Author: tecnavia

  • Le salon des seniors de La Ciotat sait allier l’utile à l’agréable

    Le salon des seniors de La Ciotat sait allier l’utile à l’agréable

    « Le salon est un lieu où les seniors peuvent retrouver toutes les informations qui les concernent, délivrées par les services de la Ville, et des exposants. On met aussi en évidence des associations ciotadennes pour que les seniors découvrent leurs activités », présente Patricia Tudose, adjointe à la vie du Bel âge. Dans une ville qui compte près de 36% de plus de 60 ans, ce salon, où l’entrée est gratuite, qui propose aussi des ateliers a attiré l’an dernier 2 500 personnes. À la fois pratique et ludique, le salon est scindé en deux espaces.

    Initiation à l’escrime

    La salle Paul-Eluard réunira 60 exposants. Des acteurs institutionnels tels que le Centre communal d’action sociale (CCAS), la Maison des seniors, guichet unique créé par la Ville en 2016, la Maison du Bel âge ainsi que le pôle infos seniors « Garlaban-Calanques » tiendront des espaces dédiés pour orienter les familles. L’offre sera complétée par les associations. L’antenne ciotadenne de l’action coordination de lieux d’accueil aux personnes âgées (Aclap), par exemple, « s’occupe de personnes âgées isolées à domicile. Nous avons une vingtaine de bénévoles – et nous en recrutons – pour aller leur rendre visite, les accompagner dans leurs tâches administratives, les écouter, les distraire », explique une dame. Une asso de professionnels de santé libéraux se propose « de repérer les points d’alerte » en matière de santé chez les visiteurs du salon. Le Pôle animation s’installera salle St-Marceaux. Le 6 février de 10h à 12h, Georges Nagy animera un atelier de prévention en matière de vols (escroquerie par internet, vols par ruse…). De 16h à 18h, l’infatigable Caro (asso As de Caro) initiera le public à la danse en ligne. Le 7 février, de 10h à 12h, Maxime Schneider fera découvrir l’escrime aux seniors (club de Gémenos). De 14h à 18h, découverte du jeu de poker, par une asso ciotadenne.

  • Le nouveau robot chirurgical Da Vinci Xi arrive à l’hôpital de Martigues

    Le nouveau robot chirurgical Da Vinci Xi arrive à l’hôpital de Martigues

    Dans le bloc opératoire de l’hôpital de Martigues, la science n’est plus fiction. Au-dessus de la table d’opération, quatre bras articulés se déploient, équipés d’une caméra endoscopique, d’un bistouri ou d’une petite pince. Un morceau de tissu inaugural est saisi, patiemment découpé par la lame miniature manipulée dans un espace équivalent à celui d’une balle de tennis. Sur des écrans, le retour de la caméra permet de voir cet exercice ainsi que celui de manipulation de petits élastiques sur une surface d’entraînement en plastique. De l’autre côté de la salle, le docteur Harry Toledano manipule les commandes grâce à un viseur en trois dimensions, assis « de manière ergonomique » face à la console du robot Da Vinci Xi, de l’entreprise Intuitive Surgical.

    C’est un « game changer » pour le chirurgien urologue, comprendre un changement de donne, dans le traitement de tous types de cancers, de la chirurgie fonctionnelle ou de l’obésité. « On réduit la durée de prise en charge, il y a moins de complications, de saignements, d’infections et une récupération beaucoup plus rapide. » Le médecin illustre : « Là où il y avait de grandes cicatrices auparavant, on a maintenant des petits orifices d’un centimètre. ».

    L’humain n’est pas pour autant remplacé. « Ça ne signifie pas moins de personnel car nous sommes très attachés à l’hôpital public et à la qualité des soins pour nos patients », insiste le Dr Toledano, et parle même d’un « outil indispensable pour l’attractivité du 3e hôpital des Bouches-du-Rhône, sans lequel nous n’aurions pas pu renouveler notre pool de chirurgiens », estime-t-il.

    Un symbole de modernité

    Le sentiment de fierté habite les participants à cette démonstration. C’est le cas du Dr Luigi, président de la communauté médicale d’établissement de l’hôpital : « Je suis fier de ce symbole de modernité pour le bloc opératoire, qui voit 4 500 interventions par an. » « Quand on va au bloc on confie son corps et sa santé à l’équipe médicale, et pas juste à ce robot », rappelle-t-il.

    L’urgentiste pointe d’ailleurs un « paradoxe dans tous les hôpitaux de France, qui sont en déficit ». Car à près de 2 millions d’euros le système robotisé, sans compter les travaux d’aménagement nécessaire pour soutenir son poids pachydermique, c’est un investissement. Stéphane Luigi replace le contexte du « plan d’efficience et des économies qui nous sont demandées » et présente le robot comme un moyen d’y participer.

    Mais comme le rappelle le directeur Loïc Mondoloni, « ce n’est pas une folie » mais une réponse au « défi d’accompagner l’innovation et l’énergie de nos équipes ». Tout comme le défi de l’« attractivité pour faire tourner cet équipement » se pose avec « des chirurgiens libéraux qui pourront venir exercer » ainsi que ceux de l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) pour lesquels « une convention de partenariat sera bientôt établie », dans le cadre d’« un projet universitaire territorial ».

    « Un rêve qui se réalise » pour le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux, insistant sur sa volonté d’avoir « le meilleur et l’égalité pour tous dans le droit à la santé et à se soigner ». L’édile considère le robot comme « un premier pas à d’autres compléments », au regard de l’extension immobilière et du conflit social à l’hôpital.

  • Le Rove : la brousse AOP est enfin de retour !

    Le Rove : la brousse AOP est enfin de retour !

    Après trois mois de pause, de la fin octobre à la fin janvier, la brousse du Rove AOP signe son grand retour. Une période dite « creuse », nécessaire au respect du cycle naturel du troupeau, marquée notamment par les mises bas de la mi-janvier. Cette année encore, de nombreux cabris sont nés à la bergerie de la Varune, nichée au cœur du massif du Rove.

    À cette occasion symbolique, le maire de la commune s’est rendu sur place, au moment de la traite, afin de souhaiter une excellente saison aux bergers-producteurs Franck, Marc et Rafael Gouiran. « C’est une tradition locale, et c’est pourquoi il était important d’être ici aujourd’hui pour marquer ce moment essentiel pour nos amis éleveurs, que nous soutenons tout au long de l’année. Nous leur souhaitons une saison pleine et riche en événements », confie l’édile du Rove.

    Âgés de 43 et 40 ans, Franck et Marc Gouiran exercent leur métier dans le respect d’une tradition pastorale ancestrale au service du consommateur. Ils perpétuent ainsi l’héritage de leur famille (André, Marie-Ange, Gilbert, Gabrielle….), comme de nombreuses familles rovenaines.

    À la ferme, le travail est quotidien et sans relâche. La traite, assurée sept jours sur sept, dès 4h30 le matin puis le soir, représente à elle seule près de 35 heures de travail hebdomadaire. Le troupeau, fort de près de 400 têtes, est conduit toute l’année dans les collines classées du Rove – près de 2 000 hectares – par les bergers et la bergère Lison. Une alimentation naturelle qui confère aux brousses et fromageons ce goût délicatement parfumé de garrigue.

    Pour rappel, la brousse du Rove, fabriquée exclusivement à partir du lait de chèvre de la race du Rove, bénéficie depuis 2018 de l’Appellation d’origine contrôlée (AOC), devenue Appellation d’origine protégée (AOP) en 2021. Cette reconnaissance est l’aboutissement de onze années de combat menées auprès de l’Inao par les producteurs du département, avec à leur tête la famille Gouiran, et avec le soutien actif de la municipalité du Rove. Ils sont aujourd’hui huit producteurs à porter fièrement cette AOP.

    Infos pratiques Fromagerie Gouiran – 17, rue Adrien Isnardon, Le Rove

    Les 9 producteurs de brousse du Rove AOP dans les Bouches-du-Rhône sont : François Borel, La Roque-d’Anthéron ; Laurence Chaullier, Meyreuil ; Natacha Duverdier, Les Baux-de-Provence ;Bastien Falcot, Cuges-les-Pins ; Franck et Marc Gouiran, Le Rove ; Jean-Pierre Hueso, Salon-de-Provence ; Eric Prioré, Septemes les Vallons ; Bernard Thoron, St-Julien-les-Martigues ; Isabelle Boggio-Pola, Grambois

  • Place Bargemon, encore un platane à abattre

    Place Bargemon, encore un platane à abattre

    La Métropole doit procéder à l’abattage d’un nouveau platane atteint de la maladie du chancre coloré sur le haut de la place Villeneuve Bargemon. Après l’élimination ces dernières années de quatre sujets malades, l’esplanade de l’hôtel Daviel (MH) fait triste mine en dépit de jardinières posées. L’organisme sanitaire Fredon avait préconisé d’abattre préventivement les deux derniers sujets, considérant les soudures racinaires entre eux, mais l’Architecte des bâtiments de France s’y est refusé sur cette place à valeur historique et architecturale. « Le platane encore vivant sera conservé et soigné aussi longtemps que possible. Les arbres à planter seront des sujets devenant de haute tige, le choix est laissé à l’appréciation des services de la Métropole en accord avec les services arboricoles de la Ville », a-t-il exigé.

    Quelles espèces choisir pour cette dalle en béton armé ? Régulièrement interpellé par des collectifs citoyens et l’association Sites & Monuments, la Ville a exigé de la Métropole d’être associée. « Dans le cadre des échanges avec la Métropole et afin de répondre aux enjeux de diversification végétale et de préservation des infrastructures, nous avons préconisé deux micocouliers de Provence et deux chênes lombards » explique Nassera Benmarnia, l’adjointe au maire en charge des espaces verts, des parcs et jardins, du retour de la nature en ville. Ces choix viennent d’être validés dans une déclaration préalable modificative, formalité à laquelle s’est soumise la Métropole suite à un rappel à la loi de l’ABF.

    Pour la direction de la nature en ville, « la plantation de deux espèces distinctes permet de limiter les risques sanitaires liés à une attaque de pathogènes et de ravageurs en évitant la monoculture et la perte potentielle de l’ensemble des arbres. Les essences ont été sélectionnées pour leur système racinaire non invasif réduisant les risques de dégradation des structures souterraines présentes sous la place ».

    Car le choix en arbre de haute tige est restreint du fait des problèmes d’infiltration d’eau sous la dalle, le pavillon Daviel étant relié sous terre à l’hémicycle du conseil municipal. De grands travaux d’étanchéité de la dalle sont prévus. Le cèdre du Liban, le tilleul argenté ou le Sophora du Japon ont été jugés inadaptés au site.

  • Aix-Marseille : des suppressions de postes de profs par dizaines dans toute l’académie

    Aix-Marseille : des suppressions de postes de profs par dizaines dans toute l’académie

    Les syndicats des enseignants et des personnels de l’Éducation nationale dans l’académie d’Aix-Marseille ne décolèrent pas.

    Du côté de l’académie, et donc du ministère de l’Éducation nationale, le calcul est simple : le nombre d’élèves scolarisés est en baisse : près de 4 600 élèves en moins dans les écoles primaires : 36 postes en moins dans quatre départements de l’académie (Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Bouches-du-Rhône et Vaucluse). Même tendance et même résultat pour le second degré, en collège et lycée : 883 élèves en moins globalement, 40 emplois supprimés. Du côté de l’administration, cette « forte baisse des effectifs » va de pair avec « l’augmentation des moyens d’enseignement » depuis 2020. Les dispositions pour cette rentrée permettraient, toujours selon les documents officiels de l’Académie que La Marseillaise a pu consulter, une « convergence des taux d’encadrement par types d’établissements par rapport aux ratios nationaux ».

    Effectivement, « l’académie a un niveau d’encadrement bien inférieur à la moyenne nationale », confirme Charlotte Bourgougnon, enseignante et cosecrétaire départementale du SNUipp-FSU des Bouches-du-Rhône. « Cette baisse des effectifs aurait pu nous permettre d’améliorer les conditions d’enseignement, mais au contraire, ces suppressions vont encore plus les affaiblir. Elles vont notamment toucher les remplacements, les enseignements spécialisés, et les établissements des quartiers prioritaires », détaille-t-elle. « Cela va être encore plus difficile voire impossible de dédoubler les classes » dans ces établissements, poursuit Françoise Julia, représentante CGT. Alors que le nombre de ces établissements devrait être à la hausse, théoriquement. « C’est un budget de guerre contre l’Éducation nationale ! », résume Tanguy Langlet, délégué des enseignants FO du Vaucluse, qui a claqué la porte de cette réunion. « Ces suppressions résultent d’un véritable choix politique. L’Éducation n’est clairement pas une priorité pour ce gouvernement ! », dénonce-t-il. Les syndicats ne comptent pas en rester là.

  • La violence déborde au collège Malraux à Marseille

    La violence déborde au collège Malraux à Marseille

    Mardi, l’AED intervient pour séparer une bagarre. Bousculée, elle tombe à terre et se fait piétiner par « le moulon ». En langage d’ado, un attroupement d’élèves, « un jeu sur les réseaux », précise un collégien, encore choqué. En début d’année un surveillant avait déjà subi une agression similaire. Il n’a pas été remplacé et ils ne sont à ce jour plus que huit dans cet établissement de 935 élèves qui n’est pas en zone prioritaire.

    Des faits de violence extrêmement alarmants que les parents et les personnels du collège ont dénoncés jeudi lors d’une grève et d’un rassemblement devant l’établissement du 13e. Dans le rassemblement organisé devant les grilles de Malraux, une élève de 5e confie : « Moi, ça va, j’ai la chance, et la malchance, de connaître un de ceux qui sèment le trouble, mais ceux qui sont plus isolés ont peur, alors il y a l’effet de groupe. » Déjà 16 élèves sont convoqués en conseil de discipline. Un père réagit également : « Ils ont entre dix et quinze ans et provoquent des bagarres de rue à l’école. Et ça n’a rien à voir avec le milieu social. »

    L’enveloppe est vide

    Les parents sont déroutés. Car ce n’est pas le seul établissement en proie à de telles dérives. « Le jour où c’est arrivé, il y a eu des déclenchements d’alarme dans plusieurs collèges, c’est comme si tout ça était organisé. Et ils font des vidéos, fascinés par les réseaux sociaux », s’épouvante une maman. Comme dans une mauvaise série, « c’est le manque d’adultes qui a permis une prise de pouvoir par des ados ! », accuse une autre.

    « On a des classes gonflées à 32 élèves, la pause méridienne, avec 800 demi-pensionnaires, est ingérable », dénonce Séverine Vernet, professeure, élue au conseil d’administration et représentante des personnels pour le Snes-FSU. Elle souligne aussi le manque d’accompagnement en termes de santé mentale. Une seule infirmière reçoit jusqu’à 50 passages par jour. « On a une super équipe éducative, c’est un bon collège, confirme Christelle Sanchez, de l’association MPE 13, mais ça fait presque 5 ans que l’établissement dépasse sa capacité maximum. » Une construction nouvelle est bien prévue dans le secteur, mais elle arrive en remplacement du collège Mallarmé.

    Face à cette montée en puissance, des parents d’élèves et enseignants réclament des effectifs depuis plusieurs années. Ainsi que la construction d’un nouvel établissement dans ce secteur où la pression immobilière est intense. En témoignent les résidences neuves et les grues qui s’activent alentour. « On ne peut pas pousser les murs. C’est la troisième fois cette année que la violence éclate au sein du collège et on n’a pas de réponses pour des effectifs suffisants, sinon que l’enveloppe est vide », déplore la représentante syndicale reçue avec les instances représentatives mercredi en audience au rectorat.

    En 2024, une agression au couteau d’une élève sur un enseignant avait déjà secoué le collège. Contactée, l’inspection académique n’a pas donné suite.

  • Les travailleuses sociales en quête de reconnaissance à Marseille

    Les travailleuses sociales en quête de reconnaissance à Marseille

    « Ce mouvement est inédit. » Ce jeudi, devant la préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille, les travailleuses sociales de la région mettent les bouchées doubles pour se faire entendre des pouvoirs publics. La sono du camion de la CGT pousse les décibels à fond et elles redoublent de slogans autour d’une demande unanime : « La reconnaissance de nos métiers. »

    La mobilisation est en effet inédite à plusieurs titres. D’abord, elle rassemble des assistantes sociales, éducateurs spécialisés ou conseillers de plusieurs organismes sociaux, des caisses d’allocations familiales (CAF), des caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) et des mutualités sociales agricoles (MSA). Ensuite, car elle est à l’initiative « des agents » réunis en collectifs pour une grève nationale, appuyée par les syndicats, CGT et FO localement. Enfin, puisque « le mouvement est particulièrement bien suivi avec des services en grève à 100% », comme le résume Béatriz Marques, responsable régionale de la fédération CGT des organismes sociaux. Il faut dire que les travailleuses sociales ont de quoi revendiquer. « Elles ont des Bac+3, mais sont reconnues comme des Bac+2 dans la classification professionnelle, ça a un impact négatif sur le niveau de rémunération qui ne correspond pas à leur diplôme », explique la syndicaliste.

    Des centaines d’euros de manque à gagner

    Selon les calculs syndicaux, le manque à gagner de cette mauvaise reconnaissance dépasse les 600 euros mensuels, a minima, en comparaison avec des travailleurs sociaux de collectivités territoriales. « On a une différence de presque 1 000 euros avec nos homologues de la fonction publique territoriale ou hospitalière pour une ancienneté similaire », abonde Isabelle Becchere, secrétaire générale de la CGT cadres et employés à la Carsat Sud-Est. De quoi pointer « un double discours » : « D’un côté, on nous dit que les travailleurs sociaux sont l’entrée essentielle dans la vie sociale pour les assurés précaires. Mais de l’autre, les budgets sont réduits. » Et surtout, c’est l’illustration d’un manque global de reconnaissance de leur métier. L’exemple de la « prime Ségur », résume à leurs yeux le manque de considération auxquelles elles font face. « Elle a été étendue aux métiers du social et du médicosocial suite à la deuxième version du Ségur. Mais les travailleurs sociaux de nos organismes en sont exclus », pointe Adeline Constantino, assistante sociale et représentante de la CGT CAF 13. Une situation ubuesque alors que des travailleurs sociaux de certaines collectivités y ont droit. « Il y a une fin de non-recevoir de nos ministères de tutelles pour nous y inclure », rajoute Sabrina Jorda, toujours pour la CGT CAF 13.

    Forcément, le refus de la revalorisation unanimement demandée est vécu comme « une injustice ». « On fait pas un métier anodin, on a des missions difficiles avec de l’épuisement professionnel », insiste Florence, du service social de la Carsat d’Aubagne. Sabrina Jorda conclut : « Au-delà de nous et de nos salaires, c’est une question de choix de société. Au travers du manque de reconnaissance de nos métiers et du manque de reconnaissance, c’est la rupture avec le système de solidarité voulu par le Conseil national de la Résistance dont sont issus nos organismes. »

  • Avec son programme, Olivier Galzi sécurise sa droite à Avignon

    Avec son programme, Olivier Galzi sécurise sa droite à Avignon

    Un petit film de présentation montre une belle carte postale d’Avignon, avec du monde dans les rues, de l’activité partout. Une vidéo diffusée ce jeudi soir, en ouverture de la présentation du programme du candidat DVD Olivier Galzi, à la salle de la Scala, archi comble avec quelque 700 personnes. Pourtant, à peine monté sur scène, l’ex-journaliste TV décline son antienne du déclin : « Avignon n’est plus assez sûre, propre, fluide, ambitieuse, attractive. »

    Une rhétorique déjà distillée à la mi-novembre, lors de sa première réunion publique, où il avait déjà insisté sur ce triptyque sécurité-propreté-circulation. La présentation globale du projet permet aussi de « mettre les points sur les i ». Se définissant comme le seul candidat en lice à n’avoir jamais été encarté, Olivier Galzi redit son opposition farouche à ne pas vouloir du soutien de Renaissance et de leur « chef de file [Julien Paudoie] qui ne sera pas dans mes équipes ». Il conserve toutefois le soutien de l’UDI ou d’Horizons et n’a pas démenti pencher à droite.

    Il glisse aussi quelques amabilités à ses concurrents sans les nommer : « Des héritiers qui réclament le trône, mais pas le bilan » [David Fournier, PS], « les vendeurs de rêve venus de Rognonas » [Stéphan Fiori, DVD], « les extrêmes qui surfent sur les colères mais n’apportent aucune solution » [Anne-Sophie Rigault, RN et Mathilde Louvain, LFI]. Sur le volet sécurité, abordé en premier, Olivier Galzi égratigne « la volonté politique » qui aurait manqué à la majorité sortante.

    Croire encore à la LEO

    Incognito dans la salle, venue « en observatrice mais pas en soutien », Catherine Gay a dû rire jaune. Celle qui fut adjointe à la sécurité durant ce mandat s’est vu retirer la délégation par la maire il y a quelques mois… Davantage de policiers sur le terrain et de caméras dites intelligentes, bouton d’alerte, tasers sont évoqués. Redisant sa volonté de prendre la présidence du Grand Avignon, Olivier Galzi souhaite ainsi mieux coordonner les actions de propreté entre Ville et agglo. Tout en « récompensant » les agents qui travaillent et « sanctionnant » ceux « qui nuisent au service ». Enfin, sur la circulation, le candidat veut encore croire à la liaison est-ouest (LEO) telle qu’imaginée en « mettant la pression pour récupérer les fonds ». Sans surprise, il veut revoir « massivement le plan Faubourgs », ou privilégie le bus à haut niveau de service vers Agroparc plutôt que le tramway.

    Le reste des thématiques est ensuite balayé plus rapidement. Santé (bus santé dans les quartiers), attractivité (animations toute l’année comme un rendez-vous médiéval), culture (fin de la gratuité des musées pour les non-Avignonnais, mieux mailler entre eux les musées), éducation (revenir à la semaine des 4 jours à la rentrée 2027, créer 150 places en crèches), logement (aider les classes moyennes à accéder à la propriété, lutter contre la vacance). Des mesures promises sans hausse d’impôts. Le social ? Pas un mot. Le terme pauvreté n’a pas été prononcé, ni ne figure dans le programme. Curieux dans une ville où plus de 30% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Sans étiquette peut-être, mais pas sans boussole.

  • À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie

    À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie

    Seul élu de gauche au conseil municipal depuis 2020, Jean-Pierre Meyer se veut combatif. La tête de liste de « Renouveau pour Sanary » s’est entouré d’une équipe renouvelée de moitié pour mener son second combat municipal. On y retrouve des militants PCF, PS, et Écologistes, et des citoyens non encartés, avec, en seconde position, Patricia Gonzalez, déjà de l’aventure en 2020. « On a aussi placé de jeunes éléments en début de liste, pour l’avenir, analyse Jean-Pierre Meyer. Mais il est compliqué pour une personne qui travaille de participer à une campagne. Dans notre volonté de mixité sociale, et donc d’équilibre générationnel, c’est un combat à mener. »

    Tel qu’il s’est évertué à le faire durant ses années passées au conseil municipal, le candidat communiste prône le fait d’être « force de propositions, de partager nos projets et d’avancer à visage découvert », car avec « les municipales, il y a l’enjeu des sénatoriales. Il faut être clairs sur qui nous sommes ». Mais aussi « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune. Il ne faut pas s’opposer à tout parce qu’on est dans l’opposition », martèle-t-il. Il rappelle ainsi que « le bon sens l’a emporté » à travers ses propositions liées à la ligne de bus 83 ou à la préservation des oiseaux face aux projets immobiliers, malgré sa minorité au conseil municipal. Une notion qu’il espère faire valoir pour un retour à une gestion communale de l’eau : « Je ne pense pas que le contrat ait été mal négocié, mais mal rapporté, car on n’a retenu qu’une hypothèse, celle de la DSP », affirme-t-il.

    La primauté des élections communautaires

    Jean-Pierre Meyer a ensuite parlé de son programme, que sa liste « défendra, quel que soit le résultat des élections ». Parmi les grandes lignes : logement, mobilité, sécurité/tranquillité, services publics locaux, santé, jeunes et seniors, sport et culture, commerce, tourisme, artisanat et citoyenneté. Sur cette dernière notion, l’élu appelle à l’engagement. « La politique ne vous oublie jamais, que vous votiez ou pas. Quand vous ne le faites pas, les autres choisissent à votre place. Nous voulons multiplier les efforts en ce sens et on devrait commencer dès l’école », clame-t-il.

    Pour le candidat, l’élection la plus importante est celle du conseil communautaire, qui découle des municipales. « Le logement, l’eau, ce sont la communauté d’Agglomération Sud Sainte-Baume. Des élus sanaryens y siègent, dont certains de l’opposition qui disent militer pour la transparence, mais ont discuté de la DSP de l’eau en silence. Alors que le devoir d’un élu est de prévenir la population de l’importance d’un tel sujet », dénonce Jean-Pierre Meyer.

  • À La Garde, la gauche en meeting avec Julia Peironet Bremond

    À La Garde, la gauche en meeting avec Julia Peironet Bremond

    « Il est temps de sortir de l’immobilisme », a lancé Julia Peironet-Bremond à la tribune. La première charge est d’ailleurs adressée à l’ancien maire de la commune et toujours 1er adjoint, Jean-Louis Masson. L’occasion pour la tête de liste d’« Unis pour La Garde » de rappeler la condamnation du président du conseil départemental et du parti LR dans le Var à une amende de 15 000 euros pour prise illégale d’intérêts dans le cadre de son mandat de premier magistrat de la ville. L’actuel directeur de campagne de la maire sortante Hélène Arnaud-Bill, encore une casquette, serait d’ailleurs toujours aux manettes de la commune.

    La candidate du rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyens a précisé également l’importance stratégique de ce territoire électoral dans l’aire toulonnaise, où l’extrême droite a enregistré des scores élevés lors des derniers scrutins.

    « Prendre soin »

    Sur les principales orientations de son projet municipal, Julia Peironet-Bremond a développé les thèmes concernant la sécurité et la tranquillité publique, la prévention des risques, le cadre de vie, la santé, les solidarités, mais aussi la baisse du taux des impôts locaux. « Prendre soin des habitants, du quotidien et de l’avenir collectif, c’est le sens de notre engagement municipal », déclare l’infirmière libérale.

    Une approche qui irrigue, poursuit-elle, l’ensemble du projet présenté, fondé sur la proximité, l’écoute et la responsabilité publique. Elle propose, entre autres, la création d’une police municipale de nuit, le renforcement de la présence humaine sur le terrain et la modernisation des outils de vidéoprotection. La tête de liste a également mis en avant les actions à développer en matière de prévention des risques, notamment face aux inondations, grâce à une politique d’anticipation et d’entretien renforcé.

    Concernant la propreté et le cadre de vie, la candidate promet une organisation municipale plus réactive et « un traitement équitable de l’ensemble des quartiers ». On relève également, en matière de santé et de solidarité, « la création d’une mutuelle municipale accessible à tous », sans coût supplémentaire pour la commune.

    Pression fiscale « trop forte »

    Le programme répond aussi à l’urgence climatique par une « transition écologique concrète, fondée sur la végétalisation, la lutte contre les îlots de chaleur et la protection du patrimoine naturel ». Avec une mobilité et un aménagement urbain pensés à l’échelle des quartiers, dans une logique de concertation et de respect du cadre de vie.

    La candidate progressiste a également précisé sa position sur les finances communales : « La pression fiscale est aujourd’hui trop forte à La Garde. Nous nous engageons à une baisse tendancielle des impôts locaux sur la durée du mandat, dans le cadre d’une gestion responsable et transparente. »

    L’objectif affiché étant de rapprocher progressivement la fiscalité locale de la moyenne des communes de la Métropole, tout en préservant la capacité d’investissement de la Ville. Tout un programme.