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  • À Tarascon, sécuriser Fibre Excellence exige des prolongations

    À Tarascon, sécuriser Fibre Excellence exige des prolongations

    Le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé la liquidation judiciaire de la SAS Fibre Excellence Provence le 29 juillet dernier. Depuis la mise à l’arrêt du site Seveso, les salariés veillent à la sécurité des installations mais le 28 août, à la veille de leur licenciement, le transfert de compétence n’ayant pas été assuré, ils ont alerté des dangers environnementaux que faisait encourir une fermeture non préparée.

    Le 4 août, le directeur régional de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal Paca) rappelait déjà aux mandataires judiciaires leurs obligations environnementales, en matière de mise en sécurité du site. Le 20 août, Jacques Witkowski, préfet des Bouches-du-Rhône, mettait l’exploitant en demeure de « préciser son organisation en cas d’incident ou d’accident sur site voire de déclenchement de Plan d’Opération Interne ». Le 28 août, le liquidateur était absent du site, rien n’avait été mis en œuvre, alors que les 270 licenciements étaient prévus le lendemain. Pour le préfet, la mise en sécurité de l’usine n’a « pas été initiée ». Il a donné raison aux salariés qui ont été réembauchés pour trois jours.

    Le liquidateur devait transmettre à l’Inspection des installations classées au plus tard ce lundi 31 août, les mesures et moyens qu’il entend mettre en œuvre pour garantir la sécurité sur l’usine. Réunis en préfecture, en présence des liquidateurs judiciaires et de représentants de la Dreal Paca, les salariés et leurs syndicats CGT et FO ont à nouveau défendu qu’une fermeture requière la présence d’une quarantaine de travailleurs sur le site 24h sur 24 durant six mois. Lourde déception et colère à la sortie pour le délégué syndical CGT du site : « Ils nous ont proposé un plan sur un mois pour 9 salariés, pour on ne sait quel salaire, et on referait le point dans trois semaines ! C’est inacceptable, réagit Jean-Michel Bulinge, Je vais l’annoncer aux salariés et on décidera des suites du mouvement ».

    Toute la filière concernée

    La fermeture sécurisée risque de jouer les prolongations. C’est à plus grande échelle qu’il faudra évaluer les conséquences sociales, industrielles et environnementales de la condamnation de l’usine de pâte à papier. « On consomme un million de tonnes de bois par an. Qui peut compenser cette perte de volume pour l’industrie forestière ? » interrogeait Jean-Michel Bulinge. Également inquiète pour les 5 000 emplois induits, la CCI du Pays d’Arles a ouvert une cellule dédiée aux entreprises prestataires, fournisseurs et sous-traitants impactés. Car on ne recrée pas aussi facilement des emplois. Les salariés de Fibre Excellence en font déjà les frais : « on a eu des propositions de reclassement à des centaines de kilomètres, dans le Doubs, à Tartaras dans les Landes, à Vic-le-Comte en Mayenne, à Laval-sur-Vologne dans les Vosges… » déplorait Yohan, opérateur, après 24 ans passés à l’usine.

  • Une vague de soutiens pour ce « service public »

    Une vague de soutiens pour ce « service public »

    Il y a un peu plus de trois ans, citoyens et élus s’étaient largement mobilisés pour contester la fermeture du bureau de poste de Saint-Ruf. Si celle-ci n’avait rien donné, le lieu ayant finalement été fermé, ils sont plusieurs à vouloir manifester à nouveau si les fermetures de bureaux de poste se confirment.

    La section Avignon-Morières-Le Pontet du PCF a, dans un communiqué, affirmé son refus d’« un nouveau recul du service public ». Tout en regrettant que « La Poste y avait déjà rendu la fréquentation de ces bureaux plus difficile en y imposant des horaires d’ouverture inadaptés », la section locale du parti assure que « fermer les lieux où l’on peut encore être accueilli et accompagné revient à éloigner davantage les services de ceux qui en ont le plus besoin ». Et demande à La Poste de renoncer à ces fermetures afin de garantir « un maillage postal à la hauteur des besoins de ses habitants ».

    Au plus près des citoyens

    Une position également partagée par Fabrice Tocabens (PS), élu d’opposition au Département, qui dénonce « une nouvelle attaque de Direction de La Poste contre le service public ». Une décision qui est pour celui qui est également conseiller municipal d’opposition à Avignon « à contresens de toutes les politiques menées dans ces quartiers populaires, une fois de plus les personnes âgées ainsi que les plus pauvres vont perdre un service public essentiel ». Mais aussi Laurence Lefèvre, conseillère départementale d’opposition (DVG) et ex-adjointe au maire lors de la précédente mandature. « Les arguments avancés sont toujours les mêmes : moins de courriers, changements des usages, moins de colis, une activité qui évolue… Toujours pour finalité, réduire la présence de La Poste, mais à aucun moment la question essentielle : qu’en est-il du service public ? », pousse-t-elle dans un communiqué. Et poursuit en rappelant qu’un service public « ne se résume pas à faire des économies ou à rechercher la rentabilité » ; mais qu’il consiste « avant tout à rendre un service aux citoyens, à maintenir une présence de proximité et à garantir à chacun l’accès aux services essentiels ».

    Du côté de la municipalité actuelle, contactée par La Marseillaise, pas de réponse ni de réaction pour l’heure. Se pose également la question de la vacance du lieu, la ville étant confrontée ces dernières années à cette problématique.

  • Les Olympiens ont peut-être déjà atteint leurs limites

    Les Olympiens ont peut-être déjà atteint leurs limites

    C’est un Bruno Genesio résigné qui s’est présenté face à la presse, dans les entrailles d’un stade Louis II à l’image de son OM, en chantier.

    Avec une grosse différence. Car la date de rénovation de l’enceinte monégasque est connue. Alors que les travaux entrepris pour construire un groupe marseillais cohérent et compétitif sont à l’image de l’arrivée du nouveau métro de Marseille : hypothétiques.

    Après le feu d’artifice d’ouverture contre Strasbourg au Vélodrome, l’OM devait montrer sa capacité à enchaîner. En passant un test de niveau chez un adversaire a priori plus solide que les Alsaciens.

    « Même si le score est en notre défaveur et que nous sommes très déçus, il faut savoir prendre un peu de hauteur et regarder ce qui s’est passé dans le match ». Bruno Genesio a cherché le positif, dans une soirée où rien n’a semblé tourner en faveur de ses hommes. Il voit même « un match plutôt équilibré, quand on regarde bien au niveau statistique. La différence, c’est que Monaco a concrétisé ses temps forts, ce que nous n’avons pas réussi à faire ».

    Genesio assume

    Lors de l’ouverture, c’est après le repos que l’OM a trouvé les ouvertures, après avoir tenté de forcer le verrou alsacien. À Louis II dimanche, « où nous avons eu dix premières minutes encourageantes », estime l’entraîneur phocéen, rien n’est allé dans le sens des Marseillais.

    À commencer par le but encaissé sur la première occasion monégasque du match. « Il est un peu casquette ! » peste Bruno Genesio. Or, au-delà de semer le doute dans les esprits olympiens, la réussite de Paris Brunner a mis en lumière les limites actuelles du groupe marseillais.

    Avec un collectif qui a trop rapidement lâché prise. Certains joueurs ont donné le sentiment de renoncer à se battre, avant même la fin de la première période. À l’image de Geoffrey Kondogbia, maintenu en défense centrale et qui a raté sa soirée, ou Quinten Timber, fantomatique et remplacé à la pause par Keyliane Abdallah. « Peut-être ne l’ai-je pas placé dans les meilleures conditions ? » s’excuse Bruno Genesio, admettant surtout « qu’il faut assumer ses choix, quand ils sont bons, mais aussi mauvais ! »

    Le Néerlandais était peut-être taraudé par sa situation personnelle. Ne sachant pas s’il va rester, il est possible qu’il ait déjà eu la tête ailleurs.

    À Monaco, il y a donc eu la défaite. Mais aussi les sorties sur blessure de Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi. Le premier souffre d’une blessure musculaire et le second a été touché au genou. La durée de leur absence n’est pas encore connue, mais Bruno Genesio devra visiblement faire sans eux, au moins pour la réception du Paris FC, dimanche en clôture de la troisième journée.

    Avec la perspective d’autres départs à venir, et la probabilité qu’il n’y aura aucun renfort, il se montre fataliste. « Je devrais m’adapter à cet effectif et être capable d’en tirer le maximum. » Avant de soupirer, « je suis bien content que cela se termine », au sujet d’un marché des transferts atypique pour l’OM cette saison.

  • Place Publique en ordre de bataille

    Place Publique en ordre de bataille

    Notre idée, c’est de faire connaître la candidature de Raphaël Glucksmann et à travers elle une refondation possible de la gauche autour de lui », explique la porte-parole du mouvement Place Publique dans le département, Elsa Nardini, à l’occasion d’un point presse officialisant la mise en mouvement des militants chaque samedi sur le territoire pour faire connaître leurs propositions. Samedi dernier, une dizaine d’adhérents se sont retrouvés dans le centre-ville de Toulon pour aller à la rencontre de la population.

    « C’est une mobilisation qu’on a organisée très rapidement puisqu’il s’est déclaré seulement le dimanche d’avant. Donc, en une semaine la dynamique a été lancée en Paca afin d’être présents toutes les semaines sur les marchés un peu partout dans la région », ajoute la responsable politique.

    Une union des gauches ?

    Et de poursuivre : « Nous avons reçu un accueil assez positif. Beaucoup de personnes se sont arrêtées et ont pris le temps de discuter avec nous, y compris ceux qui ne connaissaient pas Raphaël Glucksmann ».

    Mais ce qui ressort, insiste-t-elle c’est une grande inquiétude des personnes rencontrées quant à l’issue de cette élection présidentielle et le risque de la victoire de l’extrême droite.

    Et d’ajouter : « On essaye de leur redonner un peu d’espoir en prenant l’exemple de Toulon en disant qu’ici on s’est battus jusqu’au dernier moment alors qu’on nous promettait le RN à la tête de la ville. Et que ça a servi, que chaque voix a compté ».

    Sur la multiplicité des candidats de gauche, Elsa Nardini dit espérer « une union de gauche social-démocrate » sur un programme. Et elle est convaincue que plus on va rentrer dans le dur de la campagne, « plus ça va se décanter ».

    Et de conclure : « Nous, chez Place publique, l’élection présidentielle, on y travaille déjà depuis 2 ans, ce n’est pas nouveau ».

  • Le sens du projet communiste mis à l’honneur à la Fête de la Cride

    Le sens du projet communiste mis à l’honneur à la Fête de la Cride

    À quelques jours de la Fête de la Cride, le secrétaire de la section PCF de l’Ouest Var revient sur l’ambition portée par les communistes pour cette 35e édition plus que prometteuse, avec déjà ses 180 inscrits à la paella du midi. Un rendez-vous politique ouvert à toutes les sensibilités de la gauche et des écologistes dans le prolongement de la bataille des municipales menées dans la diversité, sur un programme clair et avec les habitants. « À la Cride, on trouve plus de non encartés communistes que de militants adhérents », insiste-t-il, avec satisfaction.

    L’occasion tout au long de cette journée de réjouissances programmées de débattre des enjeux de la présidentielle, trop souvent réduite dans les médias, déplore le responsable du PCF, à un « casting », alors qu’« on a besoin de faire de la politique ».

    Il récuse également l’idée selon laquelle un simple rassemblement de la gauche autour du candidat susceptible de réaliser le meilleur score suffirait à battre l’extrême droite. Pour lui, la question essentielle doit être celle du contenu politique et des engagements pris.

    Et de poursuivre : « Rassembler la gauche, oui, bien sûr. Mais pour quoi faire, très concrètement ? Avec quels engagements ? »

    Jean-Pierre Meyer estime notamment indispensable de reconquérir les électeurs de gauche abstentionnistes ou encore ceux qui se sont égarés dans un vote contre leurs intérêts en faveur du Rassemblement national.

    Et pour cela, insiste-t-il, la candidature de Fabien Roussel, qui doit être confirmée par un vote des adhérents, porte une perspective de transformation sociale.

    « On y va parce qu’on veut mener les batailles d’idées. Porter des projets, des propositions concrètes. Et puis surtout, surtout, créer les conditions pour réconcilier les gens avec la politique », ajoute-t-il avec conviction.

    « On a besoin de faire

    de la politique »

    Rien à voir donc « comme certains le disent, avec une campagne de témoignages, mais bien de remettre au centre du débat les questions de fond et notamment la nécessité du changement de société, de la remise en cause du système capitaliste ».

    Le secrétaire de section a également répondu sans tabou aux rapprochements possibles avec les autres forces de gauche. Le seul préalable est que cela se fasse sur le fond c’est-à-dire sur un programme clair, afin d’éviter les erreurs du passé, et les désillusions.

    « L’ouverture est possible dans la mesure où on clarifie les contenus et qu’on débouche sur des engagements clairs, nets et précis », souligne-t-il.

    En tout cas, l’objectif revendiqué est de faire peser davantage le PCF dans le débat, non par volonté d’hégémonie partisane mais parce que, rappelle Jean-Pierre Meyer, « tous les grands changements qui ont pu se produire dans ce pays […] se sont produits quand le Parti communiste français pesait lourd ».

    Tout cela viendra enrichir la réflexion et le débat dimanche sous les pins de la Cride, toujours avec respect et bienveillance mais sans renier de ses valeurs. Le mot d’ordre étant de « redonner l’esprit et la force des conquêtes ».

    Une invitation à regarder l’histoire sociale non pas comme un album de souvenirs jauni, mais comme une source d’inspiration et d’espérance pour mener les combats présents et réfléchir à ceux à venir. C’est précisément autour de cette question que s’organisera le débat politique, programmé à 11h.

    La journée débutera dès 9h30, avec, après les inscriptions, le démarrage à 9h45, place du tournoi de pétanque « Bati Guigario », du nom du regretté camarade et serviteur du journal.

    Les enfants auront également, comme chaque année, leur espace, avec des jeux et un concours de dessin.

    Car l’une des particularités de la Fête de la Cride réside justement dans cette capacité à faire cohabiter les générations et la différence. Des échanges qui promettent d’être fructueux que ce soit bien sûr pendant le débat mais aussi à l’apéro au cours du repas. Et tout au long de la journée.

    La musique sera également de la partie, avec, à 15h, Mosaïques, un duo d’artistes guitares et voix, démontrant une fois encore à l’auditoire, si besoin était, qu’avec les communistes la lutte est joyeuse.

    Repas : 20 euros.
    Pour s’inscrire, contacter
    Katy Turcan
     : 06.32.33.23.24

  • Les costumés vénitiens célèbrent 20 ans de flâneries

    Les costumés vénitiens célèbrent 20 ans de flâneries

    À Venise, on ne se déguise pas. On se costume. Éliane Damlejian et son mari Rafy sont bien placés pour le savoir. Ce couple de retraités est tombé amoureux de la Cité des Doges lors de leur premier voyage là-bas un mois de février, pendant le carnaval, « il y a 31 ans ». De retour chez eux, ils créent l’association des Masqués vénitiens de France et font leur première déambulation dans les rues de Martigues en 2007. Ils signent cette semaine leur 20e édition de la manifestation des « Flâneries au miroir », en collaboration avec la Ville de Martigues.

    Pour cet anniversaire, le programme est dense. Au sein de la médiathèque Louis Aragon, une exposition visible jusqu’au 6 septembre retrace l’histoire de l’événement. Les photos de costumes flamboyants faits à la main séduiront petits et grands. « Chaque année, on imagine et on crée un nouvel apparat », révèlent Éliane et Rafy. Des centaines d’heures de travail devant la télé pour quelques heures de déambulations. « C’est sportif, on a une dizaine de kilos sur le dos et puis c’est surtout qu’on a du mal à respirer avec le masque, mais quelle joie de voir les yeux des passants s’illuminer », confie Éliane. Cette année, une centaine de costumés de toute l’Europe défileront dans le centre-ville les 5 et 6 septembre, à partir de 15h45. Un spectacle sur podium « I Giochi di Arlecchino », « Les jeux d’Arlequin », aura lieu samedi au théâtre de Verdure. Le ténor Sergio Conte Cerutti, la soprano Sherrie Anne Gieve et la chanteuse Camilla Lodini accompagneront la représentation.

    Des échanges commerciaux

    Du 2 au 6 septembre, le village artisanal et gastronomique Les Italiennes s’installera au Jardin de Ferrières avec des nocturnes le vendredi et le samedi de 20h30 à 23h. Enfin, du 3 septembre au 27 novembre, l’exposition « Martigues, Venise Provençale » à l’Office de Tourisme de Martigues mettra en valeur les liens qui unissent Martigues à la Cité des Doges.

    « Moi je ne connaissais Martigues que sous le nom de Venise provençale, car ma mère chantait la célèbre chanson d’Alibert “Adieu Venise provençale”, confie Éliane Damlejian. Ce sont avant tout les canaux qui ont donné à Martigues cet aspect vénitien. Il a été découvert, lors de fouilles pendant la construction d’une maison martégale, des ducats vénitiens. Il s’avère que sur des cartes maritimes du musée Correr, à Venise, on retrouve Martigues et non pas Marseille sur les routes de commerce. C’est la preuve que les deux villes faisaient des échanges. » Toute la semaine, les charmes de la lagune vénitienne se mêleront à ceux de la Venise Provençale.

  • Les élus en visite dans les établissements aujourd’hui

    Les élus en visite dans les établissements aujourd’hui

    Une école maternelle ou primaire pour les maires et les conseillers municipaux. Bâtiments dont ils ont la charge. Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille sera ce lundi matin à l’école Clair Soleil (14e). Une de ces nombreuses écoles dégradées de Marseille, laissées en héritage par Jean-Claude Gaudin et son équipe, et pour laquelle est prévu un vaste chantier de rénovation-construction dans le cadre du plan « Marseille en grand ». La présidente (DVD) du Département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, sera quant à elle au collège André-Chenier (12e) après avoir annoncé en fin de semaine dernière l’ensemble des mesures d’accompagnement et d’aides destinées aux collégiens. Direction Aix-en-Provence, pour le président (Ren.) de la région sud, et le Lycée de Vauvenargues. Il devrait y retrouver Sophie Joissains, la maire (UDI) d’Aix ainsi que le recteur de l’Académie, Benoît Delaunay. Celui-ci aura précédemment honoré deux rendez-vous marseillais avec le maire de Marseille et la présidente du Département.

    Des budgets très serrés

    Dans le Var, le vice-président de la Région, François de Canson, visitera deux Lycées professionnels à Toulon et Hyères avant de se rendre dans un établissement d’Istres. Un tour de chauffe pour celui qui pourrait succéder à Renaud Muselier, selon l’issue des sénatoriales, fin septembre. Quant au président (LR) du Conseil départemental du Var, Jean-Louis Masson, il jouera à domicile en se rendant au collège Jacques-Yves Cousteau à La Garde, ville dont il a été maire.

    Chacun aura bien évidemment à cœur de mettre en avant les différents dispositifs, travaux et projets financés par leurs collectivités. Mais il n’en reste pas moins que les budgets alloués deviennent de plus en plus difficiles à tenir, au regard des coupes et des plans d’austérité à répétition initiés par le gouvernement actuel. Sans compter celles qui touchent directement les établissements via les dotations.

  • À Avignon, la majorité prête à revenir sur la baisse des tarifs de la cantine

    À Avignon, la majorité prête à revenir sur la baisse des tarifs de la cantine

    Tout ne sera plus gratuit à Avignon ». Au cas où on aurait encore un doute, Olivier Galzi, maire (DVD), prépare les esprits à l’austérité pour redresser les finances de la Ville, placée dans un réseau d’alerte. « On ne s’interdit rien », assume, vendredi devant la presse, le premier magistrat en vue d’un « grand plan d’économies » pour le prochain budget. Une hausse des impôts n’est plus un tabou. Tout comme la révision des tarifs municipaux. Après avoir supprimé pour cette rentrée le kit de fournitures scolaires distribué à tous les élèves – un dispositif sur lequel n’est pas revenue à l’inverse la majorité RN de Carpentras -, la Ville pourrait à nouveau mettre à contribution les familles.

    Si en cette rentrée, les tarifs de la cantine n’évoluent pas, le risque est fort pour 2027. Pour rappel, lors du mandat précédent, la majorité Helle (PS) avait très significativement diminué le prix du repas aux familles par trois baisses aux rentrées 2022, 2024 et 2025. Résultat, un enfant sur deux déjeune pour moins d’un euro. « Un effort financier mais de solidarité », revendiquait Cécile Helle il y a un an. Par exemple, pour un des quotients familiaux, le repas est facturé 0,74 euro contre 1,96 auparavant. Plus de 80% des 8 535 élèves déjeunent à la cantine. Actuellement, les tarifs varient de 30 centimes à 2,95 euros pour une moyenne de 80 centimes. « On ne va pas se mentir, c’est ultra pas cher », constate Olivier Galzi, mettant en relief avec le prix réel de revient d’un repas qui est de « 10 euros ». « Il n’y a encore aucun arbitrage, on met tout sur la table, les tarifs de la cantine en font partie », prévient Olivier Galzi. La restauration scolaire fait l’objet d’un budget annexe dédié de 4,8 millions d’euros cette année.

    « La mairie ne va pas pouvoir tout absorber »

    Mais en creux, une hausse semble inéluctable. « Tout le monde veut de la quantité, manger bio, des fruits et légumes… La mairie ne va pas pouvoir tout absorber, donc on va réviser les tranches de manière acceptable », révèle le maire, précisant « qu’en aucun cas les enfants ne doivent être victimes des fragilités économiques de leurs parents, on les aidera à payer peu cher voire une quasi-gratuité ». Relancé sur l’impact de ce changement, dont la mesure faisait la fierté du mandat précédent, Olivier Galzi livre une analyse très comptable : « Ces baisses n’ont pas été gratuites, on les a payées différemment. La majorité précédente n’a pas baissé le tarif dans le sens où elle aurait supprimé une dépense comme par magie, elle a généré cette dépense sur d’autres charges que l’on retrouve dans les ratios économiques de la Ville. Notre responsabilité est de remettre des ratios pour que ce service public continue de fonctionner ». Et le maire d’asséner : « On arrête la démagogie, le service public a un coût ». Tout dépend de la place qu’on lui accorde qui relève là, de vrais choix politiques.

  • Rentrée : des ambitions sans réels moyens

    Rentrée : des ambitions sans réels moyens

    Quelques jours seulement après les annonces d’Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale (notre édition du 28/09), Benoît Delaunay, recteur de l’académie d’Aix-Marseille et de la région académique Paca, emboîte le pas de son patron. « Il n’y aura pas cette année de réforme d’ampleur mais plutôt une poursuite de ce qui est déjà enclenché », a-t-il d’emblée confirmé, dans le sillon des déclarations de son supérieur, qui, jeudi, disait vouloir en finir avec « l’annualité des mesures qui limite les perspectives » Et de rappeler, dans la foulée, trois des quatre nouvelles priorités établies par Édouard Geffray la semaine passée : instruire, protéger, unir. Sur l’instruction, Benoît Delaunay rappelle qu’un focus doit s’établir sur deux points en particulier : la maîtrise de la langue française, « avec l’objectif d’une ressource de 2 500 mots de vocabulaire à la sortie de la maternelle », et celle des raisonnements scientifiques, « deux compétences sanctionnées lors des examens ». L’approfondissement de la démarche Collèges en progrès, mise en place en décembre 2025 et concernant 25 établissements de l’académie, a également été évoqué. « Les collèges choisis l’an passé continueront de bénéficier d’un renforcement de l’enseignement, a détaillé le recteur. Cela passe par plusieurs stratagèmes, comme, par exemple, la multiplication des entraînements au brevet ».

    Protéger et inclure

    Sur le volet de la protection, notamment contre les agressions sexuelles, au centre de vives contestations depuis l’affaire Lyhanna, dont le meurtre et le viol avaient révélé en mai de lourds dysfonctionnements judiciaires, Benoît Delaunay assure que les élèves recevront, dans les semaines qui suivent, le questionnaire dédié promis par le ministre. Concernant la lutte contre les écrans, qui passe cette année par un élargissement de l’interdiction des téléphones, désormais également prohibés au lycée, le recteur se dit confiant. « Les lycées attendent cette loi depuis plusieurs mois et sont préparés. Il n’y aura pas trop de difficulté à faire appliquer ce texte de nécessité publique », promet-il. Sur l’inclusion enfin, le recteur évoque une réalité « imparfaite » mais assure y apporter une « attention particulière ». Interrogé sur le cas des Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), mobilisés nationalement en juin pour réclamer un « vrai statut », Benoît Delaunay note que « la situation s’améliore » bien qu’« il s’agisse d’un travail de long cours ». L’académie devrait cette année compter 188 AESH de plus que l’an passé, a-t-il précisé.

    Baisse démographique

    Comme la quasi-totalité des académies, celle d’Aix-Marseille affronte cette année une baisse démographique, avec 5 000 enfants de moins en primaire et 800 au collège par rapport à 2025. Une diminution du nombre d’élèves qui, en début d’année, avait permis au gouvernement de justifier la fermeture de nombreuses classes, dont 55 dans l’académie d’Aix-Marseille. Une nouvelle carte scolaire qui avait suscité une importante fronde des professeurs des écoles en mars et avril derniers, ceux-ci voyant dans cette baisse démographique l’occasion d’améliorer l’encadrement des élèves. « L’académie n’a rendu que 20 postes de professeurs des écoles. Si on avait suivi la démographie, c’est plus d’une centaine d’emplois que j’aurais dû rendre, a justifié Jean-Yves Bessol, inspecteur académique des Bouches-du-Rhône. Le ministère, le département et l’académie tiennent donc compte de cette baisse démographique ». Et Benoît Delaunay de conclure : « Je voudrais finir sur les mots du ministre, fierté et espoir, et (…) rappeler que si, bien sûr, nous avons des difficultés, nous avons un socle solide ». Un socle tout de même attendu dans la rue le 29 septembre, à l’occasion d’une grève nationale de la fonction publique, où il sera notamment question des « moyens » à mettre en œuvre pour répondre aux bonnes intentions ministérielles…

    « Je veux rappeler que
    si, bien sûr,
    nous avons
    des difficultés, nous avons un socle solide »

  • [Festival Visa pour l’image] À Perpignan, « Visa » prend le pouls du monde en images

    [Festival Visa pour l’image] À Perpignan, « Visa » prend le pouls du monde en images

    « Alors que le célèbre festival* de photojournalisme de Perpignan ouvre une grande fenêtre sur le monde pour présenter en images, comme chaque année l’actualité des 12 derniers mois, son fondateur Jean-François Leroy, est décédé ce 31 août à Paris à 69 ans des suites d’un cancer. Une édition endeuillée, donc, qu’il a toutefois « participé à préparer de A à Z », assure la directrice générale de Visa pour l’image, Delphine Lelu. « C’est l’âme de ce festival, il l’a porté à bout de bras depuis la première édition, en 1989. Il nous laisse un grand héritage. Il a toujours voulu que Perpignan soit un phare pour les photojournalistes, on va faire en sorte que le festival continue de briller», a-t-elle ajouté.

    Une manifestation qui, près de 40 ans après sa création (en 1989) et en plein essor de l’Intelligence artificielle (IA), avec les conséquences qu’on sait sur la fiabilité de l’information, connaît de plus en plus de succès. « On a des taux de fréquentation qui augmentent, avec un public qui évolue, notamment de jeunes photographes qui démarrent », se félicite Delphine Lelu. L’an dernier, les expositions ont ainsi rassemblé plus de 220 000 visiteurs, parmi lesquels 22 000 scolaires. « On reçoit également entre 1 200 et 1 500 professionnels d’une cinquantaine de pays durant la première semaine », souligne la directrice adjointe. À l’heure de la multiplication des images générées ou manipulées via l’IA -2026 s’est ouverte sur une fausse photographie du président vénézuélien Nicolás Maduro, menotté et encadré par des militaires américains- Visa pour l’image est la garantie de pouvoir profiter d’une information vérifiée.

    25 expositions gratuites, six soirées de projection et de nombreuses rencontres sont proposées à l’occasion de cette 38e édition, qui s’ouvre le 29 août. « Nous présentons à la fois le travail de jeunes photographes, qui sont les talents de demain, des photographes confirmés que le public connaît déjà un peu et de grands photographes bien ancrés dont on essaie de faire redécouvrir le travail. »

    Parmi eux, cette année, une rétrospective est consacrée au célèbre photographe et cinéaste Raymond Depardon, à travers « une sélection inédite autour de l’actualité nationale et internationale qu’il a couverte. Il s’agit d’images différentes de ce que le public a l’habitude de voir de Raymond Depardon  ». Le festival proposera également une exposition sur l’Inde signée Paolo Roversi, dans un registre différent de celui dans lequel on le connaît habituellement cette légende italienne de la photo de mode. 2026 sera aussi l’occasion d’une rétrospective dédiée à Étienne Montès, qui a couvert, de 1973 à 1987, l’actualité en France, en Espagne, en Afrique, en Amérique centrale et du Sud avant de reprendre l’exploitation des vignes familiales dans le Roussillon. Son travail n’avait jamais été exposé depuis. « Cela va permettre à la nouvelle génération de découvrir ce grand photographe », espère Delphine Lelu.

    Comme chaque année, Visa pour l’Image fera la part belle aux photoreportages documentant les conflits internationaux : l’Iran, le Liban, Israël, la Syrie, le Soudan, l’Ukraine ou encore la Palestine, avec le travail de Khames Alrefi, lauréat 2026 du Visa d’or humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), sur les civils victimes de la guerre dans la bande de Gaza.

    Parmi les nombreux autres sujets, le public pourra découvrir une exposition de Gerd Ludwig sur « Tchernobyl 40 ans plus tard », un travail de Jérémy Lempin sur l’illettrisme en France, un reportage peu commun de Jérôme Gence sur les mariages virtuels au Japon, qui raconte l’histoire de femmes et d’hommes choisissant d’épouser des personnages de fiction issus de mangas ou de jeux vidéo, le reportage poignant d’Elise Blanchard en Afghanistan sur « les fillettes vendues pour survivre aux sécheresses » ou encore, pour la première fois à Visa, une belle rétrospective des photos prises en Antarctique, aux Philippines et en Corse par le biologiste marin et photographe originaire de Montpellier : Laurent Ballesta. La liste n’est bien sûr pas exhaustive, loin s’en faut. Le mieux est de prendre son Visa et de composer son propre voyage…

    *Le fondateur du festival «Visa pour l’image » est décédé ce 31 août durant l’édition 2026 qui vient de démarrer.