Après que la direction de La Poste a annoncé, dans nos colonnes, que la fermeture du bureau de Ferrières n’était pas dans ses projets, le comité de vigilance postale organise un rassemblement de victoire ce samedi à 10h30 devant l’antenne concernée.
Author: tecnavia
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La Bourse ne fait plus recette chez les patrons de la région
« Avant, il y avait une place financière sur la Canebière », rappelle Vincent Le Sann, le directeur général de la filiale de la BNP Paribas dédiée aux marchés actions, Portzamparc. Celui-ci était en déplacement à Marseille, ce mardi, pour faire la promotion de son activité face à la presse. Car malgré les dérégulations successives portées par l’Union européenne, celle-ci ne fait pas recette auprès du patronat provençal. Depuis les introductions en Bourse de l’Aixois Affluent Medical, spécialisé dans la technologie médicale, en juin 2021 (21 millions d’euros levés), puis du producteur de pompes à chaleur marseillais Enogia le mois suivant (11 millions levés), aucune entreprise de Provence-Alpes-Côte d’Azur n’est venue rejoindre la place financière. « Au niveau national, 2021 a été un gros pic avec 38 sociétés introduites en Bourse. Après en revanche, c’est vraiment des années de vaches maigres », déplore Vincent Le Sann. La faute aux incertitudes liées à l’Ukraine, avance-t-il, plus qu’au contexte électoral. « Aujourd’hui, l’économie dépend moins du politique », assure le directeur général.
Or, la région ne compte que 5% des sociétés cotées au niveau national, alors qu’elle pèse pour 7% du PIB. Elle en compte au total 21, valorisées à 21 milliards d’euros et comptant près de 68 000 salariés. Six d’entre elles dépassent les 100 millions d’euros de capitalisation, à commencer par le laboratoire pharmaceutique Sartorius (17 milliards d’euros) suivi par ID Logistics (2,6 milliards). Mais le responsable de la BNP est optimiste pour 2026 : « Les investisseurs ont de l’argent à investir. » Particulièrement dans le secteur médical, et surtout de l’armement, en manque de financements pour suivre la machine de guerre européenne. Mais pour cela, il faudrait plus de dérégulation et de crédits d’impôts, réclame-t-il. Comme en Italie.
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One Provence à rebours des discours déclinistes
Deux ans après sa création, et à l’aune d’une fusion programmée en 2026 avec Provence Promotion dans une Société publique locale, l’agence de marketing territorial One Provence de la Métropole Aix-Marseille continue de tracer son sillon. Plusieurs indicateurs témoignent de « l’appétence des investisseurs internationaux pour ce territoire qui a fait un bond aux classements. On se retrouve côte à côte avec des métropoles comme Lyon, reconnues pour leur attractivité. Sans faire un lien direct, ce serait prétentieux, les choses avancent dans le bon sens », glisse Olivier Flasseur.
À l’occasion de la conférence de presse annuelle, le directeur général de l’agence et son équipe ont dévoilé une série d’initiatives pour travailler l’attractivité résidentielle et économique du territoire sur le dernier trimestre. Une campagne nationale de communication baptisée « Marque employeur territoriale » sera lancée fin septembre pour valoriser six filières économiques d’excellence (aéronautique, santé, numérique, maritime, énergie et cinéma) et casser l’image d’une Provence carte postale. Un kit de com sera aussi mis à disposition des entreprises locales.
DécalageDes actions qui s’appuient sur des indicateurs assez encourageants malgré ses carences en transports et en logement : 83% des habitants recommandent le territoire à ceux qui envisagent de s’y installer (70% dans d’autres grandes villes), et l’indice de bonheur local atteint 7,8 sur 10 (7,3 en moyenne au national). Ces chiffres de l’étude ImageTerr24, mis en avant par One Provence tranchent avec les discours politiciens qui à droite, à l’aube des municipales, crient au déclin de Marseille, sa ville centre.
« À chaque fois qu’on parle de Marseille, c’est sur un aspect. Je vous encourage à aller voir les taux d’insécurité ou de criminalité, ville par ville, et à comparer le traitement médiatique. Le décalage est extrêmement important », répond Olivier Flasseur, ne souhaitant pas polémiquer. « Dans une entreprise, normalement le DG comme le collaborateur, doivent être en capacité de parler de leur entreprise de la même façon. On doit avoir des éléments de langage pour éviter d’en parler de manière intuitive, en fonction de nos aspirations ou pour créer de la polémique. »
C’est tout le sens selon lui de la mise en avant du collectif « Acteurs des transitions » et de l’opération « Tous ambassadeurs » qui donnera la parole aux habitants via des vidéos vantant les mérites du territoire, diffusées sur les réseaux sociaux de l’agence (62 000 abonnés).
Récompensée pour l’usage de l’IA dans son moteur de recherche, et le film Manifeste, One Provence entend bien profiter de la fusion pour s’imposer en acteur majeur du marketing territorial. « C’est une belle reconnaissance qui témoigne, j’ose espérer, du travail qui est fait et des leviers mis en œuvre pour révéler ce territoire à sa juste valeur », conclut Olivier Flasseur
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Une copieuse amende pour des recours abusifs
Un requérant qui bombarde le tribunal administratif de Marseille de centaines de requêtes toutes irrecevables, s’est vu infliger une nouvelle amende particulièrement salée pour le sanctionner et enrayer son délire processif.
Le tribunal administratif de Marseille a rejeté la semaine dernière dans une même ordonnance un lot de 14 requêtes émanant d’un même administré marseillais et lui a infligé 21 000 euros d’amende – 1 500 euros par requête – pour ce que le président qualifie de recours abusifs. Ces derniers mois, le tribunal avait déjà écarté comme étant manifestement irrecevables des lots identiques de requêtes fantaisistes. Plus de 200 décisions ont déjà rejeté ses requêtes. Le serial requérant avait déjà été condamné en février 2023 à 10 000 euros d’amende pour recours abusif.
Point commun à toutes ces demandes, ses demandes rejetées de communication par la ville de Marseille mais aussi par celle d’Aix-en-Provence d’enregistrements vidéo des caméras de surveillance. Ce singulier administré mitraille depuis plusieurs années de courriels les centres de supervision urbaine de ces communes, lesquelles lui opposent soit un silence valant refus implicite, soit en lui expliquant qu’il n’est pas une « personne intéressée » au sens que donne le code de la sécurité intérieure pour lui permettre de consulter les vidéos. Ce refus est pour le requérant une « atteinte grave et manifestement illégale au droit d’accès à des données à caractère personnel et à la liberté d’aller et venir ».
Le syndrome de quérulence processiveDans sa dernière ordonnance du 17 septembre 2025, le président du tribunal administratif de Marseille énonce que « depuis le 1er janvier 2024, M. A. B. a déposé plus de 1 000 requêtes toutes rejetées pour irrecevabilité ». Ce même tribunal n’a pourtant eu de cesse de lui rappeler que les contestations de refus de communication d’enregistrements vidéo des caméras de surveillance, doivent d’abord obligatoirement faire l’objet d’une saisine préalable de la commission d’accès aux documents administratifs.
Qui est donc ce mystérieux procédurier qui ne semble pas être militant d’une organisation ? C’est en réalité un avocat du barreau de Marseille que des confrères disent atteint du syndrome de « quérulence processive », un délire paranoïaque. « Les requêtes revêtent un caractère abusif, il y a lieu, en conséquence, de condamner M.A. B. au paiement d’une amende 1 500 euros pour chaque dossier, soit un total de 21 000 euros », s’est borné à trancher le tribunal.
L’article R. 741-12 du code de justice administrative confère au juge le pouvoir propre d’infliger une amende pour recours abusif. Cela concerne le plus souvent des demandes réitérées d’un même requérant qui ont le même objet ou des requêtes manifestement non fondées ou qui remettent systématiquement en cause les mêmes questions déjà tranchées. Un avocat interrogé nous dit connaître le phénomène de quérulence qui peut frapper des clients. « Cela fragilise notre légitimité à faire nos recours car cela décrédibilise nos actions qui elles ont un sens. »
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Martine Vassal reçoit l’investiture officielle des Républicains
Si ce n’est pas une surprise, c’est un jalon essentiel dans la campagne. Dix jours après l’officialisation de sa candidature aux municipales pour Marseille, la commission nationale d’investiture des Républicains a apporté officiellement son soutien à Martine Vassal ce mardi soir. « Femme de droite, elle porte des valeurs dans lesquelles nous nous reconnaissons pleinement et elle a tout notre soutien dans ce combat débuté il y a maintenant quelques jours », se félicite la présidente du parti dans le département, Laure-Agnès Caradec. Après avoir quitté le parti en 2022, elle sera de nouveau présente à la rentrée des Républicains des Bouches-du-Rhône, ce vendredi soir, à la Maison de la Mer de la Pointe-Rouge.
Tandis que les représentants de la droite et du centre affichent leur union, malgré la candidature annoncée du professeur Frédéric Collart, il lui reste à obtenir notamment l’investiture de Renaissance. Alors qu’une commission d’investiture doit se tenir prochainement, rien n’est arrêté, indique-t-on dans les rangs des macronistes, les négociations se poursuivant avec le président (Ren.) de Région Renaud Muselier.
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Le maire assume ses « choix » dans un contexte tendu
L’ombre des élections municipales plane déjà lors du premier conseil municipal de la rentrée. L’ordre du jour avait beau être mince, les débats ont été houleux. Et ce, dès le deuxième point de la séance portant sur une décision modificative du budget principal due à 449 843 euros de recettes supplémentaires, dont 352 843 euros issus de revenus immobiliers. Ces recettes s’équilibrent avec de nouvelles dépenses de fonctionnement, notamment des charges de personnel et des prélèvements fiscaux.
L’opposition a saisi l’occasion pour pointer la mauvaise appréciation du prévisionnel et le manque d’anticipation de la majorité communiste. Suspicieux, Pascal Spanu (RPR), a partagé un « constat » : « Chaque année vous prévoyez 2% d’augmentation de fonctionnement, cette année vous avez prévu 0,2%. Comme par hasard, cette somme qui rentre en plus s’équilibre avec de nouvelles charges et correspond exactement à ce qui manquait. C’est extraordinaire. »
Un sous-entendu peu apprécié par l’adjoint au maire délégué aux finances (PCF) Akrem M’Hamdi. « En réalité c’est 3% et on travaille sur une pyramide des âges en fonction du personnel qu’on va avoir et des départs en retraite, a-t-il répondu. L’année dernière on avait prévu 18,5 millions d’euros et on était à 18,2 millions d’euros de dépenses réelles. On s’est dit qu’on allait rester sur 18,5 millions d’euros. »
Gestion des effectifsPlus tard, c’est à propos des effectifs de la Ville et singulièrement de ceux de la police municipale que les visions se sont confrontées. « Sur les agents qui sont partis, vous allez faire l’appel d’offres quand ? » a interrogé Pascal Spanu. « C’est fait, a affirmé le maire. La police municipale bouge énormément selon les primes. (…). Très peu de gens passent les concours donc il y a une rareté du policier. On a une fonctionnaire qui est arrivée, on en attend un second. » La Ville a également recruté deux ASVP dans l’espoir qu’ils passent ensuite l’examen.
« Les policiers qu’on avait ici sont partis sur Martigues ou sur Istres. Il faut se poser la question : mais que se passe-t-il chez moi ? » a rétorqué l’élu d’opposition qui souhaite le recrutement de cinq policiers municipaux supplémentaires, soit un budget de 350 000 euros selon la majorité communiste. Claude Bernex (DVD) a proposé : « Au bout de trois ans, on aurait une trentaine de départs à la retraite, on pourrait compléter les effectifs de police comme ça. »
Une suggestion inaudible pour le maire Laurent Belsola (PCF) : « Le service public local est sur la corde raide. On estime qu’il nous faudrait 80 agents supplémentaires pour avoir un service optimal, mais nous faisons avec notre budget. (…) Si vous faites le choix de prendre des policiers municipaux en plus, vous devrez trancher autre part, dans les structures culturelles, éducatives ou sportives. C’est un choix politique. »




