Category: accueil-merge

  • La Marseillaise suscite le débat

    La Marseillaise suscite le débat

    Bernard Fontana PDG d’EDF

    Il confrontera sa vision des défis devant lesquelles se trouve le secteur de l’énergie avec Fabrice Coudour (FNME CGT) et Anthony Juan (Caisse centrale d’activités sociales) au cours d’un débat intitulé « 80 ans des nationalisations et des activités sociales : parlons d’avenir ! ». Retrouvez son compte rendu dans La Marseillaise de ce week-end.

    Sophie Binet Secrétaire générale de la CGT

    Elle croisera son regard sur le thème « 1936-2026 des congés payés au droit aux vacances pour tous » à l’occasion du Mondial des CSE Idélia La Marseillaise avec Virginie Akliouat (FSU), Anthony Juan (CCAS), Arnaud Hennebert (CCGPF) et Doric Curto (Imestia). Retrouvez le compte rendu de l’échange dans La Marseillaise de ce lundi.

    Lire aussi «Des rencontres économiques très politiques» et notre entretien avec Clément Beaune, ex-ministre délégué et actuel Haut-commissaire à la stratégie et au plan.

  • Fadwa Barghouti en campagne pour la libération de son époux Marwan

    Fadwa Barghouti en campagne pour la libération de son époux Marwan

    Le rendez-vous est donné à 14h30 gare Saint-Charles ce jeudi pour accueillir comme il se doit Fadwa Barghouti. Celle-ci sera reçue dans la foulée par le secrétaire fédéral du PCF des Bouches-du-Rhône et sénateur Jérémy Bacchi, au sein de la Maison des communistes, rue de Lyon. Une réception populaire et festive sera tenue en l’honneur de l’avocate et militante palestinienne à 18h30 à l’Espace Mistral de l’Estaque. Cette visite riche en rencontres s’inscrit dans le cadre de la campagne internationale qu’elle a lancée, en 2002, dès le kidnapping, l’arrestation et la détention de son époux, Marwan Barghouti.

    Une cérémonie lui sera consacrée, vendredi matin en mairie des 15/16, suivie par une réception et une conférence de presse avec l’UD CGT 13, à la Bourse du Travail. Puis, elle devrait rencontrer dans la journée des membres de Solidaires 13 et les élus LFI des Bouches-du-Rhône. Fadwa Barghouti sera présente à 19h30 au cinéma le Gyptis pour la diffusion et un débat autour du film Tomorrow’s Freedom, consacré au combat de son mari et sa famille, ainsi qu’aux conditions de détention des prisonniers palestiniens. Un repas préparé par l’association Sawt Palestine sera proposé aux participants.

    Enfin, Fadwa Barghouti est attendue samedi à 14h sous l’ombrière du Vieux-Port où elle participera à l’événement, Palestine United 2, organisé, entre autres, par le collectif Union pour la Palestine Marseille (UPM).

  • Julien Clerc et Blandine lancent l’Été marseillais

    Julien Clerc et Blandine lancent l’Été marseillais

    Rendez-vous incontournables de l’Été marseillais, les concerts de la scène sur l’eau rythmeront à nouveau cette édition 2026 à partir de ce vendredi soir. C’est un artiste qui a la préférence de toutes les générations depuis 50 ans qui ouvre le bal, Julien Clerc. L’icône de la chanson française a repris les routes de France, et a choisi la scène sur l’eau de l’Été marseillais pour aller à la rencontre de son public. Les Marseillaises et Marseillais de tout âge pourront ainsi venir partager un moment d’émotion et de musique entre amis ou en famille, chanter à tue-tête des musiques qui sonnent comme les bandes originales de la vie de tant de Françaises et Français. Il se produira sur la scène sur l’eau à partir de 21h30.

    Une kyrielle d’invités

    Julien Clerc sera accompagné d’un jeune talent provençal, Blandine, qui a composé ses premières mélodies sur les touches du piano du conservatoire d’Aix-en-Provence, et qui propose des musiques envoûtantes. Blandine partage sa magie et son magnétisme avec des arrangements délicats et des mélodies envoûtantes. Habitants et touristes sont invités à découvrir ce jeune talent dès 20h30.

    Et la Ville promet un été haut en couleur avec une kyrielle d’artistes invités sur cette même scène sur l’eau, avec notamment Yelle et le Show de la Pride dès ce samedi 4 juillet, puis l’iconoclaste Sébastien Tellier, le 10 juillet, les dignes représentants de la French Touch Cassius seront sur scène le lendemain, le 11 juillet, Folamour le 17 juillet ou encore DJ Kore le 18 de ce mois.

    Concert d’ouverture de l’Été marseillais de Julien Clerc et Blandine, à la scène sur l’eau, sur le Vieux-Port à partir de 20h30

  • L’économie sociale et solidaire demeure dans l’incertitude dans les Hautes-Alpes

    L’économie sociale et solidaire demeure dans l’incertitude dans les Hautes-Alpes

    Ce mercredi 1er juillet, la loi de 1901 sur la liberté d’association fêtait ses 125 ans. Pourtant, l’heure n’est pas à la célébration pour les structures de l’économie sociale et solidaire (ESS), même si elles peuvent être soulagées de garder la tête hors de l’eau. Le 9 juin dernier, le ministre chargé de l’Économie sociale et solidaire, Serge Papin, annonçait une réduction de 30% des crédits alloués à l’ESS. Il est finalement revenu sur cette décision le 22 juin.

    « Une excellente nouvelle », pour la députée des Hautes-Alpes Marie-José Allemand (PS), qui avait interpellé le gouvernement par une question écrite. « Le gel des crédits destinés à l’économie sociale et solidaire aurait fragilisé des milliers d’associations, de coopératives et d’entreprises qui jouent un rôle indispensable dans nos territoires, notamment en milieu rural », affirme-t-elle. L’Association des maires de France (AMF) s’était également positionnée dans un courrier adressé le 16 juin au Premier ministre, dans lequel elle faisait part de sa vive inquiétude face à ces baisses de crédits touchant des acteurs qui rendent des services essentiels dans de nombreuses communes et intercommunalités.

    « Il y a eu une forte mobilisation, explique Jean-Claude Eyraud, président de l’union départementale de l’ESS dans les Hautes-Alpes. La lettre ouverte d’ESS-France au premier ministre a été cosignée par 4 000 dirigeants de l’économie sociale et solidaire. Le résultat, c’est que le ministre Papin est revenu sur la baisse de 30% des crédits. » Mais, selon lui, cette victoire n’est qu’un sursis. « Nos associations ont très peu de fonds propres, quand on les prive de subventions, elles sont obligées de licencier ou de disparaître. On est quand même très inquiets. D’autant qu’on fait aussi face à un vieillissement de nos militants, qui ne sont pas remplacés, regrette-t-il. Pour l’instant, on respire un peu, mais jusqu’à quand ? Ce n’est qu’un répit, à l’automne, le projet de loi de finances va revenir, on va être à nouveau sur la sellette. »

    Moins d’aides que le privé

    Ce recul ne suffit pas à dissiper les inquiétudes d’un secteur confronté à une situation structurellement préoccupante. Pour ses représentants, l’économie sociale et solidaire est engagée dans un lent déclin. « On nous reproche d’être trop dépendants des subventions, pourtant, la Cour des comptes indique clairement que les associations sont moins bien subventionnées que le secteur privé », rappelle Jean-Claude Eyraud. D’après l’Observatoire national de l’économie sociale et solidaire (Oness), le secteur associatif a perdu 12 305 emplois en un an, entre la fin 2024 et la fin 2025. Un recul aux conséquences importantes dans un département comme les Hautes-Alpes, où l’ESS représente près de 20% des emplois privés.

    Ange Fabre

  • Une expérimentation pour retraiter le protoxyde d’azote

    Une expérimentation pour retraiter le protoxyde d’azote

    Ces derniers mois, des accidents de la route meurtriers ont montré que le conducteur avait consommé du gaz encore dit hilarant, contenu dans des bonbonnes de protoxyde d’azote. Une substance largement détournée et ultra consommée que le législateur s’attelle à punir en créant un délit d’inhalation de protoxyde d’azote et d’un délit de transport. En attendant, le fléau reste entier avec un impact sur la santé et l’environnement.

    « Chaque bouteille mal gérée a un impact écologique, industriel et sanitaire », brosse William Bouquet. Le maire (DVG) d’Entraigues-sur-la-Sorgue était l’hôte, ce mercredi, d’une grande opération de présentation d’un dispositif global de lutte contre ce fléau au sein de l’écopôle, un centre de tri des déchets économiques et industriels géré par Suez.

    La multinationale a initié, il y a un peu plus d’un an, une expérimentation qui serait unique en France, reposant sur trois volets : d’abord détecter, via l’intelligence artificielle, la présence de ses bonbonnes au sein des ordures ménagères. Puis, une étude sociologique pour avoir une cartographie des points chauds où l’on retrouve le plus de bouteilles afin de mener des opérations de sensibilisation (sécurité routière, services de l’État, syndicats de déchets, associations, festivals…). Enfin, une solution industrielle qui permet d’extraire le gaz résiduel contenu dans les bouteilles pour le décomposer en dioxygène et diazote, deux gaz naturellement présents dans l’air, et ensuite relâchés dans l’atmosphère. Car le protoxyde a un pouvoir 300 fois plus réchauffant que le Co2. « Ce gaz hilarant porte mal son nom, 2/3 de nos sites de traitement des déchets en France ont connu des incidents à cause des bonbonnes, engendrant entre 35 et 40 millions d’euros de surcoût », fait valoir Xavier Girre, directeur général de Suez, qui a investi 300 000 euros sur cette expérimentation.

    50 euros pour retraiter une bouteille

    En Vaucluse, quelque 30 000 bouteilles sont arrivées en 2025 à l’unité de valorisation Novalie de Vedène. Et cette année, il y a déjà eu autant d’incidents que sur tout 2025. « Les bouteilles explosent dans les fours, cela a entraîné 400 heures d’arrêt à Vedène, il y a donc une problématique sur la filière de tri, sans parler du risque pour la santé des opérateurs sur site », alerte Olivier Galzi, président (DVD) du Grand Avignon. Car la préfecture est aussi mobilisée sur le sujet, ayant pris, fin avril, un arrêté de consommation de protoxyde sur toute la journée et tout le département. « Ce sujet est un poison », rappelle Thierry Suquet, dont les services mènent des contrôles visant notamment les épiceries de nuit, lieu de vente très prisé [environ 70 euros la bonbonne classique]. Résultat, police et gendarmerie se retrouvent avec plus de 5 500 bouteilles sur les bras, à ne pas savoir qu’en faire. Quelque 200 ont d’ailleurs été amenées au centre d’Entraigues. Actuellement, il faut compter 50 euros pour
    retraiter une bonbonne… Définitivement pas hilarant.

  • À Avignon, la baisse des subventions aux associations irrite la gauche

    À Avignon, la baisse des subventions aux associations irrite la gauche

    « Avignon possède une densité d’acteurs associatifs avec 2 000 structures, un pilier essentiel de la vie de la cité auquel nous réaffirmons avec force notre attachement. » En conseil municipal ce mardi soir, Vincent Fuchs, nouvel élu délégué à la vie associative, cajole les acteurs dont il a la charge. Ce qui ne l’empêche pas de leur réduire la voilure financière. Là où la Ville consacrait 10 millions d’euros par an, la majorité a sabré de 10% en moyenne les subventions pour le reste de l’année.

    « On revient à la normale d’il y a deux ans », justifie Vincent Fuchs, relevant « qu’avant les élections municipales les subventions avaient augmenté de 11%. » « À la veille d’une année électorale, c’est vrai que ce n’est pas du clientélisme », ironise le maire Olivier Galzi (DVD). Car l’octroi de subventions revêt souvent un caractère politique. Le planning familial, qui a vu le RN lui couper son soutien à Carpentras, ne dira pas le contraire. À Avignon, c’est « le budget contraint », selon Laurent Rochut adjoint au spectacle vivant, qui justifie cette baisse. Un mantra brandi tout au long des interventions des élus de gauche.

    Le club de volley

    en liquidation

    « Quels ont été les critères pour les associations qui ont été écartées ou ont connu une baisse plus drastique », demande Anne Gagniard (PS). Laurent Rochut assure qu’il s’est fondé sur les « suggestions du service culture » n’ayant pas encore eu le temps « de construire des indicateurs de critérisations ». « On ne peut pas sabrer comme ça et se défausser sur les services sans explication », se désole Anne Gagniard, ce mercredi lors d’un point presse. Certaines structures comme le Parcours de l’art ou l’Institut supérieur des techniques du spectacle sont impactées de plusieurs dizaines de milliers d’euros. « Les indicateurs ne sont pas clairs, vous coupez les pattes en pleine année sans livrer d’explication, il aurait fallu attendre l’année prochaine et prendre le temps de les rencontrer », déplore Rémy Blanc (PCF).

    Pour l’Avignon volley-ball, l’an prochain sera trop tard. Le club se voit amputer de 115 000 euros et devrait mettre la clé sous la porte. « La jurisprudence interdit toute collectivité locale à soutenir une association qui a des difficultés financières », se retranche Xavier Bourgue, adjoint aux sports, quand l’AVB avait mis en place un plan de redressement. Mais sans subvention, il n’est plus viable. « On aime les associations mais on ne peut pas donner de l’argent qu’on n’a pas, si ce n’est pas -10% aujourd’hui, dans deux ans ce sera -100% pour tout le monde », menace Olivier Galzi.

    Le maire s’agacera aussi de l’intervention de Khalid El Yousoufi (LFI), qui s’interroge sur le fait que les petites associations soient soumises « à un critère de laïcité et de neutralité » qui instaure, selon lui, « un pouvoir discrétionnaire et le retour du fait du prince ». « Balivernes », réplique le maire qui érige « en vertu cardinale » la laïcité mais ne répondra pas sur la neutralité.

  • Un frigo partagé pour nourrir la solidarité à Aix-en-Provence

    Un frigo partagé pour nourrir la solidarité à Aix-en-Provence

    Rue Jules-Verne, juste en face de l’école Giono-Schweitzer, le 20 000 Lieux a ouvert ses portes en cette fin d’après-midi, mercredi. Comme à son habitude, le tiers-lieu se remplit d’élèves tout juste sortis des cours, de seniors et d’habitants du quartier. Tiers lieu bouillonnant du quartier d’Encagnane, , c’est ici qu’a été installé le deuxième « Frigo partagé » du territoire. Un premier existe déjà au Jas-de-Bouffan, au sein de la Maison du Droit et de la Justice, géré par la Ville.

    Le projet est porté par trois acteurs : le CCAS, qui a répondu à un appel à projets du Département, principal financeur de l’opération ; l’association La Cabane des voisins, chargée de la gestion du frigo solidaire ; et le 20 000 Lieux, qui accueille le dispositif, mais ne constitue pas une entité juridique. L’initiative est développée en lien avec l’association Les Frigos Solidaires.

    « L’idée était de pouvoir offrir une réponse alimentaire diversifiée et novatrice pour le territoire, tout en repérant les personnes qui pourraient avoir besoin d’un accompagnement », explique Jessica Nouri, directrice du pôle opérationnel de l’action sociale du CCAS.

    Elle précise : « On choisit tout de même de l’appeler “Frigo partagé”, plutôt que solidaire. C’est pour tout le monde. On n’y vient pas parce qu’on a besoin d’argent, mais parce qu’on vient aider la société, faire du bon plan et de l’antigaspi. L’idée est d’avoir des produits frais à disposition, des produits laitiers, fruits et légumes. On fait aussi des actions collectives pour sensibiliser à ces questions-là et travailler à la santé nutritionnelle. » Si le frigo est déjà installé depuis six mois, son inauguration vient seulement d’avoir lieu, ce mercredi, le temps de tester le dispositif. « Il y a plusieurs règles à respecter, explique Thomas Roger, pour l’association La Cabane des voisins. Il faut laisser des produits frais. Mais on n’est pas là pour faire la police, l’idée est de responsabiliser les gens. Cela reste un don. » Pendant plusieurs mois, les bénévoles de l’association ont également démarché les commerçants et maraîchers du quartier. Plusieurs d’entre eux contribuent désormais régulièrement à alimenter le frigo partagé.

    Un projet déjà intégré

    « Depuis, on remarque que les produits frais ne restent pas longtemps ! Les habitants se sont déjà approprié le concept », remarque Laila, pour La Cabane des voisins. Somaya Bouhalli, présidente, veut voir plus loin : « On est ici dans un quartier prioritaire de la Ville, la solidarité y a toute sa place. On a deux écoles, on est un quartier où il y a des personnes âgées et, juste à côté, l’atelier Jasmin qui est un lieu d’insertion au travail. On est dans un lieu stratégique ! Les enfants qui sortent de l’école ont aussi pris leurs repères ici, viennent partager un goûter, on reçoit aussi les ateliers couture avec les séniors… Le projet prend tout son sens, il permet aussi de rompre l’isolement. »

    Selon Brigitte Billot, adjointe à la solidarité présente ce jour, d’autres frigos partagés pourraient voir le jour.

  • Enogia, le visage phocéen de la transition énergétique

    Enogia, le visage phocéen de la transition énergétique

    C’est le petit nouveau de la zone industrielle des Aygalades. L’entreprise marseillaise Enogia, producteur de micro-turbomachines, a déplacé son site de production dans les quartiers nord. En pleine croissance, elle doit son succès à une technologie qui transforme la chaleur perdue en électricité verte.

    Mercredi, sous un soleil de plomb, Arthur Leroux, PDG de la société, monte sur scène pour l’inauguration du site. Il invite Claude Imoven, président du conseil d’administration de la société française Orano, à le rejoindre, sous les yeux de dizaines d’invités et de salariés. « Enogia s’inscrit dans la continuité de cette histoire marseillaise, celle d’un territoire qui a toujours su transformer ses ressources, son savoir-faire et son énergie pour créer de la valeur. Ce qui est imaginé ici, aux Aygalades, contribue aujourd’hui à la transition énergétique à l’échelle mondiale », soutient le chef d’entreprise.

    « C’est la démonstration que de nouveaux modes de production sont indispensables face aux enjeux climatiques. Et c’est ainsi que seront réconciliés la performance économique, le progrès social et la protection de l’environnement. Une grande partie de notre avenir productif viendra de la rencontre entre une vision portée par des entrepreneurs qui voient dans l’écologie, non pas qu’une contrainte, mais une formidable opportunité à saisir pour fabriquer le monde de demain », poursuit Cécile Vignes, déléguée à l’économie verte et circulaire à la mairie de Marseille.

    12,6 millions de chiffre d’affaires

    En 2025, le chiffre d’affaires de la société marseillaise s’élève à 12,6 millions d’euros, en progression de près de 57%. De quoi satisfaire l’ancien ministre de l’économie, Arnaud Montebourg, présent ce mercredi. « La France a perdu beaucoup de sa substance industrielle. On cherche à revenir avec des retards considérables, mais aussi des ressources exceptionnelles. Je voudrais remercier Arthur Leroux et tous ceux qui ont constitué cette réussite car là, il y a une nouvelle future ETI marseillaise, enracinée, qui va continuer à se développer sur une technologie disruptive, innovante, qui fait la fierté des Marseillais et des Français. »

    Les discours inauguraux se sont conclus par celui du président (Ren.) de la région Sud, Renaud Muselier : « Vous faites rayonner le savoir-faire marseillais, régional et national. »

    Fanny Velay

  • Un guide pour accompagner les projets agritouristiques dans le Var

    Un guide pour accompagner les projets agritouristiques dans le Var

    Dans un territoire marqué par l’agriculture, sur le littoral comme dans l’arrière-pays, l’agritourisme représente un levier de diversification essentiel pour les exploitations agricoles confrontées à des défis économiques et climatiques croissants. Un enjeu d’autant plus important dans le premier département touristique de France. Déjà doté d’une proportion d’exploitations engagées dans cette activité deux fois supérieure à la moyenne nationale, le Var entend structurer et renforcer cette dynamique.

    Une filière qui incarne « une alternative au tout plage et tout soleil », appuie le président (LR) du Département, Jean-Louis Masson, et qui permet de « faire découvrir le département dans son authenticité et ses spécificités, et représente un complément de revenu intéressant pour les agriculteurs ».

    C’est à cet égard que le Comité de pilotage « Agritourisme dans le Var », créé en 2025 et réunissant l’État, le conseil départemental du Var, la chambre d’agriculture du Var, l’Agence de développement Touristique (ADT) Var tourisme et les représentants des filières, lance un guide d’accompagnement des projets agritouristiques. « Le diagnostic de la chambre d’agriculture montre une volonté de développer l’activité agritouristique. 180 agriculteurs ont émis ce désir », affirme Guillaume Décard, président de Var Tourisme.

    Une simplification des lois attendue

    Ce guide, voué à être réactualisé avec les retours d’expérience, affiche une triple vocation : faciliter l’accès aux règles d’urbanisme pour les exploitants, qui ne sont pas forcément spécialistes en la matière ; ériger des règles communes entre élus, chambre d’agriculture et services de l’État pour que les projets soient lus avec les mêmes critères, et enfin, permettre aux exploitants d’identifier l’ensemble des volets à prendre en compte, sur le plan pratique (risques naturels…) comme légal.

    Sur ce dernier aspect, « nous attendons une loi de simplification », milite Sylvain Audemard, président de la chambre d’agriculture du Var, qui joue un rôle de « guichet unique » pour « orienter les exploitants dans leur projet ». Un texte voué à apporter plus de souplesse en matière d’urbanisme et de fiscalité, deux freins à l’expansion de l’activité agritouristique. « Dès lors qu’on est raisonnable sur les objectifs et qu’on ne transforme pas les exploitations agricoles en lieux touristiques, tout est conciliable à travers l’adaptation des textes nationaux », a répondu le préfet Simon Babre, laissant entendre que les services de l’État étaient ouverts à l’idée, mais pas à n’importe quel prix.

  • Vers une meilleure desserte routière des bassins Ouest

    Vers une meilleure desserte routière des bassins Ouest

    Au centre des étals fournis du marché de Port-Saint-Louis-du-Rhône, les représentants du Grand Port maritime de Marseille (GPMM) tiennent leur propre stand. Alors que le vent charrie les kakémonos, ils discutent avec les passants des projets 3XL et Distriport, le premier étant une extension des terminaux de conteneurs, le second une plateforme logistique.

    Pour Géraldine Planque, cheffe de mission concertation et dialogue territorial, « la mission d’information est presque mieux remplie en rencontre de proximité qu’en réunion publique ». « Aller vers les gens nous permet de toucher beaucoup plus de personnes. Et ce ne sont pas du tout les mêmes que celles qu’on voit lors des rendez-vous, qui représentent des associations et qui ont des connaissances pointues et un angle d’approche puisqu’elles portent un sujet précis, souvent autour du cadre de vie ou de la pollution. »

    Sur la trentaine d’habitants rencontrés ce matin, « les préoccupations qui reviennent le plus sont la desserte routière, l’accessibilité et le report modal qui va avec ».

    Schéma directeur routier

    La RN268, qui relie Fos-sur-Mer à la commune de l’embouchure du Rhône en passant par le GPMM, accueille chaque jour 4 000 poids lourds, qui représentent un tiers du trafic total. Avec l’extension du quai et de la zone d’entrepôts, le trafic de conteneurs devrait bondir de 15%, soit 200 000 équivalents vingt pieds supplémentaires. « S’il y a plus de navires, toute la chaîne de transport suit », admet Axel Raybaut, chef du projet 3XL.

    Conscient que c’est un « vrai problème pour la population et les travailleurs du secteur », le GPMM a élaboré un Schéma directeur routier. Plusieurs aménagements sont prévus pour rendre le réseau routier portuaire plus résilient : « On va faire un accès à 3XL raccordé à la RD268, pour que le trafic lié aux conteneurs ne sature plus le seul accès qui existe actuellement, précise Axel Raybaut. De son côté, le Département étudie le doublement de la voie qui lui appartient. » Le port a récupéré la maîtrise d’ouvrage du giratoire du relais, qui dessert le môle central, auprès du Département pour faire une dénivellation et permettre aux flux de marchandises de l’éviter. Du côté de Distriport, « on va construire un accès périphérique qui permettra aux habitants de Port-Saint-Louis d’être sur une route dédiée aux véhicules légers pour sortir du flux portuaire », précise le chef de projet Philippe Marin. Tous ces travaux devraient être réalisés d’ici 2030.

    Le GPMM mise aussi sur le report modal, avec une cour ferroviaire dans la zone entrepôts et un quai dédié aux barges fluviales du côté des terminaux.