au cours des dernières années et qui est géographiquement un peu à l’écart du reste de la ville. « Cet adjoint de quartier va permettre de fluidifier les relations avec les habitants, de répondre de manière peut-être plus fine aux préoccupations et d’apporter des réponses de manière plus directe », explique le maire socialiste, qui se réjouit de son adoption à l’unanimité et que le choix de Malick Sahraoui à ce poste ait été validé par 31 suffrages, contre 8 blancs « soit le mieux élu », sourit l’édile.

    Les adjoints

    Les onze adjoints ont été élus avec 29 suffrages exprimés. Six des adjoints sont nommés pour la première fois et, parmi eux, seuls Thomas Robert, Martine Miglior et Frédéric Izacard sont également des nouveaux élus.

    Premier adjoint : Daniel Amar

    Lalia Attaf

    Thomas Robert

    Maryline Czurka

    Malik Mersali

    Nadine Cuillère

    Frédéric Izacard

    Martine Miglior

  • Hervé Granier réinstallé en mairie de Gardanne

    Hervé Granier réinstallé en mairie de Gardanne

    Une partie du public s’est engouffrée en mairie, tandis qu’une autre scrutait l’écran de la Maison du Peuple, sur lequel était diffusé le conseil municipal d’installation à Gardanne, ce samedi. Hervé Granier (DVD) réélu maire pour un second mandat, avec 50,45% des suffrages exprimés, vient d’être reconduit, avec ses adjoints, par son conseil municipal. À sa gauche, siègent six élus issus de la liste menée par Jean-Marc La Piana (DVG). « Les promesses ne devront pas être oubliées et devront se confronter aux faits. Notre équipe au conseil municipal sera engagée, déterminée à représenter une opposition vigilante, exigeante et constructive dans l’intérêt de nos concitoyens », affirme Jean-Marc La Piana.

    Deux sièges sont occupés par le RN, mené par Bruno Priouret, ayant obtenu 12,08% des voix. « Durant cette campagne, nous avons été dignes, honnêtes, sincères, transparents. Nous avons présenté un projet sérieux et concret, qui nous servira de base de travail pour ce mandat, déclare Hervé Granier. Au-delà de ces engagements, les électeurs ont validé, lors de ces élections, notre méthode et notre façon d’agir, à savoir la proximité et la transparence (…) nous poursuivrons également notre gestion rigoureuse pour faire en sorte de pouvoir rendre des services publics de qualité à l’ensemble des administrés. » Et de promettre qu’un premier engagement de campagne sera « prochainement » concrétisé : la signature par les élus de la majorité d’une déclaration d’intérêts, consultable par les citoyens. Celle-ci sera aussi proposée aux élus de l’opposition.

    Les adjoints

    La liste d’Hervé Granier se compose de 10 adjoints au maire. Les attributions de délégations restent encore à venir. Antonio Mujica, déjà premier adjoint en 2020, chef d’entreprise ; Sandrine Zunino-Ghougassian, adjointe aux finances en 2020, fonctionnaire territoriale ; Arnaud Mazille, adjoint à la culture en 2020, avocat ; Claire Campodonico, infirmière libérale ; Alain Giusti, retraité de la fonction publique territoriale ; Sophie Cucchi-Gilas, mère au foyer ; Pascal Nalin, ingénieur chargé d’affaires ; Noura Araba, assistante de vie ; Vincent Randazzo, chef d’entreprise retraité ; Magali Scelles, préparatrice en pharmacie.

  • À Aubagne, la gauche rompt avec la chape de béton

    À Aubagne, la gauche rompt avec la chape de béton

    Je suis venu voir ça de mes yeux. Le retour d’Aubagne à gauche ! », lance un jeune homme en se frayant un chemin pour accéder à la salle du complexe du Bras d’Or, archi-comble. Josette, septuagénaire, préfère regarder la séance d’investiture du nouveau conseil municipal sur le grand écran installé à l’extérieur, « au soleil ! Car oui, c’est une belle journée, le signe du renouveau, je suis tellement soulagée. Enfin, c’est fini le bétonnage ! »

    Dans cette ancienne mairie communiste, la parenthèse de droite semble avoir été longue. Ils étaient près de 500 Aubagnais à venir assister au conseil d’installation du nouveau maire, de ses adjoints et conseillers municipaux, visiblement heureux de voir la page se tourner. Une défaite d’autant plus difficile à encaisser par la candidate du RN. Faisant fi des huées du public, Joëlle Mélin s’est estimée « très légitime » à se présenter lors du vote pour le poste de maire, comptant sur les voix de la droite pour soutenir sa candidature, « ce serait la moindre des choses ». Elle prévenait déjà, dans « le cas contraire » être « la seule garante » contre les projets « néfastes ».

    Une conférence des agents

    Mais Gérard Gazay et son groupe n’ont pas pris part au vote. L’ancien maire, prenant seulement « acte » de l’expression des urnes, a mis au défi son successeur : « Vous êtes désormais en responsabilité. Viennent vite les devoirs et les exigences, le temps des actes et non plus des promesses. » Déclenchant des rires dans la salle, il assurait aussi du devoir de son groupe « de surveiller, de proposer ». Jean-Pierre Squillari a été crédité de 28 voix contre 7, soit autant que de conseillers RN, en faveur de Joëlle Mélin, un bulletin nul et les six abstentions de la droite. Le maire a endossé son écharpe sous de longs applaudissements.

    Après des remerciements pour « l’esprit de corps » dont ont fait preuve ses troupes et à la population « de la ville d’Edmond Garcin » pour la confiance accordée, Jean-Pierre Squillari a réaffirmé sa volonté « d’écrire une nouvelle page avec vous ». Changement de cap et de méthode, pour l’ancien sapeurs-pompiers qui veut être « un maire de terrain qui écoute et agit ». Sur sa feuille de route, figure en premier lieu la volonté de « réparer et protéger : les écoles, les espaces publics le centre-ville qui ont besoin d’investissements. Et mettre fin à la frénésie du tout béton, créer des lieux de fraîcheur, installer des fontaines… ». Garantissant « respect, soutien et renforcement » aux agents municipaux, il leur a proposé « une conférence pour point de départ » dans les 100 premiers jours.

    Sanctuariser les espaces naturels et agricoles

    Le nouveau capitaine de l’union de la gauche aubagnaise a également donné des « signes rapides, concrets et visibles » de ses engagements. « Un moratoire sur le béton pour stopper l’urbanisation et sanctuariser des espaces naturels et agricoles ». Mais aussi « le retour du marché sur le Grand Tertre dès que possible pour revitaliser le centre-ville ». Et encore, la création d’une « grande braderie festive ». Et pour ce faire, les 12 adjoints au maire et les 4 adjoints de quartiers ont été élus.

    Les adjoints

    Les 12 adjoints au maire ont été élus à 29 voix et 7 nuls sur 36 votants, le groupe DVD conduit par Gérard Gazay n’a pas souhaité participer au vote.

    Clémentine Fardoux (première adjointe)

    Giovanni Schipani

    Hélène Di Vita Danchesi

    Denis Grandjean

    Betty Chiquet-Corallo

    Arthur Salone

    Anne-Gaëlle Rodeville

    Pierre Arnoux

    Fadila Teyssier

    François Otchakovski-Lorens

    Sandrine Salemme

    Fabio Chikhoune

    Les quatre adjoints de quartiers

    Les adjoints de quartiers ont été élus avec le même nombre de voix :

    Mickaël Tedesco

    Jean-François Budon

    Soumicha Draoui

    Julianne Bouvot

  • Malgré le froid, la Ronde de Château-Gombert a tenu ses promesses

    Malgré le froid, la Ronde de Château-Gombert a tenu ses promesses

    Du vent, beaucoup de vent, mais une matinée réussie. La 25e édition de la Ronde de Château-Gombert se tenait, ce dimanche, au niveau du Domaine de la Nègre. Parmi les 800 inscrits – un record – environ 700 ont pris le départ des trois courses au programme. Coureurs comme bénévoles ont bravé le froid pour vivre pleinement cette épreuve. « C’est vrai que la météo a été difficile, il y a eu pas mal de vent, il a fait froid, mais ça s’est relativement bien passé. On a eu beaucoup de courageux, donc franchement très sympa, il y a beaucoup de monde qui a joué le jeu », décrit Jonathan Tropé, organisateur de la Ronde.

    Surtout que l’Athletic Club Phocéen, élaborateur de l’événement, s’était montré ambitieux pour fêter son quart de siècle d’existence. La jauge de participants est passée de 500 à 750. « C’est une prise de risque, on a testé des choses, on prend nos marques. Il faut quand même mettre les 700 personnes là-haut, parce qu’il n’y a pas moyen de se garer, donc c’est un défi pour nous. On a dû retarder, pour être honnête, les départs d’une dizaine de minutes, tout au plus, pour être sûr que les coureurs soient là pour participer. »

    Concernant les différentes courses, Ségolène Petit et Théo Vialatte ont dompté Le Challenge Terre de Running et ses 24 kilomètres. La Ronde (12kms) est revenue à Irène Gorban et Jérémy Fort, alors que les 5,5 kilomètres de L’Inoubliable ont été remportées par Dolores Soto et Eric Benayoun.

    Les résultats complets de toutes les courses sont à retrouver sur athle-provence.fr

  • Toulon s’enfonce dans la crise avec un revers à Perpignan

    Toulon s’enfonce dans la crise avec un revers à Perpignan

    Encore une chute pour le RCT. En déplacement à Perpignan samedi après-midi, les Rouges et Noirs ont connu leur dixième défaite de la saison, lors de cette 20e journée de Top 14. La quatrième lors des cinq dernières rencontres en championnat. « Ça va être dur de vous parler comme ça, à chaud… On s’était bien préparés pourtant », a lancé l’ailier toulonnais Mathis Ferté en peinant à trouver ses mots pour exprimer cette situation dramatique. « À la mi-temps, on s’est dit que ce n’était pas possible. On ne s’envoyait pas, on n’avait pas d’énergie. Sans révolutionner le rugby, il fallait au moins mettre du combat », poursuit le jeune homme de 22 ans, titularisé pour la 18e fois de la saison. Le groupe varois a complètement perdu pied depuis quelques semaines et se retrouve aspiré dans une spirale négative infernale. « Oui, l’équipe a perdu confiance, bien sûr », a reconnu le manager Pierre Mignoni, qui n’arrive pas à expliquer comment ses protégés ont pu réaliser une telle prestation après un stage de quatre jours dans le Pays catalan. « C’est une période difficile, tous les clubs en traversent, les joueurs en ont connu tout au long de leur carrière. C’est dans ces moments-là qu’on voit les hommes. On parle beaucoup de talent. Mais il faut avant tout du cœur », a-t-il martelé.

    Le Top 6 s’éloigne

    Si la première mi-temps s’est avérée désastreuse pour les Toulonnais, avec un essai aplati seulement contre trois pour les Perpignanais, la deuxième période a été, en revanche, plus intéressante pour les Rouges et Noirs. Les troisièmes ligne ont parfaitement joué leur rôle : le jeune géorgien Mikheili Shioshvili, puis l’international anglais Lewis Ludlam avaient permis au RCT de revenir à quatre longueurs des locaux à une vingtaine de minutes de la sirène. Mais l’USAP possédait encore l’énergie nécessaire pour mettre un dernier coup d’accélérateur dans les dernières minutes de la partie. « Bizarrement, les choses se sont remises un peu dans l’ordre », a constaté Pierre Mignoni, conscient que le momentum d’une saison peut basculer en un clin d’œil. Pour autant, le top 6 tant convoité afin de disputer les play-offs et espérer retrouver la Champions Cup la saison prochaine s’éloigne de plus en plus. « Au-delà de ça, quel visage on veut montrer pour cette fin de saison ? Est-ce qu’on veut se battre pour aller chercher quelque chose ? », s’est interrogé le manager perdu.

  • La grande fête vire à la désillusion sportive pour les Olympiennes

    La grande fête vire à la désillusion sportive pour les Olympiennes

    Elles ont quitté la pelouse la tête basse, avec le sentiment de ne pas avoir été à la hauteur de l’événement.

    Pour leur première historique au Vélodrome, samedi soir, les Marseillaises se sont inclinées face à Montpellier, pourtant lanterne rouge de l’Arkema Première Ligue. « Il y a tellement de déception », confie l’entraîneuse Corinne Diacre, quelques instants après le coup de sifflet final, consciente qu’il « vaut mieux tourner trois fois sa langue dans sa bouche » à chaud. « Il y avait beaucoup d’enjeux sur ce match, à deux niveaux : sportif et organisationnel. On est passées à côté de l’enjeu sportif. En revanche, sur l’aspect organisationnel, on peut remercier les 35 000 spectateurs qui se sont déplacés. Mais pour l’instant, on n’a pas trop la tête à faire la fête », poursuit-elle. La technicienne phocéenne estime que l’ensemble du groupe, elle comprise, n’a pas été à la hauteur du rendez-vous, tant individuellement que collectivement. Un sentiment partagé par ses joueuses. « Personnellement, je me sens honteuse », lâche la capitaine Tess Laplacette.

    Trop de pression

    La défenseure de 26 ans, originaire d’Hyères, tenait à faire bonne figure devant les 35 000 spectateurs venus les encourager. « On prend deux buts en début de chaque mi-temps. C’est une faute professionnelle. On ne va pas se voiler la face », ajoute-t-elle, en référence au contre-son-camp d’Inès Kbida dès la 40e seconde de jeu, puis au but de la jeune Justine Rouquet à la 49e minute. « Au final, j’avais raison quand je disais que les cinq premières minutes de chaque mi-temps sont déterminantes, surtout dans des événements comme celui-ci. On n’a pas su gérer la pression. On n’a pas su être à la hauteur. L’adversaire était largement à notre portée », ajoute Laplacette, persuadée que son équipe a « manqué de mouvement, de courses et de qualité technique », malgré plusieurs occasions franches, dont la réduction du score signée Mathilde Bourdieu (51e). « On ne fait pas un non-match. On peut avoir des regrets, mais on est plus déçues qu’en colère. La pression et le double enjeu ont joué aussi », analyse la milieu de terrain expérimentée Laura Bourgouin, déjà tournée vers les trois dernières journées, qui s’annoncent décisives dans la course au maintien.

  • ça tourne chez les jeunes et apprentis de l’Académie Moovida

    ça tourne chez les jeunes et apprentis de l’Académie Moovida

    Allez Tarantino, on tourne ! », plaisante la réalisatrice Nadja Harek, qui accompagne les jeunes et apprentis pour cette 2e journée de tournage, lundi 23 mars. Face au retour caméra, l’apprenti réalisateur Jonas Pellier remet son casque avant qu’une énième prise de la 4e scène soit tournée, dans le square Vaudoyer à la Major. « J’ai pitché le scénario [du court-métrage En ville] devant un jury professionnel et j’ai été choisi en août dernier », se remémore ce jeune de l’Académie Moovida. Une première réalisation émouvante pour Jonas qui se destine à ce métier : « Ce que j’écris, ce que j’imagine prend vie. C’est un peu de l’ego de dire ça mais c’est un sentiment formidable. »

    Aux côtés des apprentis, la réalisatrice et scénariste Vanessa Zambernardi, Nadja Harek et d’autres professionnels guident ces jeunes. Le réalisateur, encore novice, assure : « Nadja a autant envie que moi de faire un superbe film. Tout ce que je n’arrive pas à dire avec mes mots, elle le retranscrit. Elle a compris tout de suite ma vision des choses. » En ce lendemain de journée pluvieuse, l’ambiance s’équilibre entre le travail, la bienveillance et la taquinerie. Le figurant Sidy arbore un grand sourire : « L’équipe est top. On passe un bon moment sous le soleil de Marseille. ». Avec quelques expériences de théâtre et de cinéma avec Kourtrajmé, l’apprenti Moovida d’une trentaine d’années réalise son premier projet avec l’Académie.

    D’horizons différents

    L’équipe réunit 37 personnes d’horizons différents. Désignant l’assistante-réalisatrice Juliette, la script Camille ou encore l’ingénieur-son Alexis, « chacun son rôle. On ne peut pas se passer les uns des autres. Cette imbrication de compétences est magique », s’émerveille Yasmina Er Rafass, directrice de Ph’Art et Balises. Dispositif de l’association, « l’idée de Moovida est de traverser une expérience d’écriture et de tournage. De faire rencontrer pro et apprentis par l’expérience, le didactique. On va chercher des jeunes pour qu’ils découvrent avec nous et apprennent sur le tas ces métiers du”faire” », résume-t-elle.

    Le film scénarise « quatre amis marseillais au fil d’une journée ordinaire, qui bascule lorsqu’une femme les accuse d’avoir volé son téléphone ». Parmi la bande de potes, Zelie Zambernardi joue le personnage principal « Anna. J’ai 19 ans. Je vole le téléphone en question. » Indiquant la scène qui se tourne, la jeune actrice scénarise : « Par rapport au contrôle de police, je les vois j’ai chaud et je veux qu’on se barre. Il y a une grosse course-poursuite qui se fait avec les flics. » Une course tournée sur les deux jours suivants, à travers le Panier jusqu’à la Belle de Mai. Ce court-métrage tente de dénoncer « la stigmatisation qu’on nous attribue dès la naissance, en fonction de nos origines, de nos religions, de notre classe sociale », résume Jonas. Sur le plateau, la plupart des apprentis viennent du quartier Saint-Mauront (3e), « le quartier le plus pauvre d’Europe, souligne le jeune cinéaste en phase avec son scénario. Je suis habitué à un milieu populaire. »

    Être représenté au cinéma

    Impliquant les jeunes de ces quartiers prioritaires, l’association compte sur ces projets « pour créer un écosystème rassurant où les jeunes puissent se sentir légitimes de faire des films. De raconter leurs propres histoires et de se représenter pour sortir des rôles stéréotypés, qu’on voit habituellement au cinéma », liste Yasmina.

    D’autres scénarios déjà en poche, Jonas espère continuer sur cette lancée. Le court-métrage En ville sera diffusé dans les cinémas partenaires et envoyé aux festivals pour une sélection potentielle.

  • Fortunes diverses pour les élus candidats aux municipales

    Fortunes diverses pour les élus candidats aux municipales

    Plus de trois mois après la dernière séance départementale, consacrée au budget, les élus vauclusiens se retrouvent ce lundi pour une plénière post municipales. En décembre, la présidente LR Dominique Santoni, avait prévenu que cette séance serait plus tardive qu’à l’ordinaire. Et pour cause, sur les 34 élus départementaux seuls 7, selon notre décompte, n’étaient pas candidats sur des listes les 15 et 22 mars derniers : les vice-présidents Christelle Castanier, Suzanne Bouchet et Jean-Baptiste Blanc, les élus RN Danielle Brun et Nicolas Humbert, mais aussi Noëlle Trinquier (DVG) et Léa Louard (EELV). Notons que Yann Bompard, maire (Ligue du sud) déchu d’Orange par la justice mais aussi de son poste de conseiller départemental, n’est pas pris en compte mais son successeur, qui sera intronisé aujourd’hui, oui : Jonathan D’Argenson, présent sur la liste de Jacques Bompard et désormais élu d’opposition.

    Dans l’ensemble, les conseillers départementaux qui postulaient au poste de maire ont été récompensés. Le Département compte 9 maires dans ses rangs, dont 4 nouveaux : le vice-président Patrick Merle est élu à Ménerbes, tout comme Jean-François Lovisolo (DVG) qui retrouve son fauteuil à la Tour d’Aigues après l’avoir laissé en 2022 pour cause de députation. Pierre Gonzalvez (DVD) à L’Isle-sur-la-Sorgue, Anthony Zilio (SE) à Bollène, Alexandre Roux (DVG) à Entrechaux, Max Raspail (DVG) à Blauvac et Thierry Lagneau (LR) à Sorgues ont été réélus. L’extrême droite vient compléter le tableau avec Hervé de Lépinau, nouveau maire de Carpentras, tout comme sa binôme, Marie Thomas de Maleville, vainqueure à Aubignan. Maire sortant de Cheval-Blanc, Christian Mounier (LR) ne se représentait mais figurait en position symbolique sur la liste de son successeur, Fabrice Liberato.

    À l’inverse, d’autres élus têtes de liste n’ont pas réussi à devenir maires : Sophie Rigaut (PS) à Vaison, Annick Dubois (PS) à Morières, Myriam Silem (DVC) à Saint-Didier ou Christine Lanthelme (SE) à Uchaux. À gauche, outre Alexandre Roux et les deux élues socialistes évoquées, les autres se sont faire élire au mieux dans l’opposition à Avignon (Rémy Blanc, Fabrice Tocabens) ou n’ont pu l’être dans la même ville-centre (Laurence Lefèvre, Samir Allel). Enfin, Dominique Santoni, qui était seconde de liste à Apt du Premier adjoint Jean Aillaud, a réussi à conserver la ville à droite de justesse (16 voix).

  • Soirée de soutien à SOS Méditerranée, « un acte de résistance »

    Soirée de soutien à SOS Méditerranée, « un acte de résistance »

    Un acte de résistance face à la banalisation de la violence. » Samedi soir, Pierre Micheletti, médecin et
    administrateur de SOS Méditerranée, et Jean-Luc Pesle, médecin responsable de la mission frontière transalpine pour Médecins du Monde, sont intervenus aux côtés d’artistes et de militants pour une soirée de soutien à l’association de sauvetage en mer au tiers lieu la Maison commune, à Château-Arnoux-Saint-Auban. La soirée a commencé par la lecture musicale de textes d’un roman de Pierre Micheletti. Chantal Lemarchand, l’une des trois fondatrices de la maison d’édition Langage Pluriel, organisatrice de la soirée, a lu l’histoire de Younis Ibrahim Jama, inspirée du fiasco humanitaire de l’Arche de Zoé. Un enfant rescapé du Darfour, dont la mère a été tuée par des soldats, est arraché à son père et adopté par un couple français. La lecture était accompagnée par le musicien Olivier Vauquelin à la contrebasse.

    « Inflation du besoin d’assistance »

    Le médecin administrateur de SOS Méditerranée a ensuite déploré la « multiplication par cinq du nombre de personnes en besoin d’aide humanitaire ces dix dernières années, et par deux des personnes déplacées de force ». Il a insisté sur le besoin de « faire en sorte qu’elles n’aient pas à fuir leur pays », et rappelé une citation de la poétesse Warsan Shire : « Personne ne pousse ses enfants sur un bateau, à moins que l’eau ne soit plus sûre que la terre ferme. » Selon lui, « l’UE développe des stratégies d’épuisement », « tolère des blocages des humanitaires et pénalise les secours ». Il a notamment rappelé que des garde-côtes libyens avaient tiré sur l’Ocean Viking en 2025, engendrant une immobilisation de trois mois.

    Jean-Luc Pesle a lui aussi déploré la « militarisation », « les pressions, intimidations, obstacles aux soins, le harcèlement » et la « criminalisation des actions de solidarité ». Le refuge solidaire que son équipe a ouvert à Briançon a largement dépassé sa capacité d’accueil. Les deux humanitaires ont par ailleurs constaté une évolution du public secouru et accueilli : il y a plus de femmes, enceintes ou encore victimes de violences sexuelles, de familles et d’enfants.

    La soirée de soutien s’est terminée par un repas solidaire et par un concert a cappella de Lison David et Juliette Delhommeau.

  • Plusieurs centaines de personnes mobilisées pour la Palestine

    Plusieurs centaines de personnes mobilisées pour la Palestine

    Plusieurs centaines de personnes se sont massées samedi après-midi, place de la Joliette, pour la défense des droits du peuple palestinien, mais également afin de protester contre la guerre et l’impérialisme, à l’appel de nombreux collectifs locaux. « C’est important de montrer que Marseille soutient la Palestine, mais qu’ici, on dénonce aussi la guerre en Iran ou au Liban », avance une retraitée venue d’Aubagne. Après des prises de parole et un Bella Ciao entonné en chœur, les manifestants, drapeaux au vent et en musique, ont descendu la rue de la République, avant que le cortège ne termine son parcours au Vieux-Port.