Author: tecnavia

  • Ligue des champions : les supporters de l’OM sont dans la place en Belgique

    Ligue des champions : les supporters de l’OM sont dans la place en Belgique

    Il est 11 heures, place du Jeu-de-Balle. Une personne, maillot floqué au nom de Balerdi, se réfugie chez «Le Marseillais». De loin, il a repéré une patrouille de police, descendant la rue Blaes. « Ouf, c’était moins une ! » Hervé a échappé à ce qui aurait pu le conduire en garde à vue, pour non-respect des règles vestimentaires édictées par le bourgmestre de Saint-Gilles.

    « C’est stupide, cette décision. Je ne comprends pas notre bourgmestre. Il n’a rien compris aux liens d’amitié entre notre club et Marseille. » Maillot de l’US Saint-Gilloise sur le dos, Emeline est une amie de Hervé, figure de la pétanque dans son fief de Lunel-Vieil et supporter de longue date. « Nous vivons une passion commune pour le football, l’OM et Saint-Gilles », commente ce dernier.

    Ils ne sont pas les seuls à défier la loi. Au «Marseillais du jeu de balle», devenu le quartier général des supporters sans billet, ils trouvent un endroit pour patienter. Faire connaissance et regarder le match sur écran géant en soirée. Anthony et ses potes sont de Uchaud. Ils croisent Hamed. « Je viens du Portugal et je cherche un billet », bredouille-t-il. Quand il apprend qu’il lui faudra retourner en France, vers Lille, pour trouver son sésame, il se résigne. «Tant pis, je regarderai le match ici. »

    Même décision pour ce groupe de la Vieille Garde. « Nous avons tenté le coup. Mais, il est impossible d’avoir des billets. Nous aurons droit à l’ambiance dans les bars », soupire Gilles.

  • Alternante, mais menacée d’expulsion à Avignon

    Alternante, mais menacée d’expulsion à Avignon

    « Je suis une battante, pas une menace. Je veux juste travailler », confie avec le sourire, mais le regard inquiet, Fatou*. Cette Ivoirienne de 18 ans est sous le coup d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), depuis quelques semaines, car elle représenterait « une menace pour l’ordre public ».

    Pourtant, aujourd’hui, elle est en contrat d’alternance dans une entreprise vauclusienne tout en suivant un cursus, une semaine par mois, à Marseille. Et craint de se retrouver à nouveau bloquée dans un pétrin administratif. « J’ai peur de la réaction de mon patron, mais je vais être obligée de lui dire à un moment donné. Alors que tout se passe bien et que je peux potentiellement signer un CDI d’ici les prochains mois », déplore-t-elle avec amertume, ajoutant qu’elle a besoin de ce job pour valider sa formation avec des examens en janvier.

    Elle dit avoir fui son pays d’origine car elle aurait été mariée de force à un homme bien plus âgé qu’elle, qui la battait et abusait d’elle sexuellement. C’est sa tante qui a organisé son départ pour la France. Un long périple à travers le Mali, l’Algérie, la Tunisie et l’Italie, avant d’arriver finalement à Paris. S’en sont suivis des allers-retours dans des hébergements précaires, entre foyers, associations et parfois même la rue. C’est donc dans la bâtisse de l’association Rosmerta, à Avignon, que la jeune femme vit désormais.

    Action en justice

    Alors qu’elle « rêve de travailler un jour à l’hôpital », depuis le décès de son père quand elle était toute jeune, Fatou ne sait pas encore si elle doit retourner dans son pays d’origine, où elle craint d’être à nouveau confrontée à l’homme abusif qu’elle dit avoir quitté à ses 16 ans.

    Un référé de mesure utile a été déposé par l’avocate de l’association pour suspendre l’OQTF, « ce qui lui permettrait de récupérer un récépissé à la préfecture. Et donc de continuer le travail et d’aller au bout de son contrat sans trop de soucis », confie Jenny Prager, membre de la commission juridique de l’association. Une procédure qui prendrait un à deux mois.

    Du côté de la préfecture de Vaucluse, contactée par La Marseillaise, on assure que les OQTF sont prises « si la personne ne répond pas aux conditions d’obtention d’un titre de séjour définies par la loi ou si elle trouble l’ordre public ». Interrogé sur la question, le préfet Thierry Suquet a toutefois estimé que s’il y a un enjeu lié aux métiers en tension, une régularisation peut être envisagée. « S’il y a une impossibilité à vous reconduire, on peut regarder au titre du travail un maintien sur le territoire  », assurait-il. En 2025, la préfecture a émis 1 565 mesures administratives liées au droit du séjour des étrangers.

  • Avignon : les agents territoriaux lèvent leur préavis de grève

    Avignon : les agents territoriaux lèvent leur préavis de grève

    Il n’y aura pas de grève ni rassemblement prévu ce mardi matin devant l’Hôtel de ville d’Avignon. L’intersyndicale (CFDT-CGT-FO-Fédération autonome des agents territoriaux) a levé le préavis de grève illimité déposé depuis jeudi dernier après s’être mis d’accord avec la Ville quant à une revalorisation salariale (Rifseep).

    « Nous avons obtenu la revalorisation de tous les agents de catégorie C, à l’exception des encadrants qui faisaient partie de la deuxième phase du réexamen du Rifseep prévue en 2026 », indique l’intersyndicale dans un communiqué. Le point bloquant jusque-là était que seulement 60 % des agents étaient concernés par cette augmentation.

    « Sur l’enveloppe des 300 000 euros prévus pour 2025 et autant en 2026 nous avons ponctionné sur celle de 2026 où il restera environ 170 000 euros », détaille Claude Nahoum, le Premier adjoint. Plus de 1 000 agents vont ainsi voir leur fiche de paye augmenter de 15 à 80 euros selon les postes. « Les 132 Atsem [agents des écoles maternelles], qui avaient un petit Rifseep à 160 euros, vont prendre 80 euros supplémentaires avec une rétroactivité sur 9 mois, et ce juste avant Noël », se félicite Nicolas Garcia (FO).

    L’intersyndicale a joué la prudence, acceptant « à contre-cœur, l’arbitrage du cabinet du maire qui menaçait de supprimer l’enveloppe budgétaire de 300 000 euros et de la rétroactivité de 9 mois à laquelle les agents auraient pu prétendre ». « On n’a pas voulu prendre de risque », concède Nicolas Garcia qui ne digère tout de même pas la méthode. Cet accord sera conclu ce mardi matin en comité social technique (CST).

  • Nîmes se pare de vert et d’or pour Noël

    Nîmes se pare de vert et d’or pour Noël

    Moment phare de ce début de saison, les projections monumentales seront visibles du 4 au 7 décembre, chaque soir de 18h à 21h. Tour de l’Horloge, musée du Vieux Nîmes, église Saint-Paul et horloge du lycée Daudet se transformeront grâce aux créations d’ID Scènes.

    Le samedi 13 décembre, la ville accueillera Verne, un spectacle aérien gratuit où un ballon géant embarquera Jules Verne et cinq scientifiques dans un voyage poétique. Le 24 décembre, la traditionnelle parade réunira sept chars illuminés et plus de 150 figurants. Dès le 19 décembre, le village polaire prendra place sur le parvis des Arènes, avec patinoire écologique et chalets gourmands. Manèges, grande roue, marché, petit train, déambulations d’art de rue et boîtes aux lettres du Père Noël compléteront le programme. Une édition 2025 riche et festive, fidèle à la tradition nîmoise.

  • À Montpellier, l’espace Bagouet met la médecine à l’honneur

    À Montpellier, l’espace Bagouet met la médecine à l’honneur

    Sélectionnée par la Ville de Montpellier dans le cadre d’un appel à projets, l’artiste sud-coréenne Mona Young-eun Kim présente une nouvelle exposition à l’espace Dominique-Bagouet rénové. Intitulée « La prophétie est une mémoire, la croyance est synthétique », celle-ci fait dialoguer les archives de la Ville concernant la médecine avec une vision contemporaine des questions médicales. Manuscrits médiévaux et documents fac-similés répondent aux images conçues par l’Intelligence artificielle (IA). « Elle a choisi de générer un récit à partir de l’évolution du corps en fonction de sa capacité à ingérer du plastique. C’est une préoccupation scientifique actuelle », détaille Marie-Caroline Allaire-Matte, commissaire de l’exposition. Une préoccupation faisant écho à celle observée par les médecins du Moyen-Âge lors des débuts de la chirurgie, des autopsies.

    Une manière de questionner le public sur le futur. « Son récit dystopique se base sur un fait objectif : manger du plastique. C’est comment la fiction se nourrit du réel et comment la fiction va engendrer une réflexion sur l’avenir de la condition humaine », poursuit la commissaire de l’exposition. Sans oublier de le mettre en perspective avec le passé, d’où le nom de l’exposition « la prophétie est une mémoire ». « On ne peut comprendre notre avenir et l’anticiper que quand on regarde ce que l’on sait déjà, c’est-à-dire la capacité que l’on a à mémoriser toutes les archives qui ont conditionné l’apprentissage de la science. »

    L’autre partie de l’exposition, « la croyance est synthétique », se concentre sur une vidéo réalisée par l’artiste dont 80% générée par l’IA, où un homme ingère -encore- du plastique et se transforme en quelque chose de monstrueux. « Cela montre également que la croyance ne se fait plus en dieu ou en une religion mais la croyance dans le progrès des outils numériques qui nous accompagnent tous les jours. La science est venue se substituer à une croyance religieuse », observe Marie-Caroline Allaire-Matte.

  • Hérault : bientôt une appli pour détecter le paludisme ?

    Hérault : bientôt une appli pour détecter le paludisme ?

    « Je trouvais l’application PlantNet [permettant l’identification de plantes à partir de photos, Ndlr.] géniale. Je me suis demandé si je pouvais appliquer ça à mon domaine de recherche où nous sommes amenés à faire des diagnostics d’infection au plasmodium, le parasite qui cause le paludisme », rembobine Grégoire Pasquier, praticien hospitalo-universitaire au laboratoire de parasitologie-mycologie au CHU de Montpellier. C’est ainsi que le chercheur planche, depuis 2021, sur Plasmo detect, une application pouvant identifier le type de parasite causant le paludisme en prenant une photo d’un frottis sanguin.

    « On a une base de données de 30 000 photos de frottis sanguins sur lesquels il y a différentes espèces de paludisme. Nous nous sommes focalisés sur l’identification de l’espèce de parasite, [une des étapes du diagnostic du paludisme, Nldr.]. Selon l’espèce de plasmodium – cinq peuvent infecter l’homme – ce n’est pas le même traitement. Nous avons annoté les images en fonction des globules rouges infectés. Nous avons ensuite entraîné un algorithme qui peut différencier les différents parasites », détaille Grégoire Pasquier. L’application peut détecter en temps réel l’infection et définit la bonne espèce dans 80% des cas. « L’objectif serait d’atteindre 90%, le niveau 1 des critères du manuel qualité de l’OMS », reprend le chercheur. Ce qui garantirait la qualité de la prestation réalisée en laboratoire. Une aubaine pour la médecine, d’autant que « certains espèces ont des formes parasitaires latentes au niveau du foie, sur lesquels les traitements habituels ne marchent pas et nécessitent un second traitement pour soigner le patient », note Grégoire Pasquier.

    Surtout, Plasmo detect permettrait de venir en aide aux centres en Afrique subsaharienne, qui concentre la majorité des cas de paludisme des 2,6 millions de personnes infectées chaque année dans le monde pour 600 000 décès. « Là bas, ils ne sont pas toujours formés à lire des frottis sanguins pour détecter le paludisme. » Cela permettrait une prise en charge plus rapide des patients.

  • [Entretien] Vincent Bouget : « Je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite »

    [Entretien] Vincent Bouget : « Je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite »

    La Marseillaise : Jeudi 11 décembre, a lieu la restitution publique des réponses au questionnaire de « Nîmes en commun » auxquels ont répondu plus de 3 000 habitants. Pourquoi cette démarche ?

    Vincent Bouget : C’est une des étapes de la construction politique que nous avons engagé il y a un an maintenant et qui consistait à changer de perspective dans une campagne électorale. C’est-à-dire qu’au lieu d’arriver avec des propositions soumises au choix des électeurs nous avons d’abord souhaité écouter les habitants de la ville. Quels étaient les sujets qui les préoccupaient le plus ? Les objets de débats, de controverses, les problématiques essentielles pour eux. Cela a été la première partie du travail, jusqu’en juin.

    Ensuite, à partir des problématiques et des controverses qu’on avait identifiées nous avons essayé de voir quelles étaient les priorités et les réponses à apporter. Dans les sujets de débat qui avaient été posés – le cadre de vie, la question de la réussite économique ou sociale, la question de la démocratie, du rôle du politique – il n’y avait pas toujours les mêmes priorités émises par les uns et les autres dans la population. On voulait avoir l’émanation la plus fidèle possible de là où en était la population nîmoise.

    La Marseillaise : Ces réponses
    vont-elles charpenter le programme de «
     Nîmes en commun » ?

    V.B. : Ce questionnaire vise à la fois à quantifier les sujets et à dégager un certain nombre de priorités telles qu’elles sont pensées par les habitants. Elles peuvent, des fois, nous percuter ou ne pas être dans nos façons de penser ou de faire. Mais on doit répondre aux questions telles qu’elles sont posées et pas telles qu’on imagine qu’elles devraient l’être ! Souvent, on a l’impression d’avoir la science infuse et des propositions qui peuvent être crédibles mais qui ne rencontrent pas d’écho parce qu’on arrive pas en entrer en dialogue avec la population.

    L’enjeu de la soirée du jeudi 11 décembre est d’affiner le projet et de dégager les priorités du prochain mandat : priorités opérationnelles, dans le temps, de voir par quoi on commence et de quelle manière. Après, nous ferons des choix politiques. L’objectif est de présenter publiquement soit fin janvier ou début février la liste et le programme.

    Le nombre de questionnaires
    à analyser est impressionnant…

    V.B. : Oui, nous avons plus de 3 000 questionnaires remplis, essentiellement « papier ». Ce n’est pas le questionnaire en ligne qui a le mieux marché. C’était une volonté parce qu’un questionnaire « papier » permet la rencontre. Cela nous a permis de nous déployer dans la ville et d’aller échanger avec les habitants. Et cela a permis à des habitants de se retrouver dans un appartement ou dans un marché pour engager une discussion. Notre volonté, depuis le début, c’est vraiment de retrouver les voies de la discussion et de la délibération collective. Parce ce que dans nos sociétés ces espaces démocratiques existent de moins en moins et sont mis à mal. Le monde politique est déconnecté parfois du débat.

    La volonté est de dialoguer, d’échanger, confronter des idées et de faire que les gens se reparlent. Quand on crée les cadres du débat, on s’aperçoit que non seulement les gens ont envie et besoin de s’exprimer mais, qu’en plus, cela se passe bien. Partout depuis le début, on a trouvé des gens prêts à s’écouter. Tout cela avec un collectif de trois cents personnes qui nous permet d’être dans tous les quartiers.

    Comment va se constituer la liste qui va incarner Nîmes en commun ?

    V.B. : Nous sommes un collectif soutenu et investi par la quasi totalité des partis de gauche [sauf la FI, Ndlr.], et des propositions de candidatures émaneront des forces politiques mais pas que. Notre objectif est d’avoir une liste représentative de ce que nous sommes, c’est-à-dire à la fois un mouvement qui est soutenu par des organisations politiques et un mouvement ancré dans la ville avec des personnalités engagées aux profils différents. Il faut qu’on soit à l’image de la gauche et à l’image de la ville. Ensemble, on va porter un message dans ces élections. Car nous sommes à la croisée des chemins dans cette ville. On ne pouvait pas se résigner à ce qu’une minorité de personnes s’engagent dans les élections juste pour mettre un bulletin dans une urne. Parce que ça, c’est le risque de laisser la place à des discours qui vont s’appuyer sur la division, la méfiance des uns vis-à-vis des autres. « Nîmes en commun » c’est dire : On construit ensemble. On n’est pas d’accord sur tout – à gauche c’est le cas – on a des différences et on a fait le pari que nos différences nous enrichissent et que la diversité est un atout. On veut être l’équipe de toute la population.

    En fait, vous êtes le véritable antidote à l’extrême droite RN ?

    V.B. : Face à la division, il faut faire du commun et je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite. Si on veut faire reculer le terreau sur lequel se nourrit l’extrême droite, c’est aussi en proposant un espace démocratique, apaisé, dynamique qui permet aux gens de se reparler. Parce que c’est quand on ne se parle plus que l’on cherche des boucs émissaires, qu’on a de la frustration. Mais cela ne suffit pas. Il y a aussi des réponses économiques et sociales qu’ils nous faut apporter.

    On a vocation, quand nous serons aux manettes après mars, à continuer cette méthode participative tout en apportant des réponses concrètes aux difficultés qui sont posées immédiatement et des choses qui nous permettent de se projeter.

    Si on ne se projette pas collectivement, soit on fait du chacun pour soi, çà c’est la ville libérale où les intérêts particuliers priment sur le collectif. Soit on fait du tous contre tous, çà c’est les forces de l’extrême droite qui divisent la population. Soit on regarde ensemble, on se parle et on fait du commun.

    Bouget en tête au premier tour

    Selon un sondage, Vincent Bouget arrive en tête du premier tour des élections municipales du 15 mars 2026, devant le Rassemblement national. Réalisée par Le Réveil du Midi et l’Institut Quorum, l’enquête crédite Vincent Bouget de 28% et le candidat de l’extrême droite (pas désigné) de 27%. La droite pointe en 4e et 5e position avec 22% pour Franck Proust et 8% pour Julien Plantier devancé par les 9% de Valérie Rouverand (Ren). La FI obtient 6%. Le scrutin est ouvert avec une dynamique à gauche incarnée par « Nîmes en commun ».

  • Youth League : les U19 ont un mince espoir de qualification

    Youth League : les U19 ont un mince espoir de qualification

    Il y a encore quelques semaines, il n’était pas évident de voir l’équipe moins de 19 ans de l’OM capable de se qualifier pour les phases finales de la Youth League. Avec trois revers en trois rencontres, les espoirs de franchir ce premier tour étaient réduits au minimum, mais les deux derniers matches ont apporté un brin d’optimisme. Un point pris contre l’Atalanta puis un succès face à Newcastle. Quatre points seulement et pourtant, se qualifier est encore possible.

    Ce mardi, la victoire est impérative sur la pelouse de l’Union Saint-Gilloise, mais il faudra aussi zieuter vers les autres terrains, en particulier celui de Monaco. L’ASM est actuellement la dernière équipe qualifiée et doit s’incliner contre Galatasaray pour que les jeunes Olympiens puissent croire en un avenir européen. Un espoir mince, car il faudrait aussi des contre-performances de la Juventus, du Napoli et du PSV.

    Antoine Valero, clé de la victoire ?

    Le groupe de Lassad Hasni va jouer sa chance à fond et peut compter sur un jeune homme en forme : Antoine Valero. Sept buts en U19 Nationaux cette saison, un appel en équipe de France U18 et des prestations consistantes dans cette Youth League. Une victoire passera sans doute par une performance de l’attaquant aux cheveux longs. En face, les Bruxellois restent sur trois matches sans victoire en compétition européenne. La dynamique est marseillaise, reste à la conserver pour boucler convenablement cette phase de ligue.

  • [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    La Marseillaise : Vous étiez présent vendredi au Cercle de Saint-Barnabé pour présenter les événements que vous organisez en Corse et en Espagne. Êtes-vous toujours aussi compétiteur malgré tout ?

    Claudy Weibel : Je suis un peu en transition, j’avoue que j’ai décidé cette année de me retirer de l’équipe nationale belge. Bizarrement et psychologiquement, j’ai l’impression que tout s’arrête. Je ne pensais pas que ça allait faire un effet comme ça, mais j’étais décidé et je ne reviendrai pas sur ma décision. Du coup, ça me vieillit un peu, je deviens nostalgique des super moments que j’ai vécus, notamment ceux en Moselle à Metz Ronde Pétanque avec Serge Sala. Mais aujourd’hui, je porte une autre casquette, celle d’organisateur, parce que j’ai une société événementielle qui s’appelle Pétanque Events depuis dix ans maintenant. Personne ne le sait spécialement, parce qu’on me voyait encore comme un joueur. Ce nouveau rôle ne m’a pas effacé du milieu de la pétanque, mais tout doucement, je me suis retiré des grosses compétitions, et comme je ne suis pas trop demandeur, on me voit de moins en moins.

    Vous avez récemment annoncé votre retraite internationale. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

    C.W. : C’est un peu de ne plus être avec les anciens, les potes, les amis avec qui on a tout gagné (« Dédé » Lozano, Jean-François Hemon, dit « Tichon » et Michel Van Campenhout). Progressivement, on a arrêté de jouer ensemble et il y a des nouveaux qui sont arrivés. C’est difficile à recréer une très belle entente. Je pense que le niveau a vraiment monté dans les autres nations, et puis j’ai perdu un peu de motivation. En plus, on a fait un fiasco cette année au championnat d’Europe et ça a vraiment agi comme un déclic en moi. Je me suis dit que c’était le moment. En plus, Gustave Muntz, qui a toujours été mon coach, mon sélectionneur, et qui est devenu un ami, a lui aussi cédé sa place. J’arrête en même temps que mon coach avec qui j’ai tout vécu.

    On fête cette année les dix ans de votre titre de champion du monde tête-à-tête, où vous êtes comme on dit à Marseille « à jamais le premier ». Est-ce le plus beau titre à vos yeux ?

    C.W. : J’ai été au Luxembourg, j’ai été champion de Luxembourg. J’étais en Belgique, j’étais champion de Belgique. J’étais en France, j’étais champion de France. Je pense que chaque étape a été importante. Mais le Graal, c’est quand on a été pour la première fois champion du monde, parce qu’on tournait autour depuis plusieurs éditions. Par contre, quand j’ai été champion du monde en 2015, il faut savoir que ma sélection a vraiment été remise en question, que ce soit par la fédération, par mon entourage et par mes sponsors de l’époque. Et quand je réussis à gagner ce titre en ayant battu en 8e de finale le joueur qui avait fini premier des groupes, puis enchaîner avec Dylan Rocher, Diego Rizzi, puis une finale mémorable et phénoménale face à Sami Atallah, c’était incroyable. J’ai souvent dit que je suis né sous une bonne étoile. Ce titre a été émotionnellement pour moi, le plus beau, parce qu’il était improbable.

    Parmi les grandes compétitions, on ne vous associe plus aux Masters qu’au Mondial La Marseillaise à pétanque…

    C.W. : Je n’ai strictement rien contre La Marseillaise, au contraire, j’aime y participer, mais ce n’est pas mon but premier. Mais quand j’y vais, j’y vais vraiment avec le plaisir. J’y suis toujours allé avec des amis, je n’ai pas vraiment fait des grosses séries. J’ai souvent joué avec des amis ou des sponsors, mais j’y suis allé dans un esprit ultra-convivial, c’est-à-dire que je prends mon apéro, je bois mon petit pastis, avec cet état d’esprit marseillais. Il va peut-être y avoir du changement maintenant, avec le changement de direction, peut-être avec des autres idées, peut-être avec du renouvellement. Peut-être que ça va monter en gamme, peut-être que ça va faire plus une grosse compétition pour les gros joueurs, plutôt que la masse. Mais, là, comme je ne vais plus faire les championnats du monde, comme je ne fais pas trop de nationaux, il est clair que l’année prochaine je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant, et surtout avec une très bonne équipe.

  • Cédric, un cœur marseillais qui bat au pays des Marolles

    Cédric, un cœur marseillais qui bat au pays des Marolles

    Place du Jeu de Balle, son bar est un véritable rayon de soleil.

    Au cœur des Marolles, dernier quartier populaire de Bruxelles, Cédric Uttwiller et son associé ont su fédérer la passion du football pour deux clubs, L’OM, et l’Union Saint-Gilloise. « Depuis que nous sommes là, c’était un doux rêve que nos deux clubs se retrouvent en coupe d’Europe », explique-t-il.

    La nouvelle formule de la Ligue des Champions a permis que ce rêve s’exauce. « Dès le tirage, ça a été la folie ici. Les habitués sont venus se renseigner sur les billets, réserver leur écharpe souvenir. Et les plus anciens ont ramené leurs souvenirs. » Car ce mardi, ce ne sera pas la première fois que Marseillais et Saint-Gillois seront opposés.

    « C’était en 1961. À cette époque, l’Union, c’était le club belge. Et l’OM n’avait pas fait le poids », rappelle Cédric. Aujourd’hui, « Saint-Gilles, c’est le club des copains qui aiment le vieux foot belge ».

    Pour ces retrouvailles, il ne sera pas au stade ce soir. « C’était trop compliqué pour les places. Et pour les supporters de l’USG, c’est un petit dilemme. Car ironie du sort, un des fondateurs du groupe, c’est Antonin, qui est Marseillais. »

    En effet, les trois-quart des membres de son club de supporters belges, les Union Bhoys, sont aussi supporters de l’OM. Certains vont régulièrement au Vélodrome. Son bar, au nom prédestiné (Le Marseillais du jeu de balle), sera une annexe du Parc Astrid, où l’USG a dû se délocaliser car son stade n’est pas aux normes européennes. « La plupart des habitués seront avec nous, pour vivre le match autour d’un bon pastis [il en a jusqu’à 90 à sa carte, Ndlr] et je mise sur une victoire de l’OM », confie Cédric.

    Il espère « que nous allons enfin voir l’OM de nos rêves. Un OM qui sait se faire respecter et pas celui de Madrid ».