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  • Nicolas Isnard officialise sa candidature à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Nicolas Isnard officialise sa candidature à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Attendue depuis un moment, la candidature du maire (LR) de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, à la présidence de la Métropole Aix-Marseille a été officialisée, ce lundi soir, lors des rencontres des Maires de Provence, à une semaine de la première réunion du conseil métropolitain, prévue le mardi 7 avril prochain.

    Devant les élus adhérents au label qui rassemble 100 communes des Bouches-du-Rhône, celui-ci a partagé son attente d’une «Métropole au service des maires, et pas au dessus des maires, aux mains des maires et pas aux mains d’une technostructure».

    «L’occasion est belle de prendre une nouvelle orientation et de faire de ce que l’une d’entre nous appelait la “Monstropole” un outil au service de chacun d’entre nous pour une Métropole des maires, au service des maires, œcuménique», a-t-il décrit. Et d’annoncer : «Si vous le souhaitez, j’aspire modestement à porter cette voix, non pas d’un maire, non pas d’un territoire, mais de 92 maires.»

  • Les livreurs de la cuisine centrale d’Avignon reprennent le travail

    Les livreurs de la cuisine centrale d’Avignon reprennent le travail

    La situation est revenue à la normale dans les cantines scolaires d’Avignon depuis ce lundi 30 mars. Les chauffeurs‑livreurs, en grève depuis le jeudi 13 mars, ont repris le travail, au moins temporairement.

    « Ils ont repris le travail aujourd’hui pour permettre à la nouvelle mandature de s’installer, de donner une chance de régler la situation », précise ainsi Dalila Djoudi, secrétaire CGT des territoriaux. Avec une date limite pour régler le conflit fixée au dimanche 12 avril. En attendant, les repas seront bien livrés dans les 36 écoles primaires et les CCAS de la Cité des papes.

    Reprendre l’enquête

    Les revendications syndicales portent toujours sur les suites données à une enquête administrative visant des vols de plusieurs dizaines, voire centaines, de kilos de viande destinés aux cantines. « Nous allons poursuivre et intensifier nos démarches auprès de cette nouvelle équipe, avec une exigence claire : que ce dossier soit enfin traité avec sérieux, rigueur et impartialité. Il n’est plus question de tergiverser, ni de reproduire les erreurs passées », pointent les syndicats, dans un communiqué de presse commun. Ils dénoncent également l’agression d’un chauffeur-livreur par un parent d’élève de la cantine de l’école Camille-Claudel à Montfavet, le mercredi 25 mars. « Les parents qui soutiennent le mouvement de grève expriment aujourd’hui une lassitude profonde face à une administration qui se contente de discours sans jamais passer à l’action concrète », abondent la CGT et FO, qui chargent les élus de la précédente mandature. Une rencontre avec la nouvelle équipe municipale est en cours d’organisation.

  • Marseille: les 33 adjoints au maire

    Marseille: les 33 adjoints au maire

    1ère adjointe : Michèle Rubirola

    Élue maire en juillet 2020, devenue première adjointe cinq mois plus tard, l’écologiste reste la figure de proue du Printemps marseillais.

    2e adjoint: Joël Canicave

    L’ancien chef du groupe de la majorité et précieux adjoint en charge des finances, des moyens généraux et des budgets participatifs, rempile.

    3e adjointe: Samia Ghali

    L’ancienne sénatrice socialiste, ralliée sur le fil au Printemps marseillais en 2020, conserve son titre de maire adjointe.

    4e adjointe: Amine Kessaci

    Militant engagé dans la lutte contre le narcotrafic, candidat écologiste aux européennes et aux législatives, il occupe une place de choix dans l’exécutif.

    5e adjointe: Audrey Garino

    L’élue communiste, adjointe à la solidarité, la lutte contre la pauvreté et l’égalité des droits, depuis 2020 est devenue une cadre du Printemps marseillais.

    6e adjoint: Arnaud Drouot

    Élu adjoint en 2020, ce proche de Benoît Payan, avait quitté l’exécutif pour devenir directeur de cabinet du maire. Il assure qu’il va y rester.

    7e adjoint: Pascaline Lécorché

    Chercheuse et Marseillaise depuis 2013, la déléguée de Place publique était candidate du NFP dans les 11-12 aux législatives de 2024.

    8e adjoint: Pierre Huguet

    Battu dans les 9-10, l’élu (G.s) avait en charge l’éducation et les cantines scolaires lors du dernier mandat, avant de devenir chef du groupe PM.

    9e adjointe : Hanifa Taguelmint

    Militante des luttes antiracistes, engagée au PS puis à LFI, cette voix historique des quartiers Nord a rejoint le PM en janvier face à la menace RN.

    10e adjoint: Éric Méry

    L’avocat, président de Mad Mars, avait pris la suite de Mathilde Chaboche à l’urbanisme. Son sérieux est récompensé.

    11e adjointe: Nassera Benmarnia

    L’ancienne socialiste, adjointe en charge des espaces verts, des parcs et jardins, a été très active lors de la mandature précédente.

    12e adjoint: Hervé Menchon

    Membre du groupe Écologistes et pluriel.s, adjoint à la mer, à la biodiversité marine et au littoral lors du dernier mandat, l’élu EELV est resté fidèle au PM.

    13e adjointe: Marie Batoux

    Ancienne membre du collectif du 5-Novembre, un temps insoumise, elle a été adjointe à l’éducation populaire puis aux mobilités.

    14e adjoint: Julien Harounyan

    Co-président du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France Sud, il a rejoint le Printemps marseillais en février.

    15e adjointe: Audrey Gatian

    Adjointe aux mobilités puis à la politique de la ville, la socialiste est la présidente du bailleur social, Marseille Habitat.

    16e adjoint: Pierre Marie Ganozzi

    Incarnation citoyenne du Printemps marseillais, ce prof d’histoire-géo et ex-secretaire de la FSU 13, a été l’adjoint du plan école et du bâti scolaire.

    17e adjointe: Perrine Prigent

    Élue de la société civile en 2020, elle a été adjointe déléguée à la valorisation du patrimoine, aux espaces publics et à l’eau dans la ville.

    18e adjoint: Anthony Gonçalves

    Ce cancérologue a rejoint le Parti communiste en 2014 et mené plusieurs batailles électorales. Il était le chef de file du PCF aux municipales.

    19e adjointe: Josette Furace

    Ancienne conseillère municipale déléguée à l’emploi des jeunes, cette ghaliste issue des 15-16 est promue adjointe pour ce mandat.

    20e adjoint: Karim Touche

    Délégué général de la Ligue de l’enseignement des Bouches-du-Rhône, il intègre l’exécutif municipal pour son premier mandat.

    21e adjointe: Capucine Edou

    Responsable partenariat à la CMA-CGM, cette écologiste avait déjà été candidate aux municipales à Paris en 2014 et aux dernières régionales ici.

    22e adjoint: Gwenaël Richerolle

    Directeur de cabinet d’Olivia Fortin, la maire (Mad Mars) des 6-8, l’écologiste entre dans l’arène en intégrant l’exécutif de la mairie centrale.

    23e adjointe: Chahidati Soilihi

    Adjointe au maire d’arrondissements dans les 15-16, c’est à la mairie centrale qu’elle fait cette fois-ci son entrée.

    24e adjoint: Hassan Guenfici

    Président du Forum franco-algérien depuis 2024, ce communiste était secrétaire général du groupe de gauche Pour une Métropole du bien commun.

    25e adjointe: Sophie Guérard

    Directrice d’école maternelle, elle fut adjointe au maire en charge de la place de l’enfant. Elle fait partie de la composante citoyenne du PM.

    26e adjoint: Yoan Levy

    Ancien secrétaire général du groupe Printemps marseillais à la mairie, le socialiste avait intégré le cabinet du maire en janvier 2025.

    27e adjointe: Clara Jaboulay

    Présidente de 2016 à 2018 de l’Union nationale des lycées, elle a été collaboratrice à la mairie des 2e et 3e arrondissements de 2022 à 2025.

    28e adjoint: Ahmed Heddadi

    Ancien président des Radicaux de gauche 13, il était depuis 2020 adjoint en charge du lien social, de la vie associative, des centres sociaux et du bel âge.

    29e adjointe: Nathalie Tessier

    Élue en 2020, la communiste, jusqu’ici conseillère municipale déléguée aux droits des femmes, franchit un palier.

    30e adjoint: Hedi Ramdane

    Salarié pendant 13 ans dans une mission locale, il devient en 2020 adjoint au maire délégué à la jeunesse.

    31e adjointe: Rebecca Bernadi

    Entrepreneuse dans le 12e, l’adjointe au commerce, à l’artisanat et aux noyaux villageois, incarnait la composante citoyenne du PM.

    32e adjoint: Yannick Ohanessian

    Secrétaire du PS 13 et porte-parole national d’Olivier Faure, l’ancien adjoint à la tranquillité publique perd quelques places.

    33e adjointe: Juliette Masson

    Adjointe à la maire des 6-8, déléguée aux écoles, à la place de l’enfant, son travail est récompensé par une place dans l’exécutif municipal.

  • Retour gagnant à Marseille pour l’impériale Chloé N’Gazi

    Retour gagnant à Marseille pour l’impériale Chloé N’Gazi

    Deux joueuses rêvaient de fouler la pelouse du Vélodrome sous les couleurs olympiennes, mais l’ont désormais fait en portant le maillot de l’équipe vainqueure. L’attaquant américaine Ashley Clark, ex-capitaine et serial-buteuse de l’OM Féminines entre 2021 et 2024, qui a récemment fait son retour dans l’Hexagone après une saison aux États-Unis et un bref passage en Islande, puis la gardienne algérienne Chloé N’Gazi (29 ans), présente dans l’effectif durant l’année civile 2025. « Franchement, c’était parfait. C’est passé comme prévu », se réjouit la portière montpelliéraine, auteure d’un grand nombre d’arrêts face aux nombreux assauts de l’attaque phocéenne. « J’avais de la pression, c’est normal de revenir dans son ancien club et en plus de jouer au Vélodrome devant tant de personnes. Mais je suis contente, on a répondu présentes en tant qu’équipe et ça fait du bien à la confiance », confie celle qui a rêvé toute la semaine de ce rendez-vous.

    Montpellier survit jusqu’au bout

    Sa prestation sur la mythique pelouse du stade Vélodrome a amplement contribué à la victoire des Héraultais, en grand danger dans la lutte pour le maintien avec Saint-Etienne et Lens. « Je me suis préparée mentalement pour faire un bon match, surtout pour gagner les trois points parce qu’on en a besoin. On a un objectif maintenant et c’est le plus important. J’ai mis de côté tout ce qui a pu se passer avant, tout ce qui a pu être dit et on a fait le boulot », souligne N’Gazi, persuadée que la courte défaite face au Paris Saint-Germain, la semaine dernière, leur a mis « un coup derrière la tête la semaine dernière ». « Je pense qu’on a fait preuve de sagesse en se remettant vite au travail, en oubliant ce qui s’était passé, en gardant seulement le positif. Et aujourd’hui, je pense qu’on a montré qu’on avait quand même du mental, qu’on n’est pas encore mort et que tout est encore possible. En tout cas, nous, on veut y croire et on travaille pour ça », ajoute l’internationale algérienne aux 23 sélections. Elle tient d’abord à se concentrer sur la fin de saison avec Montpellier, avant de songer à la Coupe d’Afrique des Nations féminine qui a été reportée du 25 juillet au 16 août 2026.

  • [Entretien] Paul Planque : « Nous n’avons pas réussi à enchanter les gens »

    [Entretien] Paul Planque : « Nous n’avons pas réussi à enchanter les gens »

    Vendredi 27 mars, Paul Planque, le PCF, les Insoumis et les citoyens réunis sur la liste «Alès, c’est vous» ont réuni la presse pour avancer les pistes de réflexion sur leur échec aux dernières élections municipales et évoquer leur avenir. Dans la foulée, soixante personnes du collectif se sont rassemblées et ont décidé de poursuivre le mouvement pour rompre « avec la routine de Christophe Rivenq d’une ville endormie, divisée et qui tourne le dos aux défis sociaux, économiques et environnementaux ».

    LM : Comment expliquez-vous l’échec à Alès ?

    Paul Planque : Ce résultat vient de loin, et ce n’est pas arrivé par hasard. La division à gauche a coûté cher. D’abord le PS a annoncé haut et fort qu’il voulait « acculer » Paul Planque et les communistes. Il a réussi en s’alliant d’abord avec LFI et après en diabolisant LFI quand les Insoumis nous ont rejoints. De notre côté, nous n’avons pas réussi à enchanter les gens. Nous n’avons pas trouvé la bonne recette pour déjouer le piège de la division. L’émergence des problèmes sécuritaires en pleine campagne a aussi joué.

    Même s’il y avait un fort rejet de Rivenq que l’on avait vraiment perçu durant la campagne, le fait que la gauche soit divisée suite à la mobilisation forte qu’il y avait eu pour les élections législatives avec le Nouveau front populaire, les gens se sont dit qu’ils préféraient rester chez eux. Ils se disent que quand ils votent ils ne sont pas entendus et quand la gauche arrive en ordre dispersée, ça leur donne une raison supplémentaire de rester à la maison. Le PS (10,79%) s’est félicité de son score sauf qu’il fait le plus mauvais score de son histoire à Alès.

    Dans la situation alésienne, on paie aussi beaucoup la situation nîmoise. Je suis ravi que Vincent (Bouget) l’ait emporté mais ce n’était pas entendable par les socialistes et les écologistes, que les communistes puissent avoir le leadership sur Nîmes et Alès. Ils ont donc envoyé Basile Imbert pour mettre en œuvre la défaite sur Alès. Je pense que les socialistes à la Région n’avaient pas forcément envie que Christophe Rivenq soit battu parce que Rivenq a explosé la droite à la région Occitanie.

    LM : Que prévoyez-vous pour la suite ?

    PP : Il faut mettre en œuvre de nouvelles façons de travailler et reconstruire sur les ruines de la gauche alésienne. Il faut reconstruire sans hégémonie de qui que soit. Si on peut dire qu’il y a d’un côté la gauche social-démocrate et de l’autre la gauche de transformation sociale, à ce jour, la gauche de transformation sociale est largement devant donc les formulations de cette gauche sont plus attendues par les Alésiens et les Alésiennes. Pour autant, il faut arriver à construire ensemble pour que demain, on présente une autre proposition aux habitants.

    LM : Comment la gauche peut-elle exister pendant ce mandat ?

    PP : Il faut trouver la bonne forme. Je dis souvent que l’ancien monde est mort et que le nouveau n’est pas encore né. Il faut trouver des formes à définir pour faire de la politique autrement. Cela passe par la prise en compte de la parole citoyenne qui doit être primordiale. Et surtout, mettre de côté les petits arrangements entre partis même si on s’y casse les dents parce que les anciennes recettes entre partis continuent à être dominantes.

  • [Entretien] « Il faut modifier le regard des valides sur le handicap »

    [Entretien] « Il faut modifier le regard des valides sur le handicap »

    La Marseillaise : Quel est l’objectif des journées handicitoyennes qui se tiennent du lundi 30 mars au vendredi 3 avril à Marseille ?

    Michel Collomp : L’objectif est de sensibiliser les collégiens et lycéens au handicap et de leur apporter des connaissances sur le sujet. La sensibilisation se fait par une mise en situation à travers des activités et des ateliers, pour se mettre à la place des personnes handicapées pendant une demi-journée. Il y aura une multitude d’activités organisées par des associations de personnes handicapées : parcours en fauteuil roulant, parcours d’obstacles avec les yeux bandés ou des jeux de société les yeux bandés. L’association Sport et Loisirs pour Aveugles (ASSLA) viendra animer un atelier de tir à la carabine laser pour les aveugles. Le concept est simple : le tireur a des écouteurs dans les oreilles et se repère à l’aide du son, plus le « bip » est frénétique, plus la cible est proche.

    Pourquoi est-ce aussi important de se mettre à la place des personnes handicapées pour
    les enfants
     ?

    M.C. : C’est un âge où ils découvrent, par des cas particuliers ou dans leur famille, des personnes en situation de handicap. On veut apprendre aux 900 élèves qu’on va recevoir cette semaine : le vivre-ensemble. On cherche, par ces ateliers, à leur faire comprendre que, quand ils voient une personne handicapée dans la rue, il ne faut pas avoir peur ou s’en méfier, mais au contraire aller vers elle pour lui proposer de l’aide. Parce qu’on fait tous société et qu’il faut vivre ensemble plutôt que dans une séparation : handicapés et non handicapés.

    Est-ce que c’est par la sensibilisation des enfants qu’une société peut prendre davantage en compte les personnes en situation de handicap ?

    M.C. : Oui, on le constate déjà par les retours de certains professeurs qui sont là depuis la première édition. Ils observent des changements de comportement dans leurs classes. On fait le maximum pour que cette action porte ses fruits et améliore les comportements des valides avec les personnes handicapées. Les élèves repartent, à la fin de la demi-journée, avec un diplôme « d’handicitoyen » qui atteste qu’ils ont été sensibilisés au handicap. C’est moi qui m’en occupe et je leur fais promettre de ne jamais se garer sur une place handicapée quand ils seront adultes.

    Aujourd’hui, notre société
    est-elle encore trop peu adaptée aux handicapés
     ?

    M.C. : On a fêté les 20 ans, l’année dernière, de la loi sur l’égalité des chances et des possibilités pour les personnes en situation de handicap (déplacement, emploi, civilité). Il y a encore beaucoup à faire en matière d’égalité devant l’emploi et d’accessibilité. Le préfet Parisot de Bayard, a créé ces journées handicitoyennes à Montpellier puis a développé le concept dans d’autres villes, notamment à Marseille. Il partait de son constat de personne handicapée. Il disait que le handicap était une souffrance physique en soi, mais que ce dont il avait le plus souffert, c’était le regard des autres et l’indifférence. Notamment par l’impossibilité d’entrer dans certains lieux, comme au cinéma où on lui disait que son fauteuil ne pouvait pas entrer. Moi, je suis à la retraite, mais j’étais kiné, donc le handicap, je l’ai connu dans ma profession. Dans les pas de Parisot, ce qu’on veut, c’est modifier le regard des valides sur le handicap.

  • Le Département de Vaucluse encore attendu sur sa gestion du RSA

    Le Département de Vaucluse encore attendu sur sa gestion du RSA

    Retour aux dossiers pour le conseil départemental de Vaucluse ce lundi 30 mars avec la première séance plénière de l’année 2026. Mais celle-ci ne débutera pas dans le calme le plus total. Car se tiendra un rassemblement organisé par la CGT des personnels de la collectivité devant l’Hôtel du Département à 8h30 pour alerter sur des « dysfonctionnements graves dans la gestion du RSA » par la collectivité ainsi que pour dénoncer une Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) « engorgée avec des usagers en détresse ».

    Le syndicat explique dans un long communiqué avoir « demandé aux agents de faire remonter des informations concrètes concernant les difficultés rencontrées dans l’accompagnement aux allocataires du RSA ». Il ressort de l’analyse de ces entretiens un « problème structurel » selon la CGT. À savoir une « multiplication des radiations et suspensions de droits, souvent sans motifs clairs », mais aussi « des ruptures de ressources répétées de plusieurs semaines à plusieurs mois » ; des « recours quasi systématiques pour rétablir des situations qui n’auraient pas dû être interrompues » ou encore « des usagers contraints de déposer de nombreuses demandes successives pour un même droit ». Les données sont claires. D’après une enquête de nos confrères de Ouest-France qui ont compilé des données de l’État, le Vaucluse est le département dont le nombre de bénéficiaires du RSA a le plus chuté en France depuis 2021, avec 32,3% d’allocataires en moins. Et ce, alors qu’à l’échelle nationale, cette baisse n’est que de 4,4%.

    « Outil de sélection sociale »

    La CGT développe de son côté chaque point, évoquant des dysfonctionnements dans la gestion administrative et sur le portail du site internet pour renouveler sa demande, listant « des codes de validation jamais reçus, des onglets obligatoires impossibles à compléter » ou encore « l’obligation de renseigner un compte bancaire même lorsque la personne n’en possède pas ». Ces obstacles techniques produisent mécaniquement des radiations. « La dématérialisation devient ainsi un outil de sélection sociale par l’échec administratif », insiste le syndicat CGT. Du côté du conseil départemental, pas de réponse pour l’heure malgré nos sollicitations. Une mise au clair en séance de la part de la présidente Dominique Santoni (LR) est probable si elle est sollicitée. Elle évoquait précédemment que de nombreux ex-bénéficiaires avaient retrouvé du travail pour expliquer cette chute spectaculaire.

  • Grandes villes d’Occitanie : de nouveaux maires et députés

    Grandes villes d’Occitanie : de nouveaux maires et députés

    Si les deux locomotives régionales Toulouse et Montpellier ont réélu leur maire (Jean-Luc Moudenc et Michaël Delafosse), plus de la moitié des grandes villes d’Occitanie ont changé d’édile.

    Parce qu’ils ne se représentaient pas ou qu’ils ont été battus, 14 maires des 27 villes de plus de 20 000 habitants ont laissé la place. Le grand vainqueur est l’extrême droite, qui, après Béziers (2014), Beaucaire (2014) et Perpignan (2020), fait main basse sur
    5 nouvelles villes : Montauban (Didier Lallemand), Carcassonne (Christophe Bathès), Castres (Florian Azéma), Agde (Aurélien Lopez-Liguori) et Bagnols-sur-Cèze (Pascale Bordes).

    La droite récupère Millau (Christophe Saint-Pierre) au PS. Les Républicains dirigeront toujours Castelnau-le-Lez mais avec Julien Miro. Des maires centristes dirigeront Tarbes (Pascal Claverie), Rodez (Stéphane Mazars) et Cugnaux (Aurélien Andreu-Seigné). Enfin, outre Nîmes (Vincent Bouget), la gauche sera aux affaires à Auch (Camille Bonne), Plaisance-du-Touch (Florence Queval) et Cahors (Vivien Coste).

    Touchés par le cumul des mandats, 4 députés RN et 1 Renaissance vont laisser la place à leur suppléant. Dans le Gard Nicolas Meizonnet (Vauvert) passe la main à Caroline Devaux et Pascale Bordes (Bagnols/Cèze) à Catherine Dellong Meng. Dans l’Hérault, Bernard Chaumeil remplace Aurélien Lopez-Liguori (Agde). Dans l’Aude, Édouard Jordan supplée Christophe Barthès (Carcassonne). Et dans l’Aveyron, Pauline Cestrières (Renaissance) remplace Stéphane Mazars (Rodez).

  • [Info La Marseillaise] Benoît Payan cède son poste de conseiller départemental à Ahmed Heddadi

    [Info La Marseillaise] Benoît Payan cède son poste de conseiller départemental à Ahmed Heddadi

    Le maire (DVG) de Marseille a remis sa démission de son poste de conseiller départemental à la présidente du Département et au Préfet ce lundi matin. Elu en 2021 en binôme avec Sophie Camard (GRS), il sera remplacé dans l’hémicycle départemental par Ahmed Heddadi (Les radicaux de gauche) qui était son suppléant. « Ahmed Heddadi a toute sa confiance pour mener cette mission et défendre les intérêts de Marseille au sein du Conseil départemental », indique son entourage.

    Cette démission sera effective lors du prochain conseil départemental qui aura lieu le 14 avril. Si le maire n’y a guère siégé depuis quatre ans, ce choix est motivé par la nécessité de se « concentrer sur Marseille et son rôle de maire à plein temps », poursuit-on du côté de l’Hôtel de Ville, soulignant que la nouvelle gouvernance qui se dessine à la Métropole suite aux élections municipales et les questions qui vont se poser, nécessiteront un travail et une attention accrue.