Author: tecnavia

  • Patrick Pappalardo bascule à l’extrême droite

    Patrick Pappalardo bascule à l’extrême droite

    Face à la presse ce lundi matin, le président -poussé vers la sortie- du bailleur métropolitain Provence Métropole Logement (ex-HMP) le jure : « Je ne suis pas d’extrême droite. » Patrick Pappalardo a pourtant officialisé son ralliement au candidat du RN pour les municipales à Marseille, Franck Allisio, et rejoint les rangs de l’UDR d’éric Ciotti. Déjà lors des législatives, le député des Alpes-Maritimes l’avait poussé pour se présenter dans les 9-10, où il a finalement laissé sa place à Olivier Fayssat (UDR). Ce dernier se félicite de la « formidable expertise » qu’il apporte sur le logement. Il n’a pas tort : Patrick Pappalardo avait revendu à la découpe des immeubles avant qu’ils ne basculent en péril, révélait La Marseillaise en 2021.

    Aujourd’hui, au-delà du contexte national, il justifie son choix par le refus des Républicains de présenter une candidature face à l’ex-secrétaire d’État Sabrina Agresti-Roubache (Ren.) ainsi que par le manque de considération de la présidente (DVD) de la Métropole : lors d’une réunion en novembre dernier, son directeur de cabinet lui a reproché l’embauche d’une ancienne salariée du Département, explique-t-il. « Il a cherché à m’humilier en me disant : “moi, je te démissionne quand je veux”. Je lui ai dit : “vas-y !” »

    Il assure désormais rejoindre Franck Allisio « sans condition ». Prêt, cependant, à siéger avec un candidat qui a cosigné une proposition de loi pour attribuer des logements sociaux en fonction de la nationalité.

  • La prison pour mineurs hors-la-loi

    La prison pour mineurs hors-la-loi

    « La seule réponse du ministère doit être la fermeture », exigent de concert le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France (SAF) et le Syndicat national des personnels de l’éducation et du social de la Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES PJJ), dans un communiqué publié vendredi en réaction au rapport accablant de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) sur l’Établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de la Valentine (11e). Rendu public le même jour et recommandant la fermeture de l’établissement, le rapport dénonce une « situation inamissible » et évoque des « constats gravissimes » tels que le manque de nourriture, des conditions d’hygiène déplorables et un manque de personnel portant atteinte aux droits des mineurs (notre édition du 30/08). « Nous dénonçons ces conditions de détention (…) indignes et attentatoires aux droits des mineur.es incarcéré.es, assènent les syndicats dans leur communiqué. (…) La situation de cet EPM est catastrophique. »

    Des pratiques « illégales »

    Les trois syndicats dénoncent également les pratiques « illégales » de « mises en grille » et l’isolement des mineurs. « C’est l’un des rapports les plus graves qu’on ait connu en France, alerte Elisabeth Audouard, coordinatrice de la commission mineurs du SAF national et corédactrice du communiqué. Des méthodes non seulement illégales, mais surtout dangereuses pour l’état psychologique des enfants, ont été utilisées. Il y a un gros problème au niveau des conditions de travail. » Les syndicats appellent à déployer davantage de moyens pour développer des mesures éducatives et recruter des professionnels de l’enfance.

  • La grève reconductible démarre dans les entreprises électriques et gazières

    La grève reconductible démarre dans les entreprises électriques et gazières

    « Les électriciens gaziers défendent leurs salaires et emplois mais aussi le service public sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur 24 », résume Fabrice Coudour, secrétaire général de la fédération nationale des mines et de l’énergie de la CGT (FNME). À l’occasion d’une réunion d’information publique des personnels lundi, le syndicat explicite le mouvement de grève reconductible national entamé ce mardi. En question, la revalorisation de la grille des salaires ainsi que la baisse de TVA pour les usagers.

    De nombreux piquets de grève apparaissent sur la carte interactive de la fédération syndicale dans notre région, à l’instar d’Enedis de Tarascon à Fréjus, à la centrale EDF Martigues et GazelEnergie Gardanne, à GRDF et RTE Marseille, ou comme à Elengy Fos-sur-Mer. La FNME-CGT cherche à obtenir « la réévaluation des grilles de salaires à hauteur de 9% », indique son secrétaire général, comme pour l’indemnité d’astreinte, ainsi que des échelons d’ancienneté en plus « pour toutes les entreprises des industries électriques et gazières ».

    « Le marché libéral explose les factures »

    Au-delà des revendications internes à la vie d’entreprise, la Fédération des mines et énergie défend également une autre politique publique en la matière. « Année après année, le secteur a été libéralisé et les factures n’ont fait qu’exploser », affirme Fabrice Coudour, qui parle de « pansement » au sujet du chèque énergie entre autres dispositifs « pour masquer l’hémorragie du marché qui ne produit rien mais fait augmenter la note » de l’usager.

    La fédération CGT explique le lien entre salaires et factures, en partant du coût moyen du tarif bleu grand public, à 22,44 centimes d’euros du kilowatt par heure. « La part de production et d’acheminement, l’industrie, représente 65% du tarif », détaille le secrétaire général de la FNME, contre « 20%de TVA et 14% de masse salariale ». L’augmentation des salaires de 9% et la baisse du tarif pour les usagers se conjuguent dans « la baisse de la TVA à 5,5% » comme variable d’ajustement, la part technique n’évoluant pas d’après le syndicat.

    De quoi donner de l’énergie à la rentrée sociale.

  • Airbus Helicopters met le paquet sur le marché militaire

    Airbus Helicopters met le paquet sur le marché militaire

    La loi de programmation militaire 2024-2030 est une aubaine pour Airbus Helicopters. Adopté le 13 juillet 2023, le texte prévoyait une enveloppe de 413,3 milliards d’euros pour les armées. Mais le 13 juillet dernier, lors d’un discours prononcé depuis l’Hôtel de Brienne, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé un effort de 10 milliards d’euros supplémentaires sur deux ans (3,5 Md en 2026, +6,5 Md en 2027) pour accélérer le réarmement. Et le leader mondial de l’hélicoptère a toute sa place dans ce mouvement.

    En visite sur le site industriel marignanais ce lundi 1er septembre, le ministre des Armées Sébastien Lecornu explique : « La question des hélicoptères est devenue symptomatique de l’état de dégradation très important dans lequel étaient confrontées nos armées. On a une quinzaine de modèles différents, donc une hétérogénéité de la flotte absolument épouvantable, qui totalise 400 hélicoptères dans les forces armées hors gendarmerie et sécurité civile. Une grande part tutoie la moyenne d’âge de cinquante années. » La programmation militaire acte le remplacement de plus de 150 de ces 400 appareils par le nouvel hélicoptère interarmée léger (HIL) d’Airbus Helicopters, dont la moitié a vocation à être livrée d’ici 2030. Pour Bruno Even, le PDG de l’entreprise, l’État français est non seulement son premier client mais surtout « un partenaire ».

    Une disponibilité en progrès de 30%

    Pour acter cette relation de confiance, l’industrie aéronautique a rajouté il y a quatre ans une orientation « Défense et sécurité » dans sa planification visant à « marquer un effort significatif dans le domaine militaire », souligne le général Patrick Brethous, conseiller de Bruno Even.

    Parmi les quatre axes stratégiques, la disponibilité arrive en bonne place. « Le nombre d’hélicoptères dans les tableaux capacitaires des armées n’a pas beaucoup d’intérêt, ce qui compte c’est le nombre d’heures disponibles, précise Sébastien Lecornu. Ça, ça a été un gros défi. En deux ans, cette disponibilité a progressé de 30%. » Une amélioration qui se justifie par une réforme du maintien en condition opérationnelle, le développement des contrats verticalisés, une meilleure gestion des stocks et des efforts réalisés sur la chaîne logistique. Patrick Brethous estime que la dualité du carnet de commandes d’Airbus Helicopters, partagé entre marché civil (50% des parts mondiales) et militaire (20% des parts mondiales), est « un atout ». Bruno Even développe : « Le standard, dans le domaine civil, c’est 90% de disponibilité. Les appareils volent 1 200 heures par an contre 200 heures pour le militaire. La force du programme HIL c’est qu’on peut bénéficier de cette maturité en s’appuyant sur ce gain d’expérience qui est beaucoup plus rapide. »

  • Le 10 septembre, premier acte pour dire « non au budget »

    Le 10 septembre, premier acte pour dire « non au budget »

    « C’est toujours les mêmes qui crachent au bassinet », épingle Maurice Marsiglia. Retraité, syndiqué à la CGT, il compte parmi ceux qui ont décidé d’emboîter le pas à l’appel du 10 septembre sur les réseaux sociaux, sous le mot d’ordre « Bloquons tout ». « Le mouvement est très informel. On ne sait pas trop d’où c’est parti. Mais il me semble important d’envoyer un message pour dire qu’on n’est pas d’accord avec les orientations politiques du gouvernement », poursuit-il.

    « Ne pas laisser passer le train »

    Alors que le Premier ministre François Bayrou veut mettre la France au régime sec et économiser 44 milliards d’euros sur le budget 2026, le cégétiste relève : « La quasi-totalité des mesures pèsent sur les gens qui n’ont déjà pas les moyens de vivre correctement… Par exemple les chômeurs, qui vont encore voir leur assurance chômage se dégrader. François Bayrou annonce qu’il va geler les pensions de retraite. S’en prendre aux services publics, alors que ce sont les gens les moins aisés qui en ont besoin… »

    Pour Clémentine Fardoux, insoumise suspendue de son parti pour avoir rallié le mouvement Aubagne en commun pour les municipales, qui relaie et participe elle aussi à la préparation du 10 septembre, « le gouvernement met en avant les fraudes sociales, or si le budget est déséquilibré, c’est parce que des milliards d’euros sont donnés aux grandes entreprises sans contrepartie. Il faudrait qu’il y ait une justice fiscale. Le mécontentement est grand dans la société et la population, le 10 septembre, veut dire ça suffit ! » Sur le 10 septembre, la conseillère municipale d’opposition (RGE) explique : « Les gens de sensibilité de gauche n’ont pas envie de laisser passer le train. Bien sûr, on sera attentif à ce que ce mouvement ne soit pas réactionnaire, comme a pu l’être parfois celui des Gilets jaunes. » Elle embraye : « Je rêve d’un 10 septembre où il y ait un rassemblement sur chaque place de village. » Mais le 10 a sa place auprès du 18 septembre, date décidée par l’intersyndicale pour grève et manifs, exposent Maurice Marsiglia et Clémentine Fardoux. « C’est le foisonnement des initiatives, citoyennes, syndicales, politiques qui peuvent faire entendre nos revendications », lance Clémentine Fardoux. Quant à l’interview donnée par le Premier ministre Bayrou dimanche, Maurice Marsiglia réagit : « Il est toujours dans sa position de faire peur aux gens. Il a ouvert très peu de portes pour la négociation. Sauf sur les jours fériés. Pour moi, c’est un hochet. C’est la seule proposition sur laquelle il pourrait bouger… »

  • Une nouvelle fête de La Cride pour être ensemble et résister

    Une nouvelle fête de La Cride pour être ensemble et résister

    Face à « une situation nationale et internationale qui ne fait que se dégrader », l’heure est plus que jamais à la mobilisation. C’est en ces termes que le secrétaire de section du PCF de l’Ouest Var Jean-Pierre Meyer, a ouvert lundi matin la conférence de presse. Et annoncer la rentrée politique des communistes de ce territoire dimanche prochain à La Cride. Un espace de convivialité et de fraternité pour faire la fête mais aussi construire, par le débat, l’indispensable rassemblement. Seule manière de rendre possible le changement.

    Avec parmi les priorités à mettre en avant l’exigence de paix. Une urgence humanitaire, éthique mais aussi économique, ajoute-t-il. Le responsable politique fustige « l’économie de guerre que l’on veut nous imposer, et qui a pour conséquence de mobiliser des milliards pour l’armement au détriment des conquis sociaux, des services publics et des collectivités locales ». Lesquelles, précise Jean-Pierre Meyer, voient de plus en plus leur budget se réduire sur injonction de l’État qui leur abandonne ses prérogatives sans moyens supplémentaires.

    L’actualité politique et sociale sera également au centre des débats, dont le vote de confiance sollicité par François Bayrou le 8 septembre et la chute de son gouvernement d’ores et déjà annoncée. Et ses conséquences directes, comme la désignation d’un nouveau Premier ministre ou « le nouveau possible recours du président de la République à la dissolution de l’Assemblée nationale », ce qui supposerait un retour aux urnes pour de nouvelles élections législatives.

    Changer la vie

    « Comment accorder la confiance à un Premier ministre qui explique à la grande masse du peuple qu’il faut qu’il accepte de nouveaux sacrifices pour combler les déficits qui ont été créés par ceux qui dirigent la France depuis des années ? », interroge Jean-Pierre Meyer. Impossible. La seule alternative est donc de mettre en branle tous les leviers de résistance et d’action. Avec, entre autres, « la perspective de la mobilisation citoyenne du 10 septembre, et la mobilisation intersyndicale d’appel à la grève et aux manifestations du 18 septembre ».

    « Nous nous inscrivons dans une démarche de soutien plein et entier, mais aussi respectueux des organisations ou des mouvements à l’origine de ces appels », précise le membre du conseil national du PCF.

    L’objectif étant de créer les conditions de la réussite de ces mobilisations mais aussi « faire grandir les idées en convergence pour être en mesure d’apporter des solutions pour changer la vie des Français et des Françaises ». Et ce aussi bien à l’échelle nationale que locale. C’est pourquoi les prochaines élections municipales qui arrivent à grand pas vont être aussi au centre des réflexions menées ce dimanche sous les pins de La Cride.

    Avec des projets et propositions « qui peuvent s’inscrire en contrepoids des politiques nationales », poursuit le conseiller municipal d’opposition de gauche de Sanary. Il en va de la gratuité des transports en commun ou de l’accès au logement, par exemple. « Notre liste était la seule qui portait dans son projet communal la réalisation de programmes d’accession sociale à la propriété », ajoute-t-il, en montrant que, chemin faisant, le conseil municipal a voté un projet de cette nature à l’unanimité. « Grâce à nos interventions et à la volonté de dialogue qui est la nôtre », tient-il à souligner

    Des discussions et des échanges que les communistes espèrent bien poursuivre dimanche avec des citoyens ouverts sur la rencontre et le débat d’idées. Le secrétaire de section précise à ce propos : « Plus de 50% des gens qui se rendent à La Cride ne sont pas engagés politiquement, mais savent qu’ils sont venus discuter avec les communistes. Et c’est ça qui nous donne tous les espoirs. Toute l’énergie dont on a bien besoin pour mener nos actions militantes. » De quoi réconcilier les citoyens avec la politique, en leur proposant de se rassembler pour changer la vie.

  • Trois soirées de concerts au Port-Vieux de La Ciotat

    Trois soirées de concerts au Port-Vieux de La Ciotat

    Le festival Ici Live revient pour une quatrième édition avec une programmation généreuse ! Un rendez-vous ancré dans les habitudes des auditeurs et des habitants de La Ciotat, explique Eric Sorek, directeur d’Ici Provence (anciennement France Bleue). Mais ce festival pour lui, « c’est surtout l’occasion de remercier les auditeurs ! »

    Chaque soirée sera composée de deux concerts qui se tiendront sur une scène flottante installée sur le plan d’eau du Port-Vieux, un cadre idyllique pour profiter d’une des dernières soirées de l’été. Le site sera ouvert à partir de 19h et les concerts débuteront chaque soir à 20h30. Le festival est organisé par Ici Provence en partenariat avec la Ville et l’office du tourisme.

    Une soirée populaire

    Comme l’explique Eric Sorek, Ici Provence a préparé « une programmation musicale populaire à destination du plus grand nombre ». En famille ou entre amis, pour les jeunes et les moins jeunes, des artistes de tous les horizons pour permettre à tout le monde de profiter. Le but du festival, « montrer le panel de ce que la programmation musicale d’Ici Provence propose » mais « surtout, de passer un bon moment ! »

    Le festival s’ouvre jeudi 4 avec un artiste local qui avait été révélé dans l’émission The Voice en 2024, Odem. Le chanteur corso-marseillais plongera le public dans son univers pop rock, mélangeant compositions personnelles et reprises de grands titres de la chanson française. La soirée continuera avec une figure du rock installée depuis près de 50 ans dans le paysage musical français, Jean-Louis Aubert, ex-leader emblématique de Téléphone.

    Les festivités continuent le vendredi 5 avec en ouverture Dany Brillant, artiste à succès depuis les années 90. En deuxième partie de soirée, DJ One-T remontera le temps pour proposer un set issu des années 2000. Le duo, composé de Thomas Pieds et Eddy Gronfier, mélange les ambiances entre musiques électroniques, pop et hip-hop. Le festival se terminera samedi 6 avec deux artistes féminines. C’est Sylveto qui ouvrira le bal, une artiste qui transforme les préoccupations du quotidien en chansons poétiques. Enfin, c’est Zaz qui fera la clôture des trois jours de festival. Depuis son titre à succès Je veux en 2010, Zaz a conquis le public qu’elle honore en offrant de véritables performances sur scène !

    Si les places sont gratuites, elles sont en revanche limitées. Le festival étant victime de son succès, l’office de tourisme a déjà écoulé ses stocks de places. Il est encore possible d’en obtenir par tirage au sort en écoutant Ici Provence. Un rendez-vous pour les amateurs de musique qui s’annonce bien dansant à La Ciotat !

    Port-Vieux, du 4 au 6 septembre,

    à partir de 20h30, écouter Ici Provence pour avoir une place.

  • Jean-Firmin Bardisa officialise sa candidature face au RN

    Jean-Firmin Bardisa officialise sa candidature face au RN

    Fin juin, Jean-Firmin Bardisa nous avait confié qu’il ferait part de ses intentions après l’été. C’est chose faite depuis ce lundi, jour où débute la période préélectorale. Sans surprise, l’actuel élu d’opposition (SE) annonce, dans un communiqué, « sa candidature » aux municipales des 15 et 22 mars. Avec l’objectif de déloger le maire RN, Joris Hébrard qui a annoncé en juin dans le bulletin municipal -non sans polémique- sa volonté de briguer un 3e mandat. « Je lance un appel solennel à toutes les bonnes volontés et toutes les énergies pour constituer une liste d’union », prône Jean-Firmin Bardisa, qui avait récolté 23,08% des voix en 2020 tandis qu’Hébrard était réélu au 1er tour (57,2%) et que deux listes DVD, Caroline Grelet Joly (14,55%) et Christophe Roux (5,18%) étaient aussi en lice.

    Bardisa, également vice-président du Grand Avignon, revendique son envie de conduire une liste d’unité, préalable indispensable pour déloger le RN alors que la majorité de Joris Hébrard n’est plus aussi solide qu’il y a 6 ans. Jean-Firmin Bardisa, dans son communiqué, ne manque pas de rappeler l’éphémère passage à l’Assemblée nationale de Joris Hébrard qui, « poussé par son ambition abandonne sa ville et trahit ses électeurs ». Un bref mandat d’à peine un an avant de se faire réélire maire « sans conviction » en mai 2023 avec 10 abstentions sur 27 dans sa majorité.

    « La municipalité a déçu beaucoup de citoyens par des promesses de campagne non tenues, après un certain immobilisme, voilà qu’on assiste à des travaux l’année précédant les élections financées par un montant d’emprunt record jamais égalé », cingle Jean-Firmin Bardisa, qui fait de « la sécurité pour tous, l’accompagnement des seniors et des jeunes, un vrai soutien aux associations et de la propreté » ses priorités. Des discussions ont démarré à gauche, avec Michel Lovera chef de file du PCF par exemple, et à droite avec Christophe Roux, investi par l’UDI.

  • Pavard, Palmieri, O’Riley et Aguerd en renfort

    Pavard, Palmieri, O’Riley et Aguerd en renfort

    Le dernier jour du mercato nous réserve toujours son lot de surprises. Surtout quand il s’agit de l’Olympique de Marseille. La direction phocéenne, qui a multiplié les pistes ces derniers jours afin de renforcer du mieux possible ses secteurs les plus fragilisés, a profité des dernières heures possibles de négociations pour signer quatre nouvelles recrues. Le défenseur italien Emerson Palmieri (31 ans) a été le premier à rejoindre officiellement les rangs de l’OM pour la somme d’un million d’euros, bonus compris, en provenance de West Ham. Son recrutement permet de renforcer le couloir gauche de la défense olympienne. Toujours dans un souci de consolider l’arrière-garde, le club phocéen a continué de faire son marché chez les Hammers et a convaincu Nayef Aguerd (29 ans) de s’envoler vers la cité phocéenne afin de parapher un contrat de cinq ans. L’OM a dû débourser 23 millions d’euros, plus bonus, pour s’attirer ses services. Si l’international marocain reste un défenseur de renom, complémentaire de Leonardo Balerdi grâce à une qualité technique et athlétique supérieure, son transfert est quand même risqué compte tenu du fait qu’il a connu un grand nombre de blessures dans sa carrière.

    Une nouvelle recrue a atterri à Marignane moins d’une demi-heure après Aguerd : Matt O’Riley. Le milieu de terrain danois, âgé de 24 ans, a été prêté à l’OM pour la somme de deux millions d’euros, plus d’éventuels bonus et une prise en charge de son salaire par le club phocéen, en provenance de Brighton & Hove Albion, le club qu’a dirigé précédemment Roberto De Zerbi. « J’ai beaucoup discuté au téléphone avec lui. On a la même vision du football. Mes coéquipiers à Brighton ne m’en ont dit que du bien », a souligné celui qui est désormais considéré comme le successeur d’Adrien Rabiot au poste de milieu offensif.

    Pavard au finish

    Avec Matt O’Riley, l’OM a égalisé son record de recrues en un mercato qui était de onze, établi par deux fois en 2022 et en 2024. Mais comme « les records sont faits pour être battus », la direction marseillaise se devait de frapper un grand coup. En quête d’un défenseur afin d’avoir une rotation solide, compte tenu d’un calendrier où les Olympiens vont régulièrement jouer deux fois par semaine, le club phocéen a trouvé un accord avec l’Inter Milan pour recruter Benjamin Pavard (29 ans). Au terme d’une transaction homologuée dans la demi-heure précédant la limite horaire, le champion du monde 2018 fait l’objet d’un prêt jusqu’en juin 2026 à hauteur de 2,5 millions d’euros avec une option d’achat de 15M d’euros non obligatoire. Une aubaine pour l’OM qui, par ailleurs, s’est débarrassé de Derek Cornelius (prêté avec une option d’achat aux Glasgow Rangers) et de Bamo Meité (prêté avec une OA à Lorient) au même moment. Y a plus qu’à.

    « J’ai beaucoup discuté avec De Zerbi. On a la même vision du football »

  • Adrien Rabiot fait définitivement ses adieux à l’OM

    Adrien Rabiot fait définitivement ses adieux à l’OM

    L’histoire entre Adrien Rabiot et l’Olympique de Marseille est désormais du passé. L’international français âgé de 30 ans s’est engagé pour quatre saisons avec le Milan AC, en ce dernier jour du mercato d’été. Un accord de principe entre l’ancien parisien et le club italien avait été trouvé la veille, quelques heures après la défaite des Marseillais à Lyon. Il a passé sa visite médicale lundi, depuis Clairefontaine, où il a rejoint les Bleus avant d’affronter l’Ukraine, vendredi, et l’Islande, mardi prochain, en vue des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Le départ de Rabiot, provoqué suite à son altercation avec Jonathan Rowe dans les vestiaires rennais lors de la 1ère journée de championnat, est assurément un coup dur pour l’OM, qui perd en crédibilité.

    Au-delà de perdre sportivement l’un de ses cadres qui a largement contribué à la qualification en Ligue des Champions, la pilule a également du mal à passer économiquement : la direction olympienne a été contrainte de le brader afin de ne pas le garder dans ses rangs et ainsi prendre le risque de le laisser partir libre à la fin de la saison. Son contrat dans la cité phocéenne se terminant en juin 2026, l’OM avait donc fixé son prix d’achat à 15 millions d’euros, mais a finalement cédé sur une offre des Rossoneri à 10 millions d’euros. Tout en sachant que Rabiot, qui avait consenti « de gros efforts salariaux » à son arrivée en Provence, va percevoir 30% de l’indemnité de transfert en contrepartie. Le club phocéen encaissera donc un chèque de 7 millions d’euros seulement dans la transaction avec le Milan AC, pour un joueur qui possède une valeur marchande quatre fois supérieure.

    Pourtant, le clan Rabiot recherchait en priorité un club qui dispute la Ligue des Champions. Il a finalement changé de position compte tenu du peu d’offres formulées. En rejoignant le club lombard, il devrait rapidement fêter ses retrouvailles avec un certain Jonathan Rowe, puisque l’Anglais a récemment signé à Bologne, pour cinq ans, contre 19,5 millions d’euros et que les deux clubs en question s’affronteront lors de la 3e journée de Serie A, le 14 septembre.