Author: tecnavia

  • Le PCF du Rove prêt pour le combat

    Le PCF du Rove prêt pour le combat

    Les communistes du Rove attaquent 2026 de pied ferme. Entre élections municipales à venir et situation internationale, les militants ont répondu massivement présents pour la traditionnelle cérémonie des vœux de la section du PCF de la ville. Elle a rassemblé près de deux cents personnes, vendredi soir, à la salle des fêtes Lanteri, qui était comble pour l’occasion.

    Au nom des communistes rovenains, Michel Bartoli, l’un des secrétaires de section, a prononcé une allocution marquée par un ton combatif et déterminé. Une prise de parole qui s’inscrit évidemment dans une année d’échéance électorale plus qu’importante pour la commune. D’où la confirmation par le maire communiste de la ville, Paul Sabatino, que la liste de rassemblement de la gauche et des citoyens qu’il conduira sera largement renouvelée et rajeunie. Pour rappel, ce dernier a pris le relais de l’emblématique Georges Rosso en mars 2025, avant son décès quelques semaines après.

    Cette dynamique s’est d’ailleurs poursuivie, le samedi matin, avec plus d’une cinquantaine de militants rassemblés devant la mairie pour distribuer, dans les 2 800 boîtes aux lettres de la commune, le courrier de candidature de Paul Sabatino annonçant la présentation officielle de la liste « Continuons ! », qui se tiendra le 6 février. De quoi lancer les hostilités pour l’élection.

    Enfin, notons qu’au cours de la soirée la section du Rove a remis un chèque de soutien de 500 euros au journal La Marseillaise.

  • Amine Kessaci est candidat aux côtés de Benoît Payan

    Amine Kessaci est candidat aux côtés de Benoît Payan

    Un soir tout particulier… Tout sourire devant la foule qui a envahi l’Après M à Sainte-Marthe (14e), Amine Kessaci (EELV) est venu, ce lundi 26 janvier, se porter candidat aux municipales aux côtés du maire DVG sortant de Marseille, Benoît Payan. « Oui à une vie meilleure, c’est ce que l’équipe du Printemps marseillais a porté. Il y a une volonté de dire que notre ville est généreuse et unie. Il était évident pour moi de dire que Marseille doit être vitrine de la lutte contre le narcotrafic. On portera cet accompagnement des familles de victimes. Je dis : Debout ! Et on y arrivera », lance le jeune homme.

    Après avoir perdu son petit frère, Mehdi, assassiné par un commando le 13 novembre dernier, alors que son aîné avait été retrouvé en 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture, le fondateur de l’association Conscience avait promis de ne pas lâcher son combat contre le narcotrafic. À la suite de son soutien au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, puis à Magali Brunel (PS), candidate de la gauche et des écologistes à Toulon, il s’engage encore plus franchement pour et dans sa ville.

    « Pour Amine, ce n’est pas rien. C’est avec beaucoup de respect que nous avons décidé d’engager ce chemin ensemble », a déclaré, ému, Benoît Payan. Et de revenir sur les engagements du Printemps « dans la conviction que nous devrions protéger les Marseillaises et les Marseillais, mais aussi les rassembler, quelle que soit leur couleur de peau, quel que soit leur quartier. »

    « Je suis ici pour dire

    qu’on ne se résignera pas »

    Sous les bravos, en présence de sa mère, de ses sœurs et de la plupart des adjoints au maire, celui qui donne un coup d’accélérateur à une campagne atone, avec son combat à la résonance internationale, a martelé sa volonté de rester « debout » comme il l’avait fait lors de la marche blanche en hommage à son frère Mehdi.

    « Je suis ici pour dire qu’on ne se résignera pas. Nous avons su nous lever par milliers pour dire non, mais surtout pour dire oui à la paix, oui à la justice, oui à une vie meilleure. C’est ce que l’équipe municipale du Printemps marseillais a porté, tout au long de ses six années », enchaîne Amine Kessaci. Une majorité qui a agi selon lui « pour l’égalité, pour l’équité des territoires, pour les transports, pour l’école. Et comme le disait Nelson Mandela, l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ».

    Son ennemi premier : l’extrême droite, contre laquelle il avait déjà bataillé aux législatives de 2024 sous la bannière du Front populaire, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône. Il avait alors perdu de 835 voix son duel, au second tour, contre Gisèle Lelouis (RN). « Un engagement naturel » insiste-t-il, tant il était évident pour lui « de dire que jamais Marseille ne tombera aux mains des extrémistes. Jamais Marseille ne sera dirigé par le Rassemblement national. Ce n’est pas possible ».

    Le désormais candidat n’a pas manqué non plus de remettre sur l’ouvrage la charte du relogement des familles de victimes du narcotrafic avec les bailleurs sociaux. Il en est persuadé, « Benoît Payan sera le premier maire à la signer ».

    La force d’un destin.

    La sécurité, mantra de Martine Vassal

    La candidate de la droite et du centre à la Ville de Marseille a clairement fait de la sécurité un de ses thèmes favoris, bien avant la campagne, quitte à empiéter sur les plates-bandes du RN. Martine Vassal propose de créer une Brigade anticriminalité (BAC) municipale et de faire du centre-ville un lieu d’expérimentation de l’intelligence artificielle, avec « des drones et la police présente ». Le recours à la vidéosurveillance serait également renforcé. Celle qui est déjà présidente de la Métropole a, par ailleurs, déjà armé les 99 agents du Groupement d’assistance et de protection de la RTM de matraques et de bombes lacrymogènes. « La sécurité est la première de nos libertés », a-t-elle martelé.

  • La justice clôt l’ère Bompard à Orange, et après ?

    La justice clôt l’ère Bompard à Orange, et après ?

    À Orange, l’adage « tel père, tel fils » n’a jamais été aussi bien porté chez les Bompard. Comme son père Jacques, Yann est donc condamné par la justice et rendu inéligible alors qu’il occupe les fonctions de maire. Absent lors du jugement à Marseille, lundi, l’intéressé n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat. Peu importe s’il fait appel de la décision -il dispose de dix jours pour le faire- celle-ci s’applique immédiatement. Il est donc contraint de démissionner dès la notification de justice reçue. S’il refuse, le préfet est en mesure de prendre un arrêté pour le démettre de ses fonctions.

    Malgré la forte proximité des municipales (15 et 22 mars), le conseil municipal devra se réunir pour élire un nouveau maire. En novembre 2021, il s’était passé une dizaine de jours entre la condamnation définitive de Jacques Bompard et l’élection de son fils Yann. Impossible dans l’immédiat de savoir qui, au sein de la majorité, souhaitera endosser le costume de maire ultra-transitoire. Voire de se lancer en même temps dans la campagne électorale, avec l’appui de la famille Bompard. Joëlle Eickmayer, toute nouvelle 1ère adjointe, ou l’adjoint à la culture, Jonathan Argenson, sont parmi les cités. Notons que ce dernier est le suppléant de Yann Bompard au Département et deviendra donc, sous peu, conseiller départemental, le maire déchu perdant aussi l’intégralité de ses mandats. Il faudra également élire un nouveau président à la communauté de communes du Pays d’Orange.

    Du côté de Marie-France Lorho, pas de réaction non plus. La députée RN était pourtant présente à Marseille, à l’énoncé du verdict, mais s’est échappée par une porte dérobée pour éviter la presse. Si elle ne fait pas appel, son suppléant Philippe de Beauregard est appelé à lui succéder. Maire de Camaret, il ne pourra toutefois pas cumuler les deux mandats. Si, en revanche, Marie-France Lorho conteste la décision, elle peut rester députée jusqu’à l’épuisement de tous les recours. Elle ne peut cependant briguer de nouveau mandat et perd son poste de conseillère municipale d’Orange.

    Le RN, qui rêve de reconquérir Orange, a déjà préparé le terrain en investissant Jean-Dominique Artaud comme tête de liste. Élu avec la majorité Bompard, il est depuis sa désignation, en novembre, passé dans l’opposition, entraînant avec lui plusieurs élus comme son beau-père et ex-premier adjoint, Denis Sabon. Sollicité, le délégué du RN 84 n’a pas donné suite. Pas plus que Carole Normani, élue d’opposition centriste et candidate aux municipales.

    « Orange mérite une alternative exemplaire »

    À gauche en revanche, Fabienne Haloui (PCF) exprime sa « grande satisfaction » après la condamnation. « Quand on est élu, on l’est pour servir l’intérêt général et pas pour se servir », note la conseillère municipale, pour qui la décision « met fin à une baronnie familiale » entamée en 1995. « Cela va rebattre les cartes sur le plan électoral et j’espère que ce jugement sera de nature à faire réfléchir les électeurs quant à la manière de gérer par l’extrême droite », espère-t-elle. Tête de liste du collectif Tous Orangeois, Antoine Boudet estime que « la condamnation met en lumière une défaillance grave dans la manière de gérer les affaires publiques, fragilise la confiance des citoyens et appelle une réflexion collective sur l’exigence d’exemplarité que nous devons à nos concitoyens ». Le chef de file d’Orange cœur citoyen l’assure : « Plus que jamais, l’avenir d’Orange mérite une alternative sérieuse et exemplaire, résolument tournée vers l’intérêt général. »

  • Le narcotrafic au cœur des municipales : à Port-de-Bouc, des résultats « à force d’abnégation »

    Le narcotrafic au cœur des municipales : à Port-de-Bouc, des résultats « à force d’abnégation »

    Son opiniâtreté lui a valu des menaces de mort et des émeutes, en mars 2023. Depuis le début de son mandat, Laurent Belsola (PCF) n’a « jamais cessé de frapper aux portes des différents ministères de l’Intérieur pour lutter contre le fléau du narcotrafic », rappelait-il, le 22 janvier, lors d’un atelier de campagne.

    À Port-de-Bouc, certains quartiers, comme les Comtes ou les Amarantes, sont touchés par cette problématique. « C’est un enfer pour la population. Les parents n’osent plus se balader avec leurs enfants, les soignants ne peuvent pas entrer dans les bâtiments… concède le maire. Ça brûle tout. » Mais la régularité des opérations menées par les forces de l’ordre ont eu raison de nombreux points de deal. « On en avait six en 2020, il n’y en a plus qu’un qui disparaît puis réapparaît de temps en temps », révèle-t-il.

    Des résultats obtenus « à force d’abnégation ». L’édile, candidat à sa succession, avait d’abord demandé la réouverture du commissariat de police nationale puis l’adhésion au dispositif de Quartier de reconquête républicaine pour avoir des renforts, en vain. « On a obtenu que les forces de police soient présentes de manière pérenne, grâce à l’aide de CRS et de compagnies départementales. Les résultats sont là. Quand le travail de longue haleine est fait, ça paye. Mais il ne faut rien lâcher, ça reste fragile. »

    Désormais, Laurent Belsola demande la création d’un commissariat mixte pour avoir, sous un même toit, les services de police municipale et de police nationale. « Il ne manque que l’accord du ministère de l’Intérieur, confie-t-il. On a les locaux, qu’on veut réhabiliter. »

    « Il faut des moyens et il faut travailler sur du long terme, assène le maire. Au niveau régalien, on est preneur de n’importe quel dispositif. Au niveau de la Ville, on met le paquet sur la prévention. On a nos centres sociaux, nos écoles, le théâtre, la médiathèque, des commerces, la présence d’employés municipaux… On est dans nos quartiers. On a créé une Régie pour sortir les jeunes en difficulté avec le monde du travail, pour les accompagner dans la réinsertion avec des missions en bas de chez eux. La sécurité, c’est un tout. La police et la prévention font partie de ce tout. »

  • Du courage

    Du courage

    C’est un sujet qui pourrit la vie de nombreux habitants de notre région et qui a pris une telle ampleur qu’il figure parmi les préoccupations des électeurs à l’approche des municipales des 15 et 22 mars : le narcotrafic. Et pourtant, c’est un sujet éminemment national, un problème dont les solutions se trouvent dans les moyens et la volonté politique de l’État.

    Néanmoins, sans élus locaux déterminés à faire face et à sortir les quartiers populaires de l’abandon dans lequel ils sont trop souvent laissés par les pouvoirs publics, la lutte contre le narcotrafic a peu de chance de regagner du terrain.

    La lutte contre le narcotrafic n’appartient pas à l’extrême droite

    À Marseille, l’onde de choc provoquée par l’assassinat de Mehdi Kessaci a touché tous les cœurs. Dans tous les quartiers et quelle que soit l’opinion politique.

    L’engagement réitéré de son frère, Amine, contre le narcotrafic, malgré cela, est un message d’intransigeance à l’égard des mafieux et des tueurs.

    Militant écologiste, il fait le choix du Printemps marseillais aux côtés de Benoît Payan. Un symbole fort démontrant que ce sujet n’appartient pas à l’extrême droite dont le candidat prétend placer Marseille en « état d’urgence », une sorte de punition collective sans rivage.

    Quand on veut être élu pour faire reculer le narcotrafic, il ne faut pas de coups de menton, pas de grandes déclarations, il faut d’abord du courage.

    Amine Kessaci n’en manque pas. En politique comme dans la vie.

  • À Aix, Marc Pena et la gauche font du logement une priorité

    À Aix, Marc Pena et la gauche font du logement une priorité

    Des vœux certes, mais surtout le « premier moment de la campagne. Nous ouvrons un temps nouveau, un temps de clarification politique, de rassemblement, de rupture avec le passé », annonce Marc Pena, candidat en lice pour le fauteuil de maire. À la tête d’une union à gauche et écologiste (hors LFI), réunie sous le nom de liste Aix Avenir, le député PS et conseiller municipal d’opposition s’est adressé à ses militants et soutiens, agglutinés dans le local de campagne rue Granet inauguré ce jour. À deux mois des municipales, les vœux ont pris une tournure de plaidoyer pour une ville « où l’on peut vivre tous dignement ». Pour Marc Pena, deux « combats, presque à égalité » rythmeront la campagne : reprendre la mairie « aux Joissains, en place depuis 25 ans », et contre l’extrême droite. « Depuis des mois un même sentiment revient : celle d’une ville qui a oublié celles et ceux qui y vivent, une ville vitrine, qui a fait de ses habitants des figurants, attaque Marc Pena. C’est une autre vision d’Aix, que nous défendons. » Alors, si les noms de colistiers n’ont pas encore été dévoilés – ils devraient l’être lors d’un premier meeting, le 05 février, au château de l’Horloge – les grandes orientations du programme, elles, sont désormais sur la table, articulées autour de cinq axes : dignité, prendre soin, respirer, protéger et concerter. Un « projet pour la dignité » avec, en figure de proue, le logement.

    « Prendre soin »

    « Un droit fondamental » pour le candidat, qui promet l’encadrement des loyers, constructions de logements sociaux, vigilance accrue des logements « type Airbnb », augmentation des places d’hébergement en urgence, réquisition des logements vides… Pour la jeunesse, le candidat mise sur un « véritable service public de la petite enfance ». Exit, les « entreprises privées qui se sont gavées sur la petite enfance ». Pour Aix, Marc Pena veut aussi « la mise en place d’un grand plan du périscolaire » et veut « prendre soin » de la jeunesse « trop souvent confrontée à la précarité » comme des aînés « pour qu’ils puissent vieillir sans isolement » : pour cela, il faudra « développer le service public », estime-t-il. Autre mesure imaginée par le candidat, pour l’accès aux soins pour tous, cette fois-ci, la mise en place d’une « mutuelle municipale, qui manque tant ». Côté écologie, ce sera celle du « quotidien, populaire, concrète, au service de la qualité de vie », côté sécurité, « il faut remettre en place un lien différent entre la population et les policiers (…) nous l’avons perdu » et lutter contre « toutes les violences ». Aussi, le candidat ambitionne de faire d’Aix un « modèle de la démocratie locale (…) chez cette équipe municipale, il y a une incompréhension des sujets, des problèmes. Nous voulons l’inverse. Une démocratie locale, vivante, sincère, exigeante, poursuit Pena. Ce projet est porté par une union de la gauche et des écologistes. Six composantes la forment, c’est une grande partie de l’arc de gauche. Pas tout le monde, on peut le regretter (…) Mais nous sommes le pôle unitaire, rassembleur ».

  • Soutien de LFI à Avignon, la cheffe de file écolo est hors jeu

    Soutien de LFI à Avignon, la cheffe de file écolo est hors jeu

    Samedi, lors du premier meeting de campagne de Mathilde Louvain (LFI), outre la présence de la députée LFI Mathilde Panot, une autre personnalité a été remarquée : Sabah Badji. Cheffe de file des Écologistes pour les municipales, elle n’a pas pris la parole, mais a été invitée à monter sur scène et a été présentée comme soutien. Problème, son parti s’est positionné, en novembre, pour une alliance avec la liste de David Fournier (PS).

    « Je rejoins la liste de Mathilde Louvain en tant que société civile », confie Sabah Badji à La Marseillaise, assumant de fait de perdre son statut de cheffe de file. « Clairement, je ne me retrouve pas dans la campagne conduite par le candidat du Parti socialiste. Il n’y a ni projet de rupture, ni écologie ambitieuse à la hauteur des enjeux actuels », poursuit-elle dans un communiqué, déplorant « l’attitude et les négociations sournoises menées en coulisses », au détriment « de la construction programmatique ».

    Le choix de Sabah Badji n’est pas une surprise, elle qui plaidait pour un soutien de son parti à LFI. « On l’a suspendue dans la journée », réagit François Thiollet, membre du bureau national des Écologistes et représentant de la tutelle du parti dans la région : « Elle ne jouait pas le jeu de l’alliance avec le PS, ne faisait pas campagne, on aurait pensé qu’elle serait partie dès novembre. » Désignée cheffe de file en juin face à Jean-Pierre Cervantès, élu d’opposition, Sabah Badji n’a pu assez convaincre en interne pour faire alliance avec LFI.

  • Amine Kessaci candidat aux côtés de Benoît Payan pour les municipales à Marseille

    Amine Kessaci candidat aux côtés de Benoît Payan pour les municipales à Marseille

    Après avoir perdu son petit frère Mehdi, assassiné par un commando le 13 novembre dernier, alors que son aîné avait été retrouvé en 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture, Amine Kessaci, fondateur de l’association Conscience à Marseille, ne lâche pas son combat contre le narcotrafic.

    « Oui à une vie meilleure, c’est ce que l’équipe du Printemps marseillais a porté. Il y a une volonté de dire que notre ville est généreuse et unie. Il était évident pour moi de dire que Marseille doit être vitrine de la lutte contre le narcotrafic. On portera cet accompagnement des familles de victimes. Je dis : Debout ! Et on y arrivera », a déclaré Amine Kessaci devant les nombreuses caméras venues à l’Après M, dans les quartiers nord de la ville.

    Après avoir apporté son soutien au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, puis à Magali Brunel (PS), candidate de la gauche et des écologistes à Toulon, il s’engage encore plus fermement ce lundi 26 janvier dans sa propre ville, en se portant candidat aux côtés du maire DVG sortant, Benoît Payan. Ce dernier, par ces mots, confirme : « C’est avec beaucoup de respect que nous avons décidé d’engager ce chemin ensemble.»

    Pour mémoire, Amine Kessaci s’est présenté pour la première fois à l’âge de 20 ans comme candidat EELV à l’occasion des élections européennes de 2024, puis aux législatives sous la bannière du Front populaire, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, couvrant actuellement le 13e arrondissement, dont il est originaire, une partie du 12e et du 14e. Il avait alors perdu de 835 voix son duel au second tour contre Gisèle Lelouis, la candidate d’extrême droite.

  • Municipales à Aix-en-Provence : Jean-Marc Perrin ne sera cette fois pas candidat

    Municipales à Aix-en-Provence : Jean-Marc Perrin ne sera cette fois pas candidat

    Candidat dissident de la droite en 2020 à Aix-en-Provence, où il avait obtenu 9% des voix au premier tour, Jean-Marc Perrin (DVD) ne se lancera cette fois pas dans la bataille pour les prochaines municipales, annonce-t-il ce lundi. «Je ne serai pas candidat tête de liste, encore moins candidat sur une autre liste», assume-t-il dans une publication sur les réseaux sociaux, suite à une rencontre avec la maire sortante (UDI) Sophie Joissains à l’issue de laquelle il estime que «les conditions n’étaient pas réunies» pour une alliance.

    Malgré cela, celui qui se déclarait partisan d’une alliance avec l’extrême droite à l’échelon national maintient sa position «de donner la priorité à l’union autour de la majorité municipale pour éviter que ma ville soit conquise par la gauche et l’extrême gauche». Ce qui n’empêche pas la droite de rester divisée à Aix-en-Provence entre Philippe Klein (Hor.) et la maire sortante, qui ne s’est pas encore déclarée.

    Quant à Jean-Marc Perrin, il annonce préférer se concentrer sur le «challenge» du redressement du bailleur social du conseil départemental 13 Habitat, qu’il préside depuis le début de l’été.

  • [États généraux de la culture] Pierre Dharréville : « Nous croyons à la culture comme vecteur d’émancipation »

    [États généraux de la culture] Pierre Dharréville : « Nous croyons à la culture comme vecteur d’émancipation »

    La Marseillaise : Comment est née cette dynamique autour des nouveaux États généraux de la culture ?

    Pierre Dharréville : Cette initiative, nous avons été un certain nombre à la vouloir et nous sommes un certain nombre à l’organiser, dans une vraie diversité de forces politiques, syndicales, sociales, culturelles. Au sein du PCF, nous avons produit des gestes qui visaient à ce qu’on prenne à la hauteur cette grande question de la bataille culturelle. Nous avons notamment lancé, en mars dernier, à la Bellevilloise, l’initiative « Vive la culture ! » puis, au dernier festival d’Avignon en juillet, l’appel pour de nouveaux états généraux de la culture, dont sont notamment signataires la CGT, la FSU, LFI, le PS, l’Après, les syndicats d’artistes Sinavi et Syndeac, ainsi qu’un bon millier de personnalités du monde de la culture. C’est très ouvert.

    Ce mouvement sonne comme un appel à la résistance…

    P.Dh. : Il y a en effet un caractère de résistance inscrit dans cette démarche car nous voyons bien que la culture et les acteurs culturels sont attaqués, que les budgets de la culture diminuent à l’échelle nationale, que le budget des collectivités est lui-même soumis à des réductions drastiques qui mettent les collectivités dans des situations difficiles pour mener à bien leurs missions, notamment en matière de politique culturelle. Or les collectivités locales sont les principales financeuses de l’action culturelle dans notre pays. L’affaiblissement de ces politiques culturelles est d’autant plus problématique qu’il y a en face des forces, notamment les forces de la finance, qui se sont engagées dans de grandes logiques de concentration des outils de diffusion, des outils de production, des outils culturels et médiatiques. Avec un certain nombre d’acteurs qui ont des intentions politiques affirmées d’extrême droite et qui visent à reconfigurer l’espace public et politique.

    Vers quelle conception de la culture risque-t-on de dériver sous la pression conjuguée de cet affairisme et des idées d’extrême droite ?

    P.Dh. : Jack Ralite disait, lorsqu’il a lancé les premiers états généraux de la culture en 1986, qu’« un peuple qui abandonne son imaginaire aux affairismes se condamne à des libertés précaires ». C’est toujours à l’ordre du jour. Et lorsque cet affairisme a des intentions politiques réactionnaires et trumpistes, pour dire les choses telles que nous les voyons à l’œuvre aujourd’hui, c’est d’autant plus dangereux. Ça renforce la nécessité d’avoir des politiques publiques, démocratiques, qui soient déterminées par des choix communs. La culture est un bien commun, elle doit être conçue comme cela. Or il y a plusieurs manières de la concevoir, c’est là qu’il y a une bataille aujourd’hui. Certains veulent nous enfermer dans des identités. Nous, nous croyons à la culture comme vecteur d’émancipation, de rencontre, d’épanouissement, d’ouverture, d’interrogation, comme porteuse de sens. C’est pour cela qu’il y a besoin de politiques publiques, autrement la culture devient un bien de consommation comme les autres. C’est la logique du rentable, de la productivité, de ce qui a commercialement fonctionné qui l’emporte. C’est le marché qui décide, avec les moyens qu’on y met. Une œuvre sur laquelle on a mis beaucoup de moyens de promotion et une œuvre qui n’en a pas reçu ne connaissent pas le même sort, c’est évident. Ça signifie aussi qu’on donne sa chance à un certain type d’art, de culture et de création et pas à d’autres. Est-ce que ce sont les forces de l’argent qui doivent décider de cela ? Je ne crois pas. La logique des blockbusters, des best-sellers et compagnie s’installe. Il y a une sorte d’uniformisation culturelle qui accompagne ce mouvement, car c’est ça qui crée de la rentabilité économique et permet, aussi, de formater utilement les esprits.

    L’appel lancé en juillet dernier décrète
    «
     l’état d’urgence culturelle »…

    P.Dh. : Oui ce sont les mots par lesquels nous avons lancé ces nouveaux états généraux. La situation est particulièrement grave et nous inquiète chaque jour un peu plus. On peut citer, notamment, les offensives d’un monsieur comme Pierre-Édouard Stérin, qui cherche dans les milieux culturels à installer un nouvel empire avec des intentions, parfois cachées, pour formater un certain nombre d’espaces, d’outils, de moyens. Avec des labels de fête populaire ou en développant des outils de parcs d’attractions autour d’une Histoire bien souvent falsifiée et dévoyée. On en est donc à décréter cet état d’urgence culturelle, d’autant que l’affaiblissement conjoint des politiques publiques se vérifie, de budget en budget, avec des structures qui tirent la sonnette d’alarme.

    L’exception culturelle française est-elle en train de se dissoudre ?

    P.Dh. : Cette bataille de l’exception culturelle a été menée à l’époque des états généraux de Jack Ralite, pour sortir la culture des accords commerciaux du Gatt. C’est cela l’exception culturelle : sortir la culture des logiques de marché, installer des politiques publiques qui soient capables de faire exister la culture indépendamment ou autrement que par les logiques marchandes. Cette exception culturelle est française parce que nous en avons été porteurs et qu’il y a eu, dans notre pays, une affirmation de ce point de vue là. Elle est en effet largement remise en question aujourd’hui, mais nous conservons des outils de politique publique et d’exception culturelle importants, comme dans le cinéma avec le CNC par exemple. Il y a également une vitalité et un tissu culturels dans notre pays qui continuent de formuler un certain nombre de propositions salvatrices. On peut donc aussi d’appuyer sur cette vivacité culturelle qui demeure malgré tout.

    En quoi la culture est-elle le meilleur rempart aux idées d’extrême droite ?

    P.Dh. : De manière générale, la culture est un mouvement d’émancipation car au cœur de ce mouvement, il y a la rencontre, ainsi que les libertés d’expression et de création. Ces fondements font que la culture permet d’aller plus loin que soi, de s’interroger, de réfléchir à la société dans son mouvement, et de répondre à cette question : quelle humanité nous voulons être ? Finalement chaque geste culturel, chaque geste de création est une tentative de réponse à cette question, ou une tentative de la poser. Nous avons besoin de la culture pour nous retrouver, nous interroger, faire la fête, essayer d’imaginer, d’inventer l’avenir, de comprendre ce qui nous est arrivé ou tout simplement ressentir des émotions et les partager. C’est tout l’inverse d’un projet politique tel que le défend l’extrême droite et tel qu’il se déploie actuellement à l’échelle internationale, avec des logiques trumpistes à l’œuvre un peu partout, qui visent à installer une logique de la loi du plus fort, de la soumission.

    L’extrême droite est également attirée par la censure…

    P.Dh. : Il y a, dans ce qui est à l’œuvre dans la société aujourd’hui, une forme de censure, effectivement, et d’autocensure parfois, qu’on cherche à imposer à certains acteurs sociaux et culturels à travers un certain nombre d’injonctions. On voit bien aussi de quelle manière sont utilisés certains médias pour essayer de faire pression, de reconfigurer l’espace du débat et la possibilité de dire. Donc oui, la censure fait partie des pratiques de l’extrême droite, l’atteinte à la liberté d’expression et de création. On observe aussi une sorte d’abaissement du débat public comme de notre conception d’être humain. Lorsque des commentateurs de la vie publique, qui en sont en réalité des acteurs, expliquent qu’ils disent tout haut ce que la majorité pense tout bas, on est dans l’ordre de la pulsion, de l’individualisme forcené. La culture peut être un antidote puissant face à tout ça.

    Quel est l’enjeu, le sens de ces nouveaux états généraux ?

    P.Dh. : Nous voulons créer dans la société un mouvement pour la culture. Pas un mouvement qui rassemble uniquement des gens dont la culture est le métier, même s’ils en sont pleinement partie prenante. Nous voulons que cette question soit une grande question démocratique et citoyenne. C’est pour ça que ce mouvement a vocation à s’enraciner dans le local, avec des initiatives, je l’espère, un peu partout dans le pays, qui ont commencé. Et aussi avec une portée nationale : c’est un mouvement qui veut installer une dynamique incontournable pour peser dans le rapport de force, empêcher qu’on continue cette dégringolade des politiques publiques et imaginer les politiques publiques dont nous avons besoin aujourd’hui. On va donc s’intéresser à tous les champs de la culture, depuis le spectacle vivant et les arts plastiques jusqu’au livre en passant par les médias. Tout un tas d’acteurs sont engagés dans cette démarche et nous allons tenter de la construire ensemble.