Author: tecnavia

  • [Rue de la République] Gaby Charroux : « Les services publics sont le cœur du pacte démocratique de notre pays »

    [Rue de la République] Gaby Charroux : « Les services publics sont le cœur du pacte démocratique de notre pays »

    L’entrée en campagne

    Didier Gesualdi : Vous êtes candidat à votre succession, vous avez mis du temps à vous décider. Ne craignez-vous pas le mandat de trop ?

    Vous savez, en 2019, j’avais annoncé que ce mandat pouvait être le dernier. On a décidé collectivement que ce ne serait pas le cas. J’en suis très content, heureux, même si je sais la charge qui pèse sur un maire d’une ville de 50 000 habitants. C’est une charge très lourde qui prend 7 jours sur 7, jour et nuit. Nous l’avons démontré, dans tous les moments y compris les moments de crise, nous sommes au rendez-vous.

    Didier Gesualdi : Certains évoquent votre âge, êtes-vous en forme ? Vous pourrez aller jusqu’au bout de votre mandat ?

    Je crois oui ! La forme est là, l’enthousiasme est là, l’engagement est là, l’humilité aussi et l’envie également ! L’envie de poursuivre une action qui, d’ailleurs, était menée avant moi-même.

    Didier Gesualdi : C’est dur une bataille municipale, vous en avez conscience ?

    Ce qui est le plus dur, ce n’est pas la bataille municipale, c’est la vie du maire s’il veut être à tous moments dans le travail avec et pour les citoyens. Je pense qu’une campagne électorale, c’est un formidable moment démocratique dans le pays. Je souhaite et j’invite chaque citoyen à venir dans la campagne, profiter pour dire ce qu’ils ont sur le cœur, ce dont ils ont envie pour leur ville. Ce n’est pas une contrainte ni une punition, c’est enthousiasmant !

    Léo Purguette : Ce sont aussi des moments durs, ça a commencé avant votre déclaration de candidature. À l’appui de l’affaire de la Semivim, un climat de suspicion s’est installé dans une partie de la ville. Comment allez-vous y répondre ? Le débat démocratique sera-t-il serein ?

    On a besoin d’un débat serein. Ce n’est pas le ton donné par un certain nombre d’opposants au conseil municipal qui ont même été dans un comportement indigne. D’ailleurs cela a fait l’objet de procédure et d’une suite. Les choses sont ainsi. Je ne veux pas parler de ces gens. Mais je vais parler du sujet en revanche. Nous nous appuyons sur des valeurs et des engagements qui ont été les nôtres depuis des années. Sur ce qu’ils essayaient d’instrumentaliser, les choses sont très simples : j’ai toujours dit que je n’avais rien à voir avec cette affaire. Croyez-vous que je serais dans le déshonneur d’aller me présenter à une élection si j’avais eu la moindre culpabilité dans une telle affaire ? C’est aussi simple et clair que cela. Nous sommes sereins avec mes camarades élus de la majorité municipale qui sont des gens formidables qui font un travail extraordinaire pour les habitants, chacun dans sa délégation, et qui continueront à le faire.

    Les adversaires

    Didier Gesualdi : La composition de l’échiquier politique vous a-t-elle incité à vous présenter avec une droite qui ne s’interdit rien et un député RN qui est candidat ?

    Ce que je remarque, c’est le travail que nous avons réalisé et pour qui. Mais aussi le non-travail des opposants qui sont présents. Je le disais, c’est la démocratie qui s’exprime, donc chacun peut aller participer. Chacun prend ses responsabilités. Nous, ce à quoi nous tenons, les citoyens peuvent le constater chaque jour, c’est leur intérêt. Toutes nos décisions sont prises pour leur bien-être, leur épanouissement, leur qualité de vie. Pour les jeunes, la perspective d’avoir un avenir désirable. Oui, on a envie que les jeunes, les familles, les anciens soient protégés. On ne part pas de rien, nous avons tout ce qui a été réalisé, porté par ces valeurs de fraternité, de solidarité et d’égalité. Chaque citoyen de Martigues compte pour moi. J’invite les citoyens qui peuvent avoir l’illusion qu’ailleurs l’herbe pourrait être plus verte dit-on, à s’interroger sur ce qui a été réalisé pour eux, ce qui existe déjà dans cette ville. Nous sommes les garants de la poursuite et du développement de cela.

    Léo Purguette : Quel est l’arc des forces qui vous soutiennent et qui souhaitez-vous rassembler ?

    Tous les citoyens de Martigues sont les bienvenus dans notre grand rassemblement. Nous avons besoin de chacun d’entre eux et nous comptons sur chacun d’entre eux. Nul n’ignore quel est mon engagement, pourquoi j’ai envie de continuer à porter cette lourde responsabilité. Parce qu’avec mes camarades de gauche, progressistes, démocrates, qui sont des républicains acharnés, dans le sens le plus beau et le plus large, nous voulons faire progresser la ville, ne jamais reculer sur les valeurs.

    Le RN

    Didier Gesualdi : Entendez-vous ceux qui disent « tous pourris », « on n’a pas essayé le Rassemblement national » et comment vous y répondez ?

    Oui j’entends ça. Ces propos sont d’une injustice terrible. Je vois beaucoup de maires, notamment des maires de notre sensibilité, la gauche, qui sont dévoués, désintéressés, qui donnent de leur temps, de leur force, de leur santé parfois. Je dis à ces citoyens-là, regardez ce qui a été fait ici. Dans les conseils de quartiers, je prends soin d’expliquer à quoi je passe mon temps. C’est du concret : les trous dans la chaussée, la propreté, la sécurité, l’accès aux droits, à la santé pour tous, l’école de qualité partout tout le temps, la prévention des risques, le développement économique… Pas parce que j’ai envie de faire enrichir de grands industriels mais parce que ce sont des emplois pour notre territoire…

    Léo Purguette : Les citoyens de la circonscription ont « essayé le RN » en élisant un député d’extrême droite. Quel regard portez-vous sur ses premiers mois ?

    D’abord j’analyse la campagne électorale. Elle n’était pas pour un député de la circonscription mais pour envoyer le chef du RN à Matignon en attendant mieux. Donc les candidats locaux étaient des candidats de l’ombre, non-connus, sans aucun programme capable d’être exprimé. On a vu la différence qu’il y a entre les députés qui sont engagés, qui portent les valeurs et qui sont capables d’être présents et actifs à l’Assemblée et puis les autres. J’invite chacun à regarder les votes de ceux-là. On trouve les progressistes d’un côté et les défenseurs du grand capital de l’autre. Ce sont ceux-là aussi, ils l’ont montré par leurs votes.

    La guerre

    Léo Purguette : Qu’avez-vous pensé des propos du chef d’état-major sur la France qui devait consentir au sacrifice de ses enfants en Ukraine ?

    C’est juste terrible. C’est une calamité. Pardon d’évoquer des choses personnelles mais j’ai touché du doigt ce qu’était la guerre avec la disparition de mes deux grands-pères et de mon père. Je sais ce qui manque ensuite dans la vie. Je l’ai subi et je ne le souhaite à personne. Je n’ai pas envie que les enfants de France aillent mourir pour des guerres qui ne sont pas les nôtres. Voilà, tout simplement. Cessons d’agiter les peurs. C’est vrai aussi pour la dette, qu’on arrête avec ça. Martigues donnera entre 7 et 8 millions d’euros pour le budget de l’État mais pour faire quoi ? Sa dette abyssale, jamais il ne la remboursera. Quand on dit qu’il n’y a plus d’argent, je n’y crois pas une seconde. Seulement, il faut avoir la volonté d’aller trouver cet argent où il est. Y a-t-il besoin de revenir sur l’enrichissement des plus riches de ce pays en quelques années ?

    L’attractivité de Martigues

    Didier Gesualdi : Si je vous dis que Martigues a perdu de son lustre, de son rayonnement, vous répondez quoi ?

    Que c’est une manipulation qui appartient à ceux qui la portent.

    Didier Gesualdi : Pourquoi le pensent-ils ?

    Il faut le leur demander. Moi, je pense l’inverse : notre ville n’a jamais été aussi attractive qu’aujourd’hui. Mais ce n’est pas qu’une opinion, il y a des faits. Premièrement, elle a su préserver et même développer les emplois de l’industrie. Il y a en plus des projets de décarbonation, le pôle chimique et pétrochimique de Lavéra. Et je vois avec grand plaisir qu’une grande entreprise de ce site vient d’annoncer un investissement de 250 millions d’euros. C’est énorme, très important pour l’emploi ici. Deuxièmement, Provence Studios, avec une réussite d’une personne formidable : Olivier Marchetti, avec son équipe. Ils ont pu faire rejoindre leur amour du cinéma avec ce qu’est Martigues, une terre de cinéma depuis plus d’un siècle. Troisièmement, les services publics implantés ici, qu’ils soient nationaux ou communaux. C’est une richesse incroyable, un atout pour le territoire. Voilà pourquoi je suis acharné à défendre l’hôpital public, l’école publique, la Poste et aussi les services publics communaux.

    Léo Purguette : N’êtes-vous pas entravé sur les services publics par le débat budgétaire qui est dominé par les partisans de l’austérité ?

    Oui. Absolument. J’entends toujours dans leur bouche qu’il faut diminuer la dépense publique. Mais la dépense publique à diminuer c’est quoi ? L’armée ? La police ? La justice ? L’Éducation nationale ? La santé ? La petite enfance ? L’accès aux sports, à la culture, aux solidarités ? Il n’y a pas un euro de dépense inutile à Martigues. J’ai bien l’intention de continuer dans cette voie et de développer les services publics. Pour nous, c’est le cœur du pacte démocratique de notre pays.

    Didier Gesauldi : Comment voyez-vous Martigues dans les prochaines années ?

    Nous travaillons depuis plusieurs années au Martigues de 2050. On a des opportunités pour le faire par exemple avec le plan d’urbanisme intercommunal qui permet de planifier l’équilibre entre les zones agricoles, les espaces naturels protégés, la construction de logements… Nous exigeons des bailleurs qu’ils rénovent tous les logements sociaux…

    Didier Gesualdi : À l’issue d’une bataille municipale qui promet de faire rage, sera-t-il possible d’être le maire de tous les Martégaux ?

    Je veux être le maire de chacun et chacune. J’appelle à venir dans les ateliers que nous organisons pour construire le projet de mandat. Bien sûr, on a des bases et des pistes, c’est clair. Tout ce qui se fera dans cette ville par l’équipe que je mène, sera dans l’intérêt des Martégales et des Martégaux. Quelqu’un m’a dit récemment, « vous partagez avec moi la défense de l’intérêt général mais vous, vous avez épousé Martigues ». Oui, c’est un joli mot. Quand on est dans un couple, on a envie du meilleur. J’ai envie du meilleur pour la ville de Martigues et pour tous ses habitants, sans distinction. Les maîtres-mots, ce sont : fraternité, solidarité, égalité pour tous les citoyens de Martigues.

    Les collectivités

    Léo Purguette : Quel est votre sentiment sur l’instabilité politique ?

    Les pôles de stabilité, on les trouve dans les communes, les départements, les régions.

    Léo Purguette : Le président du Sénat a plaidé à Aix pour un nouvel acte de décentralisation. Est-ce que ça vous inquiète ?

    Nous, ce dont on a besoin, c’est des moyens de fonctionner. Nous les avions. Ils ont été supprimés par un président de la République -chacun retrouvera ses petits- qui, en 2009, a supprimé la taxe professionnelle qui ne gênait en rien les grandes entreprises mais qui était une source de financements pour les actions municipales et pour les services publics locaux.

    Léo Purguette : L’État joue-t-il son rôle sur le narcotrafic ?

    Le narcotrafic est un problème national et international. Il est présent dans les très grandes villes et leurs quartiers, dans les villes moyennes comme nous et leurs quartiers, dans les campagnes, partout, dans le moindre recoin du territoire national. Il faut une action conjuguée, une volonté politique au niveau de l’État.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jean-Michel :

    Bonjour Monsieur le maire, on annonce 10 000 emplois supplémentaires avec les nouvelles usines. Où va-t-on les mettre ?

    Merci Jean-Michel pour cette question. D’abord où vont être installés les emplois et puis ensuite les hommes et les femmes qui vont les occuper. Les emplois iront sur le grand port maritime de Fos, mais peut-être aussi alentour, je pense à la zone de Lavéra aussi. J’ajoute que les emplois sont annoncés avec une ambition d’industrie décarbonée. Pourquoi sommes-nous intéressés par des nouveaux emplois ? D’abord parce que nous en voulons ici, chez nous, en France. Ensuite parce que nous avons besoin à l’Ouest de l’étang de Berre, d’emplois bien rémunérés, défendus par les salariés eux-mêmes et qui feront vivre beaucoup de monde. Aurons-nous 10 000 emplois ? Je n’en sais rien à ce stade. Il y a déjà des premières avancées, des entreprises qui ont annoncé leur implantation. C’est très bien. Où vont habiter les gens qui travailleront dans ces industries ? Une bonne partie viendra sans doute d’autres régions. Il faudra les loger. Ils vont s’installer un peu partout à Fos, à Saint-Martin-de-Crau, à Port-de-Bouc, à Istres, à Port-Saint-Louis et à Martigues aussi. Nous travaillons à créer les conditions d’un accueil. Pour maintenir le nombre de logements pour la population actuelle de Martigues, il faut construire à peu près 150 logements par an. Si on veut anticiper des nouveaux salariés de l’industrie mais aussi des services publics qui devront aller avec, car il y aura plus de classes dans les écoles, plus de besoins au centre hospitalier de Martigues, il faudra environ 100 logements de plus par an, donc au total 250 logements par an à construire, publics et privés. Les emplois les mieux rémunérés sont ceux de l’industrie, on a envie que les ouvriers qualifiés, les ingénieurs, les techniciens vivent à Martigues pour profiter de cette ville bien équipée dans laquelle on vit.

  • Top 14 : un apprentissage difficile pour Montauban

    Top 14 : un apprentissage difficile pour Montauban

    Si le titre de champion de Pro D2 de l’US Montauban en a surpris plus d’un, ses difficultés du début de saison, beaucoup moins. Pire défense du championnat (455 points encaissés, dont un 84-31 face à l’ASM, record du Top 14), l’équipe de l’ancien toulonnais Sébastien Tillous-Borde, qui « a marqué l’histoire du club » et qui sera « accueilli comme il se doit, sauf pendant 80 minutes », dixit Pierre Mignoni, a tout de même su remporter le match couperet face à Perpignan (29-22), et accrocher Montpellier (22-22). Suffisant pour se fixer à une place de barragiste, qui semble être l’objectif maximal, le LOU, 12e, étant déjà à 15 points.

    Un match pour faire le plein de confiance ? « C’est normal que vous pensiez ça, car ils sont en difficulté à l’extérieur. Mais, si tu ne prends pas le match par le bon bout, ça va être compliqué. Ils ne ferment jamais le jeu, ils prennent beaucoup d’essais, mais en marquent aussi beaucoup », décrit l’entraîneur varois, pour qui « ce n’est pas un match piège, mais où on doit montrer notre maturité ».

    Attention, également, à ne pas se comparer aux équipes ayant jusqu’ici largement battu le promu : « C’est l’erreur à ne pas faire. Il faut se regarder nous, faire ce qu’il faut faire, avoir de bons process pour le match. Si tu en as, comme face à La Rochelle, tu seras récompensé. Si tu penses déjà au bonus offensif, tu vas mal commencer le match », prévient le technicien. « Ce n’est pas quelque chose auquel on pense », rassure Jules Coulon. « Il ne faut surtout pas l’aborder comme ça. Il faut faire les choses qu’on a mises en place, et on verra à la fin. »

  • Les Spartiates tombent de haut contre les Dragons de Rouen

    Les Spartiates tombent de haut contre les Dragons de Rouen

    Onze minutes. C’est le temps qu’il a suffi aux Dragons de Rouen pour prendre trois longueurs d’avance sur les Spartiates de Marseille, vendredi soir au Pomge, à l’occasion de la 20e journée de Ligue Magnus.

    James Phelan, Chase Gresock, puis Rolands Vigners ont réussi à tromper le gardien phocéen Libor Kasik, avant de creuser davantage l’écart dans le deuxième tiers-temps. Avec cette sixième défaite de la saison, les protégés de Luc Tardif ne figurent plus sur le podium au classement.

    Une désillusion à rapidement oublier pour les Phocéens, qui ont l’occasion de se racheter de nouveau à domicile, dimanche à 18h30, contre les Rapaces de Gap, 11e et avant-derniers de Ligue Magnus. Les Haut-Alpins, défaits lors du premier round face aux Spartiates (1-4, le 16 septembre), restent sur une série de neuf revers consécutifs, toutes compétitions confondues.

    RÉSULTATS

    MARSEILLE 0

    ROUEN 6

    20e journée – Ligue Magnus

    Au Palais omnisports de Marseille (5 268 spectateurs)

    Arbitre : MM. Martin et Erneck

    Buts : Phelan (1’, 30’), Gresock (6’), Vigners (11’), Nesa (33’), Rech (58’) pour Rouen.

    Pénalités : Schmitt (20’) pour Rouen ; Kasik (47’) pour Marseille

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Ruusu, Corvez, Cantagallo, Petersson, Bourgeois (A), Lindgren – Thompson, Joubert, Bouvet, Colotti (C), Lavoie, Myllymaa, Dair, Tavernier, Dufek (A), Welsh, Stromberg, Nsonsa Kitala.

    Entraîneur : Luc Tardif.

    ROUEN : Mugnier, Aloyan – Holway, Roy, Schmitt, Yeo (A), Chakiachvili (A), Bouramman – Colomban, Perret, Lafrance, Phelan, Rech, Simonsen, Lamperier (C), Tessier, Gresock, Avonde, Vigners.

    Entraîneur : Csaba Szekely.

  • Provence Rugby passe à la puissance face à Carcassonne

    Provence Rugby passe à la puissance face à Carcassonne

    Recevoir la lanterne rouge n’est pas une garantie de victoire. Même après avoir réussi deux sorties positives, à Colomiers et Aurillac. Même quand on s’appelle Provence rugby et que l’on dispose d’un public exceptionnel. La réception de Carcassonne en a été un parfait exemple.

    Car, malgré un stade Maurice-David encore une fois à guichets fermés, les Aixois ont vécu une soirée compliquée. Plus compliquée que ne le laisse penser un score final en trompe-l’œil, dû à un dernier quart d’heure qui a vu les Audois s’effondrer.

    Carcassonne avait pourtant su prendre les devants. Porter le fer au bon moment, dans une défense provençale pas toujours très inspirée dans ses premières initiatives de la soirée.

    Un malheur ne venant jamais seul, alors qu’ils couraient après le score, les Aixois devaient perdre Teimana Harrison, après moins de vingt minutes de jeu. Le genou du capitaine venait de céder. Tandis que ses camarades se cassaient les dents sur une défense aussi renforcée que la citadelle audoise.

    La dynamique Tuisue

    Menés de cinq points à la pause, les Aixois étaient pris dans le faux rythme imprimé par Carcassonne. Malgré quelques coups d’éclat, notamment une charge de Léo Drouet, et bien que souvent présents dans les cinq mètres adverses, les hommes de Philippe Saint-André ne trouvaient pas la clef.

    C’est avec l’entrée d’Arthur Coville, après la pause, que les Provençaux devaient, enfin, retrouver leur jeu. Avec comme détonateur les deux essais en trois minutes d’Albert Tuisue. Carcassonne était alors sonné, et perdait le fil d’une soirée qui semblait vouloir leur sourire. Mais qui, au fil des minutes, se transformait en punition.

    Le dernier quart d’heure voyait le jeu se concentrer dans les 22 audois. Avec des Provençaux qui enquillaient les essais, sept au total après un dernier baroud d’honneur de Jules Soulan, qui clôturait la marque, assurant un bon bonus offensif qui permet à Provence Rugby de se hisser sur le podium du championnat de la Pro D2.

    RÉSULTATS

    Provence 48 (8)

    Carcassonne 16 (13)

    12e journée de Pro D2.

    Stade Maurice David

    (8 600 spectateurs)

    Arbitre : R. Aiguebonne.

    PROVENCE : 7 essais de Sauveterre (12), Tuisue (55, 58), Lapègue (64), Tui (68), Muntz (73), Soulan (77), 5 transormations (55, 58, 68, 73, 77) et 1 pénalité (23) de Muntz. Avertissement : Deghmache (6).

    CARCASSONNE : 1 essai de Moréno (7), 1 transformation et 3 pénalités (25, 29, 47) Michet. Avertissement : Railévu (55).

  • Jean-Louis Comini analyse le jeu moderne et l’OM

    Jean-Louis Comini analyse le jeu moderne et l’OM

    Jean-Louis Comini a connu son heure de gloire avec le FC Martigues.

    En 1983, il est dans l’équipe Sang et Or qui élimine Saint-Étienne, en 16e de finale de Coupe de France. Au marquage de Laurent Paganelli, il a depuis changé de casquette. Et était avec le consultant de Canal+ sur le match de Ligue des Champions, mardi, au Vélodrome.

    S’il a apprécié le résultat, l’ancien défenseur avoue être resté sur sa faim. « Sur ce que j’ai vu, l’OM n’a pas été assez joueur. Il y a de la bonne volonté, une envie évidente de jouer comme une grande équipe. Mais jouer comme Barcelone ne se fait pas en un jour. »

    En tant qu’ancien défenseur, il a surtout regardé le travail d’Emerson et Timothy Weah. « Ce n’est pas le football que je pratiquai », reconnaît-il. « à mon époque, si un latéral dépassait la ligne médiane balle au pied, il se faisait souffler dans les bronches par son entraîneur ! »

    Concernant l’OM, il reconnaît que ce que fait l’équipe « est plaisant. Surtout si l’on regarde en détail la seconde période. » Il estime que le groupe de Roberto De Zerbi a la capacité d’aller chercher les barrages en Ligue des Champions. « Cela va se jouer sur les deux prochains matches face à Saint-Gilles et Liverpool ».

    Il se méfie des Belges. « Ils ont de la qualité. Leur victoire à Galatasaray en est un bel exemple. » Il voit d’ailleurs dans la confrontation à venir, « un peu le même type de match que face à Newcastle ».

    Enfin, en tant qu’ancien du FC Martigues, il se dit « triste face à ce qui est une grosse catastrophe dont le club aura du mal à se remettre. C’est un peu ce qu’a vécu Avignon. »

  • Budget, MIN, pub, mobilité, camping… les dossiers du conseil municipal d’Avignon

    Budget, MIN, pub, mobilité, camping… les dossiers du conseil municipal d’Avignon

    Ce devrait être l’avant-dernier conseil municipal de la mandature. Ce samedi, les élus ont rendez-vous à la salle polyvalente de Montfavet pour étudier 39 rapports. Dont certains classiques en cette séance de novembre, comme les bilans en matière de développement durable et d’égalité femmes-hommes au sein de la Ville. Mais, aussi et surtout, le débat d’orientations budgétaires (notre édition de vendredi), qui pourrait donner lieu à des airs de pré-campagne, bien que la majorité sortante ne prépare pas de révolution dans le budget 2026, qui sera voté dans trois semaines.

    Autre sujet majeur, l’avenir du marché d’intérêt national. Historiquement géré par une convention avec une société municipale ad hoc (Smina), la loi a imposé d’engager une vraie délégation de service public (DSP). Ce samedi, les élus vont entériner le choix de confier la gestion pour 22 ans à la même société, qui a devancé l’offre concurrente portée par le marché de Rungis, mastodonte national du MIN. Autre DSP, celle du camping municipal, prolongée d’un an, pour permettre de préparer un nouvel objectif pour « favoriser l’ancrage du camping dans le paysage touristique ».

    Il sera aussi question de financement autour de la grande étude mobilités en cours en vue du RER métropolitain : la municipalité participe à hauteur de 40 000 euros sur le total d’un million d’euros. Par ailleurs, dans sa volonté de « limiter l’impact des dispositifs publicitaires sur les paysages et les éléments patrimoniaux », la Ville modifie son règlement local de publicité. L’étape du jour marque l’arrêt du projet, qui ne sera mis en œuvre qu’après enquête publique.

  • L’OM peut se faire la belle

    L’OM peut se faire la belle

    Et si, quatre jours après s’être relancés en Ligue des Champions, les Marseillais se retrouvaient leaders de la Ligue 1 ?

    Lorsqu’Éric Wattellier donnera le coup d’envoi d’OM- Toulouse, samedi à 21h05, les hommes de Roberto De Zerbi connaîtront le résultat de Monaco-PSG, joué un peu plus tôt dans l’après-midi. Et si les Parisiens ne gagnent pas en Principauté, voire s’ils s’inclinent, un succès phocéen offrirait le fauteuil de leader aux Marseillais.

    « Tout va bien pour nous en ce moment », clame Leo Balerdi. Comment expliquer ce retour de l’efficacité, dont ont été victimes Brest et Nice en Ligue 1, puis Newcastle en Ligue des Champions ? « L’entraîneur nous demande d’être rigoureux. En l’étant, le jeu arrive tout seul », poursuit le capitaine de l’OM.

    L’Argentin insiste sur les progrès collectifs, « ce qui nous a fait gagner en maturité. Maturité qui, si nous la conservons, nous permettra de réaliser une bonne saison. » Jusqu’à présent, l’OM a connu des cycles plus ou moins efficaces. Une entame ratée, une série de cinq matches victorieux, mais aussi un enchaînement de déboires, notamment en Ligue des Champions, qui aurait pu plomber l’ambiance dans le groupe.

    La réception de Toulouse est l’occasion de poursuivre une série positive, lancée par un festival offensif face à Brest, déjà au Vélodrome. Un stade où l’attaque olympienne se montre redoutable, avec 60 buts marqués dans l’année.

    « Quand nous jouons ici, il y a une magie différente, qui nous fait avoir une meilleure estime de nous-mêmes », souligne Roberto De Zerbi. Néanmoins, il a conscience de la fragilité de cette situation, qui nécessite une concentration de tous les instants, afin de conserver le soutien d’un public à nul autre pareil.

    Face à Toulouse, il a conscience de la tâche qui attend ses hommes. « Nous devons rester lucides, voir le piège qui se cache derrière cette équipe », prévient-il. « Il nous faut être à 100% au Vélodrome, pour avoir le public avec nous. Ses encouragements nous rendent plus forts et c’est plus facile de gagner comme ça », note Leo Balerdi.

    Pour ce match, Roberto De Zerbi aura en tête la gestion de ses joueurs. Néanmoins, il disposera d’une semaine avant le déplacement à Lille (vendredi) : « Je vais voir comment gérer les temps de jeux de chacun, surtout ceux qui jouent beaucoup ou reviennent de blessure. » La tendance serait de reconduire la majorité des joueurs qui ont débuté face à Newcastle. Notamment Pierre-Emerick Aubameyang, qui « est en forme et s’alimente de ses buts ». De quoi lui donner des idées pour sa pointe offensive face aux Toulousains en vue de se faire la belle.

    Nayef Aguerd bon pour le service samedi

    L’OM et son défenseur ont mis les bouchées doubles pour retrouver la forme.

    Nayef Aguerd, qui redoutait de souffrir d’une pubalgie, n’avait pas participé aux matches à Nice et face à Newcastle. Et en sélection du Maroc, il avait eu droit à des soins avant de revenir plus tôt que prévu à la Commanderie.

    En conférence de presse, Roberto De Zerbi a donné de ses nouvelles. « Il peut jouer et sera dans le groupe », a confié l’Italien. Maintenant, il faut voir si Nayef Aguerd est suffisamment rétabli pour débuter la rencontre. S’il est en capacité d’enchaîner les déplacements à Lille, vendredi prochain, puis à Bruxelles, pour le sixième match de Ligue des Champions contre l’US Saint-Gilles.

    Sachant que, dans la foulée, il devrait rejoindre le Maroc pour disputer la Coupe d’Afrique des Nations, il n’est pas certain que Roberto De Zerbi prenne des risques, s’il n’est pas sûr du rétablissement total de son défenseur.

    Le staff médical tranchera.

    Repères

    L’université en partenaire

    En amont du match face à Toulouse, l’OM et Aix-Marseille Université vont signer un partenariat. Pablo Longoria, président de l’OM et Éric Berton, son homologue de l’AMU, en donneront les détails.

    Maillot Bonne Mère

    Pour une fois, les Olympiens n’arboreront pas leur habituelle tenue blanche au Vélodrome. Afin de rendre hommage à Notre-Dame de la Garde, dont la restauration est en cours, les joueurs évolueront avec une tunique couleur or.

    Partenariat

    L’OM et son partenaire numéro 1 ont annoncé qu’ils poursuivraient leur aventure commune jusqu’en 2028. Le nom de la CMA CGM restera donc sur les poitrines des joueurs.

  • Jean-Philippe Musso se lance pour les municipales aux Pennes-Mirabeau

    Jean-Philippe Musso se lance pour les municipales aux Pennes-Mirabeau

    « Je ne serais pas un maire qui gouverne seul dans sa tour d’ivoire », lance Jean-Philippe Musso à l’assistance du chalet Mistral, bien rempli, vendredi soir, à l’occasion du lancement de sa campagne. L’ancien adjoint aux finances du maire (divers centre) Michel Amiel se présente aux élections municipales face au successeur désigné de l’édile et actuel premier adjoint, Jean-Marc Léonetti.

    « Le logement social

    est dans la loi »

    Devant 250 personnes, selon l’organisation, le candidat a longuement abordé le sujet du logement social. « Certains veulent geler l’urbanisme, d’autres se battent avec l’État, ou veulent un référendum sur le logement social. C’est une illusion et je me battrai avec les élus qui veulent la main sur l’attribution, alors que 50% des Pennois y sont éligibles », affirme Jean-Philippe Musso.

    D’autre part, l’ancien adjoint parle de « faire reculer les dépôts sauvages » par « la création d’une brigade verte », qui servira aussi à « entretenir nos forêts et prévenir les incendies, inondations et canicules ». Il annonce aussi, « une crèche à la Gavotte » et « un lycée sur la commune ».

  • La CAF du Var inaugure son nouveau siège à la Loubière

    La CAF du Var inaugure son nouveau siège à la Loubière

    Engagée à améliorer la qualité de son service, la Caisse d’allocations familiales du Var a présenté vendredi après-midi ses nouveaux locaux fonctionnels de 8 300 mètres carrés de bureau dans le quartier de la Loubière, à Toulon. Un bâtiment, dont « l’architecture est à la hauteur des enjeux actuels », qui regroupe, depuis mars 2025, 480 salariés sur un effectif total de 550 à l’échelle du département. L’objectif étant, a rappelé son directeur Julien Orlandini, de permettre à l’organisme d’assurer sa mission de service public dans les meilleures conditions.

    La protection sociale unanimement saluée

    Et de poursuivre : « Ce déménagement survient l’année des 80 ans de la Sécurité sociale, l’occasion d’affirmer nos valeurs et notre raison d’être tournée vers la protection. » L’occasion de rappeler que depuis 1945, les allocations familiales accompagnent et soutiennent les populations. « Cette histoire longue nous engage », ajoute Julien Orlandini. La maire de Toulon Josée Massi (SE) a remercié dans son intervention l’ensemble des décideurs d’avoir choisi de venir s’installer ici, à la Loubière, « un quartier que Toulon a entrepris depuis plusieurs années de redynamiser afin d’en faire un centre d’activité tertiaire et de formation ».

    L’occasion aussi de mettre en avant le magnifique parc de la Loubière, qui commence au pied de la bâtisse, et ses 16 000 m² de verdure qui a vu le jour en septembre 2022, en lieu et place d’une ancienne fiche industrielle. La première magistrate a salué ensuite le « rôle fondamental que joue la CAF dans la dimension sociale de notre engagement républicain ».

    Ça fait du bien de voir les mérites de la République sociale unanimement reconnus.

  • Patrick Chini mènera une liste d’union de la gauche à Salon-de-Provence

    Patrick Chini mènera une liste d’union de la gauche à Salon-de-Provence

    Il y avait du monde dans le local de campagne de la gauche salonaise rassemblée autour de Patrick Chini (PS), à l’occasion de l’inauguration de leur QG pour les élections municipales de 2026. Le PCF, PS, Génération.s, les Écologistes, Place publique et Génération écologie sont parties prenantes de cette alliance.

    Patrick Chini, ingénieur retraité depuis avril dernier, est la tête de liste de ce rassemblement « pour un autre avenir » en « mettant de côté nos divergences sur des sujets nationaux pour travailler au local » avec « bon nombre de citoyens » au-delà des militants politiques, d’après le candidat qui insiste sur sa volonté d’« intégrer systématiquement la participation citoyenne » dans les réflexions et les décisions pour construire une ville « plus transparente et inclusive ».

    L’écologie en pilier

    Le collectif met en avant plusieurs orientations avant de présenter son programme fin janvier. « Notre premier souci est de faire face à la transformation écologique et économique au regard du changement climatique et tout ce qu’il implique en termes de santé et d’alimentation » détaille Patrick Chini, qui lie cet enjeu à celui de « rendre la ville autonome en énergie et en eau dans la mesure du possible ». « Nous voulons aussi favoriser une alimentation saine et locale car nous avons la chance d’avoir des agriculteurs et des producteurs bio qui nous accompagnent », complète le candidat.

    La campagne sera jalonnée de rencontres dans les quartiers. La liste au complet sera dévoilée le 11 février tandis que le meeting de fin de campagne est déjà programmé au 9 mars à la Maison de la vie associative.

    Local au 21 avenue
    du Maréchal Joffre.