Author: tecnavia

  • Quand le sport conjugue les défis

    Quand le sport conjugue les défis

    C’est un événement devenu mythique qui se révèle, aujourd’hui, comme un carrefour des engagements et défis contemporains.

    Ce dimanche, 20 000 coureurs s’élanceront sur les 20 km du Marseille-Cassis. Depuis 1979, cette course imaginée par la SCO Sainte-Marguerite s’est imposée comme un rendez-vous incontournable du calendrier sportif français, attirant des athlètes du monde entier, amateurs comme professionnels.

    C’est un défi personnel. Le col de la Gineste, avec ses 327 m d’altitude et ses pentes jusqu’à 7%, pousse à se dépasser.

    Causes communes

    Mais Marseille-Cassis est bien plus qu’une épreuve sportive : c’est une vitrine éclatante de la Provence. Le parcours traverse le Parc national des Calanques, offrant un décor de carte postale entre mer et falaises calcaires. Avec 76 pays représentés, l’événement incarne le rayonnement du territoire.

    Cette course se distingue aussi par son engagement social. Des jeunes issus de quartiers prioritaires participent grâce au dispositif « Marseille-Cassis des quartiers », qui allie sport et insertion professionnelle.

    Enfin, l’événement se donne un cap écologique. Traversant un espace naturel protégé, la course adopte des pratiques durables : dossards recyclables, sacs en algues marines, limitation des bouteilles plastiques ou encore les « Cleanup Dossards » attribués à ceux qui s’engagent dans le ramassage de détritus.

    Marseille-Cassis conjugue donc sport, solidarité, nature et valorisation du territoire. Une certaine idée du sport au service de causes communes.

  • Quel avenir pour l’écoplateforme de la centrale de Gardanne ?

    Quel avenir pour l’écoplateforme de la centrale de Gardanne ?

    Se dirige-t-on vers une transformation d’ampleur du site de la centrale thermique de Gardanne ? Après un mois de consultations des riverains et autres acteurs du territoire de Gardanne et Meyreuil, l’enquête publique sur le développement d’une « écoplateforme industrielle » s’est conclue, ce jeudi 23 octobre.

    L’objectif affiché est de réindustrialiser le site via l’exploitation des parcelles inutilisées, ou presque, de l’immense terrain ancienne centrale à charbon. « Il s’agit de dépolluer, déconstruire et viabiliser une dizaine de parcelles représentant environ 30 hectares sur l’ensemble des 73 hectares du site. Ces parcelles sont destinées à accueillir des industriels qui loueront leurs emplacements via des baux de longue durée », expose la note technique de l’enquête publique. « C’est une enquête publique sur le réaménagement du foncier, la réhabilitation du terrain. On allotit le site en faisant des parcelles dans une logique de zéro artificialisation des sols », précise Camille Jaffrelo, porte-parole de GazelEnergie. Dans le détail, la consultation du projet portait sur trois phases distinctes de travaux, avec un découpage en 18 parcelles à terme.

    La première phase se concentre sur « les travaux de viabilisation des parcelles » et la préparation des terrains avec raccordements des réseaux d’eau, télécoms… La deuxième porte sur « la démolition de la TAR (Tour Aero-Réfrigérée), un bâtiment de 65m de hauteur et 100m de diamètre, pour un coût estimé à environ 3 millions d’euros », toujours selon les documents de l’enquête publique. Même principe pour la troisième phase, avec le démantèlement de la Tranche 5, l’ancienne unité de production au charbon et de sa cheminée, estimée à plus de 30 millions d’euros. En bref, une « remise en valeur du site en vue de sa réindustrialisation et la création d’emplois », selon Camille Jaffrelo, qui table sur plus de 500 emplois directs créés à terme.

    Riverains et écolos mécontents ?

    Reste que les intentions affichées par l’industriel ne sont pas entendues de cette oreille par différents collectifs de riverains et associations de défense de l’environnement. À l’image de l’Association de lutte contre les nuisances et la pollution (ALNP, membre de FNE13) qui compte plus de 80 adhérents, dont les CIQ Ouest et Est de la cité, mais aussi le comité d’intérêt de quartier de Langarié, de Fuveau Ouest… « On craint qu’on installe une industrie et qu’une fois qu’elle est là, qu’on nous montre ce qu’elle génère, contents ou pas contents. Vous ne nous dites pas quelles industries vous mettrez, vous ne nous parlez pas des effets cumulés ? Moi, je dis non », martèle Olivier Beuret, président de l’ALNP, à l’adresse de GazelEnergie. Même ressenti du côté de Jean-Luc Le Mouel, co-président du CIQ Gardanne Est : « Si on remet 18 grosses usines par-dessus, on se tire, on s’en va ! » Et une pétition lancée en ligne contre le projet a récolté près de 1 240 signatures.

    Des inquiétudes pas légitimes aux yeux GazelEnergie : « Les critiques sur le manque de communication ne sont pas entendables… Rien n’a été fait en catimini, l’enquête publique s’est tenue normalement, avec du débat. » Et surtout, sur le fond, l’entreprise explique que le découpage en 18 parcelles n’implique pas l’arrivée de 18 projets industriels. Et encore moins l’installation de « 18 industries lourdes », selon Camille Jaffrelo. Qui insiste : « Chacun des projets qui pourrait venir s’implanter aura son propre dossier d’instruction avec les études d’impacts, de danger et effets cumulés. Mais d’abord nous devons commencer par le début : réhabiliter le terrain. » Elle évoque plus globalement des « arguments fallacieux » : « Certains expliquent que le projet de pyrogazéification porté par les salariés et l’ATCG [Association des travailleurs de la centrale de Gardanne, Ndlr.] serait un incinérateur, qu’il y aurait une scierie géante, ce sont des fake-news et ce n’est pas le sujet de l’enquête publique. »

    La CGT favorable,

    mais nuancé

    En parlant du projet des salariés, Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général de la CGT du site, est très clair sur la position du syndicat : « On est favorable au développement industriel du site et à la création d’emplois qui ont pour vocation la production d’énergie, tant qu’ils intègrent la prise en compte de l’environnement, de la réponse aux besoins et créateurs d’emplois statutaires. » Un avis nuancé donc, d’autant que le projet porté par les salariés, Bio-Méthane Provence, aboutira « que l’écoplateforme se fasse ou non ». « Nous ne rentrons pas dans le cadre de l’enquête publique actuelle, rien ne ralentira la faisabilité de notre projet », insiste le syndicaliste.

    GazelEnergie dit plancher sur l’installation potentielle de site en lien avec « des batteries électriques, datacenter et, en parallèle, la pose d’ombrières solaires sur les parkings actuels ». Si « rien n’est acté pour l’heure », l’entreprise vise des projets industriels « légers ».

  • Aux Aygalades, des locataires craignent un effondrement

    Aux Aygalades, des locataires craignent un effondrement

    Quand il y a du vent, on sent bouger les murs et quand il pleut, on ne peut plus sortir. » Locataire depuis 1989 d’un T3, Dalila Hezaimia est devenue le fer de lance d’une bataille des locataires du bâtiment 4, qui tentent depuis des années d’obtenir des travaux, du moins des réponses de 13 Habitat.

    Ils sont plusieurs à la rejoindre en pied d’immeuble pour exposer « des problèmes importants qui menacent notre sécurité », estime Djamal, jeune père de famille. Ils vivent dans l’humidité permanente, infiltrée du sol au plafond. Des cinq petits immeubles en contrebas de la cité, le 4 est en bout de pente. « Les pluies dévalent toutes ici. L’eau monte jusquà 50 cm dans le hall » précise une autre locataire devant l’entrée, désignant la démarcation laissée sur le mur. Les pieds dans les boues qui tapissent encore les sols, on ne peut que constater les évacuations bouchées. Un bruit de cascade arrive du local technique en pied d’immeuble. En poussant la porte, on aperçoit un conduit d’eaux usées vaguement colmaté avec de la mousse expansive. Plus loin, un autre conduit dégouline sur le sol, c’est la piscine. « C’est non-stop tous les jours », désespère Djamal. « L’immeuble est devenu instable, un jour ça va s’effondrer », craint Dalila.

    Peinture sur moisissures

    Dans les escaliers, deux locataires s’épuisent à porter des chaises neuves au 6e. « On ne compte plus les pannes d’ascenseur », lancent-elles. Les coups de peinture badigeonnés sur les murs moisis ne planquent même plus la misère. Le salpêtre et les champignons poursuivent leur progression et rongent les plâtres. « Mes enfants sont devenus asthmatiques, le médecin a fait analyser les champignons, c’est toxique », explique une locataire du 4e. Quant à son voisin, il n’ose plus aller sur le bacon dont le béton s’effrite. Sur son cumulus, un saladier est installé pour récupérer l’eau qui goutte du plafond. Aucun des 31 logements n’est épargné.

    Les signalements envoyés sur la plateforme mise en place par le bailleur restent sans suite. Le PV de 85 pages dressé par un huissier en avril 2024 « n’a pas eu plus d’effet », déplore Dalila, qui a interpellé le service d’hygiène et de sécurité de la Ville. Contactée, la direction de 13 Habitat n’a pas donné suite.

    Le 11 juillet 2024, la police avait procédé à l’expulsion d’une cinquantaine d’occupants illégaux. Des travaux de réhabilitation générale et de rénovation énergétique devaient démarrer courant 2025. Pour l’heure, « c’est l’abandon complet ».

  • Accord trouvé entre la direction et les salariés de la verrerie de Vergèze

    Accord trouvé entre la direction et les salariés de la verrerie de Vergèze

    « Cest un compromis qui n’est pas trop mal », lance Yohan Goupille, le délégué syndical CGT qui a mené les discussions avec la direction d’Owens Illinois aux côtés de FO et la CFE-CGC. Les dernières discussions avec la multinationale américaine se sont donc déroulées à Lyon les 20 et 21 octobre derniers et ont permis aux syndicats d’arracher encore quelques avancées.

    « Au niveau des indemnités supra-légales, nous avons obtenu 25 000 euros nets d’impôt pour ceux qui ont moins de 20 ans de boîte et 20 000 euros pour ceux qui ont plus de 20 ans d’ancienneté », détaille le syndicaliste. « Il y a une différence pour tenter de rétablir un peu d’équité par rapport à l’indemnité de licenciement qui est basée sur l’ancienneté. Ensuite sur le congé de reclassement, il y en a plusieurs à Vergèze. Pour les moins de 50 ans, ce sera 16 mois pour les salariés sans formation de reconversion et 18 mois pour ceux qui suivent une formation. Pour les plus de 50 ans, ce sera 22 mois et 24 mois. On a essayé d’avoir 24 mois pour tout le monde mais on n’a pas réussi. Nous avons aussi obtenu des reclassements rapides pour que les jeunes puissent retrouver du boulot plus rapidement et puissent sortir avec une prime en plus ».

    Jeudi 23 octobre, les organisations syndicales ont tout de même rendu un avis défavorable à ce PSE pour continuer à marquer leur opposition à la fermeture du site. Mais tous étaient plutôt satisfaits des concessions arrachées par les syndicats. Désormais, les salariés vont devoir s’organiser au jour le jour puisqu’aucun calendrier précis n’est établi. Ils savent uniquement que le PSE prendra fin le 31 octobre. Ils recevront ensuite une lettre de licenciement, qui ne sera pas effectif avant les premiers jours de janvier 2026. D’ici là, un repreneur a encore deux mois pour manifester son intention de relancer l’activité sur le site de la verrerie. Durant cette période, la Dreets (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités) doit valider ou non le plan social et les licenciements pour raison économique. Même si le site gagnait de l’argent l’an dernier, les syndicats n’imaginent pas l’instance s’opposer à cette fermeture. « Vu notre gouvernement et ses orientations, la Dreets va le valider. Depuis le début de l’année, aucun plan de licenciements n’a été retoqué par les Dreets. Parfois ils reviennent sur quelques petits points mais jamais sur le plan en lui-même  », fustige Yohan Goupille.

    Entre désarroi et colère

    Depuis le perçage du four à la mi-octobre, lançant de fait la fin de la fabrication de bouteilles à Vergèze, les salariés sont partagés entre tristesse et colère. Et depuis l’arrêt définitif du four, puisque les dernières gouttes de verre ont été vitrifiées et le four a été complètement refroidi, ils ne sont plus très nombreux à revenir sur le site. « De jour en jour, il y a moins de monde. Ceux qui ont la formation d’équipier de seconde intervention sont restés parce qu’ils ont été formés à la sécurité incendie. Ils sont 5-6 par équipe à tourner. La direction a établi un ordre de présence jusqu’au lundi 27 octobre », précise Bruno Santiago, également responsable syndical CGT. « Même nous, les élus, nous allons tourner. Nous sommes 12 élus à la CGT, nous allons faire deux groupes de 6 pour rester sur le site. Mais on ne va pas être là toute la journée alors qu’il n’y a rien à faire  », ajoute Yohan Goupille.

    Plus les jours avancent, plus le site se met en veille. Les installations électriques sont arrêtées les unes après les autres, les compresseurs ont été stoppés, l’unité de production d’oxygène aussi, et toutes les machines de contrôle ont été éteintes. Condamnés à passer encore quelques heures au milieu de ce site, considéré il y a encore quelques semaines comme un fleuron de l’industrie gardoise, les salariés sont gagnés par la mélancolie et la résignation. « Il n’y a plus un bruit dans l’usine et ça devient très stressant. Les gens sont assis sur une chaise ou marchent pour se dégourdir les jambes mais ils ne font rien. La direction fait donc venir du personnel alors que ce n’est pas nécessaire. Les salariés sont là pour la sécurité au cas où il y aurait un feu mais je ne vois pas d’où pourrait venir le feu puisque le four est arrêté », regrette Bruno Santiago qui doit rencontrer la direction prochainement pour la convaincre de mettre les salariés en indisponibilité totale jusqu’à leur licenciement.

  • Marseille-Cassis, plus qu’une course

    Marseille-Cassis, plus qu’une course

    Ne vous méprenez pas, Marseille-Cassis n’est pas qu’une simple course entre deux villes voisines. Cet événement, pensé par la Société culturelle omnisports (SCO) Sainte-Marguerite et son ancien président André Giraud, en 1979, s’est imposé, au fil du temps, comme l’un des temps forts du calendrier sportif français. Chaque année, des milliers d’amateurs se mêlent aux professionnels, désireux d’inscrire leur nom au palmarès de ce semi-marathon inscrit dans le top 50 des courses mondiales.

    Marseille-Cassis n’est pas qu’un simple rendez-vous sportif. C’est également l’un des joyaux, l’une des vitrines principales de notre territoire. « Cette course a dépassé les frontières municipales », souligne Thierry Santelli, vice-président (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, conscient que 76 pays sont représentés dans le peloton. « C’est peut-être l’événement sportif le plus attendu de l’année et qui fait rayonner le plus notre territoire », surenchérit Cyprien Vincent (PM), adjoint au sport dans les 6e et 8e arrondissements de Marseille. « C’est incroyable de constater qu’il y a 20 000 personnes qui vont être sur la ligne de départ, mais qu’il y en a 21 000 qui n’ont pas pu s’inscrire, tellement la demande est importante », poursuit-il.

    Pour participer au Marseille-Cassis, les 19 000 premiers coureurs inscrits ont dû débourser 75 euros pour obtenir le précieux dossard, contre 85 euros pour les 1 000 derniers. Une somme conséquente pour disputer une course de 20 km, mais bien inférieur aux événements concurrents : le prix d’entrée du marathon de Valence et du marathon de Paris peut grimper jusqu’à 180 euros. Sur chaque inscription au Marseille-Cassis, 10 euros sont reversés au profit de l’association On’Tchao, qui accompagne les patients atteints de mucoviscidose et leurs familles.

    Socialement présent

    Dans sa volonté d’être un vecteur d’égalité, d’intégration et d’espoir, Marseille-Cassis fait partie des quatre événements sportifs du territoire affiliés à la première édition du Mois de l’inclusion. La course s’ouvre, pour la deuxième année consécutive, aux jeunes issus de quartiers prioritaires.

    Ces derniers ont bénéficié d’un accompagnement avec un entraînement encadré pour se préparer à la course, et pourront ensuite participer à un job dating pour les aider dans leur insertion professionnelle. Ils se sont vus remettre, vendredi, leur dossard par Jimmy Gressier (lire ci-contre). Le champion du monde en titre du 10 000 m a accepté d’être le parrain de cette 46e édition. « Il sera là pour le plaisir et va prendre place dans le peloton, pour partager l’expérience avec les gens », confie l’organisation, également fière de pouvoir permettre à six jeunes adultes en rémission de cancer de relever ce défi.

  • L’OM paré au vent du Nord

    L’OM paré au vent du Nord

    Le voyage lisboète n’a pas été de tout repos pour les Olympiens, dont la belle série de cinq victoires consécutives s’est achevée amèrement. « C’est une défaite difficile contre le Sporting, on ne s’est pas vraiment rendu compte qu’on a perdu, avec le changement dû à l’expulsion, où ça a été le jour et la nuit. Malgré ça, on aurait pu rentrer avec des points. Je ne pense pas que la défaite soit méritée, c’est encore plus difficile à accepter. On aura besoin d’énergie et de fraîcheur face à Lens », souligne Roberto De Zerbi, entraîneur marseillais au haut niveau d’exigence.

    « Je m’attends à ce qu’on joue de la meilleure des manières. Les supporters ne doivent pas être tristes ou déçus du match contre le Sporting. Dans la défaite, ça nous a tous fait mal, on aurait pu faire mieux, mais les supporters doivent penser à la première période. La deuxième n’a pas été un match de foot », estime-t-il. « La première période a donné beaucoup de réponses positives. Il faut être concentré sur l’équilibre, que tout ne soit pas rose quand on gagne. Contre le PSG, la deuxième période a été dans la souffrance. On l’évalue de façon négative face au Sporting, mais ça ne change pas mon analyse du match », poursuit le technicien italien, persuadé que ses protégés seront en mesure de rebondir, dès ce samedi (21h05), avec le déplacement à Lens.

    « On savait que ça devait arriver. On a la possibilité de rejouer et de remettre les choses en place. On aurait voulu revenir avec un meilleur résultat, mais on peut tourner la page. Il y aura d’autres matches en C1 aussi. La deuxième période était difficile, même si on a très bien joué. C’est une leçon à apprendre », martèle CJ Egan-Riley (22 ans). Le défenseur international anglais, débarqué dans la cité phocéenne durant le mercato estival, n’a plus disputé la moindre minute avec les Olympiens depuis la réception triomphale de l’Ajax Amsterdam en Ligue des Champions (4-0). « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu, mais j’ai été remplaçant. C’est une longue saison, c’est impossible de tout jouer. Il y a beaucoup de compétitions, je vais avoir le temps de jeu et de donner le maximum », assure celui qui prétend à une titularisation avec l’enchaînement des matches rapprochés dans le temps. Peut-être pas directement face aux Lensois, quatrièmes du championnat et invaincus depuis la quatrième journée, mais probablement contre Angers, mercredi prochain (21h05) au stade Vélodrome.

    Ces deux journées vont permettre de savoir si l’Olympique de Marseille peut à nouveau se relever après une désillusion sur le plan européen. Comme ce fut le cas suite au déplacement à Madrid.

    « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu »

  • Quel avenir pour le site de la verrerie de Vergèze ?

    Quel avenir pour le site de la verrerie de Vergèze ?

    Que va devenir le site qui abritait jusqu’ici 164 salariés à partir de 2026 ? Comme l’oblige désormais la loi Florange, un cabinet spécialisé a été mandaté pour trouver un repreneur. Si aucun verrier ne s’est pour l’instant manifesté, le groupe Alixio aurait reçu quatre offres de reprise mais personne n’est pour l’heure en capacité d’évaluer leur sérieux. Les élus régionaux planchent actuellement pour évaluer leur « faisabilité ».

    Selon ces offres, la création d’emplois industriels est évaluée à 30 emplois pour l’offre la moins ambitieuse et 110 (sur une prévision sur trois ans) pour la plus optimiste. Mais la CGT ne croit absolument pas au sérieux de ces annonces. « C’est du pipeau ! Comme Alixio n’a pas de devoir de résultat, ils nous ont envoyé des gens pour nous présenter des projets mais ils ne tiennent pas la route. Il y avait une entreprise espagnole qui recyclait de la poudre de métal de voiture mais je ne vois pas comment Perrier laisserait venir une telle entreprise où il y aurait des risques de pollution. De toute façon, on n’a reçu aucun business plan, on ne sait rien », prévient Yohan Goupille. Pour le délégué syndical CGT, le site sera récupéré par Perrier : « C’est Nestlé qui va reprendre le terrain pour faire du stockage et de la logistique. Mais il n’y aura pas de réindustrialisation du site ».

    La nationalisation sur la table

    Plusieurs forces politiques de gauche appellent donc à une nationalisation temporaire pour laisser le temps de trouver un verrier qui souhaiterait investir dans l’usine, qui a besoin d’un nouveau four dont le coût est estimé entre 40 et 60 millions d’euros. « Après l’échec de ceux qui ont entretenu depuis de longues semaines l’idée « d’un repreneur », la proposition de nationalisation temporaire constitue la réponse possible et réaliste au maintien de la verrerie et des emplois. Cette proposition est aujourd’hui soutenue par le syndicat FO, des salariés de la verrerie, des maires du département et de nombreux habitants », a réagi La France insoumise (LFI) du Gard dans un communiqué publié le 21 octobre. En théorie, un repreneur pourra toujours se manifester jusqu’au 31 décembre.

  • Lucien Molino. Dans la bataille internationale

    Lucien Molino. Dans la bataille internationale

    Ce dernier demanda la parole. Je ne citerai qu’une partie de son discours qui répondait à l’intervention du responsable syndical hindou. « Hier j’ai entendu un orateur nous dire que son organisation rejoignait l’internationale et souhaitait établir le socialisme et leur indépendance nationale. La Fédération syndicale mondiale n’est pas l’agent nécessaire et désigné pour cela. Ne nous laissons jamais égarer dans les dédales de la politique, notre internationale périra, aussi sûrement que je me trouve à cette tribune, nous voulons que la constitution et son fonctionnement effectif soit court. On nous déclare que nous souhaitons entraver la création de la Fédération syndicale mondiale. Personne n’a le droit de formuler des critiques à l’égard du congrès des Trades Unions Britanniques, c’est nous qui avions pris l’initiative de ces discussions ». Sa conclusion laissait percer la menace. Ce discours ne fut pas apprécié par le congrès et, moi-même, j’étais scandalisé.

    J’allais trouver Benoît Frachon lui demandant de désigner un responsable pour répondre. Avec un sourire, il me répondit : « Pourquoi ne le ferais-tu pas ? prépare quelques lignes que tu me présenteras demain matin avant de prendre la parole ! » Ça représentait pour moi quelque chose d’impossible, étant très peu au courant des affaires internationales. Je passais toute la nuit à écrire, recommençant plusieurs fois ce que j’allais déclarer. C’est un des souvenirs les plus constants dans mon esprit, j’allais affronter un Citrine, Lord de la jarretière ! Le matin, je montrai mon intervention à Benoît Frachon qui effaça quelques passages qui feraient, disait-il « exploser la conférence et mettraient en difficulté la création de la FSM ».

    Effectivement, après avoir été arrangé, mon texte était vraiment modifié. Il me dit : « Demande la parole et tâche de ne pas t’énerver ! » Dans mon intervention, après avoir soutenu l’intervention de Dangue et déploré la réponse de Lord Citrine, sur le conseil de Benoît Frachon, je critiquai le représentant anglais pour sa réserve sur le projet de statut présenté par le conseil d’administration et adopté au cours des travaux de Washington. « Nous sommes très étonnés, dis-je, des propositions faites par certains délégués, dont le camarade Citrine, concernant les modifications aux statuts alors qu’ils avaient été acceptés à Washington. Deux sortes de modifications peuvent être proposées : les unes de détail, les autres de fond, nous regrettons profondément que le camarade Citrine ait préconisé une période transitoire, ce qui, à notre avis ne peut que nous créer de sérieuses difficultés pour la constitution de la Fédération syndicale mondiale, et cela au moment même où il est indispensable qu’elle soit à pied d’œuvre pour la discussion des problèmes de la paix. Comment peut-on expliquer de changement d’attitude ? »

    à suivre la semaine prochaine…

  • Les 20 000 coureurs récupèrent au compte-goutte leur dossard

    Les 20 000 coureurs récupèrent au compte-goutte leur dossard

    Dix heures du matin précises, ouverture des portes ! Pour les 20 000 coureurs attendus au départ, dimanche, de la 46e édition du Marseille-Cassis, un autre passage est obligatoire : la remise des dossards. Un moment symbolique, un premier petit bout de la course, mais qui fait entrer les participants dans le vif du sujet. Tous ont convergé vers le même lieu pour retirer leur petit rectangle floqué d’un numéro à 4 ou 5 chiffres. Dans l’immensité du Parc Chanot, le hall 8 est l’hôte d’un village éphémère.

    Dès ce vendredi, à 10h, le hall grouillait de runners impatients de récupérer leur sésame pour l’épreuve dominicale. À J-2, deux sentiments dominent, le stress et l’excitation. éric et Christophe, quadragénaires, étaient bien dans cet état d’esprit. « Il y a toujours un peu de stress, les nuits sont plutôt mauvaises. Elle nous travaille cette course… », disent en chœur les deux amis.

    Gressier, parrain de luxe

    L’anxiété est apparente, mais les sourires restent, car tous savent ce qui les attend. Y compris le champion du monde en titre du 10 000 m, Jimmy Gressier. Le parrain de cette 46e édition était présent pour remettre les dossards aux jeunes des quartiers prioritaires qui vont participer au Marseille-Cassis. « Quand on me parle d’insertion par le sport, ça me fait très plaisir, car je viens moi-même d’un quartier. J’ai connu les difficultés liées à la vie dans un quartier. Le sport m’a aidé à être l’homme et l’athlète que je suis aujourd’hui », souligne le natif de Boulogne-sur-Mer, comme un certain Franck Ribéry. « Ces jeunes vont vivre le premier 20 km de leur vie. Un parcours sous forme de montagnes russes qui rappelle ce qu’ils vivent au quotidien », ajoute la nouvelle coqueluche de l’athlétisme français.

    Parcours exigeant

    La célébrité du Marseille-Cassis est celle-ci, aussi, grâce à son parcours. Ce dernier est dans toutes les bouches. Philippine, 26 ans, sera physiquement sur le parcours, ainsi que sur la pancarte avec son visage, préparée par son copain. « Elle a plein d’excitation en elle ! », glisse ce dernier. Philippine reprend : « Je viens de Paris, ça fait 4 ans que je suis à Marseille et c’était un rêve de faire cette course. Bien sûr, autant de dénivelés, c’est un défi, mais si je peux faire Marseille-Cassis, je peux tout faire après. »

    Winlain est venue d’Espagne pour participer. « Si tu t’es assez entraîné, ce sera OK », confie-t-elle simplement. Les coureurs ont tous reçu un sac en retirant leur dossard, avec plusieurs cadeaux à l’intérieur, comme « des bonbons, de la lessive et le t-shirt officiel de la course ». Les inscrits ont jusqu’à samedi soir pour retirer leur dossard. Ensuite, place à la course !

  • Grand dérèglement des saisons : le vivant perd sa boussole

    Grand dérèglement des saisons : le vivant perd sa boussole

    Sud de la France, en 2015. Un Prunus s’orne de ses belles fleurs roses… en novembre. Cet arbre fruitier fleurit normalement au début du printemps. « Nous avons reçu beaucoup de témoignages similaires, se souvient Iñaki Garcia de Cortazar-Atauri, ingénieur de recherche Inrae et directeur de l’unité AgroClim d’Avignon. Nous observions déjà des choses étranges depuis les années 2000, mais l’hiver 2015-2016 a été un moment charnière ». Car le froid de septembre-octobre a été suivi d’une période beaucoup plus chaude en hiver, déclenchant des floraisons inattendues.

    Avec sa collègue Isabelle Chuine, du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier, le chercheur se lance alors dans un recensement des activités saisonnières anormales passées. Les résultats parus dans Scientific Reports sont sans appel : ces événements anormaux depuis 2015 en Europe et dans d’autres pays « sont sans précédent et en lien avec des automnes et des hivers plus doux et des étés plus secs », écrivent les scientifiques qui sont remontés très loin à la recherche d’indices dans des écrits sur le dernier millénaire. « Les témoignages d’événements exceptionnels concernent surtout des épisodes de froid intense », remarque Iñaki Garcia de Cortazar-Atauri. Quelques mentions de floraisons automnales ou hivernales ont été relevées ici ou là, mais elles restent rares.

    Perte de repères

    La question est maintenant celle de l’évolution future. « Cela devrait s’amplifier sous l’effet du réchauffement climatique », anticipe Iñaki Garcia de Cortazar-Atauri. Mais de quelle manière ? « Difficile de le prévoir, admet-il. Nos modèles ne sont pas adaptés. Et il nous faut des données pour en élaborer de nouveaux ».

    Les conséquences pourraient toutefois être dramatiques. « Un arbre fruitier qui fleurit à l’automne ou en hiver ne fait plus de fleur au printemps suivant, avertit le chercheur. Il a besoin de temps pour renouveler ses ressources ». Ce qui aurait un impact sur la productivité des arbres fruitiers, des vignes, etc. Mais aussi sur le reste de l’écosystème qui en dépend : les insectes, les oiseaux et autres mammifères. Exemple avec les oisillons qui naissent au printemps, quand apparaissent les chenilles, qui apparaissent elles-mêmes quand les feuilles des arbres sortent.

    La question de la survie des espèces végétales se pose également. « Dans notre climat tempéré méditerranéen, elles ont besoin du froid », indique Iñaki Garcia de Cortazar-Atauri. C’est le signal, avec la baisse de la luminosité à la fin de l’été, qui indique qu’il faut se préparer pour l’hiver. Et la fin du froid signale le moment de sortir de la « dormance ». Mais toutes les espèces n’ont pas les mêmes besoins en froid. « C’est une question à laquelle les producteurs sont déjà confrontés en Italie et en Espagne au moment de planter des nouveaux arbres, note-t-il. Cela commence en France ».