Author: tecnavia

  • Toulon en Commun tient à rétablir quelques vérités

    Toulon en Commun tient à rétablir quelques vérités

    « Nous gardons notre sérénité mais regrettons ce cavalier seul… » C’est en ces termes que commence le communiqué de Toulon en Commun, en rappelant que « la division de la gauche n’est jamais une bonne chose ». Et ce d’autant moins dans le Port du Levant où le danger de l’extrême droite est réel.

    La liste d’union des forces progressistes déplore donc ce choix, alors que « la dynamique autour de Magali Brunel est réelle et que les habitants disent leur souhait de changement ». Pour Toulon en Commun, il est clair que les priorités de LFI sont autres. Guidées par une décision nationale qui fait fi de l’urgence d’empêcher le RN de (re)prendre la ville.

    Pour la liste de rassemblement « les raisons avancées par LFI ne sont ni justes ni exactes », en rappelant que « la désignation de Magali Brunel comme tête de liste a été un exemple de démocratie auquel LFI, en quittant Toulon en Commun, n’a pas voulu participer ». Et sur « la supposée ligne rouge » qui serait son appartenance au PS, l’Assemblée citoyenne écologiste, sociale et solidaire montre que l’argument ne tient pas puisque à la Seyne, LFI se présente alors que la tête de liste n’est pas socialiste. Et de poursuivre : « Et c’est pareil dans beaucoup d’autres villes avec des maires sortants communistes ou EELV, ou encore des listes sans tête de liste PS. »

    Pas question pour autant de se laisser déstabiliser par ce type d’annonce. L’équipe qui travaille depuis 2019 en concertation pour bâtir un programme de changement basé sur la réalité toulonnaise va au contraire continuer d’aller de l’avant. « Comme nous avons su rassembler la gauche et ses diverses sensibilités, les écologistes et les régionalistes, nous annoncerons de nouveaux renforts dans les semaines à venir », conclut-elle d’ailleurs.

  • Gilets jaunes dans le Var : une mémoire vive et des voix qui refusent de se taire

    Gilets jaunes dans le Var : une mémoire vive et des voix qui refusent de se taire

    « Nous sommes là pour montrer que le mouvement, certes affaibli, est toujours actif et ce sur plusieurs fronts », commence Pierre, en pointant par exemple le combat mené pour la gratuité des parkings dans les établissements de santé. Mais aussi leur participation dans des listes citoyennes pour les prochaines élections municipales.

    En tout cas tout le monde est content de se retrouver en ce début de week-end sur ce rond-point qui a abrité des mois durant leur mobilisation sans faille. Et ce même si le bilan est contrasté.

    Pour mémoire dès les premières d’action en novembre 2018, les Gilets jaunes varois occupent le terrain en masse. Salariés, retraités, travailleurs indépendants, chômeurs… tous unis par le sentiment d’un coût de la vie devenu insupportable.

    Même si les grandes mobilisations du samedi ont vécu, des collectifs locaux continuent de fonctionner, organisant des réunions ponctuelles, des actions de solidarité, et participant aux mouvements sociaux lors des grandes manifestations contre la réformes des retraites notamment.

    Entre nostalgie

    et détermination

    Ils évoquent chacun avec leurs mots le lien humain, si rare et si puissant, qui s’est noué au cœur de l’hiver 2018. Pour autant, ils ne veulent pas faire de ce septième anniversaire un rassemblement d’anciens combattants se remémorant les grands moments de camaraderie mais bien continuer de mettre en avant l’urgence sociale et de réfléchir à leur capacité à se remettre en ordre de bataille.

    « On avait raison, écrivez-le ça ! C’est important. Alors que beaucoup nous traitait de complotistes », affirme celle que tout le monde ici appelle Makry, pour Marie-Christine, en expliquant que les raisons qui les avaient poussés à se révolter n’ont pas changé. « C’est même pire aujourd’hui. On est vraiment tombé encore beaucoup plus bas que ce qu’on pensait », ajoute-t-elle. Et de poursuivre : « On demande toujours de pouvoir terminer le mois, se soigner. Rien n’a été réglé, au contraire. » Pour l’ancienne chef d’entreprise « ça ne peut que repartir » puisque « le ras-le-bol » et « la colère » sont là.

    Un peu plus loin, Laurence pense elle aussi que tous les facteurs sont réunis. Mais, pour elle « les gens ne sont pas encore assez motivés » pour franchir à nouveau le cap. « Ils nous klaxonnent, ils nous soutiennent, mais ils ne sont pas prêts à descendre dans la rue, à faire des actions », confirme Maria. « J’espère de tout mon cœur que ça arrivera parce que j’ai 70 ans et que je n’ai pas l’intention de terminer ma vie sur un rond-point », reprend Makla. « C’est vrai qu’on aimerait bien qu’ils se bougent un peu plus. On voit quand il y a des matchs de foot, de rugby, ils sont tous là à crier, et puis pour des bonnes causes, ils restent à la maison ! », déplorent Pierrette et Mariline.

    En tout cas tout le monde promet de continuer à se battre dans l’ombre ou au sein du mouvement associatif pour promouvoir un avenir meilleur.

  • Galeries Lafayette : une enseigne qui ne provoque plus l’enthousiasme unanime des clients à Toulon

    Galeries Lafayette : une enseigne qui ne provoque plus l’enthousiasme unanime des clients à Toulon

    L’heure n’est pas à l’agitation dans les rayons des Galeries Lafayette de Toulon. Quelques clients semblent flâner sans but précis, et rares sont ceux qui ressortent avec un sac sous le bras. L’établissement, ouvert en 1951 sous pavillon Aux Dames de France, devenu Galeries Lafayette en 1985, et menacé de fermeture à cause de la possible liquidation de l’enseigne, avait finalement été sauvé en mars 2024. Une bonne nouvelle pour les salariés, pas autorisés par leur direction (qui a refusé de nous recevoir) à répondre à nos sollicitations concernant ce maintien. « Mais allez demander aux clients ce qu’ils en pensent », nous glisse malicieusement l’une d’entre elles.

    « Pourquoi sont-elles encore ouvertes ? »

    Parmi ceux-ci, certains, comme Angélique, parlent de « très bonne nouvelle. Je suis une cliente occasionnelle, c’est agréable d’y faire un tour, on est bien reçu, et il y a du choix. Il y a tous types de prix, et les promotions continues sont adaptées au budget des Français ». Pour cette habituée du rayon parfumerie, il est primordial de conserver « cette institution avec des points de vente physiques », et de ne pas avoir cédé à la marque Shein, dont l’installation dans sept magasins a provoqué la fin du partenariat entre Galeries Lafayette et la Société des Grands Magasins (SGM) : « Il fallait préserver l’image et l’honneur français ».

    S’ils reconnaissent l’importance de l’enseigne dans le patrimoine commercial français, les autres clients croisés ne sont pas tout à fait du même avis. Dia, lui aussi intéressé par les parfums, « se ficherait » d’une fermeture. « Il y a d’autres enseignes, j’irai ailleurs », conclut simplement le jeune homme. D’autres, comme Vanessa, se demandent même « pourquoi elles sont encore ouvertes. Il n’y a pas grand intérêt à ce magasin qui coûte cher, et qui n’a pas grand-chose à proposer. J’y vais parfois pour passer le temps, mais je ne trouve rien. Il n’y a que des choses généralistes qui sont chères. Aujourd’hui, ce magasin n’est plus adapté à la population et à notre pouvoir d’achat. » Danielle et Armand, eux, n’y trouvent plus leur compte : « C’est trop classique. On vient par habitude car on allait aux Dames de France avant. Ce serait dommage que ça disparaisse, mais il faudrait que ça se modernise, avec un conglomérat de petites enseignes plutôt que des kilomètres de pull-overs et de chemises classiques. Ça n’a plus aucun sens, il faut du dynamisme », concluent ces deux retraités du commerce de prêt-à-porter.

  • [Entretien] Judith Dossemont : « Je porte les valeurs de la droite républicaine et du centre droit »

    [Entretien] Judith Dossemont : « Je porte les valeurs de la droite républicaine et du centre droit »

    La Marseillaise : Pourquoi vous présentez-vous ?

    Judith Dossemont : J’ai voulu proposer ma candidature et offrir aux Roquevairois mon expérience. J’ai d’abord eu un engagement associatif à Roquevaire : j’étais membre fondatrice du grand trail du Garlaban. Mon engagement dans le monde associatif, en 2014, s’est poursuivi avec un engagement aux municipales en devenant colistière. Depuis 2020, je suis le leader de l’opposition à droite. Je porte les valeurs de la droite républicaine et du centre droit sur la commune. Je suis également conseillère départementale, j’ai été colistière aux régionales, colistière aux élections européennes et attachée parlementaire. Aujourd’hui, je ne peux plus être conseillère départementale et regarder ma ville dépérir sans pouvoir agir.

    Que voulez changer ?

    J.D. : Tout. Je veux tout changer. Le centre du village se paupérise, donc je veux prendre soin de Roquevaire en proposant un vrai projet d’aménagement du cours Négrel-Ferraud. C’est un endroit central qu’il faut vraiment rénover. Je suis en train d’y réfléchir avec des architectes reconnus internationalement, pour voir comment on peut à la fois produire du parking, un aménagement qui puisse permettre aux commerces de fonctionner, avoir des terrasses, avoir une petite place à la Provençale avec peut-être une petite fontaine. Quelque chose que l’on puisse se réapproprier. Parce qu’aujourd’hui, personne n’a envie de venir se promener dans le centre ville.

    Quel est le reste de votre programme ?

    J.D. : Les trois axes qui vont alimenter ma campagne sont la sécurité et la tranquillité publique, l’attractivité et la relance économique du village et enfin le cadre de vie et l’urbanisme enfin maîtrisés. Au niveau de la sécurité, la société a changé et il y a des violences partout. L’insécurité progresse et les Roquevairois le voient, le ressentent. Il y a juste la municipalité qui ne veut pas le voir. Il y a 4,5 policiers pour une ville de 9 000 habitants, et il n’y a quasiment pas de caméras, ou elles ne fonctionnent pas. Je veux renforcer la présence policière, moderniser la police municipale et repenser à un élargissement des horaires des agents. Je souhaite également lancer un grand plan de vidéoprotection crédible, parce qu’il y a beaucoup d’incivilités, de nuisances et de dégradations. Il faut plus de fermeté. Et enfin je veux redonner du caractère au centre ville de Roquevaire, créer du parking, ramener des commerces de bouche, des artisans, des cafés, une vie de hameau.

    Comment comptez-vous financer cela ?

    J.D. : Sans cofinancement, la ville de Roquevaire ne pourra effectivement rien faire. La première chose que je voudrais entreprendre, c’est faire un contrat d’aide aux communes, dès que je suis élue, pour pouvoir m’appuyer sur les collectivités donc le Département, la Métropole et la Région. Car j’ai quand même des liens puisque j’ai été colistière de Renaud Muselier. Je suis en train de chiffrer tous les projets et je m’appuie évidemment sur ces aides pour renforcer l’attractivité de Roquevaire.

  • À Orange, la justice fera-t-elle vaciller le clan Bompard ?

    À Orange, la justice fera-t-elle vaciller le clan Bompard ?

    En 1995, avec Toulon et Marignane, Orange était l’une des trois villes du sud à basculer au Front national. Depuis 30 ans, elle est la seule à demeurer aux mains de l’extrême droite. Élu maire avec 87 voix d’avance face à une droite désunie et au maire sortant DVG Alain Labbé, Jacques Bompard a ensuite été réélu dès le 1er tour en 2001, 2008 et 2014, qu’il soit sous l’étiquette du MPF ou ensuite de son propre parti, Ligue du sud. En 2020 seulement, il n’obtient « que » 47% des voix au 1er tour mais l’emporte largement au second (56%) dans le cadre d’une quadrangulaire, où figurait aussi le RN.

    L’assise électorale étant posée, c’est la justice qui finit par déboulonner Jacques Bompard, quand bien même il reste encore aujourd’hui influent – en dehors de tout cadre légal il disposait d’un bureau à la mairie jusqu’en 2024 – et bénéficie d’une tribune dans le magazine municipal. Pourtant, en novembre 2021, la cour de cassation rejette son pourvoi, le condamnant définitivement pour prise illégale d’intérêts, entraînant 5 ans d’inéligibilité. Dans la foulée, son second fils, Yann, prend la suite en étant élu maire. Jusqu’à quand ? Car dans un mois, Yann Bompard comparaîtra, du 17 au 19 décembre, devant le tribunal correctionnel de Marseille dans un dossier d’emploi fictif au détriment de l’Assemblée nationale.

    Un dossier qui éclabousse toute l’extrême droite puisque l’actuelle députée RN de la circonscription, Marie-France Lorho est jugée pour les mêmes faits. Ils remontent du temps où Yann Bompard était collaborateur parlementaire de la députée. Auparavant affidée du clan Bompard – elle avait succédé à Jacques en cours de mandat à l’Assemblée nationale -, Lorho est désormais brouillée avec la famille depuis qu’elle s’est rapprochée du RN. Elle est de son côté poursuivie comme auteure du détournement de fonds publics, mais aussi pour subornation de témoin. Constituée partie civile, l’Assemblée nationale a évalué son préjudice à 74 776 euros à l’égard de la députée et 42 753 euros pour le maire. En cas de condamnation impliquant une inéligibilité, les deux élus ne pourraient candidater aux municipales de mars.

    À Carpentras, l’ex-maire condamné qui veut reprendre du service

    En 2018, après avoir épuisé tous les recours judiciaires jusqu’à la cour de cassation, Francis Adolphe avait été poussé à la démission. Alors maire (ex-PS) de Carpentras, il avait été reconnu pour des faits de violence sur son ex-compagne, entraînant huit mois d’emprisonnement avec sursis, 5 000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction de ses droits civiques, civils et de famille. Une inéligibilité entre-temps réduite puisqu’en 2021, il avait été candidat aux départementales, manquant de très peu la victoire face au binôme RN (139 voix). Voilà désormais que Francis Adolphe rêve de reprendre la mairie à celui qui lui a succédé en 2018, son ex-premier adjoint Serge Andrieu (DVG), avec qui il est en froid. Donné second d’un sondage derrière Andrieu, Adolphe (SE) espère, avec sa liste « Nous sommes tous Carpentras », rassembler à droite et à gauche hors des extrêmes.

  • Hervé Granier a inauguré sa permanence à Gardanne

    Hervé Granier a inauguré sa permanence à Gardanne

    « Aujourd’hui, je suis à nouveau candidat afin que nous continuions ensemble à agir et à faire avancer notre commune », a déclaré dimanche 16 novembre, Hervé Granier, devant son local de campagne établi dans le centre-ville de Gardanne, dans « un bâtiment où a vécu le peintre Paul Cézanne ». Ce maire LR, qui avait succédé en 2020 au communiste Roger Meï, alors en poste depuis 43 ans, a entre autres tenu à souligner : « Je ne suis pas un parachuté. Je suis chaque jour sur le terrain, les dimanches sur le marché, sur tous les événements de la ville mais aussi dans les commerces où à déambuler simplement en famille dans notre belle commune. Depuis cinq ans, je n’ai jamais manqué de saluer les employés municipaux, de passer chaque rentrée scolaire dans les écoles, de vous recevoir dans mon bureau tous les lundis dès lors que vous en ressentiez le besoin. »

    Face à une gauche unie

    Hervé Granier en a profité pour lancer également son comité de soutien, qui sera présidé par Vincent Randazzo, ex-joueur de l’A.S Gardanne, qui passé sa vie professionnelle comme « travailleur à la centrale thermique, mineur de fond-géomètre et exploitant agricole », comme il l’a rappelé dimanche.

    Pendant cette campagne électorale, Hervé Granier fera notamment face à Jean-Marc La Piana, à la tête d’une union de la gauche (soutenu par le PCF, le PS, Place publique et les Écologistes), ainsi que Bruno Priouret pour le RN.

  • Mobilisés contre la réécriture de l’histoire à Aix-en-Provence

    Mobilisés contre la réécriture de l’histoire à Aix-en-Provence

    « Stop à la bataille culturelle menée par l’extrême droite », peut-on lire sur une pancarte devant l’entrée de l’Arena du Pays d’Aix. Alors que s’y jouait ce dimanche à guichet fermé La dame de pierre, fresque musicale qui retrace l’histoire de la Cathédrale de Paris, une trentaine de militants distribuaient des tracts pour informer les spectateurs sur le lien du spectacle avec l’extrême droite.

    « Le but de cette action, c’est que le public sache ce qu’il vient voir », explique Catherine Lecoq, déléguée à la CGT Spectacle. Les militants dénoncent notamment le financement de cette fresque musicale par le milliardaire conservateur Edouard Stérin, qui ne cache pas son ambition de mener une bataille culturelle avec la création en 2023 du projet Périclès. Un think tank et un rapport qui vise la victoire de l’extrême droite en France, comme dévoilé par L’Humanité en juillet 2024.

    Esprit critique

    « Ce spectacle réécrit l’histoire, en mettant en avant les royalistes, explique Agnès Daures, élue d’opposition du groupe Aix en partage. Et réécrit la révolution française. Avec ce spectacle, Pierre Edouard Stérin fait de l’entrisme. » Le but de l’action est donc d’avertir le public sur la portée politique de cette révision de l’histoire de la cathédrale. « On ne veut pas les empêcher d’aller voir le spectacle, mais juste qu’ils aient un esprit critique en le regardant », précise Nell, syndicaliste à Solidaires.

    Une action qui intrigue certains spectateurs, qui échangent volontiers avec les militants : « Je vais regarder le spectacle avec une vision différente », conclut l’un d’eux tandis que d’autres s’agacent de leur présence. Une action qui n’a pas plu au collectif d’extrême droite Le Maquis, qui est venu pour « dénoncer une censure de la part de l’extrême gauche », en scandant « Provence populaire, Provence identitaire ».

    Les syndicats dénoncent également la présence de 80 à 120 bénévoles pour ce spectacle pourtant payant, ce qui ne respecterait pas le droit du travail. La CGT a saisi l’Urssaf et l’inspection du travail à ce sujet.

  • La Carraire-George Sand, à Miramas : nouvelle école, nouveau nom

    La Carraire-George Sand, à Miramas : nouvelle école, nouveau nom

    Le groupe scolaire La Carraire est méconnaissable. « On a gardé, quelques murs, des colonnes, mais sinon on a tout refait », résume le maire Frédéric Vigouroux (DVG). Après deux années de chantier au cours desquelles les 200 élèves ont suivi les cours dans des containers aménagés, l’établissement réhabilité a rouvert ses portes en septembre dernier, sous un nouveau nom : La Carraire-George Sand, pour poursuivre « la volonté qu’a la Ville de dénommer des écoles de personnalités féminines, ce qui nous permet de rattraper ce retard qu’on avait dans la reconnaissance de l’importance des femmes dans le monde littéraire, scientifique et dans la lutte pour l’égalité », explique l’édile.

    Samedi 15 novembre, le nouveau bâtiment, d’un coût de 16 millions d’euros subventionné à hauteur de 60%, a été présenté aux financeurs (l’État et le Département, pour 4 millions d’euros chacun, la Métropole, pour 1,5 million d’euros, et la CAF, pour 76 000 euros).

    Le changement est spectaculaire. L’étage a été rasé. Le groupe scolaire, construit en 1978, accueille désormais les élèves de maternelle et de primaire sur un seul niveau plein pied de 2 700m2. L’extérieur a été repensé sous forme de deux cours qui comprennent des jardins et des potagers, « ce qui pourra donner lieu à des projets pédagogiques », se réjouit Frédéric Vigouroux.

    Des espaces de sport et des lieux de motricité ont été aménagés, ainsi qu’une salle polyvalente, et « la crèche est bientôt terminée », précise le maire, qui assure qu’avec ces changements, les enseignants « se battent » pour y exercer.

    Bâtiment durable

    Mais la rénovation est aussi « exemplaire » d’un point de vue environnemental : l’ensemble a été classé « Bâtiment durable méditerranéen » argent. « Il était le temps qu’on le fasse parce que c’était certes une école qui avait été conçue avec des normes intéressantes et une forme architecturale particulière mais elle était impossible à chauffer et l’été c’était le calvaire, assure Frédéric Vigouroux. Ça nous permet de faire de grosses économies d’énergie et de faire en sorte que le climat à l’intérieur soit propice aux études et au calme. »

    Sur ce point, la commune de Miramas fait office de référence, puisque le dispositif « Éco énergie tertiaire », inscrit dans la loi Elan, impose aux bâtiments du secteur public une réduction progressive de leur consommation d’énergie pour atteindre une baisse de 60% d’ici 2050. « Notre ville, sans faire de bruit, a déjà atteint cet objectif en 2024 », précise le maire, non sans fierté.

  • Les courses camarguaises ont trouvé un nouvel assureur pour l’an prochain

    Les courses camarguaises ont trouvé un nouvel assureur pour l’an prochain

    Le monde de la bouvine a frôlé la catastrophe. Fin octobre, les manadiers des Bouches-du-Rhône, du Gard et de l’Hérault découvraient la lettre de Groupama Méditerranée annonçant la résiliation de leurs contrats d’assurance pour les jeux taurins dès le 31 décembre 2025. En cause : « 5,7 millions d’euros de sinistres sur trois ans », pour un secteur jugé « structurellement déficitaire ». Sans couverture, impossible d’organiser abrivados, bandidos ou encierros : le Code civil rendant les éleveurs pleinement responsables des dommages causés par leurs bêtes. L’annonce faisait planer une menace inédite sur les fêtes votives.

    Mais une réunion en préfecture du Gard début novembre avec les représentants de la Confrérie des gardians et la Nacioun Gardiano a permis de trouver une solution : un nouveau contrat porté par le courtier Dolce Vita Assurances, basé à Eygalières, qui a fédéré plusieurs compagnies françaises et européennes prêtes à couvrir les manadiers et gardians bénévoles. Sous conditions cependant : respect strict des traditions et du bien-être.

    Une vingtaine de manades, une soixantaine de clubs taurins et plus de 200 gardians pourraient en bénéficier dès la saison 2026 qui devrait débuter le premier week-end de mars. « On a trouvé une solution, mais à nous maintenant d’être responsables », a prévenu Frédéric Lescot, président de la Confrérie des gardians. Le monde taurin camarguais avait du suspendre fêtes et abrivados à l’automne, suite à l’épizootie de DNC dans toute la France. Si les troupeaux n’ont pas été touchés dans la région, le principe de précaution a prévalu.

  • À Marseille, un autre avenir se dessine sur l’espace du centre Bourse

    À Marseille, un autre avenir se dessine sur l’espace du centre Bourse

    « Si c’est bien animé, que ça crée des flux et que les Marseillais vont se retrouver dans cet espace, pourquoi pas ? » réagit Guillaume Sicard président de la fédération Marseille Centre, à l’annonce de la reprise du site des Galeries Lafayette au centre Bourse par la Ville fermé définitivement depuis samedi. Benoît Payan (DVG) a annoncé dans notre édition de ce week-end qu’il rachète les 22 000 m2 pour créer « une cité des sciences et de la mer, et une partie de la philharmonie. » En attendant que cela se réalise, il veut faire un tiers-lieu afin que le site ne soit pas en friche. « Il faut vraiment que ce soit un lieu dynamique, où l’on puisse se retrouver de manière régulière », insiste le fondateur de Marseille en vacances, Guillaume Sicard.

    Pour Sophie Camard (GRS) maire du 1/7 arrondissement, le bad buzz créé par la droite autour du centre-ville, se referme « comme un piège car ils n’ont rien à proposer ». « Depuis le début, on a affaire à une fausse polémique alimentée par la droite qui n’a rien à dire sur le centre-ville, et qui a fait croire que c’était de notre faute si les Galeries Lafayette disparaissaient. Et de manière plus insidieuse, que le départ du grand magasin était de la faute des pauvres » analyse la maire de secteur.

    Elle revient sur le référendum en ligne lancé par Martine Vassal (DVD) candidate aux municipales. « Lancer une concertation sur un foncier qui n’appartient pas à la ville, pour moi c’est du grand n’importe quoi ! » lâche-t-elle avant de poursuivre : « Moi, je suis très contente de cette décision qui permet de montrer qu’il peut y avoir différents discours économiques sur le centre-ville. On prend l’optique de rééquiper le premier arrondissement d’un lieu tourné vers les arts et les sciences ». Pour elle, parler d’art et de science n’est pas anodin. « La droite et le RN ne savent pas imaginer que quand on remet des arts et sciences, on tire vers le haut la 2e ville de France. ça va être un modèle de développement économique plus solide et beaucoup plus durable que de simplement parler de l’arrivée d’un magasin suédois. » Mais de souligner que « dans le centre Bourse, il y aura toujours des magasins pour tout le monde. Le centre-ville, c’est de la mixité ».

    Si à ce jour, le projet refusé par la ville reste inconnu, Sophie Camard assure que « c’était bel et bien un magasin de mass market, pour faire du chiffre. Mais pas Shein, on n’a jamais eu ça ». Et rappelle que « le centre Bourse, c’est trois copropriétés dont la ville qui a déjà le Musée d’histoire. On est tout à fait légitime à aller plus loin, à développer cette partie-là ».

    À la question du tiers lieu, Sophie Camard répond « une fois acquis, le temps que le projet définitif soit monté, on fera ce que l’on sait faire avec des occupations transitoires ». En guise de conclusion, la maire confie être aux réunions avec la préfecture depuis le début, et que « le plan social des Galeries a toujours été piloté depuis Paris, même l’État local n’était pas saisi du dossier. Mais jamais, il n’a jamais été question de laisser une friche ». Et de protester « On ne peut pas nous reprocher de prendre des décisions sans concertations, ni de rien proposer ».

    Du côté de la droite, le communiqué de Martine Vassal (DVD) arrive dans la foulée de l’annonce. Cinglant. Ire de la candidate de droite à la mairie de Marseille, qui fustige la décision du maire sortant. « Rien n’est préparé… » « argent du contribuable… » « échec flagrant de la politique menée pour le centre-ville… » « vision low-cost de Benoît Payan ». Enfin quant à la question du tiers lieu, l’interprétation est sans appel : « Cela signifie entre les lignes qu’il y aura des périodes de vacances commerciales, et qu’il n’y a en attendant aucune vision concrète et que le risque de voir les Galeries Lafayette se transformer en un squat géant en plein centre-ville existe bel et bien ».

    Parmi les habitants du quartier, l’avis n’est pas tranché. « Il faut trouver l’argent. Mais oui, je suis soulagée par ce projet. S’inspirer de la philharmonie de Paris, peut-être que ce n’est pas complètement idiot » apprécie Marie propriétaire dans les tours Labourdette depuis 13 ans. « Il faudra des projets en collaboration avec le fonds communal de la Ville, le fond Régional, le Mucem avec des lieux de culture. Théoriquement la philharmonie, c’est un lieu de pratique, de concert et d’expo ». Avant de conclure : « Il faudra surtout arriver à mettre en adéquation le quartier avec ce projet ».