Author: tecnavia

  • Supporters sous étroite surveillance à Madrid

    Supporters sous étroite surveillance à Madrid

    Comment faire pour encadrer des groupes qui vont venir en bus, avions, trains et même voitures ?

    C’est cette équation que doivent résoudre les forces de l’ordre espagnoles, en amont d’un match Real – OM classé à risque dès l’annonce du tirage au sort. Afin de prévenir d’éventuels débordements, le club marseillais a participé à diverses rencontres, avec les groupes de supporters, mais aussi avec les autorités espagnoles.

    Ce retour à Madrid ravive de très mauvais souvenirs. Le 1er octobre 2008, l’avant-match Atlético – OM avait dégénéré. La police avait chargé les supporters olympiens aux abords et dans le stade Vicente Calderon. Ce qui avait motivé l’attaque : la banderole du Commando Ultra, dont l’emblème évoque une tête de mort, interdite dans les enceintes espagnoles.

    À l’issue de violentes interventions, dans lesquelles le président Pape Diouf avait échappé de peu à un matraquage en règle, un supporter membre des Ultras avait été interpellé et incarcéré deux mois en Espagne, avant de poursuivre sa détention à Luynes.

    Centre-ville interdit

    Depuis, l’OM a effectué d’autres déplacements en Espagne. Notamment à Madrid, mais face au Real un an après le sinistre duel contre l’Atlético. Ce retour dans la capitale espagnole va donc se faire sous étroite surveillance. La police a demandé des photos des tifos prévus. Il est conseillé aux supporters marseillais d’éviter de se déplacer en groupes dans le centre de Madrid, et de se montrer discrets. Afin d’éviter au maximum les contacts avec les supporters madrilènes, qu’ils soient du Real ou de l’Atlético, un lieu de rassemblement sécurisé va être mis en place, où seront invités à se regrouper les fans olympiens avant de se rendre en cortège au stade. Les billets seront nominatifs et des contrôles d’identité seront effectués en amont de la rencontre.

  • L’indispensable succès sans bavures contre Lorient

    L’indispensable succès sans bavures contre Lorient

    Gagner son match 4 – 0, quatre jours avant d’aller défier l’ogre madrilène, c’était la meilleure des façons pour l’OM de se préparer.

    Même si le duel face à Lorient a laissé quelques traces. Roberto De Zerbi a tenu à rassurer concernant Benjamin Pavard et Nayef Aguerd. Le champion du monde a souffert de crampes, et pour le Marocain, « ça va » a indiqué l’entraîneur olympien, sans plus de précision.

    Plus préoccupante est la sortie, avant la pause d’Amine Gouiri. Victime d’un choc violent avec le défenseur breton Bamo Meïté, l’attaquant se plaint de la clavicule. Il a passé des examens médicaux dans le week-end et Roberto De Zerbi attend d’en avoir les résultats pour l’intégrer au groupe qui se rendra à Madrid, ce lundi après l’entraînement à la Commanderie.

    À propos de la prestation de son équipe, qui « a très bien joué à tous points de vue, la pression, la vitesse. » Il note aussi que « nous avons eu beaucoup d’occasions de but ». Il a surtout apprécié le comportement de ses dernières recrues, qui ont toutes pu participer au festival offensif face aux Merlus.

    Il a notamment testé une nouvelle ligne défensive. Et l’association Aguerd – Pavard a montré une belle complicité et une certaine solidité, qui demande à être vue face à un adversaire plus coriace que le promu breton.

    Après les ratés des trois premières journées, Roberto De Zerbi estimant que la victoire contre le Paris FC ne compensait pas les fiascos de Rennes et Lyon, l’Italien a enfin vu quelque chose d’intéressant. « Dommage que ce soit déjà la quatrième journée » a-t-il soupiré. Avant Madrid et le PSG, rendre une copie propre contre Lorient était donc indispensable.

  • Les Toulonnais enchaînent un deuxième succès de rang

    Les Toulonnais enchaînent un deuxième succès de rang

    Dans la lignée des confrontations de la saison passée, Pierre Mignoni, l’entraîneur du RC Toulon, avait prédit « un match compliqué » contre les Castrais. Et il faut reconnaître qu’il a une nouvelle fois vu juste. Ses protégés ont dû s’employer samedi soir, à l’occasion de leur retour devant leurs supporters à Mayol, pour repartir victorieux (16-12) dans cette deuxième journée de Top 14.

    « Castres est une bonne équipe qui est difficile à jouer, souligne Sergio Parisse, l’entraîneur de la touche varoise. Ce soir, on s’attendait à voir cette équipe de Castres réagir suite à leur défaite concédée à domicile contre Pau. Et ils ont lutté pour la victoire jusqu’à la dernière minute. Bravo à eux. Pour nous, c’est un match gagné, on va le prendre. Mais dans le contenu, il y a beaucoup de choses à revoir », ajoute-t-il, en faisant notamment référence à un jeu au pied qui manquait de maîtrise, avec des coups de pied trop souvent mal ajustés. « On n’a pas osé sur des turnovers, garder le ballon, on s’est débarrassé trop tôt du ballon. Puis, nous n’avons jamais eu le contrôle en première mi-temps. On a été trop fébriles, même en deuxième mi-temps, avec beaucoup d’erreurs. Le match a été très serré jusqu’à la fin. On défend très bien un ballon porté à cinq mètres de notre ligne. On a été très solidaires. Donc même sans faire un grand match, nous avons été solidaires jusqu’à la fin », note l’ancien international italien aux 142 sélections.

    Dréan (encore) en sauveur

    Avec des actions de jeu qui n’ont jamais pu aboutir pour les deux équipes en première période, où seuls les buteurs ont pu faire parler leur talent au pied, à l’image d’un Marius Domon serein dans l’exercice, la différence dans cette rencontre s’est faite grâce au seul essai inscrit de la partie. Doté d’une vitesse de pointe phénoménale, l’ailier toulonnais Gaël Dréan a une nouvelle fois épargné son équipe d’une défaite amère. « C’est un lancement sur mêlée. On va chercher l’extérieur car on n’avait pas beaucoup attaqué. On a une occasion avant que l’on cafouille et là on arrive à aller à l’extérieur. C’est bien que l’on marque en première main, ça fait plaisir », se réjouit le Breton de 24 ans, qui a joué les rôles de sauveur à quelques reprises la saison passée. « L’essai de Gaël nous fait énormément de bien. C’est un essai en première main après une mêlée. Il bat trois ou quatre défenseurs. Il nous fait énormément de bien cet essai », surenchérit Sergio Parisse. Mais, aux yeux du héros de la soirée, acclamé comme il se doit au moment d’aplatir le cuir à l’heure de jeu, son exploit individuel n’efface pas la prestation collective mitigée.

    « On est quand même frustrés de la copie rendue ce soir, martèle Dréan. On sait que Castres n’est pas une équipe facile à manœuvrer. Mais on a beaucoup de choses à corriger d’autant plus que l’on va recevoir La Rochelle, le soir encore (samedi 20 septembre, à 21h). Ce sera pareil, sur un terrain humide. Il va falloir faire mieux. » Tout est dit.

  • L’OM salue l’arrivée des « Marseillaises »

    L’OM salue l’arrivée des « Marseillaises »

    Comme l’a fait Lyon récemment en créant les Lyonnes, l’équipe féminine de l’OM a désormais son identité propre.

    Terminé l’OM Féminines, et bienvenue aux « Marseillaises ». « Nous avions eu l’idée bien avant les Lyonnais, mais il nous a fallu un peu plus de temps pour concrétiser ce qui constitue une vraie volonté de développer la section féminine au sein de l’OM », explique Stefano Petruzzo.

    La remontée en Ligue 1 a été le vecteur de cette métamorphose. Et cette identité nouvelle « est une valeur ajoutée qui permet de mieux identifier nos équipes féminines » poursuit le directeur général de la section féminine de l’OM. C’est aussi un clin d’œil à la symbolique marseillaise, est la planche d’appel pour poursuivre le développement du football féminin en faisant de Marseille un pôle d’attraction.

    Ces « Marseillaises », qui ont été présentées officiellement avant la rencontre de Ligue 1 OM – Lorient, vendredi, ont déjà plusieurs cordes à leur arc. Outre l’équipe une, en élite senior, « nous avons une réserve que nous aimerions voir accéder rapidement en troisième division, et nos U19 ont de très bons résultats » détaille Stefano Petruzzo.

    À terme, un centre de formation va voir le jour. « Il y a beaucoup de talents dans la région. C’est à nous de proposer les structures pour les retenir afin d’alimenter notre filière » continue le dirigeant. En précisant que « Franck McCourt et Pablo Longoria ainsi que l’ensemble de la direction du club sont d’accord pour ces investissements ».

    Installation à Martigues

    Avec le retour en Ligue 1, la question des structures, notamment du stade, est redevenue cruciale. De par sa configuration, l’OM Campus n’est pas adapté pour l’organisation de rencontres de haut niveau. Évoluer au Vélodrome, « ce sera possible sur quelques matches. Nous sommes en train de finaliser les choses » confesse Stefano Petruzzo. Il se murmure ainsi que « Les Marseillaises » recevraient les Lyonnes et le PSG dans le jardin de l’OM.

    Toutefois, après plusieurs semaines de discussions, un accord a été trouvé afin que les coéquipières de Tess Laplacette s’installent au stade Francis Turcan de Martigues. « C’est la jauge idéale, avec 8 000 places, des possibilités d’hospitalité, d’animations et assurer le confort des supporters » souligne le dirigeant olympien.

    Ce déménagement dans le fief du FC Martigues est une solution à moyen terme, le temps de trouver une option sur Marseille. Le club réfléchit également à mettre en place des facilités de déplacement pour ses supporters qui voudront se rendre dans la Venise provençale.

    Ayant désormais trouvé leur maison, Les Marseillaises donnent rendez-vous pour la première à domicile. Ce sera le vendredi 19 septembre, à 21 heures, face au Havre. Elles enchaîneront sur la réception de Fleury, le samedi 27 septembre à 17 heures.

  • Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Peut-on encore être surpris par une victoire du Cercle des nageurs de Marseille lorsqu’elle se produit dans le championnat national ? Pour leur premier match de la saison, les poloïstes phocéens ont aisément disposé de leurs voisins niçois (22-7), samedi après-midi au bassin Pierre-Garsau. « J’étais très content de l’état d’esprit de mes joueurs », souligne Milos Scepanovic, entraîneur du CNM. « On a produit un rythme de haut niveau, avec un pressing défensif maîtrisé. Au-delà de la différence de qualité individuelle entre nos joueurs et ceux de Nice, l’engagement collectif de l’équipe a fait la différence », ajoute-t-il, quelques jours après être rentré de leur voyage en Californie, où ils ont participé à un stage de préparation de luxe au sein de l’Université de Berkeley.

    Nouvelle saison, même ambition européenne

    « Ça nous a permis d’apprendre à mieux se connaître les uns les autres », note le technicien monténégrin qui compte cinq nouveaux joueurs dans son effectif. Lorris Canovas, Radomir Drasovic, Bilal Gbadamassi, Efstathios Kalogeropoulos et Adam Nagy ont fait leurs grands débuts sous le bonnet marseillais. « J’espère que ces recrues de talent et d’expérience, associées à celles de nos joueurs cadres, vont nous permettre de se qualifier de nouveau pour le Final Four de la Ligue des champions. C’est notre objectif principal de la saison », assure Scepanovic, persuadé que son nouveau groupe a « plus de potentiel » que celui de l’année passée. « On a plus de confiance en nous-mêmes, ça va nous permettre de mieux aborder les matches face aux autres cadors européens », estime-t-il, conscient que cette saison, avec l’Euro en janvier 2026, va être plus rude.

  • Un week-end de course en hommage au pilote monégasque Jules Bianchi

    Un week-end de course en hommage au pilote monégasque Jules Bianchi

    En ayant roulé pendant près de deux jours sans s’arrêter, même quand la pluie s’est abattue samedi, les 32 équipages présents ce week-end sur le circuit du Castellet ont rendu un vibrant hommage à Jules Bianchi – le pilote de Formule 1 monégasque fauché le 5 octobre 2014 sur le circuit japonais de Suzuka et qui a succombé à ses blessures après plus de neuf mois passés dans un coma profond – à l’occasion du marathon créé en son honneur en 2015. « Notre Jules n’est plus physiquement parmi nous, mais on le fait revivre », lance Jean Alesi, président du circuit Paul Ricard. « Son papa et sa maman ont été extraordinaires en organisant ce marathon. C’est un grand honneur de pouvoir accueillir un tel événement chez nous », poursuit-il pour ce dixième anniversaire symbolique. « Tout ce que l’on veut, c’est qu’on ne l’oublie pas », livre Philippe Bianchi, le père de Jules, très ému lors de la remise des prix.

    100 000 euros pour l’association

    « C’est une très belle preuve d’amour que vous lui faites. Soyez certain qu’il est près de nous, je le sais et je le sens. C’est quelque chose d’extraordinaire pour notre famille. Grâce à vous, on arrive à faire de belles choses », ajoute le président de Bianchi Lagorce Events, qui s’est engagé, avec son associé Franck Lagorce, à reverser 50 000 euros pour l’association Jules Bianchi #17, afin de venir en aide notamment à l’hôpital L’Archet, à Nice. Une somme à laquelle s’ajoutent les 50 000 euros qu’a remis l’association Barbagiuans de Monaco.

  • Les Bosses de Provence ont trouvé leur tiercé gagnant

    Les Bosses de Provence ont trouvé leur tiercé gagnant

    Avec trois distances au programme, dont une totalement inédite, les Bosses de Provence, célèbre course cyclo-sportive marseillais qui fêtait son 30e anniversaire ce week-end, semble avoir trouvé la formule idéale.

    Alors que le Vélo club La Pomme, l’organisateur de cet événement, avait fixé un plafond de 2 000 inscrits, notamment pour des questions de sécurité et de logistique, ce sont plus de 2 100 amateurs du deux-roues qui se sont donné rendez-vous dimanche matin au campus de Luminy. « Même si la plupart des participants sont des régionaux de l’étape, on a quand même des coureurs qui sont venus de plus de 70 départements français », note Patrick Sorin, président du club à la manœuvre, fier de l’affluence sur le 93km, avec plus de 1 000 personnes au départ. « Le nouveau parcours de 150km a déjà trouvé son public, avec un peu plus de 650 compétiteurs, qui se sont frottés à une ascension inédite du col de la Sainte-Baume par Mazaugues », poursuit-il, persuadé que ce tracé « un peu plus roulant que le 164km des années précédentes » convient à un public plus large.

    La formule randonnée séduit de plus en plus

    Si la majorité des participants vient dans le but de réaliser la meilleure performance possible, certains préfèrent savourer l’instant. « On s’est dit que ça faisait une bonne sortie en amoureux », raconte Benoît, en se lançant avec son épouse sur le 93km sous la formule randonnée. « On aime tous les deux faire du vélo, mais on n’a pas trop le temps d’aller sillonner les routes », ajoute l’Aixois, en franchissant la ligne d’arrivée en quatre heures, soit le même temps que le vainqueur du 150km chronométré.

    « Notre but était d’organiser une épreuve plus collective, où les coureurs se retrouvent dans des paquets qui améliorent l’expérience personnelle avec une meilleure ambiance et une plus grande sécurisation du parcours », souligne le président Sorin, en comptabilisant plus de 350 participants. « J’ai l’impression que l’on a trouvé la formule gagnante entre la formule chronomètre et randonnée », se réjouit l’organisateur. Il se réunira avec ses équipes dès mardi pour évoquer la 31e édition des Bosses de Provence, avec une possible « évolution » du 93km.

    Classement du 50km :

    1- Anton Gagneuil (1’25’’01)

    2- Raphaël Boucault (1’25’’02)

    3- Eric Cimo (1’25’’02)

    Classement du 93km :

    1- Emilien Vaireaux (2’28’’18)

    2- Maxime Queyret (2’28’’18)

    3- Kevin Sagau Renard (2’28’’19)

    Classement du 150km :

    1- Rafael Philippe (4’01’’22)

    2- Florian Coste (4’03’’55)

    3- Bastien Terranova (4’04’’15)

  • À Béziers, déjà deux listes dans l’arc républicain

    À Béziers, déjà deux listes dans l’arc républicain

    Les 15 et 22 mars 2026, Béziers se donnera-t-elle les moyens de tourner la page de l’extrême droite incarnée depuis 2014 par Robert Ménard réélu au 1er tour en 2020 avec 68% des voix ?

    À gauche, le Printemps biterrois travaille à ne pas reproduire les erreurs du passé. Avec 3 listes de gauche, « on a fait le pire en 2020, on ne peut faire que mieux », positive Thierry Antoine (EELV). Voilà plusieurs mois que les principales formations politiques (PS, EELV, PCF, l’Après, Place publique, Génération.S, Gagner) sont rassemblées pour porter un projet progressiste commun. Dimanche 7 septembre lors de la fête de la Plantade organisée par le PCF, une nouvelle étape a été franchie avec la désignation « par consensus » de l’écologiste Thierry Antoine comme tête de liste.

    Une première victoire pour le Printemps biterrois même si la France insoumise (LFI) manque toujours à l’appel. « Rien n’est acté, on aura encore des discussions. Le ressenti de leurs militants n’est pas forcément le même que celui du parti. Magali Crozier [LFI] était présente à la Plantade et a laissé entendre que tout reste possible », positive Thierry Antoine. En 2020 aux côtés des Insoumis, il n’avait obtenu que 5,36%. « Il faudra faire beaucoup mieux, au moins imposer un second tour. » Pour ce faire, le programme sera une clé. Des consultations citoyennes vont s’accélérer, quartier par quartier. « Le com’ de Ménard étouffe les Biterrois qui ne s’expriment plus. Il faut jouer la proximité, la déclinaison des programmes nationaux on n’en veut plus », promet l’écologiste.

    Thierry Mathieu en piste

    Quelque part c’est aussi le ressenti de Thierry Mathieu. Mais pour le directeur de la CAF de l’Hérault qui a officialisé sa candidature le 4 septembre devant 400 soutiens, la comparaison s’arrête là. « Je respecte les partis mais je ne crois plus en eux à l’échelle locale », tranche Thierry Mathieu. Pour lui, le seul parti qui vaille, c’est « celui des bonnes volontés » qu’il essaye d’agréger avec des associatifs, acteurs culturels et sportifs, chefs d’entreprise, citoyens de diverses sensibilités politiques…

    Sa démarche autour d’un projet dit « humaniste et républicain » est perçue comme centriste du côté du Printemps biterrois. « Thierry Mathieu a pas mal d’anciens de Raymond Couderc [ex-maire UMP] ou proches de la Macronie », observe Thierry Antoine. Et aussi quelques socialistes ou proches à l’instar des sénateurs Hussein Bourgi (PS) et Henri Cabanel (RDSE). Un soutien de Carole Delga à Thierry Mathieu, conseiller régional de sa majorité, pourrait peser. « Je serais étonné qu’elle prenne position pour quelqu’un qui se dit ni de droite ni de gauche et n’aime pas les partis », tacle Thierry Antoine.

    En attendant, le directeur de la CAF trace sa route « pour ma ville », dit-il. Marqué par les événements à la Devèze, il veut « ventiler les effectifs de la police dans tous les quartiers ». Mais aussi causer laïcité pour « arrêter de manipuler les religions comme Ménard ». Plutôt que des uniformes, il proposera un « accès gratuit au soutien scolaire » et promet de « créer un écosystème favorable à l’emploi » à Béziers où le taux de pauvreté atteint 36%.

  • Courbessac : trouver un médecin à tout prix

    Courbessac : trouver un médecin à tout prix

    « Le sujet revient tous les jours, plusieurs fois par jour : “alors vous avez trouvé un médecin ? Comment on va faire ?” Les gens sont très inquiets », confie Coralie Martin. La pharmacienne du quartier de Courbessac, à Nîmes, a donc pris l’initiative, comme on jetterait une bouteille à la mer, de lancer une pétition en ligne sur change.org, qui a déjà recueilli plus de 300 signatures. Des exemplaires papiers sont également disponibles à la pharmacie, au cabinet des infirmiers, de la kiné ou au bureau de tabac du quartier.

    « Situation critique »

    « Le dernier médecin qui reste sur le quartier prend sa retraite à la fin de l’année. Quant aux villages alentour, leurs médecins ne prennent plus de patients et aucun autre n’a prévu de s’y installer. La situation est assez critique, il y a vraiment tout le secteur de Nîmes Est qui est sans solution », explique la pharmacienne dont l’officine, ouverte il y a tout juste un an, se trouve fragilisée par la situation. En désespoir de cause, Coralie Martin a même « envoyé un mail à la fac de médecine de Roumanie, car on m’a dit que des médecins d’Europe de l’est venaient s’installer en France. Mais je n’ai pas eu de réponse ». Emmanuelle Mommeja-Couton, la médecin de Courbessac qui s’apprête à faire valoir ses droits à la retraite, tente elle-même depuis un an de trouver un remplaçant. En vain jusque-là.

    « Il y a des personnes qui vieillissent et qui ne peuvent pas se déplacer vers les autres quartiers de Nîmes. Il y a également des gens qui ont besoin d’un suivi médical régulier », fait valoir Coralie Martin. « On a aussi beaucoup de familles avec des enfants en bas âge qui se sont installées à Courbessac. » Sa pharmacie dispose bien d’une borne de téléconsultation, « mais ça va pour dépanner, ça ne peut en aucun cas remplacer un médecin. Il n’a pas de suivi après. Sans compter que les gens apprécient la relation avec un médecin référent, un médecin de famille qui vous suit. »

    Du côté de la Ville de Nîmes, Frédéric Pastor, le président du Conseil de quartier Mas de Mingue-Courbessac, assure plancher sur le problème. « Avec ma collègue Corinne Ponce, ajointe à la santé, nous travaillons pour trouver une solution sur Courbessac. Il n’en demeure pas moins que ce n’est pas le seul secteur qui est touché, celui du Mas de Mingue l’est également. On est plus globalement face à une problématique nationale de manque de médecins traitants », estime l’élu.

  • Au collège F.-Bazille, une mobilisation victorieuse

    Au collège F.-Bazille, une mobilisation victorieuse

    C’est ce qu’on appelle une rentrée sur les chapeaux de roues. Telle est celle vécue par le collège Frédéric-Bazille à Castelnau-le-Lez. Face au manque de personnels et de professeurs, les parents et enseignants ont appelé à une journée de mobilisation, le 3 septembre. « Lors de notre pré-rentrée, le 29 août, notre chef d’établissement nous annonce que l’on n’a plus de principal adjoint. Aucun de nos collègues n’a voulu prendre la fonction car les conditions de travail sont plus dégradées », détaille Jordan Homps, professeur de physique-chimie et co-secrétaire Snes-FSU du collège.

    À cela s’ajoute l’absence d’un professeur de français et un autre d’histoire-géographie. Une position délicate pour les deux classes de troisième impactées qui doivent passer leur diplôme du brevet à la fin de l’année. « Le problème, c’est que l’an dernier, ces deux mêmes classes qui étaient en quatrième n’avaient pas eu de prof de français jusqu’à fin novembre. Ce qui représente un trimestre. De plus, quatre autres classes n’avaient pas eu non plus de cours de français, de décembre jusqu’à mars. Le collège avait fait appel à un prof de français à la retraite qui a bien voulu prendre ses heures pour nous dépanner », soupire Pernille Kongstad, déléguée FCPE de l’établissement.

    Pour ne rien arranger, le collège Frédéric-Bazille est également victime de la pénurie nationale d’Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) que connaît tout l’Hexagone. Deux d’entre eux manquent à l’appel. « C’est problématique pour les élèves qu’ils accompagnent mais également pour la classe entière car quand les élèves en situation de handicap ne sont pas suffisamment encadrés, cela peut perturber la classe entière », reprend Pernille Kongstad.

    Des moyens débloqués

    La goutte de trop pour les parents, le personnel et les élèves qui sont donc montés au créneau, le 3 septembre, en se mobilisant dans le collège. Les collégiens ont d’ailleurs réalisé des pancartes afin de s’exprimer sur la situation. « Nous sommes obligés d’établir un rapport de force. Les moyens sont tellement limités pour tout le monde que, c’est triste à dire, mais c’est celui qui parle le plus fort qui se fera entendre », soupire Jordan Homps.

    Et il semblerait que le message ait été reçu par le rectorat puisque deux jours plus tard, de nouveaux moyens ont été débloqués pour le collège. Contacté, le rectorat assure que « des solutions rapides et concrètes ont été trouvées. Un principal adjoint a été recruté et a pris ses fonctions [le 5 septembre]. Il a d’ailleurs rencontré, mercredi, le principal de l’établissement et découvert son futur lieu d’exercice. Il manquait un professeur en histoire-géographie. La situation est désormais réglée. Un enseignant qualifié a été nommé. Le recrutement d’un professeur de lettres est également confirmé afin de couvrir les quelques heures d’enseignement encore manquantes. » Un AESH aurait également été recruté via le Pôle inclusif d’accompagnement localisé (Pial) du lycée Georges-Pompidou et la seconde embauche serait en cours.

    Des manques de postes criants illustrant la crise de vocation que connaît le monde enseignant. Une problématique vieille de quelques années déjà mais qui ne cesse de s’aggraver malgré les dispositifs mis en place par les services de l’Éducation nationale. La dernière en date, baisser le recrutement des professeurs à partir de la licence, laisse les professeurs sceptiques. « Ce n’est pas en diminuant le niveau de qualification des personnels qu’on améliore la qualité de travail et le taux d’engagement des enseignants. Cela ne va pas créer des vocations car les premières causes de ces départs sont une perte de sens et le décrochage salarial », souligne Jordan Homps.