Category: accueil-merge

  • [Biodiversité] Ces insectes et papillons du massif du Tallagard

    [Biodiversité] Ces insectes et papillons du massif du Tallagard

    L’occasion également de croiser des insectes moins connus ainsi que diverses espèces d’oiseaux, tout en en apprenant davantage sur leur rôle essentiel dans l’évolution de la biodiversité régionale.

    Réputé pour ses quatre promenades thématiques et balisées, le massif vous emmène en voyage au cœur de la Méditerranée. La flore locale et le patrimoine agro-pastoral y témoignent des activités ancestrales, avec notamment la présence de bories, de bergeries et de bancaus.

    Découvrez tous
    leurs secrets

    Aux côtés de Gérard, entomologue, vous partirez pour une matinée d’observation sur un parcours d’environ deux kilomètres, entre champs en jachère et vignes abandonnées. Une découverte à mi-chemin entre garrigue et forêt méditerranéenne naissante, le spécialiste dévoilera ses connaissances et ses secrets.

    Vous apprendrez notamment à identifier les caractères morphologiques importants à observer, ainsi que les différents comportements des espèces rencontrées. Les échanges porteront également sur leurs habitudes alimentaires, leur mode de développement et de reproduction. Ces discussions permettront notamment d’aborder le rôle fondamental des insectes dans l’évolution de la biodiversité, à l’échelle globale, comme locale.

    Des bases de données naturalistes

    Bien que l’objectif de cette balade soit de préserver les populations naturelles, les participants seront équipés de filets à papillons, de cages d’élevage et de boîtes transparentes.

    Ces outils permettront de capturer temporairement, et uniquement si nécessaire, les spécimens trop mobiles pour être observés, photographiés ou identifiés avec précision. Les données recueillies lors de cet inventaire seront ensuite transmises aux bases de données naturalistes.

    Le retour est prévu entre 12h30 et 13h. Toutefois, les personnes qui le souhaitent pourront prolonger cette expérience en apportant leur pique-nique. Une seconde balade d’environ un kilomètre sera proposée dans l’après-midi, en direction du nord, jusqu’à 16h.

    Pour rappel, cette balade naturaliste est gratuite, ouverte au grand public et accessible à tous. Il est possible d’apporter son propre matériel d’observation le jour J.

    événement gratuit. Informations et réservation
    via l’adresse mail pays.salonais@lpo.fr
    ou au 06.27.89.15.15.

  • Gaëlle Levêque : « Avec un Géoparc, on renforce notre identité »

    Gaëlle Levêque : « Avec un Géoparc, on renforce notre identité »

    La Marseillaise : Qu’est-ce
    qu’un Géoparc ?

    Gaëlle Levêque : Un Géoparc est une zone géographique avec une concentration de richesses géologiques. L’idée a d’abord été portée par l’association « Demain la Terre » du Lodévois Larzac qui a sensibilisé les communes du Cœur d’Hérault qui ont des richesses géologiques. Avec le président Kléber Mesquida, le Département a d’abord financé l’étude puis porté la démarche du Géoparc.

    On découvre des richesses cachées…

    G.L. : Tout à fait. On a été retenus parce qu’on parcourt 540 millions d’années. Parmi nos 11 sites de valeur internationale, 3 sont des stratotypes, des références mondiales d’un âge géologique ou d’un passage entre deux âges géologiques. Ils retracent la période qui va du dévonien (419 millions d’années) au carbonifère (359 millions d’années). Parmi ces trois sites, on a le Pic de Vissou, Graissessac et Cessenon-sur-Orb. Les roches y sont des points de référence internationale du passage du dévonien au carbonifère, c’est assez extraordinaire.

    Quelles sont les roches
    qu’on trouve dans le Géoparc ?

    G.L. : On a du schiste, du gneiss, le marbre rouge à Coumiac, des mines de charbon, le réseau karstique calcaire du plateau du Larzac, les dolomies du Cirque de Mourèze, les ruffes du Salagou… Chaque typologie de pierre va renvoyer à une production, une typologie de métiers, à ce qu’a fait l’Homme avec ces ressources. Ça met en lien nos paysages et nos savoir-faire. À travers un Géoparc, on s’approprie notre Histoire, cela renforce notre identité. On peut aussi penser à l’avenir. Dans le cadre du réchauffement climatique, connaître notre sous-sol est une sacrée richesse. Ça a du sens dans ce monde perturbé. Il y a un aspect éducation et développement durable dans le Géoparc, territoire résilient.

    Que va changer ce label de 4 ans ?

    G.L. : Je ne suis pas inquiète pour la suite. On a mené des actions sans attendre la labellisation. On a formé 42 géomédiateurs (guides, experts) pour transmettre le savoir. On a 58 géosites, 67 géopartenaires (communes, offices du tourisme, syndicats, grands sites, associations, privés). On a déjà un site internet très riche, 10 géorandonnées. On est dans la logique du tourisme durable développé par Hérault Tourisme. Les aspirations des gens vont dans le sens du respect, moins dans le tourisme de masse. Ils cherchent des pépites. À nous de les rendre désirables. Il y a les grands sites de France, lac du Salagou, Cirque de Navacelle, Gorges de l’Hérault, Chemins de Compostelle. Mais aussi les Causses et Cévennes sur le pastoralisme. Ces phares existent parce qu’il y a une géologie extraordinaire. L’exposition permanente du musée de Lodève raconte ces 540 millions d’années.

  • Top 14 : le RC Toulon poursuit sa série face à Bayonne

    Top 14 : le RC Toulon poursuit sa série face à Bayonne

    Brillant sur quelques éclairs, parfois agaçant par ses maladresses, le RC Toulon a assuré l’essentiel avec une nouvelle victoire bonifiée face à Bayonne, à Mayol, samedi après-midi. Le quatrième d’affilé, championnat et coupe d’Europe confondus. Et la première à domicile en Top 14 depuis le 27 janvier, après deux revers face au Stade Français et Clermont.

    Dans un début de rencontre prolifique, les ciel et blanc, peut-être encore groggys par la claque reçue sur sa pelouse par Pau la semaine dernière, enchaînent les erreurs, laissant aux hommes de Mignoni tout le luxe d’en profiter. Sur une des premières offensives, le ballon circule de la droite vers la gauche jusqu’à Ferté, qui inscrit son septième essai de la saison (7-0, 5e). Dans la foulée, c’est Brex, en coin, qui profite des atermoiements basques pour enfoncer le clou (12-0, 7e).

    Mais après ces dix minutes idylliques, le vent tourne, et désormais, ce sont les rouge et noir qui multiplient fautes et imprécisions. Suite à une longue phase de possession, Orabé trouve Capilla dans la profondeur, côté gauche, d’une jolie passe de l’extérieur du pied, pour la réduction de l’écart (12-5, 14e). Puis Orabé, encore lui, perce une défense toulonnaise attentiste pour servir Springs, cette fois. Les compteurs sont remis à zéro (12-12, 22e).

    L’orage passé, les coéquipiers de Baptiste Serin, capitaine ce samedi, se remettent en ordre de marche. À la suite d’une touche à 5 mètres de l’en-but bayonnais, Sinckler, servi par Mercer, redonne l’avantage aux siens, en force (19-12, 27e). Puis c’est Shioshvili qui profite d’une touche galvaudée par l’Aviron proche de son en-but pour aller inscrire son troisième essai en cinq apparitions en Top 14 (26-12, 38e). Juste avant la pause, Ferté en remet une couche, concluant une sublime action collective qui permet au RCT de rentrer aux vestiaires avec une large avance (33-12, 40e).

    Le RCT joue à se faire peur

    Une avance que les Toulonnais vont galvauder en début du second acte. Alors qu’ils semblent proches du sixième essai, ils se font surprendre sur une passe risquée de Sinckler interceptée au milieu de terrain par Erbinategaray, qui ne se fait pas prier pour profiter du cadeau (45e, 33-19). C’est ensuite Mori qui plonge dans l’en-but suite à une touche à 5 mètres, ramenant l’Aviron à 7 points (33-26, 56e).

    Alors que les hommes de Laurent Travers tentent de faire basculer la rencontre, Cowie, sur une pénalité rapidement jouée, s’arrache pour redonner un peu d’air au RCT (40-26, 69e), mais doit céder sa place sur blessure.

    La mission reconquête du bonus est lancée. Face à des Bayonnais réduits à 14, pénalisés par leur indiscipline (17 pénalités, dont 13 en seconde période), c’est Jaminet, sur une nouvelle pénalité jouée rapidement par Ben White, qui vient redonner ce précieux point aux Varois (45-26, 75e), avant que Damond, sur un ballon porté, ne vienne le confirmer définitivement (52-26, 79e).

    Un succès qui permet au RC Toulon de retrouver une place dans le top 8, et de revenir à 4 points du top 6, en attendant la rencontre entre Bordeaux-Bègles et Montpellier ce samedi soir (21h).

    RC Toulon 52 – 26 Aviron Bayonnais (MT : 33-12)
    Samedi 25 avril, 16h35, stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Adrien Marbot
    Points Toulon : 8E Ferté (5e, 40e), Brex (7e), Sinckler (26e), Shioshvili (37e), Cowie (69e), Jaminet (76e), Damond (79e) ; 7T Jaminet (6e, 27e, 38e, 40e, 69e, 76e, 79e)
    Points Bayonne : 4E Capilla (14e), Springs (22e), Erbinategaray (45e), Mori (56e) ; 3T Springs (22e, 45e, 56e)
    Carton jaune : Ariceta (73e)

    RC Toulon : Gros (Ametlla, 56e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Sorhaindo, 56e) ; Mézou (Kpoku, 56e), Javakhia (Mézou, 76e) ; Mercer, Abadie, Shioshvili (Coulon, 41e) ; Serin (C) (White, 59e), Garbisi (Albornoz, 59e) ; Ferté, Cowie (Brex, 69e), Brex (Frisch, 59e), Dréan ; Jaminet

    Aviron Bayonnais : Cormenier (Cailles, 49e), Martin (Giudicelli, 67e), Tagi (Cotet, 56e) ; Johnson, Moon (Paulos, 67e) ; Traversier (Martin, 70e), Iturria (C) (Ariceta, 43e), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq (Tuilagi, 56e), Levêque (Carreras, 56e) ; Orabé.

  • Le carnaval a fait vibrer le Vieux-Port de Marseille

    Le carnaval a fait vibrer le Vieux-Port de Marseille

    C’est un moment magique est féérique qui a eu lieu sur le Vieux-Port, samedi à Marseille, avec la grande parade du carnaval de la Ville offerte aux habitants et visiteurs. Une parenthèse enchantée dont ont profité petits et grands.

    Chars décorés, animaux enchanteurs ou encore troupes musicales et créatures aériennes, l’extravagance, thème de cette édition, était bien au rendez-vous !

    Les enfants des centres sociaux de la ville ont eu aussi eu droit à leur moment de gloire, véritables stars de ce carnaval.

    Venue de Paris, Gaby est tombée sur cette « belle surprise » qui enchante ses enfants et a « décidé de modifier le programme des vacances pour suivre la fête ».

    Alors que Baptiste, lui, est venu spécialement des Catalans avec son père et sa petite sœur, elle-même juchée sur les épaules de papa pour admirer le spectacle. « Incroyable ! » s’exclame le petit garçon devant la mante religieuse géante qui surgit devant ses yeux. Sa sœur est un peu impressionnée par la grosse bestiole et craint qu’elle ne dévore les deux équilibristes suspendues à ses mandibules…

    Du côté de La Criée, lieu de départ du défilé, la foule est dense. « C’est un moment fabuleux », selon Akim, en week-end chez son fils et qui accompagne ses petits-enfants au carnaval. Il apprécie particulièrement le « côté lien social dans la ville et cette très belle mixité qui fait chaud au cœur ».

    Quant à Libel, 12 ans venu de la Belle de Mai, l’enthousiasme est à son comble. Il hurle de joie sous une pluie de confettis et en ramasse des poignées pour faire « encore la fête ».

  • [Le grand entretien] Mathieu Madénian : « L’être humain est égoïste par essence »

    [Le grand entretien] Mathieu Madénian : « L’être humain est égoïste par essence »

    Mathieu Madénian : L’être humain est égoïste par essence. En plus, je fais un métier du spectacle. Ce n’est pas pour rien qu’on dit que les comédiens sont des gens centrés sur eux-mêmes. Et là, la seule personne pour qui tu as envie d’avoir de la valeur, c’est ton enfant. Je dis pas que je me fous du public maintenant, au contraire. Mais maintenant, mon enfant d’abord.

    Quelles certitudes la paternité a-t-elle ébranlées chez vous ?

    M.M. : Qu’il ne fallait pas que je meure. C’est con car on ne s’en rend pas compte, mais avant, quand je partais à vélo, je ne mettais pas de casque. Maintenant, oui. Il ne faut pas que je tombe et que je finisse paralysé. Car maintenant, il y a quelqu’un qui compte sur moi. Je ne suis plus seul, j’ai des responsabilités. Mon enfant n’a rien demandé et il faut que j’assure pour lui.

    Dans le spectacle, l’arrivée de votre fils
    est surtout un prétexte pour parler de l’air du temps. Sur quoi sa naissance
    vous a-t-elle ouvert les yeux ?

    M.M. : Ça ne m’ouvre pas les yeux mais ça m’inquiète de plus en plus. Avant, ça me faisait marrer d’allumer BFM. Maintenant, je rigole beaucoup moins quand je vois qu’on est au bord de la troisième guerre mondiale, que dans 100 ans, la terre ne sera plus habitable…

    Au siècle dernier, votre grand-père arménien a fui les persécutions en Turquie pour se réfugier à Marseille. Alors que l’on vient de commémorer
    le 111
    e anniversaire du génocide arménien, que vous inspire la perpétuation du négationnisme
    de la Turquie ?

    M.M. : Cela m’inspire du dégoût car tout le monde s’en fout. En Arménie, il n’y a pas de pétrole, donc forcément, c’est moins intéressant. Il y a trois ans, il y a eu un
    déplacement de 100 000 Arméniens [du Haut-Karabagh, Ndlr] par l’Azerbaïdjan et personne n’en avait rien à foutre. Pour le génocide, le pire, c’est que ça n’a même pas servi à quelque chose car le « plus jamais ça » n’existe même pas. Ce qu’il s’est passé avec l’Holocauste, le Rwanda, l’Arménie n’a même pas servi de leçon. On continue à fermer les yeux sur des crimes de guerre. En réalité, les hommages ne servent que si on en tient compte.

    À la différence du génocide des juifs ou des Tutsis, celui des Arméniens n’est toujours pas reconnu par les bourreaux. C’est hélas en réalité
    le dernier génocide réussi avec des millions de personnes tuées, un vol des terres manifeste et aucune réparation…

    M.M. : Regarde, l’Azerbaïdjan accueille l’Eurovision, un grand prix de Formule 1 et tout le monde est content. Leur équipe de foot joue contre la France et tout le monde s’en fout, comme si c’était normal. Évidemment que c’est chiant que la Turquie ne reconnaisse toujours pas le génocide. C’est horrible ce que je vais dire, mais c’était il y a 111 ans. À part les Arméniens, plus personne n’en parle. On en parle une fois par an et c’est le 24 avril. Hormis les Arméniens, ça importe juste les politiques au moment des élections. Ils se servent d’une communauté quand ils en ont besoin. Mais après, quand ils ont besoin de pétrole, de gaz, plus rien d’autre ne compte.

    Pour revenir à un sujet plus léger,
    l’un de vos sports favoris consistait
    à taquiner les supporters parisiens. Malgré le succès de leur équipe et nos chèvres qui gambadent au Vélodrome, ça les fait encore bisquer
     ?

    M.M. : Malheureusement, je crois qu’ils sont passés à autre chose. Même moi, je ne vais plus les insulter. Ils sont en passe de devenir à nouveau champions d’Europe, ont une équipe de malade, une stabilité, qu’est-ce que je vais leur dire ? Encore à jamais les premiers ? Et non. À un moment donné, fermons notre gueule, essayons de construire un club stable. On est passés de De Zerbi à Beye. Il y a encore deux mois, le triumvirat Longoria-Benatia-De Zerbi nous disait : « on est encore là pour des années ». L’autre, il a éternué, il est déjà à Tottenham. Et que dire des joueurs ? Est-ce qu’il faut leur réserver encore une bronca dimanche ? En fait, ils s’en foutent. Ils sont déjà ailleurs et ont déjà leurs agents en train de prévoir ce qu’ils vont faire au mois d’août. Et nous, on est là, comme des crétins, à penser qu’ils vont nous sauver.

    Vous qui avez assisté à votre premier match au Vélodrome lors d’un OM – Rodez en coupe de France en 1991, au cours de la dernière période dorée du club, comment allez-vous transmettre votre passion à votre fils pour cette équipe et ses dirigeants en carton-pâte ?

    M.M. : En fait, ils n’ont rien compris. L’OM, ce n’est pas des joueurs, on s’en fout. C’est ce que ça représente, c’est la tradition. Mon fils sera élevé là-dedans et même s’il arrivait qu’on descende en Ligue 2, on sera toujours pour le club et anti-PSG. On se rappellera qu’on a été champion d’Europe une fois dans notre vie, que l’OM est un club qui peut tenir la dragée haute au Real Madrid en début de saison et finir 7e en championnat sans directeur sportif ni président. C’est ça l’OM.

    Mais n’est-ce pas trop compliqué pour
    un minot pour démarrer un amour ? En général, un enfant est attiré par le beau…

    M.M. : Le beau, ça sera quand je l’amènerai au stade Vélodrome. Et quand tu y mets les pieds, c’est dur de ne pas tomber amoureux de l’OM.

  • [Travailleurs de demain] Enzo et Raphaël, as de la maçonnerie

    [Travailleurs de demain] Enzo et Raphaël, as de la maçonnerie

    Issu d’un bac pro menuiserie, Enzo s’oriente à la sortie du lycée vers un CAP maçonnerie, lorsque son père et son oncle montent leur propre entreprise de rénovation. Désormais en alternance dans la société familiale, il se réjouit de pouvoir travailler dans un climat de « confiance ». « C’est un avantage de travailler en famille, l’ambiance n’est pas la même qu’ailleurs, s’enthousiasme-t-il. Mon père et mon oncle ont confiance en moi et me laissent faire des tâches importantes, comme moi j’ai confiance en eux dans leur façon d’entreprendre un chantier. C’est un vrai avantage pour un apprenti, car nous sommes souvent utilisés pour faire les tâches ingrates, de manutention par exemple. » Autre point positif pour le jeune homme : travailler, chaque jour, « différemment ». « Ce qui me plaît dans la maçonnerie, c’est pouvoir toucher à plein de choses, explique-t-il. Un jour, je peux faire de la toiture, le lendemain, une ouverture dans un mur porteur, ensuite du carrelage… Disons qu’on ne voit jamais la même situation, c’est toujours différent. »

    Raphaël, lui, est fils d’un steward et d’une hôtesse de l’air. Passé par un bac scientifique, il s’oriente dans un premier temps vers la menuiserie, poussé par son beau-père, avant de se rediriger vers la maçonnerie. « Pouvoir construire une maison de A à Z, avec mes mains, c’est ça qui m’a vraiment donné envie », s’émerveille-t-il. Une envie de travail manuel qu’il parvient même à transmettre à son père, aujourd’hui en reconversion pour devenir menuisier. Une passion partagée avec son père donc, mais aussi avec son beau-père, dont il a rénové « en sept mois tout le jardin ». « J’ai pris énormément de plaisir, car j’ai un peu eu la sensation d’avoir rendu à mon beau-père tout ce qu’il m’a apporté au début, s’émeut le jeune homme. Finalement, c’est moi qui lui ai appris la maçonnerie et lui m’a appris une partie de la menuiserie. »

    Montrer l’excellence

    Se « challenger », bien sûr, mais surtout montrer que l’excellence existe aussi en maçonnerie. C’était là l’ambition d’Enzo en participant aux Worldskills. « Les jeunes du CFA ne sont pas toujours bien vus, note-t-il. C’était aussi l’occasion de montrer à tout le monde que, nous aussi, on est aussi capables de faire de grandes choses ». Raphaël, de son côté, reconnaît avoir lui même déjà appliqué certains préjugés à son métier. « Ma vision a complètement changé, comme celle de mes parents d’ailleurs. Aujourd’hui, quand ma mère voit qu’on se baigne dans la piscine qu’on a construite, elle comprend qu’au-delà de l’aspect fatigant, mon métier est gratifiant. » Et d’ajouter : « Construire tout ça avec ses mains, c’est fou quand même, non ? »

  • Marin Karmitz, une collection pour questionner

    Marin Karmitz, une collection pour questionner

    Pour construire des jeux d’échos et des transitions dans les espaces de son exposition, échafauder ce qui ressemble à un film expérimental avec un parcours, un début et une fin, Marin Karmitz a longuement dialogué avec cet autre collectionneur qui l’a précédé en 2025 en la chapelle Sainte-Anne, Antoine de Galbert. Ce dernier, voici quelques années, programmait à Paris d’autres expositions dans un lieu aujourd’hui fermé, la Maison Rouge. Karmitz a cherché en sa compagnie des solutions à propos des éclairages et du mobilier. Pour transformer le dispositif d’ordinaire ingrat de cette chapelle, Arthur Toqué, le scénographe qui œuvrait autrefois pour la Maison Rouge, a su inventer des ouvertures et des cadrages qui servent admirablement ses intuitions et son récit.

    Liberté grande

    Une fois qu’on a compris qu’à côté de quelques dessins d’Ingres, Corot et Géricault, d’une poignée de Valloton et de gravures issues des Désastres de la Guerre de Goya, il s’agissait majoritairement de pièces créées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la liberté d’interprétation devient évidente. Ici, les dessins apparaissent sans chronologie. Ce qui prime, ce sont les jeux de connivence et les rapprochements, les écarts et les ricochets qui s’enclenchent. On ne se confronte pas aux survols d’une histoire de l’art plus ou moins officielle, les idées reçues s’effacent au profit d’un champ émotionnel. Certes, on rencontre de grands noms -Jean Fautrier, André Masson, Annette Messager, George Grosz, Otto Dix et Andy Warhol. Cependant on trouve aussi un presque inconnu comme Damien Dufresne ainsi que d’improbables graphismes et photos du cinéaste Chris Marker.

    Et la vie continue !

    Rien d’ostentatoire, pas de surlignage ni d’affichage intempestifs, point de gêne ni d’opulence. Par exemple on pressent intensément comment Alberto Giacometti pouvait s’emparer de ce qu’il apprenait au Louvre et à Rome. Dans ce parcours des choses à peine révolues, pour partie déconcertantes et décalées murmurent des rudes vérités ou bien de l’inconnu. à côté des surprises de plusieurs points culminants qui traduisent les souffrances du corps -un nu très sexualisé et très passionnel de Louise Bourgeois, le visage anxieux de Léon Spilliaert, la détresse et les cruautés qui traversent les scènes de Taddeus Kantor- l’humour et la désinvolture refont surface dans une composition d’Arnulf Rainer ou bien dans une révolte de Rist.

    Pendant l’inauguration et la visite de presse de cette exposition, Marin Karmitz est apparu comme un personnage discret, jamais totalement solitaire, vivant fortement avec ses proches, le plus souvent silencieusement, ses plus intimes convictions, les fragilités et les moments additionnels que procurent les trouvailles d’une collection. Certes, il faut de l’argent, de l’énergie et de la vigilance pour acquérir des pièces de grande qualité ; on ne fut pour autant jamais convié pour songer à la spéculation et s’extasier sur les prix atteints lors d’une vente aux enchères.

    Grand lecteur du Talmud, autrefois ami de Samuel Beckett, producteur de Godard, Chabrol, Resnais et Abbas Kiarostami, personnage multiple et contrasté, à la fois dur en affaires et généreux, capable de deals et de rupture avec Nicolas Sarkozy, Marin Karmitz est à présent un homme de 93 ans, profondément marqué par la Shoah, les exils et les guerres du XXe. On n’oublie pas les expositions de plusieurs facettes de sa collection à Strasbourg et à la Maison Rouge, « Corps à corps », sa confrontation réussie en 2023 avec les photographies du Centre Pompidou. Dans la préface de son catalogue, il évoque « la dialectique de la vie et de la mort » : « Cet arbre est prêt à se rompre, mais il tient. »

    Jusqu’au 17 mai, programme complet sur site www.festivaldessin.fr.

  • L’heure de vérité pour le boxeur aixois Souleimane Mohammedi

    L’heure de vérité pour le boxeur aixois Souleimane Mohammedi

    Souleimane Mohammedi n’a pas peur et compte bien donner un gros coup de boost à sa carrière. Ce samedi, au Pasino d’Aix-en-Provence, il sera confronté à un boxeur plus âgé de 10 ans en la personne de Uisma Lima. Ex-champion IBO des super-welters, l’Angolais est un adversaire féroce, bien mieux classé que le Français, mais le défi n’est pas insurmontable. « C’est bien beau de dire que je veux être numéro 1, que je veux être champion du monde, mais si on ne le prouve pas, ça ne va pas le faire. Jusqu’à présent, j’ai toujours relevé les défis. Mais là, c’est vrai que je prends quelqu’un qui est peut-être, sur le papier, je dis bien sur le papier, qui est trois fois mieux classé que moi. Sur le ring, il ne sera pas meilleur que moi », conclut-il.

    Le bilan de Lima est attrayant avec 16 combats, 14 victoires et 2 défaites. Mais le natif de Luanda s’est fait corriger lors de sa dernière apparition. Il faisait face au numéro 1 mondial Jaron Ennis et n’a pas passé le premier round. Envoyé deux fois au sol en deux minutes, il a été arrêté par l’arbitre. Un lourd revers, qui pourrait avoir des conséquences, indirectement. « Je le prends en compte, car, lors d’un KO au 1er round, vous savez, le corps n’est pas fait pour prendre des coups comme ça. Croyez-moi que le corps s’en souvient, ça laisse des séquelles » raconte Mohammedi.

    Changement de catégorie

    Pour contrer les poings de son adversaire – « ce sont des marmites, il frappe très fort » – le jeune aixois (23 ans) s’est sérieusement préparé, même s’il y a eu des remises en question. Il explique : « Au début, ça a un peu mal commencé, parce qu’il y a eu des doutes, il y a eu de la fatigue, il y a eu de la perte de poids. C’est quand même un gros boxeur que je prends, ça veut dire qu’il y a eu beaucoup de personnes qui m’ont dit que j’étais un peu fou d’affronter un gros boxeur comme ça. Je n’ai pas lâché, j’ai cru en moi. Au final, je me sens plus que prêt. »

    Vous l’avez compris, Souleimane Mohammedi s’est offert un imposant défi, mais il est en fait double. Car le boxeur change de catégorie pour ce combat et la suite de sa carrière. Auparavant en poids moyens
    (-72,5 kg), il est désormais en super-welters (-69,8 kg). Un nouveau cap pour trouver une voie vers les sommets mondiaux. « Il y a beaucoup de portes qui vont s’ouvrir à moi, si tout se passe bien, si je gagne ce combat. Beaucoup d’adversaires seront à ma portée après ça, je me dis que c’est peut-être pas plus mal de descendre. C’est un point que mon père a toujours voulu que je fasse », appuie-t-il.

    Samedi, dans la soirée, l’Aixois en saura plus sur ses possibilités futures et le chemin que prend sa carrière. Ce combat peut tout faire basculer.

  • Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais ?

    Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais ?

    L’embellie s’est confirmée et ne demande qu’à se poursuivre. Vainqueur bonifié à Montauban samedi dernier, un succès attendu, voire exigé au vu de l’écart de niveau entre les Tarnais et le reste du Top 14, le RC Toulon a enchaîné une troisième victoire de rang, après deux grosses performances européennes. De quoi engranger de la confiance, mais encore loin d’être suffisant pour une équipe toujours reléguée à sept longueurs du top 6 et des phases finales.

    Face à Bayonne, ce samedi, la donne est limpide pour Pierre Mignoni : « Pas de calcul, 100% d’engagement. C’est le maître mot. Continuer nos progrès dans pas mal de secteurs, continuer à gagner, c’est aussi simple que ça. » Dans cette optique, « c’est sûr que sur les comportements, il y aura 0 tolérance ». Car la série ne doit pas s’interrompre, sous peine de voir tout espoir de qualification s’envoler et faire une mauvaise opération en vue du top 8, qui permettrait de sauver les meubles avec une place en Champion’s cup. « Je ne suis pas inquiet tant que chacun a conscience de ce qu’on joue. On a du retard, on n’est pas non plus largué », analyse l’entraîneur toulonnais.

    L’exaltante demi-finale à jouer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes d’ici une semaine, sur le terrain du Leinster, n’aura pas d’incidence sur la concentration des joueurs, promet Mathis Ferté : « Dans nos têtes, c’est Bayonne à fond. On se prépare en conséquence, ce n’est pas compliqué. » Léo Ametlla est sur la même longueur d’onde : « Avec le retard qu’on a, il faut prendre tous les matches comme une finale. »

    « Pas d’économie »dans le XV de départ

    À l’instar du jeune pilier gauche, qui sera titulaire ce samedi, certains auront leur carte à jouer avec une infirmerie qui s’est à nouveau remplie (Villière, Tuicuvu, Ollivon, Ribbans, en plus de blessés de longue date). Mais « il n’y aura aucune économie », assure Pierre Mignoni. « Si on était 2e avec 15 points d’avance, j’aurais peut-être mis des jeunes morts de faim, mais ce n’est pas le cas. Tout le monde a intérêt à se bouger, faire ce qu’on fait depuis plusieurs semaines. » Sans galvauder l’apport de la jeunesse : « Heureusement qu’on les a, qu’un travail a été fait sur l’ensemble du club, c’est un projet qui nous tient à cœur et qu’on va accentuer la saison prochaine. Ça apporte un peu de forces vives. »

    S’il est un poste où elles ne manquent pas, c’est à la mêlée, avec Ben White et Baptiste Serin, tous deux en grande forme : « La concurrence est saine avec deux super joueurs aux profils différents. » Et complémentaires : « L’un commence, l’autre finit. Le quart face à Glasgow, on l’a gagné avec les deux, pas avec l’un ou l’autre. C’est ce qui va se passer ce week-end et celui d’après, j’espère. » Avec deux joueurs de classe internationale à ce niveau, c’est toujours plus facile.

    Ollivon et Ribbans sur le flanc

    Charles Ollivon et David Ribbans ne seront pas de la partie, ce samedi. S’il a évoqué une douleur au dos pour le second, Pierre Mignoni est resté évasif sur le cas du premier, évoquant « un petit truc ». De quoi interroger avant la demi-finale de Champion’s cup face au Leinster, samedi prochain.

    Azema, « pas un duo »

    Pierre Mignoni s’est refusé à commenter le retour de Franck Azema, indiquant simplement qu’il ne s’agirait « pas d’un duo. » De quoi accréditer la thèse d’une prise de hauteur de l’actuel manager, pour se consacrer entièrement à son seul poste de directeur du rugby.

    RC TOULON – BAYONNE -22e journée de TOP 14

    Samedi 25 avril, 16h35 au stade Mayol, ToulonArbitre : Adrien MarbotRC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Halagahu (C), Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; Serin, Garbisi ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; JaminetAviron Bayonnais : Cormenier, Martin, Tagi ; Johnson, Moon ; Traversier, Iturria (C), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq, Levêque ; Orabé.

  • Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais

    Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais

    L’embellie s’est confirmée et ne demande qu’à se poursuivre. Vainqueur bonifié à Montauban samedi dernier, un succès attendu, voire exigé au vu de l’écart de niveau entre les Tarnais et le reste du Top 14, le RC Toulon a enchaîné une troisième victoire de rang, après deux grosses performances européennes. De quoi engranger de la confiance, mais encore loin d’être suffisant pour une équipe toujours reléguée à sept longueurs du top 6 et des phases finales.

    Face à Bayonne, ce samedi, la donne est limpide pour Pierre Mignoni : « Pas de calcul, 100% d’engagement. C’est le maître mot. Continuer nos progrès dans pas mal de secteurs, continuer à gagner, c’est aussi simple que ça. » Dans cette optique, « c’est sûr que sur les comportements, il y aura 0 tolérance ». Car la série ne doit pas s’interrompre, sous peine de voir tout espoir de qualification s’envoler et faire une mauvaise opération en vue du top 8, qui permettrait de sauver les meubles avec une place en Champion’s cup. « Je ne suis pas inquiet tant que chacun a conscience de ce qu’on joue. On a du retard, on n’est pas non plus largué », analyse l’entraîneur toulonnais.

    L’exaltante demi-finale à jouer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes d’ici une semaine, sur le terrain du Leinster, n’aura pas d’incidence sur la concentration des joueurs, promet Mathis Ferté : « Dans nos têtes, c’est Bayonne à fond. On se prépare en conséquence, ce n’est pas compliqué. » Léo Ametlla est sur la même longueur d’onde : « Avec le retard qu’on a, il faut prendre tous les matches comme une finale. »

    « Pas d’économie »

    dans le XV de départ

    À l’instar du jeune pilier gauche, qui sera titulaire ce samedi, certains auront leur carte à jouer avec une infirmerie qui s’est à nouveau remplie (Villière, Tuicuvu, Ollivon, Ribbans, en plus de blessés de longue date). Mais « il n’y aura aucune économie », assure Pierre Mignoni. « Si on était 2e avec 15 points d’avance, j’aurais peut-être mis des jeunes morts de faim, mais ce n’est pas le cas. Tout le monde a intérêt à se bouger, faire ce qu’on fait depuis plusieurs semaines. » Sans galvauder l’apport de la jeunesse : « Heureusement qu’on les a, qu’un travail a été fait sur l’ensemble du club, c’est un projet qui nous tient à cœur et qu’on va accentuer la saison prochaine. Ça apporte un peu de forces vives. »

    S’il est un poste où elles ne manquent pas, c’est à la mêlée, avec Ben White et Baptiste Serin, tous deux en grande forme : « La concurrence est saine avec deux super joueurs aux profils différents. » Et complémentaires : « L’un commence, l’autre finit. Le quart face à Glasgow, on l’a gagné avec les deux, pas avec l’un ou l’autre. C’est ce qui va se passer ce week-end et celui d’après, j’espère. » Avec deux joueurs de classe internationale à ce niveau, c’est toujours plus facile.

    Charles Ollivon et David Ribbans ne seront pas de la partie, ce samedi. S’il a évoqué une douleur au dos pour le second, Pierre Mignoni est resté évasif sur le cas du premier, évoquant « un petit truc ». De quoi interroger avant la demi-finale de Champion’s cup face au Leinster, samedi prochain.

    Azema,« pas un duo »

    Pierre Mignoni s’est refusé à commenter le retour de Franck Azema, indiquant simplement qu’il ne s’agirait « pas d’un duo. » De quoi accréditer la thèse d’une prise de hauteur de l’actuel manager, pour se consacrer entièrement à son seul poste de directeur du rugby.

    RC TOULON – BAYONNE22e journée de TOP 14

    Samedi 25 avril, 16h35 au stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Adrien Marbot
    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Halagahu (C), Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; Serin, Garbisi ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Jaminet
    Aviron Bayonnais : Cormenier, Martin, Tagi ; Johnson, Moon ; Traversier, Iturria (C), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq, Levêque ; Orabé.