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  • Universités d’Oser la France à Avignon : nouveau lieu et soutien appuyé du préfet

    Universités d’Oser la France à Avignon : nouveau lieu et soutien appuyé du préfet

    Après le refus du Rouge Gorge, salle de spectacle avignonnaise, d’accueillir les universités de rentrée du mouvement politique de Julien Aubert (LR), Oser la France, prévues le 17 octobre, le responsable politique a annoncé, ce samedi 10 octobre, avoir « trouvé un nouveau lieu », sans en révéler l’emplacement.

    À la suite de la mobilisation d’un collectif d’associations vauclusiennes, dont NousToutes 84, la direction de l’établissement avait annoncé, vendredi, mettre fin au contrat de location.

    À Avignon, le Rouge Gorge renonce à accueillir Oser la France

    Les universités de rentrée du mouvement Oser la France doivent accueillir notamment Sarah Knafo (Reconquête), François Fillon, Natacha Polony, Valérie Boyer (LR), François-Xavier Bellamy (LR) ou encore Jean Branco.

    Sur les réseaux sociaux, samedi, Julien Aubert a estimé que « sous la pression d’une nébuleuse de collectifs et groupuscules locaux émargeant à l’extrême-gauche, un théâtre privé qui accueillait depuis 3 ans nos événements a dû se rétracter. Campagne d’intimidation sur sa façade, appels aux boycotts, tentative de déstabilisation économique : nos opposants n’ont pas attaqué l’organisateur de la manifestation, ni ses invités mais le lieu. Alors que le secteur de la culture souffre des coupes budgétaires, être prêt à tuer un lieu de culture au nom de son Idéologie, c’est extrêmement grave. C’est une censure qui ne dit pas son nom. Ces méthodes rappellent les heures les plus sombres de notre histoire. »

    L’ex-député ajoute avoir lancé une pétition pour « défendre la démocratie et la liberté d’expression contre l’intimidation ».

    Le préfet de Vaucluse a également choisi de prendre position dans ce dossier. Dans un communiqué, publié ce samedi, Thierry Suquet « regrette qu’un climat de pression conduise à l’annulation d’un événement politique et fasse peser le risque d’une restriction de fait du débat public. Agiter le spectre de la violence pour empêcher une réunion politique est inacceptable, et constitue une vraie menace pour la démocratie. La confrontation des idées doit relever du débat, non de l’intimidation ou de la censure des idées divergentes. »

    Contestant « tout risque avéré pour l’ordre public et toute incapacité des forces de police à faire face aux éventuelles manifestations », le préfet « appelle à faire vivre, par le dialogue et la contradiction, une vie publique ouverte à la diversité des opinions. »

  • À Manosque, les lycéens sont déçus

    À Manosque, les lycéens sont déçus

    De nombreux lycéens se sont montrés déçus de l’affaiblissement de la mobilisation et des annonces de sanctions du maire de Manosque, Camille Galtier, jeudi. « C’est dommage de punir tout le monde, alors que c’est une minorité qui casse et que la mobilisation de mardi s’est bien passée », a avancé Léon, élève en classe de première au lycée professionnel Martin-Bret.

    L’édile veut interdire les aides de la commune et de l’Agglomération pour les manifestants condamnés et a décidé d’annuler une soirée rap gratuite à destination des jeunes. Il a reçu quatre lycéens, mercredi. « Tout le monde n’a pas les moyens de se payer une place de concert, on nous prive de culture », a déploré Sacha, élève en terminale au lycée Martin-Bret, au lendemain de sa rencontre avec le maire. « On lui en a parlé, mais il nous a répondu qu’il ne comptait pas revenir sur sa décision », regrette le lycéen de 17 ans, décrivant l’attitude de l’édile comme de la « provocation ».

    Les quatre lycéens reçus par Camille Galtier, mercredi, ont évoqué auprès de lui « un projet de bus gratuit » pour les élèves qui doivent suivre leur spécialité dans un autre lycée, arrivent en retard et ratent une partie de leurs cours à cause du temps de trajet. « Rien n’est gratuit. Si c’est gratuit, c’est qu’il y en a qui payent derrière », leur a répondu le maire, selon Sacha. « On s’attendait à une discussion, à quelque chose d’ouvert pour essayer d’améliorer la situation. Cela nous a surpris et dérangés. C’était lui qui essayait de nous imposer sa vision des choses et de nous dire que ce qu’on faisait, c’était mal », a affirmé Jana, élève de 16 ans, en terminale au lycée Esclangon. « Dès qu’on avait des choses à dire, il nous contredisait. » Les mesures de sanctions prises par l’édile « vont plus attiser la haine qu’autre chose, c’est jeter de l’huile sur le feu », selon la lycéenne. « Pourquoi toujours faire des économies sur la culture ? », s’est-elle interrogée. Annuler cette soirée gratuite, « c’est priver les gens qui n’ont pas de moyens de la culture », a avancé l’élève, qui regrette la présence de casseurs qui ont « décrédibilisé » la mobilisation, la semaine précédente.

    Des élèves reçus par

    la directrice académique

    « Il nous a dit qu’il avait 40 000 euros à rembourser pour les dégradations », mais cette somme ne doit pas être prise du « budget culturel qui est réservé à la jeunesse », a argumenté Camille, 16 ans, élève en première à Esclangon. « Il nous a dit qu’il était 1 000 fois plus déçu que nous, mais lui peut se payer un autre concert aux arènes de Nîmes ou à La Défense Arena. »

    Quatre lycéens des trois établissements ont été reçus par Véronique Blua, directrice académique des services de l’Éducation nationale des Alpes-de-Haute-Provence, à 11h, au lycée Esclangon. « Elle était vachement plus ouverte à la discussion que le maire. Elle était très à l’écoute et comprenait bien nos revendications. Elle n’était pas là pour nous faire la morale. Cela fait du bien après la rencontre avec le maire », s’est réjouie Jana.

  • À Aix, antifascistes et militants d’extrême droite face à face malgré l’interdiction

    À Aix, antifascistes et militants d’extrême droite face à face malgré l’interdiction

    La manifestation prévue ce samedi 10 octobre place de l’Hôtel-de-Ville, par le Collectif Antifa, avait été interdite par la préfecture en raison de risques d’affrontements entre militants antifascistes et groupes d’ultradroite. Un rassemblement s’est néanmoins formé spontanément sur la Rotonde, dans la matinée.

    D’un côté, des militants d’ultradroite, avec des néonazis; de l’autre, des organisations et associations antifascistes. Plusieurs drapeaux de La France insoumise (LFI) étaient également visibles dans la foule. Le député de Vaucluse Raphaël Arnault a pris la parole lors de la mobilisation. Sa présence était initialement annoncée avant l’interdiction préfectorale de tout rassemblement.

    Selon les organisateurs, 200 personnes mobilisées « contre le fascisme » étaient présentes, contre une « trentaine » du côté de l’ultradroite. Les forces de l’ordre ont finalement dispersé les groupes à l’aide de gaz lacrymogène.

    Malgré cette issue, les organisateurs considèrent la mobilisation comme une « victoire ». « On a réussi à tenir bon, à montrer qu’on était plus nombreux », estime Lina, du Collectif Antifa d’Aix.

  • [#DisMoiPourquoi] Est-ce que le cerveau des filles et des garçons est différent ?

    [#DisMoiPourquoi] Est-ce que le cerveau des filles et des garçons est différent ?

    Nina, 11 ans au collège des Caillols à Marseille (13012)

    La Marseillaise relance en partenariat avec les Petits débrouillards son opération « Dis moi pourquoi ? ». Le principe : demander à un scientifique de répondre aux questions formulées par les enfants… Vous avez une question ? Donnez-nous le prénom de l’enfant, son âge, sa classe, son école et sa ville. Et envoyez à dismoipourquoi@lamarseillaise.fr

    Les garçons et les filles ont un corps différent, évidemment. C’est pour ça qu’on dit, à la naissance, qu’un bébé est un garçon ou une fille. Mais ces différences corporelles n’impliquent pas qu’il y aurait des cerveaux de garçons et des cerveaux de filles, avec des idées de garçon ou des idées de fille.

    Le cerveau, ce n’est pas l’intelligence non plus. En réalité, chaque personne, fille ou garçon, a un fonctionnement cérébral différent, et c’est important de se connaître soi-même, sans se laisser limiter par une étiquette, « fille » ou « garçon » ! Et en fait, tu poses là une bonne question, car certaines sociétés du passé, et encore aujourd’hui, ont du mal à reconnaître aux petites filles le droit de faire des études ou de la recherche scientifique. Tu peux te renseigner sur l’histoire de Marie Curie, tu verras ! »

  • Le grand frère M’Changama à la rescousse des Aubagnais

    Le grand frère M’Changama à la rescousse des Aubagnais

    Partout où il est passé, Youssouf M’Changama a fait l’unanimité. Comment l’expliquer ? Le natif du quartier de La Savine, dans le 13e arrondissement de Marseille, est décrit par ses anciens coéquipiers, dirigeants et même adversaires comme un « homme extraordinaire », « qui rend bons les autres » et un « meneur d’hommes formidable » au sein d’un collectif.

    « Youssouf, c’est un amour », résume Salim Laassami, son ancien coéquipier à Marseille Consolat en 2015-2016. Les deux hommes se connaissent depuis l’enfance. Avant de se retrouver sous le même maillot, ils s’étaient affrontés à plusieurs reprises quand M’Changama faisait ses premiers pas à l’OM et Laassami à Air-Bel.

    Retour en Provence

    Ensemble, ils ont contribué à écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du club phare des quartiers Nord, passé tout près d’une accession en Ligue 2. « Youssouf était un moteur de notre équipe », souligne Jean-Luc Mingallon, président historique de Consolat et actuel dirigeant du SC Berre. Pour lui, le retour du milieu dans la cité phocéenne a relancé sa carrière, après plusieurs expériences à l’étranger, notamment à Oldham Athletic, en Angleterre, puis au RC Arbaâ, en Division 1 algérienne, où il s’est heurté à un contexte économique particulièrement difficile.

    « Je devais signer avec lui là-bas », raconte Salim Laassami, qui a finalement rejoint l’USM Alger la saison suivante. À 36 ans, après avoir porté les couleurs de onze clubs, principalement en France, M’Changama retrouve aujourd’hui sa Provence natale. Cette semaine, le milieu de terrain a officiellement rejoint Aubagne.

    « C’est un grand plaisir de revenir dans le Sud », confie-t-il avec le sourire. Une nouvelle étape pour l’international comorien, qui évoluait récemment à Al-Batin, en Arabie saoudite, où joue toujours l’ancien Martégal Simon Falette. « En venant à Aubagne, je me rapproche de ma famille et de mes amis », souligne l’ex-capitaine des Cœlacanthes. Sous les couleurs bleu et or, il retrouve deux coéquipiers de la sélection comorienne : le gardien Ali Ahamada et l’entraîneur adjoint Kassim Abdallah. Durant l’intersaison, M’Changama s’est entraîné avec le Scaab « pour garder le rythme ».

    Convaincu qu’il peut apporter son expérience à un collectif assez jeune, le club provençal a décidé de lui faire confiance en lui proposant un contrat. « C’est ce qu’il y avait de mieux pour moi. J’étais dans le moule, je suis donc parfaitement intégré. Je me vois un peu comme le grand frère qui apporte son expérience et complète ce que les autres ont dans leurs bagages », explique-t-il.

    « Le Juninho comorien »

    Au-delà de son expérience, le Marseillais apporte sa maîtrise des coups de pied arrêtés, qui lui vaut le surnom de « Juninho comorien ». « Il restait plus d’une demi-heure après chaque entraînement pour travailler ses coups francs », se souvient Salim Laassami. Un investissement sans faille récompensé lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2021, avec un coup franc d’environ 30 mètres expédié dans la lucarne d’André Onana, puis, lors de la saison 2024-2025 en Ligue 2, face au Red Star, avec une frappe sans élan sous le maillot de l’Estac Troyes.

    Surnommé « Canto », en référence à Éric Cantona, par les grands frères de son quartier, M’Changama est aussi réputé pour ses frappes spectaculaires et sa qualité de passe. Pour sa troisième et dernière saison (en 2021-2022) à l’En-Avant Guingamp, club cher à son cœur, il a signé la meilleure saison de sa carrière avec neuf buts et quinze passes décisives, décrochant une place dans l’équipe type de Ligue 2 et le prix du plus beau but de l’année aux Trophées UNFP.

    Aujourd’hui, à plus de 1 000 km du Roudourou, le Comorien relève un nouveau défi. Celui de libérer, comme le maréchal De Lattre-de-Tassigny, nom associé au stade aubagnais, ses coéquipiers de la zone rouge.

  • « C’est un match de Coupe et surtout un derby »

    « C’est un match de Coupe et surtout un derby »

    La Marseillaise : Avec deux victoires seulement après neuf journées de Ligue 3, votre équipe pointe à la seizième place du championnat. Comment se sent votre groupe après ce début de saison compliqué ?

    Karim Masmoudi : Le groupe vit bien. On travaille, on avance. Il faut savoir que j’ai le groupe le plus jeune de Ligue 3, avec pas mal de joueurs qui n’avaient pas joué la saison dernière. Ce qu’on ressent, aussi bien au sein de l’équipe qu’au sein du club, c’est qu’il y a une vraie progression. Je suis convaincu que l’équipe sera prête lorsque tout le monde sera au même niveau physique et que je pourrai disposer de l’ensemble de mon groupe pour un match.

    Que manque-t-il à votre équipe pour être plus performant ?

    K.M. : Un peu de maturité. Quand on regarde le contenu de nos matchs, on constate que les équipes adverses sont souvent impressionnées par ce qu’on propose. On gagne 1-0 à La Roche-sur-Yon, on joue à dix à Rouen tout en conservant la possession, et à Caen, on encaisse un but à la dernière seconde. Les adversaires nous ont régulièrement félicités pour la qualité de notre jeu. Mais dans l’analyse des matchs, on sent que l’on manque encore d’expérience dans certains moments clés. Avec un groupe aussi jeune, il faut deux ou trois cadres capables d’accompagner ces joueurs, de les guider et de les faire grandir. Le rôle de l’entraîneur et du staff est important, mais il ne suffit pas toujours. C’est aussi pour cette raison que nous avons fait revenir Ali Ahamada et recruté Youssouf M’Changama. Ce sont des profils dont nous avions besoin.

    Vous affrontez Istres ce samedi (à 17h, à Parsemain) au 5e tour de la Coupe de France. Comment appréhendez-vous ce match ?

    K.M. : C’est un match de Coupe, et surtout un derby des Bouches-du-Rhône. La Coupe n’est pas forcément notre priorité, mais c’est toujours intéressant de passer quelques tours. On est satisfaits de ce qu’on propose et de ce qu’on met en place. On trouve notre travail cohérent et on n’est pas dans une situation de doute. On est sereins sur le plan du jeu et dans la dynamique collective. Après, la Coupe peut aussi nous permettre d’engranger de la confiance et de continuer à avancer. On va aborder ce match avec sérieux et ambition, tout en restant fidèles à ce qu’on veut construire. Istres est une équipe difficile à jouer, même si elle connaît aussi un début de saison compliqué. Mais sur un match de Coupe, tout est possible.

  • L’OM à l’heure du réveil

    L’OM à l’heure du réveil

    Troyes-OM, sur le papier, c’est un peu David qui accueille Goliath.

    Mais cette saison, au regard du classement, c’est le barragiste qui accueille le premier relégable. Un choc de bas de tableau dont le perdant s’enfoncera un peu plus dans le marasme. Avec d’un côté des Aubois habitués à gérer la problématique d’une équipe placée dans les relégables potentiels, du fait de leurs antécédents. De l’autre un OM pas forcément rodé à se battre pour garder sa place en Ligue 1.

    Si certains estiment qu’après avoir mangé leur pain noir lors des cinq premières journées, ponctuées de quatre défaites consécutives, Bruno Genesio joue la prudence. « Les équipes comme Troyes ne sont pas des faire-valoir. Il ne faut pas s’attendre à gagner très facilement nos trois prochains matches, à commencer par celui de dimanche. Il faudra être capables de reproduire ce que nous avons fait contre Paris, mais avec plus de continuité sur la durée du match. Être performants et à 100% pour gagner », lance-t-il.

    Côté terrain, Angel Gomes voit dans le match de dimanche « un premier test ». L’international anglais a bien vécu les trois semaines de trêve. « Nous avons pu bien travailler. Progresser sur certains aspects. À Troyes, le moment est venu de rectifier le tir. Montrer de quoi nous sommes capables ! »

    Si Bruno Genesio a apprécié la longue trêve, une première dans le calendrier, « car elle nous a permis de travailler physiquement et tactiquement, de voir d’autres jeunes aussi », il a suivi avec inquiétude les sorties de ses internationaux.

    Deux sont revenus blessés, Pierre-Emile Højbjerg et Derek Cornelius. Deux autres, Amine Gouiri et Himad Abdelli, ont connu des alertes. « Pour eux deux, c’est finalement moins grave que prévu », a-t-il soupiré. Autre alerte, sans conséquence visiblement, du côté de CJ Egan-Riley. En revanche, alors qu’il revenait bien, Bamo Meïté s’est tordu la cheville jeudi et ne saura que samedi s’il est apte.

    Le reste du groupe, en dehors de Timothy Weah suspendu, est donc disponible pour Troyes. Où la carte jeune sera sans doute à nouveau abattue pour pallier certaines absences. Notamment dans le couloir droit de la défense, où Ulisses Garcia et Kelyann Bezahaf sont en balance. Tandis qu’au milieu, Tochukwu Nnadi, rétabli de sa blessure au genou, devrait compenser l’absence de Pierre-Emile Højbjerg.

    À Troyes, l’OM va lancer un nouveau cycle de 5 matches en deux semaines. À l’issue duquel Bruno Genesio saura dans quelle catégorie placer son équipe pour la suite. « J’attends plus de continuité dans nos intentions de jeu », admet-il. Ses joueurs savent donc ce qu’il attend d’eux.

  • En 2050, l’air alpin sera plus exposé à la pollution d’ozone

    En 2050, l’air alpin sera plus exposé à la pollution d’ozone

    Dans les Alpes du Sud, nous avons actuellement une des meilleures qualités de l’air d’Europe, introduit Alexandre Armengaud, responsable du programme d’Atmo Sud ALP’AERA, consacré à l’impact du changement climatique sur la qualité de l’air dans les vallées alpines. Il faut donc faire en sorte de la préserver ! » Au terme de trois années de coopération transfrontalière, le programme a présenté cette semaine ses principaux résultats.

    En 2050, la qualité de l’air légèrement dégradée

    Mais pour comprendre l’évolution de la qualité de l’air, déjà faut-il connaître les changements climatiques à venir. « Le réchauffement climatique est plus marqué en montagne, explique Thomas Ouden, prévisionniste à Météo France. Dans les Alpes, on est actuellement à +2,2 degrés par rapport à l’ère industrielle, contre 1,7 degré au niveau national. » Dans les prochaines années, en plus des canicules et sécheresses qui se multiplieront, les Alpes du Sud devront faire face à une neige qui fond de plus en plus tôt au printemps.

    « Cela a un impact sur l’air que nous respirerons, affirme Sonia Oppo d’Atmo Sud. Car une augmentation de la chaleur et de l’ensoleillement favorisent la formation d’ozone. » Il s’agit d’un polluant secondaire, issu de la transformation sous l’effet de soleil d’autres polluants. Alors que dans le reste de la région Sud, la pollution d’ozone baissera en 2050, elle augmentera légèrement dans les Alpes du Sud, dégradant la qualité de l’air. En ce qui concerne la pollution aux particules fines et au dioxyde d’azote, issue par exemple du chauffage au bois ou du trafic routier, elle devrait s’améliorer partout grâce aux améliorations technologiques.

  • « Être LGBT en ruralité n’est pas horrible ! »

    « Être LGBT en ruralité n’est pas horrible ! »

    La Marseillaise : Pourquoi vous semblait-il important d’organiser un événement sur ce sujet ?

    Camille Theureau : Depuis quelques mois maintenant, le Planning familial de Gap est agréé centre LGBTQIA+ par l’État. Dans ce cadre-là, on a décidé qu’une fois par an on mettrait en place une journée thématique autour de ces questions. Pour cette première année, compte tenu de là où on est situé, dans les Hautes-Alpes, ça paraissait assez évident comme sujet ! L’idée, c’est de ne pas penser uniquement que c’est négatif et horrible d’être LGBT à la campagne. C’est réfléchir collectivement à ce qu’on peut mettre en place. Pas qu’entre personnes concernées, mais aussi avec les personnes alliées, qui sont plus que bienvenues !

    Comment va se dérouler cette journée ?

    C.T. : Durant la table ronde à 14h, il y aura deux intervenants. Élodie Potente, qui est journaliste et créatrice du podcast Champs queers, et qui vient tout juste de sortir un livre qui s’appelle Fiertés des Champs. L’autre intervenant est Colin Giraud, sociologue et chercheur à l’Université Paris-Ouest-Nanterre. Il a aussi travaillé sur les personnes LGBTQIA+ en ruralité. Puis Samuel Castinel, membre du Planning familial présentera différents outils d’éducation.

    Quelles sont les spécificités dans le fait d’être LGBTQIA+ en milieu rural ?

    C.T. : La première des spécificités, c’est la difficulté des déplacements, notamment dans les Alpes avec les différentes vallées, sans parler du fait que le département est pauvre en transports en commun. C’est donc compliqué de se rassembler pour faire communauté. S’y ajoute le manque de lieux de socialisation identifiés, comme dans les grandes villes où il y a des bars ou associations dédiés par exemple. On peut aussi noter la difficulté en termes de soins : certains peuvent ne pas se faire soigner car les soignants ne sont pas forcément formés à ces questions. Enfin, en ville, il est plus simple de se fondre dans la masse. Quand on habite un village de 100 habitants, on est vite « outé », c’est-à-dire que les personnes savent qu’on est gay, bi, lesbienne, trans, etc.

    Vous organisez un samedi par mois un temps convivial ouvert aux personnes LGBTQIA+. Ces problématiques ressortent-elles des échanges ?

    C.T. : Oui, l’idée est de faire communauté et d’échanger, par exemple sur quel gynéco est bienveillant. On partage des infos, des conseils entre personnes concernées, pour pouvoir potentiellement mieux affronter l’extérieur, qui est un monde plutôt hétéro-patriarcal.

    En plus de Planning familial, quelles ressources sont disponibles aux personnes LGBTQIA+ ?

    C.T. : Sur le territoire des Hautes-Alpes, il y a l’association sportive Grimpe et Glisse qui propose des activités de montagne aux personnes LGBTQIA+ et alliées. Une autre association vient de se lancer : Arc-en-Cimes. Elle aimerait notamment organiser une pride à Briançon.

  • Le Département s’engage pour l’inclusion des personnes en situation de handicap

    Le Département s’engage pour l’inclusion des personnes en situation de handicap

    Ce vendredi à l’Hôtel du Département, la présidente (DVD) des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, a ouvert la toute première Journée de l’inclusion : « Il y a énormément d’organismes pour aider les personnes en situation de handicap. » L’élue a souhaité tous les réunir « pour trouver des solutions » et « recrédibiliser la parole du politique dans ce sujet ». Cette première édition a réuni 750 inscrits. L’événement doit « devenir annuel », précise Martine Vassal.

    « Nous voulons permettre à chacune et chacun d’avoir le choix de participer à la vie en société », a affirmé la présidente. Elle a d’abord entrepris de combattre les préjugés à travers des tables rondes thématiques, en matinée. Au programme des échanges figuraient l’habitat inclusif, les stéréotypes, l’accès à l’enseignement supérieur et la situation des jeunes aidants. L’élue a insisté sur le dernier sujet, que le Département entend mieux accompagner à travers des dispositifs de repérages et d’écoutes dans les établissements scolaires.

    Un Village dédié

    Dans l’atrium de l’Hôtel du Département s’est tenu un forum, regroupant stands associatifs, partenaires institutionnels et dispositifs départementaux. Le rassemblement a été apprécié par les participants. « On est venues chercher de l’information », a expliqué la maman de Jeanne, qui souhaite s’inscrire à des cours d’équitation. Elles ont trouvé leur bonheur auprès de Défi Sport, un club marseillais de sports et loisirs pour les personnes en situation de handicap mental ou psychique. « On a créé l’association pour permettre à ces publics de pratiquer une activité physique régulière adaptée, de sociabiliser, tout en offrant des temps de répit aux familles aidantes », précise Stéphane, directeur de Défi Sport.

    Le village de l’inclusion était un moyen de visibiliser les dispositifs adaptés pour les exposants, mais aussi d’établir des liens dans le réseau. « C’est agréable de se rassembler », ont fait remarquer Tom et Azzedine, du club handisport d’Aix-en-Provence, venus simplement faire un tour au milieu des autres acteurs associatifs.