Author: tecnavia

  • Costiou rafle le contre-la-montre et renverse l’Etoile de Bessèges

    Costiou rafle le contre-la-montre et renverse l’Etoile de Bessèges

    Lapeira, Costiou, Decomble, Izquierdo, Kubis… Si des favoris se détachaient avant ce contre-la-montre final, il était des plus difficiles de parier qui allait sortir vainqueur de l’étape et du classement général. Finalement, un jeune homme de 23 ans a fait coup double. Sous un temps digne de sa ville natale, Brest, Ewen Costiou a complètement renversé l’Etoile de Bessèges-Tour du Gard 2026. Encore 10e du général dimanche matin, le Breton a délivré une prestation remarquable en s’imposant sur le chrono. Très légèrement en retard au pied de la montée de l’Ermitage, le coureur de la Groupama – FDJ United a rattrapé tout son retard pour devancer son coéquipier Maxime Decomble de 5 secondes.

    L’Etoile est à lui pour deux petites secondes par rapport à Paul Lapeira, 3e du contre-la-montre (+6’’). C’est de ce dernier que l’ancien cycliste d’Arkea avait le plus peur avant la dernière étape. « Je me méfiais beaucoup de Lapeira sur un chrono comme ça. Sa bonification de la veille [à Vauvert, Ndlr.] l’a mis dans une bonne position et s’il avait gagné ça aurait été compliqué pour nous », détaille le vainqueur de la 56e édition.

    Pas récompensée de leurs efforts durant les quatre premiers jours de course, la Groupama – FDJ United n’a pas baissé les bras. Les attaques sur les routes de Domessargues, Bessèges et Vauvert n’ont pas payé, malgré un travail d’équipe structuré. « On a tout de même bien réussi à gérer la semaine, ensemble, donc c’est cool. » Surtout que ce classement général obtenu, dimanche, à Alès, correspond à la première victoire du jeune coureur avec sa nouvelle équipe. Une belle manière de débuter l’aventure en bleu et rouge : « Quand on change d’équipe, on a forcément envie de gagner rapidement. Là, ça s’est très bien passé, je savais que j’étais dans une très bonne spirale avant de commencer la saison. Il fallait juste assumer le statut », disait Costiou en rejoignant d’un pas décidé le bus de sa formation.

    Calendrier chargé

    En s’imposant à l’issue de cette Etoile de Bessèges, le Brestois remporte un 2e classement général dans sa jeune carrière, quelques mois après celui du Tour du Limousin. Un programme dense l’attend ce printemps, où il fera face au gratin mondial de la discipline. Après Paris-Nice dans un mois, Ewen Costiou sera aligné sur les mythiques Ardennaises, c’est-à-dire l’Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Un calendrier pour se jauger pour de bon et « pour se découvrir » face à l’élite du cyclisme.

    Le palmarès

    Ewen Costiou, maillot Corail

    Il était l’un des favoris pour la victoire finale. 11e (à 20’’) avant de prendre le départ de la dernière étape, le natif de Brest s’est imposé pour deux secondes sur le contre-la-montre de l’Ermitage devant son coéquipier de la Groupama – FDJ Suez, Maxime Decomble. La deuxième victoire professionnelle sur une course à étape de l’espoir français de 23 ans, après son sacre sur le Tour du Limousin l’année dernière, et une belle promesse pour le reste de la saison.

    Maxime Decomble, maillot Blanc

    Coup double pour la Groupama – FDJ United, qui récupère un deuxième maillot distinctif avec Maxime Decomble. 2e à Alès et 3e au général, le Ciotaden, professionnel depuis 2024, qui sort d’une belle saison (vice-champion d’Europe espoirs sur route, 3e des championnats du Monde de contre-la-montre espoirs), confirme sa belle progression et a tout pour devenir un nom qui compte dans le peloton français pour les années à venir.

    Lukas Kubis, maillot Jaune

    Il restera le grand perdant de la dernière étape. 2e sur les quatre premières, leader du classement général, le double champion de Slovaquie en titre n’a pu faire mieux qu’une 15e place sur le contre-la-montre final et perd le maillot corail pour 15 secondes. Il se console malgré tout avec le maillot jaune du classement par points, et aura, quoi qu’il en soit, fait étalage de son profil très complet, qui lui permettra sans doute de lever les bras dans un futur proche.

    Victor Papon, maillot Bleu

    Le coureur de Nice Métropole – Côte d’Azur avait déjà sécurisé son maillot de meilleur grimpeur à la veille de la dernière étape, grâce à ses 28 points pris lors de la 3e étape, à Bessèges, où il était passé en tête de quatre des six difficultés répertoriées du jour. Un joli coup pour le puncheur de 24 ans et son équipe continentale, qui s’offre également une honorable 22e place au classement général, après avoir achevé le contre-la-montre final en 25e position.

  • Loi parité : des maires témoignent

    Loi parité : des maires témoignent

    Lionel Tardy, maire de Rosans (05)

    « Ce qui fait réagir, c’est la fin du panachage »

    Dans le village de Rosans, de 511 habitants des Hautes-Alpes, comme dans toutes les communes de moins de 1000 habitants, il a fallu s’adapter aux nouvelles réglementations. Le maire sortant, et candidat pour sa réélection, Lionel Tardy, a par exemple dû renouveler sa liste municipale. « En plus on a dépassé les plus de 500 habitants, donc on passe de 12 conseillers municipaux à 15. J’ai donc commencé dès l’automne à aller voir beaucoup de monde », explique le maire. « J’ai eu beaucoup de contacts avec des femmes que je souhaitais investir. Et la plupart d’entre elles, après réflexion, tout en mesurant l’intérêt, ont finalement décliné la proposition par souci de se concentrer sur leurs activités professionnelles, familiales », se désole le maire.

    Des refus que le maire explique par le fait que trop souvent encore, ce sont les femmes qui assurent une grande part du travail familial, tout en ayant une profession. Malgré ces quelques freins, il félicite l’aspect paritaire de cette réglementation et affirme ne pas avoir eu trop de mal à créer sa liste sans étiquette, composée de huit hommes et sept femmes, et de deux remplaçants.C’est surtout la fin du panachage qui l’inquiète. « C’est une tradition qui est bien ancrée dans nos villages. Beaucoup vont continuer à rayer les noms sur les bulletins. Je pense qu’il faudra être attentifs aux votes nuls que cela va engendrer. » En effet, des bulletins annotés seront dorénavant considérés comme invalides.

    Eva Janus

    Fabienne Quiévreux, maire de Saint-Estève-Janson (13)

    « Les femmes plus âgées acceptent plus facilement ce mandat »

    Successeure de Martine Cesari depuis le mois de juin, Fabienne Quiévreux, ancienne cadre d’hôpital, a décidé de se présenter pour les municipales de 2026 dans son village de Saint-Estève-Janson. Une première campagne municipale qui doit s’organiser avec les nouvelles réglementations pour les communes de moins de 1 000 habitants.

    Le respect de la règle de la parité a notamment ralenti la formation de sa liste complète. « J’ai commencé à chercher vers la fin de l’année, explique Fabienne Quiévreux. Je pense que sans cette contrainte, la liste aurait été bouclée plus vite. Car les femmes sont moins disponibles. Certaines auxquelles j’avais pensé ont refusé. L’une ne voulait pas se représenter, l’autre était déjà beaucoup engagée dans une association et une dernière a refusé par rapport à ses enfants. » Pour la candidate, attirer des femmes encore dans la vie active est assez difficile car elles ont moins tendance à accepter de s’investir sur les listes par rapport aux hommes. « C’est plus facile chez les femmes plus âgées, sans enfant, ou sans responsabilité. Elles acceptent plus ce type de rôle. Alors que chez les hommes, j’ai réussi à recruter des jeunes très volontaires, c’est plus facile pour eux. »

    C’est finalement à la tête d’une liste, sans étiquette, composée de 6 femmes et 5 hommes, que Fabienne Quiévreux se présente donc à ce scrutin proportionnel. Un changement de mode de scrutin qui pose toutefois des questions à la candidate. « Je me demande comment on va pouvoir calculer à la proportionnelle, mais je pense que c’est une bonne chose. Ce sera plus réglementaire parce qu’avant, on pouvait rajouter les noms qu’on voulait. »

    Eva Janus

    Éric Massot, maire de Saint-Léger-du-Ventoux (84)

    « On cherche à éliminer les petites communes »

    Avec Lagarde d’Apt, Saint-Léger-du-Ventoux dispute le titre de village le moins peuplé de Vaucluse avec à peine une trentaine d’habitants. Deux communes qui doivent élire 7 conseillers municipaux. Conséquence cocasse, Lagarde d’Apt devra faire un peu de place aux hommes puisqu’ils ne sont que 2 à siéger aux côtés de 5 femmes, dont la maire Maryse Bonnet. Équilibre totalement inverse à Saint-Léger-du-Ventoux où le maire, Eric Massot, siège avec 4 hommes et 2 femmes. Le premier magistrat de 60 ans, qui aspire à un « 4e et dernier mandat » conduira une liste de 4 hommes et 3 femmes.

    La féminisation du conseil s’est opéré en 2020, alors qu’en 2008 et 2014 la liste était 100% masculine. Si Éric Massot n’a pas eu de difficultés à tendre vers la parité, cette nouvelle loi « ne sert pas à grand chose, à part de mettre des contraintes supplémentaires », juge-t-il. « Je me demande si l’administration réfléchit aux petites communes rurales, parce qu’un jour ou l’autre, on n’arrivera vraiment plus à rien faire, mais ils cherchent peut-être à éliminer toutes les petites communes pour n’en faire que des grandes », redoute ce chauffeur de taxi. Natif de Saint-Léger, il vit à Mazan mais resté impliqué « dans [son] village, où [il a] grandi, pour le faire vivre ».

    Avec un budget de 50 000 euros, gare aux imprévus comme quand le système d’eau, vieillissant, a pris la foudre. « C’est 25 000 euros de travaux, où on n’est pas aidés, il a fallu prendre sur notre réserve », indique Éric Massot. Pour le reste, comme l’installation de toilettes sèches, la commune arrive à être subventionnée jusqu’à 80%. Saint-Léger compte surtout des résidences secondaires. « On a lancé une révision de carte communale pour faire quelques constructions nouvelles mais on nous a stoppés car il faut être en harmonie avec le Scot [schéma de cohérence territoriale] de l’intercommunalité Vaison-Ventoux », s’agace l’édile. En attendant, chaque année, à la fin août, la fête votive « fait le plein avec 250 personnes ».

    Florent de Corbier

  • Christian Ducasse, inconditionnel du jazz et de la photo

    Christian Ducasse, inconditionnel du jazz et de la photo

    Au milieu des années 1970, Christian Ducasse avait suivi des études d’Histoire-Géo à Aix « pour mieux voyager ». Des amis, entre autres Yves Sportis, futur rédacteur en chef de Jazz-Hot, l’avaient emmené écouter depuis le poulailler de l’Opéra de Marseille l’infatigable batteur Max Roach. Un autre jour, avec son ami Claude Vesco il prenait le train de Venise pour la rétrospective de Cartier-Bresson qu’il vénérait.

    Ducasse était tenace, revenait au Prado pour ses cours de photojournalisme dans l’école créée par Pape Diouf. On l’apercevait pendant les manifs autour de la rue d’Aubagne, pour ses expositions de photos du Festival de Nîmes et ses portraits de musiciens à l’Alcazar. Il faisait signe à ses amis de Forum 92, du Pêle-mêle, de Viva de Jean-Claude Izzo et de La Marseillaise de Jacques Roger, Michel Cassel et Jacques Corot.

    Élue écologiste, Christine Juste se souvient très fort qu’elle était son interprète en anglais pour des fous rires et des nuits, du côté du bar Stop de l’Opéra ou bien en voiture, en compagnie de Don Cherry et de Didier Lockwood. Avec Christian, elle avait rencontré chez Toursky Barbara, Ferré et Lavilliers. Jean-Louis Pacull veut très fort qu’une autre passion de Ducasse, le football permette un jour de réunir un livre et une exposition de ses photos de l’OM. Cours Julien, Varoujan Arzoumanian et les éditions Parenthèses publièrent ses noirs et blancs à propos des Batteurs de Jazz, préfacés par Jacques Réda.

    Humour, engagements et gravité

    Il était parti vivre vingt ans à Paris où il avait rencontré sa compagne, iconographe à l’Événement du Jeudi, Joséphine Pannard. Ensuite ils s’étaient fixés en Normandie, leur fils se prénomme Henri. Pierre Ciot lui voue une immense gratitude : pour la reconnaissance des droits des photographes, Christian s’impliquait en première ligne.

    Depuis la Maison Rouge de Sainte Baume, autrefois journaliste à France-Inter, Sylvie Coulomb se rappelle de son goût pour les polars, Manchette et Chester Himes ainsi que pour son homonyme Isidore. Ensemble, ils ont tourné avec des chansons de Jacques Menichetti des bouts de films foutraques comme Cinq gars pour Zacharie.

    Christian Ducasse prenait son temps, les portes les plus difficiles s’ouvraient. On avait confiance, on affectionnait la loyauté, l’humour et la gravité de Pistou for ever. Début février un cancer a vaincu son amour de la vie, la bataille contre l’oubli de ses images s’engage sans lui. Ses merveilles, entre autres ses portraits de Miles Davis, Claude Lanzmann, Michel Petrucciani et Franck Ribéry sont déjà entrés dans la légende du XXe siècle.

  • MMA : Yvan Sorel continue de voir les choses en grand avec ses fidèles gladiateurs

    MMA : Yvan Sorel continue de voir les choses en grand avec ses fidèles gladiateurs

    Sur la scène du théâtre Toursky, rendu célèbre par l’investissement du regretté Richard Martin, le casting s’annonce de qualité. Quatorze combats « bien choisis avec des clubs renommés », dont trois professionnels, se succéderont dans la cage à l’occasion du Spartan Fighting Championship 4, organisé par Yvan Sorel, pionnier du MMA dans la cité phocéenne. « Notre organisation commence à prendre de l’ampleur », souligne l’homme incontournable du 3e arrondissement de Marseille, sous le regard de son maire de secteur (PS) Anthony Krehmeier et de son adjoint aux sports Gérard Azibi. « On parle beaucoup de ce qu’il se passe dans la Capitale, parce qu’ils ont beaucoup plus de moyens financiers et de visibilité, par contre, nous, on a le cœur et la passion », poursuit Sorel, fier de présenter les talents locaux au grand public, à l’image de Sarah Gharsalli, pur produit du Team Sorel chez les moins de 55 kg. À 39 ans, cette infirmière libérale franco-algérienne est « une passionnée ». Un profil assez semblable à Audrey Kerouche, tenante en titre au SFC. Elle va d’ailleurs affronter la même adversaire que son amie et consœur, l’Argentine Camilia Curutchet.

    Terre d’accueil et ouvert vers le monde

    Si la plupart des protagonistes sont membres d’écoles martiales marseillaises, Yvan Sorel a tenu à inviter des combattants venus du monde entier, à l’instar du Camerounais Kodjo Bowel et du Malien Bollo Samake, afin de prouver que « Marseille est une terre d’accueil et ouverte vers le monde ». Même envers les Parisiens malgré « le côté Classico ».

  • Paris attend avec hâte le retour des Marseillais

    Paris attend avec hâte le retour des Marseillais

    Match considéré « à très haut niveau de risques » selon les autorités, les supporters de l’Olympique de Marseille n’ont, comme d’habitude, pas pu faire le déplacement au Parc des Princes pour assister au Classique. « On oublie même ce qui fait l’essence d’un grand match », estime Younes, fidèle supporter du PSG qui déplore l’absence forcée des ultras marseillais, réputés pour faire monter l’ambiance d’un cran. Mais depuis plusieurs années maintenant, la préfecture de police de Paris opte pour cette solution jugée trop drastique par les spectateurs de l’antre parisien. « On sait qu’il y a eu de nombreux débordements entre les deux camps », reconnaît Brice, ancien membre des Boulogne Boys. « Mais c’est du passé aujourd’hui. Il n’y a plus autant de tensions qu’auparavant », ajoute-t-il, conscient malgré tout qu’un simple chant peut rapidement allumer la mèche. Celui « des rats » notamment, dont les paroles sont clairement à caractère raciste. D’ailleurs, le derby parisien du 4 janvier avait été interrompu quand le virage Auteuil a entonné ce chant.

    Menace « en carton » du tapis vert

    En amont du Classique, l’institution francilienne a prévenu ses supporters au travers d’une campagne de sensibilisation qu’en cas d’insultes, de propos haineux ou de comportements discriminatoires, « la rencontre peut être interrompue et même déclarée perdue sur tapis vert ». Le speaker du club a également rappelé le message juste avant d’annoncer les compositions de deux équipes. Ce qui n’a pas empêché les ultras parisiens de commettre le délit à plusieurs reprises sans conséquences.

  • Boxe anglaise : Romane Moulai a quasiment réalisé le combat impeccable

    Boxe anglaise : Romane Moulai a quasiment réalisé le combat impeccable

    Comme à son habitude, elle est entrée sur le ring avec un regard féroce et déterminé. Romane Moulai (26 ans, 1,60 m), championne du monde IBO poids mi-mouche originaire de Marseille, a pu savourer sa huitième victoire professionnelle, samedi soir à la Villa M, lors de la défense de son titre face à la boxeuse philippine Althea Shine Pores (24 ans, 1,55 m, 6 victoires, 1 nul, et 1 défaite désormais). « J’ai pris ce combat avec énormément de sérieux, parce que je savais que c’était une adversaire à la hauteur. C’était excitant, même s’il y avait un peu d’appréhension, alors que je savais que l’on était prêt », souligne la combattante toujours invaincue sur la scène principale. Après quelques rounds d’observation où elle a malgré tout dominé son adversaire, grâce à sa vitesse d’exécution et son direct du gauche dévastateur, Romane Moulai a progressivement eu la mainmise sur cet affrontement, jusqu’à la décision unanime des juges (deux des trois ont accordé le gain des dix rounds à la Marseillaise). « Elle a su gérer ses émotions, tout en déroulant sa boxe sans se mettre de pression », se réjouit Kassa Baradji, son coach au club de Drancy, en région parisienne. Dépassée, la Philippine ne savait plus où donner de la tête, dans une salle totalement acquise en faveur de l’ancienne pensionnaire du Challenge Boxing dans le 13e arrondissement de la cité phocéenne. « Elle ne cesse de progresser et je crois que la boxe professionnelle lui va beaucoup mieux que la boxe amateur », lance Louis Lavaly, le célèbre entraîneur marseillais qui a découvert et formé la nouvelle coqueluche du noble art tricolore. Cette dernière, dont la priorité demeure la qualification pour les JO de Los Angeles 2028, retrouve l’équipe de France amateurs dès mardi pour un stage de cinq jours avec des test-matchs à Dublin, avant de disputer avec les Bleues le tournoi bulgare du Strandja à partir du 21 février.

    Kemil, le poing ravageur

    Quelques minutes avant le triomphe de Romane Moulai, un combat entre deux boxeurs provençaux a déchaîné les passions. Le jeune pennois Kemil Mansour (22 ans) a remporté son quatrième combat professionnel face à l’expérimenté marseillais Gianni Carullo (34 ans). « J’étais là pour faire monter la tension électrique et allumer un feu », lâche le boxeur aux poings d’acier. Ses coups lourds ont rapidement impacté son adversaire, qui a tout de même résisté jusqu’au sixième et dernier round grâce à son expérience des grands rendez-vous. « J’étais serein parce que c’est un gros bosseur. On a pris l’initiative et ça a payé », se félicite Samuel Florimond, persuadé que son poulain ira loin.

  • PSG-OM : Benjamin Pavard ne saisit pas la seconde chance qui s’est offerte à lui

    PSG-OM : Benjamin Pavard ne saisit pas la seconde chance qui s’est offerte à lui

    C’est triste d’avoir une telle réflexion envers un international français et ex-champion du monde, mais, mis à part lors des rencontres en Coupe de France, quand est-ce que Benjamin Pavard a gratifié le peuple marseillais d’une bonne prestation depuis le début d’année 2026 ? Une question qui est remise sur la table, dimanche soir, après sa prestation plutôt chaotique face aux Parisiens.

    Censé être l’un des éléments forts de la charnière centrale, compte tenu de son expérience et du talent qu’il a pu démontrer au Bayern Munich et à l’Inter Milan, le défenseur de 29 ans montre de réelles difficultés à tenir son rôle de rempart aux côtés de Leonardo Balerdi et Facundo Medina. Certes, ses coéquipiers ne sont pas parfaits – et ne l’ont d’ailleurs clairement pas été sur la pelouse des champions d’Europe en titre – mais, eux, n’ont au moins pas rechigné à la tâche. Clairement en retard au marquage sur Nuno Mendes dans l’action qui a mené à l’ouverture du score francilienne, Pavard a tenté à plusieurs reprises d’évoluer très haut sur le terrain. Mais comme Timothy Weah agit dans ce même registre, les deux hommes du couloir droit se sont souvent tirés dans les pattes. Son seul fait d’armes positif reste le marquage individuel qu’il a appliqué en tout début de match sur Senny Mayulu, puis Ousmane Dembélé, afin de limiter l’impact technique de ces prodiges. Malheureusement pour les Olympiens, cette prise d’initiative fut trop éphémère.

    Théorie confirmée

    Face au festival du dernier Ballon d’Or, Benjamin Pavard, à l’image de ses collègues défensifs humiliés lors du deuxième but de l’international français, a semblé être totalement impuissant. Il n’a d’ailleurs même pas essayé de faire obstacle entre le génie Dembélé et Jeffrey de Lange. En seconde période, le tandem Mendes-Barcola lui a mené la vie dure, malgré quelques interventions maîtrisées. Et c’est justement ce qui rend la pilule difficile à digérer avec Pavard. Toutes proportions gardées, compte tenu du niveau actuel du PSG, la théorie qu’a lancé Roberto De Zerbi après la victoire face au Stade Rennais, mardi dernier, s’est avérée plutôt juste. « C’est une équipe étrange, qu’on a du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur en plus, tu prends trois buts. Et quand tu joues avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir… », avait-il souligné. Il en a eu une nouvelle fois la preuve au Parc des Princes.

    Nkoulou tire sa révérence

    Il a connu quelques Classiques durant ses cinq saisons passées dans la cité phocéenne. Le défenseur international camerounais, Nicolas Nkoulou (81 sélections), a annoncé prendre sa retraite de footballeur à l’âge de 35 ans. Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2012 avec l’Olympique de Marseille et d’une Coupe d’Afrique des nations avec le Cameroun en 2017, Nkoulou a également évolué dans le championnat de France sous les couleurs de l’Olympique Lyonnais et de l’AS Monaco.

  • PSG-OM : la soirée cauchemar de Jeffrey de Lange

    PSG-OM : la soirée cauchemar de Jeffrey de Lange

    Pour le Néerlandais, débuter au Parc des Princes constituait une récompense logique, de par son rendement en Coupe de France. Et surtout, pour permettre à Gerónimo Rulli de souffler, alors que le champion du monde argentin connaît un passage à vide.

    Malheureusement, l’ancien aigle de Deventer n’a pas eu le temps de se chauffer. Il est allé chercher au fond de son but, le premier ballon parisien de la soirée. Sur l’action, Jeffrey de Lange ne pouvait rien seul face à Ousmane Dembélé lancé par Désiré Doué dans le dos de sa défense.

    Le Ballon d’or allait lui mener la vie dure tout au long de la soirée. En inscrivant un second but, sur sa seconde frappe cadrée. Le Néerlandais touchait du doigt la dure réalité de la supériorité parisienne. Dans une soirée qui se transformait en véritable cauchemar pour lui. Dans un collectif qui s’est sabordé au fil des minutes. À l’image de Facundo Medina, auteur d’un but contre son camp.

  • Un rassemblement et une marche blanche pour Gaza à Digne

    Un rassemblement et une marche blanche pour Gaza à Digne

    Objectif : « dénoncer le silence complice de nombreux gouvernements occidentaux » à l’égard de la situation au Proche-Orient, indiquent les organisateurs pour qui « les Palestiniens ne sont pas que des nombres ». « La reconnaissance de la Palestine par le président Macron ne semble pas suffisante pour engager concrètement la France dans la protection du peuple palestinien, exiger la libération des prisonniers politiques ou mettre fin aux livraisons d’armes à Israël », dénonce le collectif.

  • Vaucluse : entre patrons et syndicat, deux visions de la restauration

    Vaucluse : entre patrons et syndicat, deux visions de la restauration

    Début décembre, l’Union des métiers de l’hôtellerie-restauration (Umih) de Vaucluse communique sur les propositions issues des Assises de la restauration et des métiers de bouche au niveau national.

    Dans ce communiqué, des idées « pour offrir des perspectives concrètes aux entreprises, renforcer la confiance des consommateurs et moderniser un secteur confronté à de fortes attentes sociétales », précise l’organisation patronale.

    Plusieurs points sont détaillés plus loin. À commencer par une demande sur l’obligation de la mention « fait maison » pour « l’ensemble des établissements de la restauration hors domicile : restauration traditionnelle, rapide, assimilés restaurateurs (boulangeries, traiteurs…), restauration collective », précisent-ils. Un accord avait été trouvé, mais le gouvernement, par le biais du ministre délégué chargé du Commerce, de l’Artisanat et des petites et moyennes entreprises, Serge Papin, est finalement revenu dessus. Mais aussi des demandes sur l’abrogation de la fiscalité et des cotisations sociales sur les pourboires ; l’instauration du permis d’entreprendre pour accompagner et sécuriser les nouveaux chefs d’entreprise du secteur ; la mise en place de solutions de logement pour les saisonniers, « condition indispensable au maintien de l’activité dans de nombreux territoires » ; ou encore la lutte contre la prolifération de l’offre commerciale qui « fragilise les acteurs professionnels soumis à des obligations auxquelles d’autres échappent ». En revanche, rien sur les conditions de travail des salariés.

    « Les patrons s’en fichent »

    Car en parallèle, les salariés s’organisent aussi. Depuis quelques mois se monte, avec l’union locale de la CGT en cité des Papes, un collectif d’employés en restauration. « Il n’existe rien pour nous. Et souvent, comme les restaurants sont la plupart du temps de petites structures, il n’y a pas vraiment de personnes syndiquées. Ça permet de ne pas être seul », confie Laetitia, qui fait partie des premiers membres. Ils sont aujourd’hui un peu plus d’une dizaine. Une nouvelle structure syndicale pour limiter les abus et améliorer les conditions de travail des personnels. « C’est une catastrophe. Souvent, les patrons s’en fichent. On est de moins en moins payés et ils veulent que l’on fasse de plus en plus d’heures. Les patrons ne veulent pas payer plus les gens qui sont qualifiés et prennent des petits nouveaux qui ne connaissent pas le boulot. Des dimanches pas majorés… Il faut arrêter à un moment donné. Comment peut-on fidéliser quelqu’un ? » s’interroge-t-elle.

    Action collective

    Les différents membres portent ainsi la volonté de « réunir des gens hyper isolés qui ont souvent des conditions de travail pourries », confie Gabriel, employé en restauration à Villeneuve-lez-Avignon. « Il y a une volonté très nette des patrons de ne pas faire de négociations collectives et c’est un obstacle majeur », poursuit-il. La volonté est de construire « un rapport de force », avec la possibilité de grèves collectives comme moyens d’action, par exemple.

    Aux petites structures s’ajoutent également des enseignes de restauration rapide ou des chaînes. À l’image d’Ahmed Ba, délégué syndical dans les restaurants KFC appartenant au groupe AmRest dans le sud de la France. Le franchiseur polonais possède localement les restaurants du Pontet et celui du centre commercial Mistral 7 à Avignon, mais pas celui d’Avignon Centre, dans la rue de la République, ni celui des Angles, côté gardois. Ils appartiennent en effet à un investisseur local. « On sait que dans la plupart de ces restaurants, les conditions sont déplorables, avec souvent des économies sur la masse salariale. Depuis que je travaille à KFC, je ne sais pas à combien de personnes j’ai eu affaire. Mais je ne peux pas aller dans ces restaurants-là pour proposer mon aide. Alors qu’avec cet outil qu’est ce collectif, je pourrais », explique-t-il.