Author: tecnavia

  • Olivier Galzi passe de l’écran à l’affiche des municipales d’Avignon

    Olivier Galzi passe de l’écran à l’affiche des municipales d’Avignon

    Dans les tuyaux depuis cet été, la possible candidature d’Olivier Galzi aux municipales (15-22 mars) se concrétise. L’ancien journaliste, qui a notamment présenté le JT de France 2, a officialisé sa volonté d’être maire, mardi soir, sur ses réseaux sociaux. « Avignon est à un carrefour de son histoire », écrit celui qui a grandi et étudié à Avignon avant deretourner y vivre depuis quelques années.

    Son credo : le « bon sens », qu’il martèle en « boussole » sans aucune appartenance politique. « Je ne me lance pas en politique, mais je m’engage pour ma ville  », formule-t-il. Son affiche de campagneexprime déjà « le courage de dire, la liberté pour faire ». « J’ai mal à ma ville », commente Olivier Galzi, ce mercredi sur Ici Vaucluse, décrivant l’insécurité, la circulation, le commerce en déclin, avec « une rue de la République en cour des miracles », comme exemples.

    Pour l’heure, hormis « redonner de l’attractivité » à Avignon, les mesures attendront. S’il se dit hors partis, son centre de gravité penche tout de même à droite. Des échanges ont eu lieu avec les représentants du bloc de centre droit et Julien Aubert (LR). « Galzi m’a dit être dans son couloir, ne se ranger derrière personne, alors qu’il n’a pas de socle », nous confiait jeudi dernier Julien Aubert, laissant déjà entrevoir une candidature solitaire. Le profil d’Olivier Galzi a reçu l’assentiment de Renaud Muselier, président (Ren) de la Région, pour qui il « mérite une grande attention ». Mais aussi de Dominique Santoni, présidente LR du Département, pour qui « il amène un discours de bon sens, un regard différent ». Après Stéphan Fiori (DVD) il y a une semaine, Olivier Galzi est le second candidat à se lancer hors cadre des partis.

  • [Entretien] Fabien Roussel: «Nous voulons l’abrogation de la réforme des retraites»

    [Entretien] Fabien Roussel: «Nous voulons l’abrogation de la réforme des retraites»

    La Marseillaise : Qu’avez-vous dit ce mercredi matin à Sébastien Lecornu ?

    Fabien Roussel : Nous lui avons réaffirmé, pour la troisième fois, que si nous étions là, c’est parce que nous voulons trouver des solutions pour le pays, sortir de la crise économique, sociale, mais aussi politique. Dans cet état d’esprit, nous sommes ouvert au dialogue. Mais surtout, nous lui avons redit que nous voulons un changement politique. Et nous avons réaffirmé deux points qui nous semblent essentiels : nous voulons l’abrogation de la réforme des retraites et nous voulons un Premier ministre de gauche. Mais bien sûr, nous sommes prêts à travailler à des compromis, à des majorités, en laissant le Parlement travailler sans utiliser le 49.3.

    Quelle réponse vous a-t-il adressée ?

    F. R. : Il prend note et il dira ce soir [mercredi, ndlr] au président de la République s’il y a matière à construire une coalition, ou s’il faut dissoudre l’Assemblée nationale en l’absence de compromis possible ou d’accord de non-censure possible. La question de la censure se pose non pas à nous, qui sommes prêts à faire des compromis, mais plutôt aux députés Renaissance qui eux, depuis Gabriel Attal, ont toujours dit qu’ils censureraient a priori un gouvernement de gauche. Je demande aux députés Renaissance : quel prix sont-ils prêts à payer pour ne pas avoir de dissolution ? Sont-ils prêts à accepter l’abandon de la réforme des retraites qu’ils ont défendue pour donner de la stabilité au pays ? C’est à eux que je pose la question.

    A quels compromis êtes-vous prêts ?

    F. R. : A partir du moment où il n’y a pas de 49.3, il faut accepter qu’il y ait des débats à l’Assemblée nationale. Chaque camp doit accepter qu’il gagnera des débats, mais qu’il en perdra aussi. Chaque groupe doit accepter qu’il ne pourra pas mettre en oeuvre tout son programme et rien que son programme, à moins d’avoir une majorité absolue. Le Parlement sert à cela, à construire des majorités sur des textes. Les députés de gauche et écologistes se battront tous ensemble contre le doublement des franchises médicales, et nous verront bien comment les députés de droite et d’extrême droite se positionneront. De la même manière, si l’abrogation de la réforme des retraites est soumise au vote, nous verrons bien qui la vote ou pas. Nous, nous disons qu’il y a une majorité à l’Assemblée nationale pour la voter. Et enfin, quand il y aura le débat sur la taxation du capital, via l’ISF, taxe Zucman, ou autre forme de fiscalité, en l’absence de 49.3, il y aura forcément une vote majoritaire. La gauche défendra ces mesures de justice, mais que voteront les députés du Rassemblement national, eux qui ont toujours été les alliés du capital ? L’absence de 49.3 sur tous ces sujets est quelque chose d’important qu’il faut défendre, c’est un acquis. Mais nous disons que cela ne suffit pas si nous ne pouvons pas débattre de l’abrogation de la réforme des retraites, donc nous l’avons demandé au Premier ministre Lecornu. L’abandon du 49.3 peut nous permettre tous les débats, mais pas de débattre de l’abrogation de la réforme des retraites, il n’y a que le gouvernement qui peut décider de déposer un projet de loi dessus.

    Quelles sont vos lignes rouges ?

    F. R. : S’il n’y a aucune possibilité de revenir sur la réforme des retraites, nous n’allons pas servir de caution à un gouvernement ultra-libéral qui met en place des mesures d’austérité. Si nous n’avons aucune victoire à arracher pour le peuple, le monde du travail, nous n’avons aucun intérêt de permettre à un gouvernement de mettre en place ces mauvais coups. Nous censureront.

    Quel gouvernement de gauche est possible ?

    F. R. : D’abord, il faut la nomination d’un Premier ministre issu des forces de gauche qui se sont réunies ce mardi, et qui ont toutes exprimé ce choix. Les socialistes, les écologistes, les communistes, l’Après, Génération.s, GRS : nous étions tous ensemble hier [mardi, ndlr] pour appeler le président de la République à nommer un Premier ministre issu de nos rangs.

  • #DisMoiPourquoi les plantes sont vertes ?

    #DisMoiPourquoi les plantes sont vertes ?

    Gabriel, 8 ans, en CE2 à l’école les Salins à Hyères

    Pour répondre à cette question, il faut commencer par parler du rayonnement solaire. Celui-ci est composé de différentes “ondes” émises par le soleil, dont certaines sont visibles par les humains sous forme de couleurs, alors que d’autres leur sont invisibles (par exemple les ultraviolets). Chaque onde correspond aussi à de l’énergie. Les feuilles des plantes contiennent des composés chimiques appelés “pigments chlorophylliens” qui absorbent les ondes du rayonnement solaire… mais seulement la moitié de celles qui correspondent à la couleur verte. Ces “ondes vertes” n’étant pas retenues dans les feuilles, elles sont réfléchies… et nous pouvons donc les voir ! Voilà pourquoi les feuilles nous apparaissent vertes. Ce que les feuilles font avec les ondes captées ? Elles se servent de leur énergie pour réaliser la photosynthèse, un processus qui transforme l’énergie lumineuse en énergie chimique puis en sucre, utilisé par la plante pour se développer. »

    Sophie Gachet, maître de conférences à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (CNRS, IRD)

  • Le RC Toulon à la rencontre des enfants hospitalisés

    Le RC Toulon à la rencontre des enfants hospitalisés

    Des étoiles dans les yeux, des ballons dans les mains. Ce lundi, les jeunes patients du service pédiatrique de l’hôpital Sainte-Musse ont reçu la visite de cinq rugbymen du RC Toulon. Et pas des moindres : les internationaux français Baptiste Serin, Danny Priso et Antoine Fritsch, l’international écossais Ben White et la légende néo-zélandaise Ma’a Nonu, double champion du monde 2011 et 2015.

    Pendant près d’1h30, ils ont fait découvrir le ballon ovale à une petite dizaine de bambins, à travers de petits exercices d’initiation qui ont laissé des sourires indélébiles sur les visages « d’enfants qui ne devraient pas être ici, car leur place n’est pas à l’hôpital, mais certains y sont obligés. Ça doit être dur pour eux et pour leurs parents, alors on essaie de venir dès que le club nous le propose », explique Baptiste Serin, venu transmettre sa légendaire science de la chistera et du jeu au pied. Mais là n’est pas la priorité : « Le rugby sert de levier, mais on ne vient pas dans l’optique de leur apprendre, mais pour partager, qu’ils voient qu’il y a des personnes un peu “connues” qui ont envie de vivre des moments sympas avec eux. »

    Ce genre de rencontre revêt un certain intérêt dans le processus de guérison des enfants, comme l’explique le docteur Paul Casha : « Le sport est indispensable au développement de l’enfant. On pourrait penser que l’hospitalisation est un frein à la pratique. La venue de joueurs, avec leur notoriété, peut être un bon encouragement pour les pratiques ultérieures, voire inciter certains à s’y mettre. Ça aide aussi pour le moral, le bienfait psychologique a un rôle important à jouer, pour avoir un environnement agréable et pas que des chambres avec des potences de perfusion. »

    Une journée portée par l’association Premiers de cordée, « qui propose des animations sportives pour les enfants à l’hôpital », explique Julia Conti, chargée de mission pour Premiers de cordée. « Cette semaine, nous sommes là dans le cadre de la semaine du sport à l’hôpital. L’idée est de s’adapter au lieu. Ce n’est pas la première fois que le RCT participe, donc ça donne une animation très naturelle et spontanée. Ce n’est que du plus, car les joueurs donnent de leur temps. De plus en plus de sportifs s’investissent chaque année. » La semaine se poursuit avec une animation badminton, mercredi après-midi, et une initiation au Qwan-Ki Do, un art martial aux influences asiatiques, créé à Toulon.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité

    Actualité locale, alliances, campagne des municipales, mouvement social, crise politique, gauche… À vous la parole ⤵️

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Marc Pena

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Marc Pena

    Crise politique, instabilité, actualité nationale et locale, Aix-en-Provence… À vous la parole ⤵️

  • La Seyne-sur-Mer : Orange Marine prépare l’installation de l’atterrissement du câble Medusa à Marseille

    La Seyne-sur-Mer : Orange Marine prépare l’installation de l’atterrissement du câble Medusa à Marseille

    Il doit permettre de relier le Maghreb et l’Europe méditerranéenne. Medusa, plus long câble sous-marin (8 760 km) à remplir cette fonction, doit être mis en service au début de l’année 2026. Il aura vocation à offrir une infrastructure de télécommunication essentielle au développement de l’écosystème numérique des pays d’Afrique du Nord, ainsi qu’à six États membres européens (Portugal, Espagne, France, Italie, Grèce et Chypre).

    Plusieurs centaines de kilomètres ont déjà été posées au large. En ce qui concerne la France, c’est le navire câblier Sophie-Germain, de l’opérateur Orange Marine, qui procède à son déploiement. Première étape : l’installation de l’atterrissement du câble – la partie qui touche terre et qui ne peut être installée par le navire faute de fond assez profond – long de 1,2 km, et qui a lieu ce mercredi matin à Marseille, plage de la Pointe Rouge. « Marseille étant le principal nœud de câbles sous-marins de Méditerranée et le sixième au monde, chaque câble qui se pose dans cette zone doit y arriver », explique Didier Dillard, président d’Orange Marine.

    « L’opération prendra un peu plus que la matinée et on s’éloignera ensuite de la côte pour commencer la pose », prévoit le commandant du câblier, Gérald Couturier. Celle-ci devrait prendre plusieurs semaines, avant le prochain atterrissement à Bizerte, en Tunisie, dans un mois.

    Plus de 60 personnes travaillent sur le câblier, jour et nuit. Un effort qui a du sens pour les pays bénéficiaires : « Ce câble va apporter une meilleure connectivité aux pays du pourtour méditerranéen. Pour un pays, la connectivité est clé dans le monde d’aujourd’hui : plus elle est de qualité, plus vous êtes sécurisés et plus vous pouvez générer du trafic. Les besoins en termes de trafic international nécessitent de nouveaux câbles. Et il est toujours mieux d’être le pays d’atterrissement pour ne plus dépendre des tiers, il y a un enjeu de souveraineté », détaille Didier Dillard.

  • Après la mort de Pierre Soujol, la guerre de succession a débuté à Lunel

    Après la mort de Pierre Soujol, la guerre de succession a débuté à Lunel

    Qui que soit le prochain maire de Lunel en mars 2026, la mort de Pierre Soujol le 28 juin dernier aura marqué un tournant.

    Car la belle unité de façade de la majorité municipale de centre droit a vite volé en éclats. À la surprise générale, Paulette Gougeon, ex-deuxième adjointe, a été préférée à l’ancien numéro un Stéphane Dalle pour assurer l’intérim à l’Hôtel de Ville. Lequel s’est vengé en inversant le rapport de force à l’Agglomération. À lui le poste de premier vice-président auprès du nouveau président Jérôme Boisson. Simple conseiller municipal à Villetelle, le président de l’office de tourisme a été préféré à Paulette Gougeon dont l’influence au-delà de Lunel semble donc limitée.

    Pour l’heure, celle qui est aussi conseillère départementale (et binôme de Jérôme Boisson…) n’a pas précisé si elle briguera un nouveau mandat à la Ville. Ex-adjoint déchu, le frondeur Stéphane Dalle a lui déjà annoncé sa candidature aux municipales. À droite, il n’est pas le seul à vouloir assurer la relève. Un duo composé de Stéphane Muscat et Christophe Musset vient de se dévoiler. Le premier est l’ex-directeur de cabinet de l’ancien maire Claude Arnaud (DVD). Le second est un ancien rugbyman reconverti dans les médias (fondateur de Médias du Sud). Avec leur laboratoire d’idées « Lunel autrement », l’attelage veut « mettre fin aux guerres d’ego et ambitions personnelles ».

    Encore un peu plus à droite s’agitent deux autres candidats potentiels. Ancien directeur de la police municipale de Nîmes, le président de « Lunel réussir ensemble », Thierry Razigade, est candidat déclaré. Ce n’est pas encore le cas d’Anthony Belin. Mais l’ancien directeur de cabinet de Pierre Soujol (qui a vu l’enquête pour favoritisme et détournement de fonds publics ouverte en 2024 classée sans suite en août par le procureur) prône l’union des droites et chercherait le soutien du député Ciottiste Charles Alloncle.

    À gauche, le défi de l’union

    Cette guerre ouverte de succession pourrait être un atout pour la gauche lunelloise. Problème, elle se montre pour l’heure indécise et divisée. Depuis plus d’un an, les Écologistes militent auprès des citoyens au sein de « Lunel collectif ». La structure qui lance ses permanences et débats citoyens vient de retendre la main dans un courrier envoyé aux partenaires de gauche. Nouvelle Donne, Génération.S, Ensemble et l’Après y ont répondu favorablement. Mais encore ni LFI, ni le PCF, ni le PS. Face au risque RN, les communistes se proposent eux aussi comme un « trait d’union », illustre François Got qui milite pour « l’union de la gauche ». Autour de Bruno Gagne, les Insoumis doivent bientôt officialiser leur stratégie, ils pourraient monter leur liste. Quant aux socialistes qui figurent dans l’actuelle majorité municipale et ont désigné Sylvie Thomas cheffe de file, le rapprochement semble compliqué. L’écologiste Lise Florès s’impatiente. « Quand le RN est à nos portes et qu’on a un tel niveau de chômage, il serait bien d’oublier un peu les stratégies nationales », déclare-t-elle.

  • Après la mort de Pierre Soujol, la guerre de succession a débuté à Lunel

    Qui que soit le prochain maire de Lunel en mars 2026, la mort de Pierre Soujol le 28 juin dernier aura marqué un tournant.

    Car la belle unité de façade de la majorité municipale de centre droit a vite volé en éclats. À la surprise générale, Paulette Gougeon, ex-deuxième adjointe, a été préférée à l’ancien numéro un Stéphane Dalle pour assurer l’intérim à l’Hôtel de Ville. Lequel s’est vengé en inversant le rapport de force à l’Agglomération. À lui le poste de premier vice-président auprès du nouveau président Jérôme Boisson. Simple conseiller municipal à Villetelle, le président de l’office de tourisme a été préféré à Paulette Gougeon dont l’influence au-delà de Lunel semble donc limitée.

    Pour l’heure, celle qui est aussi conseillère départementale (et binôme de Jérôme Boisson…) n’a pas précisé si elle briguera un nouveau mandat à la Ville. Ex-adjoint déchu, le frondeur Stéphane Dalle a lui déjà annoncé sa candidature aux municipales. À droite, il n’est pas le seul à vouloir assurer la relève. Un duo composé de Stéphane Muscat et Christophe Musset vient de se dévoiler. Le premier est l’ex-directeur de cabinet de l’ancien maire Claude Arnaud (DVD). Le second est un ancien rugbyman reconverti dans les médias (fondateur de Médias du Sud). Avec leur laboratoire d’idées « Lunel autrement », l’attelage veut « mettre fin aux guerres d’ego et ambitions personnelles ».

    Encore un peu plus à droite s’agitent deux autres candidats potentiels. Ancien directeur de la police municipale de Nîmes, le président de « Lunel réussir ensemble », Thierry Razigade, est candidat déclaré. Ce n’est pas encore le cas d’Anthony Belin. Mais l’ancien directeur de cabinet de Pierre Soujol (qui a vu l’enquête pour favoritisme et détournement de fonds publics ouverte en 2024 classée sans suite en août par le procureur) prône l’union des droites et chercherait le soutien du député Ciottiste Charles Alloncle.

    À gauche, le défi de l’union

    Cette guerre ouverte de succession pourrait être un atout pour la gauche lunelloise. Problème, elle se montre pour l’heure indécise et divisée. Depuis plus d’un an, les Écologistes militent auprès des citoyens au sein de « Lunel collectif ». La structure qui lance ses permanences et débats citoyens vient de retendre la main dans un courrier envoyé aux partenaires de gauche. Nouvelle Donne, Génération.S, Ensemble et l’Après y ont répondu favorablement. Mais encore ni LFI, ni le PCF, ni le PS. Face au risque RN, les communistes se proposent eux aussi comme un « trait d’union », illustre François Got qui milite pour « l’union de la gauche ». Autour de Bruno Gagne, les Insoumis doivent bientôt officialiser leur stratégie, ils pourraient monter leur liste. Quant aux socialistes qui figurent dans l’actuelle majorité municipale et ont désigné Sylvie Thomas cheffe de file, le rapprochement semble compliqué. L’écologiste Lise Florès s’impatiente. « Quand le RN est à nos portes et qu’on a un tel niveau de chômage, il serait bien d’oublier un peu les stratégies nationales », déclare-t-elle.

  • Appel de Coluche : la solidarité en héritage

    Appel de Coluche : la solidarité en héritage

    « J’ai une petite idée, comme ça… » Le 25 septembre 1985, Coluche lançait, sur les ondes, l’idée d’une cantine gratuite à destination des plus démunis. Trois mois plus tard, le 21 décembre, les Restos du cœur servaient leurs premiers repas sous un chapiteau de cirque installé sur un terrain vague de Gennevilliers.

    Le début d’une mobilisation citoyenne sans précédent, qui transforma la « petite idée » en une incroyable aventure humaine portée par des milliers de bénévoles et soutenue par des millions de donateurs.
    40 ans plus tard, à l’épreuve d’une précarité qui explose, cet élan solidaire tient bon. En 2023-2024, l’association a ainsi distribué, au niveau national, 163 millions de repas à 1,3 million de personnes. Dans l’Hérault, ce sont plus de 20 000 familles qui ont été accueillies en 2023-2024, dont un quart de familles monoparentales et 1 500 enfants de moins de 3 ans, pour un total de 3,4 millions de repas distribués.

    « Bien sûr on est fiers de poursuivre la mission des Restos, mais on préférerait ne pas être là. Ça voudrait dire que le monde va mieux », confie la présidente de l’antenne héraultaise, Anita Barone. « Depuis quelques années, entre le Covid, la guerre en Ukraine, l’instabilité politique… Les crises se succèdent et la précarité ne cesse d’augmenter », observe-t-elle. Au point que le président national des Restos du cœur, Patrice Douret, a lancé en septembre 2023 un appel à la générosité du public et de l’État pour assurer la survie de l’association, qui, pour la première fois, n’était plus en mesure de faire face à l’afflux de personnes qui la sollicitaient. « Aujourd’hui grâce à la générosité soulevée par cet appel, on tient le coup. Mais pour combien de temps ? », interroge Anita Barone. « Les associations ont besoin d’être soutenues, le budget ne doit pas les affaiblir », a martelé Patrice Douret il y a quelques jours, à l’heure où le Premier ministre Sébastien Lecornu tente toujours de boucler son projet 2026 pour les finances publiques, dans un climat social tendu.

    En attendant, 1 300 bénévoles réguliers et environ 600 bénévoles investis sur des actions ponctuelles font vivre les Restos dans l’Hérault, où 28 centres sont implantés. L’association cherche d’ailleurs des volontaires d’un jour pour une collecte qui aura lieu les 10 et 11 octobre au magasin Carrefour du Crès et au Leclerc de Saint-Aunes. À bon entendeur…