Author: tecnavia

  • Encore une défaite pour Les Marseillaises

    Encore une défaite pour Les Marseillaises

    L’air martégal ne réussit pas aux Marseillaises dans ce début de saison en Arkema Première Ligue. Les protégées de Dalin Anrifani ont concédé samedi soir une troisième défaite de rang lors de la réception du FC Fleury 91 (0-2). Sans aucun point marqué après les trois premières journées de championnat, elles trustent la lanterne rouge, aux côtés de Montpellier et Saint-Etienne. Ce dernier sera d’ailleurs le prochain adversaire des Olympiennes, samedi 4 octobre (17h). Un affrontement qui semble déjà capital pour un éventuel maintien en Arkema Première Ligue.

    Le bon souvenir de Caputo

    Face aux joueuses de l’Essonne, Les Marseillaises ont raté leur entame de match. Deux buts, quasiment coup sur coup, ont donné un avantage certain aux Floriacumoises, portées par l’Aixoise Cindy Caputo. Cette dernière a joué six saisons sous le maillot de l’OM entre 2014 et 2020. « Comme lors des matches précédents, on est entré dans le match bien trop tard », a reconnu Tess Laplacette, consciente que leur manque d’expérience du plus haut niveau leur fait cruellement défaut. « Pour moi, c’est plus un manque de concentration et de rigueur », estime l’entraîneur phocéen qui a déjà une main sur la sonnette d’alarme.

    3e journée – Arkema Première Ligue

    Stade Francis-Turcan, à Martigues

    Arbitre : Morgane Chignard

    Buts : Laurent (3), Caputo (8)

    Avertissements : Bourgouin (43), Blanchard (55), Laplacette (86) pour Marseille ; Meffometou (52), Caputo (70), Traoré (86) pour Fleury

    MARSEILLE : Shore – Laplacette, Blanchard (Moryl, 78), Carro, Joseph (Bamenga, 69), Herrera (Brown, 46) – Elisor, Perret (Kbida, 46), Le Mouël – Bourdieu, Bourgouin (Scannapieco, 85).

    Entraîneur : D. Anrifani

    FLEURY : Picaud – Goetsch, Cometti, Meffometou, Martins – Ngock, Jaurena – Laurent (Camczyk, 65), Cance (Fernandes, 85), Caputo (Chossenotte, 78) – Traoré (Claire, 78). Entraîneur : F. Biancalani

  • L’OM envoie un signal fort avant la réception de l’Ajax

    L’OM envoie un signal fort avant la réception de l’Ajax

    Real – PSG – Strasbourg. Ces trois matches étaient ceux de toutes les peurs pour l’OM.

    Une série qui aurait pu ancrer le doute dans les têtes, après un début de saison en deçà des attentes. Mais à l’issue de ces trois rendez-vous, c’est un véritable phénix qui s’est révélé. Car, même avec une défaite à Madrid (1 – 2) en Ligue des Champions, les Olympiens sont parvenus, sur trois matches, à remettre de l’ordre sur le terrain. Tandis que Roberto De Zerbi a trouvé semble-t-il les bons ingrédients.

    Néanmoins, l’entraîneur marseillais ne s’emballe pas. « Août n’est jamais loin, vous le savez mieux que moi », a-t-il évoqué en conférence de presse après la victoire à Strasbourg (2 – 1). « À Marseille, … on ne peut jamais relâcher notre attention. Il faut toujours être attentif, humble, les pieds sur terre ».

    S’il savourait la manière dont son équipe est allée chercher la victoire à la Meinau, il rappelle qu’il faut « toujours garder en tête les matches contre Rennes et Lyon, y compris celui contre le Paris FC, où nous avons eu du mal à nous exprimer malgré la victoire (5-2) ».

    En Alsace, comme face au PSG au Vélodrome, c’est le collectif qui permit à l’OM de renverser la table. Mais surtout, les joueurs appelés pour faire souffler Benjamin Pavard, Pierre-Emerick Aubameyang ou encore Mason Greenwood ont montré qu’ils avaient les capacités pour maintenir le niveau technique. Et préparé le terrain pour que les Phocéens terminent en boulets de canon. « Je pense que les entrées en jeu d’Aubameyang, Emerson, Greenwood, Vaz et Pavard ont changé le match », a-t-il commenté.

    Le banc relève le gant

    Roberto De Zerbi a souligné la nécessité pour lui de pouvoir compter sur un groupe élargi, alors que les rendez-vous s’enchaînent sur une cadence infernale. « Nous avons beaucoup joué cette semaine. Nous allons rejouer mardi. Strasbourg, c’était un match très important comme celui de mardi ».

    La Ligue des Champions revient au Vélodrome, avec la visite de l’Ajax qui se cherche encore dans cette épreuve, alors que dans son championnat, le club d’Amsterdam espère enfin bousculer le PSV et Feyenoord dans la course au titre.

    En s’imposant à Strasbourg en y mettant la forme, l’OM a pris ses premiers points et inscrit ses premiers buts en déplacement. « Cela commençait un peu à m’agacer. J’y pensais pendant le match, en tribune. Et j’admets qu’une nouvelle défaite m’aurait beaucoup énervé », a reconnu l’entraîneur olympien. Ce succès, en terrain difficile, est donc salutaire car, « je ne veux pas que nous soyons définis comme une équipe qui est performante seulement chez elle ».

    Cette performance au Vélodrome, l’OM va devoir l’alimenter face à l’Ajax pour le retour de la Ligue des Champions. Après les promesses de Madrid, le moment est venu de les tenir face à un adversaire qui est, sur le papier, plus à la portée des Olympiens.

  • Les Aixois ont subi un échec cuisant face à un PSG appauvri

    Les Aixois ont subi un échec cuisant face à un PSG appauvri

    Sans leurs stars Luka Karabatic, Elohim Prandi, Abdelrahman Faysal, Kamil Syprzak, Ferran Solé, sans compter la préservation de leur gardien titulaire Jannick Green, à cause d’un calendrier chargé avec la Ligue des champions, le Paris Saint-Germain a laissé une chance aux pensionnaires du Provence Aix université club (Pauc) handball de mettre un terme à leur longue série de revers face aux joueurs de la Capitale.

    Mais les Aixois ont vécu, dimanche après-midi à l’Arena du Pays d’Aix, leur seizième défaite d’affilée dans l’historique de leurs confrontations face aux Parisiens (24-37).

    Remise en question

    Cette troisième désillusion de la saison lors de cette quatrième journée de Starligue ne leur fait pas perdre de place au classement. Ils se maintiennent ainsi à la 12e place du championnat. « On n’a pas été bons, il n’y a rien d’autre à ajouter », lance l’arrière gauche aixois Aymeric Zaepfel, totalement abattu après le match.

    « On n’a pas réussi à jouer ensemble, on n’a pas réussi à proposer du jeu. Les trois-quarts du temps, ça n’a pas de sens. Ce que l’on propose n’est pas au niveau de nos ambitions », martèle-t-il, persuadé que les Franciliens ont progressivement haussé leur niveau de jeu au cours de la partie. Surtout d’un point de vue offensif, où l’international égyptien Omar Fathy (12 buts) s’est montré intraitable devant la cage aixoise protégée par le duo Baznik-Banke. « On a fait un gros match contre une belle équipe d’Aix. On a été dominants du début à la fin », estime l’arrière parisien Noah Gaudin, ancien protagoniste du Pauc, très heureux d’avoir pu retrouver le parquet de l’Arena qu’il a foulé pendant trois saisons entre 2017 et 2020.

    Avec 73% de tirs réussis, le PSG a dépassé la barre des 30 points à onze minutes du coup de sifflet final, creusant ainsi jusqu’à 14 points d’avance au score. « C’est dur à digérer, mais on va devoir être un peu plus patient et se remettre rapidement au travail », conclut l’arrière droit aixois Alexandre Tritta.

    4e journée – Starligue

    AIX-EN-PROVENCE : Banke (9 arrêts), Baznik (2) – Casqueiro Lopez, Ong, Loesch (cap, 4 buts), Desblancs (2), Molinie (6), Tissot (1), Brouzet (2), Despreaux (2), Sonn (1), Kalandadze (3), Zaepfel, Tritta (3), Stavros, Sidibe. Coach : E. Forêts

    PARIS : Lovkvist (16 arrêts), Green – Maras (3 buts), Fathy Omar (12), Steins (1), Konan (1), Karlsson (5), Grebille (cap), Abdou (1), Heldal (2), Peleka (5), Gaudin (5), Loredon (2). Coach : S. Madsen

  • L’Europe arrive à Francis-Turcan

    L’Europe arrive à Francis-Turcan

    Certes, ce ne seront que les espoirs des deux clubs qui se retrouveront mardi.

    Mais c’est bien une rencontre de Ligue des Champions qui est programmé au stade Francis-Turcan. Un duel qui opposera les espoirs de l’OM à leurs homologues de l’Ajax. De quoi raviver de beaux souvenirs chez les plus anciens supporters martégaux.

    Du temps où le fief du FC Martigues accueillait régulièrement des rencontres internationales, amicales ou dans le cadre du Festival de Toulon.

    Comme pour son équipe féminine, qui évolue en Ligue 1, l’OM avait besoin d’un stade confortable et fonctionnel pour ses jeunes. Ils vont ainsi découvrir une enceinte qui a vu se révéler Éric di Meco et Éric Cantona.

    Et pour une première, l’affiche face à l’Ajax, une des écoles de football les plus réputées d’Europe, a de quoi attirer les amateurs. Le coup d’envoi sera donné mardi, à 14h30.

    Stationnement interdit

    Pour l’occasion, les abords du stade seront interdits au stationnement automobile, cela dès ce lundi, à partir de 18 heures. Le périmètre impacté est toutefois plus restreint que celui des rencontres de Ligue 1 féminine.

    Est concerné le tronçon du chemin de Paradis allant de la place Pierre de Coubertin au boulevard du Commandant l’Herminier, jusqu’au mardi 19 heures.

  • Bouget mise sur la parole des habitants

    Bouget mise sur la parole des habitants

    Ce mardi, sur l’esplanade Charles-de-Gaulle, au pied de la fontaine Pradier, Vincent Bouget et le collectif Nîmes en commun ont donné le coup d’envoi d’une nouvelle étape de leur campagne municipale. Autour du candidat de la gauche unie, soutenu par le PCF, le PS, EELV, Génération. s, le PRG, Place publique et d’autres forces progressistes, militants et curieux se pressaient pour découvrir le questionnaire « Nîmes 2026 ». Ce document de trente questions, décliné en plusieurs grandes thématiques, doit permettre aux habitants de partager leurs priorités pour la ville : aménagement urbain, économie, culture, solidarité, sécurité ou encore rapport à la politique. L’ambition est claire : recueillir entre 5 000 et 10 000 réponses d’ici deux mois. « Nous ne voulons pas plaquer nos idées, mais construire une alternative crédible avec les habitants », insiste Vincent Bouget.

    Pour le conseiller départemental et ancien candidat en 2020, ce lancement est l’aboutissement d’un travail de fond. Après le film Si je vous dis Nîmes, diffusé dans une trentaine de réunions publiques et nourri de plus d’une centaine d’entretiens basés sur des études démographiques, puis la grande restitution de juin à la halle Ludivine Furnon devant près de 7 000 personnes, place désormais à la consultation élargie. « Ce questionnaire est une suite logique, il complète tout le travail déjà réalisé », ajoute le candidat, rappelant qu’il s’agit d’un processus « qui ne s’arrête pas à l’échéance électorale mais doit changer durablement la manière de gouverner : celle de l’écoute, de l’échange, de l’association ».

    Faire émerger des priorités collectives

    « Dans une ville où trop souvent les décisions se prennent sans concertation, nous faisons l’exact inverse », explique Vincent Bouget. Il en profite pour répondre aux détracteurs du projet : « Certains nous accusent de ne pas avoir de programme, sous entendant que nous n’avons pas d’idées. La vérité, c’est que nous sommes en train de l’écrire avec les citoyens. » Distribution dans les quartiers, stands sur les marchés, rencontres aux abords des écoles : une cinquantaine d’initiatives sont prévues jusqu’à décembre pour diffuser le questionnaire. L’équipe prévoit même des relais numériques et des réunions thématiques pour toucher le plus grand nombre. Les premiers retours semblent prometteurs : plus de 200 exemplaires ont déjà été remplis avant même le lancement officiel.

    Les militants, eux, se réjouissent de renouer le fil du dialogue avec les habitants. « Ce questionnaire est un prétexte pour entrer en contact avec des personnes qui ne viennent jamais aux réunions publiques », confie Marie-Pierre Mercier, engagée de longue date dans l’écologie locale. L’équipe de campagne voit dans cette démarche un outil de dialogue autant qu’un levier électoral. Les réponses serviront à bâtir le programme, attendu au tournant de l’année 2026. « Notre objectif, conclut Vincent Bouget, c’est de faire dialoguer les habitants pour bâtir ensemble l’alternative que Nîmes attend. »

    Lieux, dates des prochaines réunions publiques et questionnaire sur nimesencommun.com

    « L’écoute est notre manière de faire de la politique »

  • Tadej Pogacar conserve son titre de champion du monde sur route

    Tadej Pogacar conserve son titre de champion du monde sur route

    Tadej Pogacar est entré un peu plus dans la légende en conservant son titre de champion du monde après une attaque à 104 kilomètres de l’arrivée dimanche lors des Mondiaux de cyclisme à Kigali, les premiers en Afrique, disputés dans une ambiance exceptionnelle.

    Le Slovène, qui a fait les 66 derniers kilomètres en solo, s’est imposé avec 1 minute et 28 secondes d’avance sur le Belge Remco Evenepoel au terme d’un parcours exceptionnellement difficile de 267 km. L’Irlandais Ben Healy complète le podium, à 2 min 16 sec, alors que le premier Français, Paul Seixas termine 13e du haut de ses 19 ans. Devant une foule énorme – 1 million de spectateurs selon l’Union cycliste internationale – Pogacar a accéléré à quelques centaines de mètres du sommet du Mont Kigali, à 104 km de l’arrivée, une distance considérée comme suicidaire.

    Le quadruple vainqueur du Tour de France s’était lancé dans un raid similaire l’an dernier à Zurich où il avait attaqué à 100 km du but pour décrocher son premier maillot arc-en-ciel.

    L’Europe dans le viseur

    Le double champion olympique s’est ensuite lancé seul à la poursuite du Slovène, mais sans réussir à se rapprocher, et s’est assuré la médaille d’argent, après l’or dans le contre-la-montre.

    Avec ce nouveau triomphe, Pogacar efface sa déception du chrono où il avait été surclassé par Evenepoel dimanche dernier. Il couronne une nouvelle saison exceptionnelle alors qu’il lui reste encore à disputer les Championnats d’Europe, dimanche en Drôme-Ardèche, et le Tour de Lombardie.

  • Cent ans de livres jeunesse au Carré d’Art

    Cent ans de livres jeunesse au Carré d’Art

    C’est un peu une madeleine de Proust pour plusieurs générations. Jusqu’au 13 décembre, le Carré d’Art accueille Dessine-moi une histoire, une exposition qui plonge le visiteur dans plus d’un siècle de livres destinés à la jeunesse. Albums illustrés, bandes dessinées, contes et périodiques y racontent l’évolution d’un genre littéraire, miroir de la société et source d’émotions intemporelles.

    À l’origine de ce fonds exceptionnel, il y a l’histoire d’une famille cévenole. Sur trois générations, de la grand-mère à la petite-fille, 350 ouvrages ont été soigneusement conservés et transmis. En 2020, Sylvie Lucas, dernière dépositaire de ce patrimoine intime, a choisi de confier la bibliothèque au Carré d’Art. « Nous n’avions pas de fonds spécifique pour l’édition jeunesse. Ce don est venu combler un vide », souligne Bénédicte Tellier, bibliothécaire au service Patrimoine. Les traces laissées par les enfants (coloriages, dédicaces, signatures) rappellent qu’il ne s’agit pas seulement d’une collection, mais bien d’une bibliothèque vivante, témoin d’une filiation.

    Une collection variée

    Dans les vitrines, le visiteur passe des fables de La Fontaine aux aventures de Robinson Crusoé, des éditions illustrées par Gustave Doré aux albums colorés de Benjamin Rabier. Plus près de nous, Bibi Fricotin, Bécassine ou Martine côtoient Harry Potter ou Le Petit Prince. Chaque génération y retrouve des héros familiers, et certains visiteurs avouent leur émotion en revoyant les couvertures de leur enfance.

    Le parcours muséal se déploie sur plusieurs espaces : dans l’atrium du Carré d’Art, la diversité des documents raconte l’essor de la littérature jeunesse depuis la fin du XIXᵉ siècle ; à l’étage, la section jeunesse met en avant le monde animal et son imaginaire ; tandis qu’à la bibliothèque Serre Cavalier, les héros et héroïnes emblématiques des lectures d’enfance tiennent le devant de la scène. L’exposition dialogue aussi avec le patrimoine littéraire local. Une vitrine est consacrée aux éditeurs gardois : Grandie, Lirabelle ou encore Papier Coupés. Plus précieux encore, le manuscrit de Dhuoda, rédigé à Uzès au IXᵉ siècle, est présenté comme l’un des premiers textes européens destinés à un enfant, écrit par une mère pour son fils. Des rendez-vous ponctuent l’exposition : ateliers d’écriture graphique, projections familiales et rencontres avec illustrateurs permettent aux plus jeunes de s’approprier à leur tour cet héritage.

  • La gratuité des transports déjà au cœur de la campagne municipale

    La gratuité des transports déjà au cœur de la campagne municipale

    Trop coûteuse et plutôt inefficace sur les plans écologique et du report modal. Voilà en résumé les critiques faites par la Cour des comptes (CDC) à la Métropole de Montpellier au sujet du passage à la gratuité des transports en commun pour ses habitants.

    Volumineux, le rapport qui porte sur la contribution des usagers au financement des transports collectifs urbains ne cible pas que Montpellier. Mais son regard sur la gratuité, mise en place en décembre 2023, y est particulièrement sévère. Les magistrats financiers qui veillent à la bonne utilisation de l’argent public émettent trois principales remontrances. D’abord ils remettent en cause le report modal (et donc l’argument écologique) en faveur des transports en commun (trams, bus). Selon eux, la gratuité prendrait davantage aux piétons et aux vélos qu’à la voiture. Deuxièmement, ils estiment que ce principe soulève des risques de perte de qualité de service quand la fréquentation s’accroît. Troisièmement, ils pointent la hausse du versement mobilité pour financer un coût supplémentaire jugé trop élevé (50 millions d’euros annuels contre les 35 officiels). Coût dont la Cour déplore qu’il soit de plus en plus supporté par le contribuable plutôt que par l’usager. Elle réclame ainsi des études sur la facture réelle de la gratuité et recommande de revenir à des tarifs payants assortis de réductions solidaires sur critères de revenu, plutôt que sur le statut (jeune, senior…).

    Opposante à la gratuité, Isabelle Perrein, candidate déclarée aux municipales (15-22 mars 2026) à Montpellier, a vite fait de sortir la sulfateuse. Soutenue par Les Républicains, elle estime que la CDC lui donne raison. « La gratuité des transports dans une métropole est une erreur économique, financière et écologique ». Isabelle Perrein reprend à son compte des points négatifs soulevés par les magistrats financiers ou extrapolés : « cadencement des trams dégradé, insécurité accrue, rames bondées aux heures de pointe, saleté persistante… ». Et de conclure au sujet d’une « illusion coûteuse et inefficace » qui fait pourtant le bonheur de milliers d’usagers. « Un mythe s’effondre : la gratuité des transports est une impasse ».

    La Fnaut soutient le choix de Michaël Delafosse

    Sans se montrer aussi virulent, Philippe Saurel boit aussi du petit-lait. 5 ans après avoir assuré que la gratuité était impossible à instaurer, l’ancien maire s’en prend à Michaël Delafosse qui a vivement réagi au rapport. « Il critique le magistrat qui a conduit l’enquête et déplore son approche comptable », s’émeut Philippe Saurel. Et celui qui pourrait annoncer sa candidature dans les prochains jours de s’interroger. « N’est-il pas normal que la Cour des comptes contrôle les comptes ? À moins que le fond de sa pensée soit : j’ai été élu, je fais ce que je veux avec l’argent public. L’argent public représente l’impôt et le travail des citoyens, il doit être utilisé avec respect et discernement ».

    De son côté, le maire socialiste a immédiatement réagi au rapport qui comporterait « plusieurs inexactitudes ». M. Delafosse insiste sur la hausse de fréquentation (27%) depuis un an et demi et précise que selon l’agence Atmo, la qualité de l’air s’est améliorée. Il promet qu’en octobre, une enquête de Mobility Metrix prouvera que « la part de la voiture a été réduite, au contraire de la marche et du vélo ». Enfin, il rappelle que les investissements ont augmenté pour financer la 5e ligne, l’extension vers la gare TGV ou encore créer la police métropolitaine des transports.

    De son côté, la Fédération des usagers des transports (Fnaut) soutient les choix du maire comme ceux de Carole Delga à la Région avec le TER à un euro. « La Cour des comptes se plante, elle pose mal la problématique », estime Eric Boisseau. « La gratuité est un outil politique efficace pour promouvoir les transports en commun », affirme l’expert tout en précisant le « besoin d’un service de qualité et attractif ». Quant à la critique du fait que le contribuable paye davantage que l’usager… « C’est un choix politique que les électeurs ont décidé ». Selon le principe de libre administration des collectivités, il n’appartient donc pas à la Cour des comptes d’en juger. Nul doute que la campagne électorale qui s’ouvre tranchera le sujet. Pour sa part, M. Delafosse reste ferme. « Je serai un ardent défenseur de la gratuité car elle est utile à tous et permet de mettre en œuvre l’indispensable transition écologique ».

  • La DZ Mafia blanchissait ses recettes en lingots d’or

    La DZ Mafia blanchissait ses recettes en lingots d’or

    On touche du doigt le caractère massif et les profits considérables du narcotrafic. Il n’y a qu’avec le démantèlement des réseaux de blanchiment que nous pourrons porter des coups durables et affaiblir les organisations criminelles », a déclaré samedi le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, tirant les leçons aux côtés du colonel Olivier Leblanc, commandant de la section de recherches Paca de la gendarmerie de l’opération de coopération franco-italienne, du démantèlement d’un vaste réseau international de conversion en lingots d’or des recettes du narcotrafic marseillais, ensuite exportés vers le Kosovo puis la Turquie.

    L’enquête commune avec la Guardia di Finanza de Milan s’est appuyée sur les dispositifs européens d’entraide
    – l’agence Eurojust et le service Europol – mais aussi le soutien technique de la toute nouvelle Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la Gendarmerie. Une centaine de gendarmes ont été mobilisés sous l’égide de la section de recherches de Marseille avec les SR de Paris, de Strasbourg, de Chambéry ainsi que du GIGN. Ce succès a été rendu possible par l’excellence des relations déjà anciennes nouées entre les autorités policières et judiciaires franco-italiennes, « leur grande réactivité et leur confiance totale » a salué le chef du parquet de Marseille.

    Le démantèlement s’est opéré en deux phases à partir d’un renseignement de la Guardia di Finanza, fin décembre 2024, sur une importante organisation criminelle basée à Milan où elle était dotée d’une fonderie, spécialisée dans le blanchiment de numéraire, et notamment les flux financiers très importants de la DZ Mafia. La récupération du numéraire en France et son transport vers l’Italie était assurée par des équipes de Syriens et de Maghrébins qui utilisent des voitures embarquant des « caches particulièrement sophistiquées ».

    « Ces collectes de fonds représentaient d’octobre 2024 à août 2025 plus de 30 millions d’euros et c’étaient des collectes hebdomadaires principalement à Marseille, ses environs mais aussi à Lyon, Paris et à l’Italie. Chez un des collecteurs, il a été retrouvé 2,4 millions d’euros. C’était le produit d’une semaine de collecte à Saint-Etienne et Clermont-Ferrand » a ainsi détaillé le procureur pour qui 70% de la collecte était fournie par des trafiquants marseillais liés à la DZ Mafia. « Marseille, malheureusement une fois de plus, se taille la part du lion », a-t-il relevé.

    Le 7 septembre 2025, un convoi détecté entre l’Italie et l’Espagne déclenchait les interpellations. 55 lingots d’or 24 carats de 1 kilo cachés dans des voitures et plus de 2,4 millions d’euros en espèce étaient trouvés, ce qui représente une saisie de 8 millions d’euros. Sept individus (3 hommes et 4 femmes) de cette équipe de transporteurs ont été mis en examen et écroués pour blanchiment aggravé de stupéfiants et association de malfaiteurs.

    La deuxième vague d’interpellations est survenue ce 23 septembre lancée à Vitrolles, Marignane, Martigues, Marseille et Berre-l’Étang ainsi qu’en Italie. Sept personnes ont été mises en examen dont 4 en détention provisoire. Ont été saisis 300 000 euros, 6 véhicules, de la maroquinerie et de la joaillerie de luxe. Les Italiens ont arrêté 4 personnes et mis la main sur 238 kilos d’or, 400 kilos d’argent, 7 kilos de palladium, 5 kilos de platinium, une somme globale d’1,3 million d’euros et 24 biens immobiliers.

    « Marseille,
    une fois de plus, se taille
    la part du lion »

  • Les rencontres de la gauche à Bram, à l’initiative de Carole Delga, font le plein

    Les rencontres de la gauche à Bram, à l’initiative de Carole Delga, font le plein

    Aujourd’hui, nous étions 2 500 personnes réunies pour faire vivre la gauche républicaine. Avec cette force collective, nous affirmons notre cap : redresser la France, rassembler et porter l’espoir d’un avenir plus juste. » Pour la cinquième année consécutive, la présidente de la Région Occitanie Carole Delga a organisé « les Rencontres de la gauche » samedi à Bram, dans l’Aude. Elle peut être satisfaite d’avoir réuni l’ensemble des forces des gauches à l’exception de la France insoumise. Les responsables du PS dont le Premier secrétaire Olivier Faure, qui n’est pourtant pas sur la ligne « Delga » et le président du groupe des députés à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, ont fait le déplacement et salué la réussite de cette journée comme Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, était représenté par le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi.

    Cette année, les débats se sont déroulés alors que le pays traverse une crise politique majeure. À ce titre, les propos du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a annoncé samedi dans Le Parisien refusé la taxation des plus riches, ont été vivement critiquée.

    Ce sont surtout les municipales de mars prochain qui ont occupé les esprits avec une ambition : l’unité à gauche. « Alors que les populations rejettent le libéralisme, l’extrême droite est vue comme la solution de rupture. C’est le défi de la gauche aujourd’hui » a souligné le sénateur Jérémy Bacchi lors d’un débat avec les autres représentants de la gauche.

    Le sénateur des Bouches-du-Rhône, qui a fait partie de la commission d’enquête sur le narcotrafic, une plaie dans tous les territoires a aussi exhorté à « cesser d’opposer la gauche et le régalien. L’AppeldeMarseille l’a prouvé : la sécurité dans nos quartiers est un marqueur de gauche et une question de classe. C’est notre responsabilité d’assurer la sécurité publique pour tous ». Le sénateur communiste a aussi réaffirmé « que la gauche est une force dans ses différences ! Elle a toujours su bousculer les politiques en plaçant l’humain en priorité. Elle a créé la Sécurité sociale, elle a su innover sans peur. Retrouvons cette audace ! »