Author: tecnavia

  • Le 4e village santé de la Ville s’installe à Gèze

    Le 4e village santé de la Ville s’installe à Gèze

    À la sortie du métro Gèze, à gauche du magasin Lidl, se tient ce mercredi et jeudi un drôle de village dans les locaux de l’association Banlieue Santé. Pendant deux jours les habitants du quartier peuvent se faire vacciner, faire faire leurs lunettes, prendre rendez-vous chez des professionnels de santé ou encore actualiser leurs droits.

    C’est le 4e événement de ce type que la ville de Marseille organise cette année. Après Air Bel, Belle de mai et les Rosiers, c’est donc à Gèze que se retrouvent service de la Ville, assistance publique et hôpitaux de Marseille (AP-HM), sécurité sociale et associations. « La genèse de ce projet, c’est l’ambition de lutter contre les inégalités d’accès à la santé, explique Michèle Rubirola, première adjointe (EELV) au maire chargée des questions de la promotion santé. Parce que dans ces quartiers il manque de tout : praticiens, services publics… ». à l’entrée du bâtiment, des « passeports santé » sont distribués à toutes les personnes qui arrivent pour qu’elles puissent y inscrire leurs informations. Dans la première salle, les stands sont plutôt dédiés aux questions d’accès aux droits. La sécurité sociale y tient par exemple un stand pour aider ceux qui en ont besoin à faire leurs démarches.

    Préventions, vaccins et lunettes

    à côté, la maison des femmes est là pour venir en aide aux femmes victimes de violence. Souad Falhi, bénévole et diplômée en prévention en santé est là pour bien orienter celles qui seraient intéressées. « On fait de la prévention sur la santé, notamment sexuelle et reproductive. Quand il y en a besoin on peut les rediriger vers la maison des femmes ».

    Dans la cour, à l’arrière, d’autres associations sont présentes pour faire de la prévention, vacciner ou s’équiper en lunettes. Jeunes, personnes âgées, parents avec enfants, ils sont nombreux à s’arrêter au stand du centre de vaccination international de Marseille. Certains sont de passage sur leur pause de travail et en profitent pour faire un bilan de prévention. Nadia, la cinquantaine, est tombée sur le village santé par hasard. « Je ne connaissais pas l’endroit, mais en faisant mes courses, on m’en a parlé, explique-t-elle. Comme j’ai beaucoup de maladies chroniques, je voulais voir si tout allait bien. » Un peu plus loin, sur le stand de « droit de regard », les visiteurs choisissent leurs lunettes. « On est un opticien classique mais on pratique le 0 reste à charge, donc les clients repartent en ayant rien à avancer », explique l’opticien derrière des centaines de montures exposées.

    « Aller vers » les habitants

    Un village santé organisé par la Ville en partenariat avec l’AP-HM. « Les hôpitaux ont toujours été très concentrés à l’intérieur de leurs murs, explique François Crémieux directeur de l’AP-HM. Notre but est de sortir de cela pour aider à l’accès au soin et à la prévention. » L’organisation de ces villages répond à un besoin « d’aller vers » des populations qui peuvent être éloignées du système de soin. Mais pour l’adjointe au maire chargée de la santé ce n’est pas suffisant : « on ne fait pas que des événements one shot. On a ouvert 3 centres de soin avec l’AP-HM aux Aygalades, aux Flamants et à André Roussin pour avoir une meilleure couverture de soins à l’année car la santé devrait être un bien commun. » Un dernier village santé est prévu à Littoral Sud du 15 au 17 octobre.

    « La santé devrait être un bien commun »

  • Du transport au logement : au cœur de l’activité des lobbys

    Du transport au logement : au cœur de l’activité des lobbys

    Le lobbying se porte bien, merci pour lui. Au 1er juillet, plus de 3 500 représentants d’intérêts s’étaient inscrits au répertoire de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), obligation résultant de la loi Sapin de 2016. Un nombre en hausse de 9% sur un an, rapporte le bilan publié ce lundi par l’institution. Ces actions ciblent majoritairement l’écriture des textes de loi. Mais beaucoup concernent le territoire marseillais.

    Ainsi y retrouve-t-on les demandes locales du patronat, en premier lieu à travers l’activité des chambres consulaires. C’est le cas de la Chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille-Provence (CCI AMP). Sont enregistrées ses interventions pour redynamiser le centre-ville marseillais, réclamer des mesures d’accompagnement face à la zone à faibles émissions, ses participations aux comités de pilotage du plan Marseille en grand comme des grands projets industriels, mais aussi ses protestations face à la fermeture du métro à 21h30. Au total, entre 10 000 et 24 000 euros ont été engagés par la CCI AMP dans ce travail en 2024.

    Certaines entreprises interviennent directement pour défendre leurs intérêts. À commencer par la CMA CGM, qui en 2024 avait un budget de lobbying compris entre 600 000 et 700 000 euros. L’armateur a ainsi organisé des rencontres pour dénoncer les restrictions sur les navires polluants, mais aussi pour s’assurer du soutien de la présidence de la République afin de garantir la délégation de service public de transport vers la Corse. Surtout, elle a multiplié les interpellations, à tous les niveaux, pour défendre la niche fiscale des armateurs qui lui a fait économiser cette année-là quelque 615 millions d’euros.

    Dans ce combat, elle pouvait aussi compter sur l’Union maritime et fluviale Marseille-Fos (entre 50 000 et 75 000 euros de budget de lobbying). Celle-ci a également transmis ses suggestions auprès de l’État « afin d’influencer la rédaction d’une décision publique » pour œuvrer « à une meilleure acceptabilité des activités des armateurs à Marseille » et transmis ses argumentaires aux élus pour y défendre les activités maritimo-portuaires.

    « Accompagner les réflexions »

    Les autres secteurs des transports sont aussi bien représentés, que ce soit l’aéroport Marseille-Provence à travers l’Union des aéroports français (entre 300 000 et 400 000 euros dédiés), la Fédération nationale des transports routiers Provence-Alpes ou la Fédération nationale des transports voyageurs Sud.

    Dans le logement, au-delà de la Fédération française du bâtiment en Paca, CDC Habitat investit lourdement (entre 300 000 et 400 000 euros) pour, par exemple, « accompagner des acteurs locaux de l’habitat dans leurs réflexions d’évolution sur leurs territoires ». La Métropole Aix-Marseille fait partie des publics visés. De manière plus ironique, la Fédération des offices – dont font partie 13 Habitat et HMP – s’est mobilisée pour défendre la loi SRU qui impose 25% de logements sociaux… et contre laquelle s’était mobilisée la Métropole.

    Enfin dans un tout autre domaine, la Mutualité française en Paca s’est battue pour promouvoir le sport santé, réduire les restes à charge des personnes dépendantes, compenser les exonérations de cotisations sociales, réduire la fiscalité sur les mutuelles.

  • Stéphane Ravier sera jugé pour favoritisme

    Stéphane Ravier sera jugé pour favoritisme

    Les faits de favoritisme que reproche le parquet de Marseille à l’élu d’extrême droite, ex-RN et ex-Reconquête !, courent de septembre 2016 à juin 2017, alors qu’il occupait le siège de maire du 7e secteur de Marseille (13e et 14e arrondissements), acquis lors des élections municipales de mars 2014.

    Stéphane Ravier se voit reprocher un marché visant à la rénovation du site internet de la mairie de secteur attribué en partage à deux sociétés, mais qui, toujours selon le parquet, bénéficierait à la même personne.

    Ce « saucissonnage » aurait permis, selon l’accusation, de se situer sous la barre des 25 000 euros, montant à partir duquel un marché public doit impérativement donner lieu à une mise en concurrence. Une enquête avait été ouverte, en 2021, alors que la mairie de secteur avait basculé, un an plus tôt, en direction la droite marseillaise.

    Durant l’enquête, le sénateur nationaliste aurait évoqué son « ignorance » des modalités de passation de ce marché.

    Sa nièce Sandrine Ravier, 43 ans, qui a également été sa première adjointe puis sa remplaçante comme maire de secteur après la démission de celui-ci pour cumul de mandats, ainsi que le rédacteur des marchés litigieux, sont également jugés pour favoritisme.

    Déjà condamné

    à de la prison avec sursis

    Le sénateur Stéphane Ravier, qui appelle à une union des droites lors du prochain scrutin municipal de mars 2026, attend, par ailleurs, d’être rejugé par la cour d’appel d’Aix-en-Provence dans un dossier de prise illégale d’intérêts.

    Le 29 mai 2024, le tribunal correctionnel l’avait condamné à six mois de prison avec sursis et à une inéligibilité pendant un an pour avoir « œuvré illégalement » au recrutement de son fils, Thomas Ravier, à la mairie de secteur via dix contrats à durée déterminée sur une période de trois ans et demi, avant que celui-ci n’accède au statut de fonctionnaire stagiaire.

    Lors des élections municipales à Marseille, en 2020, la liste du Rassemblement national portée par Stéphane Ravier avait récolté près de 20% des suffrages lors du second tour, se plaçant ainsi en troisième position.

    Financement

    de campagne

    Très récemment, en début d’été, Stéphane Ravier a été entendu par les enquêteurs, selon les informations du Monde, dans le cadre d’une procédure portant sur les financements présumés illégaux de plusieurs campagnes électorales par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Marseille pour les faits de financement illégal de campagne électorale du Rassemblement national. Les municipales ne sont pas les seules à être dans le collimateur de la justice, il en est de même de la campagne des régionales conduite à l’époque par Thierry Mariani.

  • Perpétuité pour avoir torturé un jeune dealer

    Perpétuité pour avoir torturé un jeune dealer

    El Kabir M’Saidie Ali, âgé de 20 ans au moment des faits et qui niait son implication, est resté impassible au moment où la Cour d’assises d’appel des Alpes-Maritimes a prononcé sa peine, assortie d’une période de sûreté de 22 ans. En première instance, il y a 2 ans, devant les assises des Bouches-du-Rhône, il avait été condamné à 25 ans de réclusion pour séquestration accompagnée d’actes de torture et de barbarie.

    La victime a un parcours cabossé. Issu d’une famille réfugiée de République démocratique du Congo, placé dès l’âge de 2 ans, l’adolescent avait fugué à 16 ans de son foyer de Chartres (Eure-et-Loir) pour rejoindre Marseille et se « faire de l’argent facilement ». C’est l’été 2019, il arrive dans la deuxième ville de France, se fait engager dans un quartier. Il est interpellé, placé dans un foyer, d’où il fugue. En sortant, il va récupérer la drogue qui n’avait pas été saisie et tente de la revendre pour son compte dans la cité Félix-Pyat. « idée suicidaire », selon un enquêteur.

    Vite repéré, il est battu, entraîné dans un ancien local associatif où de nombreux jeunes se succèdent pour frapper ou regarder. Le soir tombant, il est ligoté à une chaise, les vêtements arrachés, les yeux bandés, un bâillon dans la bouche… et longuement torturé.

    Une quarantaine de brûlures de cigarettes, des brûlures au chalumeau au niveau des parties génitales… La douleur est telle que l’adolescent a raconté aux enquêteurs avoir essayé d’avaler son bâillon pour en finir. Il est secouru par un grand du quartier. « Il n’a plus de moteur, selon son avocat, Me Xavier Torré. C’est un mort-vivant. »

    Entre 2022 et 2023, un jeune de 17 ans et trois jeunes majeurs, impliqués à des degrés divers dans son calvaire, ont été condamnés à des peines de 5 à 10 ans de réclusion. Accusé d’être l’un des deux principaux tortionnaires – le second n’a pas pu être formellement identifié – M. M’Saidie « a sa place dans le box », avait insisté l’avocate générale, requérant une peine de 30 ans de prison.

  • De La Ciotat à Aix, pour un cessez-le-feu à Gaza

    De La Ciotat à Aix, pour un cessez-le-feu à Gaza

    « L’armée israélienne massacre encore et toujours des femmes et des enfants, bombarde des civils déjà apeurés, blessés, réfugiés, endeuillés et affamés mais le monde s’en fiche. Quelle honte pour l’humanité ! », peut-on lire sur une pancarte. Aux alentours de midi, mercredi, à La Ciotat, plusieurs dizaines de manifestants, venus à l’appel du Collectif Palestine La Ciotat* déambulent quai François-Mitterrand dans le Port-Vieux, devant quelques clients attablés à la terrasse des restaurants. Le cortège scande « Netanyahou assassin ! Macron complice ! », « Qui ne dit mot consent ! ».

    « On crie notre colère »

    Le Ciotaden Philippe Bonneau, très impliqué dans le soutien aux Palestiniens, prend la parole : « On est là aujourd’hui car depuis dimanche dernier, l’armée israélienne est rentrée dans la ville de Gaza, avec le projet de la raser. Un million d’habitants y vivent, et 200 000 sont déjà partis dans des camps soi-disant humanitaires. » Il continue : « Notre rassemblement vise à dire tout le mal de cette manœuvre d’extermination lente de tout un peuple en Palestine. On marche sur la tête et on crie notre colère ! Nous exigeons un cessez-le-feu immédiat. » Depuis 69 dimanches maintenant, lui et d’autres citoyens et militants se rassemblent le matin sur les marches de l’église de l’Assomption à La Ciotat en soutien aux Palestiniens et en particulier à une famille élargie de 80 personnes qui vit sous des tentes à Khan Younès, au Sud de la bande de Gaza. Le groupe fait parvenir à cette famille de l’argent pour survivre. « Les Gazaouis connaissent la famine. Ils sont parfois obligés de mâchonner de l’herbe pour tromper la faim… », lance Philippe Bonneau. Pour lui, au-delà de la reconnaissance de l’État palestinien par Emmanuel Macron, « il faudrait des sanctions, que la France cesse ses exportations d’armes vers Israël. L’Espagne vient de le faire ».

    À la Rotonde à Aix-en-Provence, c’est une veillée aux flambeaux à laquelle ont participé, mercredi soir, plusieurs dizaines de citoyens, à l’appel du collectif Aix-Palestine, toujours pour exiger l’arrêt des massacres.

    « Il faudrait que la France prenne des sanctions contre Israël »

  • Une association met en cause Arcelor pour sa pollution

    Une association met en cause Arcelor pour sa pollution

    C’est une énième accusation de pollution qui entache ArcelorMittal. Entre avril et juin derniers, l’association Respire a réalisé une nouvelle étude afin de mesurer les concentrations de particules fines dans une dizaine de lieux du quotidien aux abords des usines de Fos-sur-Mer et de Dunkerque. Du côté méditerranéen, deux capteurs ont été placés de part et d’autre de l’usine, dans l’axe du vent dominant, pour comparer les taux de particules fines en amont et en aval du site.

    Résultat : « Les valeurs de pollution de fond mesurées dépassent les seuils journaliers recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans 7 cas sur 8, avec des concentrations parfois deux fois supérieures aux seuils comme sur la plage du Cavaou », note l’organisation. « Les pics de pollution observés dans l’axe des nuages de fumée industrielle atteignent plus de trois fois les seuils journaliers OMS. »

    L’aciériste répond « que les particules fines proviennent de nombreuses sources : chauffage, agriculture, industrie, transport… » et assure mener des actions concrètes pour limiter la pollution de l’air : « Grâce à de nombreux investissements, à Fos-sur-Mer, les émissions de poussières ont ainsi été réduites de plus de 70% en 10 ans (2014-2024). » La direction met notamment en avant un dispositif de filtration abaissant le niveau de poussières au-delà des seuils réglementaires d’un coût de 30 millions d’euros.

    Une procédure de mise en examen en cours

    Cette présence « préoccupante » de particules fines montrée du doigt par Respire intervient alors qu’ArcelorMittal a été mis en examen en mars pour mise en danger de la vie d’autrui et atteintes à l’environnement. Le sidérurgiste ne souhaite pas commenter « car il s’agit d’une procédure en cours », « conteste les accusations et rappelle qu’elle bénéficie à la fois de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction ».

  • Un policier mis en examen pour viol sur une touriste

    Un policier mis en examen pour viol sur une touriste

    Le 10 septembre dernier, « une touriste anglaise de 37 ans, en vacances dans le Sud de la France déposait plainte au commissariat de La Ciotat. Elle dénonçait des faits de viol commis dans la nuit du 9 au 10 septembre par un policier alors qu’elle était transportée dans un véhicule de police au commissariat de La Ciotat pour ivresse publique manifeste », indique le parquet de Marseille, dans un long communiqué très circonstancié. Appelé par les responsables d’un hôtel, l’équipage de policiers aubagnais a embarqué la touriste pour la conduire au commissariat de La Ciotat. « La plaignante indiquait, qu’alors qu’elle était menottée sur la banquette arrière du véhicule encadrée par deux policiers, l’un des deux l’aurait embrassée sur le visage et pénétrée digitalement », est-il précisé. Au lendemain de la plainte, le parquet de Marseille a ouvert une enquête en flagrance confiée à l’IGPN.

    Les trois policiers de l’équipage de secours qui avaient effectué ce transport étaient interpellés et placés en garde à vue le lendemain, et déférés deux jours plus tard devant un juge d’instruction.

    « L’un des policiers était mis en examen pour viol et agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui conférait sa fonction », une circonstance potentiellement aggravante, et a été « placé en détention provisoire », stipule le parquet. Un deuxième policier, a été mis en examen pour « abstention volontaire d’empêcher un crime ou un délit contre l’intégrité physique d’une personne. Il a été placé sous contrôle judiciaire », indique le parquet de Marseille. Tandis que le troisième policier a été placé sous le statut de témoin assisté. Quant à la plaignante, elle a été prise en charge par une association d’aide aux victimes, est-il indiqué dans le communiqué.

  • Le PCF en lutte et en fête aux Oursinières

    Le PCF en lutte et en fête aux Oursinières

    Trois jours après la grande mobilisation du 18 « qui s’annonce d’ores et déjà comme un grand succès d’union et de rassemblement », les communistes de la section de La Garde-Le Pradet ont bien l’intention de maintenir vivante la lutte sociale et politique tout au long de la 4e édition de la fête des Oursinières qui va se dérouler ce dimanche.

    « La date du 21 est aussi la journée internationale de la paix et nous saurons également nous y associer », poursuit le secrétaire de section Yves Pellegrino. Avec en particulier le témoignage de Louis Camenzulli, responsable du Mouvement de la paix du Var, qui faisait partie de la délégation présente aux commémorations des bombardements atomiques à Hiroshima en août dernier.

    Une focale particulière sera également accordée tout au long de la journée aux élections municipales de 2026 qui seront normalement « le premier rendez-vous démocratique fixé aux Français ».

    « Le mécontentement est immense, profond », constate Pascale Voirgard l’une des colistière qui bat le terrain sur les marché et au porte à porte. «Mais on est bien accueillis, il y a un désir de changement », précise-t-elle.

    Mais, prévient Yves Pellegrino, le Rassemblement national poursuit sa progression à La Garde, où la droite est en difficulté, et au Pradet aussi.

    Sous le signe du rassemblement

    Des batailles qui s’annoncent rudes mais avec de sérieux atouts pour les forces progressistes. Notamment sous le Rocher où « la gauche, après 20 ans de divisions locales, a concrétisé une stratégie de rassemblement et d’union construite à la base, autour d’un projet municipal à la hauteur des attentes des habitantes et habitants ».

    Avec une équipe « Unis pour La Garde » bien en marche, avec à sa tête la socialiste Julia Peironet et quatre communistes sur la liste en position éligible.

    « La fête des Oursinières sera ce moment de rencontre, de compte rendu, de témoignages concernant la campagne des municipales », insiste le secrétaire de section. Avec entre autres les prises de parole de Julia Peironet et Philippe Signorino, pour La Garde ainsi que Gilberte Mandon pour Le Pradet, qui interviendra également sur la dimension métropolitaine.

    À noter également la présence d’une expositon sur les 80 ans de notre Sécurité sociale créer à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Histoire de ne pas oublier que nos aînés se sont battus pour la gagner. Un combat toujours d’actualité pour la garder comme il va être rappelé aujourd’hui dans toutes les manifestations.

    Du pain sur la planche donc pour cette 4e édition. Un nouveau moment de partage et de fraternité avec des moules frites à volonté.

    Une fête, assure Yves Pellegrino, ouverte très largement au-delà des seuls adhérents communistes aux personnes qui partagent les valeurs de justice sociale, et où le débat sera de mise.

    Pour ce qui du programme des festivités, entre autres, les chants de la rue seront à l’honneur. L’occasion pour chacun et ensemble de pousser la chansonnette guidé par Valérie, la choriste. A noter également pour les amateurs de pétanque, le terrain de boules à disposition des participants. Sans oublier la tombola avec ses deux lots gagnant d’une valeur de 150 euros.

    Entrée libre. Repas : 20 euros.

    Réservation : Tél. 06.89.09.91.64

    ou 06.01.64.47.86

  • Une ligne de covoiturage entre Toulon et Cuers

    Une ligne de covoiturage entre Toulon et Cuers

    Une nouvelle solution pour les trajets du quotidien. Ce mercredi était inaugurée, à Solliès-Pont, sur l’aire des Terrins, la nouvelle ligne « Zou ! Covoit’ », reliant Toulon à Cuers, via sept communes et 18 arrêts. Un service développé par ces dernières avec l’État, la Métropole TPM, le Département, sous l’égide de la Région Sud et de l’entreprise Ecov, spécialisée dans le covoiturage. Le Fonds Vert a financé la moitié du projet tandis que la Région a versé 2,7 millions d’euros.

    L’objectif de cette ligne, « la plus longue de France » souligne Thomas Matagne, fondateur d’Ecov, est de lutter contre l’autosolisme, c’est-à-dire l’usage de la voiture sans autre passager, dans les trajets du quotidien. « Elle représente 81% des déplacements, son taux de remplissage moyen pour aller au travail est d’1,07 personne », détaille Thomas Matagne.

    Service sans réservation

    Le principe : le passager se rend près d’un des 18 arrêts de la ligne et indique sa destination via une application. L’information s’affiche alors sur le panneau situé à l’arrêt et dans l’application des conducteurs géolocalisés sur ce trajet. L’un d’eux s’arrête et prend en charge le passager. Si aucun ne passe, une garantie départ est déclenchée après 15 minutes aux heures de pointe avec une autre solution (bus ou taxi). De leur côté, avant de prendre la route, les conducteurs indiquent leur trajet. Après avoir reçu l’info, ils récupèrent leurs passagers aux arrêts sélectionnés. Aucune réservation n’est nécessaire, le service est gratuit jusqu’aux vacances de la Toussaint et sera ensuite intégré au service Zou ! (abonnements ou tickets unitaires).

    Depuis son lancement le 23 juin, le service recense 1 668 inscrits pour 3 082 trajets proposés. Encore en deçà de ce qui est espéré, mais il s’agit désormais d’« obtenir des conducteurs qu’ils acceptent de devenir passagers, confier leur trajet et leur journée à quelqu’un d’autre. Cela se construit par la confiance, en les citoyens et en le service », appuie Thomas Matagne. « Le changement de comportement est essentiel. C’est une affaire d’acceptation collective et individuelle. Il faut que nous embarquions tout le monde, y compris les élus », abonde Jean-Pierre Serrus, vice-président (Ren.) de la Région en charge des transports.

  • Une nouvelle maison pour les enfants placés de La Verdière

    Une nouvelle maison pour les enfants placés de La Verdière

    « Quand on a emménagé en mars dernier, les enfants étaient éblouis. Ils disaient qu’ils se sentaient comme dans un hôtel », confie, sourire aux lèvres, Chérif Harid, directeur de la Maison d’enfants à caractère social (MECS) de La Verdière, à Montfavet, à l’occasion de son inauguration ce mercredi 17 septembre. Celle-ci peut désormais accueillir jusqu’à 33 enfants placés dans le cadre de l’article 375 du Code civil, c’est-à-dire des jeunes potentiellement en danger.

    Trois bâtiments flambant neufs, chacun dédié à une tranche d’âge, regroupent au total 28 chambres avec salles d’eau. Une quatrième unité, qui accueille jusqu’à cinq adolescents, a, elle, été partiellement rénovée. Les jeunes sont âgés de 6 à 21 ans. La MECS de La Verdière est autorisée et habilitée par le Département de Vaucluse et est gérée par l’Association départementale de Vaucluse pour la sauvegarde de l’enfance à l’adulte (ADVSEA). « Ce nouvel équipement a pour objectif d’offrir aux enfants un cadre de vie stable, chaleureux et protecteur pour qu’ils puissent grandir sereinement malgré les difficultés qu’ils ont rencontrées », précise le Département de Vaucluse dans un communiqué de presse.

    « Le bâtiment où l’on était avant était assez vétuste, car il avait plus de 50 ans. Là, c’est vraiment conçu pour une cohabitation avec les enfants, car c’est aussi un outil de travail. Cela permet de mieux répondre aux problèmes types que pourra rencontrer chacun d’entre eux dans sa vie personnelle », poursuit le directeur avant de faire visiter les lieux. La plupart des enfants ont leur propre chambre, comme Soan, 10 ans, tout fier de présenter ses jouets et sa décoration Pokémon aux élus locaux et aux représentants de la protection de la jeunesse. « C’est mieux qu’avant », lance-t-il en réponse aux questions de quelques curieux avant de retourner jouer avec ses voisins de chambre.

    Secteur en difficulté

    Un chantier qui a, au total, coûté 3,8 millions d’euros, entièrement financé par le Département de Vaucluse. « On a voulu une structure à taille humaine pour permettre aux enfants qui n’ont pas eu les mêmes chances que les autres de se construire, voire de se reconstruire. Un cadre protecteur pour ceux qui ne peuvent vivre dans un cadre habituel. Ici débute, pour beaucoup, une nouvelle page. La tâche est immense et on n’ignore rien de sa complexité », assure ainsi Suzanne Bouchet (DVD), présidente de la commission Enfance, solidarités et handicap au Département de Vaucluse.

    Pendant ce temps, Jean-Yves Chemin, président de l’ADVSEA, s’est réjoui de la fin d’un « projet long à monter et difficile à financer », avant de rappeler les difficultés financières rencontrées récemment par sa structure. « Il y a deux préoccupations majeures actuelles. Tout d’abord, le refus actuel du Département de payer la prime Ségur depuis son application légale en janvier 2024. Cela représente pas moins de 400 000 euros par an pour notre structure et impacte lourdement notre trésorerie. La seconde est l’incertitude pesant sur l’avenir du service de prévention spécialisée. Dans l’attente du renouvellement d’une convention avec le Département, il y a eu deux restructurations ayant conduit à la suppression de quinze emplois », assène-t-il.