C’est une première. Ce mercredi 26 août, l’Union locale CGT s’est réunie devant la stèle de la place Lamartine pour souligner la contribution du monde ouvrier, et en particulier son organisation syndicale, dans la Libération de la ville d’Arles.
Le secrétaire général Nicolas Bourcy explique : « Nous avons retrouvé dans les archives une déclaration du Comité local de la Libération, chargé de gérer la ville en attendant les élections municipales au printemps 1945, datant du 26 août 1944.» Y sont cités les membres représentant « les divers mouvements de libération, c’est-à-dire : Mouvements unis de la résistance, CGT, Parti communiste, et Front national de lutte pour l’indépendance de la France ».
Le syndicat est « ainsi reconnu comme tenant une place singulière dans l’histoire résistante de la ville », souligne Nicolas Bourcy. « Son occupation depuis 126 ans de ses locaux historiques dans la Bourse du travail, sa visibilité, avec son signe au fronton, en constituent une reconnaissance matérielle autant que morale. Ceux qui s’y attaquent aujourd’hui n’ont d’autre volonté que de chercher (…) à affaiblir, à nier cette histoire (…).»
En juillet, le tribunal administratif de Marseille a validé l’expulsion de l’UL de ses locaux, au motif de l’échéance de la convention d’occupation des lieux, en 2023, que le maire (Horizons) Patrick de Carolis a refusé de renouveler. Le syndicat a annoncé faire appel, ce qui ne suspend ni l’expulsion ni l’astreinte financière de 50 euros par jour, qui s’appliquera à compter de la mi-septembre. « Nous demandons un moratoire au préfet, en attendant les conclusions de la mission interministérielle lancée en juillet pour réfléchir à l’avenir des Bourses du travail », précise Nicolas Bourcy.


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