Author: tecnavia

  • Théâtre aux châteaux dans les pas de Pagnol

    Théâtre aux châteaux dans les pas de Pagnol

    Entrer dans l’univers de Marcel Pagnol en marchant (compter 4km) et en s’en laissant conter par les acteurs de Dans la Cour des Grands. Comme Pagnol a été un des pionniers du tournage en extérieur, la compagnie théâtrale sort les pièces du théâtre et embarque le spectateur dans une autre dimension, plein air. Dans la Cour des Grands a ainsi su insuffler un nouveau genre : « L’Art des collines ». Tout au long de petites randonnées, le spectateur devient « spect-acteur », des événements qui se déroulent sous ses yeux.

    Une expérience unique

    Dans cette nouvelle proposition, deux domaines offrent un sublime écrin à l’œuvre de l’auteur. La pièce sera interprétée d’une part au Château de Vauclaire, superbe domaine familial préservé depuis 400 ans, niché dans les paysages aixois. D’autre part sur le site où a eu lieu le tournage de l’adaptation au cinéma du Château de ma mère par le réalisateur Yves Robert, dans le magnifique domaine viticole du Château d’Astros au cœur de la Provence et du Var.

    Par l’originalité de ses spectacles à la fois populaires et exigeants, la compagnie a su captiver l’imaginaire de plus de 250 000 spectateurs. Preuve s’il fallait de son succès, ses séances plein air se jouent toujours… à guichets fermés.

    Infos pratiques et réservations sur le site danslacourdesgrands.fr

  • Théâtre aux châteaux dans les pas de Pagnol

    Entrer dans l’univers de Marcel Pagnol en marchant (compter 4km) et en s’en laissant conter par les acteurs de Dans la Cour des Grands. Comme Pagnol a été un des pionniers du tournage en extérieur, la compagnie théâtrale sort les pièces du théâtre et embarque le spectateur dans une autre dimension, plein air. Dans la Cour des Grands a ainsi su insuffler un nouveau genre : « L’Art des collines ». Tout au long de petites randonnées, le spectateur devient « spect-acteur », des événements qui se déroulent sous ses yeux.

    Une expérience unique

    Dans cette nouvelle proposition, deux domaines offrent un sublime écrin à l’œuvre de l’auteur. La pièce sera interprétée d’une part au Château de Vauclaire, superbe domaine familial préservé depuis 400 ans, niché dans les paysages aixois. D’autre part sur le site où a eu lieu le tournage de l’adaptation au cinéma du Château de ma mère par le réalisateur Yves Robert, dans le magnifique domaine viticole du Château d’Astros au cœur de la Provence et du Var.

    Par l’originalité de ses spectacles à la fois populaires et exigeants, la compagnie a su captiver l’imaginaire de plus de 250 000 spectateurs. Preuve s’il fallait de son succès, ses séances plein air se jouent toujours… à guichets fermés.

    Infos pratiques et réservations sur le site danslacourdesgrands.fr

  • À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    L’an dernier, elle avait été annulée. « Coup de vent », explique Michel Guillot, vice-président du cercle de voile de Martigues. Cette année, « elle risque d’être mouillée » : la météo prévoit de la pluie toute la journée de dimanche. Ce 21 septembre, à 11 heures, une trentaine d’équipages partiront de la base de Sainte-Anne pour une régate dédiée à la paix, dans le cadre de la programmation de la Ville.

    « On fait ça depuis une dizaine d’années, explique celui que les habitués de la base nautique de Tholon connaissent sous le nom de Mimi. On aura des drapeaux aux couleurs pacifiques sur les bateaux. C’est notre humble participation à la sensibilisation du public sur cette question, qui est primordiale. On draine pas mal de minots, avant on faisait ça aussi le mercredi pour ouvrir les yeux à tous nos jeunes qui, comme moi, n’ont pas connu la guerre et qui souhaitent ne pas la connaître malgré le fait qu’elle soit à nos portes. »

    Le Cercle de voile ne s’en tient pas seulement à la journée internationale pour la Paix. La semaine prochaine, le 28 septembre, le club organise une journée Handi Action en partenariat avec la Société nationale de sauvetage en mer, les pêcheurs et d’autres associations pour ouvrir la navigation aux personnes non valides. Les 24 et 25 octobre, c’est au tour des femmes d’être mises à l’honneur avec la régate nationale Women for sea.

    Le vice-président glisse : « On organise beaucoup d’événements pour le progrès social car on utilise la base nautique municipale, donc on se met en accord avec la politique de la Ville. »

  • À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    L’an dernier, elle avait été annulée. « Coup de vent », explique Michel Guillot, vice-président du cercle de voile de Martigues. Cette année, « elle risque d’être mouillée » : la météo prévoit de la pluie toute la journée de dimanche. Ce 21 septembre, à 11 heures, une trentaine d’équipages partiront de la base de Sainte-Anne pour une régate dédiée à la paix, dans le cadre de la programmation de la Ville.

    « On fait ça depuis une dizaine d’années, explique celui que les habitués de la base nautique de Tholon connaissent sous le nom de Mimi. On aura des drapeaux aux couleurs pacifiques sur les bateaux. C’est notre humble participation à la sensibilisation du public sur cette question, qui est primordiale. On draine pas mal de minots, avant on faisait ça aussi le mercredi pour ouvrir les yeux à tous nos jeunes qui, comme moi, n’ont pas connu la guerre et qui souhaitent ne pas la connaître malgré le fait qu’elle soit à nos portes. »

    Le Cercle de voile ne s’en tient pas seulement à la journée internationale pour la Paix. La semaine prochaine, le 28 septembre, le club organise une journée Handi Action en partenariat avec la Société nationale de sauvetage en mer, les pêcheurs et d’autres associations pour ouvrir la navigation aux personnes non valides. Les 24 et 25 octobre, c’est au tour des femmes d’être mises à l’honneur avec la régate nationale Women for sea.

    Le vice-président glisse : « On organise beaucoup d’événements pour le progrès social car on utilise la base nautique municipale, donc on se met en accord avec la politique de la Ville. »

  • À Marseille, nouvel appel en faveur de la paix

    À Marseille, nouvel appel en faveur de la paix

    Soutenir le droit international, exiger un cessez-le-feu général et rappeler que la guerre et la paix sont des choix politiques », ce sont les trois grands objectifs du rassemblement organisé dimanche en haut de l’esplanade Bargemon (2e), à l’occasion de la journée internationale de la paix, instaurée en 1981 par les Nations unies. Porté par le Mouvement de la Paix des Bouches-du-Rhône, le rendez-vous permettra à plusieurs syndicats et associations de s’exprimer autour des 8 piliers de la culture de la paix, concept imaginé par l’Unesco en 1992 et dont l’objectif est de repousser les guerres en s’attaquant directement aux causes des conflits. « L’idée c’est d’apprendre à l’humanité à vivre sans créer d’ennemi, en démontant toutes les dynamiques de dominations, car sans ennemi il n’y a pas de guerre », explique Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. « Cet événement sera un acte de résistance contre la propagande de guerre, la course aux armements et la désignation d’un ennemi comme prérequis à la guerre », précise le communiqué de l’organisation pacifiste.

    De nombreux intervenants

    La culture de paix s’articule donc autour de 8 modes d’actions : l’éducation, l’égalité, le respect des droits de l’homme, la défense des pratiques démocratiques, la liberté de circulation de l’information et des savoirs, le développement durable et désirable, la solidarité et enfin la démilitarisation des relations internationales. Autant de thèmes qui seront successivement abordés dimanche matin, par la SNUipp FSU 13, le Collectif 13 droit des femmes, le collectif Palestine en résistance, Résister aujourd’hui, Libre pensée, Florian le Pape, militant communiste, conseiller d’arrondissement PCF du Ve secteur à Marseille ou encore le journal La Marseillaise.

    « Il est primordial de rappeler l’importance de défendre l’égalité en général, mais aussi entre les genres, car les femmes sont systématiquement les premières victimes des conflits, rappelle Alexandra Brochus présidente du collectif 13 droit des femmes. Dans le cas de Gaza par exemple, 67% des personnes tuées sont des filles ou des femmes selon l’ONU. »

    Au cœur des revendications de la journée : l’exigence d’un cessez-le-feu à Gaza, « car c’est le premier objectif de la journée internationale de la paix : exiger un cessez-le-feu mondial », rappelle Michel Dolot.

    Focus sur Gaza

    « Ce qui se passe en Palestine est insensé. C’est d’une bestialité absolue. Et chaque aspect de la culture de paix est souligné par Gaza : les enfants n’ont plus accès à l’éducation, les journalistes sont tués, le droit international ignoré… », poursuit le porte-parole du mouvement pacifiste. « Nous aborderons notamment la nécessité d’une démilitarisation de la Méditerranée, car rappelons que la quantité d’explosif déversé sur Gaza c’est 4 ou 5 fois la quantité déversée sur Hiroshima », souligne Régine Fiorani, du Collectif Palestine en résistance.

    Le Mouvement de la paix ordonnera symboliquement au gouvernement français, qui doit reconnaître ce lundi l’État palestinien, de prendre sans délai des sanctions contre le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou, comme cela s’est fait en Espagne par exemple.

  • À Marseille, nouvel appel en faveur de la paix

    Soutenir le droit international, exiger un cessez-le-feu général et rappeler que la guerre et la paix sont des choix politiques », ce sont les trois grands objectifs du rassemblement organisé dimanche en haut de l’esplanade Bargemon (2e), à l’occasion de la journée internationale de la paix, instaurée en 1981 par les Nations unies. Porté par le Mouvement de la Paix des Bouches-du-Rhône, le rendez-vous permettra à plusieurs syndicats et associations de s’exprimer autour des 8 piliers de la culture de la paix, concept imaginé par l’Unesco en 1992 et dont l’objectif est de repousser les guerres en s’attaquant directement aux causes des conflits. « L’idée c’est d’apprendre à l’humanité à vivre sans créer d’ennemi, en démontant toutes les dynamiques de dominations, car sans ennemi il n’y a pas de guerre », explique Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. « Cet événement sera un acte de résistance contre la propagande de guerre, la course aux armements et la désignation d’un ennemi comme prérequis à la guerre », précise le communiqué de l’organisation pacifiste.

    De nombreux intervenants

    La culture de paix s’articule donc autour de 8 modes d’actions : l’éducation, l’égalité, le respect des droits de l’homme, la défense des pratiques démocratiques, la liberté de circulation de l’information et des savoirs, le développement durable et désirable, la solidarité et enfin la démilitarisation des relations internationales. Autant de thèmes qui seront successivement abordés dimanche matin, par la SNUipp FSU 13, le Collectif 13 droit des femmes, le collectif Palestine en résistance, Résister aujourd’hui, Libre pensée, Florian le Pape, militant communiste, conseiller d’arrondissement PCF du Ve secteur à Marseille ou encore le journal La Marseillaise.

    « Il est primordial de rappeler l’importance de défendre l’égalité en général, mais aussi entre les genres, car les femmes sont systématiquement les premières victimes des conflits, rappelle Alexandra Brochus présidente du collectif 13 droit des femmes. Dans le cas de Gaza par exemple, 67% des personnes tuées sont des filles ou des femmes selon l’ONU. »

    Au cœur des revendications de la journée : l’exigence d’un cessez-le-feu à Gaza, « car c’est le premier objectif de la journée internationale de la paix : exiger un cessez-le-feu mondial », rappelle Michel Dolot.

    Focus sur Gaza

    « Ce qui se passe en Palestine est insensé. C’est d’une bestialité absolue. Et chaque aspect de la culture de paix est souligné par Gaza : les enfants n’ont plus accès à l’éducation, les journalistes sont tués, le droit international ignoré… », poursuit le porte-parole du mouvement pacifiste. « Nous aborderons notamment la nécessité d’une démilitarisation de la Méditerranée, car rappelons que la quantité d’explosif déversé sur Gaza c’est 4 ou 5 fois la quantité déversée sur Hiroshima », souligne Régine Fiorani, du Collectif Palestine en résistance.

    Le Mouvement de la paix ordonnera symboliquement au gouvernement français, qui doit reconnaître ce lundi l’État palestinien, de prendre sans délai des sanctions contre le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou, comme cela s’est fait en Espagne par exemple.

  • Avec ces femmes qui exigent la paix

    Avec ces femmes qui exigent la paix

    Réunies au sein du Forum mondial des femmes pour la paix, dont la deuxième édition se tient à Essaouira – la première avait été organisée en 2023 – elles lanceront ce samedi un « appel des femmes du monde » à la veille de la journée internationale pour la paix.

    Objectif : faire entendre en grand des voix trop peu audibles dans un monde secoué par les conflits, particulièrement meurtri par la guerre au Proche-Orient et l’horreur qui se déroule à Gaza.

    Amina, étudiante qui porte un sac « Shalom Aleykoum » se dit « très fière que ce soit au Maroc, mon pays, et à l’initiative de femmes, qu’un forum pour la paix soit possible ».

    Floriane, française, femme rabbin, renchérit : « je ressens énormément de force en étant là. Chaque personne a le pouvoir d’agir. Ici on porte toutes et tous des narratifs différents et c’est très impressionnant ». Cherazade, du conseil local des jeunes d’Aubervilliers est, quant à elle, venue chercher des éléments de réponse à une question ambitieuse : « comment faire en sorte que la paix devienne la religion de tous ? ». « S’il y a un endroit où je voulais être, c’est ici », ajoute-t-elle.

    « Nous sommes l’espoir et l’avenir »

    Zhor Rehihil, conservatrice musulmane du musée du judaïsme marocain de Casablanca, « je crois qu’ici nous sommes l’espoir et l’avenir. Beaucoup de juifs sont partis du Maroc mais une petite communauté reste et nous vivons en paix. La composante hébraïque est inscrite dans la Constitution de 2011, la mémoire juive est très riche ici, y compris des musulmans travaillent à sa transmission. Il n’y a pas qu’un judaïsme séfarade et ashkénaze, il y a aussi un judaïsme amazigh ancré ici depuis 2 500 ans. Il faut casser les préjugés, c’est là la mission des musées », témoigne-t-elle.

    Point de départ des échanges : un documentaire réalisé par deux femmes, Hanna Assouline, française de culture juive et Sonia Terrab, marocaine de culture arabo-musulmane, co-fondatrices du mouvement des Guerrières de la paix. On y croise des habitants du Proche-Orient, broyés par l’engrenage de la guerre mais qui refusent de céder à la haine.

    Dans la salle, l’émotion est palpable, des larmes coulent sur de nombreuses joues notamment lors du témoignage du fils de Vivan Silver, cette militante pacifiste israélienne morte brûlée vive par le Hamas dans sa maison du kibboutz Be’eri cinq jours après sa participation à la marche des « mères pour la paix ». « Je suis fier qu’un centre de secours pour les orphelins de Gaza porte son nom, plutôt qu’il soit gravé sur une bombe qui tue des innocents », confie-t-il. Certains protagonistes du film sont dans la salle comme le militant palestinien de la non-violence Ali Abu Awad, prisonnier pendant 4 ans dont le frère a été tué par un soldat israélien. « Je ne suis pas quelqu’un d’extraordinaire, je ne suis qu’un être humain. je ne supporte plus cette compétition morbide de souffrance, je crois qu’il faut être pro-solution, pro-paix bien sûr pour cela il faut de la justice », affirme-t-il.

    « Pas suffisamment de leaders »

    Dans le public, Meriem, une jeune marocaine partage entièrement la démarche mais doute de l’issue. « Je ne pense pas que nous avons suffisamment de leaders », déplore-t-elle, constatant que le camp de la paix est considérablement affaibli.

    Ali Abu Awad lui répond : « en effet, nous avons aujourd’hui des politiciens qui sont des gestionnaires de la réalité comme elle est. Nous avons besoin de plus de leaders pour impulser le changement. Ça commence par chacun d’entre nous, il faut être un peu un héros pour défendre le pays ».

    Hanna Assouline répond à son tour à la jeune femme : « les leaders, elles sont devant vous, elles devraient parler devant l’assemblée générale des Nations unies, amplifions leurs voix ! ».

  • Avec ces femmes qui exigent la paix

    Réunies au sein du Forum mondial des femmes pour la paix, dont la deuxième édition se tient à Essaouira – la première avait été organisée en 2023 – elles lanceront ce samedi un « appel des femmes du monde » à la veille de la journée internationale pour la paix.

    Objectif : faire entendre en grand des voix trop peu audibles dans un monde secoué par les conflits, particulièrement meurtri par la guerre au Proche-Orient et l’horreur qui se déroule à Gaza.

    Amina, étudiante qui porte un sac « Shalom Aleykoum » se dit « très fière que ce soit au Maroc, mon pays, et à l’initiative de femmes, qu’un forum pour la paix soit possible ».

    Floriane, française, femme rabbin, renchérit : « je ressens énormément de force en étant là. Chaque personne a le pouvoir d’agir. Ici on porte toutes et tous des narratifs différents et c’est très impressionnant ». Cherazade, du conseil local des jeunes d’Aubervilliers est, quant à elle, venue chercher des éléments de réponse à une question ambitieuse : « comment faire en sorte que la paix devienne la religion de tous ? ». « S’il y a un endroit où je voulais être, c’est ici », ajoute-t-elle.

    « Nous sommes l’espoir et l’avenir »

    Zhor Rehihil, conservatrice musulmane du musée du judaïsme marocain de Casablanca, « je crois qu’ici nous sommes l’espoir et l’avenir. Beaucoup de juifs sont partis du Maroc mais une petite communauté reste et nous vivons en paix. La composante hébraïque est inscrite dans la Constitution de 2011, la mémoire juive est très riche ici, y compris des musulmans travaillent à sa transmission. Il n’y a pas qu’un judaïsme séfarade et ashkénaze, il y a aussi un judaïsme amazigh ancré ici depuis 2 500 ans. Il faut casser les préjugés, c’est là la mission des musées », témoigne-t-elle.

    Point de départ des échanges : un documentaire réalisé par deux femmes, Hanna Assouline, française de culture juive et Sonia Terrab, marocaine de culture arabo-musulmane, co-fondatrices du mouvement des Guerrières de la paix. On y croise des habitants du Proche-Orient, broyés par l’engrenage de la guerre mais qui refusent de céder à la haine.

    Dans la salle, l’émotion est palpable, des larmes coulent sur de nombreuses joues notamment lors du témoignage du fils de Vivan Silver, cette militante pacifiste israélienne morte brûlée vive par le Hamas dans sa maison du kibboutz Be’eri cinq jours après sa participation à la marche des « mères pour la paix ». « Je suis fier qu’un centre de secours pour les orphelins de Gaza porte son nom, plutôt qu’il soit gravé sur une bombe qui tue des innocents », confie-t-il. Certains protagonistes du film sont dans la salle comme le militant palestinien de la non-violence Ali Abu Awad, prisonnier pendant 4 ans dont le frère a été tué par un soldat israélien. « Je ne suis pas quelqu’un d’extraordinaire, je ne suis qu’un être humain. je ne supporte plus cette compétition morbide de souffrance, je crois qu’il faut être pro-solution, pro-paix bien sûr pour cela il faut de la justice », affirme-t-il.

    « Pas suffisamment de leaders »

    Dans le public, Meriem, une jeune marocaine partage entièrement la démarche mais doute de l’issue. « Je ne pense pas que nous avons suffisamment de leaders », déplore-t-elle, constatant que le camp de la paix est considérablement affaibli.

    Ali Abu Awad lui répond : « en effet, nous avons aujourd’hui des politiciens qui sont des gestionnaires de la réalité comme elle est. Nous avons besoin de plus de leaders pour impulser le changement. Ça commence par chacun d’entre nous, il faut être un peu un héros pour défendre le pays ».

    Hanna Assouline répond à son tour à la jeune femme : « les leaders, elles sont devant vous, elles devraient parler devant l’assemblée générale des Nations unies, amplifions leurs voix ! ».

  • Le plus grand des combats

    Le plus grand des combats

    Dimanche sonne la journée mondiale de la paix. Une de plus depuis 1981, année où elle a été créée par l’ONU. Une de plus alors que chaque année, le nombre de conflits augmente dans le monde, que chaque année « détrône » la précédente et que plus de 10% de la population de la planète est exposée à la guerre. Une de plus dans un monde instable et violent, où de plus en plus de chefs d’État inconséquents, avides et soumis au pouvoir de l’argent sont aux manettes. Une de plus dans un monde où, encore une fois, la course à l’armement tire une économie devenue mortifère.

    Force aux fragiles troupes pacifistes

    Mais cette édition 2025 sera singulière. Parce qu’elle arrive la veille de la reconnaissance annoncée de l’État palestinien par la France et que cela impose de regarder en face l’horreur de ce qui se passe à Gaza. Parce que l’indignation face au génocide des Palestiniens va donner de la force aux fragiles troupes pacifistes qui peinent tant à faire comprendre que la paix est le plus grand des combats.

    Dans les dernières manifestations contre
    le gouvernement, les drapeaux palestiniens ont toujours flotté. Que l’énergie qui a émaillé ces cortèges traverse les rassemblements pour la paix. Que l’exigence de justice soit aussi forte. Que le lien entre conquête sociale et besoin de paix soit tissé. Que les rapports entre va-t-en-guerre et oppression capitaliste soient compris. Que le courage des femmes qui se battent serve d’étendard et trace un chemin derrière lequel une masse s’engouffre.

  • Le plus grand des combats

    Dimanche sonne la journée mondiale de la paix. Une de plus depuis 1981, année où elle a été créée par l’ONU. Une de plus alors que chaque année, le nombre de conflits augmente dans le monde, que chaque année « détrône » la précédente et que plus de 10% de la population de la planète est exposée à la guerre. Une de plus dans un monde instable et violent, où de plus en plus de chefs d’État inconséquents, avides et soumis au pouvoir de l’argent sont aux manettes. Une de plus dans un monde où, encore une fois, la course à l’armement tire une économie devenue mortifère.

    Force aux fragiles troupes pacifistes

    Mais cette édition 2025 sera singulière. Parce qu’elle arrive la veille de la reconnaissance annoncée de l’État palestinien par la France et que cela impose de regarder en face l’horreur de ce qui se passe à Gaza. Parce que l’indignation face au génocide des Palestiniens va donner de la force aux fragiles troupes pacifistes qui peinent tant à faire comprendre que la paix est le plus grand des combats.

    Dans les dernières manifestations contre
    le gouvernement, les drapeaux palestiniens ont toujours flotté. Que l’énergie qui a émaillé ces cortèges traverse les rassemblements pour la paix. Que l’exigence de justice soit aussi forte. Que le lien entre conquête sociale et besoin de paix soit tissé. Que les rapports entre va-t-en-guerre et oppression capitaliste soient compris. Que le courage des femmes qui se battent serve d’étendard et trace un chemin derrière lequel une masse s’engouffre.