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  • [Vidéo] La toile de Pierre Ambrogiani, un trésor de « La Marseillaise » restauré

    [Vidéo] La toile de Pierre Ambrogiani, un trésor de « La Marseillaise » restauré

    C’est l’histoire d’une œuvre qui retrouve, 80 ans après, le lieu qui a inspiré son auteur.

    La toile monumentale offerte par le peintre Pierre Ambrogiani à notre journal en 1945 a suivi, avec quelques mois de décalage, le déménagement des services de La Marseillaise dans l’aile rénovée de notre siège historique. L’œuvre qui représente les ouvriers du livre de notre titre afférés autour des rotatives, a été exposée durant des décennies dans le bureau des directeurs qui se sont succédé à la tête de La Marseillaise, brièvement reconverti en salle du service des sports pendant les travaux.

    Comme une mise en abîme, la voilà désormais présentée en majesté entre deux colonnes, sous les arcades peintes par l’artiste sur le haut de sa toile.

    Mais avant cela, il a fallu lui redonner de l’éclat et la transporter. Une mission confiée à Tiphaine Vialle et Savana Tardy de l’atelier Lazulum à Marseille. Les deux restauratrices de tableaux se sont glissées au numéro 15 de la place du journal La Marseillaise vidée de ses occupants, mi-novembre, pour prendre soin de l’œuvre.

    « La première étape consiste à décrocher le tableau et de consolider la couche picturale », explique Tiphaine Vialle. « L’œuvre présente des soulèvements plutôt inquiétants, c’est-à-dire des endroits où la couche picturale s’est désolidarisée de la toile donc nous allons tout consolider pour éviter une perte de matière lors de son déplacement », complète-t-elle.

    Colle d’esturgeon et petit fer à repasser

    La toile couchée au sol, face vers le haut, est soigneusement réparée, écaille de peinture par écaille de peinture, avec une colle d’esturgeon spécialement adaptée pour la peinture à l’huile. Les deux restauratrices travaillent à genoux et consolident ainsi toutes les parties du tableau « à portée de bras ». Puis le tableau est relevé pour finir le travail dans les zones centrales.

    « Tout ce qui correspond à des craquelures d’âge, on laisse, simplement on les stabilise », commente Tiphaine Vialle en passant ses outils sur le visage d’un des ouvriers du livre peint en train de contrôler la qualité de l’impression du journal.

    « Notre déontologie veut que l’on applique d’abord les produits les plus naturels et les plus doux et si ça ne marche pas, alors on passe à des produits plus forts », précise-t-elle. En désignant du doigt une plaque de peinture orangée qui se détache de l’une des maisons représentées par l’artiste pour figurer Marseille à l’horizon, Tiphaine Vialle insiste : « Typiquement, il faut sécuriser cette partie car si on roule la toile en la laissant dans cet état, cela va faire craquer la peinture et on risque d’avoir une grosse lacune de couleur. »

    Une fois la colle protéique appliquée, les restauratrices passent un genre de petit fer à repasser séparé de la couche picturale par un film transparent afin de fixer chaque partie réparée.

    Délicatement roulée dans un cylindre argenté

    Au bout d’une journée de travail éprouvante la toile est enfin prête à sortir de la pièce qui l’abritait depuis 80 ans. Elle est délicatement roulée dans un cylindre argenté protecteur, direction l’aile rénovée de notre siège historique.

    Pour l’occasion les bureaux des secrétaires de rédaction sont déplacés. Objectif : dégager un espace suffisamment grand pour étendre une grande feuille de plastique au sol et dérouler la toile, face vers le bas.

    C’est maintenant l’heure de remonter l’immense châssis. « Nous avons numéroté chaque partie », rappelle Tiphaine Vialle. Ça y est, porté à bout de bras, le tableau qui a retrouvé toute sa jeunesse est accroché au mur de la nouvelle salle de rédaction qu’il illumine de ses couleurs vives.

    De quoi donner le sourire à Serge Baroni, le président des Amis de La Marseillaise qui ont financé l’opération. « C’est magnifique, il est vraiment à sa place ici. Nous avons bien fait de nous battre si fort pour conserver ce siège gagné par les armes par les résistants fondateurs du journal », souligne-t-il non sans émotion.

    Anne-Marie Thomazeau, fille de Marcel Thomazeau, dirigeant historique de La Marseillaise en témoigne aussi : « C’est incroyable, dans ce lieu qui a vraiment du sens, le tableau qui était dans le bureau de papa prend une dimension supplémentaire.»

  • Quand Noël fait flamber les portefeuilles

    Quand Noël fait flamber les portefeuilles

    A 11h, mercredi 23, veille de Noël, les rayons du Lidl du Centre Bourse (1er) sont pris d’assaut par les clients retardataires, venus complétés à la hâte leur panier de courses pour le réveillon. Bercés par le bruits des caisses enregistreuses, desquels émanent, presque sans interruption, le « bip » des articles scannés, les acheteurs oscillent de rayon en rayon, laissant souvent seul l’étal des produits de Noël. Agathe fait partie des rares clients qui, lors du passage de La Marseillaise, s’approche de la vitrine des fêtes. « Disons que j’ai reçu une petite pression familiale pour acheter du saumon, je suis donc venue le chercher, ironise-t-elle. Mais c’est vrai qu’avec la hausse des prix, j’achète moins de trucs festifs. Disons qu’avant je faisais attention à la qualité, maintenant plus à la quantité, ce qui me dirige vers des produits moins originaux. »

    À quelques mètres de là, Giovanna, maman célibataire, opte elle aussi pour la simplicité. Dans son chariot mercredi : pains briochés, steak haché et frites surgelées. « Je vais à la simplicité : demain ça sera burgers maisons. Mon fils adore, ça sera très bien, s’enthousiasme-t-elle. Les produits de luxe sont chers, je n’en achète pas. Et pour les aliments coûteux dont j’ai envie, comme le chocolat, je vise les enseignes bon marché. Je viens à Lidl parce que c’est plus accessible. Pour les sucreries, je vais chez Action. L’éternel système D. »

    Une stratégie « au rabais » donc, qui est aussi celle de Valérie, venu compléter ses courses avec sa fille. « Le gigot de demain soir m’est resté en travers de la gorge, le prix est passé du simple au double en un an, s’indigne-t-elle. Je m’adapte, soit je n’achète pas, soit je diminue les quantités. Et même avec la famille, on change les habitudes : cette année chez ma sœur, on opte pour un apéro dînatoire plutôt qu’un gros repas, ça fait des économies. » Jouer sur la quantité, c’est aussi la méthode d’Armelle qui, ex fidèle d’Auchan, favorise désormais Lidl pour ses produits à bas coût. « J’essaie toujours de consommer des bons produits, mais en me limitant, détaille-t-elle. Et pour les produits vraiment en augmentation, comme le chocolat, je vise les promotions. Dès que j’en vois une, même si c’est hors période, j’en profite : j’anticipe… »

    Explosion du cours du chocolat

    Grande star des fêtes de fin d’année, le chocolat est dans toutes les bouches, cité comme le produit phare de l’inflation cette année et pour cause : selon une étude Nielsen IQ pour Ici et France Info, son prix aurait augmenté de 55% par rapport à 2022. En cause : de très mauvaises récoltes en Afrique de l’Ouest, à l’origine de 70% de la production mondiale de fèves de cacao. Les prix devraient cependant de nouveau baisser en 2026, le cours du cacao étant en 2025 revenu à des taux moins élevés. Mais d’autres produits connaissent une hausse toute aussi particulière. Selon l’association de consommateurs UFC-que choisir, depuis janvier 2022, trois rayons de grande surface ont connu une forte augmentation : la crémerie, la boucherie et l’épicerie sucrée, accumulant respectivement une hausse de 28,6%, 27% et 26,3%.

    Toujours selon l’étude menée par Nielsen IQ pour ICI et France Info, le prix d’un panier de noël moyen serait en 2025, pour la deuxième année consécutive, en légère baisse, avec une diminution de 1,1% par rapport à 2024.

    Le coût des festivité s’allège ?

    Une situation probablement favorisée par la baisse des prix du foie gras, réduits de 9% par rapport à l’an passé – décrue possible grâce à un retour à la normale après plusieurs années de grippe aviaire – ou encore du saumon fumé, pour lequel on observe un recul de 4%. Côté dessert, les étiquettes réservent aussi de belles surprises : la bûche glacée de supermarché montre une baisse spectaculaire de 25%, toujours par rapport à 2024.

    Mais ces évolutions restent à mettre en perspective avec les très hauts taux d’inflation qu’a connu la France depuis 2022, avec des prix qui ont au global bondi de 12% sur trois ans. L’inflation ralentie donc, mais les montants des tickets de caisse restent très élevés par rapport à un passé récent.

    « Pour les aliments chers dont j’ai envie, je vise les enseignes bon marché. L’éternel système D… »

  • Les salariés d’Arkema votent en faveur de la reprise du travail

    Les salariés d’Arkema votent en faveur de la reprise du travail

    Le vote était serré, à 6 voix près, comme dans plusieurs autres sites du chimiste français qui étaient dans le mouvement social.

    Après avoir dénoncé des négociations annuelles obligatoires (NAO) « méprisantes », ils arrachent une hausse du talon, l’augmentation minimale, qui passe de 35 à 50 euros ainsi qu’une prime d’intéressement de 400 euros, contre 0 initialement. La coordination CGT des usines françaises d’Arkema se positionne en faveur de la suspension du mouvement.

  • Blachère, le roi des illuminations festives

    Blachère, le roi des illuminations festives

    Des zones « sensibles » ou « interdites d’accès » pour risque « d’espionnage industriel », on pourrait croire qu’on entre dans une base militaire ou un site nucléaire. Mais rien de tout ça à Apt : guirlandes et autres oursons et pères Noël illuminés et disséminés le long de la route dévoilent le pot aux roses. C’est l’entrée de Blachère Illumination, fleuron français et même mondial des illuminations de Noël, mais pas seulement.

    L’entreprise, fondée en 1973 par Jean-Paul Blachère en Vaucluse à Apt, capitale du Luberon, au sein de sa maison autour de laquelle s’est construit le désormais géant de l’illumination, éclaire aujourd’hui les plus belles avenues du monde. À commencer évidemment par les Champs-Élysées, véritable fierté pour tous les employés du site. Sans oublier d’autres axes et lieux phares des grandes et moins grandes villes françaises, comme la promenade des Anglais à Nice ou le Vieux-Port de Marseille. Mais aussi à l’international, avec par exemple les illuminations sur la 5e avenue de New York, du centre commercial The Palm à Dubaï ou encore du palace le Mandarin Oriental à Londres. En tout et pour tout, les illuminations issues des 28 filiales de Blachère se retrouvent dans 1 000 villes de 80 pays.

    Hiver comme été

    Et souvent, les décors sont personnalisés en créant « un projet unique, une scénographie », détaille Julie Taton, directrice artistique de l’entreprise. Les collectivités ont ainsi le choix de prendre des produits du catalogue, mais aussi de faire le choix du sur-mesure.

    Volontaire sur l’innovation, les avancées et investissements de ces dix dernières années ont également permis à Blachère Illumination d’être présent dans nos communes à d’autres périodes que celle des fêtes. Les décorations multicolores de l’Été Marseillais, qui ont enjolivé, entre autres, l’ombrière du Vieux-Port, ont par exemple été réalisées dans la capitale du Luberon.

    Des imprimantes 3D

    les plus grandes du monde

    Et précisément dans un grand local bien précis, « l’atelier print », comme on l’appelle sur place. En son sein tournent, en haute saison, soit les mois qui précèdent la période des fêtes, presque 24 heures sur 24, les sept imprimantes-robots 3D de presque 3 mètres de haut. « Des comme ça, il n’y en a que trois dans le reste du monde, et c’est tout », lance fièrement Franck Le Briquer, responsable de l’atelier print. En cette mi-décembre, seuls deux bras robotiques sont en marche en milieu de matinée. Des ornements dorés, destinés à décorer, sont réalisés à la chaîne en environ une dizaine de minutes par pièce d’un mètre de long.

    Et le tout à l’aide d’un plastique issu de bouteilles recyclées. Depuis la mise en place de ce système en 2016, plus de 4 millions de bouteilles ont été transformées en décors. Des installations « top secrètes », nous glisse-t-on, tout en nous enjoignant de ne pas les prendre en photo, par risque, comme évoqué précédemment, de copier le procédé, et donc de perdre l’avantage technologique sur la concurrence.

    Une grosse partie de l’espace occupé sert à recevoir les décors. Dans ce grand hangar, les employés, une douzaine en ce début de mois de décembre, car « ce sont les derniers à envoyer », glisse une « câbleuse », comme on les surnomme, s’activent à enrouler et dérouler des rennes et des ours polaires de dizaines de mètres de fils lumineux. « Ils sont testés et réparés un par un, à la main, avec minutie, selon des critères de réparation et de révision très pointilleux », assure-t-on du côté de la direction de Blachère Illumination. Magique !

    REPERES

    4 000 000

    de bouteilles plastiques transformées en décors

    35 000

    décors révisés chaque année au sein de l’entreprise

  • La folie du carnaval infuse à Martigues

    La folie du carnaval infuse à Martigues

    C’est une drôle de scène qui s’est déroulée sur le parvis du rond-point de l’hôtel de ville, jeudi 18 décembre. Debout sur une estrade montée devant l’espace Simone-Veil, trois honorables membres du jury carnavalesque jugent, chronomètre à la main, le record de lancer de ligne de pêche d’un champignon. Muni d’un panneau, un dinosaure passe sporadiquement, intimant au public tantôt d’applaudir, tantôt de se taire. Le moteur d’une moto retentit. Un homme débarque pour devenir à son tour officiellement le meilleur de son domaine : le plus long regard dans le vide, « sans penser à rien ».

    Si rien de tout ça n’est réel, une chose l’est bel et bien : l’inauguration du QG du carnaval de Martigues, qui se tiendra le 7 février 2026. L’événement a beau être festif et fantaisiste, la Ville prend son organisation très au sérieux. « C’est une tradition ancrée, un outil fort de la politique culturelle, explique Santillane Sabouret, en charge de son organisation. Le carnaval résulte chaque année d’un travail de concertation entre des compagnies d’art de rue et les habitants, c’est un temps de création collective et de transmission de savoir-faire. »

    Faire ensemble

    Cette année, c’est la compagnie Camélopard qui s’occupe de la direction artistique de la fête. L’association culturelle arlésienne avait déjà pris part à l’organisation en 2025 en menant des interventions dans les maisons de quartier et les centres sociaux « avec des ateliers sur le recyclage pour montrer comment on peut construire des triporteurs, des mini-chars ou des costumes à partir de matériaux déjà utilisés, dans une volonté de favoriser l’économie circulaire », explique Laura Pazzola, metteuse en scène et comédienne.

    « On va continuer avec cette philosophie mais cette fois, on a un lieu qui sera ouvert, tout le temps, pour que les habitants aient un endroit où se retrouver pour fabriquer leurs accessoires, échanger des idées ou juste boire un café », poursuit-elle.

    L’espace Simone-Veil sera tenu par la direction culturelle de la Ville du lundi au mercredi. Le vendredi, la couturière, le constructeur scénographe et la metteuse en scène de la compagnie Camélopard animeront l’espace de 11h à 20h. « On a du matériel de base pour le défilé, chacun pourra venir demander conseil et prendre part à l’écriture du carnaval en imaginant des tableaux tout le long du parcours », dont on sait déjà qu’il démarrera de la place des Martyrs, à Jonquières.

    Laura Pazzola est enthousiaste : « Le fait d’avoir un QG qui appartient à tout le monde va permettre d’embarquer les gens dans une aventure qui devient une expérience collective. (…) Pour nous, ce qui est important c’est certes la journée même, donc la déambulation, cet événement festif, mais le carnaval c’est aussi tout ce qui se passe avant, le fait de se retrouver, de tisser des liens, de rêver, de s’amuser ensemble. »

    Marceline Zéphir, conseillère municipale déléguée au carnaval (PCF), affirme : « C’est d’abord une fête populaire. » « Pour arriver à ça, la Ville met à disposition les moyens qu’il faut, avec un lieu dédié mais aussi une plus-value artistique. Non seulement ça fait travailler des compagnies et le milieu de la culture, mais ça donne une dynamique extraordinaire à cet événement qui se fera avec des gens ordinaires. »

    Pour l’élue, « vouloir faire la fête, vouloir le vivre-ensemble, vouloir préparer des choses collectivement, c’est encore plus important maintenant qu’avant ». « Dans le monde délétère qui se profile, le carnaval devient un acte de résistance », assure-t-elle. De résistance, mais aussi de liberté. « Juste un mot : le ridicule ne tue pas », lance Patrick Eleonore, un grand expert des carnavals selon Laura Pazzola, à l’assemblée. « On est là pour s’amuser, on souffre déjà assez le reste de l’année. »

  • Les taureaux camarguais menacés par l’épizootie

    Les taureaux camarguais menacés par l’épizootie

    À bord de son quatre-quatre rempli d’outils en tout genre, Michel Gallon est fier de traverser sa manade pour présenter quelques-unes de ses bêtes, dont il connaît, toujours ou presque, toute l’histoire. « Celle-là, on a emmené un de ses fils en Espagne cette année. Elle s’appelle Mosquera, raconte-t-il, enthousiaste. Et celle-là s’appelle Odalisca, un de ses demi-frères a été gracié en Espagne. Et elle, elle est belle non ? C’est Mora. »

    Deuxième génération à exploiter cette manade arlésienne de 600 hectares, Michel Gallon travaille aujourd’hui avec deux de ses fils à l’élevage de 350 bêtes. Il s’agit en majorité de bovins de combats espagnols, destinés à la Corrida pour les mâles et à la reproduction pour les femelles, et dont les « caractères » sont méticuleusement choisis au fil des ans, pour faire naître les bêtes les plus performantes possibles. Au sujet de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), maladie bovine responsable du très contesté abattage de 207 bovins en Ariège, Michel défend une position modérée. « Tuer toutes ces bêtes, bien sûr que c’est horrible, c’est un crève-cœur, s’émeut-il. Mais je ne suis pas vétérinaire, je me dis que si les scientifiques ont pris cette décision, c’est peut-être que c’était la seule solution. » En France, la réglementation actuelle veut qu’en cas de découverte d’un foyer, la totalité du troupeau soit abattue, y compris les animaux sains. C’est contre cet « abattage systématique », qu’éleveurs et agriculteurs, pour la plupart issus de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne, se sont levés en Ariège, dans le Sud-Ouest puis dans le reste de la France. La journée du 11 décembre, marquée par des manifestations en soutien au propriétaire des 207 bovins menacés par l’abattage – et abattus depuis – vivement réprimées par les forces de l’ordre, a également marqué les esprits. Thomas, fils de Michel et lui aussi exploitant sur la manade, voit ces récents événements d’un œil bien plus sévère que son père. « Tout ça me choque. Le soir des manifestations en Ariège, je bondissais sur mon canapé. Autant de violence contre des mecs qui essaient de défendre le travail de toute une vie, s’indigne-t-il. Et puis tuer des bêtes qui ne sont pas malades, on ne peut pas faire ça, c’est pas normal. »

    Les manadiers plaident pour la vaccination

    À quelques kilomètres, dans la manade Albert-Chapelle à Saint-Martin-de-Crau, Florent Chapelle, qui élève sur place 170 bêtes sur 185 hectares, est lui aussi fermement opposé à l’abattage systématique. À bord de son tracteur, arrêté au milieu de ses taureaux di Biou, race emblématique de la Camargue, il qualifie la répression policière du 11 décembre de « scandale d’État ». « Il serait bon qu’enfin on écoute les gens du terrain. L’abattage total ne peut pas être une solution, assène-t-il. Ici en Camargue par exemple, la race di Biou fait partie intégrante de notre patrimoine, c’est l’âme de la culture camarguaise. La perdre serait une grave atteinte à la biodiversité locale. » L’éleveur, qui souligne le temps nécessaire pour reconstituer un cheptel, construit année après année à partir d’une précise sélection des bovins en fonction de leur tempérament, plaide pour la vaccination préventive. « La saison des courses camarguaises commence en mars et le vaccin met 28 jours à agir. Le compte à rebours est donc lancé », s’inquiète-t-il.

    Emmanuel Lescot, président de la Fédération des manadiers, défend lui aussi la solution vaccinale, bien que demeurant plus nuancé. « Je comprends que ça soit compliqué pour les collègues qui font de la viande, car la vaccination met en cause l’exportation. Le combat reste collectif. Nous nous tenons à la disposition de l’État pour réfléchir à des solutions. »

  • Ces jeunes placés veulent sortir du chaos

    Ces jeunes placés veulent sortir du chaos

    Je refuse de ne pas avoir le droit à la parole, je refuse de ne pas avoir le choix. » Blessée tout autant que déterminée, Kheira, 19 ans, fait irruption dans le salon d’un des 13 appartements du service autonomie que la Maison d’enfants à caractère social Bois Fleuri qui doit fermer. Dans le décor sobre du T2, où les jeunes ont décidé de se réunir, des bouteilles de soda et des petits fours ont été disposés sur la table. Mais l’heure n’est pas à la fête. « On cherche une stratégie parce qu’on ne veut pas être foutus dehors, mais on est coincés, explique Pierre, qui va tout juste sur ses 18 ans, ils ne prennent pas en compte notre situation, ceux qui décident ça. »

    Il existait bien des signes avant-coureurs. « On savait qu’il y avait des problèmes d’argent. Certains ne recevaient plus rien pour acheter à manger, mais cette décision, c’est vraiment brutal. C’est pas normal que ce soit encore nous qui trinquons. On n’a rien fait », continue-t-il. Tous craignent que la fermeture temporaire cache une fermeture définitive. « Il y a quelque chose qui cloche, n’en démord pas Mascillia, pourquoi on doit déménager si la fermeture c’est pour un mois ? Et quand je demande au chef de service si on revient après, il dit que non, il ne croit pas. » Aux griefs de dysfonctionnements et de gestion calamiteuse de l’association, il faut ajouter un gouffre financier, creusé au fil des années (lire les précisions du Département ci-contre).

    Une rupture de trop

    « La seule certitude qu’on a, c’est qu’on sera virés le 22 », résume un jeune de 19 ans, sans emploi. Il a été le premier à être informé par un coup de fil le 11 au matin. « Pour me demander de préparer mes affaires, parce que le 22 je devais me trouver une porte de sortie. J’ai paniqué. J’ai appelé les éducs mais ils n’étaient pas encore au courant. » Alors qu’il est scolarisé sur le secteur Canebière, il apprend, le 15 décembre, qu’il sera « finalement replacé dans un foyer de jeunes travailleurs vers Vitrolles. Comment je fais ? »

    Mais ce même 11 décembre, ils sont tous convoqués à une réunion d’information en fin de journée. « Nous, les cinq mineurs non accompagnés, on a été pris à part par le nouveau responsable. On va en foyer à la Blancarde », explique Said, un peu abattu. Marie-Louise avoue sa colère : « Si je refuse, le contrat jeune majeur saute. Je me suis sentie menacée et j’ai pleuré pendant le rendez-vous. Parce que j’avais noué des amitiés ici, avec ce groupe. »

    Depuis l’annonce, « c’est le ballet des inspecteurs et des inspectrices. La mienne est en maladie. Je n’ai personne à qui parler », regrette Shayma, qui comme Yasmine et Jenna, n’a toujours pas obtenu l’ouverture de son contrat jeune majeur. « Avant d’être là, j’étais ballottée de foyers en hôtel. Mais on ne peut pas cuisiner et le peu d’argent qu’on arrive à mettre de côté sert à payer la bouffe », déplore la toute jeune femme, qui n’aura eu droit qu’à une courte parenthèse d’apaisement dans son parcours semé d’embûches et de violences. « J’ai emménagé le 20 novembre. Je commençais à me sentir mieux, à bien dormir, j’étais moins troublée. Mais depuis jeudi, l’angoisse reviens, je ne dors plus », assure-t-elle.

    Mascillia et Kheira sont sorties sur le balcon, pour souffler un peu. Les jeunes filles passent d’une émotion à l’autre. « C’est la 5e fois que je me fais jeter, craque Kheira, je suis passée de famille d’accueil en foyers, j’ai été battue et remise à la rue. Pour la première fois de ma vie, je commençais à être heureuse, à trouver une certaine stabilité, je reprenais confiance en l’avenir. » Tentant de retenir des larmes, elle lâche, entre colère et dépit : « Au moment où on commence à construire notre vie, il y a ça qui vient encore tout fracasser. »

    La soirée vire à la recherche d’une « stratégie » pour se faire entendre, pour obtenir des réponses plus claires. « On ne veut pas partir. Mais on fait comment s’ils nous jettent dehors ? interroge Assoumani, on a besoin de soutien. » Les jeunes veulent agir. Vite. « Parce qu’on a que quelques jours », rappelle Abigaël qui réalise quelques vidéos dans lesquelles chacun apporte son témoignage. Un éducateur est aussi sollicité et mis à contribution. Shayma envoie des courriers aux services du Département. Dès le lendemain, une cagnotte « cotizup.com/aiderbf13010 » est mise en ligne, « parce que sans prise en charge, même ceux qui ont un revenu, ça ne suffira pas pour vivre et payer un loyer ».

    Il n’y a « pas d’autre solution », selon le Département
    Interrogée, la direction des services du conseil départemental des Bouches-du-Rhône apporte des précisions sur les motifs de l’arrêté concernant ces deux unités de la Mecs Bois Fleuri pris le 10 décembre. Le Département qui a en charge la gestion des enfants placés, « a été alerté sur un encadrement défaillant mettant en danger ces enfants ». Des cas d’agression sexuelle d’enfants sur d’autres avaient été signalés dans le groupe des petits. Une lettre a été envoyée le 8 avril 2025 pour une mission d’inspection des quatre services de l’établissement. Un rapport à suivi le 18 août. Suite à quoi, « nous avons fait une série d’injonctions à laquelle la directrice n’a pas répondu. Elle n’est pas venue au rendez-vous. C’est pourquoi nous avons nommé un administrateur provisoire », précise le Conseil départemental 13. L’administrateur « a pris la main sur la structure et doit permettre de retrouver les conditions de sécurité nécessaires ». Vider les logements des jeunes majeurs était-il si nécessaire et urgent ? « C’est un bouleversement, entend la direction de l’institution, mais l’encadrement était défaillant. On ne peut pas mettre d’autres salariés en place tant que l’enquête est en cours. On doit respecter le droit du travail et respecter le droit des enfants à être protéger. Quelle autre solution ? » Puis, de promettre : « quand tout sera revenu en ordre, les jeunes réintégreront leurs appartements ».Quant à la baisse du forfait jeune majeur de près de 50% décidée par l’autorité de tutelle, « elle est légale et nous nous mettons en conformité avec la loi », balaie l’institution. Dans son rapport de 2022, l’IGAS avait pourtant qualifié de « modeste » l’allocation de moyens alloués par le CD 13 au secteur associatif chargé de l’exécution des mesures de placement.La direction du CD 13, voit dans la médiatisation de ce dossier emblématique du malaise dans le secteur de la protection de l’enfance, « une instrumentalisation sur un sujet sensible dans la période d’enjeux politiques ». Pour autant, Martine Vassal, la présidente (DVD) de la collectivité a finalement accédé à la demande du groupe communiste d’organiser des Assises de la protection de l’enfance en 2026.M.G.
  • Un président les mains presque vides

    Un président les mains presque vides

    Un mois après l’assassinat de Mehdi Kessaci, le président de la République était particulièrement attendu à Marseille ce mardi, pour apporter des réponses face aux menaces du narcotrafic. Mais à l’issue de cette visite marathon, il n’aura guère sorti de ses poches qu’une seule nouvelle proposition, celle de sanctionner toujours plus durement les consommateurs de drogue avec une amende forfaitaire délictuelle passant de 200 à 500 euros. Déroulant pour le reste les actions déjà lancées dans le cadre du plan Marseille en grand.

    Taper le portefeuille

    « Nous avons tous une pensée pour la famille de Mehdi Kessaci après le drame qui s’est passé », a commencé Emmanuel Macron au cœur de l’entrepôt solidaire de la CMA CGM, à la Joliette, après s’être recueilli sur la tombe du jeune homme en présence de sa famille. « On avait déjà commencé le combat, et je vais tenir les engagements que j’ai pris », assure il au milieu des cartons d’aide humanitaire, entouré par quelque deux cent personnalités triées sur le volet pour un « Face aux lecteurs » de La Provence. Il énumère la création de l’Office anti-stupéfiants (Ofast), les renforts de police à Marseille avec 300 policiers en plus depuis 2021, l’arrivée de nouveaux magistrats. « Nous avons diminué par deux le nombre de points de deal physiques, je sais que c’est dur à entendre, mais on ne lâche rien », assène-t-il. Et d’annoncer le passage à une deuxième étape, après l’adoption de la loi narcotrafic au mois de juin. Le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) sera installé le 5 janvier, à Paris malgré les demandes des élus marseillais, les initiatives diplomatiques se poursuivront dans les prochains jours pour pouvoir arrêter les têtes de réseau à l’étranger tandis que l’action continue à l’échelon européen pour peser sur des réseaux sociaux de plus en plus mêlés au narcotrafic, des ventes en ligne à l’embauche des petites mains, jusqu’aux images des exécutions. « On ne doit rien lâcher, on doit pilonner », insiste Emmanuel Macron.

    Mais c’est face aux consommateurs qu’il durcit le ton. « Rien de tout ça n’arriverait s’il n’y avait pas des gens qui achètent de la cocaïne, du hash, lâche-t-il. Moi j’en ai ras-le-bol d’avoir des jeunes qu’on pleure et dans d’autres quartiers des gens qui considèrent que c’est festif d’acheter de la drogue. » Et donc d’annoncer cette hausse de l’amende forfaitaire délictuelle. « Il faut taper au portefeuille ceux qui consomment », défend-il, promettant une nouvelle campagne de communication.

    Mais au milieu de l’entrepôt glacial, il reste sourd aux interpellations des acteurs du terrain. « On voit les budgets des services publics diminuer drastiquement, les centres sociaux, les missions locales qui sont une part essentielle de la lutte contre le trafic perdre beaucoup », alertait Fadella Ouidef, de l’association culturelle Busserine, rappelant les coupes de la Métropole et de la Région. « L’État ne peut pas se substituer aux associations, c’est à vos collectivités de le faire », balaie Emmanuel Macron. Le plan Marseille en grand, répète-t-il, avec ses trois milliards d’euros de l’État déjà engagés, « est un plan qui n’a pas d’équivalent ailleurs ».

    « L’amende, c’est un pansement sur une jambe de bois, lâche de son côté l’éducateur spécialisé Mohamed Benmeddour à la sortie des échanges. Un jeune au chômage, qu’est-ce que vous voulez qu’il en ait à foutre ? » Et de témoigner : « Ces jeunes, ils se disent que ce qui va les sortir de la misère sociale, c’est le narcotrafic. Tu vas pouvoir dealer 6 mois puis acheter un commerce. »

    « On n’arrive pas à suivre »

    Les chantiers promis par l’Élysée sont pourtant bien sortis de terre, et le président de la République tour à tour s’est rendu au nouveau commissariat des 13e et 14e arrondissements (13,5 millions d’euros), puis à l’extension du centre pénitentiaire des Baumettes 3 (92 millions d’euros). Des avancées saluées par les agents concernés. Mais malgré tout, le désarmement des services publics s’y fait aussi sentir. « Il nous manque du matériel, des balises, expose une capitaine de l’Ofast. On doit prioriser des dossiers, c’est compliqué au quotidien. On n’arrive pas à suivre la grande criminalité. » « On retrouve une situation équilibrée, mais il y a un déficit de personnels, reconnaît de son côté le chef d’établissement des Baumettes, Jean-Marie Landais. On espère récupérer des sorties d’école en mai pour avoir des effectifs complets. » Le président, lui, écoute, puis part. Sans que la presse ne puisse lui poser de questions.

    Et aussi

    Feu vert pour la rénovation des copropriétés dégradées

    C’est en fin de journée, sur le chantier de construction de la nouvelle gare Saint-Charles souterraine, que le président de la République a annoncé que les quatre opérations marseillaises d’intérêt national de requalification des copropriétés dégradée ont obtenu le feu vert du Conseil d’État. « On sait que c’est une des choses les pires en matière de rénovation urbaines, partageait Emmanuel Macron. Quand on a plein de copropriétaires, on n’arrive pas à avancer. » De quoi déroger au droit commun pour rénover les 2 450 logements des Rosiers (14e), de Consolat (15e), du Mail (14e) et de la Maurelette (15e). Quant aux transports, la présidente (DVD) de la Métropole Martine Vassal se félicitait d’avoir déjà consommé le milliard d’euros de subventions : « Tout ce que j’espère, c’est que prochainement nous allons pouvoir renouveler ce contrat. »

    Une loi pour une majorité numérique en janvier

    À l’occasion de son tour de France de la presse quotidienne régionale imposé aux grands éditeurs par l’Élysée, le président de la République a répété, comme lors des précédents rendez-vous, son souhait : « L’idée, c’est d’arriver au début de l’année prochaine avec un texte qui définit la majorité numérique à 16 ans. » C’est qu’il a fait le constat, après des rencontres répétées auprès des propriétaires des réseaux sociaux, que « ceux qui produisent ces contenus ne sont pas intéressés par la santé mentale des jeunes, pour eux, ce ne sont que des produits ». Résolu à pousser au niveau européen pour faciliter la censure de contenus mensongers susceptibles de créer des troubles à l’ordre public, il ne rappelle que par un mot, à la fin, les besoins de trouver un modèle économique pour la presse, après les travaux des états généraux de l’information. Plus intéressé pour débrider la législation sur l’IA.

  • « Taper au portefeuille ceux qui consomment » : Emmanuel Macron veut augmenter l’amende de 200 à 500 €

    « Taper au portefeuille ceux qui consomment » : Emmanuel Macron veut augmenter l’amende de 200 à 500 €

    Défendre le bilan du plan Marseille en grand. C’était l’objectif de la venue d’Emmanuel Macron, ce mardi 16 décembre, dans la cité phocéenne. Mais un mois après l’assassinat de Mehdi Kessaci, la lutte contre le narcotrafic était au centre des préoccupations.

    Alors que des annonces d’ampleur étaient attendues, ce sont les consommateurs de drogue que le chef de l’État a, pour l’heure, choisi de cibler, en passant l’amende forfaitaire de 200 à 500 €. « Rien de tout ça n’arriverait si des gens n’achetaient pas de la drogue. On a mis en place une amende forfaitaire délictuelle et on va la passer à 500 €, il faut taper au portefeuille ceux qui consomment, comme il faut que toute personne qui consomme se dise qu’elle alimente le narcotrafic », assure Emmanuel Macron.

    « On a tous une pensée pour la famille de Mehdi Kessaci après le drame qui s’est passé. Je sais l’engagement que j’ai pris vis-à-vis de cette famille et je vais tenir les engagements que j’ai pris », affirme le chef de l’État.

  • À la Métropole, une valse à deux temps pour les transports

    À la Métropole, une valse à deux temps pour les transports

    L’avenir de la RTM se décide ce lundi en conseil métropolitain. Du moins pour les huit prochaines années, à travers le nouveau contrat d’obligations de service public dévoilé dans nos colonnes, qui vise à exposer la régie « aux aléas du marché » par un système de bonus-malus. Avec l’exigence de réaliser 25 millions d’euros de recettes supplémentaires dès 2026 (notre édition du 10/12). D’ores et déjà, la CGT de la RTM a interpellé les élus métropolitains, pour leur demander de s’opposer à ce contrat qui « derrière un discours de modernisation, impose en réalité des restrictions budgétaires qui fragilisent le service public ».

    Alors que la municipalité marseillaise monte elle aussi au créneau, la Métropole est finalement sortie du bois à travers un long communiqué qui s’en prend à « la campagne de désinformation menée par certains agitateurs mal intentionnés » en promettant ne pas vouloir privatiser la régie. « La RTM est recentrée sur son cœur de métier : l’exploitation, la qualité de service et la satisfaction des voyageurs », défend-elle en mettant en avant les 1,2 milliard d’investissements qui seront désormais portés par l’intercommunalité sur la période 2026-2033, notamment dans le cadre du plan Marseille en grand. Et de cantonner la concertation des usagers à l’évolution de l’offre « mais non sur les relations contractuelles, qui ne peuvent être rendues publiques ».

    Régie de fret ferroviaire

    Mais de nouvelles missions pourraient être confiées à la régie. Une délibération présentée à l’hémicycle ce lundi met aussi à l’ordre du jour les premiers pas vers la création d’un service de proximité de fret ferroviaire. Une première étude technique et commerciale avait été réalisée en décembre 2019, puis une seconde lancée fin 2023. Désormais, trois corridors sont identifiés, entre Fos et Gardanne, Miramas et Marseille ainsi que Fos et Marseille. « Il y a lieu d’engager la phase de création du service pour une opérationnalité à court terme », indique la délibération, qui en confie l’exploitation à la RTM. Alors que les études pour les deux dernières liaisons doivent être finalisées d’ici la fin de l’année, l’hémicycle devra valider après les municipales leur lancement officiel.

    Enfin, après le conseil régional et la commission permanente du conseil départemental, c’est au tour de la Métropole d’approuver le projet partenarial d’aménagement pour la réindustrialisation du golfe de Fos. Avec une déclinaison concrète, l’approbation des financements pour les études préalables de la liaison Fos-Salon, et ses premiers travaux d’aménagement pour 22,5 millions d’euros, dont 16% pour la Métropole.