Author: tecnavia

  • Olivier Lutersztejn annonce sa candidature aux municipales à La Valette-du-Var

    Olivier Lutersztejn annonce sa candidature aux municipales à La Valette-du-Var

    Ce n’était pas un secret mais c’est désormais officiel. Déjà candidat en 2020, Olivier Lutersztejn se lance à nouveau dans la bataille des municipales. Leader du groupe d’opposition « La Valette en Action », qui revendique trois représentants au conseil municipal, il mène depuis longtemps une lutte contre la municipalité en place et le maire Thierry Albertini (LR). Un édile contre qui il a déposé deux plaintes pour soupçons de favoritisme, ce qui avait conduit à la perquisition de la mairie, en février. L’opposant l’accuse également de manquements sécuritaires concernant plusieurs bâtiments publics de la commune. « J’ai été témoin de pratiques si douteuses qu’il était de mon devoir d’élu et citoyen d’alerter la justice, qui doit se prononcer et faire éclater la vérité.C’est un enjeu de démocratie essentiel », soutient l’intéressé.

    Mais il ne s’agit pas des seuls griefs exprimés par le chef d’entreprise : « Il y a beaucoup de gaspillage d’argent public, la Ville est mal gérée et très fortement endettée [de 28,4 millions en 2020 à 43,9 millions en 2025, Ndlr]. L’insécurité s’est installée. La ville est ultra-bétonnée et sous tutelle des promoteurs. Les Valettois étouffent sous la circulation et les problèmes de stationnement. »

    En conséquence, Olivier Lutersztejn veut « mettre fin aux dérives financières et engager une baisse des impôts ». Mais aussi donner « plus de moyens à la police municipale », stopper « les projets immobiliers incohérents et téléguidés par les promoteurs » et mener « deux projets de rénovation urbaine menés dans le cœur du centre-ville et de la Coupiane », avec « une liste citoyenne sans étiquette. Je ne suis pas candidat pour une carrière et ne suis lié à aucun parti. Mon parti, c’est La Valette ! », martèle-t-il.

  • Des personnels du médico-social en grève à Aubagne pour leur salaire

    Des personnels du médico-social en grève à Aubagne pour leur salaire

    « Les brasiers chauffaient depuis longtemps… », lance Bernard Cresta. Il est le délégué syndical CGT central des établissements de l’Araimc : l’Institut d’éducation motrice Saint-Thys, le Foyer d’accueil médicalisé les Violettes, le centre Decanis à Marseille, la Gauthière à Aubagne. Cette association du secteur médico-social a son siège social à Aubagne. 500 salariés travaillent au sein de ces cinq structures.

    Ce qui a attisé les flammes ? « Dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires (NAO), notre demande de revalorisation salariale, portée par la CGT depuis quatre mois, a échoué. Début novembre, la direction nous a annoncé son refus ferme et définitif pour manque de budget. Elle nous a baladés, on s’est sentis méprisés », réagit le délégué syndical. « Mais nous avons appris il y a peu que l’association allait acheter un siège social à plus d’un million d’euros à Gémenos… » L’autre « point de tension » évoqué par Bernard Cresta concerne « la décision unilatérale de la direction générale et du conseil d’administration de prendre l’Association pour les foyers et ateliers des personnes handicapées (Afah), environ 170 salariés, sous mandat de gestion, sans tenir compte de l’avis défavorable des élus, des salariés et de la CGT. »

    « Deux boulots pour joindre les deux bouts »

    Pour le syndicat, « la direction générale devrait plutôt se concentrer à améliorer le fonctionnement, l’organisation de ses établissements et le suivi des personnes en situation de handicap ». Dans certains établissements de l’Araimc, « le taux d’absentéisme atteint 13%, parfois 20%», indique-t-il. Il invoque « la pénibilité, l’usure du travail ». « On aime notre boulot mais ça ne paie pas les factures… On a des salaires tellement bas que les salariés, à 80% des femmes, souvent mères isolées, divorcées ont souvent deux boulots pour joindre les deux bouts », décrit-il. Par exemple, « des aides médico-sociales, des aides-soignantes qui sont toute la journée et les week-ends auprès des résidents en situation de handicap ou polyhandicap ont un niveau de salaire de 1 700 euros par mois avec dix ans d’ancienneté… ».

    Pour toutes ces raisons, les salariés de l’Araimc sont appelés à faire grève et à se rejoindre à 9h30 devant l’Espace des Libertés, avenue Antide-Boyer. La date n’a pas été choisie par hasard : « On fait cette grève à l’occasion de la journée associative de l’Araimc, à l’Espace des Libertés. On a demandé une audience en fin de matinée auprès du directeur général et nous voudrions rencontrer la déléguée interministérielle qui sera là. On veut lui dire que les salaires du secteur médico-social doivent être revalorisés. On ne résoudra pas le problème de l’absentéisme tant qu’ils ne l’auront pas été. » Une des revendications de la CGT Araimc est « le recrutement immédiat dans tous les postes vacants et le remplacement systématique des absences pour maladie ou accident du travail ».

  • Claude Passerel, candidat sans étiquette aux municipales à Saint-Zacharie

    Claude Passerel, candidat sans étiquette aux municipales à Saint-Zacharie

    « J’ai toujours été passionné par ma mairie », avoue d’emblée Claude Passerel. « On est proche de la population, proche des soucis des gens. Cela m’a toujours plu », assure-t-il. De fait, il a passé une grande partie de sa vie professionnelle en tant que comptable à la Ville de Saint-Zacharie, de 1979 à sa retraite en 2020. « J’ai une maîtrise totale de tous les services », ajoute-t-il. Lors des dernières élections municipales, en 2020, alors que le maire élu depuis 1980 ne se représente pas au profit de son fils Jean-Jacques Coulomb, il accepte sur la proposition du maire alors élu, de devenir son conseiller municipal délégué aux finances.

    « La commune avant tout »

    En 2023, il démissionne. « Les adjoints n’étaient pas assez associés aux prises de décisions. Quand je n’étais pas d’accord avec le maire, celui-ci me disait que j’étais contre lui… », relate Claude Passerel, 66 ans.

    Depuis début 2025, « j’ai pris la décision de me lancer en politique », dit-il. Il a déjà constitué sa liste de 31 colistiers, « de tous âges, Zachariens de souche, gens venus d’ailleurs. Je veux que les gens qui vivent à Saint-Zacharie un peu comme dans une cité-dortoir participent à la vie du village. »

    Dans cette cité d’environ 6 000 habitants, au pied de la Sainte-Baume, où pas mal de gens vont travailler sur Aubagne, Aix, Marseille, lui et son équipe se présentent « sans étiquette. Notre seule priorité, c’est servir la commune avant tout. » La deuxième réunion publique (voir page Facebook) « est fixée au dimanche 30 novembre, de 9h30 à 11h30, sous barnum, quartier des Nayes ».

  • Privés de chauffage à Aix-en-Provence, les locataires sont en colère

    Privés de chauffage à Aix-en-Provence, les locataires sont en colère

    Neuf degrés dans la chambre, dix dans le salon. Dans l’un des derniers logements occupés de la résidence Calendal et Méjanes, vouée à la démolition dans le cadre d’un projet de rénovation urbaine (voir nos précédentes éditions), le chauffage collectif ne fonctionne plus depuis plusieurs jours. Certains locataires affirment que plusieurs appartements sont « sans chauffage, depuis le début du mois ». En urgence, le bailleur social Famille et Provence, gestionnaire de la résidence, a distribué vendredi « 150 radiateurs électriques à bain d’huile aux 50 ménages de la résidence [en attente de relogement, Ndlr] », précise l’organisme.

    Le 17 novembre, les habitants du Calendal reçoivent un premier SMS indiquant que « des fuites ont été identifiées dans certains logements », empêchant « la remise en route du chauffage sur vos résidences ». Jeudi 20 novembre, un second message annonçait aux résidents une première distribution de radiateurs comme « solution d’urgence », ainsi qu’une seconde distribution prévue « courant de la semaine prochaine ». À ce jour, aucune date n’a été communiquée pour le rétablissement du chauffage collectif. à ce jour, les habitants n’ont pas de visibilité sur le retour du chauffage collectif. « On est totalement à l’abandon. Ces chauffages ne chauffent rien, c’est pour nous endormir », pointe l’une des habitantes, emmitouflée.

    Une réunion ce jeudi

    Pour plusieurs locataires, cette panne, comme « l’arrêt d’entretien » des espaces communs, est perçue comme une manière de « nous pousser à sortir, nous pousser à déménager ». « à cause de ces problèmes de chauffage, beaucoup d’habitants ont quitté les lieux précipitamment, ces dernières semaines. C’est une catastrophe poursuit cette habitante. Mais on résiste, on attend de partir dans des conditions dignes et avec nos conditions. Là, on est en colère. Qu’ils viennent dormir chez nous une nuit, pour voir dans quelles conditions on vit ! On tente de les joindre, personne ne répond. Au moins, avec Pays d’Aix Habitat [bailleur en charge de la résidence avant sa fusion avec Famille et Provence, Ndlr], on pouvait discuter un peu. »

    Un autre locataire ajoute : « On sait qu’il y a un projet, que ça va casser, on n’est pas bêtes. Mais on veut partir dans de bonnes conditions, qui respectent l’application de la loi, avec des loyers qui correspondent à ce que l’on a actuellement. Mais l’urgence est vraiment le chauffage. J’ai des enfants en bas âge, je fais dormir mes filles dans le même lit pour qu’elles puissent se réchauffer (…). On doit être partis d’ici quelques mois, ils ne vont pas remettre le chauffage, c’est sûr… »

    à la demande des locataires, une rencontre aura lieu, jeudi après-midi, avec un représentant de Famille et Provence. « Nos services et notre prestataire sont actuellement sur place et à pied d’œuvre pour restaurer au plus vite le système de chauffage », indique le bailleur. Une « suppression sur les charges de chauffage » sera également appliquée « tant que le service ne sera pas rétabli », précise Famille et Provence.

  • Violences sexistes et sexuelles : un colloque sur la prévention dans le milieu sportif

    Violences sexistes et sexuelles : un colloque sur la prévention dans le milieu sportif

    Le milieu sportif n’est malheureusement pas épargné par les violences sexistes et sexuelles. Certaines athlètes n’hésitent plus à briser la loi du silence, révélant des pratiques qui gangrènent tous les niveaux de discipline. Jusqu’aux équipes nationales. Afin de sensibiliser les formateurs et entraîneurs aux moyens de prévenir les dérives, la Délégation régionale académique à la jeunesse et aux sports (Drajes) co-organise avec la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) une journée de formation.

    Ateliers pratiques

    Cet événement se déroulera en deux temps et réunira environ 300 participants sur la journée, issus de l’ensemble des publics du secteur sportif et associatif.

    Cette journée sera animée par plusieurs intervenants qui présenteront les diverses pistes à explorer. Roxana Maracineanu, secrétaire générale de la Miprof et ancienne ministre déléguée chargée des Sports, en sera la modératrice générale.

    Cette dernière présentera les rôles et missions de la Miprof à l’occasion d’une prise de parole et d’échanges, en ouverture de la journée à partir de 9h30 dans les locaux de la faculté d’économie et de gestion de l’Université d’Aix-Marseille, campus Pauliane.

    L’après-midi, à partir de 14 heures, des ateliers de mise en pratique seront proposés. Ces travaux pratiques auront lieu au sein de site d’Aix-en-Provence du Creps.

  • [Entretien] Claude Mas : « La retraite est un socle intergénérationnel »

    [Entretien] Claude Mas : « La retraite est un socle intergénérationnel »

    La Marseillaise : Pour quelle raison avez-vous décidé d’organiser une journée complète de mobilisation départementale avec votre organisation, ce jeudi
    à Arles
     ?

    Claude Mas : L’année 2025 est marquée par l’anniversaire des 80 ans de la création de la Sécurité sociale. La retraite, qui en fait partie, est notre socle collectif et intergénérationnel. Elle nous permet à tous de bénéficier de la solidarité par la cotisation sociale et d’échapper à la pauvreté. C’est important pour nous, car le gouvernement et le Medef veulent nous la prendre avec une violence jamais égalée, dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. On marque l’événement parce que ce modèle est une grande conquête sociale fragile et menacée. C’est pourquoi l’Union syndicale organise une journée complète en coopération avec notre union départementale. On y trouvera une exposition de l’institut d’histoire sociale de la CGT à la Bourse du travail. On va revenir sur la création de la Sécurité sociale, ses objectifs et comment on se projette pour conquérir le 100% Sécu. Il y a également un journaliste qui va y animer un échange. C’est une initiative de réflexion nécessaire, car tout le monde ne connaît pas forcément ni la Sécu, ni ce projet. Cela permet aussi de signifier la lutte qu’on mène à travers nos revendications de retraités, car sans les travailleurs, les précaires et les chômeurs à nos côtés, on n’arrivera pas à reconquérir cet outil.

    Reconquérir, c’est-à-dire ?

    C.M. : Il y a de l’argent pour financer la Sécu et nous permettre de nous soigner dans une logique de répartition nécessaire au monde du travail. Car il y a beaucoup plus de richesses aujourd’hui qu’en 1945. On continue cette lutte de génération en génération pour garder la Sécu et l’adapter au XXIe siècle. Reconquérir, car il y avait des élections au Conseil d’administration de la Sécurité sociale qui ont été supprimées depuis longtemps. Nous voulons leur retour et à parité. Nous voulons aussi la participation des entreprises aux cotisations, de la même manière que les salariés. Il faut également mettre fin aux exonérations de cotisations des employeurs qui permettraient de faramineux investissements, dans les hôpitaux par exemple.

    Pourquoi à Arles et précisément
    à la Bourse du travail ?

    C.M. : Car ce sont les locaux de l’union locale CGT d’Arles, Un lieu de résistance qui a toujours été attaqué et qui continue de l’être par un maire de droite qui veut nous en chasser.

  • Ineos : la CGT dénonce un effet d’annonce sur les 250 millions

    Ineos : la CGT dénonce un effet d’annonce sur les 250 millions

    De la « poudre aux yeux ». C’est ainsi que la CGT qualifie l’annonce d’Ineos, qui, le 19 novembre, a officialisé un programme d’investissement de 250 millions d’euros, soutenu par le gouvernement français, pour régénérer et moderniser son site martégal. Le groupe pétrochimique n’était pas entré dans les détails, mais expliquait que cette somme financerait « plusieurs projets, principalement liés aux unités de Lavéra, majoritairement le craqueur, l’usine de Sarralbe et à la logistique associée ».

    Daniel Bretonès, secrétaire général CGT Inéos-Lavéra, affirme : « De A à Z, c’est que du vent, il n’y a rien de plus que nos budgets habituels. Plus de la moitié, 130 millions exactement, est dédiée au grand arrêt qui est en cours. Une autre partie est en fait le budget de maintenance pour l’année prochaine, mais il est réduit de 10% par rapport à l’exercice précédent. Le reste est partagé sur les unités chimiques françaises d’Ineos. »

    Réduction des coûts

    Le groupe confirme « qu’une partie de cet investissement couvre des projets réalisés pendant le grand arrêt en cours », précisant néanmoins : « Cela s’inscrit dans le cadre global du programme de modernisation. » Pour le reste, il poursuit : « Il ne s’agit pas d’un budget de maintenance, mais de dépenses d’investissement en Capex, c’est-à-dire des investissements réalisés pour moderniser sur le long terme nos actifs. » Le groupe assure que « les projets prévus incluent des équipements nouveaux », sans toutefois détailler lesquels.

    Pour Daniel Bretonès, Ineos fait en réalité du lobbying. « Ils veulent se faire payer une partie de leurs investissements et de la décarbonation par l’État, et mettre la pression en disant “regardez, on fait ce qu’on peut pour maintenir l’emploi”. » Dans son communiqué, le groupe faisait en effet savoir que « les phases futures du programme de modernisation de Lavéra permettront de réaliser de nouveaux gains d’efficacité et des réductions majeures de CO2, mais nécessiteront un soutien supplémentaire de l’État français ».

    Daniel Bretonès indique par ailleurs que lors du dernier Comité social économique, la semaine dernière, la direction « a annoncé une politique de réduction des coûts, avec une réorganisation et des suppressions de postes ». À Naphtachimie, 12 postes organiques seraient concernés. « C’est du non-remplacement, il n’y a pas du licenciement, précise le secrétaire général CGT. Le plus gros impact va être sur les assistances techniques, qui sont les sous-traitants qui travaillent pour nous à temps plein. 65% de leurs postes vont être supprimés, alors qu’ils sont primordiaux pour la bonne marche de nos unités. » À ce sujet, Ineos répond simplement maintenir « une discipline financière stricte pour préserver sa compétitivité ».

  • Les syndicats de l’éducation exigent des moyens pour protéger le personnel

    Les syndicats de l’éducation exigent des moyens pour protéger le personnel

    Hasard du calendrier, la journée contre les violences faites aux femmes tombe le même jour que le Conseil social académique (CSA), au rectorat d’Aix-Marseille. L’occasion pour la CGT Éduc’action et le Snes-FSU de remettre le sujet des violences sexistes et sexuelles (VSS) sur la table. En marge des discussions, les syndicats se sont également mobilisés, floqués de violet, pour rappeler les enjeux du sujet et demander, surtout, plus de moyens pour prévenir les agressions sur les agents féminins. « En 2025, l’état des lieux c’est : les violences faites aux femmes existent, c’est un vrai sujet, qui a été occulté pendant longtemps, pointe Maria Ignacio, pour le Snes FSU. Ces violences sont de plusieurs ordres. Il y a les agissements dans certaines salles des profs, avec un vocabulaire et des formulations décomplexées, clairement sexistes que personne ne relève. À côté de ça, il y a des agressions. Depuis 2022, une cellule d’écoute est mise en place par le rectorat, nous avons soutenu sa création (…) mais écouter ne suffit pas, il faut qu’il y ai un suivi, de la protection. » Entre-temps, un contrat avec l’association Egae a également été signé l’année dernière, mais ne sera pas renouvelé cette année, faute de budget rapportent les syndicats. « On demande à ce que cette cellule ait des moyens spécifiques et qu’ensuite on travaille toutes les étapes de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, insiste Marion Chopinet, pour le Snes -FSU. Il faut des formations obligatoires dans tous les établissements (…) Actuellement, il n’y a aucune prise en charge du traitement des signalements. On écoute gentiment la victime, mais il n’arrive rien à l’agresseur désigné. » Plus de moyens financiers, humains sont réclamés. « On dénonce ces faits régulièrement, on interpelle le rectorat, il n’y a pas de réponse. Il y a un affichage de protection des personnels, dans la réalité des faits : pas d’action véritable », poursuit Françoise Julia de la CGT Éduc’action. Le rectorat, de son côté, précise déployer « des formations sur la prévention des VSS auprès de l’ensemble de ses personnels et a été la première à déployer un dispositif d’écoute et de traitement des VSS (…) lorsqu’une situation est signalée, elle est traitée immédiatement avec la plus grande attention par les services concernés ».

  • L’hôpital de Toulon sensibilise à la cyberviolence conjugale

    L’hôpital de Toulon sensibilise à la cyberviolence conjugale

    À l’heure où les outils numériques occupent une place centrale dans la vie quotidienne, les violences conjugales se déplacent pour partie dans le cyberespace. Pour de nombreuses victimes, la « cyberviolence » devient une extension silencieuse, constante et difficilement repérable des violences exercées par le partenaire ou ex-partenaire. À la Maison des femmes-santé Toulon, les équipes pluridisciplinaires s’attachent chaque jour à identifier, prévenir et accompagner ces formes contemporaines de violences encore trop méconnues et donc mal identifiées.

    Elles étaient présentes mardi, en salle de conférences, de l’hôpital Sainte-Musse pour sensibiliser les professionnels de santé à ces pratiques de harcèlement et les familiariser avec les outils permettant de les repérer afin d’accompagner et orienter au mieux les victimes de cette cyberviolence conjugale.

    Un phénomène qui regroupe un ensemble de comportements numériques visant à contrôler, surveiller, intimider ou humilier une personne. Parmi les formes les plus fréquemment observées, on retrouve la surveillance numérique avec la géolocalisation forcée, l’installation de logiciels espions et la vérification des messages, des réseaux sociaux ou des comptes bancaires.

    Mais aussi le harcèlement en ligne avec l’envoi massif de messages, menaces, appels incessants, pression psychologique permanente. Sans compter le vol ou la diffusion d’images intimes et l’accès illégal aux comptes personnels.

    « Nous intervenons à la demande des urgences dès qu’il y a une victime de violence qui se présente », explique Lilou, l’assistante sociale qui reçoit ses femmes en binôme avec à ses côtés Julie, psychologue.

    Pour intervenir rapidement

    Des femmes qui dans un premier temps refusent de se livrer, précise-t-elle, à cause de l’image associée à l’assistante sociale et au placement des enfants. Et de poursuivre : « Ce qui ressort le plus, c’est la peur de ce qui va se passer après, de la prise en charge. Parce qu’on ne sait pas si les associations, si le commissariat vont jouer le jeu derrière. »

    Tout le travail va donc être d’écouter, de rassurer et d’accompagner et orienter au mieux ces personnes.

    Et en amont, pour les détecter, de former l’ensemble du personnel à poser, entre autres, systématiquement la question : « Avez-vous déjà été victime de violence ? »

    Une sensibilisation qui porte ses fruits, reprend Lilou : « Alors, moi, ça fait deux ans que je suis sur l’hôpital. L’année dernière, on était à 50 dossiers. Et cette année, on est déjà à 160. Et 2023, on était à peine à 4 ou 5 dossiers. » Des chiffres parlant.

    Mais pour les professionnelles une grande partie passe encore en dessous des radars, malheureusement.

    Pour ce qui est de la cyberviolence beaucoup plus invisible que la violence physique, il est tout aussi important d’arriver rapidement à la révéler. Par exemple lorsqu’il s’agit de surveillance à l’aide de la géolocalisation, insiste le docteur Mouna El Omri.

    « Savoir qu’elle est à l’hôpital, très bien, mais si de l’hôpital, on la bascule en hébergement d’urgence et qu’on n’a pas pris le temps de questionner les cyberviolences, on va mettre en danger madame qui sera dans le lieu sécurisé et puis les autres femmes potentiellement », prévient la coordinatrice de la Maison des femmes-santé Toulon. D’où l’importance des conférences comme celle d’aujourd’hui pour savoir que ça existe et comment ça se manifeste pour pouvoir anticiper une exposition.

    D’autant plus, précise le médecin, que « bien souvent, les dames ne prennent conscience de l’emprise à laquelle elles sont soumises que tardivement ».

    Et entre-temps, conclut-elle, « ces violences psychologiques détruisent la personnalité de la victime et vont avoir un impact sur toute sa vie en termes de santé ».

    Toutes et tous ensemble pour que ça cesse enfin

    Après la sensibilisation l’après-midi à l’hôpital Sainte-Musse, place à la mobilisation en soirée devant le Palais de justice de Toulon. Un rassemblement à l’initiative du Collectif droits des femmes et des LGBTQIA + pour exiger que soit mis fin à l’hécatombe. Car hélas, les journées contre les violences faites aux femmes se succèdent, les bonnes intentions sont énumérées de la part des pouvoirs publics mais les féminicides continuent. Et sont même repartis à la hausse, contrairement aux budgets des associations. C’est pour dénoncer tout cela qu’il y avait encore du monde mardi soir.

  • Les Centristes aux côtés de Martine Vassal à Marseille

    Les Centristes aux côtés de Martine Vassal à Marseille

    Dans les nouveaux locaux de campagne du cours Pierre-Puget, le chef de file des Centristes, Bruno Genzana, l’affirme très clairement : « Le centre est aujourd’hui clairement engagé au côté de Martine Vassal. Et si ce n’est pas avec Martine Vassal, je ne sais pas avec qui il peut être ! » Au côté du président de son parti Hervé Morin, le conseiller régional déplore l’absence de son camp depuis 2020 dans l’hémicycle municipal pour la première fois, et dénonce une alliance inévitable du Printemps marseillais avec les insoumis pour le second tour. « Malheur à ceux de nos amis qui seraient tentés d’aller dans cette aventure : ils seront les dindons de la farce quand il faudra rayer les noms de la liste, car les insoumis auront un appétit d’ogre ! », lance Bruno Genzana.

    Hervé Morin après lui souscrit pleinement à l’alliance du centre et de la droite. « L’état de décomposition du paysage politique français fait que si nous ne sommes pas rassemblés, on ne peut pas gagner », avertit le président de la Région Normandie. Lui qui connaît la puissance du port du Havre souligne l’importance des liens avec l’économie portuaire : « Quand on n’a pas cette relation, on n’incarne pas la fonction ! »

    Martine Vassal salue le travail réalisé par Bruno Genzana. « Il est arrivé à faire quelque chose de particulier chez les centristes, les mettre tous d’accord », tance-t-elle. Et d’applaudir cette union : « C’est comme un mariage, il faut l’entretenir, l’alimenter, faire des concessions, mais plus ça va, plus on est soudés. » Puis de rabâcher sur « l’état catastrophique » de Marseille : « On est en train de faire du centre-ville crackopolis », attaque celle qui déplorait plus tôt un débat politique « en dessous du caniveau ».