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  • Carole Delga acte un cluster nucléaire pour « préparer l’avenir »

    Carole Delga acte un cluster nucléaire pour « préparer l’avenir »

    À Laudun-l’Ardoise, le vieux bassin industriel gardois entend ouvrir un nouveau chapitre. Autour de Marcoule, près de 70 ans de nucléaire ont façonné un bassin de sous-traitants, d’ingénieurs, de chercheurs et d’ouvriers qui reste, avec près de 160 entreprises, le deuxième pôle industriel d’Occitanie. Vendredi 4 septembre, Carole Delga (PS) est venue y défendre une ligne claire : faire de cet héritage un levier de réindustrialisation et de souveraineté énergétique.

    « Nous avons besoin d’être de nouveau un pays producteur », a martelé la présidente de Région devant les représentants de Cyclium et du Collectif. Pour elle, « le débat pro ou anti-nucléaire est derrière nous ». Dans un contexte géopolitique tendu, elle assume son soutien aux EPR2 de Tricastin et de Golfech comme au développement des petits réacteurs modulaires. « Notre indépendance énergétique ou la dépendance au gaz russe » : elle pose le choix en ces termes, tout en appelant à ne plus opposer nucléaire et renouvelables.

    Sur ce territoire présenté comme le « berceau du nucléaire français » par Patrick Palisse, vice-président de la Communauté d’agglomération du Gard rhodanien, les projets se multiplient. Hexana et Otrera travaillent sur des réacteurs de nouvelle génération autour de Marcoule. À quelques kilomètres, MGH Energy prévoit sur l’ancienne friche ArcelorMittal de L’Ardoise une usine de carburants de synthèse, avec un investissement annoncé d’un milliard d’euros et quelque 200 emplois permanents à terme. Des projets encore soumis à des calendriers, financements et autorisations, mais qui redonnent des perspectives à un bassin marqué par plusieurs abandons industriels.

    C’est dans ce contexte que Carole Delga a acté la création d’un cluster nucléaire, destiné à donner davantage de visibilité au tissu local et à coordonner entreprises, recherche, innovation et formation. Ses contours et son articulation avec les réseaux déjà existants restent à préciser. Mais derrière l’outil de structuration, une question demeure : quelle réindustrialisation et pour quels emplois ?

    Des milliards, mais quels emplois ?

    Car les milliards annoncés ne suffiront pas à eux seuls à faire vivre le territoire. Les industriels alertent déjà sur les départs à la retraite et le manque de salariés qualifiés. « La question de la formation initiale et continue est essentielle », insiste Carole Delga. Le CEA de Marcoule, l’INSTN, le Campus des métiers ou encore le futur dispositif Invictus doivent permettre de transmettre des savoir-faire parfois longs à acquérir et d’éviter que la relance industrielle ne se heurte à une pénurie de compétences.

    Encore faut-il que ces emplois soient suffisamment attractifs pour retenir les salariés. Salaires, conditions de travail, logement, services publics et transports pèseront autant que les investissements industriels dans une filière largement structurée par la sous-traitance. Carole Delga place elle-même le travail au cœur de son discours. « Nous avons besoin de créer des emplois qui rémunèrent et de garantir la dignité à tous nos habitants », affirme-t-elle. Une promesse qui donne aussi une mesure à l’ambition affichée : la réindustrialisation ne pourra être jugée seulement au nombre de milliards investis ou de réacteurs annoncés, mais à sa capacité à créer des emplois durables, qualifiés et correctement rémunérés sur le territoire.

  • « Bonjour Nîmes » : la majorité scelle un pacte démocratique

    « Bonjour Nîmes » : la majorité scelle un pacte démocratique

    Ils sont venus par centaines, debout dans les travées, agglutinés sous les voûtes du Parnasse où la chaleur du jour ne retombait pas. Mardi 8 septembre au soir, près de 1 500 Nîmois ont répondu présent à la restitution des rencontres « Bonjour Nîmes », l’exercice de démocratie participative lancé au printemps par le maire communiste Vincent Bouget et sa majorité. Sept réunions de quartier entre le 7 mai et le 2 juillet, entre 2 500 et 3 000 habitants croisés, 197 prises de parole recueillies et passées au crible. La restitution devait initialement se tenir le 8 juillet ; la canicule l’avait forcée à s’effacer. Ironie du calendrier, c’est encore dans une salle suffocante que Nîmes est venue parler de sa ville. Ce soir-là, il fallait rendre des comptes.

    « On peut faire de la politique autrement, et on va faire de la politique autrement », lance en ouverture Laurent Mespoulet, adjoint au développement économique. La formule résume l’ambition de cette méthode, à l’opposé d’un programme ficelé d’en haut : une parole recueillie sur le terrain, restituée point par point devant les habitants eux-mêmes. « Cela fait un peu plus de cinq mois que nous avons été élus, personne n’a de baguette magique », prévient d’emblée Vincent Bouget, avant de laisser le micro à ses adjoints, qui défilent un à un.

    Trois urgences : la ville,

    la jeunesse, les services

    Sans surprise, la chaleur et la propreté urbaine dominent les échanges. « L’été caniculaire nous oblige, il faut anticiper pour ne pas subir », martèle Agnès Charaix-Py, adjointe à la végétalisation. Fontaine à boire remise en eau place aux Herbes, voiles d’ombrage testés dès l’été 2027, brumisateurs aux futures pépinières Pichon, permis de végétaliser renforcé pour les habitants comme pour les commerçants : la ville veut « cheminer à l’ombre ». Sur la propreté, « notre ville est formidable, mais elle est dégueulasse », résume sèchement l’adjoint François Seguy. Pour y remédier, un numéro unique « Allô Nîmes propre » doit centraliser le signalement des dépôts sauvages dès 2027, la limite des deux encombrants disparaît et une marche verte citoyenne est annoncée pour novembre.

    Jeunesse et éducation, à égalité en tête des attentes recensées, ne sont pas en reste. Une direction de la jeunesse a vu le jour, une centaine de stagiaires de troisième et de seconde seront accueillis en mairie, un portail unique d’information doit voir le jour pour les étudiants. Côté écoles, 90 agents périscolaires ont été déprécarisés, un repas végétarien sera proposé chaque midi en cantine, et six établissements seront rénovés thermiquement chaque année du mandat.

    Sur la santé, la Ville mise sur un conseil local de santé mentale dès le 7 octobre, un centre de santé au Mas de Mingue au premier semestre 2027, une mutuelle communale à tarif négocié au premier trimestre et une école de kinésithérapie publique. Sur la sécurité enfin : l’arrêté de fermeture des épiceries de nuit après 22h (312 infractions relevées cet été) sera prolongé ; un poste de police est annoncé sur l’Esplanade, et la coopération avec la police nationale va être renforcée contre le narcotrafic.

    Reste le temps long. Bouget annonce pour 2027 un projet « Vivre et habiter à Nîmes », élaboré avec professionnels et habitants, un outil de maîtrise foncière pour produire du logement accessible, deux « places communes », et la gratuité des transports, déjà testée pendant les ferias, qui doit s’étendre dès cet hiver.

    « Il n’y a pas les mêmes attentes partout, mais la même envie », observe Soukaïna BenJaafar, adjointe à l’administration générale, qui évoque une « aspiration à être considérés à égalité » d’un quartier à l’autre. Dans la salle, on opine, on chuchote, on retrouve un voisin croisé lors de l’une des sept réunions du printemps.

    « On aura besoin de tout le monde pour la relever », conclut Vincent Bouget, qui évoque une ville « un peu abîmée » mais promise, selon lui, à devenir une « ville pilote » de l’adaptation climatique d’ici six ans. « Nous scellons avec vous un pacte démocratique », affirme-t-il encore. La majorité a fixé elle-même l’échéance : automne 2027, pour revenir devant les Nîmois et rendre des comptes.

  • [Aix Marseille Provence] Le conseil métropolitain rejette les coupes dans la dotation de solidarité d’une voix

    [Aix Marseille Provence] Le conseil métropolitain rejette les coupes dans la dotation de solidarité d’une voix

    «La délibération est rejetée et la Dotation de solidarité communautaire est maintenue, pour une voix», annonce le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard. Par 79 voix contre, 156 pour et 2 abstentions, le conseil métropolitain ce jeudi après-midi a rejeté la décision de couper 53 millions d’euros – dont 36 millions pour la seule ville de Marseille – la dotation de solidarité communautaire versées aux communes, la majorité des deux tiers n’étant pas atteinte. Une solution qui était portée par le président de l’institution au moment de reprendre le budget arrêté au mois de juin par le préfet après la mise sous tutelle de l’intercommunalité.

    «Nous avons trouvé une idée qui semblait jusqu’à il y a peu de jour satisfaire le plus grand nombre si ce n’est la totalité d’entre nous», plaidait Nicolas Isnard. La conférence des maires le 8 juillet dernier avait acté la création d’un fonds de concours pour financer les investissements des communes à la hauteur des dotations perdues.

    «La perte pour Marseille est extrêmement importante : c’est 9 euros par habitant pour Aix, pour nous c’est 40 euros», dénonçait l’édile marseillais Benoît Payan (DVG), qui réclamait le report de la séance pour proposer une troisième voie, de voter un budget modifier en déséquilibre pour ne toucher aucune des dotations aux communes.

    «Je ne considère pas comme une victoire pour ma commune une décision qui consiste à préserver nos ressources en faisant porter l’essentiel par la commune de Marseille», alertait pour sa part le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. En refusant de retourner par les fourches caudines des magistrats financiers comme le propose Marseille, après le pari perdu du refus de voter le budget.

    «L’enveloppe de la dotation de solidarité communautaire a la capacité d’être régénérée d’une année à l’autre, alors que si les attributions de compensations [versées aux communes pour compenser l’ancienne taxe professionnelle, que le préfet voulait réduire, ndlr] si elles sont diminuées ne peuvent pas être restaurées l’année d’après», expliquait de son côté la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains.

    «Ca s’appelle la honte et le déshonneur», lançait à la cantonade Benoît Payan. Le décompte prouvant que les voix de l’extrême droite se sont ajoutées à la droite.

  • Un parrainage solidaire à Montpellier contre la précarité et l’isolement des étudiants

    Un parrainage solidaire à Montpellier contre la précarité et l’isolement des étudiants

    Montpellier compte près de 80 000 étudiants. Derrière les chiffres du dynamisme universitaire se cache une réalité beaucoup plus sombre : on estime qu’un étudiant sur cinq vit dans la précarité, « soit environ 16 000 jeunes contraints de subsister avec un reste à vivre inférieur à 100 euros par mois », illustre Philippe Vernay, délégué bénévole de l’association 1 Cabas pour 1 Étudiant à Montpellier.

    Une détresse financière qui entraîne, bien souvent, « un isolement social, car ces jeunes privés de ressources ne peuvent pas participer à toutes les activités que font d’autres étudiants », explique-t-il. Pour tenter de joindre les deux bouts, « ils travaillent, souvent dans le cadre de missions d’intérim et la plupart du temps le week-end, au détriment de leur scolarité ».

    Pour leur venir en aide, l’association 1 Cabas pour 1 Étudiant, née à Lyon en 2021 et structurée en délégation officielle à Montpellier depuis avril 2025, propose une réponse concrète : le parrainage. « La particularité de notre action, c’est que nous traitons les deux volets : l’achat d’un cabas de nourriture de temps en temps et la création d’un lien social », poursuit le délégué montpelliérain. Concrètement, parrains et marraines accompagnent les jeunes pour faire les courses, les conseillent pour varier leur alimentation et partagent avec eux les bons plans locaux. 1 Cabas pour 1 Étudiant a par exemple noué un partenariat avec le Rayon 34, l’épicerie solidaire de l’Université Paul-Valéry, « qui permet aux étudiants d’acheter des denrées à seulement 15% du prix du marché ». Mais le cœur du dispositif reste l’humain. Ancienne directrice d’école à la retraite, Françoise marraine, depuis février, une étudiante d’origine béninoise de 22 ans : « La première fois qu’on s’est rencontrées, je lui avais donné rendez-vous sur la place de la Comédie. Elle était à Montpellier depuis un mois et elle ne la connaissait pas ! Elle était complètement repliée sur elle-même, elle avait peur de tout. L’arrivée en France a été un petit choc culturel. Elle a eu besoin d’être accompagnée pour comprendre comment ça fonctionne. On échange sur toutes sortes de sujets », confie Françoise.

    « Un engagement valorisant et concret »

    « Quand elle vient manger à la maison, je fais la cuisine avec elle, je lui apprends à faire certains plats simples et pas chers. On l’emmène également à des concerts gratuits, pour lui montrer qu’on peut sortir, qu’au-delà des études et de la survie, on peut vivre. » Michel, un autre parrain bénévole, partage lui aussi des activités avec son filleul : randonnée, balade à vélo, après-midi à la plage, visite culturelle au Pont du Gard… L’objectif étant également d’élargir le cercle relationnel de ces jeunes en leur faisant rencontrer l’entourage des parrains et marraines.

    L’étude d’impact 2026 réalisée par l’association* confirme les vertus de ce parrainage solidaire : « Plus de 90% des jeunes déclarent se sentir moins seuls, manger plus souvent à leur faim, avoir un meilleur moral au quotidien ainsi que le sentiment de mieux tenir le coup face à la pression universitaire », rapporte Philippe Vernay. La force du dispositif repose sur cette relation personnalisée, où chaque binôme avance à son rythme, sans programme imposé. L’engagement demandé est avant tout moral, avec une durée minimale d’une année scolaire pour éviter toute rupture brutale pour le jeune. La structure propose un accompagnement solide depuis son siège lyonnais : une visioconférence présentant l’association est proposée en amont de chaque inscription et « si on a des questions, on peut téléphoner ou envoyer un mail. Il y a également régulièrement des forums de discussion entre parrains-marraines », témoigne Françoise.

    Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues : les retraités sont nombreux, mais des actifs s’engagent également. Depuis son déploiement à Montpellier, l’association a déjà permis de concrétiser 90 parrainages. Si 25 binômes sont restés actifs tout au long de la période estivale, l’urgence est aujourd’hui au recrutement. « On sait qu’à la rentrée, 30 à 40 étudiants vont s’inscrire », estime Philippe Vernay. « L’idée est de convaincre qu’on est sur un engagement valorisant, concret, qu’on fait à son rythme, en fonction de ses moyens et de ses disponibilités. C’est aussi une façon de rendre un peu ce qu’on a pu avoir, ou ce dont on a fait bénéficier nos enfants… Un petit retour d’ascenseur face à une précarité qui augmente. »

    * Auprès de 271 étudiants parrainés et 161 parrains et marraines

  • Actoral questionne les racines et les identités à Marseille

    Actoral questionne les racines et les identités à Marseille

    Depuis un quart de siècle, le festival Actoral fait entrer en collision théâtre, danse, musique, arts plastiques, littérature et cinéma à Marseille. Autant de disciplines qui continuent d’irriguer sa 26e édition, présentée mercredi à la presse dans les nouveaux locaux de l’association et centre culturel qui en est aux manettes, Montévidéo, au 45, rue d’Aubagne. Dotés d’une jauge d’une centaine de places assises, des lieux qui accueilleront certaines propositions de son festival phare comme Pédilove, performance de l’artiste marseillaise John Deneveuve ou encore Khalil Khalil, hommage chorégraphique et autobiographique de Khalil Albatran à « son frère mort en martyr pendant la première intifada palestinienne en 1989 ». Pour Hubert Colas, « la mémoire familiale et des origines », mais aussi « la réaction des artistes face au capitalisme » constituent les traits saillants de cette mouture du festival qu’il dirige.

    Actoral, 26e du nom, s’élancera officiellement le 23 septembre au Théâtre des Calanques avec Synthetic/Artefact. Créée par le chorégraphe Tiran Willemse, un monde futuriste animé par des poupées, qu’elles soient « vaudoues » ou bien « plus occidentales, type Barbie », campe Hubert Colas. Une friction de miniatures pour « réparer ce que l’Europe a fait à l’Afrique. Aujourd’hui, la nouvelle génération d’artistes découvre qu’il y a une censure intérieure, malgré elle, qui s’est établie au fil des années à cause du politique. Ils se disent que l’image de la société qui leur est renvoyée n’est pas conforme à ce qu’ils sont en réalité », souligne-t-il. Adèle Haenel sera ainsi l’une des invités de renom de cette édition, elle qui viendra présenter à la Friche Belle de Mai Voir clair avec Monique Wittig, faisant résonner de manière dramaturgique la pensée de cette pionnière du Mouvement de libération des femmes ayant aussi fait partie des « Gouines rouges ».

    Une île et un bunker

    Parmi ses autres marques de fabrique, Actoral est aussi « un temps fort autour d’artistes qui viennent des arts visuels et vont vers la performance », rappelle Hubert Colas. Parmi ceux-ci, Geneviève Matthieu qui « invoque une île étrange où les repères vacillent par la poésie, l’entraînement physique, musique et chant » dans Danse prophétique à l’île bizarre, au Théâtre des Bernardines. Au Fonds régional d’art contemporain (Frac Paca), Gaëtan Rusquet inondera quant à lui l’espace de ballons de baudruche dans un geste sculptural. Des diversités esthétiques qui ne sauraient faire oublier la prédominance de la question sociale sur nos identités, comme pourra le suggérer Bunker de Marion Siéfert et Matthieu Bareyre. Visible à la Friche Belle de Mai, « l’histoire d’un PDG d’un groupe pétrochimique qui vit enfermé avec sa fille dans un bunker », illustrant « la volonté séparatiste de cette caste désolidarisée du sort commun », estime Hubert Colas.

  • L’Orange Football Club autorisé à retourner sur le pré

    L’Orange Football Club autorisé à retourner sur le pré

    Au stade Clapier, les minots de l’Orange Football Club (OFC) peuvent depuis ce mercredi à nouveau taper dans le ballon, malgré les poteaux de rugby qui ornent les lignes d’en-but. Après un accord avec la nouvelle municipalité (RN), l’organisation a de nouveaux accès au stade Clapier en ce début de saison.

    Une bonne nouvelle pour la structure, qui l’a annoncé le jeudi 27 août sur ses réseaux sociaux. Une « petite reprise », concède Hamid Chouly, président de l’association sportive, avec pour l’heure une centaine de licenciés, contre 300 auparavant. Seul le foot animation sera concerné par la reprise, soit jusqu’à 13 ans. « C’est une année test pour prouver qu’on est capable de le faire et de montrer que tout se passe sans soucis. On pourra grandir et accueillir plus de monde », poursuit avec ambition Hamid Chouly.

    Une partie des jeunes sont partis au nouveau club de la Cité des Princes, l’Olympique Club Orangeois, créé l’an dernier. Mais aucune des deux structures n’a de catégories au-dessus des U 14. « On aimerait mettre cela en place dans les années à venir. Il vaut mieux que les enfants et ados soient sur le terrain que dans la rue. Beaucoup de jeunes viennent des quartiers populaires et n’ont pas les moyens d’aller dans les communes voisines, comme Camaret ou Courthézon, pour aller s’entraîner et jouer. Je l’ai dit au maire, qui est d’accord », poursuit le dirigeant. Avec la volonté de créer à terme des catégories allant jusqu’à 17 ans.

    Partage avec le rugby

    Comme le rappelle l’OFC, cette réouverture se tient après « une période particulièrement difficile ». En effet, cela fait depuis janvier 2025 que les soucis ont commencé lorsque la préfecture de Vaucluse a suspendu l’agrément à la structure suite à des violences lors de matches. Mais en mars de la même année, le tribunal administratif de Nîmes avait suspendu cette décision, ce qui avait permis aux licenciés de reprendre pour la fin de l’année. Pour la saison 2025-2026, le club avait alors décidé de repartir pas à pas avec des catégories de 6 à 13 ans. Ce qui était sans compter sur la municipalité d’extrême droite de Yann Bompard, qui avait décidé d’octroyer les installations au club de rugby de la Cité des Princes, d’où les poteaux. Les terrains sont pour l’heure toujours partagés entre les deux associations.

  • Fibre Excellence : à Tarascon, la CGT alerte sur 400 000 litres d’eau contaminée dans le Rhône

    Fibre Excellence : à Tarascon, la CGT alerte sur 400 000 litres d’eau contaminée dans le Rhône

    Alors que les administrateurs judiciaires contestent, ce jeudi 10 septembre, devant le tribunal administratif de Marseille, l’arrêté de réquisition du préfet de région visant à assurer la mise en sécurité du site classé Seveso, le délégué CGT de l’usine a enfin pu accéder de nouveau aux données techniques. « Elles sont sans appel : de l’eau non traitée est déversée dans le Rhône », affirme-t-il.

    Les relevés dont dispose l’ancien salarié feraient d’ores et déjà état de « 400 000 litres d’eau contaminée » déversés directement dans le Rhône entre le 3 et le 6 septembre.

    Pour Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, « une catastrophe environnementale menace le Rhône à la papeterie de Tarascon, site Seveso en liquidation judiciaire, abandonné par l’Etat. Pourtant, le liquidateur judiciaire refuse d’exécuter la réquisition du préfet. L’Etat doit immédiatement mettre le site sous protection ».

  • Incendie au Marché du Soleil à Marseille

    Incendie au Marché du Soleil à Marseille

    « Le feu sur le marché du Soleil est fixé », annonce Sylvie Odier, procureure adjointe au parquet de Marseille, peu avant 10 h 30. Après le départ de l’incendie aux alentours de 2 h 20 du matin, elle annonce qu’environ 2 300 m² du marché du Soleil « sont détruits », c’est-à-dire « quasiment l’entièreté du marché ».« Un homme vêtu de blanc a été aperçu en train d’escalader le marché. Peu après, l’incendie s’est déclaré. Attisé par le vent, le feu s’est rapidement propagé », développe-t-elle, sur place. D’où l’ouverture d’une enquête « en flagrant délit » avec comme chef d’accusation celui de « destruction par moyen dangereux ». C’est la division de la criminalité territoriale qui est saisie de l’enquête. Les opérations de mise en sécurité sont en cours mais il n’y aurait plus de danger en lien avec l’incendie. « 80 personnes ont été évacuées mais il n’y a pas de blessés à ce stade », précise-t-elle.

  • [Conseil Métropolitain] 73 maires apportent leur soutien à Nicolas Isnard contre Benoît Payan

    [Conseil Métropolitain] 73 maires apportent leur soutien à Nicolas Isnard contre Benoît Payan

    Un observateur de la vie politique parlait d’ «œcuménisme abîmé». A quelques heures du conseil métropolitain qui se tient ce jeudi après-midi, avec à l’ordre du jour la modification du budget arrêté au mois de juin par le préfet de région, 73 maires de la Métropole Aix-Marseille – issus des différents groupes à l’exclusion de la gauche métropolitaine – apportent dans un courrier commun leur soutien au président (LR) de l’intercommunalité, Nicolas Isnard. «Nous vous demandons de maintenir notre séance du jour ainsi que son ordre du jour et vous assurons de notre soutien à la décision modificative présentée», écrivent-ils en appelant à « l’esprit de responsabilité ».

    Trois jours après la demande formulée par la Ville de Marseille avec le groupe de la gauche métropolitaine de repousser la séance, ils dénoncent un débat « pollué par des prises de position intempestives » et des « paroles inacceptables ». Tandis que la municipalité marseillaise, la plus grande perdante de cette modification budgétaire avec une perte annoncée de 36 millions d’euros dans ses dotations, préconise de voter un budget en déséquilibre pour ne pas léser les communes, les signataires tancent de « fausses solutions » et une « ferme opposition à ce revirement de dernière minute ».

    Solidarité renouvelée

    Ils rappellent l’accord trouvé en conférence des maires avec la création d’un fonds de concours métropolitain pour compenser la baisse de la dotation de solidarité, un dispositif « validé par les services de la préfecture » écrivent-ils, après la note des services de l’Etat recadrant celui-ci.

    Ils promettent une «solidarité renouvelée envers Marseille» lors de l’élaboration d’un futur pacte financier et fiscal pour la Métropole, quatre ans après celui qui avait instauré la dotation de solidarité dont la cité phocéenne est le premier bénéficiaire.

    «La Métropole ne peut pas se construire contre la ville de Marseille, mais la ville de Marseille ne peut pas se construire contre sa métropole et les 91 communes qui la compose», concluent-ils.

  • La Région Occitanie met la culture camarguaise à l’étude

    La Région Occitanie met la culture camarguaise à l’étude

    Des sabots sur le bitume, des arènes pleines un soir d’été, des manades dans les prés et des villages qui vivent au rythme des abrivados. La culture camarguaise se voit, s’entend et se vit. Mais combien pèse-t-elle réellement ? C’est la question à laquelle veut répondre la Région Occitanie avec une étude consacrée à ses retombées économiques, sociales et culturelles.

    Depuis 2018, plus de 30 millions d’euros ont été engagés par la collectivité dans le cadre du Plan Camargue. Pourtant, les données permettant d’évaluer précisément ce que génère cet écosystème restent parcellaires. Courses camarguaises, fêtes votives, élevage, artisanat ou tourisme irriguent pourtant une large partie du Gard et de l’Hérault. Lors de la crise sanitaire, les seules traditions et fêtes votives avaient été créditées de 120 millions d’euros de retombées économiques.

    Mettre des chiffres derrière les traditions

    Pour y voir plus clair, le cabinet Pluricité a été chargé de conduire l’enquête. Après une première rencontre le 7 juillet avec les principales fédérations et associations camarguaises, professionnels, collectivités et habitants vont être sollicités. Deux questionnaires sont notamment proposés aux habitants et aux spectateurs. « Qu’ils soient habitant du territoire, spectateur d’un événement camarguais, chaque témoignage est précieux », insiste la Région.

    L’étude doit mesurer les retombées en matière d’emplois, d’économie, de tourisme, mais aussi de lien social et de transmission. Une culture « vivante » qui, selon la collectivité, « fait vivre les territoires » et contribue à leur attractivité. Les résultats serviront enfin « d’outil d’aide à la décision » pour orienter les politiques publiques. Des chiffres pour mieux défendre, préserver et transmettre ce patrimoine.