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  • À Marseille, l’extension du tramway laisse les habitants dans l’expectative

    À Marseille, l’extension du tramway laisse les habitants dans l’expectative

    Inaugurée ce mercredi, l’extension de la ligne 3 du tramway interpelle les habitants des quartiers Nord.

    « J’ai habité au Nord et au Sud de Marseille : le traitement et les moyens mis en place sont clairement différents », estime un habitant de l’Estaque rencontré à la station de bus de Gèze. « Il ne faut pas se leurrer, reprend il, elle ne fera pas de grande différence pour les habitants des quartiers Nord, elle ne va pas assez loin. Si elle allait jusqu’à la Castellane comme il en était question au début, ça aurait déjà été beaucoup mieux. Comme toujours, les habitants des quartiers Nord sont délaissés », conclut-il. Le développement du tramway jusqu’à la Castellane est bel et bien prévu d’ici 2029, selon la Métropole, avec une enquête publique cet automne.

    Un avis loin d’être isolé,
    « j’habite à Saint-Antoine, je n’ai pas l’impression que l’extension de la ligne va changer grand-chose. C’est toujours mieux parce qu’il y aura plus de moyens de transports pour aller au même endroit, donc peut-être moins de monde dans les bus, mais bon… De toute façon, on ne s’attendait pas vraiment à grand-chose », soupire Maïssane, lycéenne âgée de 15 ans. « Le tramway passe pas chez moi », lâche une autre habitante du quartier, assez âgée, et « je ne sais pas si je serais toujours là pour le voir chez moi d’ici 2030… » D’autres habitants se réjouissent tout de même de cette extension, comme Noussaïba, 29 ans : « Ça m’arrange beaucoup parce que je travaille à Estrangin, et jusque-là pour prendre le tram j’allais à la Joliette, j’échangeais… Donc là, ça m’arrange beaucoup : je me gare à Gèze et c’est une ligne directe. Ça serait bien de faire une petite extension encore plus loin, mais c’est super. »

    Des avis partagés

    De son côté, l’Estaquéen se considère privilégié : « J’ai la chance d’avoir une voiture pour me rendre jusqu’aux stations de métro, ce qui n’est pas le cas de tout le monde ici. Si je n’en avais pas, je devrais prendre des bus surchargés, comme le 70, ce n’est agréable pour personne. » Un retraité septuagénaire, à proximité de l’arrêt de tramway Gèze, s’exclame : « J’habite à côté de l’hôpital Nord, le tramway ne passera pas chez moi, je prendrai toujours le bus, le B2 » et néanmoins de rester positif :
    « Ça ne me dérange pas je suis sportif, je viendrais à pied ! »

    Une réalité encore bien loin des ambitions de la Métropole, qui a pour projet de proposer à tous les Marseillais un réseau de « transport moderne », « accessible », qui « faciliterait leurs déplacements du quotidien ». L’extension de la ligne 3 de 6,2 kilomètres, proposera douze nouvelles stations. Parmi elles effectivement : seules trois sont rajoutées au Nord après Arenc, contre neuf au Sud après la place Castellane. Ce projet, qui a coûté 350 millions d’euros, a été financé par le Département des Bouches-du-Rhône, la Métropole Aix-Marseille Provence, mais aussi par le plan Marseille en grand, annoncé par le président Emmanuel Macron lors de sa visite de la cité phocéenne en 2021. Ce plan doit rattraper des retards importants dans différents domaines dont les transports.

  • Un rassemblement pour soutenir le Venezuela

    Un rassemblement pour soutenir le Venezuela

    « Donald Trump, casse-toi ! Le Venezuela n’est pas à toi ». Devant la préfecture à Marseille, samedi soir, quelques centaines de personnes se sont rassemblées pour dénoncer « l’impérialisme américain » au Vénézuela. Une mobilisation organisée à l’appel de diverses structures, comme le Parti communiste, la France Insoumise, l’Union départementale de la CGT ou encore des collectifs antimilitaristes. Tous sont venus réclamer une action de la France et de la communauté internationale pour contrer les états-Unis.

    «  Je suis venu parce que c’est une invasion. ça me révolte autant que quand Vladimir Poutine a envahi l’Ukraine, ou que Benyamin Netanyahou a attaqué Gaza », s’indigne l’un des manifestants. « Mais on est pas assez je trouve », se désole-t-il. Pour Ivan, être là ce samedi soir est important « pour montrer que l’on est pas d’accord. Car j’ai peur des conséquences que cette intervention peut avoir ».

    Pascal Galéoté, au nom de l’UD CGT des Bouches-du-Rhône, estime que l’attaque américaine et l’enlèvement de du président Nicolás Maduro « rappellent les heures les plus sombres de l’impérialisme américain. Sous fond de lutte contre le contre le narcotrafic, c’est une vraie dérive fasciste et c’est une remise en cause de la paix ».

    « L’impérialisme ne se cache même plus et il s’approprie les ressources d’un pays », s’indigne Mathilde Lanté, du mouvement Révolution Permanente. Les manifestants réunis réclament également que la souveraineté du Venezeuela soit laissée à ses habitants. « Quoi qu’on pense du président Nicolás Maduro, c’est à son peuple de choisir et pas à Donald Trump, s’exclame au microphone Lil, du collectif Guerre à la guerre, sous les applaudissements. Nous sommes pour une réelle souveraineté populaire. »

    Enfin, certains exigent des sanctions rapides de la part des instances internationales contre le président américain Donald Trump, la libération de Nicolás Maduro et la fin des politiques impérialistes menées en Amérique latine et partout dans le monde.

    Un rassemblement de soutien au Venezuela est également organisé à Martigues, ce lundi à 18h place Jean-Jaurès, à l’initiative du PCF, LFI, du collectif Palestine, de l’Union locale CGT et du Mouvement de la paix.

  • Grotte Cosquer, une seconde entrée révélée

    Grotte Cosquer, une seconde entrée révélée

    La Marseillaise : C’est en 1985 qu’Henri Cosquer dit découvrir la grotte dont il déclare officiellement l’existence en 1991. Une seule entrée semble exister. Quand et comment pressentez-vous la possibilité d’un autre accès ?

    Thierry Betton : Quand j’ai écho de la découverte de cette grotte, je ne sais pas qu’il y a des dessins à l’intérieur, mais ça pique mon intérêt de spéléologue. Je connais très bien l’anse de la triperie. Je pratique l’escalade depuis mon adolescence et j’y ai ouvert une voie d’escalade en 1976. Dès ma première plongée en solo, j’ai tout de suite l’intuition qu’il existe un deuxième réseau, dans le haut. Je cherche d’abord une ouverture terrestre. Je ne la trouve pas. Je plonge. Après une dizaine de tentatives, je découvre en mars 1992 ce deuxième accès, immergé dans seulement 3 mètres au lieu des 36 mètres. Une courte plongée me donne accès à une cavité dans laquelle je sens un courant d’air. En remontant, je découvre une chatière de 60 cm de diamètre sur 1,5 mètre de long, que j’arrive à franchir. Je débouche sur une galerie concrétionnée, féerique. Je la suis et ça me mène au sommet de la cathédrale qui donne accès au puits noyé. Ce qui confirme mon intuition : la présence de cette deuxième ouverture permet à la grotte de se maintenir en surpression.

    Que permet cette nouvelle porte d’accès ?

    T.B. : Elle a été utilisée par les équipes de recherche, mais aussi pour mettre en place toute la logistique qui a permis la construction de la via ferrata finalisée à l’automne 1998. La cheminée à l’extrémité de la galerie qui plonge sur le puits de la dernière salle est une partie dangereuse. Elle implique une progression spéléo technique. Mais, l’avantage de ce passage, c’est que la partie en immersion est bien plus courte. Cet aménagement inédit de via ferrata en milieu sous-marin a permis à des scientifiques non aguerris à la plongée, comme le préhistorien Jean Clottes, d’accéder au site. Une première mission d’expertise avait été menée, en 1991, par le ministère de la Culture. En 1994, avec Luc Vanrell, qui a découvert l’épave du P-36 de Saint-Exupéry, nous participons en tant que plongeurs à l’indication de Jean Courtin du CNRS à la mission scientifique pour effectuer les relevés topographiques. à ce moment, l’entrée haute n’est pas utilisée, car Cosquer avait dit que l’accès était quasi impraticable. Quand on fait les plongées et que je vois le matériel qui est amené et la logistique que ça demande, parce qu’il faut imaginer que là, il a fallu tirer l’électricité, un câble sur 150 mètres de long, à 36 mètres de profondeur, ce qui veut dire que tout le matériel qu’on passe est conditionné dans des caissons qui peuvent supporter la pression… Du coup, nous, on parle donc de l’accès haut, on dit qu’il est utilisable. à l’époque, je suis pompier volontaire à Cassis, membre du Groupe de recherche et d’intervention en milieu périlleux (Grimp) et je mesure le risque. En juin 1995, Courtin me recontacte pour sortir la centrale météo de la grotte. Elle avait cessé d’émettre. à cette époque, les crédits de l’état avaient été engloutis dans les recherches menées en parallèle sur la grotte Chauvet. On a le feu vert en proposant de réaliser l’opération de sauvetage moyennant quelques sandwichs et le plein d’essence. On peut sortir la centrale, la réparer et la remettre en place et on fait la démonstration qu’on peut accéder à la grotte par cette entrée.

    Pourquoi a-t-elle été mise au secret si longtemps ?

    T.B. : Quand je trouve l’entrée, passée l’émotion, il y a cette question : à qui en parler ? La découverte avait déjà fait l’objet d’une polémique et les doutes sur une galéjade marseillaise avaient été écartés. Mais ce sont surtout la sécurité et le souci de préservation du site qui ont fait foi sur ce choix du silence. Car il y avait eu la noyade des trois plongeurs grenoblois en 1991. Et révéler cet accès risquait aussi d’attiser les curiosités. Or, le site, dangereux, venait d’être interdit, mais ça, on l’a appris plus tard. Aujourd’hui, il y a des grilles, le site est inviolable. Dans un tout premier temps, je parle de l’accès haut à Bernard Dinacera, le fondateur de l’Atelier de la Mer, à la Pointe-Rouge. On y retourne ensemble et on prend le temps d’explorer. C’est là qu’on voit le panneau des mains, les bisons… Puis j’avais besoin de communiquer et j’en parle aussi à mon frère Régis et à Luc Vanrell, qui prendra la suite de Jean Courtin, en 2001, à la direction des recherches scientifiques.

    Pourquoi la révéler aujourd’hui ?

    T.B. : J’avais déjà posé des jalons dès 2022. Il y a eu des articles sur « les oubliés », puis « les effacés » de cette histoire… Mais si j’y reviens, c’est parce que j’ai acheté pour mon petit-fils la BD qui vient de sortir sur « la rencontre de Barbu dans la grotte ». Elle est très belle, bien scénographiée et didactique. Mais il y a une page en particulier qui m’a interpellé, avec un encadré où il est dit qu’une autre entrée est découverte par Henri Cosquer. Or, cette publication ne peut ignorer les conditions de découverte du second accès. Ce que je souhaite surtout, c’est rétablir des faits, rendre leur place à tous les acteurs de cette aventure qui sont près de 80 en réalité à avoir œuvrer durant 30 ans pour que la réplique de la grotte puisse être réalisée. Ceux sans qui rien n’aurait été possible. S’ils sortent enfin de l’ombre, ce n’est pas pour polémiquer ni par intérêt financier, c’est juste pour dire que c’est une aventure collective, pas le fait d’un héros solitaire. Non seulement elle est collective, mais elle n’est que collective. Mieux, elle est paritaire dès les premières heures. Ils étaient quatre plongeurs, dont deux femmes, Cendrine Cosquer, la nièce d’Henri, et Pascale Oriol. Puis, il y a eu Sylvie Gouirand, Anne Delhomme, Orsane Vanrell, toutes les plongeuses, les chercheuses qui ont joué un rôle très important. Or, le rendu muséal met un seul homme sur un piédestal, tel un super héros. C’est dommage, car parler de tout ce travail d’équipe permettrait aussi à une petite fille de s’identifier, de rêver d’un destin de plongeuse, d’archéologue.

    L’histoire de ces « oubliés » et de ces « effacés » de la découverte a-t-elle vocation à intégrer la version officielle ?

    T.B. : C’est mon souhait de rendre visible la partie immergée de l’aventure pour qu’on saisisse toute la complexité de l’immense opération… Mais cette décision ne m’appartient pas. Je ne demande rien, pas plus que les quatre plongeurs à l’origine de la découverte, ni que les 80 personnes qui ont travaillé à la mise à jour des vestiges. C’est compliqué, car la grotte porte le nom de quelqu’un. Il y a des droits sur les entrées… Simplement, dans la narration, il serait bien d’ajouter quelques noms, des photos d’autres visages.

  • [Justice] Six mois ferme pour le pédophile à la poupée

    [Justice] Six mois ferme pour le pédophile à la poupée

    Il chuchote au micro, droit, figé dans le déni le plus parfait. « Je n’avais aucune intention sexuelle. Je suis non violent, en particulier envers les enfants. Je cherchais juste un mannequin pour l’articuler de manière à l’asseoir sur une table, car j’avais dans l’idée de simuler des cours scolaires pour faire une autoévaluation de ma manière d’être et de m’exprimer, car ça fait longtemps que je rêve d’enseigner. C’était une démarche à but thérapeutique car j’ai totalement perdu confiance en moi », brode David, 56 ans, électromécanicien qui vit à Bouc-Bel-Air, condamné en 2005 pour l’agression sexuelle de sa fille de 4 ans.

    « Vous avez commandé une poupée enfantine avec un vagin destiné à être pénétré », lui rappelle la présidente Charlotte Joubert, qui décrit l’objet de 20 kg pour 1,32 m aux traits enfantins. Un modèle baptisé « Teen Sex Doll » vendu 539 dollars sur une plateforme chinoise. « Ça a sauté aux yeux du livreur d’UPS qui a donné l’alerte en voyant, au travers du colis endommagé, une poupée d’apparence de 6 ans ! », lance Me Joanny Moulin, avocat de l’association Parole d’enfant, partie civile qui lui fait confirmer que devant les gendarmes, il a reconnu s’être masturbé avec cette poupée.

    Quand la présidente rappelle au prévenu la découverte un an avant les faits, sur son ordinateur, de « sept images de gosses qui font des fellations », il nie encore. « Avez-vous un double maléfique qui télécharge malgré vous ? » – « J’ai jamais voulu les télécharger, ce sont des fichiers corrompus, indésirables. » Devant les gendarmes, il a bien admis regarder des « vidéos sur l’inceste ». à la barre, ce père aux cheveux blancs justifie : « J’ai été agressé sexuellement dans ma famille quand j’étais enfant et adolescent. C’est quelque chose dont je n’arrive pas à me débarrasser. Mon père ne s’est jamais aperçu de rien, mais je suis persuadé que ma mère le savait. »

    Une expertise psychiatrique antérieure aux faits décrit « une personnalité de type pervers dans le déni absolu ». « Non, je ne suis pas pervers », réfute encore le prévenu. Même déni sur la plainte récente d’une autre de ses filles, qui s’est souvenue qu’il l’avait fait venir deux fois dans son lit alors qu’il était tout nu.

    « Nous voulons que par votre décision, vous protégiez les enfants de l’extrême dangerosité que représente l’achat de ce type d’objet et que vous donniez un signal ferme à l’ensemble des pédocriminels », demande Me Moulin, partie civile qui obtiendra l’euro symbolique demandé. « à l’heure de l’invasion chinoise de notre économie, ces poupées pédocriminelles font le buzz. Elles ne sont pas un substitut pour ne pas passer à l’acte, sinon l’état en vendrait ! Tout au contraire, une personne sur deux qui ont procédé à cet achat passe à l’acte. »

    « Le danger est là et prévisible de passer à l’acte », confirme le procureur adjoint, Olivier Poulet, devant ce prévenu « dans le déni absolu de sa déviance avec des histoires à dormir debout ». « Ce n’est rien d’autre qu’une poupée sexuée destinée à un pervers sexuel déjà condamné en 2005 pour agression sexuelle par ascendant ». Il requiert 12 mois avec sursis probatoire pendant 2 ans avec obligation de soins psychiatriques et une interdiction d’exercer toute activité en lien avec l’enfance.

    « C’est un procès honteux, la relaxe s’impose ! » tonne Me Nicolas Perrin, pour qui « on a voulu faire du médiatique, on a pris le premier malheureux venu avec la polémique Shein. On met des bûches dans le feu pour alimenter l’étiquette de pédophile qu’on veut lui coller. Rien ne relève d’un caractère pénal. Il a acheté légalement et pas sur le darknet une poupée qui n’a rien d’enfantine ». Son client écope de 18 mois de prison, dont 6 ferme sous bracelet avec 2 ans de soins psychiatriques, et 5 ans d’interdiction d’activité en lien avec les mineurs.

    « Une poupée sexuée destinée à un pervers sexuel déjà condamné »

  • [Cap sur 2026] Ensemble, emmenons «La Marseillaise» aux sommets

    [Cap sur 2026] Ensemble, emmenons «La Marseillaise» aux sommets

    Chère lectrice, cher lecteur,
    nous vous adressons, ainsi qu’à vos proches, nos meilleurs vœux pour l’année 2026 qui s’ouvre.

    De nouveaux défis se présentent à nous après une année très riche en événements pour La Marseillaise, puisqu’au-delà de nos traditionnels rendez-vous sportifs et festifs qui ont battu tous les records de participation en 2025, nous avons inauguré la place du journal La Marseillaise devant notre siège à Marseille, le collège Jean De Bernardy, du nom de l’un de nos cofondateurs, résistant communiste tombé face à l’ennemi, puis nos locaux historiques rénovés et enfin le nouveau siège de La Marseillaise Hebdo d’Occitanie à Montpellier.

    Un défi de développement d’abord. En 5 ans, depuis la reprise de La Marseillaise à la barre du tribunal de commerce après la liquidation de sa précédente société éditrice, emportée par la crise covid, nous sommes allés au-delà du projet défendu par les Amis de La Marseillaise, les salariés et leur syndicat CGT. Nos effectifs ont augmenté : nous étions 49, nous sommes plus de 60, 70 en comptant nos amis de Zébuline. Nous avons maintenu notre zone de diffusion et nous sommes revenus en Vaucluse. Notre offre éditoriale s’est densifiée avec La Marseillaise week-end, Zébuline le mercredi et dans l’hebdo, nos magazines thématiques et historiques… Nous avons lancé une application mobile tout en continuant de miser sur le papier. Nous avons progressé de 10% en ventes en kiosques dans la dernière période. Un chiffre qui détonne dans une presse en crise et qui nous rend fier en témoignant des efforts accomplis par la rédaction. Nous avons fait progresser notre chiffre d’affaires de 48% entre 2020 et 2025, preuve du dynamisme du service commercial et du pôle événementiel. Si ces résultats nous donnent du courage et de l’ambition pour l’avenir, nos finances restent aussi fragiles que de la porcelaine. C’est dans ce contexte qu’une mobilisation, sans doute inédite dans le monde de la presse, se développe dans les Alpes pour que La Marseillaise étende sa zone de diffusion au 04 et au 05. La création d’un comité des Amis de La Marseillaise et un banquet très réussi en novembre, aux Mées, nous obligent. Ils démontrent une envie de Marseillaise, de pluralisme et une confiance qui nous honorent dans un territoire situé au cœur des enjeux des Jeux olympiques d’hiver de 2030, propice au développement de nouveaux événements La Marseillaise. Pour relever ce défi sur lequel nos instances de décision auront très prochainement à se prononcer, nous avons absolument besoin de votre soutien. Il sera déterminant à la fois pour l’arrivée de notre journal dans ces départements, mais aussi pour l’avenir de l’ensemble du groupe La Marseillaise qui dépend de sa capacité à rayonner et à avancer. Pour cela, nous faisons appel à votre mobilisation pour verser à la souscription déductible à 66% de vos impôts.
    Ensemble, nous avons déjà soulevé des montagnes depuis 5 ans. À présent, j’en suis convaincu, nous allons les gravir.

    En 2026, il nous faudra relever également un défi éditorial : celui des municipales. Un rendez-vous essentiel pour un journal régional comme le nôtre. La Marseillaise mettra toute son énergie à vous informer, à décrypter les enjeux, confronter les idées et faire avancer les débats. Elle organisera des « face aux lecteurs » auxquels vous serez appelés à participer, testera l’opinion et contribuera au débat public, fidèle à ses valeurs de progrès héritées du Conseil national de la Résistance, à son attachement aux intérêts du monde du travail et à son refus des projets politiques mûs par la haine.

    Enfin, un défi démocratique est devant nous. Il est à la croisée des deux précédents. Dans une France où le pluralisme de la presse est en danger de mort, où la plupart des médias sont détenus par des milliardaires dont certains affichent une feuille de route au service de l’extrême droite, l’existence de La Marseillaise est une bataille de chaque instant et un enjeu démocratique considérable. Une Marseillaise dynamique, offensive, qui trouve la force de regarder l’avenir est un point d’appui pour toutes celles et ceux qui, dans le sud de la France, aspirent à une information libre et à une société plus juste. Dans cet esprit, nous développerons des coopérations avec nos amis du Travailleur Catalan dans les Pyrénées-Orientales et du Patriote Côte d’Azur dans les Alpes-Maritimes, avec lequel nous partageons notre tout premier fondateur, Pierre Brandon. Soyez sûrs, chère lectrice, cher lecteur, de notre détermination à porter votre journal toujours plus loin, toujours plus haut. Avec votre confiance et votre engagement, j’en suis convaincu, nous y parviendrons.

    La Marseillaise, c’est vous !
    Léo Purguette

    Des événements pour toute l’année à venir
  • [Rétrospective justice 2025] Condamnations d’élus en série

    [Rétrospective justice 2025] Condamnations d’élus en série

    Trois affaires de « fausses procurations » jugées en 2024 ont retenti en ce début d’année 2025 avec le rendu le même jour des délibérés. Le 27 janvier, le tribunal correctionnel a fustigé une « vaste organisation de collecte et de confection artisanale » afin de booster les votes pour Martine Vassal dans les 6-8 avec 31 procurations et dans les 11-12 avec 163 procurations validées par un commissaire de police complaisant dont 51 provenant d’un Ehpad de Saint-Barnabé. Les juges ont relaxé Julien Ravier, l’ancien maire LR de secteur, que le Conseil d’État avait été démis de ses fonctions et ont condamné Yves Moraine, l’ancien maire LR des 6-8, à 6 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour « manœuvres frauduleuses tendant à l’exercice irrégulier d’un vote par procuration », fustigeant son « rôle d’impulsion déterminant dans le circuit illicite des procurations frauduleuses mis à jour ».À gauche dans les 15-16, des colistiers de l’équipe de Samia Ghali ont été condamnés pour une cinquantaine de procurations irrégulières validées par le biais d’un autre commissaire de police. Marguerite Pasquini (DVG) a écopé de 18 mois avec sursis et 3 ans d’inéligibilité. Roland Cazzola (PS) à 6 mois de prison avec sursis et 2 ans d’inéligibilité. Les deux élus ont rendu leurs délégations.À La Penne-sur-Huveaune, 19 procurations recueillies au domicile de mandants mais validées au commissariat hors leur présence ont entraîné la condamnation de l’ancienne maire Geneviève Donadini (PCF) à 10 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité. Sonia Riche, colistière de la candidate Christine Capedeville (PCF) et agent administrative au commissariat de police d’Aubagne, est condamnée à 6 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.
    D.C

    14 février – Une amende pour Sébastien Delogu

    Le tribunal judiciaire de Marseille a condamné le député insoumis à une amende de 5 000 euros, pour des coups donnés à la conseillère d’éducation et au proviseur adjoint du lycée Saint-Exupéry, le 10 mars 2023, en marge d’un blocus lycéen pour les retraites. Contrairement à ce qu’il a annoncé, le désormais candidat aux municipales n’a pas fait appel de la décision.
    Y.S.

    13 février – Bazzuchi interdit de commune

    Nicolas Bazzuchi, le maire (DVD) de La Penne-sur-Huveaune, accusé de viols et violences conjugales et d’enregistrement d’images à caractère sexuel sans consentement, est libéré sous contrôle judiciaire. Il a notamment l’interdiction de paraître sur le sol de sa commune. Elle sera levée en septembre. Sa majorité implose et la préfecture prend la main sur un budget communal jugé insincère.
    Ch.C.

    3 juillet – Sébastien Jibrayel condamné

    La justice a reconnu l’adjoint aux sports et son père l’ex-député Henri Jibrayel coupables de violences en réunion à l’encontre de deux militants insoumis : ceux-ci avaient été agressés le 18 janvier alors qu’ils collaient par-dessus les affiches de l’adjoint socialiste. Sa délégation avait été retirée après sa mise en examen.

    Orange : Bompard inéligible ?
    Et aussi …

    Le 2 décembre. La chute de Rachline ?

    L’année a été pour le maire d’extrême droite de Fréjus David Rachline source de nombreux démêlés judiciaires. Déjà mis en cause dans deux enquêtes pour « prise illégale d’intérêts » et « corruption », l’ancien vice-président du RN est aujourd’hui poursuivi dans une nouvelle affaire de favoritisme, qui l’aurait contraint à démissionner de son poste de vice-président du RN, le 2 décembre. Pour l’héritier d’un parti qui se targuait d’avoir les mains propres et la tête haute, ça commence à faire beaucoup.

    8 avril. Perquisition à la mairie de La Valette-du-Var

    La mairie dirigée par Thierry Albertini (LR)et la Société publique locale Méditerranée, en charge de projets immobiliers sur la commune, sont perquisitionnées dansle cadre d’une enquête portant sur des soupçons de détournements de fonds, favoritisme et recel quant à l’attribution de certains marchés publics

    Le 16 mai. La maire de La Seyne démissionnée

    Nathalie Bicais (LR) a été condamnée le 16 mai par le tribunal correctionnel de Toulon à 18 mois de prison, cinq ans d’inéligibilité, l’interdiction d’exercer une fonction publique pendant deux ans et 20 000 euros d’amende. Avec exécution provisoire. Ce qui l’a obligéeà quitter son fauteuil de maire de La Seyne-sur-Mer.

    Le 28 mai. Hubert Falco définitivement condamné

    Très attendue dans le Port du Levant, la décision dela cour de cassation a clos un épisode judiciaire qui a secoué le landerneau politique. Le pourvoi en cassation d’Hubert Falco étant rejeté, l’ancien patron de la droite varoise se retrouve définitivement empêché de revenir à la tête de la ville de Toulon qu’il avait reprise au FN en 2001. Il est donc condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis, 30 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire dites du « frigo Falco ». Et est inéligible jusqu’en 2028.

    Le 1er juillet. Lansade n’est plus maire de Cogolin

    Le maire d’extrême droite de Cogolin perd ses mandats électoraux suite à une condamnation de la cour d’Appel d’Aix-en-Provence pour abus de faiblesse. La peine prononcée est entre autres de 3 ans d’inéligibilité assortie de l’exécution provisoire. L’ex-élu varois zemmouriste reste mis en examen dans d’autres affaires.

  • Une allocution courte et sans relief pour Emmanuel Macron

    Une allocution courte et sans relief pour Emmanuel Macron

    A l’issue d’une année politique désastreuse dont il a été le chef d’orchestre, le président de la République a adressé pour la neuvième et avant-dernière fois ses traditionnels vœux à la nation, ce 31 décembre 2025.

    Emmanuel Macron a assuré qu’il irait jusqu’au bout de son mandat et resterait « jusqu’à la dernière seconde au travail », alors que des voix se sont élevées jusqu’au sein du camp présidentiel pour réclamer une présidentielle anticipée. « Je serai jusqu’à la dernière seconde au travail, tâchant chaque jour d’être à la hauteur du mandat que vous m’avez confié », a déclaré le président.

    L’année 2026 « peut être et sera une année utile », a ajouté le chef de l’Etat, qui a promis de « veiller tout particulièrement à ce que plusieurs grands chantiers puissent aboutir » avant la fin de son second quinquennat.

    Il a évoqué « les premiers pas du service national pour l’engagement (des) jeunes », sur la base du volontariat à partir de septembre. Il a aussi promis de « protéger (les) enfants et (les) adolescents des réseaux sociaux et des écrans », via un projet de loi pour interdire les téléphones portables au lycée et l’accès aux réseaux sociaux avant 15 ans. Enfin, Emmanuel Macron s’est engagé à aller « au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie », promise lors de sa réélection à l’Elysée en 2022. Le texte, voté à l’Assemblée nationale, doit encore être examiné au Sénat à partir du 20 janvier.

    Emmanuel Macron a aussi indiqué, lors de ses voeux aux Français mercredi soir, qu’il fera tout pour que la présidentielle de 2027 se déroule « à l’abri de toute ingérence étrangère » : « Je ferai tout pour que l’élection présidentielle se déroule le plus sereinement possible, en particulier à l’abri de toute ingérence étrangère ».

    Par ailleurs, toujours au sujet de la situation internationale, où « nous assistons au retour des empires et à la remise en cause de l’ordre international », Emmanuel Macron a souligné la défense de « notre indépendance et de nos libertés », plaidant pour l’accélération de « l’Europe de la défense ».

  • La circulation interdite sur le Vieux-Port pour la Coupe d’Afrique des nations

    La circulation interdite sur le Vieux-Port pour la Coupe d’Afrique des nations

    Par un arrêté pris ce mardi 30 décembre, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône a décidé d’interdire la circulation de tous véhicules à moteur sur l’espace qui avoisine le Vieux-Port du 31 décembre à 18h jusqu’au 1er janvier à 2h. « Le résultat de certains matches engendre des réactions provoquant des rassemblements de plusieurs centaines de personnes notamment dans le centre-ville de Marseille », justifient les pouvoirs publics, alors qu’à 17h doit être donné le coup d’envoi du match Guinée Équatoriale – Algérie, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations.

    « Ces rassemblements s’accompagnent de l’occupation des voies de circulation ainsi que d’usages d’artifices de divertissement et d’articles pyrotechniques, dont des mortiers notamment utilisés contre les forces de l’ordre », cible la préfecture de police qui a déjà interdit leur achat et leur transport pendant la période des fêtes. Les forces de l’ordre n’avaient ainsi pas anticipé la victoire de l’Algérie contre le Burkina Faso dimanche, fêtée par 800 personnes « nécessitant le déploiement inopiné d’un service d’ordre ».

    «La réouverture des axes routiers concernés sera effective si l’état des routes le permet et qu’aucun obstacle à la circulation n’y est présent», conclut l’arrêté préfectoral.

  • Ces incendies urbains qui font la bascule

    Ces incendies urbains qui font la bascule

    Novembre 2019. Les riverains se souviennent encore d’immenses flammes noires léchant les façades de la brasserie des 2G. Le fleuron touristique d’Aix, érigé sur le cours Mirabeau, vient de brûler. Six ans plus tard, la cause de cet incendie n’est toujours pas connue. L’enquête est toujours en cours. « Il y avait une histoire commerciale et politique à cette époque. Le fond de commerce avait été mis en liquidation, il y a eu une vente au tribunal de commerce, le procureur a fait appel de l’achat donc retour au tribunal de commerce… Tout cela, entre avril et novembre 2019 », retrace Éric Hampartzoumian, propriétaire des murs du bâtiment depuis la fin des années 1990. Si la cause du sinistre reste mystérieuse, la métamorphose du bâtiment, elle, avance. Là où autrefois se tenaient les salles ornées de la brasserie, animées du ballet incessant de serveurs et de clients et les étalages de spiritueux, Éric Hampartzoumian a l’image claire de ce à quoi ressemblera l’espace, une fois les restaurations bouclées. « J’ai lu et relu les plans tellement de fois, je les connais par cœur », plaisante-t-il.

    Pour ceux qui auraient moins étudié le dossier, difficile à ce stade de visualiser le devenir des 1 300m2 carrés de surface de plancher, occupés par les truelles, les bâches et les allers retours d’ouvriers affairés aux restaurations. Même si déjà, les premiers indices prennent vie : Un immense escalier monumental, reliant les trois salles historiques de la brasserie aux premier et dernier étage a été recréé. « On l’a refait, il n’existait pas. On a retrouvé des emmarchement et recréé l’escalier en pierres », précise Éric Hampartzoumian. Des fenêtres âgées d’une centaine d’années ont été retrouvées et réouvertes, la toiture vitrée, plus tard teintée de vitraux, a été rénovée et cet été, à l’occasion de l’année dédiée au peintre Cezanne, les échafaudages côté rue Fabrot ont été démontés, révélant une partie des murs aux soins des mains de l’Atelier Renaissance. Les mêmes en charge des finitions de la marquise, longue de quinze mètres. « Les trois salles historiques du bas, les façades, la marquise et la toiture sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques », précise Éric Hampartzoumian. Pour conserver l’authenticité du lieu
    – condition sine qua non pour celui qui prend en charge le gros œuvres des travaux – la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et les Architectes des bâtiments de France (ABF) ont leur mot à dire : notamment sur les choix de restaurations et d’agencements. Le devenir des pièces lui, n’est plus entre les mains d’Éric Hampartzoumian.

    L’âme restera conservée

    La raison ? La gérance sera attribuée au Château La Coste, dont le domaine viticole luxueux et centre d’art contemporain sont installés au Puy-Sainte-Réparade. « J’ai reçu plusieurs offres de grands groupes qui voulaient récupérer les lieux. Ils proposaient des prix colossaux mais qui n’ont rien à voir avec la restauration, retrace Éric Hampartzoumian. Je veux que ce lieu reste une brasserie. J’ai toujours connu les 2G et je ne me voyais pas la donner à n’importe qui. C’est devenu les Deux Garçons fin des années 1700. C’est une des plus vieilles brasseries de France. Tout le monde est passé par ici : de Cezanne à Belmondo. » Fin septembre 2023, Château La Coste se manifeste et après réunion « brève » avec son propriétaire, Paddy McKillen, la décision pour Éric Hampartzoumian est prise. « Ce qu’il m’a proposé me plait : une brasserie en bas, un restaurant au premier, six chambres de luxe au dernier étage, poursuit Éric Hampartzoumian. J’ai donné les plans de mon permis en 2023. Cette année au mois de juillet, ils m’ont expliqué déposer un permis modificatif. Il y a un mois, j’ai consulté leur avant projet définitif : c’est vrai que c’est très beau. » Le lieu revient de loin. Si aujourd’hui l’immeuble est sécurisé, que sa colonne vertébrale reprends vie, les quelques semaines après incendies ont été un bouleversement teinté de son « lot de surprises ». « Sur les deux étages de l’Hôtel de Gantès, on ne voyait rien de cassé. Mais au rez-de-chaussée et premier étage il fallait tout refaire, retrace le propriétaire. On a aussi découvert que le mur de refend, qui tient l’immeuble, s’est lui tassé de 15 centimètres à cause de la chaleur en emmenant avec lui les planchers, la toiture… ça a tordu tout l’immeuble, il fallait tout refaire. » Mi-2027 pourrait être une échéance de livraison plausible pour Éric Hampartzoumian. Pour Château La Coste, cela pourrait être encore plus tôt. Et si le doute planait toujours : la brasserie conservera évidemment le nom des 2G. « Je me suis battu pour ça je ne vous dis pas comment. Si on enlève le nom, ce n’est plus le même endroit, rapporte le propriétaire. En 1930, sur une photo de Henry Ely, le bar s’appelait le Grand Café des deux garçons. J’ai donc déposé le Grand café des deux garçons. » Pour l’anecdote.

    Eva Bonnet-Gonnet

    « Je ne me voyais pas la donner à n’importe qui. C’est une des plus vieilles brasseries de France. »

  • OM : Jean-Louis Gasset s’en est allé à l’âge de 72 ans

    OM : Jean-Louis Gasset s’en est allé à l’âge de 72 ans

    Un grand monsieur a rejoint le paradis du ballon rond. Jean-Louis Gasset, ancien joueur qui a passé la quasi-totalité de sa carrière à Montpellier, avant de se reconvertir comme entraîneur, est décédé ce vendredi matin à l’âge de 72 ans.

    « J’ai appris avec une grande tristesse le décès de Jean-Louis Gasset, ancien joueur et entraîneur du Montpellier Hérault Sport Club. Profondément amoureux « de la Paillade » que son père avait cofondé avec Louis Nicollin, il avait accepté de sortir de sa « retraite » il y a quelques mois encore pour reprendre place sur le banc de touche et tenter de sauver le club d’une relégation annoncée », indique Michaël Delafosse, le maire de Montpellier.

    Le club héraultais a rapidement confirmé le décès d’une de ses plus illustres figures. « Le MHSC a appris ce jour avec une immense tristesse la disparition de Jean-Louis Gasset. Fils de Bernard Gasset, l’un des membres fondateurs du club pailladin aux côtés du président Louis Nicollin, Jean-Louis a successivement été joueur, éducateur puis entraîneur de l’équipe à trois reprises, la dernière d’octobre 2024 à avril 2025. »

    De son côté, l’Olympique de Marseille a fait part de « sa grande tristesse » à l’annonce de la nouvelle : « Le club perd aujourd’hui bien plus qu’un entraîneur : il perd un homme de football respecté, un technicien d’expérience, et une figure profondément attachée aux valeurs humaines de ce sport », déclare le club en lui rendant un hommage très appuyé.

    Après avoir commencé sa carrière d’entraîneur à « La Paillade », Jean-Louis Gasset a été l’adjoint de Luis Fernandez à Istres, avant de collaborer avec Laurent Blanc aux Girondins de Bordeaux, au Paris Saint-Germain et en équipe de France. Avec le «Président», l’ancien milieu de terrain a réalisé à quatre reprise le triplé historique « Championnat de France, Coupe de la Ligue, Trophée des champions » (une fois avec Bordeaux en 2008-2009 et trois fois avec le PSG de 2014 à 2016).

    Après avoir obtenu son diplôme d’entraîneur professionnel en 2017, « Papy Gasset » a repris en main Montpellier, Saint-Etienne et Bordeaux en tant qu’entraîneur principal. Il n’est jamais resté plus de deux saisons dans l’un de ces trois clubs. Sa carrière d’entraîneur a connu un nouveau rebond en 2022, lorsqu’il devient le sélectionneur de la Côte d’Ivoire. Il a démissionné de son poste d’entraîneur au cours de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, suite à des contre-performances face au Nigéria et à la Guinée Equatoriale, alors que les Éléphants ont fini par remporter la compétition.

    L’Olympique de Marseille lui met le grappin dessus dans la foulée, pour assurer l’intérim de Gennaro Gattuso lors de la deuxième partie de la saison 2023-2024, où il emmène les Olympiens jusqu’en demi-finale de la Ligue Europa à Bergame. Après avoir annoncé pour la deuxième fois de sa carrière sa retraite d’entraîneur, il a quand même fini par tenter de sauver son club de cœur, Montpellier, d’une descente quasi inévitable en Ligue 2. Il n’a finalement pas réussi sa mission, mais cette dernière aventure a démontré, si besoin, que Jean-Louis Gasset était un homme de défis.