Author: tecnavia

  • Pierre Dharréville « prêt » à mener la bataille

    Pierre Dharréville « prêt » à mener la bataille

    Dans une déclaration diffusée mardi dans la soirée, Pierre Dharréville, donne son point de vue sur la situation politique inextricable. « Voilà où nous en sommes au bout de huit ans de macronisme : un impensable chaos et une crise politique sans fin. Pas de quoi se réjouir, pas de quoi jubiler d’avoir eu raison », écrit-il moins d’un an et demi après avoir dû céder son siège à un député d’extrême droite.

    « Devant cette médiocre mascarade, l’extrême droite menaçante se frotte les mains et la droite de monsieur Retailleau s’embarque dans son sillage », dénonce l’ex-député communiste de la 13e circonscription qui considère que « C’est à gauche que se trouve la solution. C’est à gauche que se trouve la volonté de répondre aux besoins quotidiens, de relever les défis, d’apaiser et de rassembler une société fracturée. Une gauche qui doit être à la hauteur de ses responsabilités. Une gauche qui doit trouver les ressources pour s’unir sur un projet clair, sur une démarche rassembleuse, sur un changement de cap résolu. »

    Pour lui, « nous avons besoin d’un grand mouvement populaire et des forces nombreuses sont disponibles dans la société pour y prendre part. Nombreux sont celles et ceux qui partagent la même colère face aux injustices, aux inégalités, aux renoncements. Nombreux sont celles et ceux qui veulent rêver un monde meilleur et le construire ».

    « Comme elles, comme eux, j’éprouve toujours la même révolte, et mon énergie est intacte. Beaucoup m’interrogent depuis des mois et plus encore ces derniers jours : je suis prêt. J’ai conscience des responsabilités qui sont les miennes à l’égard de tous ceux et celles qui m’ont fait confiance, qui veulent un député présent à leurs côtés comme à l’assemblée pour leur faire justice et œuvrer à sortir le pays du chaos et des dangers. Je sais les responsabilités qui sont les miennes à l’égard des ouvriers et des salariés, des habitantes et des habitants de nos quartiers qui reconnaissent dans le même espoir », poursuit-il.

    « J’ai continué à être le même, pleinement engagé, poursuivant autrement les combats menés. Je ne sais ce qui se décidera dans les heures et les jours qui viennent. Ensemble, aujourd’hui, demain, après-demain, nous mettrons au programme le printemps pour nos vies », conclut Pierre Dharréville, décidé à s’engager dans la période.

  • Pierre Dharréville « prêt » à mener la bataille

    Dans une déclaration diffusée mardi dans la soirée, Pierre Dharréville, donne son point de vue sur la situation politique inextricable. « Voilà où nous en sommes au bout de huit ans de macronisme : un impensable chaos et une crise politique sans fin. Pas de quoi se réjouir, pas de quoi jubiler d’avoir eu raison », écrit-il moins d’un an et demi après avoir dû céder son siège à un député d’extrême droite.

    « Devant cette médiocre mascarade, l’extrême droite menaçante se frotte les mains et la droite de monsieur Retailleau s’embarque dans son sillage », dénonce l’ex-député communiste de la 13e circonscription qui considère que « C’est à gauche que se trouve la solution. C’est à gauche que se trouve la volonté de répondre aux besoins quotidiens, de relever les défis, d’apaiser et de rassembler une société fracturée. Une gauche qui doit être à la hauteur de ses responsabilités. Une gauche qui doit trouver les ressources pour s’unir sur un projet clair, sur une démarche rassembleuse, sur un changement de cap résolu. »

    Pour lui, « nous avons besoin d’un grand mouvement populaire et des forces nombreuses sont disponibles dans la société pour y prendre part. Nombreux sont celles et ceux qui partagent la même colère face aux injustices, aux inégalités, aux renoncements. Nombreux sont celles et ceux qui veulent rêver un monde meilleur et le construire ».

    « Comme elles, comme eux, j’éprouve toujours la même révolte, et mon énergie est intacte. Beaucoup m’interrogent depuis des mois et plus encore ces derniers jours : je suis prêt. J’ai conscience des responsabilités qui sont les miennes à l’égard de tous ceux et celles qui m’ont fait confiance, qui veulent un député présent à leurs côtés comme à l’assemblée pour leur faire justice et œuvrer à sortir le pays du chaos et des dangers. Je sais les responsabilités qui sont les miennes à l’égard des ouvriers et des salariés, des habitantes et des habitants de nos quartiers qui reconnaissent dans le même espoir », poursuit-il.

    « J’ai continué à être le même, pleinement engagé, poursuivant autrement les combats menés. Je ne sais ce qui se décidera dans les heures et les jours qui viennent. Ensemble, aujourd’hui, demain, après-demain, nous mettrons au programme le printemps pour nos vies », conclut Pierre Dharréville, décidé à s’engager dans la période.

  • Des gares sans guichet et des billets TER vendus à La Poste

    Des gares sans guichet et des billets TER vendus à La Poste

    Sisteron, La Brillanne, Aspres, Serres, Chorges, Veynes, Cros de Cagnes, Breil-sur-Roya, Tende, La Trinité, L’Escarène, Sospel, Villeneuve-Loubet, Biot, Martigues, Cassis, Istres, Sausset, Vitrolles, Tarascon, Salon, Port-de-Bouc, La Garde, Sorgues, Bollène et Pertuis. Progressivement, dans ces communes aux gares dépourvues de guichet SNCF ou à amplitude limitée, il faudra se rendre au bureau de Poste pour se voir délivrer son billet de train.

    Une nouveauté orchestrée par la Région Sud et la SNCF qui ne va pas dans le sens de la réhumanisation des gares et qui fait bondir le syndicat cheminots. « Les guichets ne sont pas seulement un point commercial de vente, réagit François Tejedor, secrétaire général CGT des cheminots de Paca. Les cheminots rendent aussi un service après-vente, une aide et une information en cas de situation perturbée, une orientation aux usagers ». Pour le syndicat, cette mesure est un nouveau pas vers la fin du service public du rail engagé par le président de Région Renaud Muselier (Ren) avec « l’ouverture anticipée des lignes TER à la concurrence, la fermeture massive des guichets et la suppression de la présence des cheminots dans les gares ».

    Aller chercher son colis à Monoprix, passer son code de la route ou prendre un billet de train à La Poste… La casse des services publics, en plus de tuer les métiers, a de quoi déboussoler l’usager devenu client. La CGT cheminots de Paca demande la réouverture des guichets en gare.

  • Des gares sans guichet et des billets TER vendus à La Poste

    Sisteron, La Brillanne, Aspres, Serres, Chorges, Veynes, Cros de Cagnes, Breil-sur-Roya, Tende, La Trinité, L’Escarène, Sospel, Villeneuve-Loubet, Biot, Martigues, Cassis, Istres, Sausset, Vitrolles, Tarascon, Salon, Port-de-Bouc, La Garde, Sorgues, Bollène et Pertuis. Progressivement, dans ces communes aux gares dépourvues de guichet SNCF ou à amplitude limitée, il faudra se rendre au bureau de Poste pour se voir délivrer son billet de train.

    Une nouveauté orchestrée par la Région Sud et la SNCF qui ne va pas dans le sens de la réhumanisation des gares et qui fait bondir le syndicat cheminots. « Les guichets ne sont pas seulement un point commercial de vente, réagit François Tejedor, secrétaire général CGT des cheminots de Paca. Les cheminots rendent aussi un service après-vente, une aide et une information en cas de situation perturbée, une orientation aux usagers ». Pour le syndicat, cette mesure est un nouveau pas vers la fin du service public du rail engagé par le président de Région Renaud Muselier (Ren) avec « l’ouverture anticipée des lignes TER à la concurrence, la fermeture massive des guichets et la suppression de la présence des cheminots dans les gares ».

    Aller chercher son colis à Monoprix, passer son code de la route ou prendre un billet de train à La Poste… La casse des services publics, en plus de tuer les métiers, a de quoi déboussoler l’usager devenu client. La CGT cheminots de Paca demande la réouverture des guichets en gare.

  • Un avant-goût de Marseille-Cassis dévoilé à l’Oustau calendal

    Un avant-goût de Marseille-Cassis dévoilé à l’Oustau calendal

    Dans un peu plus de deux semaines, ils seront 20 000 à s’élancer du parvis du Stade Vélodrome pour rejoindre la plage du centre-ville de Cassis.

    « Tout est réuni pour que cette course magique soit encore un moyen de sublimer notre village et enflammer nos cœurs. » Danièle Milon résume le sentiment général de tous ceux qui, depuis 1979, se donnent rendez-vous le dernier week-end d’octobre pour prendre part à une épreuve devenue mythique.

    Cette année, le maire de Cassis a rendu hommage à Grégoire Pulverenti. Figure cassidaine et fidèle de l’épreuve, il ne sera pas sur la ligne de départ. Une minute de silence a d’ailleurs été observée en sa mémoire.

    Les organisateurs, André Giraud son fondateur en tête, ont salué les partenaires, « sans qui rien ne serait possible ». Il a aussi souhaité la bienvenue au nouveau venu. « Nous avons désormais l’État, par l’intermédiaire de la Drajes (Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports) et son directeur, Jean-Michel Leclercq, qui entrent dans le club de nos partenaires. »

    Les derniers détails de l’épreuve, dont le départ sera donné le dimanche 26 octobre, sont en cours de réalisation. Notamment le plateau élite, véritable casse-tête du fait de la concurrence de plus en plus rude dans le milieu des courses pédestres.Une course qui, cette année, mettra en avant les actions de l’association On’Tchau, qui aide les enfants touchés par la mucoviscidose.

  • Un avant-goût de Marseille-Cassis dévoilé à l’Oustau calendal

    Dans un peu plus de deux semaines, ils seront 20 000 à s’élancer du parvis du Stade Vélodrome pour rejoindre la plage du centre-ville de Cassis.

    « Tout est réuni pour que cette course magique soit encore un moyen de sublimer notre village et enflammer nos cœurs. » Danièle Milon résume le sentiment général de tous ceux qui, depuis 1979, se donnent rendez-vous le dernier week-end d’octobre pour prendre part à une épreuve devenue mythique.

    Cette année, le maire de Cassis a rendu hommage à Grégoire Pulverenti. Figure cassidaine et fidèle de l’épreuve, il ne sera pas sur la ligne de départ. Une minute de silence a d’ailleurs été observée en sa mémoire.

    Les organisateurs, André Giraud son fondateur en tête, ont salué les partenaires, « sans qui rien ne serait possible ». Il a aussi souhaité la bienvenue au nouveau venu. « Nous avons désormais l’État, par l’intermédiaire de la Drajes (Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports) et son directeur, Jean-Michel Leclercq, qui entrent dans le club de nos partenaires. »

    Les derniers détails de l’épreuve, dont le départ sera donné le dimanche 26 octobre, sont en cours de réalisation. Notamment le plateau élite, véritable casse-tête du fait de la concurrence de plus en plus rude dans le milieu des courses pédestres.Une course qui, cette année, mettra en avant les actions de l’association On’Tchau, qui aide les enfants touchés par la mucoviscidose.

  • Poinsot ne perd pas le Nord avant les Mondiaux féminins

    Poinsot ne perd pas le Nord avant les Mondiaux féminins

    Elle mérite amplement sa place en équipe de France au terme d’une saison exemplaire et remarquable.

    Championne de France tête-à-tête, médaillée de bronze en doublette mixte aux Jeux mondiaux de Chengdu (avec Desport) et lauréate de la dernière édition du Grand prix Paprec au Mondial La Marseillaise à pétanque (avec Peyrot et Bertrand), Sandrine Poinsot (36 ans) a sans le moindre doute réalisé sa « meilleure saison et de loin », comme elle le reconnaît avec beaucoup de plaisir. « J’ai déménagé à Nîmes au mois de janvier, et forcément, la saison a été beaucoup plus simple », estime la licenciée de la Boule Tropézienne, originaire de Cysoing, dans le Nord.

    « J’ai joué plus parce que j’étais plus proche des grandes compétitions qui se passent principalement dans le Sud. Et les résultats ont suivi », ajoute celle qui retient par-dessus tout sa première victoire aux championnats de France, elle qui restait sur trois finales perdues dans cette compétition. « Gagner en tête-à-tête en plus, c’était que du bonheur. Et surtout, finir comme j’ai fini, je m’en souviendrai pour toujours », sourit l’autrice d’un magnifique « carreau-gagné » décisif.

    Ses excellents résultats lui ont permis de garder sa place dans le collectif France, et ainsi figurer dans la deuxième équipe de France à l’occasion des championnats du monde féminin, qui se tiendront du 9 au 12 octobre à Sin-le-Noble, dans le Nord, aux côtés d’Émilie Vignières, Caroline Bourriaud et Aurélie Bories.

    « Après ma saison 2024 très moyenne, je pensais que ma place allait être remise en question », souligne Poinsot, persuadée que la confiance accordée par l’entraîneur fédéral lui a permis de connaître un déclic. « Je me suis dit “allez, on me fait encore confiance, il faut se donner les moyens de performer” », poursuit-elle, consciente que les Mondiaux à venir ne vont pas être une partie de plaisir.

    « On n’est pas favorites et on le sait », martèle la partenaire annuelle de Cindy Peyrot, grande absente du collectif tricolore. « Les Thaïlandaises sont au-dessus aujourd’hui, elles sont professionnelles, avec une préparation inégalable. Après, on y va avec beaucoup d’envie. Je pense que décrocher une médaille, peu importe la couleur, ce serait magnifique. On a de l’ambition, mais on sait que le chemin sera compliqué. »

    Surtout que jouer à domicile, et doublement dans le cas de la Nordiste, qui habitait à 30 km du boulodrome de Sin-le-Noble, qu’elle a inauguré en 2022, peut être un cadeau empoisonné.

  • Poinsot ne perd pas le Nord avant les Mondiaux féminins

    Elle mérite amplement sa place en équipe de France au terme d’une saison exemplaire et remarquable.

    Championne de France tête-à-tête, médaillée de bronze en doublette mixte aux Jeux mondiaux de Chengdu (avec Desport) et lauréate de la dernière édition du Grand prix Paprec au Mondial La Marseillaise à pétanque (avec Peyrot et Bertrand), Sandrine Poinsot (36 ans) a sans le moindre doute réalisé sa « meilleure saison et de loin », comme elle le reconnaît avec beaucoup de plaisir. « J’ai déménagé à Nîmes au mois de janvier, et forcément, la saison a été beaucoup plus simple », estime la licenciée de la Boule Tropézienne, originaire de Cysoing, dans le Nord.

    « J’ai joué plus parce que j’étais plus proche des grandes compétitions qui se passent principalement dans le Sud. Et les résultats ont suivi », ajoute celle qui retient par-dessus tout sa première victoire aux championnats de France, elle qui restait sur trois finales perdues dans cette compétition. « Gagner en tête-à-tête en plus, c’était que du bonheur. Et surtout, finir comme j’ai fini, je m’en souviendrai pour toujours », sourit l’autrice d’un magnifique « carreau-gagné » décisif.

    Ses excellents résultats lui ont permis de garder sa place dans le collectif France, et ainsi figurer dans la deuxième équipe de France à l’occasion des championnats du monde féminin, qui se tiendront du 9 au 12 octobre à Sin-le-Noble, dans le Nord, aux côtés d’Émilie Vignières, Caroline Bourriaud et Aurélie Bories.

    « Après ma saison 2024 très moyenne, je pensais que ma place allait être remise en question », souligne Poinsot, persuadée que la confiance accordée par l’entraîneur fédéral lui a permis de connaître un déclic. « Je me suis dit “allez, on me fait encore confiance, il faut se donner les moyens de performer” », poursuit-elle, consciente que les Mondiaux à venir ne vont pas être une partie de plaisir.

    « On n’est pas favorites et on le sait », martèle la partenaire annuelle de Cindy Peyrot, grande absente du collectif tricolore. « Les Thaïlandaises sont au-dessus aujourd’hui, elles sont professionnelles, avec une préparation inégalable. Après, on y va avec beaucoup d’envie. Je pense que décrocher une médaille, peu importe la couleur, ce serait magnifique. On a de l’ambition, mais on sait que le chemin sera compliqué. »

    Surtout que jouer à domicile, et doublement dans le cas de la Nordiste, qui habitait à 30 km du boulodrome de Sin-le-Noble, qu’elle a inauguré en 2022, peut être un cadeau empoisonné.

  • Le chef d’enquête et Dominique Pelicot accablent l’accusé

    Le chef d’enquête et Dominique Pelicot accablent l’accusé

    « Je n’ai aucun doute du fait qu’il ait eu pleinement conscience de l’état de la victime », sédatée préalablement par son ex-mari Dominique Pelicot, a estimé le commissaire divisionnaire Jérémie Bosse-Platière, au deuxième jour du procès devant la cour d’assises d’appel du Gard.

    « Toute personne qui voit les vidéos le comprend immédiatement », a-t-il ajouté, alors que les deux versions opposées de l’accusé et du « chef d’orchestre » de ce dossier se confrontent. D’un côté, Husamettin Dogan, seul des 51 hommes jugés en première instance en 2024 à avoir fait appel de sa condamnation à neuf ans de prison, qui ne cesse de répéter qu’il a été « piégé » par le « manipulateur » Dominique Pelicot. De l’autre, l’ex-mari de Gisèle Pelicot, 72 ans, qui « reste sur son positionnement selon lequel il ne l’a pas manipulé et qu’il est venu en connaissance de cause », selon son avocate, Béatrice Zavarro.

    Dominique Pelicot persiste

    Lors du procès de première instance à Avignon, Dominique Pelicot avait lancé : « Je suis un violeur et tous les hommes dans cette salle sont des violeurs. » Cette fois, il est entendu comme simple témoin, n’ayant pas fait appel de sa peine de 20 ans de prison.

    Cette « étiquette de violeur », Husamettin Dogan la trouve trop lourde à porter. « Je suis là car je n’ai jamais voulu violer cette dame que je respecte », a-t-il déclaré devant la cour. L’accusé assure avoir cru participer au jeu consenti d’un couple libertin et affirme n’avoir « jamais su qu’elle était droguée », que son mari ne lui a « jamais dit ça ».

    Dominique Pelicot a affirmé, mardi, que l’accusé savait qu’il cherchait une personne « pour abuser de (son) épouse (Gisèle) endormie à son insu » par les médicaments qu’il lui administrait. Comme aux autres accusés du procès, il a indiqué avoir publié sur le site Coco.fr, à Husamettin Dogan, le message « je cherche une personne pour abuser de mon épouse endormie à son insu ». « Je n’ai jamais forcé qui que ce soit », a poursuivi l’homme de 72 ans, précisant que l’accusé lui avait même demandé de soulever la jambe de son épouse « endormie » pour « l’aider à la pénétrer sur le côté », le tout « à son insu ».

    Entre 2011 et 2020, Dominique Pelicot a reconnu avoir régulièrement drogué Gisèle Pelicot avant de la violer et la faire violer par des inconnus recrutés sur internet.

  • Le chef d’enquête et Dominique Pelicot accablent l’accusé

    « Je n’ai aucun doute du fait qu’il ait eu pleinement conscience de l’état de la victime », sédatée préalablement par son ex-mari Dominique Pelicot, a estimé le commissaire divisionnaire Jérémie Bosse-Platière, au deuxième jour du procès devant la cour d’assises d’appel du Gard.

    « Toute personne qui voit les vidéos le comprend immédiatement », a-t-il ajouté, alors que les deux versions opposées de l’accusé et du « chef d’orchestre » de ce dossier se confrontent. D’un côté, Husamettin Dogan, seul des 51 hommes jugés en première instance en 2024 à avoir fait appel de sa condamnation à neuf ans de prison, qui ne cesse de répéter qu’il a été « piégé » par le « manipulateur » Dominique Pelicot. De l’autre, l’ex-mari de Gisèle Pelicot, 72 ans, qui « reste sur son positionnement selon lequel il ne l’a pas manipulé et qu’il est venu en connaissance de cause », selon son avocate, Béatrice Zavarro.

    Lors du procès de première instance à Avignon, Dominique Pelicot avait lancé : « Je suis un violeur et tous les hommes dans cette salle sont des violeurs. » Cette fois, il est entendu comme simple témoin, n’ayant pas fait appel de sa peine de 20 ans de prison.

    Cette « étiquette de violeur », Husamettin Dogan la trouve trop lourde à porter. « Je suis là car je n’ai jamais voulu violer cette dame que je respecte », a-t-il déclaré devant la cour. L’accusé assure avoir cru participer au jeu consenti d’un couple libertin et affirme n’avoir « jamais su qu’elle était droguée », que son mari ne lui a « jamais dit ça ».

    Dominique Pelicot a affirmé, mardi, que l’accusé savait qu’il cherchait une personne « pour abuser de (son) épouse (Gisèle) endormie à son insu » par les médicaments qu’il lui administrait. Comme aux autres accusés du procès, il a indiqué avoir publié sur le site Coco.fr, à Husamettin Dogan, le message « je cherche une personne pour abuser de mon épouse endormie à son insu ». « Je n’ai jamais forcé qui que ce soit », a poursuivi l’homme de 72 ans, précisant que l’accusé lui avait même demandé de soulever la jambe de son épouse « endormie » pour « l’aider à la pénétrer sur le côté », le tout « à son insu ».

    Entre 2011 et 2020, Dominique Pelicot a reconnu avoir régulièrement drogué Gisèle Pelicot avant de la violer et la faire violer par des inconnus recrutés sur internet.