Author: tecnavia

  • La ministre de la Santé soutient la protection de l’enfance à Aix

    La ministre de la Santé soutient la protection de l’enfance à Aix

    Une trentaine d’enfants sont accueillis sur le site de la Mecs d’Aix. En pleine tournée nationale menée aux côtés du président de l’Assemblée des départements de France, dans le cadre de son projet de loi sur la protection de l’enfance, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, est venue à la rencontre des professionnels de cet établissement géré par le Département et autorisé par l’Aide sociale à l’enfance (ASE).

    La ministre s’est également entretenue avec un groupe de jeunes hébergés sur le site. Le texte qu’elle défend prévoit notamment « des mesures sur le contrôle des antécédents judiciaires de tout adulte en contact avec des enfants », ainsi que « des mesures concrètes sur la protection de l’enfance pour permettre que les enfants soient moins institutionnalisés ».

    « à ce stade, poursuit la ministre, le texte est au Conseil d’état et doit ensuite être présenté en Conseil des ministres, à la fin du mois de mai. » Dans le département, ce sont près de 5 000 enfants qui sont confiés à l’ASE, rappelle-t-elle. « Les échanges ont été fournis pour voir comment, demain, on protège les enfants aussi, en apportant les financements à la hauteur des besoins. »

    Pour rappel, en 2022, l’Igas (l’Inspection générale des affaires sociales) a réalisé un contrôle du service d’aide sociale à l’enfance, pointant une situation critique dans le département. Récemment, deux unités de la Mecs Bois-Fleuri ont fermé fin 2025 à Marseille, tandis que le foyer éducatif Le Regain, à Avignon, a vu son activité suspendue par les autorités. « Là où il doit y avoir des enquêtes, il faut qu’elles aient lieu. Ensemble, regardons ce qui ne va pas et améliorons le système, on doit ça aux enfants », estime la Stéphanie Rist.

    À l’issue des échanges, Mickaël Roman, directeur du pôle protection de l’enfance de l’Association médico-sociale de Provence, confie : « On parle beaucoup de l’ASE avec des situations compliquées et on sait qu’il y en a, avec des enfants qui peuvent être proie ou otage. Mais, et la ministre l’a dit, il faut mettre l’euro là où il faut. » Et rappelle « qu’il y a aussi de très belles histoires qui s’écrivent au sein de ces établissements ». Pour autant, Mickael Roman attend que ces « nouvelles lois » donnent « plus de moyens aux acteurs, pas forcément financiers, mais plus de souplesse (…). Les acteurs de terrain sont prêts, il faut faire tomber les frontières et les silos institutionnels ».

  • L’association Surfrider a ramassé des kilos de déchets

    L’association Surfrider a ramassé des kilos de déchets

    Quand on aime la nature, plus que quiconque, on tient à la préserver. Surfrider, association fondée en 1990 par des surfeurs amoureux de l’océan, en a fait son credo. Engagée dans la lutte contre la pollution par les déchets (particulièrement plastiques), la préservation des écosystèmes aquatiques, et la gestion des risques côtiers face au changement climatique, elle s’emploie à travers différents moyens d’action (science participative, lobbying, art, éducation, etc.), mais aussi la participation citoyenne.

    Projet Retrace ! : une collecte à but scientifique

    C’est à ce titre que Surfrider a lancé le projet « Retrace ! », qui vise à fédérer des acteurs locaux (associations, structures éducatives, citoyens, etc.) autour de campagnes de ramassage de déchets. Derrière l’objectif de dépollution d’espaces naturels, celui de retracer la provenance des déchets, analysés et catégorisés puis intégrés dans une base de données, les transformant ainsi en informations stratégiques pour comprendre les mécanismes des pollutions et les localiser. Cela, pour pouvoir « alimenter nos plaidoyers politiques et exiger des actions concrètes pour préserver nos océans », soutient l’association.

    Samedi, environ 120 personnes ont ainsi participé à deux collectes organisées au mont Faron (en partenariat avec l’association des Chercheurs en herbe) et à la plage de la Gorguette à Sanary. Des dizaines de kilos de déchets ont été ramassés. Certains (mégots, canettes, bouchons) seront par ailleurs recyclés et revalorisés par des associations partenaires. De nouvelles actions se tiendront bientôt dans le département, notamment le 2 mai à la Seyne et le 30 mai près de l’Eygoutier, dans le quartier de la Rode à Toulon.

  • À Figuerolles, la ferme mêle pédagogie et bonnes pratiques

    À Figuerolles, la ferme mêle pédagogie et bonnes pratiques

    Les groupes d’enfants se succèdent à la barrière de l’étable. Il faut dire que le spectacle est impressionnant, et peu commun pour des minots ayant grandi en milieu urbain. Un ouvrier agricole attrape une brebis et l’assoit. Puis, en la tenant fermement, il retire les kilos de laine qui lui tiennent chaud avec le retour des beaux jours. « Ça lui fait mal ? », demande un garçon, inquiet. Mélanie, une animatrice de
    la ferme pédagogique de Figuerolles, le rassure : « Non, c’est comme quand tu vas chez le coiffeur. »

    Rien ne se perd,

    tout se transforme

    Les 36 bêtes (des mérinos et des mourerous) passent à la tonte une fois par an, pendant le printemps. « Elles ne partent pas en transhumance, donc elles n’ont pas besoin de lainage pour résister au climat montagneux, développe l’agente. Elles ont le poil court pour l’été mais ça a le temps de repousser pour les protéger des premières pluies de septembre. »

    Et pas de gâchis avec la toison ! « La ferme ne produit rien, elle a une visée pédagogique », rappelle Laurence Brünner, responsable de la structure devenue municipale en 1993. Mais elle reste adepte « des bonnes pratiques ». « La laine est réutilisée dans notre potager, où elle va piéger l’eau tout en ne la laissant pas s’évaporer, explique Mélanie. Ça va aussi protéger nos fruits et nos légumes du gel l’hiver ! »

    La ferme organise de nombreuses animations gratuites pendant les vacances. Ce mardi, les familles pourront par exemple découvrir l’écopâturage. Tout le programme est à retrouver sur le site de la Ville.

  • Des tauliers du hip-hop de Détroit à Marseille

    Des tauliers du hip-hop de Détroit à Marseille

    Le maestro du beat hip-hop, nourri au bon grain de la soul, Apollo Brown, ainsi que les Mc’s chevronnés Guilty Simpson et Journalist 103 sont de passage dans la salle marseillaise du Molotov, mercredi 22 avril. Si Detroit renvoie souvent à son passé industriel ou sa réputation criminogène, elle en a pourtant des choses à dire, en matière de musique. Cette ville du Michigan a largement eu voix au chapitre dans les circonvolutions mondiales de la note, aussi bien terre d’élection du label de musiques soul Motown dans les années 1960, que champ des possibles pour le rocker punk Iggy Pop, ou encore pour le père fondateur de la techno Juan Atkins, lors de la décennie suivante.

    Coupables

    Mais côté hip-hop, Détroit est loin d’être en reste, elle qui a enfanté à intervalles réguliers des rappeurs tels qu’Eminem ou le DJ-producteur, feu J Dilla. « Beats sombres et rugueux », résume le programme du Molotov, Appolo Brown s’est posé depuis la fin des années 2000 en digne héritier de cette tradition. Appolo comme une référence à Appolon, dieu des arts dans la mythologie grecque, et Brown comme le symbole de son amour pour le Godfather of soul. Un producteur de perles puisant dans la musique noire américaine qui sera accompagné à Marseille par le rappeur Journalist 103 et le Mc aux rimes drôles et crues Guilty Simpson, unanimement reconnu coupable d’un certain talent rythmique.

  • Les habitants d’un ancien camping sont dans l’illégalité

    Les habitants d’un ancien camping sont dans l’illégalité

    « On travaille pendant 40 ans pour s’acheter un chez soi pour la retraite et on se retrouve dans une habitation illégale, menacés d’expulsion. J’en ai fait une grosse dépression. » à Montlaux, au pied de la montagne de Lure, une cinquantaine de personnes se retrouvent en situation irrégulière depuis que le Conseil d’état a annulé, en 1995, l’autorisation d’urbanisme accordée à un promoteur qui avait repris l’ancien camping. Beaucoup d’entre elles n’ont découvert le caractère illégal de leur logement qu’après leur emménagement.

    « Onze jours après avoir acheté, on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de compteur, se rappelle Céline T., habitante et présidente de l’association syndicale libre. On ne nous avait pas dit que c’était des maisons irrégulières. On a bu les paroles de la notaire. »

    En raison de cette situation, les habitants, souvent précaires, se retrouvent sans abonnement ni facture d’électricité à leur nom. Ils disposent d’un compteur commun et doivent payer le tarif entreprise, beaucoup plus onéreux. « On est réduits à choisir entre manger ou payer nos charges. Avec nos retraites, c’est ingérable, résume Céline T. Quand il y a eu la flambée des prix de l’énergie, on a eu 10 000 euros de redressement. Si on habite dans des habitations légères de loisirs, c’est parce qu’on n’est pas riches. Pour la plupart, on est des retraités moyens. On a tous du mal à payer. » Du fait de l’irrégularité de leur situation, les résidents ne peuvent pas non plus bénéficier d’aides. « Si j’avais su, je n’aurais pas signé », lance Thierry, le mari de Céline T.

    Ils se disent par ailleurs très exposés aux risques et craignent de nouveaux départs d’incendie en cas de surchauffe. « Si vous allumez votre four, vous ne pouvez pas allumer votre lave-linge, il y a tout qui saute ou qui brûle », explique Céline T. Sa voisine, Véronique C., s’est retrouvée sans électricité pendant 19 jours, alors qu’un répartiteur avait brûlé. Cette dernière a même obtenu une autorisation d’extension pour agrandir son petit mobile home, alors même que son habitation est considérée comme illégale. « Si on doit être mis à la porte, j’habiterai dans la partie légale ! », lance-t-elle.

    Des travailleurs

    dans des caravanes

    Parmi les habitants, certains travaillent, mais doivent se contenter de vivre dans une caravane mal isolée et finissent le mois dans le rouge avec les charges exorbitantes à régler.

    L’ancien camping avait été racheté par un promoteur « véreux » dans les années 1980. Il y avait alors implanté des chalets, mobile homes et caravanes. Mais la commune avait attaqué l’arrêté préfectoral autorisant ces implantations et le Conseil d’État lui avait donné raison, sept ans plus tard. Entre-temps, les lots avaient été vendus en toute légalité et l’arrêté du Conseil d’État ordonnant la remise en état du terrain n’a jamais été appliqué.

    L’ancien camping compte 48 lots et 34 propriétaires. Une vingtaine de personnes ont leur résidence principale dans 14 de ces habitations, et environ 25 personnes les utilisent comme résidence secondaire. De plus en plus d’habitants viennent y vivre à l’année, en raison des prix peu élevés à l’achat.

    La situation est en cours de régularisation. Les habitants et la maire de Montlaux, Camille Feller (DVG), espèrent une résolution du problème d’ici un an. Les résidents se disent soutenus par la municipalité et les services de l’état.

  • Le comité d’alerte des finances publiques se réunit

    Le comité d’alerte des finances publiques se réunit

    « L’objectif est d’identifier suffisamment tôt d’éventuels dérapages et de prendre des mesures correctives rapidement », a expliqué au Parisien, samedi, le ministre de l’Économie Roland Lescure. Cette instance, lancée après d’importants dérapages du déficit public en 2023 et 2024, réunira à Bercy des parlementaires, représentants de la Sécurité sociale, des syndicats ou des collectivités locales autour des ministres de l’Économie Roland Lescure, des Comptes publics David Amiel, du Travail Jean-Pierre Farandou, de la Santé Stéphanie Rist et de l’Aménagement du territoire Françoise Gatel.

    L’an passé, cette structure s’était réunie deux fois : le 15 avril autour de l’ex-Premier ministre François Bayrou, qui avait alerté les Français sur le « piège » de la dette qui menace « la survie [du] pays », et le 26 juin pour annoncer un coup de frein supplémentaire de cinq milliards d’euros sur les dépenses publiques afin de tenir l’objectif d’un déficit de 5,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2025. Il s’est finalement établi à 5,1%, une bonne nouvelle dont le gouvernement s’est félicité fin mars. Mais la tâche reste ardue, alors que la guerre au Moyen-Orient bouscule l’économie française et entraîne « un renchérissement significatif du service de la dette », avec un coût de la crise « estimé aux alentours de 4 milliards » d’euros, a prévenu Bercy mardi.

    Et l’incertitude persiste, avec la situation au détroit d’Ormuz et face à l’envolée des prix de l’énergie. Le gouvernement maintient son objectif de 5% de déficit cette année et son engagement à le faire passer sous la barre des 3% en 2029, comme demandé par Bruxelles.

  • Iran : des pourparlers indécis avant la fin du cessez-le-feu

    Iran : des pourparlers indécis avant la fin du cessez-le-feu

    Une source proche du dossier a confirmé à l’AFP, ce lundi soir, ce départ imminent, alors qu’approche la fin du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril entre les deux pays ennemis, après plus d’un mois d’une guerre qui a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l’économie mondiale.

    L’ultimatum expire « mercredi soir, heure de Washington », a déclaré Donald Trump à l’agence Bloomberg, jugeant « très improbable » l’extension de la trêve. Elle devait s’achever en théorie dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran.

    Si les revendications américaines ne sont pas satisfaites d’ici là, « beaucoup de bombes exploseront », a ajouté le président américain, cette fois à la chaîne PBS, après avoir menacé plus tôt en avril d’anéantir « une civilisation entière ». L’Iran n’a pas « à ce stade » de « projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n’a été arrêtée à ce sujet », a fait savoir pour sa part le chef de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, mettant en doute « le sérieux » des États-Unis dans le processus diplomatique.

    Il a ajouté que la saisie d’un cargo iranien par les États-Unis dans le golfe d’Oman, leur blocus naval des ports iraniens et les retards dans la mise en œuvre du cessez-le-feu au Liban constituaient autant de « violations manifestes du cessez-le-feu ».

    À Téhéran, où les principaux aéroports ont rouvert lundi pour la première fois depuis plusieurs semaines, la vie a largement repris son cours, entre cafés bondés, sportifs et promeneurs en nombre dans les parcs.

    « Pas de lumière »

    Mais le fatalisme et l’épuisement semblent l’emporter chez les gens interrogés par une équipe de l’AFP basée à Paris. « Quoi qu’il arrive, les perdants sont le peuple iranien », soupire une biologiste de 30 ans qui ne donne pas son nom pour des raisons de sécurité.

    Lundi, les cours du pétrole étaient en forte hausse après le regain des tensions dans le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. Le détroit « doit rester ouvert », a insisté le président chinois Xi Jinping lors d’une conversation téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. M. Xi, cité par un média d’État, a également appelé à « un cessez-le-feu immédiat et global ».

    Selon plusieurs médias iraniens, une levée du blocus naval américain constituerait une condition préalable aux discussions avec Washington. Une question rendue plus compliquée encore par l’annonce, dimanche, de la saisie par la marine américaine du cargo Touska, battant pavillon iranien, à laquelle Téhéran a promis de « riposter bientôt ».

    Face au maintien du blocus américain, l’Iran avait annoncé samedi reprendre « le strict contrôle » du détroit, revenant sur sa décision de le rouvrir.

    Dans l’attente de possibles pourparlers, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche à Islamabad avec la multiplication de routes fermées, barbelés et barricades, ont constaté des journalistes de l’AFP.

    La délégation américaine doit être menée par le vice-président JD Vance, déjà présent le 11 avril pour de premières discussions à un niveau inédit depuis l’avènement de la République islamique en 1979, celles-ci s’étant conclues par un échec.

    En annonçant dimanche cette nouvelle session au Pakistan, le président Trump a affirmé offrir à l’Iran un « deal raisonnable » et qu’en cas de refus, « les États-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran ».

  • Les Dragons catalans ont été plus forts que les Bisons du SO Avignon

    Les Dragons catalans ont été plus forts que les Bisons du SO Avignon

    Le rêve avignonnais aura duré tout au long de la première période.

    Face aux Dragons catalans, favoris de la compétition, les Bisons du SOA ont fait mieux que se défendre. Ils ont pris l’initiative. Avec une entame tonitruante, sur le parquet de Vitrolles. Menant 12-0, sur deux essais signés Zittel, ils faisaient douter les Perpignanais. Mais ces derniers avaient de la ressource. Après avoir laissé passer l’orage, ils revenaient petit à petit dans le match. Pour finalement atteindre la pause sur un score de parité (20-20).

    Les Dragons prenaient pour la première fois l’avantage dès la reprise, grâce à Guttadoro. La réplique vauclusienne était immédiate par l’intermédiaire de Vargas. La muraille avignonnaise finissait par céder, avec trois essais rapides des Dragons. L’écart devenait trop conséquent pour des Bisons toujours aussi vaillants, mais désormais sans solution face à la tactique bien huilée des Dragons qui s’imposent au final 42-27.

    Engagement, intensité et suspense, cette finale de Coupe de France confirme la montée en puissance du pararugby à XIII. Si le SOA a longtemps rivalisé, les Dragons Catalans ont su faire parler leur expérience pour aller chercher le titre.

    Une rencontre aboutie, symbole du niveau et du spectacle offert par la discipline.

    À noter que les Dragons ont fait coup double, gagnant également le trophée Paly Moovin aux dépens de Décines sur le score de 78-34.

  • Une refonte dans l’intérêt du handball féminin français

    Une refonte dans l’intérêt du handball féminin français

    Tout chambouler pour repartir sur de nouvelles bases ambitieuses. Décidée en juin 2025, la refonte du championnat de France féminin de handball a dévoilé toutes ses modifications, il y a quelques jours. Passage à 13 clubs (au lieu de 14), plus de spectacle et surtout plus de suspense à tous les étages. Lutte pour le titre et pour les places européennes, bataille du maintien, chaque équipe aura quelque chose à jouer à l’issue de la saison régulière.

    Pour détailler la nouvelle formule, les phases finales seront partagées en trois morceaux, selon le classement après les 24 journées de championnat. Les quatre premiers se disputeront le titre, le 1er affrontant le 4e en matches aller-retour, alors que les 2e et 3e feront de même. Les deux vainqueurs batailleront pour remporter le championnat, également sur deux rencontres.

    Le principe est le même pour les places 5-8. Même système, mais, à la clé, une 5e place donnant accès à la Ligue européenne, la 2e des Coupes d’Europe. Ensuite, les quatre dernières équipes joueront les matches de la peur. La formation perdante sera assurée de retourner en D2F, échangeant sa place avec le champion de cette même ligue.

    Une formule propice

    aux surprises

    Présidente de la Ligue féminine de handball (LFH) et ancienne joueuse, Nodjialem Myaro justifie cette refonte qui se veut une évolution de la formule actuelle : « Avec ce nouveau format, chaque match comptera davantage et chaque équipe aura un rôle à jouer jusqu’au bout de la saison. Nous avons voulu construire une compétition plus lisible, plus intense et plus engageante, qui valorise à la fois la performance et la régularité. C’est une étape importante dans la structuration et le développement du handball féminin français, avec une ambition claire : renforcer l’attractivité de la Ligue Butagaz Énergie et continuer à élever son niveau sur la scène européenne. »

    Les phases finales ne sont pas une totale nouveauté dans ce championnat. Jusqu’à la saison 2022-2023, le top 4 se faisait déjà face pour le titre national. Dominée par Metz et Brest depuis une décennie, la Ligue Butagaz Énergie avait connu quelques surprises grâce à ce système. En 2019, Nice avait éliminé les Bretonnes en demi-finale avant de buter sur les Messines en finale. À l’échelon local, Plan-de-Cuques pourrait bénéficier de ces changements pour découvrir la Coupe d’Europe. Une place dans les 8 premiers placerait le HBPC à quatre matches de cette Ligue européenne. Les dirigeants se sont justement donnés jusqu’à 2027 pour y parvenir.

  • La mandoline continue de faire vibrer ses cordes à Marseille

    La mandoline continue de faire vibrer ses cordes à Marseille

    Instrument au fort ADN méditerranéen, la mandoline a connu son apogée entre les XVIII et XXe siècles à Marseille, notamment avec « l’immigration massive des Napolitains et Siciliens ». Un essor couronné par la création en 1921, a coutume de rappeler le fondateur du Mandol’in Marseille festival, Vincent Beer-Demander, « de la première classe de
    mandoline au monde au conservatoire de Marseille
    ». Une riche histoire réactivée par cette manifestation
    dont la 6e édition offre, le 30 juin, un prélude aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône, théâtre de Concertos en folie. Assurés par des solistes de l’Académie de mandoline et de guitare de Marseille, un répertoire aussi bien irrigué par Vivaldi, que Richard Galliano ou du compositeur Vladimir Cosma. « Nous allons fêter » ce musicien, 86 printemps et toujours actif, « dernier des grands dinosaures de la musique à l’image », prévient le directeur artistique du festival. Au menu, une soirée prévue le 3 juillet au conservatoire Pierre-Barbizet, en présence de ce chef d’orchestre et compositeur de musiques de films comme Le grand blond avec une chaussure noire, Les aventures de rabbi Jacob, ou encore L’as des as. Après une « conversation » avec le public à 19h, Vladimir Cosma assistera ensuite à un programme de trois de ses « créations récentes pour la mandoline », interprétées par l’Orchestre de chambre de Marseille ainsi que des élèves et professeurs des conservatoires de Marseille et d’Aubagne. Ce même conservatoire sera officiellement baptisé, le lendemain, du nom du compositeur de la musique de La gloire de mon père.

    Sauvée par une impro

    « Avec un succès populaire qui s’étoffe d’années en années », estime Maxime Vagner, directeur délégué de la compagnie VBD & Co qui porte le festival, « le pari de faire de Marseille une capitale de la mandoline est réussi ». Parmi les autres propositions de cette manifestation attendant « 2 500 spectateurs », on notera une « carte blanche » donnée au trio de Sam Karpienia, qui répand son répertoire occitan et français au rythme de la mandole algéroise. Le Musée d’histoire de Marseille abritera quant à lui, le 6 juillet, 1789. « Entre humour et virtuosité », situe Laure Soutenet, administratrice du festival, une création mettant aux prises le mandoliniste Vincent Beer-Demander et la violoncelliste Marine Rodallec. Tous deux font revivre une correspondance entre « Louis-Philippe d’Orléans, duc de Chartres et grand protecteur des mandolinistes » qui « vota la mort du roi et fut lui aussi guillotiné pendant la Révolution française » et la marquise Hélène de Montgeroult, « brillante musicienne et compositrice qui n’échappa à la guillotine qu’en improvisant au pianoforte des variations sur la Marseillaise devant le tribunal révolutionnaire ».