Author: tecnavia

  • Peines maximales pour les locations illégales de meublés touristiques ?

    Peines maximales pour les locations illégales de meublés touristiques ?

    Avec une soixantaine de dossiers au programme, le pôle civil du tribunal judiciaire était plein à craquer lundi après-midi. Une salle comble et quelque part représentative d’une justice surchargée et en manque de moyens, même si c’est surtout pour les quatre « dossiers Airbnb » que la presse était venue en nombre.

    Après s’être présentée devant le tribunal administratif pour réclamer l’exécution de travaux d’office, après avoir poursuivi des marchands de sommeil au tribunal correctionnel, la Ville de Marseille était pour la première fois devant la justice civile pour réclamer réparation auprès de propriétaires et multipropriétaires s’adonnant à des locations illégales de meublés touristiques.

    « Des premiers règlements en 2021 à la création de la brigade spécialisée en 2023, jusqu’au changement d’usage modifié en février 2025, puis la durée de location de résidence principale en juin, la ville travaille sur ces questions depuis des années », rappelle Patrick Amico, adjoint (GRS) chargé du logement. « Ces premiers dossiers sont les plus évidents mais nos services sont sur des dizaines d’immeubles qui amèneront d’autres assignations. »

    « Pas interdit de louer »

    Ce lundi, les quatre affaires concernaient une quarantaine de biens. Sur la base des peines maximales la Ville réclame près de 3 millions d’euros d’amendes et le retour à un usage d’habitation. « Un enjeu de clarté » et « une sévérité » défendue au nom d’un principe d’exemplarité « pédagogique », plaide Me Mendes l’avocat de la municipalité avant de rappeler que 12 937 annonces de location de meublés touristiques à Marseille circulent, dont près de 6 000 illégales.

    Ces « résidences d’investissement » représentant un million de nuitées par an, privent les Marseillais d’autant de logements pérennes, insiste-t-il, martelant qu’« il n’est pas interdit de louer son logement à Marseille » à condition de respecter loi.

    Sur les quatre dossiers présentés à la barre, trois ont finalement été audiencés. Le tribunal rendra son verdict le 2 février. Pour le quatrième, le défendant, Philippe Bonifay, a demandé le dépaysement. Ce juge au tribunal de commerce louait trois appartements et un duplex, rue Sainte-Françoise, deux cabanons à Malmousque et des meublés, rue Consolat…

    À une centaine de mètres de là, la SARL Niche, propriété d’un chirurgien de Périgueux, a transformé sans autorisation les six appartements du 30, rue Thiers, en quatorze studios. Au mois de janvier 2024, l’homme se défendait devant les caméras de Complément d’enquête, en expliquant qu’il n’avait violé personne et ne faisait rien de mal : « On m’a dit c’est Marseille bébé », ironisait-il.

    « Il a juste violé la loi en toute impunité », observe Me Mendes quand son avocat Me Le Beller défend « un projet d’investissement qui déraille un petit peu », et réfute le « portrait robot d’un investisseur sans scrupule » qui vient d’en être fait. Dans ce dossier 175 000 euros sont aussi réclamés à The Butler group qui louait les biens. Un avocat expert de ces contentieux est descendu de Paris pour défendre la bonne foi des deux gérants « deux artisans de la conciergerie »…

    Au 31, rue Barthélémy, deux appartements ont été transformés en neuf meublés en violation du code de la construction et de l’habitation. La ville demande 900 000 euros à cet investisseur parisien. « On achète, on découpe, on casse… le 3e étage est en péril, le 4e étage s’effondre », insiste le conseil de la Ville. Et d’exiger aussi l’amende maximale pour sa conciergerie Lovely Keys, comme pour ce couple marseillais qui dans le dernier dossier, louait des nuitées dans un immeuble en péril. Une « activité à perte en 2023 et 2024 » selon leur avocate… ouf.

  • L’égalité des droits, priorité cardinale du Printemps de Béziers face à Ménard

    L’égalité des droits, priorité cardinale du Printemps de Béziers face à Ménard

    Ruban blanc à la boutonnière en lien avec la journée internationale contre les violences faites aux femmes, les militants du Printemps de Béziers ont l’intention d’en finir avec l’image archaïque des femmes que la Mairie en place propage depuis 2014. Sur les futures affiches municipales s’ils sont élus, plus de femme attachée sur les rails, dans le Journal du Biterrois plus de poupées fardées façon années 50.

    Que ce soit Lil Margerin (PS), Fabienne Mateu (PCF), ou Chantal Lapuerta (Place Publique), personne sur la liste n’a l’intention d’encourager la culture patriarcale. « Le féminisme n’est pas une option c’est une urgence politique et humaine », dit la première. « Parler égalité à Béziers ce n’est pas symbolique c’est un choix de société », soutient la seconde qui rappelle qu’à Béziers, 52% des enfants vivent dans des familles pauvres. Et Chantal Lapuerta, également présidente de l’association « Les Simone veillent », d’évoquer les 118 femmes tuées par un homme en 2022 – dont les Biterroises Cindy et Claire – et les 142 déjà recensées cette année. Tête de la liste, Thierry Antoine (EELV) ajoute « qu’il n’est pas besoin d’être une femme pour être féministe. Les hommes et les femmes gagneront ensemble ». Cela posé, l’idée est de faire de l’égalité « le fil rouge » des politiques municipales. Un adjoint ou une adjointe dédiée, une action qui impactera toutes les actions de la Ville, un coup de pouce aux associations qui aident les femmes, un rééquilibrage des subventions sportives… Voilà certains des engagements du Printemps de Béziers pour lequel, assurent ses membres, une seule question se posera à chaque « euro dépensé » : « Est-ce que cette action réduit ou aggrave les inégalités ? »

    On pourrait penser que l’égalité est du ressort de l’État. Pour Fabienne Mateu, pas seulement : « Une mairie a un sacré pouvoir », assure-t-elle. La possibilité de mettre un terme par exemple aux primes qui sautent à Béziers pour 5 jours d’absence. Or qui s’absente pour garder les enfants malades en général ?

    Seules 31% des femmes travaillent à Béziers

    Celle d’embaucher, aussi. Évelyne Coulouma (Place publique), qui fut directrice du Centre municipal de santé de Béziers, témoigne : « J’ai participé à beaucoup de commissions d’embauche où l’on se demandait si une telle avait fait son plein d’enfants. » À Béziers, seules 31% des femmes travaillent. Les marchés publics peuvent jouer un rôle si la Ville demande aux entreprises candidates de mettre en place des mesures d’égalité salariale.

    Une mairie peut aussi aider les femmes victimes de violence. Les protéger et les accompagner. L’actuelle Maison des femmes a des horaires de bureau, indique Chantal Lapuerta, qui souhaite un accueil 7 jours/7, 24h/24. Elle évoque aussi les bons de taxi pour l’urgence de la fuite, l’aide au déménagement, le soutien juridique, des espaces de paroles, la formation pour les personnels, plus de crèches… « Ce ne sont pas des dépenses, ce sont des choix politiques et des investissements », note Thierry Antoine.

    Des communes ont des expériences réussies dans ce domaine. Nantes avec un lieu d’accueil ouvert en permanence, Lyon et son budget sensible au genre, Strasbourg avec des plans pluriannuels. « On peut rejoindre ce mouvement », insiste Fabienne Mateu. En sortant de la permanence, Thierry Antoine colle sur la porte une affichette : « Ici demandez Angela. » Comme peuvent le faire les commerces, établissements de nuit ou acteurs culturels signalant ainsi un réseau solidaire pour les femmes agressées ou harcelées dans la rue. « Robert Ménard ne devrait pas attendre les élections pour le mettre en place. »

  • Montpellier lance le programme Adaptoneau

    Montpellier lance le programme Adaptoneau

    « Il s’agit de mener une action territoriale plus poussée sur des zones expérimentales dans lesquelles on va mener une politique coordonnée pour adapter l’usage de l’eau au changement climatique », explique René Revol, délégué à la gestion raisonnée, écologique et solidaire de l’eau et président de la Régie publique des eaux de la Métropole.

    Retenu dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt lancé par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, le projet Adaptoneau, porté par la Métropole de Montpellier, consiste à décliner un plan pour l’eau et l’adaptation au changement climatique sur un territoire regroupant les quartiers Mosson/Cévennes/
    CHRU/Bouisses. Situé à l’ouest de Montpellier, ce territoire regroupe des quartiers prioritaires de la ville, des quartiers avec des habitats construits dans les années 50-70, des hôpitaux, des universités, lycées et collèges, des zones d’activités et des zones d’habitations plus récentes (ZAC). Ainsi que des espaces aquatiques naturels, puisque la Mosson et le Verdanson traversent la zone.

    Lancé officiellement le 13 novembre, ce programme d’actions d’un montant global de près de 4 millions d’euros financés pour moitié par l’Agence de l’eau s’étalera sur 3 ans, jusqu’en 2028. Il s’articule autour de cinq axes principaux.

    Lutte contre les inondations, les fuites…

    Tout d’abord « la lutte contre les inondations par la renaturation des cours d’eau », Mosson et Verdanson. « L’eau, quand elle abonde, déborde sur des zones urbanisées. Il faut au contraire lui permettre de s’étendre sur des zones naturelles. » Une démarche qui va de pair avec la désimperméabilisation des sols, « pour que l’eau ruisselle moins et pénètre davantage les sols », notamment en accompagnement du renouvellement urbain sur les secteurs Anru Mosson et Cévennes.

    Autre objectif contenu dans ce plan : la sécurisation de la distribution d’eau potable et la lutte contre les fuites. « La zone urbaine ciblée a des tuyaux qui datent des années 50-60, donc il faut les changer. Partout où le tram est passé ça a été fait mais pas ailleurs. Il y a donc tout un programme de lutte contre les fuites et de remplacement des réseaux », indique le président de la Régie.

    Le développement de l’agroécologie constitue également l’un des volets du projet, avec notamment les expérimentations de cultures économes en eau sur l’agriparc des Bouisses. Enfin, le programme comporte un axe pédagogique autour de la sobriété des usages de l’eau. « La stratégie de la Régie, avec les 15 premiers mètres cube gratuits puis une progressivité qui sanctionne ceux qui gaspillent trop d’eau, sera soutenue par l’Agence de l’eau dans le cadre de ce programme. On va également mener des actions de sensibilisation aux économies d’eau sur ces quartiers. On peut aussi offrir des mousseurs, qui font diminuer le débit d’eau », détaille René Revol.

  • Saint-Quentin : une école à l’avenir suspendu

    Saint-Quentin : une école à l’avenir suspendu

    L’école privée catholique Sainte-Famille, installée depuis 1971 au cœur de Saint-Quentin-la-Poterie, est menacée de fermeture depuis plusieurs mois. Avec seulement 45 élèves cette année – il en faudrait 64 pour atteindre l’équilibre financier – l’établissement sous contrat d’association dépend désormais largement du soutien de la tutelle diocésaine. « Pour l’instant, c’est le Diocèse qui nous permet de tenir », reconnaît le directeur Jérôme Goudon. En effet, près 36 000 euros ont déjà été injectés pour boucler l’année, dont près de 12 000 euros rien que pour le loyer. Mais « cette situation ne peut perdurer », martèle le directeur.

    Mobilisation

    avant la sentence

    Le 16 octobre, parents, enseignants, anciens élèves et représentants diocésains s’étaient retrouvés pour faire le point sur la situation devenue critique, et tenter de trouver le remède. Les années de baisse de natalité, la difficulté à se loger dans le secteur et un manque de visibilité locale ont été identifiés comme ayant fragilisé l’école.

    Plusieurs pistes ont été évoquées pour sauver l’établissement : facturation selon les revenus, cagnotte participative, parrainage d’élèves, fusion éventuelle avec une autre école, aide de la mairie, ou encore location des locaux hors temps scolaire. Les familles ont été consultées sur une hausse des frais de scolarité : sur 25 bulletins, 6 bulletins sont contre toute augmentation, 7 bulletins pour une augmentation de 25 euros, 7 bulletins pour une augmentation de 35 euros et 5 bulletins se sont prononcés pour une augmentation de 40 euros. Une manière de montrer l’engagement des parents, alors qu’une décision définitive du Comité directeur est attendue pour le 4 décembre.

    Le réseau autour de l’école s’est également mobilisé. Une lettre collective adressée à l’évêque a déjà réuni 80 signatures, témoignant d’un fort attachement à cette école familiale. Autrement, les anciens élèves ont aussi apporté leur soutien en remettant un récit retraçant l’histoire de l’établissement, accompagné de photos et témoignages. Un geste symbolique, alors que l’ensemble des acteurs de l’école s’accroche à l’idée de « faire pencher la balance » avant la décision de décembre. L’école espère encore que quelques nouvelles inscriptions et la mobilisation de tout un village suffiront à lui offrir un nouveau sursis.

  • Un match historique pour les Spartiates se profile en Alsace

    Un match historique pour les Spartiates se profile en Alsace

    Après avoir longtemps été abonnés aux seizièmes de finale, les Spartiates vont désormais tenter de briser le sort des huitièmes de finale au sein de la Coupe de France. Depuis leur accession en Ligue Magnus lors de la saison 2023-2024, leur parcours s’est à chaque fois stoppé net aux portes des quarts de finale.

    D’abord chez les Brûleurs de Loups de Grenoble, puis contre les Aigles de Nice. Mais la formation phocéenne, en constante évolution depuis deux saisons, compte bien écrire une nouvelle page de son histoire.

    Les hockeyeurs du Pomge n’ont jamais atteint les quarts de finale lors de leurs épopées en Coupe de France. « Le club passerait un joli cap », estime Fabien Colotti, capitaine des Spartiates, troisièmes de Ligue Magnus après avoir passé le premier tiers de la saison. « Le club et le projet grandissent année après année, donc c’est important que les résultats suivent aussi. Et j’espère que la route derrière sera encore un peu plus longue », poursuit-il.

    Adversaire piégeux

    Le capitaine marseillais est persuadé que cette confrontation face à Strasbourg, pourtant pensionnaire d’une division inférieure aux Spartiates, ne sera pas une partie de plaisir. « Ça va être un gros match pour nous », insiste l’attaquant international tricolore, qui n’a pas été convoqué avec l’équipe de France pour la Coupe des Nations (du 11 au 14 décembre, à Budapest). Cinq autres Marseillais ont eu la joie de voir leur nom apparaître sur la liste : Enzo Cantagallo et Yohan Coulaud chez les défenseurs, puis Flavian Dair, Emil Tavernier et Paul Joubert pour les attaquants. « Si on les prend de haut, je pense que le match peut être très compliqué. Mais tout simplement, si on joue notre jeu, si on reste dans le système et qu’on met le tempo et l’intensité qu’on doit mettre, on devrait être supérieurs et tout devrait bien se passer », espère Colotti.

    STRASBOURG – MARSEILLE

    8e de finale – Coupe de France

    À 20h, à la patinoire Iceberg

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud (A), Ruusu, Cantagallo, Petersson (A), Bourgeois, Lindgren – Thompson, Bouvet, Joubert, Colotti (C), Lavoie, Myllymaa, Dair, Tavernier, Dufek, Welsh, Stromberg, Nsonsa-Kitala.

    Entraîneur : Luc Tardif

  • Newcastle est gonflé à bloc avant d’affronter Marseille dans son antre

    Newcastle est gonflé à bloc avant d’affronter Marseille dans son antre

    Ils ont frappé un grand coup samedi en battant la grande équipe de Manchester City à domicile (2-1). « Boostés par cette victoire », comme l’a assuré l’entraîneur de Newcastle Eddie Howe, ses protégés débarquent dans la cité phocéenne avec de réelles intentions. « Je ne sais pas si on va se qualifier rapidement. On est encore en lice en Ligue des Champions, il faut juste essayer de gagner chaque match », insiste le technicien anglais, conscient d’occuper une sixième place confortable au classement européen avant d’affronter l’OM version Roberto De Zerbi.

    Un coach qu’il admire depuis son passage à Brighton. « C’est un visionnaire, un innovateur, et ses équipes sont toujours parfaitement organisées. Je sais que nous devrons nous organiser de la même manière face à son style de jeu. Nous devons essayer de contrôler l’espace et la technique avec le ballon. La bataille au milieu de terrain sera cruciale pour nous », ajoute Eddie Howe. Dans ce secteur de jeu, l’entraîneur italien reconnaît les forces de son adversaire du jour. « Ils ont un milieu de terrain de premier plan mondial avec Tonali, Guimarães et Joelinton. C’est une équipe physique, mais qui sait jouer, avec des joueurs rapides sur les côtés », analyse-t-il, en répliquant qu’il possède également « des joueurs forts » qui ont « les armes pour les mettre en difficulté ».

    La menace Greenwood

    Parmi eux, les noms les plus cités par l’entraîneur de Newcastle restent Mason Greenwood et Pierre-Emerick Aubameyang. Deux joueurs qui ont connu la Premier League, respectivement avec Manchester United et Arsenal. Mais c’est surtout l’Anglais qui était au centre de l’attention, suite à son doublé inscrit vendredi sur la pelouse de l’OGC Nice (1-5). « C’est un très bon attaquant utilisé intelligemment sur l’aile droite. C’est plutôt un joueur qui combine avec les autres à ce poste. Il est plus efficace lorsqu’il repique dans l’axe », juge l’ancien coach de Bournemouth.

    Ce dernier prendra part à son premier match au Vélodrome. « Je trouve que l’ambiance ressemble beaucoup à St James’ Park. L’énergie, le soutien des supporters aux joueurs, cela jouera contre nous ici, car nous devrons composer avec ça, et bien mettre en place notre jeu. On peut relever ce défi », lance-t-il avec excitation.

    Sécurité renforcée

    Près de 3 000 supporters anglais sont attendus au Vélodrome ce soir.

    Un dispositif d’encadrement a été mis en place depuis lundi, afin d’éviter tout risque de débordement. Avant de se rendre au stade, les supporters de Newcastle devront stationner sur le site de la Joliette, d’où ils partiront, en convoi, via le métro. L’encadrement policier montera en puissance au fil de la journée. M.Ga.

  • Les minots de l’OM en quête d’un premier succès européen

    Les minots de l’OM en quête d’un premier succès européen

    Après avoir fini par décoller lors de la quatrième journée de Youth League face à l’Atalanta Bergame au début du mois de novembre (0-0), les pensionnaires de la pouponnière olympienne vont à présent tenter de sauver leur honneur sur leurs deux dernières rencontres européennes. Avant d’affronter l’Union Saint-Gilloise pour boucler cette campagne (le 9 décembre), les minots de l’OM reçoivent les pensionnaires de Newcastle ce mardi à 14h30, au stade Turcan. Si les Marseillais n’ont pu récupérer qu’un seul point depuis le début de la compétition, leurs adversaires du jour n’ont tout simplement pas réussi à glaner le moindre point. Quatre matches, quatre défaites. Contrairement à leur confrontation face aux Lombards, le responsable Titou Hasni pourra compter sur la présence de Milan Leccese et d’Antoine Valero, revenus du Qatar après l’élimination de l’équipe de France U17 en quart de finale contre le Brésil (défaite aux tirs au but).

    Pour les Membres Peuple Bleu&Blanc Essential et Gold, la place est gratuite. Elle est disponible dans l’espace billetterie sur om.fr.Tarif grand public : 5 euros

  • Des Fosséens ambitieux reprennent les commandes de la Nationale 1

    Des Fosséens ambitieux reprennent les commandes de la Nationale 1

    Les victoires s’enchaînent et s’accumulent chez les basketteurs fosséens. Ces derniers, relégués en Nationale 1 à l’issue d’une saison passée calamiteuse en Pro B, ont repris du poil de la bête. En ayant totalement reconstruit l’effectif, sous la houlette de l’Alsacien Emmanuel Schmitt, ancien sélectionneur de la Suisse entre 2004 et 2008, les BYers se sont clairement donné les moyens de revenir sur le devant de la scène. Le retour du meneur de jeu bahamien Dominick Bridgewater (18,2 points de moyenne), formé au sein de la maison provençale, sans compter le recrutement de joueurs expérimentés comme le pivot Mounir Bernaoui (9,3 pts et 8 rebonds) et l’arrière Tom Dary-Sagnes (11,6 pts), ou d’anciens universitaires américains à l’instar du Nigérian Martins Igbanu (16,7 pts et 6,8 rebs) et de l’Américain Kareem Thompson (11,8 pts et 5 rebs), ont permis à Fos-sur-Mer d’être un sérieux concurrent pour la montée en Pro B.

    Invaincus à domicile

    Leurs deux seules défaites de la saison ont eu lieues à l’extérieur sur le parquet de Lyon SO lors de la deuxième journée, puis à Boulogne-sur-Mer pour le compte de la neuvième journée. Ils restent donc pour le moment invaincus à domicile, dans la Halle du Dr Henri Giuitta, avec une série de sept matches sans défaite. À mi-chemin de la saison régulière, les protégés d’Emmanuel Schmitt vont devoir rééditer la même partition s’ils veulent entrevoir le chemin qui leur fera remonter en Pro B.

  • Soprano au Dôme de Marseille pour son « Freedom tour »

    Soprano au Dôme de Marseille pour son « Freedom tour »

    Il aurait dû se produire le 11 octobre au stade Vélodrome. Mais des « raisons techniques » – la nouvelle pelouse du temple de l’OM installée l’été dernier n’aurait pas pu supporter un tel concert – l’en ont empêché. Qu’à cela ne tienne, Soprano et son équipe, bien que « dégoûtés », ont alors décidé d’organiser, en remplacement, deux nouvelles dates au Dôme de Marseille, mardi 25 et mercredi 26 novembre.

    Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Ces deux concerts s’inscrivent dans le « Freedom tour », du nom de l’album en trois parties sorti entre 2024 et 25, qui passera également par le Zénith de Toulon le 5 décembre ou encore l’Arena d’Aix-en-Provence, les 16 et 17 décembre.

    Du rap et de la pop

    Dans le premier volume de cet opus, sorti en mai 2024, Soprano se laissait aller à des chants empreints de liberté, très marqués par la patte de son compère et Mc, Youssoupha, avec lequel il a écrit certains titres tels que Facile à danser ou encore Papa dis-moi, apparaissant même à ses côtés dans un couplet de la chanson Bellingham.

    Au cours de la deuxième partie de l’album, intitulée Émancipation, Soprano fait étalage de ce qui constitue son ADN, témoignant de son maniement des mots, digne de la belle époque de son groupe originel des Psy4 de la rime. Les rappeurs Alonzo et Vicenzo y font d’ailleurs une apparition respective sur We are the champ et Ghostrider. Mention spéciale à Balles sur mesures, où le rappeur préféré des enfants renoue avec un rap martial qui rappelle ses débuts il y a 20 ans, déplorant un climat guerrier dans le pays et les méfaits des trafics : « Dans mon rez-de-chaussée, les p’tits sont diplômés en THC. Pas en HEC, ok, pas tous, je sais être positif, j’essaie. On lui dit va bosser, mais son bac +1 n’a rien exaucé. Exposé à l’argent facile depuis son balcon, la frustration a donné des armes à Franklin et Léon. » Autant de préoccupations qui ne sauraient pas non plus altérer la joie qu’il prodigue à des millions d’auditeurs, sur le modèle de la pop, comme l’illustre la dernière partie du disque, Renaissance. Toujours fidèle à son optimisme, comme le symbolisent les guitares gitanes de Quoi qu’il arrive, ça va aller.

    Places encore disponibles
    entre 38 et 74 euros. www.dome.marseille.fr

  • [Théâtre] « Jamais dormir » apprivoise l’imaginaire de la nuit

    [Théâtre] « Jamais dormir » apprivoise l’imaginaire de la nuit

    Le dispositif est plutôt simple mais efficace : au milieu de la scène, « un lit qui, tour à tour peut devenir navire, cabane, tapis volant », écrit Baptiste Amann, dans la note d’intention de Jamais dormir. À son bord, Thalia qui, du haut de ses huit ans, « raconte les mondes qu’elle fabrique la nuit avec sa tête pour échapper à la violence de son environnement », résume l’auteur et metteur en scène de cette pièce qui prend ses quartiers mardi 25 et mercredi 26 novembre sur la scène marseillaise du Merlan.

    Un spectacle destiné à un jeune public, une première, qui détonne dans l’œuvre de Baptiste Amann, lui que les spectateurs connaissent davantage pour ses fresques mêlant la petite histoire dans la grande comme Des territoires.

    Souffrance et beauté

    Porté par l’interprète Thalia Otmanetelba, seule en scène, Jamais dormir a été conçu, dixit Baptiste Amann, comme « un hommage rendu à l’imaginaire, aux petites filles qui débordent, à la nuit et son pouvoir fantasmagorique ». Capitaine de ce bateau voguant dans la nuit, la jeune fille embarque les enfants dans ses questionnements intimes. Selon son auteur, « un récit frondeur et aventurier, comme un échantillon des mille vies qui se réinventent dans le secret des chambres d’enfants que la souffrance a conduit à produire de la beauté », au cours duquel mât et autres couettes désamorcent les peurs enfantines les plus tenaces.

    Mardi à 19h30 et mercredi à 15h. Entre 3 et 15 euros.