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  • Incendie : les pompiers des Bouches-du-Rhône appellent à la prudence

    Incendie : les pompiers des Bouches-du-Rhône appellent à la prudence

    Depuis ce mercredi 10 juin, le département des Bouches-du-Rhône est placé en vigilance orange sur la carte Météo des forêts rappelle les Pompiers 13 qui appellent à la prudence.

    « Dans un contexte marqué par des températures élevées, une végétation déjà sèche et un vent soutenu, le risque incendie commence à se faire fortement sentir sur le territoire » indiquent-ils. Depuis mercredi, les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont déjà été engagés sur plusieurs départs de feu.

    Parmi les interventions les plus significatives : un incendie s’est déclaré mercredi en fin d’après-midi, vers 17h30, dans la zone Athélia, à La Ciotat, et un feu de broussailles qui a parcouru 1,5 hectare dans la nuit de mercredi à ce jeudi 11 juin, vers 1h du matin, sur la commune d’Allauch. Plusieurs autres départs de feu ont également mobilisé les secours, dès ce jeudi matin, notamment dans le secteur d’Aix-en-Provence et de Luynes.

    Les conditions météorologiques annoncées pour les prochains jours, avec un vent qui continuera de souffler, maintiennent un niveau de vigilance élevé. Face à cette situation, les Pompiers 13 appellent chacun à la plus grande prudence et rappellent que la majorité des incendies est d’origine humaine et pourrait être évitée grâce à des comportements responsables.

    Et d’enfoncer le clou en insistant sur les gestes de prudence élémentaires : « Ne jamais jeter de mégot au sol ou par la fenêtre d’un véhicule, respecter strictement les interdictions liées à l’emploi du feu, se renseigner et respecter la réglementation concernant l’accès aux massifs forestiers, signaler immédiatement tout départ de feu ou fumée suspecte en composant le 18 ou le 112. »

  • À Montpellier, une association de parents réclame la clim dans les écoles

    À Montpellier, une association de parents réclame la clim dans les écoles

    « La chaleur n’est pas une question de confort, c’est une question de santé. Un coup de chaud peut aller, dans les cas les plus graves, jusqu’à engager le pronostic vital d’un enfant », assure Murielle Kosman. « On ne nie pas un investissement de la part de la Mairie, qui se traduit par certains aménagements dans les écoles. Mais ça reste pour le moment en grand décalage avec le terrain. Quand, dès 8h30 du matin, il fait 31-32 degrés dans une classe alors qu’on n’est qu’en vigilance jaune, ce n’est pas parce que vous avez posé un plafonnier ou mis quelques stores que ça rend les classes supportables », illustre la représentante de l’association de parents d’élèves du primaire Une école un avenir, qui alerte depuis 2022 sur cette problématique.

    Ne pas opposer écologie

    et protection

    La Mairie de Montpellier a également engagé un plan de végétalisation des cours pour rafraîchir les écoles, « mais ça s’inscrit sur du long terme, à raison de 5 cours par an et encore quand elles sont réalisées, car cette année on a appris qu’il y en avait 3 qui ne seraient pas faites pour cause de budget », indique Murielle Kosman.

    Les écoles sont également dotées d’« une pièce climatisée, généralement une salle polyvalente. Mais ça reste une pièce pour l’ensemble d’une école, donc parfois pour 12 classes… », déplore la représentante de l’association. Une école un avenir a déjà saisi à deux reprises la justice en référé-liberté (2022 et 2025) face aux conditions d’exposition à la chaleur dans les écoles. « On verra si on a besoin de le faire également cette année. On envisage aussi d’engager une procédure sur le fond, car la problématique dépasse largement les écoles de Montpellier. Il faudrait peut-être que l’État s’implique, sous forme d’un plan national par exemple. »

    Pour l’heure, l’association demande l’établissement de normes claires : « Les escalopes, les œufs, on sait à quelle température ça se garde. Nos enfants, non ! Ce flou juridique fait qu’il n’y a pas d’obligation opposable » ; elle demande également que soient rendus obligatoires, dès le passage en alerte jaune canicule, le relevé et l’affichage, à l’entrée de l’école, des températures dans chaque classe, à 8h30 et 13h30, « afin que les parents soient informés ». Enfin, Une école un avenir réclame « l’installation de la climatisation de manière immédiate dans toutes les classes ou a minima les plus exposées, tant qu’on n’aura pas rénové le bâti. On ne peut pas opposer l’argument de l’écologie à la santé. On est sur de l’accueil du public, en l’occurrence de jeunes enfants, et dans les lieux d’accueil du public, partout ailleurs il y a la climatisation. Cet argument n’est pas recevable », considère Murielle Kosman.

    A.G.

  • Le lycée Jean-Moulin de Béziers miné par la vétusté des équipements

    Le lycée Jean-Moulin de Béziers miné par la vétusté des équipements

    « Les dysfonctionnements du réseau paralysent l’ensemble des missions quotidiennes des personnels », alertent, dans un communiqué commun, les représentants des sections locales CGT, SUD et Unsa du lycée Jean-Moulin, à Béziers. « Certains collègues des filières professionnelles ne peuvent littéralement plus assurer leurs cours. »

    Si les syndicats de l’établissement sont aujourd’hui désemparés, c’est notamment car l’un de leurs principaux outils de travail, les ordinateurs sont d’une vétusté si avancée que le travail des enseignants en devient impossible. Des « machines vieillissantes, toujours sous Windows 7 — système abandonné par Microsoft depuis janvier 2020 », utilisées quotidiennement pour des tâches allant de la notation des présences et absences des élèves à la communication aux familles, ou encore à la projection de cours dans les salles de classe. Des machines frappées par un virus informatique qui rend ces simples tâches impossibles à réaliser.

    Une rénovation

    qui se fait désirer

    « Entre la vétusté, la problématique des mises à jour, l’accès aux drivers sur les applications, l’accès aux drivers sur les imprimantes par exemple, les professeurs ne peuvent même plus imprimer, ils ne peuvent plus utiliser les ordinateurs pour projeter en classe », développe Maxime Barbazange, représentant de l’UL CGT de Béziers et salarié de l’Éducation nationale. Il prend la parole pour dénoncer une situation qui rend le travail de ses collègues très compliqué et s’étonne de la réaction de la direction de l’établissement qui, après avoir reçu les plaintes du corps enseignant, aurait proposé aux professeurs en guise de solution d’apporter leurs ordinateurs personnels. « On est des fonctionnaires d’État, on doit avoir du matériel pour bosser », assène-t-il.

    Dans un article publié dans Midi Libre, la direction de l’établissement a appelé à la patience. Une réponse qui peine à convaincre le personnel éducatif dont la moitié du parc informatique est inutilisable depuis la rentrée des vacances de printemps. Que ce soit au niveau des bâtiments ou du matériel informatique, Maxime Barbazange rappelle que « la Région est en retard sur la rénovation », bien que la direction se targue de l’avancement de cette dernière.

    Les sections locales CGT, SUD et Unsa de l’établissement rappellent également que « le lycée Jean-Moulin accueille des élèves dont le niveau de vie figure parmi les plus faibles de France. Ce sont précisément ces jeunes, ceux qui n’ont pas les moyens de pallier par eux-mêmes les défaillances de l’institution, qui pâtissent le plus de l’absence d’outils numériques fonctionnels, de locaux dégradés et d’une infrastructure vétuste. » Les quelque 3 000 élèves de l’établissement, actuellement en période d’examens du baccalauréat, ont passé les épreuves dans des salles de classe à 34 degrés, « dans des conditions déplorables », s’inquiète le dirigeant syndical.

    C’est pourquoi les syndicats accompagnent leur communiqué de plusieurs revendications pour permettre à tous de réussir à travailler et à étudier dans de bonnes conditions, à savoir le remplacement des machines sous Windows 7 par des équipements sous système d’exploitation maintenu et sécurisé, un plan de rénovation complet et chiffré pour l’ensemble des locaux dégradés, avec « calendrier contraignant », ou encore de pouvoir échanger avec les élus régionaux au sujet de la situation de ce lycée qui scolarise une grande partie des élèves du Biterrois.

    Sans réponse concrète, les enseignants mobilisés se réservent le droit d’amplifier leur mobilisation.

  • Le revenu, grand oublié de la loi agricole

    Le revenu, grand oublié de la loi agricole

    Face à la gronde, le gouvernement entendait calmer les ardeurs du monde paysan en soumettant à l’Assemblée un projet de loi d’urgence agricole. Largement adoptée avec 369 voix pour et 178 contre (la gauche s’est opposée), la loi – s’apparentant à un texte fourre-tout – ne semble pourtant en rien résoudre les urgences auxquelles sont confrontés les agriculteurs.

    « Cette loi n’apporte aucune solution. Elle a été dictée par la FNSEA et faite pour l’agro-industrie, pas pour les petits agriculteurs. Il n’y a rien sur le revenu et on détricote les règles environnementales », soupire Sylvain Carrière, député insoumis de l’Hérault. En effet, pourtant au centre des revendications lors des dernières mobilisations agricoles, la question du revenu a totalement été délaissée par le gouvernement. « On a quand même réussi à arracher quelques victoires, notamment l’adoption d’un amendement instaurant un prix plancher obligatoire dans les négociations agricoles. Mais malheureusement, cette avancée risque de disparaître avec la navette parlementaire », poursuit le député insoumis. S’étant abstenu en commission, le PS a finalement lui aussi voté contre le texte. « La question du revenu était centrale pour nous. Nous avons réussi à faire adopter un amendement sur les tunnels de prix [définition d’un prix plancher et d’un prix plafond, Ndlr] en commission mais il a été retoqué, nous avons donc voté contre le texte », soutient Fanny Dombre-Coste, députée héraultaise socialiste, estimant l’amendement des prix planchers « juridiquement faible ».

    Recul environnemental

    Surtout, le texte semble avoir été fait pour l’agro-industrie. Notamment en ce qui concerne l’élevage, avec une disposition permettant de favoriser l’élevage intensif. Le gouvernement pourra également légiférer par ordonnance et instaurer un cadre spécifique afin de faciliter les travaux de construction, d’agrandissement des bâtiments d’élevage, aujourd’hui soumis à la réglementation, plus stricte, sur les ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement). « Mais on n’arrivera jamais à rivaliser avec les prix de production d’Europe de l’Est, ni à les concurrencer. Ça fera peut-être l’affaire de l’agro-industrie mais ça ne résoudra aucun problème des nombreuses exploitations familiales qui maillent nos territoires. L’urgence c’est elles », insiste Fanny Dombre-Coste.

    Des reculs environnementaux sont également relevés sur la question de l’eau. Les constructions d’ouvrages de stockage d’eau (retenue collinaire, mégabassines) sont facilitées. « Il va y avoir un conflit d’usage de l’eau. Qui va utiliser cette eau ? Même pour les agriculteurs qui sont favorables à l’irrigation, on parle de 5 000 euros à l’hectare pour installer un arrosage goutte-à-goutte. Tout le monde ne peut pas les mettre. On condamne les agriculteurs à investir dans ce modèle agricole qui va droit dans le mur et qui n’offre aucune garantie », fait valoir Sylvain Carrière. Et s’opposer à ce type de projets sera plus difficile : l’obligation de tenue de réunions publiques pour leur autorisation environnementale est supprimée et les pouvoirs du préfet sont renforcés. Tout comme ceux des lobbys, dont leur rôle est renforcé au sein des commissions locales de l’eau au détriment de celui des élus.

    Néanmoins, des avancées ont été obtenues grâce à la gauche. Notamment sur les pesticides. Alors que le gouvernement entendait interdire l’importation de produits contenant des substances interdites dans l’Union européenne, un amendement déposé par LFI est venu étendre cette interdiction aux pesticides interdits en France. Par ailleurs, les cantines publiques devront se fournir sur le territoire français et non dans l’UE, comme prévu initialement dans le texte. Mais, selon le gouvernement, ces dispositions sont contraires au droit européen. Le texte va maintenant arriver au Sénat, acquis majoritairement à la droite, où il sera débattu le 28 juin. Et pourrait être une nouvelle fois mis à mal d’un point de vue environnemental.

  • L’eau potable impropre à la consommation sur le port de Fos

    L’eau potable impropre à la consommation sur le port de Fos

    Interdite depuis l’année dernière, la consommation d’eau « humaine » est toujours proscrite pour ceux qui travaillent sur le Grand port maritime de Marseille (GPMM) a confirmé à nos confrères de Marsactu ce mercredi 10 juin le préfet des Bouches-du-Rhône. En cause : la présence de PFAS, des polluants dits « persistants », notamment produits par les entreprises de la chimie, à des seuils dépassant la limite de 0,1 microgrammes par litre pour 20 d’entre eux identifiés.

    Cet arrêté instaure depuis le 27 avril « des restrictions d’usage de l’eau destinée à la consommation [des] 50 000 personnes alimentées (…) par le GPMM, dans une logique de précaution et de protection des populations et dans l’attente de la mise en place d’un système de traitement », indique l’Agence régionale de santé (ARS) Paca dans une communication en date du 3 juin. Des prélèvements effectués en novembre 2024 explique l’ARS montrent la présence de PFAS sur la partie Ouest du GPMM. Elle constate « une non-conformité de l’eau à la limite de la somme des 20 PFAS », les 10 résultats s’échelonnant « entre 0,365 µg/l et 0,750 µg/l, la médiane s’élevant à 0,500 µg/l », précise-t-elle. Si la réglementation a changé le 1er janvier 2026 permettant au préfet d’intervenir, le GPMM a anticipé a-t-il indiqué à nos confrères interdisant la consommation dès 2025. Sur la source de cette pollution, « des études de modélisation pour retracer les PFAS » leur indique-t-il.

  • Le Mexique pour ouvrir le bal nord-américain

    Le Mexique pour ouvrir le bal nord-américain

    De Johannesburg à Mexico, il n’y a finalement qu’un pas. 16 ans jour pour jour après l’ouverture de la Coupe du monde 2010, le Mexique et l’Afrique du Sud se retrouvent, cette fois-ci au Stadio Azteca, pour entamer le Mondial nord-américain. Les Mexicains, menés par l’expérimenté sélectionneur Javier Aguirre, veulent briller grâce à leur statut de co-hôte de cette édition. Dans une poule abordable (avec la Tchéquie et la Corée du Sud, en plus de l’Afrique du Sud), « El Tri », surnom de l’équipe nationale, a l’opportunité de laver l’échec de la Copa America 2024, où elle avait été sortie dès la phase de poules.

    La sélection mexicaine offre un mélange d’expérience et de jeunesse qui peut lui être profitable. Les attaquants Raul Jimenez et Santiago Ginemez seront de la partie, tout comme le doyen Guillermo Ochoa (40 ans, gardien passé par Ajaccio) et l’un des plus jeunes joueurs du Mondial, Gilberto Mora, pas encore majeur. « Nous ne cessons de nous améliorer et cette force dont nous disposons doit s’exprimer jeudi contre l’Afrique du Sud », appuyait le défenseur Johan Vasquez, la veille de cette rencontre.

    Justement, le pays hôte doit se méfier de l’Afrique du Sud, sur une pente ascendante ces derniers mois. Sortis en huitièmes de finale de la CAN, les hommes d’Hugo Broos n’avaient pas démérité contre le Cameroun. Le Mamelodi Sundows, le meilleur club sud-africain actuel, a récemment remporté sa 2e Ligue des Champions africaine en battant l’Asfar Rabat en finale. Les « Bafana Bafana » ont tout l’air d’être un piège pour le Mexique.

  • À Sisteron, une crèche fermée après des arrêts maladie à la chaîne et un licenciement

    À Sisteron, une crèche fermée après des arrêts maladie à la chaîne et un licenciement

    La décision est tombée mardi soir : la crèche Les p’tits Babadins sera fermée pendant au moins trois mois, après que l’ensemble de ses salariés se soit mis en arrêt maladie sur fond de « management toxique ». L’une des salariées a elle été licenciée suite à une grève organisée en avril. 15 familles se retrouvent ainsi du jour au lendemain sans aucun mode de garde pour leurs enfants. « La réponse à la grève a été des sanctions, un licenciement et encore plus de toxicité dans le management », affirment les parents des enfants inscrits. « Les salariées sont encore en dépression, elles ne peuvent plus sortir de leur lit, elles pleurent tous les jours », décrit Audrey Marchal, mère d’un enfant gardé aux p’tits Babadins. Le nouveau directeur, arrivé il y a un mois, est lui aussi en arrêt maladie. « Il ne dort pas la nuit à cause du stress, il travaillait 50 heures par semaine », expliquent les parents. « Même les prestataires de musique ne viennent plus car ils n’étaient plus payés. Les prestations de ménage ont cessé. »

    Interrogée par un parent, la directrice d’exploitation a répondu ne « pas être en mesure de s’engager sur une réouverture à la rentrée ». Les parents ont du mal à trouver une solution pour faire garder leurs enfants, alors que les listes d’attente sont longues et que « les trois crèches municipales sont déjà pleines ». « Je m’arrange avec mon mari qui a pris des congés, mais je crains que l’un de nous perde son travail », témoigne une maman. Certains enfants font des terreurs nocturnes depuis la fermeture de la crèche. « Mon fils m’a dit qu’il pouvait se garder tout seul », rapporte Maëlia Paumard. Contactée, la direction n’a pas répondu à nos sollicitations. Le groupe d’opposition de gauche Demain Sisteron ! alertera de la situation au prochain conseil municipal.

  • Malgré le report de son appel, le collectif Stop LGV ne lâche rien

    Malgré le report de son appel, le collectif Stop LGV ne lâche rien

    Après le rejet de son recours contre le projet de nouvelle ligne à grande vitesse entre Marseille et Nice, le Collectif Stop LGV Sud Sainte-Baume avait décidé de faire appel. Et il devra attendre, puisque l’audience, qui devait se tenir le 23 juin, a été reportée par la Cour administrative d’appel de Marseille.

    Les LGV, projets contestés

    Partie remise pour le collectif, créé en 2012, dont le combat, engagé depuis 14 ans, se mène sur la longueur. Et qui, en dépit des avancées du projet, continue d’invoquer le bon sens et la responsabilité. « Malgré la situation financière catastrophique de la France, les besoins croissants de financement du parc nucléaire pour la décarbonation, et les dépenses engagées pour le renforcement des moyens militaires eu égard aux tensions guerrières aux portes de l’Europe et au Moyen-Orient, l’État ne remet toujours pas en cause les projets pharaoniques de lignes nouvelles TGV », se désole Didier Cade, président de Stop LGV Sud Sainte-Baume.

    Car la ligne nouvelle Provence-Alpes-Côte-d’Azur (LNPCA, de son nom officiel) n’est pas la seule à défrayer la chronique. Citons l’historique Lyon-Turin, qui suscite de vives oppositions depuis des décennies, ou plus récemment le projet Toulouse-Bordeaux-Paris, contre laquelle 85 maires du sud-ouest ont signé une tribune commune, après que le Premier ministre Sébastien Lecornu a jugé ce projet « irréversible » début mai.

    En ce qui concerne la LNPCA, « un recours contre la déclaration d’utilité publique a été déposé » rappelle Didier Cade. Celui-ci dénonce les positions du président de la Région Sud PACA Renaud Muselier, alors que des solutions moins onéreuses existent : « Il ne fait rien pour décarboner la ligne Marseille Briançon et pour désenclaver la Provence verte vers Marseille, Aix, Toulon et Nice, tout en refusant la réouverture de la ligne Carnoules-Gardanne pour un coût minime par rapport à la ligne nouvelle. »

  • Venez découvrir La Marseillaise et rencontrer ses Amis !

    Venez découvrir La Marseillaise et rencontrer ses Amis !

    C’est une idée qui a germé dans la tête des Amis de La Marseillaise, il y a quelque temps déjà. « On s’est battu pour garder ce siège historique, aujourd’hui il est rénové, on est fier du chemin parcouru », recontextualise Serge Baroni, président des Amis de La Marseillaise.

    Partant de ce constat, les membres de l’association ont décidé de convier tous les lecteurs et plus largement tous les curieux à venir les rencontrer « aux rotatives de La Marseillaise », l’espace qui accueille désormais de nombreux événements publics. L’occasion de dialoguer autour des activités des Amis de La Marseillaise mais aussi de jeter un œil aux nouveaux locaux et à la toile monumentale de Pierre Ambrogiani représentant les ouvriers du livre de La Marseillaise. Entièrement restaurée grâce à la générosité de notre association de lecteurs, l’œuvre trône désormais au cœur de la rédaction.

    Les Amis de La Marseillaise l’ont déclinée sous forme d’affiches, de cartes postales ou encore de sacs en toile pour soutenir le développement de notre journal.

    Ils vous donnent rendez-vous dans ces lieux chargés d’histoire, la semaine prochaine avant l’ouverture du bureau des inscriptions du Mondial La Marseillaise à pétanque.

    Mardi 16, mercredi 17 et jeudi 18 juin de 9h à 12h. Place du journal La Marseillaise, 15 cours d’Estienne d’Orves Marseille (1er).

  • La nationalisation d’ArcelorMittal sur la table

    La nationalisation d’ArcelorMittal sur la table

    C’est un texte que les parlementaires communistes inscrivent à chacune de leurs journées réservées. La proposition de loi pour la nationalisation d’ArcelorMittal France est à nouveau défendue en deuxième lecture dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale ce jeudi. Le texte avait été adopté en novembre dernier lors de la niche parlementaire des députés insoumis puis rejeté au mois de février au Sénat, alors porté par les élus PCF.

    « On a souhaité l’inscrire pour une raison simple : la filière acier est menacée en France », explique le député communiste Nicolas Sansu lors d’une conférence de presse. « Les investissements annoncés n’ont pas encore trouvé un début de concrétisation », regrette le co rapporteur de cette PPL, « la décarbonation annoncée par le four à arc électrique ne fait pas tout le process », tient-il à souligner. « L’acier est à notre industrie ce que l’air est à nos poumons : indispensable. Allons-nous subir l’asphyxie organisée par Mittal ou reprendre un souffle de souveraineté, de démocratie et de justice ? », questionne le député Génération.s Benjamin Lucas en Commission des finances où le texte a, une nouvelle fois été adopté. « Il s’agit de la seconde lecture ce qui s’agit qu’ensuite, ça mettra évidemment la pression sur le gouvernement et les deux présidents d’Assemblée (…). Cette nationalisation devient très concrètement possible », pousse la députée LFI Aurélie Trouvé, co rapporteure du texte.

    Rassemblement

    des salariés dès 11h

    Cette nationalisation c’est avant tout une demande des salariés qui la jugent nécessaire pour sauver leur outil de travail, leurs emplois et la sidérurgie française. C’est ainsi que délégations d’ArcelorMittal venues de tout le pays de Dunkerque à Fos-sur-Mer en passant par Florange sont attendues devant le palais Bourbon dès 11h. « À l’heure où le gouvernement veut réindustrialiser le pays, l’acier est au cœur de l’équation ! Sans l’acier, il n’y a pas d’industrie ! Nous savons que Mittal ne tient pas ses promesses ! Depuis 2018, il vend du rêve avec la décarbonation ! Nous sommes en 2026, et rien n’a été fait ! Nous subissons aujourd’hui les effets de la stratégie financière Mittal avec les PSE qui se multiplient ! Si nous ne faisons rien il n’y aura plus de production d’acier en France », fait valoir la Fédération des travailleurs de la métallurgie CGT dans un tract.

    Car les chiffres donnent le tournis. En 2024, ArcelorMittal a versé plus de 600 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires et reçu quelque 364 millions d’euros d’aides publiques depuis 2013, sans compter les prêts de l’État, 192 millions d’euros de crédit d’impôt, 100 millions d’euros d’aide pour les factures d’électricité, auxquelles s’ajoutent les millions de l’Union européenne pour la filière… Et pourtant, en février dernier le groupe annonçait sa volonté de supprimer quelque 1 670 emplois dans le pays.

    LES AUTRES TEXTES DÉFENDUS

    Dix textes, dont celui sur la nationalisation d’ArcelorMittal, seront défendus par les députés communistes.

    Solidarité envers les retraités pauvres

    Le premier texte examiné vise à supprimer l’obligation de rembourser l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA).

    Autoriser les forages d’hydrocarbures en Outre-Mer

    Cette proposition de loi ouvre la voie à une exception d’autorisation de forage et d’exploitation des hydrocarbures en Outre-Mer.

    Lutter contre la précarité étudiante

    Ce texte réforme les bourses étudiantes en les indexant sur l’inflation et en les versant sur 12 mois.

    Égalité d’accès aux soins aux Ultramarins

    Cette PPL autorise l’accès à la carte Vitale et à la carte européenne d’assurance maladie pour tous les ressortissants des Outre-mer.

    Contre le blocus étasunien à Cuba

    La proposition de résolution suivante appelle à une action résolue de la France contre le blocus imposé par les États-Unis au peuple cubain.

    Commission d’enquête sur le CNARM

    L’objectif est la création d’une commission d’enquête sur le Comité national d’accueil et d’actions pour les Réunionnais en mobilité (CNARM).

    Protection des mineurs en formation

    Le but de ce texte est de renforcer la sécurité et la protection des mineurs en formation professionnelle.

    Régime des intermittents du spectacle dans les Outre-Mer

    Cette PPL veut adapter le régime d’intermittence pour les artistes et techniciens du spectacle ultramarins.

    Protéger le droit d’auteur face à l’IA

    Les députés poussent l’instauration d’une présomption d’utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d’IA générative.