Author: tecnavia

  • Les missions locales en action face à l’austérité

    Les missions locales en action face à l’austérité

    « On est la voix des jeunes les plus fragiles ! ». Devant la préfecture de la région Sud Paca à Marseille ce mardi, Daniel Wehrle, secrétaire régional de la CGT Missions locales, tient à rappeler le rôle essentiel de ces structures dans l’accompagnement des jeunes vers l’emploi. « On fait un accompagnement intensif, qui prend en compte les problématiques globales des jeunes. On ne s’arrête pas uniquement à la demande d’emploi, on voit aussi les besoins périphériques du jeune : mobilité, logement, santé mentale… », développe le syndicaliste. Devant lui, des salariés de structures de toute la région, d’Avignon à Aubagne en passant par Carpentras et Martigues, ont fait le déplacement pour cette mobilisation à l’appel d’une large intersyndicale (CGT, FO, SUD et CFDT). Et ils donnent de la voix à grands coups de slogans maison : « Plus de budget, jeunesse en danger ! Investir dans les jeunes, pas les ignorer ! ».

    Il faut dire qu’il y a urgence pour les petites mains de l’insertion des jeunes vers l’emploi : une baisse de 13% des financements des missions locales est prévue dans le projet de loi de finances 2026 (lire notre édition du 18/11). Laquelle s’ajoute à une diminution de la dotation étatique de 5,6% pour les contrats d’engagement jeunes (CEJ) et une baisse de plus de 6% du budget des missions locales l’année passée. Bien qu’amendé en commission des finances et pas encore voté, l’inquiétude est vive. « C’est le coup de trop ! Qu’est-ce qu’on va faire de notre jeunesse sans ces moyens ? », s’insurge Isabelle Urbano, déléguée régionale pour la CFDT-Synami (Syndicat national des métiers de l’insertion). In fine, elle craint une forme d’arrivée de la politique du chiffre dans les structures : « On est déjà en état de saturation, il y a bon nombre de missions locales qui sont déjà en difficulté… Faire rentrer les jeunes dans des cases, ce n’est pas notre travail ! ». Elle dénonce : « Moins de moyens, ce sont des territoires qui seront pas, ou moins, couverts. Et donc des jeunes à l’abandon ! ».

    « Un impact pour les jeunes les plus éloignés »

    Car concrètement, cette baisse équivaudrait à « 1 100 fins de contrats ou contrats non renouvelés, selon l’UNML [Union nationale des missions locales Ndlr] », précise Daniel Wehrle. Soit entre 120 et 200 salariés en moins au niveau régional selon les calculs syndicaux, qui estiment à 25 pertes de contrats pour les antennes marseillaises. Un comble à l’heure où le chômage des jeunes est en constante augmentation. « On essaie de maintenir un accompagnement humain, mais sans moyens ça va devenir impossible », déplorent deux salariées de la mission locale de Marseille. Avant de faire un triste constat : « Ça va aboutir à moins d’équité et il y aura un impact pour les jeunes les plus éloignés de l’emploi. »

    Autre conséquence à craindre : « La hausse des délais d’attente pour un accompagnement », selon Fouzia Staali, salariée de la mission locale de Martigues et déléguée CGT. Laquelle insiste sur le travail effectué au quotidien : « Des jeunes à la rue, des jeunes qui ne mangent pas, c’est ça la réalité de notre accompagnement. Notre but c’est de les sortir du marasme. » D’où le débrayage du jour, avec maintien de salaire pour la plupart des travailleurs des structures de la région. Le tout, permis grâce à une alerte commune avec les directions et présidences des missions locales qui se mobilisaient devant l’Assemblée nationale à Paris, au même moment. Si une délégation syndicale a été reçue en préfecture à Marseille, « tout se jouera lors de l’examen final de cette loi de finances », conclut Daniel Wehrle.

  • Restos du cœur : moins d’argent mais toujours là

    Restos du cœur : moins d’argent mais toujours là

    « Il y a 40 ans, Coluche lançait un appel. Cette petite idée d’aide alimentaire devait être éphémère, mais elle continue, parce que la pauvreté touche de plus en plus de monde », affirme Alain Evezard, responsable départemental des Restos du cœur des Bouches-du-Rhône. Entouré des bénévoles de l’association, et en présence de Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental, il était au centre de Granoux à Marseille (4e), ce mardi, pour lancer la 41e campagne annuelle de l’association.

    « Nous sommes prêts à accueillir 650 familles ici pour cette nouvelle campagne », s’enthousiasme Christine Deliere, responsable du centre de Granoux, l’une des 12 antennes marseillaises. Un lieu qui a accompagné 1 515 familles l’année précédente. Chaque semaine, les personnes inscrites peuvent y faire leurs courses gratuitement grâce à un système de points. Des distributions alimentaires nécessaires alors que « rien qu’à Marseille, 330 000 personnes sont en précarité alimentaire », précise Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille, chargée de la lutte contre la pauvreté.

    Accès aux droits

    L’association ne se contente d’ailleurs pas de distribuer des denrées. « Quand on est en grande précarité, trouver à manger, c’est la première nécessité, explique Alain Evezard. Mais la solitude de certaines de ces personnes est aussi un fléau, et peut dégrader leur santé physique et mentale. » Les Restos du cœur deviennent alors des lieux pour recréer du lien, en proposant des ateliers. « On organise aussi des vacances familiales ou des journées dans des centres UCPA pour les enfants », ajoute Christine Deliere. L’association a également mis en place des partenariats avec des administrations publiques telles que la CAF ou la Caisse d’assurance maladie afin de faciliter l’accès aux droits de ces personnes. « Beaucoup ne connaissent pas leurs droits. Nous les accompagnons donc dans leurs démarches », explique le responsable départemental.

    Alors que la précarité augmente partout en France, et particulièrement dans les Bouches-du-Rhône, les subventions que reçoit l’association fondée par Coluche diminuent.

    Subventions en baisse

    « Entre 2024 et 2025, on a par exemple perdu 15% d’une aide que l’on recevait », se désole Alain Evezard. Face à ces coupures, la structure a dû revoir le seuil de revenu pour pouvoir bénéficier de son aide. « C’est décidé au niveau national. Comme on a perdu beaucoup de subventions publiques, et que les donateurs donnent moins à cause de la crise, on ne pouvait pas accueillir plus de monde », se désole Alain Evezard.

    Un changement dans les critères qui explique que le nombre de bénéficiaires des Restos du cœur n’a que très peu augmenté, alors que la précarité ne cesse de progresser. Une pauvreté qui n’épargne plus personne : des personnes âgées aux étudiants en passant par les travailleurs. Une réalité qui pousse l’association à « appeler les pouvoirs publics à prendre des mesures pérennes pour les personnes précaires », soutient Alain Evezard.

  • Lutte contre les narcotrafics : Nuñez et Darmanin attendus à Marseille

    Lutte contre les narcotrafics : Nuñez et Darmanin attendus à Marseille

    Poursuivre et amplifier la lutte contre le narcotrafic. C’est le mot d’ordre lancé par Emmanuel Macron lors de la réunion d’urgence tenue mardi à l’Élysée, après l’assassinat à Marseille du frère d’Amine Kessaci, un militant écologiste engagé dans ce combat. Autour du Président, les ministres des Comptes publics, et des Affaires étrangères, des magistrats spécialisés dont le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, et le directeur national de la police judiciaire. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin était en visio depuis les Émirats arabes unis.

    Cet assassinat « n’est pas un règlement de compte classique mais manifestement un crime d’intimidation inédit » marquant « un point de bascule » a répété devant la presse Laurent Nuñez à la sortie de la réunion. Alors que l’enquête a été transférée à la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée à Paris, le ministre de l’Intérieur sera avec le garde des Sceaux ce jeudi à Marseille à la demande du chef de l’État qui devrait s’y rendre lui-même mi-décembre.

    « Les mafias marseillaises de plus en plus à cran »

    « Les trafiquants et notamment ceux qui dirigent les mafias marseillaises sont de plus en plus à cran parce que nous menons des actions qui sont extrêmement efficaces », a poursuivi le ministre de l’Intérieur chiffres à l’appui : 2 000 mises en examen pour trafic de stup à Marseille, 900 détentions provisoires, une baisse de 30% des narchomicides en 2025, déjà passés de 49 à 24 entre 2023 et 2024, une réduction de moitié des points de deal recensés, 80 environ…

    Une manière de répondre aux responsables politiques qui appellent l’exécutif à passer de la parole aux actes. Car le thème s’invite dans la campagne municipale. Candidat de l’extrême droite à la mairie de Marseille, Franck Allisio (RN), a réclamé « l’état d’urgence ». « Une punition collective par lâcheté et incapacité à cibler les véritables coupables » lui a répondu le macroniste Romain Simmarano (Ren.), porte-parole de Martine Vassal (DVD) pour les municipales.

    L’objectif de la réunion élyséenne visait à intensifier la mise en œuvre de la loi pour lutter contre le narcotrafic. Promulguée en juin elle monte « en puissance » assure l’Élysée. Elle prévoit l’installation du parquet national anticriminalité organisée qui sera créé le 1er janvier et compétent sur les dossiers les plus graves et complexes, sur le modèle du parquet national antiterroriste ou du parquet national financier.

    Ce qui a été fait « sur la lutte contre le terrorisme doit aussi nous inspirer dans la lutte contre le narcotrafic », a affirmé le Premier ministre à l’Assemblée, espérant « une forme d’unité nationale ». Sébastien Lecornu répondait à l’écologiste Cyrielle Chatelain, applaudie par tous les députés debout lorsqu’elle a rendu hommage à Mehdi Kessaci, dont les obsèques se tenaient au même moment à Marseille. « Marseille restera toujours une priorité pour le gouvernement », abondait encore Laurent Nuñez interrogé par le député PS Laurent Lhardit.

  • Stopper la pieuvre

    Stopper la pieuvre

    L’assassinat de Mehdi Kessaci marque une rupture. La pieuvre du narcotrafic s’en est prise cette fois à un jeune sans histoire pour atteindre son frère, engagé contre la mafia. Après avoir pourri la vie des habitants des quartiers populaires, après avoir fait couler le sang entre réseaux rivaux, les narcotrafiquants ont donc décidé de faire régner la terreur en tuant « pour l’exemple ».

    Il n’y a pas d’accommodements possibles avec ces criminels. Ils doivent être pourchassés, retrouvés et punis car dans notre société c’est à la Justice de faire l’exemple.

    Depuis trop longtemps, les pouvoirs publics ont laissé la pieuvre grossir. Par lâcheté, inconséquence et cynisme. En supprimant des effectifs de police, en sabotant les services publics dans les quartiers populaires, en ouvrant grand les frontières à la drogue.

    C’est de l’état de droit dont a besoin Marseille

    Dans la dernière période, bien sûr que des résultats ont été obtenus dans la lutte contre le narcotrafic à Marseille et dans la région mais l’emprise du narcotrafic est telle qu’ils n’ont pas empêché ce « point de bascule ».

    Face à cette situation, comme toujours l’extrême droite tente de se nourrir du désordre et de la peur. Derrière ses propositions démagogiques : toujours la même volonté de restreindre les libertés publiques. Le candidat RN à la mairie de Marseille propose ainsi d’instaurer l’état d’urgence dans la ville. Mais c’est de l’état de droit dont Marseille comme tout le pays ont besoin.

    Pour cela, la réponse doit être massive et globale comme le propose les près de 20 000 signataires de l’Appel de Marseille. La pieuvre peut être stoppée. C’est notre affaire à tous.

  • Les raisins de la colère avant un salon viticole tendu à Montpellier

    Les raisins de la colère avant un salon viticole tendu à Montpellier

    Attendue au Salon international des filières viticole, vinicole, arboricole et oléicole (Sitevi) du 25 au 27 novembre à Montpellier, Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture, pourrait avoir les oreilles qui sifflent.

    Au sortir de vendanges qui laissent augurer d’une récolte historiquement faible (avec l’arrachage), les viticulteurs, en proie à une crise systémique de surproduction en raison de l’effondrement de la consommation de vin et du jeu pervers des puissants intermédiaires (négoce, grande distribution), ont le moral en berne.

    Samedi 15 novembre, après plusieurs mois de faux calme, entre 4 000 et 7 000 vignerons ont à nouveau dit leur inquiétude pour l’avenir d’une profession qui subit aussi les droits de douane de Trump ou les taxes chinoises (Cognac, Armagnac). La colère s’est exprimée aussi. En marge du calme cortège, un magasin Lidl et un radar ont été dégradés.

    Malgré la belle affluence, une viticultrice du Minervois se montre pessimiste. « On a l’impression qu’on ne nous écoute pas, qu’on se fout de nous », lâche-t-elle tandis qu’une réunion doit se tenir au ministère le 24 novembre, veille du Sitevi au parc des expos.

    À l’heure où la profession doit s’adapter (eau, cépages…) aux effets du dérèglement climatique (sécheresse, gel, grêle…), le président des Jeunes agriculteurs (JA) du Gard, Romain Angelras s’agace. « On nous étouffe sous les normes. On nous noie sous les taxes. On nous ment sur les prix. Et pendant qu’on se bat pour survivre, d’autres exportent le vin au prix de l’eau. D’autres vendent des bouteilles au prix d’un simple café ».

    Les propositions du PCF

    Attentifs, les élus du groupe communiste, républicain et citoyen d’Occitanie se disent solidaires. Ils réclament « l’instauration de prix planchers pour les vins de table, IGP, AOP et biologiques, fixés par une conférence exceptionnelle réunissant l’ensemble de la filière et garantissant une rémunération juste du travail des vignerons ». Le groupe se prononce aussi en faveur de « l’activation de mesures de sauvegarde et le blocage des importations lorsque le maintien de filières de production spécifiques est en jeu ». À plus long terme, les élus PCF prônent la « diversification des exploitations viticoles afin de sécuriser une partie du revenu agricole en cas d’aléa climatique ou sanitaire sur la vigne ». Enfin, ils réclament la mise en place d’un « véritable régime public d’assurance contre les risques climatiques, sanitaires et environnementaux ».

    Vendanges : les résultats dévoilés par Sun’Agri au salon Sitevi

    Mardi 25 novembre à 9h30, au premier jour du Sitevi au parc des expositions de Montpellier, Sun’Agri dévoilera les résultats agronomiques des vendanges 2025. Un millésime qui pourrait être de bonne qualité mais d’une quantité historiquement faible, selon les craintes des syndicats. Tout au long de ce salon, Sun’Agri, agritech filiale d’Eiffage Concessions, pionnière et leader de l’agrivoltaïsme dynamique, propose plusieurs animations sur son stand. Mardi 25 novembre (11h), une dégustation du premier vin agrivoltaïque de Damien Besombes. Les 26 et 27 novembre, d’autres dégustations de vins agrivoltaïques comparés. Forte de 15 années de recherches conduites avec l’Inrae, auteure du premier démonstrateur agrivoltaïque dynamique, Sun’Agri équipe 41 parcelles agrivoltaïques.

  • Avant une réunion sur le narcotrafic, Jacques Witkowski nommé préfet de région à Marseille

    Avant une réunion sur le narcotrafic, Jacques Witkowski nommé préfet de région à Marseille

    Aujourd’hui préfet du Bas-Rhin et de la région Grand Est, Jacques Witkowski vient d’être nommé par le président de la République préfet des Bouches-du-Rhône et de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en remplacement de Georges-François Leclerc, nommé directeur de cabinet à l’Élysée. Une nomination accélérée, selon La Lettre qui dévoilent l’information, alors que doit se tenir ce mardi une réunion sur la mise en oeuvre de la loi narcotrafic et la situation à Marseille après l’assassinat, jeudi, de Mehdi Kessaci, frère du militant écologiste Amine Kessaci.

    Tandis que son Georges-François Leclerc avait repris la compétence de préfet de police dans les Bouches-du-Rhône, « l’organisation des pouvoirs à Marseille, imposée par son prédécesseur, reste à affiner », affirment nos confrères.

    Officier de gendarmerie commandant d’un peloton en Martinique puis d’une compagnie en Vendée, le saint-cyrien a été nommé commandant militaire de Matignon sous Alain Juppé avant d’entamer sa carrière dans la préfectorale. Il a notamment été préfet de Mayotte, directeur de cabinet de la ministre socialiste des Outre-Mer George Pau-Langevin, préfet de la Manche, directeur général de la Sécurité civile, préfet de l’Hérault et de Seine-Saint-Denis avant de rejoindre l’Alsace.

    Lutter contre le narcotrafic

    « Dans ce contexte de combat contre le narcotrafic, comme pour les grands projets de Provence-Alpes-Côte d’Azur : vous pouvez compter sur la Région Sud pour être à vos côtés, comme nous comptons sur vous ! » l’a accueilli le président (Ren.) de Région Renaud Muselier. « Officier supérieur de la gendarmerie et haut fonctionnaire aguerri, j’ai confiance en sa capacité à intensifier la lutte implacable contre le narcotrafic », le salue la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, Martine Vassal.

  • À Bollène, Anthony Zilio pour une confirmation, Marie-Claude Bompard en reconquête

    À Bollène, Anthony Zilio pour une confirmation, Marie-Claude Bompard en reconquête

    La course à l’hôtel de ville de Bollène les 15 et 22 mars a connu un sacré coup d’accélérateur vendredi soir avec l’officialisation des candidatures du maire sortant (SE) Anthony Zilio et de Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud), qui rêve toujours de reprendre la ville après l’avoir dirigée lors de deux mandats (2008-2020). Tout sauf une surprise de voir les deux candidats se lancer tant les intentions étaient déjà déflorées.

    « Chers Bollénois, les 15 et 22 mars prochain, vous aurez à nouveau rendez-vous avec l’avenir de Bollène. C’est avec la même passion et le même attachement que je serai candidat pour continuer d’embellir, de sécuriser et de développer notre ville », a succinctement déclaré Anthony Zilio sur ses réseaux sociaux. Un message minimaliste qui ne fait que valider un secret de Polichinelle. Depuis plusieurs mois, sa page Facebook « Rassembler Bollène avec Anthony Zilio » avait été relancée et actualisée en juillet avec la mention 2026. « Je suis toujours convaincu et mon énergie n’a pas baissé », confiait-il déjà dans nos colonnes en février, promettant une « décision collégiale au sein de mon équipe polymorphe ».

    Issu de la gauche, Anthony Zilio, 40 ans, avait réussi à monter une liste de large rassemblement républicain [hors PCF qui avait conduit sa propre liste (4,89%)] pour faire tomber l’extrême droite, l’emportant avec 51,81% des voix au second tour. Depuis, il s’escrime « à réparer la maison Bollène ». Si sa déclaration de candidature a été laconique, son site de campagne est en revanche plus dissert sur toutes les actions accomplies depuis plus de cinq ans en matière de sécurité, d’économie, de cadre de vie, de jeunesse ou de culture. « On gomme les crispations pour apaiser les choses », défendait en février Anthony Zilio prenant comme meilleur exemple le nombre d’habitants en progression de Bollène après des années de déclin. « Ce n’est pas juste la sortie 19 de l’autoroute, c’est une ville qui se réveille et révèle tout son plein potentiel », se targue le premier magistrat.

    L’extrême droite divisée avec un prétendant RN

    En 2021, le maire avait également repris le canton à l’extrême droite, divisée entre Marie-Claude Bompard et le binôme RN. Un scénario qui va se reproduire en mars. La cheffe de file de l’opposition a donc, elle aussi, annoncé sa candidature vendredi à l’occasion d’une réunion publique. « Nous ne pouvons pas nous dérober », estime l’ex-édile de 71 ans, dont le fils, Yann, est maire d’Orange. Mais contrairement au précédent scrutin municipal où le RN n’avait pas de candidat, le parti lepéniste a investi Franck Marest, 68 ans. « Ils ont perdu parce qu’ils ont été mauvais », piquait Thierry d’Aigremont, patron du RN 84 lors de la présentation de son candidat, à l’endroit du clan Bompard, qui « représente le passé ». Pour l’heure, pas d’autres candidats que ce trio n’est déclaré.

  • Un forum régional pour parler de la soumission chimique

    Un forum régional pour parler de la soumission chimique

    « Avec le procès de Dominique Pelicot, le sujet de la soumission chimique s’est imposé à nous », affirme Jennifer Salles conseillère (centriste) régionale et présidente de la commission lutte contre les inégalités, solidarités, défense des droits des femmes. Ce mardi, le conseil régional organise à l’hôtel de Région dans le cadre de son 4e forum Respect pour les femmes, plusieurs tables rondes pour libérer la parole autour de la soumission chimique.

    Le phénomène, mis en lumière récemment lors du procès Mazan, désigne l’administration d’une ou plusieurs substances psychoactives à l’insu des victimes ou sous la menace, à des fins criminelles ou délictuelles. Caroline Darian, fondatrice de l’association M’endors pas et fille de Gisèle Pelicot, sera notamment présente.

    De 9h15 à 12h, membres d’associations, politiques et experts vont échanger autour ce qu’est la soumission chimique, comment la repérer et recueillir les preuves, mieux accompagner les victimes. « Cet événement est à la fois grand public et pour les professionnels pour qu’on en parle », développe l’élue.

    Danger dans l’entourage

    Le forum est conçu pour déconstruire les clichés autour de ce phénomène. « On a beaucoup mis le focus sur les moments festifs en disant aux jeunes filles de faire très attention lorsqu’elles sortaient, attention à leurs verres, qu’on ne leur mette rien… Avec ce forum on veut montrer que ça peut aussi se produire dans la sphère privée ou dans celle professionnelle », explique Jennifer Salles.

    En effet, le danger se trouve avant tout dans l’entourage. « Dans la majorité des cas recensés dans la dernière enquête nationale sur la soumission chimique menée par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), c’est bien l’entourage proche, professionnel ou amical, et notamment au sein du foyer, qui est impliqué en première ligne », précise le site de l’association M’endors pas de Caroline Darian. Par ailleurs, le GHB, connu comme la drogue du violeur, n’est pas la substance la plus utilisée. Des médicaments tels que les somnifères, sédatifs, anxiolytiques, antihistaminique sont également détournés pour cela.

    Avec la table ronde « comment détecter et repérer les signes », les experts espèrent pouvoir donner les clés aux femmes pour repérer « quels sont les signaux d’alerte ». Une libération de la parole qui a permis à de nombreuses femmes de comprendre ce qui leur arrive, et qui leur permet donc de saisir la justice. En 2024, 327 cas de soumission avaient été enregistrés, contre 5 en 2016.

    Inscriptions du public sur maregionsud.fr

  • Un fossile de crocodile marin du Jurassique exposé à Lodève

    Un fossile de crocodile marin du Jurassique exposé à Lodève

    Le lieu a été découvert par un promeneur, « un grand curieux », se souvient Stéphane Fouché, le responsable des collections de paléontologie du musée de Lodève. Depuis le 18 octobre, le scientifique spécialisé dans les restes d’animaux disparus compte un nouvel arrivant parmi ses collections : un fossile de crocodile marin datant du Jurassique, c’est-à-dire il y a 180 millions d’années.

    Une première dans le Sud de l’Europe

    « C’est une découverte extraordinaire pour le musée. Il est très rare de trouver des fossiles aussi bien conservés. » Le squelette quasi complet est en « connexion anatomique », c’est-à-dire qu’il a conservé la disposition naturelle de ses os « quasiment au millimètre près ». Il mesure 5 mètres de long et « environ la largeur d’un homme », d’après Stéphane Fouché. « On connaissait déjà cette famille d’animaux en Allemagne et en Angleterre, mais c’est la première fois qu’on en trouve un dans le sud de l’Europe. Il nous reste à déterminer s’il s’agit d’une espèce connue ou nouvelle. »

    Il aura fallu 12 ans entre la découverte du lieu de fouilles et l’exposition du crocodile. « En 2013, un promeneur avait présenté au musée plusieurs vertèbres fossilisées qu’il avait découvertes », explique le paléontologue. « Elles venaient d’un ichtyosaure, un reptile marin aux allures de dauphin. Il nous a indiqué le lieu de sa trouvaille et après avoir reçu l’autorisation du propriétaire du terrain, nous avons commencé à creuser. » Les fouilles dureront de 2017 à 2020. « On cherchait l’ichtyosaure et son crâne mais on a trouvé autre chose. »

    L’animal exposé temporairement

    Sorti de terre, le fossile du crocodile marin est authentifié et restauré pendant six mois avant d’être intégré à l’exposition temporaire « Anatomie comparée des espèces imaginaires », présentée jusqu’au 15 mars 2026 au musée de Lodève. Celle-ci prend le parti d’appliquer la méthode scientifique d’analyse corporelle des biologistes aux animaux imaginaires comme le dragon, le yéti, les aliens, Totoro ou encore le marsupilami. Des créatures qui s’inspirent bien souvent d’espèces réelles, actuelles ou préhistoriques comme ce nouveau squelette.

    Une fois l’exposition terminée, le crocodile marin quittera le musée pour être étudié par des chercheurs. Espèce, famille, environnement, mode de vie mais aussi conditions de conservation, les analyses permettront éventuellement à terme de mieux comprendre l’évolution des océans. « On sait que le crocodile a été parfaitement conservé grâce au manque d’oxygène dans les fonds marins. Cela a empêché le développement de bactéries qui l’auraient grignoté. Mais grâce à l’étude de sa fossilisation, on va pouvoir déterminer le réchauffement de la mer et les conséquences de ce manque d’oxygène. On va pouvoir comparer le passé à l’évolution actuelle des océans. »

  • La Ligue contre le cancer lance un bus de prévention dans le Gard

    La Ligue contre le cancer lance un bus de prévention dans le Gard

    « Dans de nombreux territoires français et principalement le Gard, la participation au dépistage diminue. Que ce soit au niveau national ou local, le taux de dépistage organisé des cancers du sein, par exemple, est inférieur à 50%. Pourtant depuis 10 ans, le nombre d’actions de sensibilisation réalisées dans le cadre d’octobre rose ne cesse d’augmenter », observe le directeur du comité du Gard de la Ligue contre le cancer, Ricardo Dominguez.

    Pour lutter contre cette tendance, l’association a lancé, début septembre, un minibus de prévention qui va sillonner le Gard des Cévennes à la Camargue en proposant gratuitement et sans rendez-vous divers examens de prévention : dépistage des cancers du col de l’utérus, du sein, de la peau, colorectal, vaccination HPV… À bord, des professionnels de santé de santé du territoire concerné ou des intervenants conventionnés réalisent les examens ou remettent les kits nécessaires.

    « L’objectif est d’aller vers les publics les plus éloignés du système de santé et de réduire les inégalités territoriales d’accès à la prévention en amenant, par exemple, une sage-femme qui fait des frottis de dépistage des cancers du col de l’utérus là où il n’y en a pas ou bien où les délais sont trop longs  », illustre Ricardo Dominguez. « Nous voulons que personne ne renonce à un dépistage faute de moyens de transport ou de professionnels disponibles près de chez soi. Outre les zones rurales, nous nous rendrons également dans certains quartiers de Nîmes, en partenariat avec les centres sociaux ou les associations de quartier, pour toucher des populations dont on sait qu’elles se font très peu dépister ».

    Zones rurales et quartiers

    Déjà expérimenté lors de plusieurs Journées santé femmes, ce dispositif est porté par la Ligue contre le cancer du Gard en partenariat avec la CPAM, le CRCDC-Occitanie, la MSA, l’ARS et la Mutualité Française. Ce minibus est le deuxième déployé en France dans le cadre d’un programme initié par la Ligue nationale contre le cancer, « qui prévoit la mise en place d’une flotte de camionnettes de prévention dans des territoires spécifiquement en besoin. »

    Outre le volet dépistage, le minibus de proximité gardois proposera également, notamment à La Calmette et à Vauvert dans les prochaines semaines, du soutien psychologique pour les personnes qui ont ou ont eu un cancer ainsi que les soins d’une socio-esthéticienne, dont pourront également bénéficier les aidants.

    Les prochaines dates : 18 novembre, Bagnols-sur-Cèze : journée santé femmes ; 24 novembre, Alès : journée santé autonome (personnes à la rue) ; 4 décembre, Aigues-Vives : Journée santé femmes ; 11 décembre, Lézan : journée santé autonome